Afrodescendants d'Amérique Latine et des Caraibes

20 juin 2016

Teresita Gómez, célèbre pianiste afrocolombienne : ''On apprend à être noire''


A 73 ans Teresita Gómez, une des pianistes les plus en vue de la Colombie, évoque sans ressentiment les épisodes répétés de racisme qu'elle a dû affronter parce qu'elle avait choisi une profession qui était exclusive aux élites.

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La pianista Teresita Gómez fue adoptada por los porteros de Bellas Artes, en Medellín, cuando era una bebé y solo hasta los 18 años conoció la verdad. Foto: Pablo Monsalve

 
SEMANA: Vous avez grandi dans un environnement de blancs aisés, ce qui vous a amené à découvrir le racisme alors que vous étiez encore prtite fille. Comment cela s'est produit?

TERESITA GÓMEZ: Je crois que j'ai commencé par demander pourquoi j'étais noire à 4 ans. Mes parents adoptifs, qui étaient les concierges du Bellas Artes (à Medellín), et tous mon entourage étaient blancs. Ils me répondaient toujours de manière évasive ; que ma maman avait pris de l'encre de Chine, et qu'elle m'avait peint. En plus, il y avait un mystère au sujet de mon adoption, donc ils ont pris soin de m'en informer. Aujourd'hui, je sais que ma mère biologique était noire, et j'ai des indices en ce qui concerne mon père selon lesquels il était blanc et musicien.

 

SEMANA: En plus, vous avez choisi un instrument qui à cette époque était quasiment réservé…

TERESITA GÓMEZ: Quand j'étais toute petite, j'ai décidé que j'allais devenir pianiste et ma maman m'a dit: “non, ce n'est pas pour les noires”. La conscience d'être noire m'est venue avec la musique. À ce moment, (dans les années cinquante), il n y avait pas beaucoup de pianistes noirs classiques. Et ils sont encore peu nombreux.

SEMANA: Quel est le premier acte discriminatoire dont vous vous souvenez?

TERESITA GÓMEZ: Au niveau musical, j'ai commencé seule, en pratiquant en cachette pendant les soirées au Bellas Artes, et quand j'ai été découverte, j'ai été soutenue et j'ai reçu une bourse. Les problèmes ont commencé quand j'ai voulu demander des bourses pour l'Europe ; être noire était un obstacle. Et au niveau social, je me suis réfugiée dans la musique. je jouais au piano pour la haute société, mais si je voulais établir des relations avec eux d'une autre manière, des barrières apparaissaient. J'ai découvert cela très vite et j'ai fait très attention. On apprend à être noir: on crée des défenses, on est plus prudent. Ou du moins, je l'ai fait ainsi par peur du rejet. Mais je n'ai jamais eu de ressentiment.

SEMANA: Comment répondez-vous à un acte discriminatoire?

TERESITA GÓMEZ: Je ne réponds pas. A un moment, la personne qui est en train de m'agresser se rendra compte du fait que la couleur, la religion ou l'orientation sexuelle ne change pas l'être intérieur. L'âme, l'esprit n'as pas de race et le monde a peu a peu compris cela.


SEMANA: On dit que les actes racistes sont la plupart des fois inconscients. Croyez-vous cela?

TERESITA GÓMEZ: Oui. C'est quelque chose d'assez enraciné qu'on n'arrive pas à élucider. Dans mon cas, le rejet rationnel n'a jamais été violent. Quand j'étais petite fille, je n'ai jamais dû subir le bullying que vivent les petits enfants dans les écoles. La discrimination a été subtile.

SEMANA: Par exemple…

TERESITA GÓMEZ: Me sortir d'une piscine parce que les noirs ne pouvaient pas s'y baigner. Et je n'ai jamais appris à nager. Il ne m'est plus arrivé de rentrer dans une piscine.

SEMANA: Mais il s'agit là d'un acte très violent…

TERESITA GÓMEZ: Oui, ce petit bout fut très fort. Ou alors de ne pas m'inviter aux fêtes des premières communions. Je me mettais à pleurer à la porte et ma maman me faisait rentrer. En fait, une amie ou une autre m'invitait, mais moi j'étais désormais effrayé d'y aller.

