Des mères africaines américaines réagissent aux stéréotypes sur leurs enfants à l’école
Un groupe de mères réagit à un article récemment publié dans un magazine en ligne, dans lequel on présente les ‘‘voix’’ et photographies d'un groupe de jeunes Africains Américains. Ces mères nous rappellent que le système éducatif a échoué historiquement à réaliser le potentiel académique des jeunes noirs, et a actuellement tendance à condamner des élèves de familles pauvres et de groupes minoritaires en général. Gracias Anneliese Bruner, Ebony Daughtry, Ivy Ellis, Cheryl Fields, Maleka Lawrence, Deborah Pullen, Loretta Singleton, et Amy Wilkins - Rima Brusi
Tracey et Abby Sparrow, respectivement enseignante de primaire et vice-présidente d'une organisation à but non lucratif, ont récemment écrit un article dans la revue pour éducateurs Phi Delta Kappan. L'article a pour but de décrire les obstacles auxquels font face les jeunes noirs dans leur quête de réussite scolaire. Les deux auteures sont blanches. La méthodologie est discutable : les auteures sélectionnent un groupe de dix jeunes noirs pour raconter leur histoire. Le produit est puissant, et contient des fragments de récits intenses, presque sensationnalistes, accompagnés de photos convaincantes. L'impact probable? Dévastateur.
Les voix en question ont évidemment été publiées par les auteures, et dans leur ensemble, elles ont pour effet de ressusciter et de rafraichir les stéréotypes suranés sur les hommes noirs, les familles noires et les communautés noires. Au lieu de fournir aux éducateurs et éducatrices qui lisent Kappan des stratégies et des analyses novatrices pour aider les jeunes noirs à réussir académiquement dans des circonstances difficiles, Sparrow et Sparrow réussissent à nous décourager.
S'appropriant les mots (édités) de ces jeunes, les auteures attribuent l'échec scolaire à la musique qu'ils écoutent, à leurs groupes de pairs, à leurs pères absents, et à leurs mères - des mères qui, évidemment , s’avèrent plus dédiées à la «vie de la rue »qu’à la maternité dans ces pages. En tant que mères de huit jeunes africains - américains, nous connaissons une histoire très différente, une histoire que les éducateurs doivent écouter. C'est l’histoire d’institutions qui ont systématiquement miné la promesse académique de nos jeunes noirs, plutôt que de nourrir.
Les voix citées par les Sparrow ne parlent pas des écoles. Elles ne disent pas qu’en général et en tant que pays, nous investissons moins dans l'éducation des enfants noirs que dans celle des Blancs. Elles ne disent pas que les élèves dans les écoles comptant une forte proportion d'étudiants issus des minorités, ont souvent des cours de sciences donnés par des enseignants qui n'ont pas la formation académique adéquate. Elles oublient aussi de mentionner que même avec les mêmes résultats que leurs homologues blancs, les étudiants noirs sont placés en algèbre dans la moitié des cas, et que, dans les écoles intermédiaires et supérieures, ils sont 17 fois plus susceptibles d'être expulsés. De manière consistante, les élèves africains-américains sont poussés dans des cours et des programmes moins rigoureux, alors que leurs camarades blancs se préparent à l’université.
Pourquoi les jeunes interrogés par les Sparrow ne parlent pas des enseignants absents, des laboratoires qui ne sont pas fonctionnels, des cours trop faciles et d'autres problèmes éducatifs qui les affectent négativement? Eh bien, on ne sait pas s’ils diront quelque chose, car nous ne savons pas ce que les auteurs ont publié ou ce qu’ils ont mis de côté. Mais nous savons que pour beaucoup de nos élèves étudiants américains, les écoles dysfonctionnelles sont la norme et non l'exception, et nous savons aussi que de nombreux étudiants, et leurs parents, n’imaginent pas la possibilité d’une autre (norme) meilleure.
Enfin, ces enfants-là, comme c’est le cas pour le reste de notre culture sont abreuvés de manière continuelle d’histoires médiatiques sur les familles et les communautés africaines américaines dysfonctionnelles. Très peu souvent, ils sont et nous sommes exposés à des critiques honnêtes des injustices profondes que représentent notre système et nos pratiques.
Il est facile d'utiliser des élèves habitués à des systèmes éducatifs qui les abandonnent et de raconter aux éducateurs des histoires faciles, familières. Mais ce n’est pas honnête. Ce n'est pas non plus nouveau ou créatif. Cela fait des siècles que les systèmes éducatifs blâment les Africains Américains pour leur échec scolaire. Au lieu d'utiliser les pages de Kappan pour reproduire ces stéréotypes sur nos enfants et nos frères, on aimerait que le magazine profite de l'occasion pour demander à ses lecteurs de s'interroger sur la manière dont les écoles les mènent à l’échec chaque jour.
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
http://www.cerrandobrechasblog.org/2012/01/2038/
Martha Juanita Nieto : "Ce qui m’indigne, c’est que différence raciale implique une différence de classe"
Une photographie du magazine Hola est un miroir. Celle publiée par la revue de la haute société sur laquelle apparaissent deux femmes noires dans une image renvoyant au 18ème siècle a provoqué le lancement d’une campagne ayant pour but de rendre visible le racisme qui prévaut en Colombie. Juanita Nieto, afrodescendante de la ville de Cali ayant réussi dans la vie s’est prononcée.
Le fait d’occuper un emploi dans l'entretien ménager n’est pas indigne. Ce qui est indigne c’est de penser q
ue la couleur de la peau ou l’emploi d’une personne la rend plus ou moins humaine, même en 2011.
Les photos qui ont récemment été publiées par les médias (si vous voulez en savoir plus cliquez ici) montrent concrètement deux choses: 1. L’absence d'opportunités pour les minorités en Colombie, et 2. Le racisme dont nous n'avons pas voulu parler jusqu'à présent.