SEMANA: Et en tant qu'adulte?

TERESITA GÓMEZ: En amour. J'ai dû résister au rejet des familles de certains partenaires. J'ai eu une histoire très importante qui n'a pas pu être parce que j'étais noire; et c'est moi qui suis partie. L'amour, lorsqu'il n'est pas accepté par la famille devient une tragédie, un obstacle que l'on peut franchir très peu de fois.


SEMANA: Comment avez vous réussi à vous blinder contre le ressentiment ?

TERESITA GÓMEZ: tout d'abord, j'ai renoncé à l'Église Catholique lorsque j'ai découvert qu'on y trouvait le racisme le plus fort. Mon père voulait m'inscrire au collège des Carmélites, qui me fascinait, et je n'ai pas pu l'intégrer parce que j'étais noire. Depuis cet épisode, je ne suis plus retournée à la messe. Mais on ne peut pas rester dans les resentiments toute la vie, j'ai également rencontré des gens formidables dans l'Église catholique qui ne pensent pas comme cela.

SEMANA: Donc vous vous êtes dédiée à faire votre propre recherche spirituelle…

TERESITA GÓMEZ: Je suis très mystique, j'ai fait une très grande recherche interne. C'est ainsi que me sont parvenus des messages comme celui du grand maitre Paramahansa Yogananda, qui une fois a dis : “Je ne sais pas pourquoi les gens sont si surpris quand Dieu se pare de noir ”. Moi non plus, je ne comprends pas pourquoi il est si difficile d'accepter toutes les couleurs,les goûts, la diversité, toutes choses qui rendent ce monde merveilleux.

SEMANA: Pensez-vous que tout cela vous a blindé?

TERESITA GÓMEZ: Oui. Autant le yoga que le boudhisme. on doit transformer toute la haine, les colères, les ressentiments, carer très lourdement; on ne peut pas se laisser inonder par toute cette méchanceté. C'est là le travail ce toute la vie.

 Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

http://www.semana.com/nacion/articulo/el-poder-de-las-razas-teresita-gomez-habla-del-racismo/478259

Une présidente noire, afrodescendante en Colombie?

Par Héctor Riveros (*)

Depuis 25 ans, avec la Constitution de 1991, les afrodescendants ont gagné progressivement un espace politique en Colombie. Le défi est de consolider ce pouvoir pour transformer les conditions de vie des membres de la communauté.

 

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Mabel Lara, Édison Delgado y Nigeria Rentería. Foto: Guillermo Torres

 

Alors que les États-Unis ont un Président noir et qu'il existe une haute probabilité qu'il soit remplacé par une femme, en Colombie, on a dû attendre 60 ans avant qu'un gouvernement nomme de nouveau un ministre originaire du Choco –Luis Gilberto Murillo au portefeuille de l'environnement–.

 

Une femme noire, Paula Moreno, avait déjà occupé le portefeuille de la Culture sous la présidence d'Álvaro Uribe et ses performances furent si notables que différentes organisations politiques lui avaient offert un poste de vice-présidente dans un ticket pour les élections présidentielles, ce qu'elle  –femme intelligente qu'elle est– refusa. Dans le pays, il ya également un caucus embryonnaire d'afrodescendants au Congrès et une dizaine de municipalités ayant à leur tête des maires noirs, qui forment ensemble une vigoureuse association.

Assurément, les afrocolombiens ont émergé comme acteurs politiques en Colombie il y a à peine 25 ans, avec la Constitution de 1991. Aujourd'hui, ils ont toutes les raisons de célébrer en grand une carte politique qui a changé pour le bien du pays, puisquee de la Colombie méconnaissait.

Mais il a fallu attendre presque 20 ans pour qu'en Colombie se développement de programmes et projets visant à garantir l'égalité effectives aux afrodescendants.   Et il a été nécessaire que les états-uniens élisent un président noir et qu'un groupe de parlementaires afrodescendants de ce pays l'imposent comme condition pour l'approbation du Traité de Libre Échange avec la Colombie. Depuis lors, une partie non négligeable des ressources de coopération des États-Unis ont servi à promouvoir des projets de formation, de développement institutionnel et de génération de revenus dans les communautés afrocolombiennes.

La nomination de  Paula Moreno, la désignation de Luis Gilberto Murillo, l'élection de Zulia Mena à la Mairie de Quibdó et la formation d'un caucus afrodescendant au Congrès dirigé par le sénateur bonaverense (de Buenaventura) Édison Delgado, ont peu à peu établi les bases de l'émergence et de la reconnaissance de leaders nationaux qui comme Barack Obama aux États-Unis, peuvent aspirer aux plus hautes fonctions dans une société qui persiste dans la discrimination.

Ils ne sont pas les seuls. La désignation de  Carmen Inés Vásquez comme Vice-ministre de l'Intérieur, les accomplissements dans le journalisme de Mabel Lara, la participation de Nigeria Rentería ans l'équipe des négociations du gouvernement à La Havane et la désignation  –en tant que personne en charge– de la scientifique originaire du Choco Alicia Ríos comme directrice de Colciencias, élargti le spectre de leaders (en réalité de femmes leaders) afrocolombiennes qui agit avec l'engagement e représenter une communauté ségréguée et marginalisée par la vision centraliste de Bogotá.

Quelqu'un a proposé ces derniers jours que ces femmes se mettent ensemble dans une liste fermée pour le prochain Congrès. Vous imaginez-vous le bruit et les votes que pourrait apporter une liste formée par celles-ci et quelques autres femmes afrodescendantes?

Ce serait un phénomène d'opinion et elles pourraient constituer un caucus d'au moins dix sénatrices qui transfromeraient le Congrès Colombien en un luxe . Rêver ne coûte rien.

Ce qu'il y a de bien c'est que depuis 1991, les communautés noires ont progressivement établi les bases pour gagner un important pouvoir politique. On a gagné quelque chose, mais il y a encore beaucoup à faire. Les défis sont la consolidation et la transformation du pouvoir obtenu - qui jusqu'à présent a été un ensemble de réalisations personnelles- en une force mobilisatrice pour améliorer la condition de vie de la majorité des membres de la communauté noire de Colombie.

À ce jour, des milliers d'hectares ont reçu leurs titres comme territoires collectifs, les consultations préalables sont obligatoires, des efforts sont fais pour améliorer la formation du talent humain, mas la situation des gens ne change pas de manière considérable.

Cela ne se produira jamais avec la vision des technocrates bogotains et il faudrait réfléchir a savoir si le temps n'est pas venu que plutôt qu'une liste au Sénat, de proposer à ces femmes de se lancer dans la course présidentielles. Les gringos, parait-il, le feront en deux étapes : premierement un président noir et après une femme. Nous pourrions y aller pour un deux en un, en faisant que la première femme présidente soit noire.

 

* Avocat et analyste politique, expert en Droit Constitutionnel.Il a été consultant sur des thématiques liées à la gestion publique, panéliste à Hora 20 et Blu Radio et éditorialiste de La Silla Vacía. 

 

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

 

http://www.semana.com/nacion/articulo/el-poder-de-las-razas-afrodescendientes-participacion-politica/478256

Les afrocolombiens de Buenaventura défendent leur territoire

Les communautés afrodescendantes de Buenaventura demandent que les projets d'extension portuiaire et touristique respectent leur droit à participer aux décisions qui affectent leur terre.

 En Buenaventura, desde el año 2000, se están ejecutando varios megaproyectos que buscan mejorar la competitividad del país. Foto: León Dario Peláez

 

L'État doit entreprendre la construction de mégaprojets pour améliorer les conditions de vie de la population et stimuler la compétitivité nationale. Mais en ce qui concerne Buenaventura, l'effort d'extension de l'infrastructure portuaire et touristique s'est transformé en un casse-tête. En effet, à de nombreuses occaions, les communautés afrodescendantes n'ont pas pu exercer leur droit de participer aux décisions qui affectent leur territoire.