Nous pouvons continuer de prétendre que le racisme n’existe pas en Colombie, ou que nous avons tous des chances égales. Mais les photos comme celles récemment publiées dans la revue Hola nous montrent clairement la gravité du problème auquel nous faisons face.
Je vais vous raconter mon histoire. Lorsque j’ai terminé mes études aux États-Unis et que je suis revenue à Cali, ma ville natale, je me souviens de m’être rendue à une fête dans une grande boite de nuit de la ville. Mais cette fois, pour la première fois, je me suis rendue compte que j’étais la seule afrocolombienne qui ne servait pas les amuse-gueules. Ce qui semblait normal dans la société de Cali dans laquelle j’ai grandi a alors commencé à me gêner. Je venais de vivre dans un pays où le racisme peut être plus présent ou plus direct, mais où on a à coup sûr travaillé en tant que société pour promouvoir progressivement une plus grande égalité des conditions. Ce n’est pas le cas en Colombie, où, même si nous ne reconnaissons pas le racisme aussi clairement que les Étasuniens, les minorités sont les plus touchées par le manque d'opportunités.
Ce qui m’indigne moi ce n’est pas que les dames de couleur qui apparaissent sur les photos travaillent comme domestiques. Ce qui m’indigne moi, c’est le fait qu’il soit normal pour certains Colombiens que ce type de photos, sur lesquelles une différence raciale, implique automatiquement une différence de classe.
La situation me fait réfléchir et m’amène à ébaucher une première proposition. Il nous faut davantage d'éducation de part et d’autre: 1. Pour que les minorités aient de plus grandes opportunités, et 2. Pour les personnes ayant des positions sociales influentes aient une plus grande conscience sociale et prennent leurs responsabilités en encourageant une société plus inclusive. Même s’il est digne de travailler comme domestique, comme pour tout autre emploi, les photos de ce type perpétuent les stéréotypes et les différences d'opportunités qu’en plein 2011, on devrait déjà être en train de penser à éradiquer.
Martha Juanita Niet Merchandiser & Marketing Manager de la casa de modas italiana Valentino
Le problème n'est pas de savoir qui apparaissait sur la photo et qui n y apparaissait pas, le problème est que cette photo montre à quel point nous sommes loin de lutter contre un problème qui est réel et qui porte préjudice à la trame sociale colombienne. La meilleure façon de résoudre un problème c’est d’y faire face, non pas de faire comme s’il n'existe pas.
C’est la raison pour laquelle je vous invite à participer et à prendre part à la campagne Chao racismo! Cette campagne qui sera lancée aujourd'hui (le 17 décembre)à Cali, veut contribuer à ce que " les futures générations de colombiens et de colombiennes puissent vivre et se développer sans penser au fait que leurs destins sont liés à leurs couleurs de peau , leurs conditions sociales, leurs sexes ou leurs origines ethniques "
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
Le génocide de la Jeunesse noire au Brésil se perpétue
En 2002, 45% de Noirs de plus que de Blancs ont été assassinés. En 2008, ce taux était déjà passé à un impressionnant de 111,2%.
Le nombre de personnes tuées par les agents de la police militaire en dehors de leur service a augmenté de 50% entre Septembre 2010 et août 2011 selon un rapport publié par le journal O Estado de S. Paul daté du 17 octobre. Cela s'est produit en même temps qu'une baisse du nombre d'homicides dans l'état et dans le pays. Le rapport montre également une augmentation des blessures intentionnelles causées par la police militaire en dehors du service - l'augmentation sur la période était de 17%.
Une donnée importante sur la violence au Brésil fait référence à la baisse des homicides dont les victimes sont blanches et une augmentation pour ceux dont les victimes sont noires. Selon la carte de la violence 2011, le nombre de victimes blanches est passé de 18 852 à 14 650, ce qui représente un important déficit de l'ordre de 22,3%, tandis que chez les Noirs, le nombre de victimes d'homicides a augmenté de 26 915 à 32349, ce qui équivaut à une croissance de 20,2%. Cette même étude calcule que le taux de victimisation des noirs, qui indique la probabilité (supérieure, égal ou inférieure)que les noirs soient victimes d'homicides au Brésil. Cet indice a augmenté:
- En 2002, 45% de Noirs étaient assassinés de plus que les Blancs% en cas d'homicide;
- En 2005, cet indice a bondi à 80,7%
- Et enfin, en 2008, le taux a augmenté pour atteindre un impressionnant 111,2%!
Ces données sont le résultat d'une augmentation vertigineuse du taux global d'homicide dans les États où la présence des personnes noires est forte . Les Etats dans lesquels on tue le plus les Noirs au Brésil sont dans l'ordre Pernambuco, Alagoas, Espirito Santo, le District fédéral et Rio de Janeiro.
Le taux de victimisation des noirs dans l'Alagoas est 1225,9%, dans Paraiba de 1099%, dans Amapá 748,1%. Le cas de l'Alagoas est emblématique, puisque cet état se classe au premier rang du taux d'homicides en général, mais quand il s'agit juste de la population blanche, il est 24ème. Il existe donc ici, une action explicite de génocide de la population noire dans l'état. Une situation similaire se produit dans le Paraíba, l'État ayant le taux de morts par homicide de blancs le plus faible au pays, mais qui est classé septième en ce qui concerne la population noire.
Ces deux indicateurs démontrent les maux d'une société dans laquelle les valeurs de consommation sont placés au premier plan. Cela a fait croitre l'industrie de la sécurité privée qui emploie des agents de police hors service qui amènent dans ce type de "service" toute une culture de violence marquée par le racisme et une main d'oeuvre ''qualifiée''. Deuxièmement, cette situation renvoit à une autre importante, qui est la nécessité de revoir le profil idéologique cristallisé dans le domaine de la sécurité du pays où un service public essentiel est ouvertement mis au service de la protection du patrimoine au détriment de la défense de l'être humain et de la démocratie.