En août de l'année dernière, le Comité de l'ONU pour l'élimination de la discrimination raciale a alerté sur la vulnérabilité de cette population. Et l'absence de consultation préalable en est l'une des principales causes. Le rapport a établi que certains de ces projets  “mettent en péril le mode de vie et les pratiques ancestrales de ladite population”.

Le diagnistic faisait référence spécifiquement à quatre initiatives qui ont été mise à exécution dès les débuts des années 2000: le terminal maritime de containers, la promenade Bahía de la Cruz (le plan de rénovaition unrbaine le plus ambitieux de l'histoire de la ville), la citadelle San Antonio (où ont été recasés 1200 des 3400 familles vivant là où se construit la promenade) et la voie Alterna-Interna.

Peut-être le cas le plus emblématique est celui des familles qui vivaient sur le bord de mer et qui furent transféres à la citadelle de San Antonio. Il s'agit d'un complexe résidentiel de la zone continentale de Buenaventura dont le plan prévoit un centre hospitalier, , un centre de service de sécurité. un méga-collège, un foyer pour enfants de l'ICBF(Institut Colombien du Bien-être familial), un centre commercial, un centre omnisports, un restaurant communautaire et des salons communaux.

Temístocles Machado, leader communautaire soutient que ce transfert nuit aux traditions de son peuple : “Au port, les gens se rendent à l'estuaire, ramassent leur piangua (sorte de mollusque/coquillage), leur crevettes et survivent. Mais ici, il y a quoi? Ils vont manger de l'herbe? LÀ-bas, la galerie se trouvait à 500 mètres, les gens s'y rendaient sans payer le transport, maintenant, il faut prendre un autobus aller et retour pour aller travailler. Avant, ils avaient leurs embarcations chez eux, maintenant, comment vont ils (trans)porter leurs embarcations jusqu'à  San Antonio? En hélicoptère?”

L'État s'est défendu en arguant que en ce qui concerne la citadelle de San Antonio, la consultation préalable n'est pas obligatoire, car la population afrodescendante qui a été réinstallée et celle qui le sera, ne répond pas aux exigences de la Loi 70 de 1993. “Cette loi définit le peuple noir comme celui qui vit le long du fleuve et est organisé en Conseils Communautaires, ce qui correspond à une vision très rurale de la question ”, contre-argumente Constanza Millán, la coordinatrice du rapport sur Buenaventura publié par le Centre de Mémoire Historique l'an dernier.

Cependant, le gouvernement s'accroche à son point de vue: “La population qui sera réinstallée se trouve dans la zone de Bajamar, qui fait partie de la zone urbaine de Buenaventura, et la Direction de la Consutlation Préalable  (du Ministère de l'Intérieur) ne dispose d'aucune information indiquant que cette population correspond à un Conseil Communautaire, par conséquent, ils n'ont pas été l'objet d'une consultation préalable ”. En réponse à cet argument, la communauté a présenté une action de tutelle qui s'est terminé par ce qu'ils appellent  “une victoire inutilisable ”. Malgré le fait qu'en 2014, la Cour Constitutionnelle a ratifié leur condition d'afrodescendants et leur droit à une consutlation préalable, les choses ne changent pas.

 

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

 

http://www.semana.com/nacion/articulo/el-poder-de-las-razas-afrodescendientes-de-buenaventura-en-defensa-del-territorio/478250

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18 mai 2016

Bientôt un Mémorial africain à Montevideo, Uruguay

Daniel Martínez, Susana Andrade y José López Mazz.

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Les afrouruguayens organisés et le gouvernement de Montevideo, se sont mis d'accords pour aller de l'avant avec le projet de M.morial Africain qui portera le nom de Caserío de los Negros (Hameau des Noirs).

L'initiative rentre dans le cadre de la Décennie Internationale des Afrodescendants  (ONU) dont le thème est  “Reconnaissance, Justice et Développement”, et Montevideo est à la tête de la Coalition Latinoaméricaine et Caribéennes des Villes Contre le Racisme, au sein de laquelle des experts latinoaméricains soutiennent le renforcement des politiques locales contre le racisme et la discrimination raciales.

Membre de la Commission du Patrimoine, l'anthropologue López Mazz et la député Susana Andrade, de la communauté afrodescendante d'Uruguay, se sont réunis en présence du maire Daniel Martínez pour analyser la découverte de restes archéologiques de ce qu'il est convenu d'appeller Caserío de los Negros (1787), jadis un lieu de sépulture des victimes du trafic des esclaves découvert sur un terrain abritant actuellement l'école publique du quartier Capurro.

Accompagnée par l'Unesco-Uruguay, une équipe de travail intégrée par des universitaires, d'afrodescendants dont l'organisation  Casa de la Cultura Afrouruguaya, des personnes ressources du Conseil Départemental, du MEC et de l'Administration Municipale de Montevideoentre autres, a discuté de la création d'un mémorial africain sur cette place historique qdans le cadre d'une répartation symbolique.

Sans l'ombre d'un doute, la construction d'un mémorial afro à Montevideo est une demande totalement juste pour la dette historique que nous avons envers ces populations soumies et qui ont forgées les richesses de ce pays aux prix de leur liberté et de leurs vies” a indiqué Martínez.

“Nous souhaitons travailler d'arrache-pied pour ce processus. L'intention est de le faire progresser et le sujet m'intéresse particlulièrement. Combattre le racisme structurel c'est tenir les engagements que nous assumons en tant que ville leader de la Coalition des Villes Contre tout type de racisme et particulièrement celle de nature raciale. Il nous semble fondamental que du Gouvernement nous donnions ces signaux de promotion des droits humains ” a conclu le maire.

La député Andrade soutient un projet de loi pour que soit déclaré d'intérêt de recherche l'héritage africain en Uruguay et l'équioe d'archéologie anthropologique  (Udelar) a mené un projet pour la restauration du mur périmétral original que ce que fut le Hameau ( Caserío).

 

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

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Des activités pour la Journée de l'Afrocolombianité et le Mois de l'Héritage Africain en Colombie

13 mai 2016

Augmentation de la population afrodescendante du Panama qui représente environ 15% du total

Rédaction Digital El Siglo
online@elsiglo.com

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La majorité d'entre eux réside dans les provinces de Panamá, Colón, Panamá Ouest et Coclé

La population afrodescendante du Panamá est de 586 221 personnes, selon les chiffres de l'Institut National de la Statistique et du Recensement (INEC) du Contrôleur Général de la République. 

Cela représente 14,9%  des 3 931 744 habitants que compte le pays et selon des estimations de mars 2015.

Les statistiques de l'INEC indiquent que lors du Recensement de la Population et de l'Habitat de 2010, la population qui a déclaré être afrodescendante était de 313 289 personas, soit 9.2% des 3 405 813 panaméens recensés.  

Ce pourcentage est pertinent dans le contexte régional, car du fait de l'indépendance du critère d'identification utilisé pour quantifier la population afrodescendante, les recensements récents dans sept pays indiquent qu'il s'agit d'un groupe minoritaire dans la majorité d'entre eux, et majoritaire dans seulement deux d'entre eux, à savoir le Brésil et la République Bolivarienne du Vénézuela qui sont suivis par le Panama.

Selon le taux de recensement de 2010, le taux d'alphabétisation de la population afrodescendante de 10 ans et plus était 97,8%, contre 94% pour celle non-afrodescendante et 94,4% pour la nation entière.  

Les taux d'alphabétisation les plus élevésont été enregistrés dans les provinces de Colón (99%) et de Panamá (98,3%), dans lesquelles se trouvent les principaux centres urbains et économiques du pays ; et les plus faibles dans la région de Ngäbe Buglé (70,9%). 

Le plus grand nombre d'afrodescendants réside dans la province de Panam, soit 2930 40 habitants, suivie pat celle de Colón, avec 117 015 personne; Panamá Ouest, 67 296 afrodescendants;  Coclé, 30 619;  Chiriquí,18093; et Bocas del Toro, 16 882. 