Idéologie de la dictature
En 1988, une organisation du mouvement noir du nom d'UNEGRO (Union des Noirs pour l'Égalité) défendait la thèse selon laquelle il existait au Brésil un processus programmé d'extermination programmé de la population noire et pauvre. L'organisation se basait sur un document de L'Escola Superior de Guerra (École Supérieure de Guerre) datant de 1988, intitulé ''Estrutura para o poder nacional no século XXI'' (Structure pour un pouvoir national au 21ème siècle) , un document qui soulignait que les les ceintures de misère et les "mineurs abandonnés" constituaient les forces potentielles de déstabilisation des «pouvoirs institués». Le document de l'ESG plaidait pour une action préventive des forces de sécurité, au premier plan, puis des Forces armées mêmes, pour " détruire cette horde de bandits, les neutraliser et même les détruire pour que soient maintenus la loi et l'ordre".
Ce que l'on percevait c'était une transition d'une idéologie de répression politique des années 70 (symbolisé par l'École Supérieure de Guerre, think tank de la doctrine de la dictature militaire) à une sécurité publique à partir du début du 21ème siècle, surtout lorsque les gouvernements brésiliens élus en 1989 , 1994 et 1998 inscrivirent le pays dans la doctrine néolibérale qui signifia une intensification de la concentration des revenus. La logique des interrogatoires pervertis par la torture dans les commissariats, la position ostensiblement violente des agents de LA PM dans les rues, la manipulation des preuves, entre autres choses, même l'approche presque institutionnelle consistant à justifier les actes de violence de la police en réponse à la supposée résistance de la victime rappelle ces périodes de répression politique.
Pour toutes ces raisons, il est important que le mouvement qui lutte pour la Commission Vérité et pour la clarification au sujet des crimes commis pendant la dictature que le débat s'élargisse au-delà de simples révélations de ce qui s'est passé durant cette période. La vérité de cette époque doit être vue comme un élément crucial pour une transformation profonde au sein des forces de sécurité du pays, même si le régime démocratique ait été consolidé, vit encore avec des institutions qui fonctionnent sous la doctrine de la dictature militaire. Et le plus gros problème est que les victimes ne sont pas seulement des militants politiques, mais des hommes et des femmes ordinaires, noirs en majorité, dont le principal crime est de vivre dans les banlieues.
Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
La logique de la Journée de l'Émancipation en Jamaïque
L'esclavage en Jamaïque et dans l'ensemble de l'Empire Britannique ne fut pas seulement brutal, il était extrêmement désordonné. Tellement que même la date de sa fin réelle est un sujet de discorde.
De telle sorte que, dans leurs messages exlatapns à l’occasion dela Journée de l'Émancipation, le Premier Ministre Bruce Golding et la chef de l'opposition Portia Simpson Miller ont sembléen désaccord sur l’anniversaire précis que les célébrations de ce jour marquent.
M. Golding note que " l'esclavage a officiellement pris fin à minuit le 31 Juillet 1834". Mme Simpson Miller elle se réfère exactement à quatre ans plus tard à "cette date glorieuse de la " Liberté Totale " du 1er août 1838" - à la fin d'une période "d’apprentissage" controversée; ayant pour seul but de faciliter la vie aux propriétaires blancs des plantations de sucre, qui étaient les principaux maîtres d'esclaves.
Bien sûr, de manière générale, la date réelle du 'Augus mawnin' importe très peu. Ce qui est beaucoup plus pertinent,c'est que nos dirigeants parlent d’une seule voix de l'importance de se souvenir de l'asservissement de notre peuple et du combat de nombreuses personnes, entre autre notre Héros national, Sam Sharpe, pour se débarrasser de ce crime épouvantable contre l'humanité.
Malheureusement, il reste un courant d'opinion important au sein de la population qui cherche à minimiser la valeur de l'histoire et de notre besoin de nous souvenir.
Ce journal pense fermement que ce n’est qu’en connaissant et en explorant notre histoire que nous pouvons vraiment comprendre le pourquoi et le comment de qui nous sommes, de manière à pouvoir mieux avancer. Sinon, nous risquons de faire les mêmes erreurs que dans notre passé sordide ou oublier les précieuses leçons que nous devons en avoir appris.
Nous suggérons que sur cette question de la traite négrière transatlantique et l'esclavage dans les Amériques, toutes les personnes d'ascendance africaine devraient chercher à imiter l'exemple des autres, surtout celui des Juifs qui n'ont jamais permis au monde d'oublier l'atrocité absolue que fut l’holocauste.
Dans le contexte de l'histoire humaine, 170 ans constituent un temps court et les tentacules de l'asservissement demeurent en nous. Une grande partie de l'ignorance,de la pauvreté, des inégalités, de l'indiscipline et de la dépravation qui affligent la société aujourd'hui ont des racines ancestrales dans cette période où certains estimaient qu'il était de leur droit de faire des autres leur propriété.
Dans le contexte Jamaïcain, nous devrions tous nous inspirer de la consistance de la lutte et de la résistance, active et passive, de ceux qui ont refusé d'accepter que l'esclavage et la brutalité étaient avec raison leur destin.
Ce refus consistant, et permanent de se soumettre à l'oppression et à l'injustice, même au risque de perdre des vies, conduira finalement à l'abolition de l'esclavage dans les années 1830.
Les exemples des combattants de la liberté tels que Sam Sharpe, Tacky, Nanny des Marrons et Paul Bogle (de la période post-émancipation) et les milliers d’anonymes qui les ont soutenus doivent être érigés ennormes pour nos jeunes et les enfants dans tous les forums.
Leur exemple doit être utilisé pour aider à inspirer l'organisation des communautés,alors que nous nous efforçons de lutter contre les criminels qui veulent terroriser et asservir à nouveau, et alors que nous construisonslaborieusement une économie et une société basées sur des conditions justes et équitables.
Ce que nous ne pouvons et ne devons pas faire, c'est de nier ou de supprimer notre histoire..]