La province de Veraguas compte 14 768  afrodescendants suivie par Herrera, avec 11 794; Darién, avec 11401; Los Santos, avec 3 115; la région Kuna Yala, avec 1090 afrodescendants, celle de Ngäbe Buglé, avec 754 afrodescendants et Emberá, qui en compte 354. 

 

 Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

 

 

 

http://elsiglo.com/panama/de586-panamenos-afrodescendientes-segun-inec/23939644

06 mai 2016

Melquicedec Blandon Mena :''Il ne peut y avoir de paix en Colombie sans réparation historique en faveur des communautés noires''

La paix se rapproche et les afrodescendants ne peuvent pas rester marge

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Par Ferney Darío Jaramillo G.

ferney.dario@gmail.com

 

 Nous en savons tous un peu sur le processus de paix en cours à La Havane depuis 2012. Les médias et les réseaux sociaux en parlent au quotidien et évoquent aussi l'importance qu'aurait une possible signature de la paix entre le Gouvernement et la guerrilla des Farc, mais, il y a une méconnaissance de ce qui est en négociation.

La Revista Vive Afro adhère à l'idée d'informer objectivement sur le processus et de lever des doutes sur les accords en cours de signature à Cuba. C'est dans ce sens que nous avons interviewé Melquicedec Blandón Mena. Il est membre de l'équipe de coordinnation du Cepafro. Politologue de l'Université d'Antioquia, titulaire d'un Magíster en Santé Collective et candidat au Doctorat en Sciences Sociales, avec 10 ans de travail sur les thématiques ethniques et membre du Conseil National Afrocolombien (CONPA), un espace des communautés noires créé récemment pour particper au processus de paix.

 

Revista Vive Afro: Melquicedec, pourquoi est-il important que les communautés noires, afrocolombiennes, raizales et indigènes soient présentes dans le processus de paix ?

Melquicedec Blandon Mena: La paix n'est pas l'absence de conflit, mais implique la résolution de l'ensemble de la dette historique que la société a envers les populations noires et surtout notre grande aspiration est qu'il y ait une réparation historique, car, nous sommes non seulement victimes de ce conflit, mais nous avons également été victimisés sur ce territoire depuis que nous sommes arrivés de l'Afrique et jamais il n y a eu de réparation historique, impliquant les aspects économique, social, politique et culturel.

Nous ne voulons pas que l'on porte atteinte aux peu de droits collectifs que les noirs ont conquis au cours de ces 25 années. Une période durant laquelle on a obtenu l'octroi de titres fonciers pour environ six millions d'hectares et quelques droits collectifs, qui à cause du conflit, dans certains endroits, ont été acquis moyennement et ailleurs ne l'ont pas été, mais qui minimalement, sont inscrits dans la loi et les gens travaillent à ce sujet.

Le processus avec les Farc est très avancé, il se peut que dans moins de deux mois il y ait une signature, et pour cela, ce à quoi on aspire au CONPA est que soient sauvegardés des acquis sur des thèmes qui nous préoccupent, c'est-à-dire, les droits ethniques et collectifs des communautés noires et indigènes pour que leur implémentation soit prise en compte.

 

RVA : Comment s'est déroulé le processus de création du CONPA?

MBM: Cela remonte à 2013. Le CONPA regroupe les organisations les plus fortes du mouvement noir qui travaillent à la défense des droits ethniques et territoriaux, on y retrouve le Proceso de Comunidades Negras, PCN, La Conferencia Nacional de Organizaciones Afrocolombianas, CNOA, Asociación Nacional de Afrocolombianos Desplazados, Afrodes, Foro Interétnico Solidaridad Chocó, FISH, le Concejo Laboral Afrocolombiano, CLAF, la Red Nacional de Mujeres Afrocolombianas, Kambirí et la Pastoral Afrocolombiana. Des organisations ayant une présence nationale et des leaders importants au sein du mouvement.

Au départ, on a bâti un petit agenda articulé pour que les voix des communautés noires soient écoutées dans le processus de La Havane, et par la suite on a progressivement davantage décanté l'agenda et on parle plus de construction de la paix sur le long terme. On sait que c'est une avancée stratégique de prendre part à ces deux processus relatifs à la fin du conflit armé en Colombie, mais ça ne s'arrête pas là, et nous préconisons une éparation historique. Il ne peut pas y avoir de paix sans réparation historique pour les communautés noires .

Le 8 mars dernier, nous avons établi une alliance avec l'Organisation Indigène de Colombie, ONIC et nous avons constitué la Commission Ethnique pour la Paix et la Défense des Droits Territoriaux de la population afrocolombienne et indigène qui porte le nom de Commission Ethnique. Les deux secteurs, Farc et Gouvernement, reconnaissent la Commission Ethnique qui travaille sous le principe fondamental de l'autonomie.

 

RVA: La pression publique nationale et internationale a-t-elle contribué à la reconnaissance de la Commission?

MBM: Elle a aidé pour la reconnaissance et pour que l'on reçoive une commission ethnique dans les dialogues, mais pour ce qui est de la façon dont ils vont nous influencer, ce sera dans la formation de la Commission, telle que définie autant par les Farc que par l'État et tel est l'enjeu, à savoir, comment va t'on former cette Commission ?

Le 28 et le 29, il y aura une audience pour sélectionner les membres de cette commission. Le Gouvernement veut sélectionner une partie de ceux qui feront partie de cette commission, en provenance de l'espace national de consultation préalable des communautés noires. D'autre part, la commission doit y participer et il y a des parties prenantes dans la farandole et des fonctionnaires noirs qui veulent aussi être pris en compte. Ce sera très compliqué. La commission sera formée de 10 indigènes et de 10 afrodescendants.

 

RVA: Sur votre récente visite à La Havane, qu'êtes vous allé y faire?

MBM: J'essayais d'établir des rapprochements et de voir si on pouvait générer un agenda de travail avec les deux camps. En plus, j'étais accompagné par un très petit groupe avec lequel on cherchait la possibilité que la commission ethnique soit reçue dans les négocitaions .

Au final, ils ont reconnu la commission ethnique comme un acteur important dans ce processus et ils se sont un peu engagés à faire tout ce qui est possible autour de la table pour créer une audience autour le sujet.

Nous avons beaucoup échangé avec des représentants du gouvernement cubain qui nous expliqué le fonctionnement des tables et des dialogues en général.

Nous avons egalement appris qu'il semble qu'il y ait déjà les éléments réunis pour un cessez-le feu bilatéral,et partant de là, ils se mettent d'accord sur la mobilisation des zones où ils vont se concentrer et sur un programme arrêté pour le dépôt des armes. 

 

RVA: Quel est votre avis sur les points convenus dans le cadre du processus de paix?

MBM: En réalité, il n y a là rien d'extraordinaire relativement à l'application de la constitution politique. J'ai écouté minutieusement un des conseilleurs des Farc qui exposait sur le point de la participation politique; il va y avoir des sièges pour la paix qui n'appartiennent pas aux Farc, c'est la seule chose qu'il y a de nouveau, mais cela ne va pas changer le régime, mais ça permettra seulement de permettre la participation de certains territoires spécifiques. C'est l'application de la Constitution et il s'agit de donneur des garanties pour le droit à la vie, que l'on ne tue pas les guérilleros qui veulent faire de la politique sans les armes.

Je me demandais, une guerre si longue pour en finir avec ce vec quoi on finit là? On ne fait qu'appliquer la constitution!.

 

RVA: Qu'est çe qu'il ya de positif dans la signature des accords de paix ?

MBM: Si on obtient que l'Etat arrête la guerre sale contre les forces d'opposition, les leaders populaires, les défenseurs des droits humains, si on nous permet de faire la politique tranquillement, si on ne nous deplacer pas, ce serait suffisant, nous nous chargerons du reste.

 

RVA: Pourquoi créer une commission afro et indigène ?