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Traduit de l'Anglais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com.
http://www.jamaicaobserver.com/editorial/The-logic-of-Emancipation-Day_9353787#ixzz1Ttntmce4
Le racisme sans racistes
par Ana Maria Gonçalves
" Aujourd'hui, à l'exception des membres des organisations blanches suprématistes, rares sont les blancs aux États-Unis qui se proclament " racistes". La plupart des Blancs affirme qu’ils "ne voient pas de couleur, ils ne voient que des personnes ", que même si le visage hideux du racisme reste présent parmi nous, il n'est plus un facteur central qui détermine les opportunités dans la vie des minorités et, enfin, que, comme le Dr Martin Luther King Jr, ils rêvent de vivre dans une société où les gens sont jugés par le caractère, et non par la couleur de leur peau. De manière plus incisive, la plupart des Blancs insistent sur le fait que ce sont les minorités (particulièrement les Noirs) qui "jouent la carte du racisme" (le terme utilisé pour indiquer l’usage victimisant et mal intentionné de la différence raciale), parce qu’ils exigent le maintien de programmes inutiles et qui divisent, basés sur la race, comme les actions affirmatives, et parce qu’ils pleurent toujours au "racisme" quand ils sont critiqués par les Blancs. La plupart des Blancs pensent que si les Noirs et les autres minorités arrêtaient simplement de penser au passé, travaillaient dur et se plaignaient moins (notamment de discrimination raciale), les Américains de toutes les couleurs pourraient vivre en paix. "
Le texte ci-dessus est le premier paragraphe du livre Racism without racists, deEduardo Bonilla-Silva, sur ce qu’on appelle aux États-Unis le "color-blind racism"(racisme daltonien), ou simplement "color blindness" quelque chose comme le racisme qui ne tient pas compte de la couleur /race). Il ne s’agit là que d’une des nombreuses études publiées sur ce nouveau type de racisme (pour les Américains) qui, selon Bonilla-Silva, est très semblable au racisme présent dans les pays de la Caraïbe et d’Amérique Latine, y compris au Brésil. Ce type de racisme permet de conserver les privilèges des Blancs, en douce, sans nommer ceux qu’il soumet ni ceux qui en bénéficient. Il a donné une couverture à l'ancien président Bush (fils), par exemple, qui en exprimant l'opinion de beaucoup d'Américains, disait: "Je soutiens catégoriquement toute sorte de diversité, y compris la diversité raciale dans l'enseignement supérieur" dans le même temps qu’il disait du programme d'action affirmative de l'Université du Michigan qu’il est un "échec", "anticonstitutionnel" et "discriminatoire" vis-à-vis des blancs.
L'Université du Michigan utilise un système de notation pour approuver ses candidats sur une échelle qui va jusqu'à 150 points. Si les étudiants réussissent le SAT (un test qui comprend en général les mathématiques, l'écriture et la lecture critique), il gagne 12 points, ou 20, s’il appartient à une minorité. En disant que ce système est injuste et anticonstitutionnel, Bush a oublié de mentionner le type d'action affirmative dont il a bénéficié, le "legacy admittee." Grâce à ce système, présent dans les principales universités américaines, les enfants d'anciens étudiants, presque tous blancs et riches, bénéficient d’une préférence pour les admissions.
Cela a permis à Bush, un étudiant moyen C au lycée et ayant obtenu un SAT de 180 points sous la moyenne américaine, d’être admis à Yale, une des universités les plus recherchées et bien classée, suivant les traces de Bush père et de Bush grand-père. Ce système préférentiel a gagné en puissance après la Première Guerre mondiale, sous un régime de ségrégation raciale et alors que les États-Unis recevaient un flux important d'immigrants, et aujourd’hui encore, il garantit 10 à 30% des places aux enfants des anciens étudiants. Dans le livre The Shape of the river, les auteurs et anciens présidents de Harvard et Princeton admettent que les " legacy students (étudiants admis par héritage)" ont presque deux fois plus de chances d'être admis que des étudiants sans liens familiaux antérieurs avec les institutions. Et même si ce programme est du type de réserve de places, il a rarement été mentionné à côté des arguments comme " les étudiants noirs prennent les places d’étudiants plus qualifiés." Peut-être que le "color-blind racism" empêche beaucoup de personnes de voir la couleur des privilégiés, de même que celle des démunis, au final, "we are all Americans".
Le "color-blind racism" permet que certains privilèges soient maintenus à une époque post Droits Civils, sans qu’ils soient vus comme tels, puisqu’on n’empêche personne d’entrer où il veut, de fréquenter les écoles pour lesquelles il se qualifie, d’utiliser les toilettes publiques les plus convenables, d'épouser la personne de laquelle il tombe amoureux (bien que plus d'un tiers des Américains désapprouvent les mariages interraciaux, parce qu’ils sont inquiets du bien-être des enfants issus de ces unions), ou d'occuper n’importe quel siège vide dans les autobus, les trains et les métros. L'élection du premier président noir des États-Unis, comme l’ont affirmé de nombreux Américains, y compris des Noirs, était la preuve que le pays n'était plus raciste, que les Noirs n'auraient plus d'excuses pour expliquer les inégalités sociales, politiques, culturelles et économiques par rapport aux Blancs. C'était la preuve, célébraient de nombreuses mères noires, que le "rêve américain" était également disponible pour leurs enfants, qui seraient les seuls responsables de leur propre réussite ou de leur propre échec. Enfin, arrivait au pays, la démocratie raciale tant rêvée.
Dans son analyse de l'élection d'Obama, Bonilla-Silva affirme que son succès a été d'avoir "adopté une personnalité et une politique post-raciale. Il s'est distancié de la majorité des leaders des mouvements civils, de son propre pasteur, de son église et de n'importe qui le faisait paraître " trop noir" et "trop politique".Ce qui a amené ses électeurs blancs à le voir comme "le premier dirigeant noir avec lequel ils se sentaient à l'aise au point de le soutenir, parce qu’il ne parle pas de racisme, parce qu'il leur rappelle, chaque fois qu'il le peut, qu’il est à moitié blanc, parce qu'il est dans les mots du sénateur Biden, (...), "le premier Afro-Américain influent qui est articulé, intelligent, vertueux et soigné." Parce que Obama parle d'unité nationale, et parce que lui, à la différence des leaders noirs haïs par les blancs, comme Jesse Jackson et Al Sharpton, ne les fait pas se sentir coupables de la situation des relations raciales dans le pays. "
Je trouve que cette dernière phrase particulièrement est intéressante, car elle renvoie à la signification du mythe de la démocratie raciale brésilienne selon l'élite qui tentait de sauver le Brésil de son destin de pays condamné par le métissage, de son racisme voilé (pas tant que cela à l'époque) et ségrégationniste. Ce qui me rappelle une interview de Gilberto Freyre à JB le 14/04/1979. Alors qu’on lui demandait qui arriverait en premier à la présidence de la République au Brésil, l'homme noir ou une femme, il répondit: "Le noir, je pense qu'il est plus susceptible d'atteindre cette culmination." J’aurais aimé qu’il ait vécu pour voir, et que tout le monde sache que les Obama ont bénéficié de programmes d'action affirmative lorsqu’ils étaient à l'Université. Si Barack n'avait pas reçu ce coup de main, qui serait aujourd'hui la présidente des États-Unis?
Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
http://mobilizacaobr.ning.com/profiles/blogs/racismo-sem-racistas-por-ana?xg_source=activity
Pour Cornel West, Obama est une "mascotte noire" des "oligarques de Wall Street"
Par Jaquen Castellanos
Cornel West a continué d’exprimer ses griefs acerbes contre l'administration Obama mercredi dernier dans une interview accordée à Pierce Morgan. Le professeur de Princeton et célèbre intellectuel noir a commencé par expliquer pourquoi il avait précédemment traiter le président de "mascotte noire" des "oligarques de Wall Street", et "fier" chef de la "machine à tuer américaine".
"J'ai soutenu le cher frère Barack Obama, car je voulais mettre fin à l'ère Reagan, à la cupidité débridée, à l'indifférence vis-à-vis des pauvres, au corps politique fortement polarisé", a-t-il dit. "Quand Obama est devenu président, qu’avons-nous eu? Nous avons eu son équipe économique qui sortait tout droit de Wall Street."
La plus grande complainte de West contre l'administration Obama est qu'il pense qu'elle n'est pas assez préoccupée par le sort des pauvres. "Nous sommes tous enclins au gangstérisme", a-t-il plaisanté, avant d’affirmer que la crise économique a été causée par le personnel de Wall Street qui a agi sur la base de cette inclinaison. Et comme il croit que l'administration Obama est " dans l'ombre de Wall Street", et peut-être fait partie de la gloutonne "ère Reagan", les pauvres ne recevront pas l'attention dont ils ont besoin à moins que quelque chose change.
Lorsqu'on lui a demandé de quelle manière sa critique d'Obama est différente des attaques de Fox News, West a répondu en disant que Barack Obama était une " mascotte" et une " marionnette", mais demeure un être humain que l’on ne devrait pas qualifier de "socialiste" parce qu'il est " une prolongation très importante de l'état entreprise qui presse le jus de notre démocratie. "
Également interviewé aux côtés de West se trouvait Tavis Smiley, animateur de télévision et personnalité de la radio. Smiley a évoqué leur prochain projet "The Poverty Tour: A Call to Consciousness, " dans le cadre duquel ils embarqueront dans un autobus et visiteront 15 villes pour parler aux pauvres et des pauvres.
Ils envisagent " d'utiliser cette période du 6 au 12 août pour attirer le plus possible d’attention, mettre le plus en lumière, concentrer les projecteurs autant que possible sur l’objectif de faire avancer le problème de la pauvreté en Amérique le plus haut dans l’agenda " particulièrement "en cette période de course présidentielle ... qui est sur le point d’être lancée ", dit Smiley.
Morgan, Smiley et West ont semblé d'accords sur le fait que l'innovation américaine est nécessaire pour faire retomber le chômage à un niveau normal, et que les gens ne semblent pas encourager cette innovation, car ils ne sont pas assez en colère devant la situation que traverse leur pays.
Vers la fin de l'interview, Morgan a demandé si Smiley ou West seraient prêts à voter pour le président Obama lors de la prochaine élection. Les deux ont refusé de répondre.
Traduit de l'Anglais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
http://www.thegrio.com/politics/cornel-west-tavis-smiley-continue-to-complain-about-obama.php
Sans race, une histoire de bullying à l’école
Réflexion autour de 2011 : Année Internationale des Afrodescendants
Par Yolanda Arroyo Pizarro*
À huit ans, j’étais déjà astucieuse. Je savais déjà, à ce moment, que pendant la récréation, pour éviter que mes camarades de classe ne plaisantent sur mes cheveux et ma couleur, je devais aller dans les toilettes et y prendre mon goûter, écrire, parler à mon ami imaginaire, rire, répéter les poèmes appris en classe, réviser l'examen de sciences et me mettre l’inhalateur Albuterol contre l’asthme. J’ai appris à voir mon monde, enfermée dans les toilettes du Colegio San Vicente Ferrer ; j’ai passé de nombreuses années à faire de cet endroit mon refuge.
Je savais aussi que, une fois assise en classe, s’il arrivait à la maîtresse de mentionner le mot ‘África’, je devais dissimuler le stoïcisme et assumer l’attitude qui disait que je m’en fiche, pour ainsi éviter la réaction toujours attendue d’Éliseo ou de José Manuel ou de toute autre personne qui s’associait au harcèlement en évitant d’être lui-même l’objet de l’attention. Le cri cocasse ne manquait jamais, qui proclamait, Yolanda, Africana ! (Yolande, Africaine), tandis que l’enseignante grondait à cause du chahut et tentait d’appliquer les politiques d’intimidation non encore inventées en 1978 (des enfants silencieux, qui respectent les autres, Dieu le père châtie sans bâton ni fouet).
Chaque nuit, je récitais en langue catholique pour que les vierges patronnes de tous les pays et les saints-martyrs de tous les conciles, conclaves et de toutes les autres herbes apostoliques romaines inventées résolvent mon prédicament.
Celui qui, par erreur et par la volonté de Dieu lui-même, m’avait collé au corps à la naissance : ma noirceur. Chaque nuit, je priais pour me réveiller blanche le lendemain. Chaque fois la demande échouait et le mensonge selon lequel «tout est donné à celui qui demande avec foi» devenait manifeste. Chaque matin, j’étais de nouveau noire.
Je n'ai jamais été protagoniste, j’ai toujours vécu à devoir m’ajuster, à devoir surpasser quelque chose, résiliente. À démontrer, histrionique, que je n’étais pas affectée quand les garçons raillaient les fils de barbelés sur ma tête, ou prétendaient que j'étais Méduse et que quelqu’un s’était coupé la main ensanglantée de ketchup juste en touchant mes cheveux. Puis venait la dispute pour enlever le ketchup de mes cheveux, ou le chewing-gum expérimental que le plus courageux y avait collé.
Ne pas savoir comment traiter mes boucles ou mon afro qui avait repoussé, par la suite converti en un volume relâché et malléable après l'imposition de produits chimiques ardents, n’allait pas résoudre le problème, mais plutôt l’empirer.
Grand-mère, pour me calmer, me racontait que j’étais née blanche, blonde et que par son inattention, alors qu’elle essayait de me faire dormir dans son giron, j'avais glissé et j’étais tombée dans une tasse de café. C’était une belle histoire, qui m'a réconforté, mais qui ne cadrait pas avec ma réalité une fois que j'ai dû me mettre à l’œuvre pour aller à la conquête de l'homme blanc, blond, qui me correspondait par décret divin, au nom de l'amélioration de la race. Avec cet objectif en tête, my own Quest for Camelot, j'entreprenais d’essayer de coloniserle cœur de l'homme blanc (il y en eu sept tout au long de ma vie), et à expliquer à ses parents, pourquoi je le méritais et pourquoi eux me méritaient.
Trente ans plus tard, j'ai toujours le sentiment que cette fable-très pauvre, mensongère, pieuse, a déterminé ma vie et ce que je suis aujourd'hui. Peut-être que c'est pour cela qu’en m’asseyant pour écrire, je ne me sens pas tout à fait la noire que je devrais être, ou tout à fait la blanche que je devrais être, ou tout à fait la femme que je devrais être, ou tout à fait l’humaine que je devrais être. Il manque quelque chose, je me perçois comme étant d’une autre planète. C’est peut-être grâce à, ou à cause de cette marque, qu’aujourd'hui je me sens fière de mes racines, mais trahie, fière de mes ancêtres, mais abandonnée, fière d'avoir découvert être une descendante de marrons, de combattants, de réformateurs, mais triste. Désorientée, pas tout à fait confortée. Sans race.
*Yolanda Arroyo Pizarro est romancière, conteuse, essayiste née à Guaynabo au Porto-Rico.
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
Dr Boyce: LeBron James est coupable d'être un nègre arrogant
par le Dr Boyce Watkins, Your Black World
traduit de l'Anglais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

Mon esprit a encore du mal à se faire à la manière dont LeBron James est passé du grand athlète et ambassadeur sportif consciencieux, à l'un des sportifs les plus détestés de tous les sports. J'entends des gens parler de LeBron comme s'il était le diable, ou un homme qui mérite un an ou deux de prison. Le Gouverneur de l'Ohio John Kasich a récemment nommé les Dallas Mavericks Ohoiens d'Honneur, parce qu'ils ont défait LeBron lors des finales de la NBA. La raison pour laquelle le gouverneur devrait en faire trop pour récompenser des personnes qu'il ne connaît pas, pour avoir vaincu quelqu'un qui ne vit même pas dans son propre état me dépasse. Je suppose que l'aigreur prend du temps à s'atténuer.
Quand j'ai vu LeBron James encore gosse de lycée pour la première fois, j'ai appelé mon ami (professeur à l'Université de Georgetown) et je lui ai dit que LeBron avait quelque chose de spécial. Pas seulement le spécial "McDonald All-American MVP", mais spécial du genre "Ce pourrait être un autre Michael Jordan" . Mon ami était sceptique et m'a dit que j'étais fou de penser que n'importe quel gamin de lycée pourrait avoir un impact significatif sur la NBA durant ses trois premières années dans la ligue. Je dirais que j'ai eu raison sur cette discussion précise avec mon ami (de toute façon,j'ai gagné la plupart d'entre elles puisque son instinct en basket-ball manquait totalement de bon sens).
Pendant des années, on a conseillé à LeBron de quitter Cleveland. Il était une trop grande vedette pour jouer dans un marché relativement faible, pour une équipe sans l'argent nécessaire pour recruter le type de joueurs qu'il faut pour faire le poids dans un championnat de NBA. Mais de la même manière qu'un homme qui a du mal à tourner le dos à son amour de lycée, LeBron est resté fidèle à Cleveland, donnant sept ans de sa vie qui auraient pu être consacrées à se tailler un curriculun vitae à la Kobe Bryant. Il n'a gagné aucun championnat et a fait tout en son pouvoir pour devenir le Superman qu'il a fallu qu'il soit pour à lui seul porter une équipe médiocre vers l'élite de la NBA.
Lorsque LeBron a quitté Cleveland pour Miami, certains se sont sentis si offensés qu'il ait choisi de faire valoir ses droits personnels dans le cadre d'un contrat de travail. Le propriétaire des Cavaliers, Dan Gilbert, joué la partition du lyncheur en parlant de LeBron comme s'il s'agissait d'un esclave déloyal en fuite qui devait être abattu avant d'être autorisé à franchir la ligne Mason-Dixon. Certains ont interprété l'annonce télévisée de LeBron, "The decision", comme le crime médiatique ultime, et n'ont même pas considéré le fait que James a versé les recettes de l'émission sur ESPN au Boys and Girls Clubs of America. Plutôt que de le féliciter pour sa charité, certains ont choisi de le haïr du fait d'être un nègre arrogant.
Pensez qu' il est incroyablement rare qu'un athlète blanc soit reconnu coupable du crime d'arrogance. Mais au moins une fois par an, il y a toujours quelques sportifs masculins noirs qui sont traités comme des criminels de droit commun, parce qu'ils montrent un peu trop de confiance ou parce qu'ils font ce qui est mieux pour eux et leurs familles. Les médias sportifs dominés par les hommes hommes blancs émettent des jugements de valeur irresponsables et destructeurs sur de jeunes hommes qui travaillent dur, comme s'ils étaient des êtres ignobles, dysfonctionnels, des sous-hommes sauvages qui ne méritent pas une once de respect du public. Avant LeBron James, il y a eu d'autres athlètes comme Terrell Owens, Tiger Woods, Barry Bonds, Michael Vick et la longue liste des athlètes de la NCAA qui (halètement!) ont l'audace de demander une compensation pour leur propre travail. Si les athlètes de la NCAA devaient se soulever pour demander, même une fraction des milliards gagnés par leurs entraîneurs, les commentateurs et les sociétés sponsors, ils seraient eux aussi affublés du label de nègres arrogants et ingrats qui a été donné à LeBron James.
Bien sûr, les récentes remarques de LeBron sur les fans qui le méprisent étaient de mauvais conseil, mais personnellement je considère que ces commentaires représentent la frustration d'un homme de 26 ans qui veut désespérément que le Monde l'aime. LeBron a grandi en étant un joueur d'équipe et le genre de personne qui a toujours fait tout ce qu'il pouvait pour rester loyal envers ses coéquipiers, même à chaque fois qu'il a eu l'occasion de jouer ailleurs. Quand j'ai vu LeBron jouer à l'école secondaire (alors que celle-ci et ESPN gagnaient des millions en l'exhibant à la télévision), je me suis demandé pourquoi il ne s'en allait pas à Oak Hill Academy ou dans l'un des autres complexes-fabriques à basketteur qui se font passer pour des institutions universitaires. La vérité est que même quand LeBron avait la possibilité d'être égoïste, il a toujours fait ce qui était le mieux pour l'équipe. Même son style de jeu reflète la perspective d'un homme qui aime partager la vedette et faire tout ce qu'il faut pour gagner (tout joueur de basket-ball chevroné sait qu'on peut généralement juger de la personnalité d'une personne par le nombrede fois qu'il / elle partage la balle, et LeBron partage la balle plus qu'à son tour). Le fait que LeBron ait été affublé de l'étiquette du "Nègre Arrogant" par l'Amérique est probablement source de confusion pour un homme qui n'est pas assez arrogant pour dire au monde d'aller se faire f.......
La vérité c'est que LeBron James n'est pas un criminel. Il n'est pas un bon à rien de père, ni un voyou, ni un batteur de femme, ni un toxicomane. C'est un jeune père qui aime sa famille, qui se soucie de son équipe et qui veut vraiment remporter un titre NBA. Tous les jugements de valeur qui proviennent des médias et des fans qui ont été formés à exprimer constamment du dédain envers des hommes africains américains sont le reflet de psychés empoisonnées qui produisent ce genre de haine. LeBron James n'est pas le diable.
Le Dr Boyce Watkins est professeur à l'Université de Syracuse et fondateur de la Coalition Your Black World.
Dre Sueli Carneiro : "Le racisme produit une fausse conscience de supériorité "
Foto: Dr. Sueli Carneiro. (Institut Geledés/Reproduction)
La société brésilienne doit abandonner l'hypocrisie, assumer qu'elle est exrêmement raciste
Par Maria Cláudia Santos, VoaNews
VOA - La société brésilienne doit abandonner l'hypocrisie, assumer qu'elle est extrêmement raciste et, partant de cette reconnaissance, prendre le problème à bras le corps. Telle est l'opinion de la Docteure et Philosophe, Sueli Carneiro, qui vient de lancer le livre Racismo, Sexismo e ades no Brasil.
En entrevue avec VOA, la fondatrice de Geledés Institut de la Femme Noire affirme que la société brésilienne cache derrière un discours de métissage une réalité de discrimination et d'exclusion des noirs. Selon l'écrivaine, ce comportement historique a eu pour conséquence le fait que les afrobrésiliens ont les pires indices de qualité de vie comparés aux afrodescendants des pays ayant connu des histoires semblables à celles du Brésil.
L'auteure explique que la discrimination et l'intolérance au Brésil résultent d'une posture de négation historique. "La société brésilienne a toujours préféré imaginer que nous n'avions pas ces problèmes. Cela ne fait que les aggraver dans la mesue où elle crée un bouillon de culture de l'impunité par rapport aux pratiques criminelles du racisme, de la violence faites aux femmes et l'homophobie", affirme-t-elle.
Selon Sueli, à d'autres endroits du monde, arrêter de nier le racisme a constitué le premier pas pour le combattre. "Dans toutes les sociétés qui ont réussi à affronter ce problème de manière directe, beaucoup de choses ont pu être surmontées et dans le sens de l'inclusion de groupes historiquement discriminés. Au Brésil, on nie systématiquememt un problème visible à l'oeil nu, comme si la pure négation pouvait le résoudre et elle ne le résoud pas, elle l'aggrave."
Elle estime que le racisme est une des formes de préjugés les plus forts au Brésil. "Une des plus graves et surtout c'est lui qui cause les plus forts dommages pour tous ceux qui sont impliqués. Le racisme rabaisse l'humanité de tous, de celui qui le pratique et de celui qui en est la victime. Il produit une fausse conscience de supériorité chez certaines personnes par rapport à d'autres êtres humains."
L'écrivaine critique ceux qui pensent que le Brésil, à cause du processus d'esclavisation, continue de vivre une période d'évolution quant à la reconnaissance des noirs au sein de la société. "Ce type de pensée c'est de la tolérance de nos misères. C'est croire que plus d'un siècle c'est un temps insuffisant pour promouvoir la véritable inclusion sociale des noirs et pour promouvoir une véritable démocratie sociale.Cela revient à être tolétant de notre misère culturelle, c'est être anti-éthique même dans la perception du phénomène social brésilien," souligne l'écrivaine.
La docteure et philosophe, qui étudie le racisme au Brésil, rappelle aussi que le problème du pays touche tous les domaines de la société. "Il y a des pratiques de discrimination raciale présentes au quotidien sur le marché du travail, dans manière dont les noirs sont traités par les organes de représsion comme des suspects à priori ,"rappele-t-elle. "Il ya un bouillon de culture qui criminalise, tout le temps, l'existence des noirs. Ils sont toujours exposés à la soufrance d'une violence physique, psychologique ou morale à cause de sa couleur et sure ne punit pas," précise-t-elle.
Pour l'auteure, la façon "lâche, subtile, mensongère et hypocrite" d'affronter le racisme au Brésil paralyse toute possibilité d'avancer dans des politiques d'intégration de la communauté noire et produit les pires indicateurs que les noirs ont par rapport à d'autres pays ayant ces mêmes caractéristiques multiraciales, comme les États-Unis et l'Afrique du Sud.
Comparée aux autres pays, selon l'auteue, la situation du Brésil est l'une des pires pour les afrodescendants. "Toutes les données connues sur la réalité des afrodescendants et les africains dans les pays où a existé la ségrégation légale ou apartheid, les indicateurs sont meilleurs que ceux des afrobésiliens. L'Afrique du Sud a un taux de scolarité chez les noirs supérieurs à ceux des noirs brésiliens."
Carneiro cite aussi l'exemple des États-Unis où les noirs ont bénéficié de politiques d'inclusion sociale et de combat des pratiques discriminatoires qui ont permis que cette population présente aujourd'hui des taux d'éducant supérieurs à ceux des noirs au Brésil.
Sueli Carneiro prévient que la société brésilienne doit décider si elle va poursuivre sa politique qu'elle qualifie d' "hypocrite" consistant à s'imaginer que le problème n'existe pas ou si elle va reconnaitre le problème et agir en accord avec les besoins qu'elle présente. "Cela signifie soutenir des politiques d'action affirmative conçues, implémenter ces politiques et inviter le judiciaire à s'efforcer de faire valoir les lois et à punir les pratiques de discrimination si courantes dans notre société," conclue Carneiro.
Source: VoaNews
Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/
L’Afrovénézuélienne Beatriz Aiffil parle à son Afrique
Par Beatriz Affil
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/
L’Afrique nous envoie des messages qui sont interceptés par les gardiens de FOX, CNN, ABC, BBC, Reuters, EFE, AP, etc. et c’est la raison pour laquelle nous pensons qu’elle est lointaine, mais la vérité est qu'elle est présente là, maintenant, voguant à l'Est comme celui qui voyage vers l'Europe : calme, sereine, convulsée, guerrière. Afrique, mon Afrique, tu étais un jardin semé de fleurs odorantes, de palmiers bienveillants et de baobabs majestueux.
Afrique, mon Afrique, tu étais un zoo ouvert où la girafe frimeuse montrait son long et beau cou, le zèbre nous charmait avec son costume rayé, et le lion nous montrait qu’il était le roi de la jungle. L'Afrique était une mine qui naissait dans le sous-sol et prenait fin dans les défenses des éléphants immortels.
Afrique, mon Afrique, tu n'étais pas un paradis, bien sûr, il y avait des gens qui souffraient, qui avaient du plaisir, qui aimaient, qui haïssaient, qui tuaient, qui mouraient. Cependant, dans les mots du merveilleux écrivain José Saramago, descendant de marchands d'esclaves par excellence et des colonisateurs du Brésil, de l’Angola, du Cap-Vert, de la Mozambique ... "pour les noirs, avec l'arrivée de l'homme blanc, s’ouvrirent à deux battants les portes de l'enfer. "
L'Afrique demeure ce jardin planté de fleurs, de palmiers et de baobabs. En Afrique, les crocodiles, les éléphants, les hippopotames, les chameaux, les tigres, les girafes, les zèbres et les lémurs sont les héros de la National Geographic et de Discovery Channel, et le lion persiste à prouver qu’il est le roi de la jungle. L'Afrique reste la source inépuisable, mais désormais, son sous-sol infini comprend du Coltan et des hydrocarbures. Hydrocarbures ... Yes ... we want!
Les Africains ont des traits arabiques au nord du grand désert, et des traits de couleur au sud, des gens qui soufrent et prennent du plaisir, qui aiment et détestent, qui tuent et qui meurent. Il y a des progrès impressionnants en Afrique, mais la plupart des peuples africains sont décimés par la famine, les conflits et la maladie ; marques d'une colonisation qui a duré un siècle de plus qu’en Amérique.
Ici, en Amérique, mon Amérique, les métropoles européennes ont cédé lors des guerres d'indépendance et maintenant l'aigle néo colonisateur alterne entre ingérence et l'empiètement sur ce qu'il considère comme son arrière-cour. En Afrique, la violence entre l'Europe et l'empire américano-israélien est omniprésente, avec des armes sophistiquées et des mécanismes grossiers, effrontés, insultants. Yes we want ...!
Chaque 25 mai est consacré dans le monde entier à réfléchir sur l'Afrique. Aujourd'hui cette réflexion est plus facile, car les hyènes embusquées ne se cachent plus
Elles sortent en plein jour et rigolent…