MBM: Parce que nous avons les mêmes problèmes et qu'ensemble nous pouvons être plus forts. Les titres collectifs des indigènes dans les réserves et nos titres de propriété ne sont pas respectés. Les théâtres de guerre ont surtout été les territoires ethniques, nous avons des problèmes similaires. C'est impensable qu'ils aillent à La Havane et qu'ils n'invitent personne de la Commission.

 

RVA: Comment fonctionne la Commission?

MBM: Elle est formée du coté indigène par l'ONIC et d'autres organisations et du coté des afrodescendants, il y a le COMPA. De chaque coté, il y a de sporte paroles. Dans les réunions, il y a une participation des toutes les organisations et les décisions sont prises de manière concertée.

 

RVA: Que pensez-vous de l'entame du dialogue avec l'ELN?

MBM: Nous avons beaucoup d'attentes. Avec l'ELN, c'est possible que les choses soient plus complexes. Les Farc sont plus pragmatiques et les membres de l'ELN ont de nombreux principes fondamentaux, la forme d'organisation est très fédérative, les fronts ont énormément d'autonomie ; parfois le commandement central ne peut pas faire respecter un ordre. Ils (l'ELN) sont plus clairs dans l'idée que les gens peuvent particper et il faut exploiter cela.

De plus, un des points et la participation de la société. En tant que peuples noirs, nous devons nous organiser pour faire assoir notre voix, pour mettre les choses bien au clair. On attend de savoir à quoi ressemblera la conception de ce processus sur le point spécifique de la participation et nous voulons donc y prendre part.

 

*Photo: Courtoisie de l'interviewé

 Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

http://www.revistaviveafro.com/index.php/component/content/article/49-edicion-abril-n-14/224-la-paz-esta-cerca-y-los-afro-no-se-pueden-quedar-por-fuera

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27 mars 2016

Les afrochiliens seront inclus dans le Recensement de 2022

Tel est l'engagement pris par le Ministre de l'économie, Luis Felipe Céspedes, qui a reçu la visite d'une délégation de représentants de cette culture provenant de notre ville.

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Le rendez-vous organisé par le député Luis Rocafull López, a vu la présence des Cristián Baez Lazcano et  Azeneth Baez Ríos, membres de l'ONG Lumbanga et Marta Salgado Henríquez, la présidente de Oro Negro.

La population afrodescendante de Arica et Parinacota est mécontente d'être exclue dans les Recensements réalisés par notre pays, une situation qui se répétera lors de la prochaine étude prévue en  2017. L'objectif était donc de présenter la campagne sociale et économique qu'ils mènent en vue de donner à la région le sentiment d'appartenance à la culture chinchorro et afrodescendante, des questions fondamentales en vue d'activer le tourisme et le commerce.

 

Marta Salgado, qui a remercié l'initiative du député Rocafull et de l'équipe de son district, a expliqué que les afrodescendants de Arica devront travailler conjointement avec l'Intitut National des Statistiques pour être effectivement inclus dans le Recensement de  2022.

Azeneth Baez,  pour sa part, a indiqué que  “je pars contente de cette réunion, car ça été une bonne chose d'avoir cette conversation au cours de laquelle nous avons exposé notre mécontentement en tant qu'afrodescendants et nous avons réussi à établir un rapprochement et des accords pour pouvoir travailler avec le regard  tourné vers 2022, ce qui nous tranquilise davantage”.

Le député Luis Rocafull López s'est dit satisfait de l'avancée obtenue grâce à cette rencontre qui permettra d'améliorer la réalisation de politiques publiques en faveur des afrodescendants.

Le Ministère de l'Économie a porté une attetion spéciale à ce thème, puisqu'il créera un agenda de travail avec la population afrodescendante, qu'il les soutient à travers de projets Corfo et on travaille conjointement avec le Ministère du Développement Social. Tout cela permettra d'intensifier le développement économique de notre valle”.

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

 

http://www.aricaldia.cl/2016/03/17/afrodescendientes-seran-incluidos-en-censo-2022/

Danse et musique ancestrale afroéquatoriennes motivent les enfants d'Esmeraldas

 Le battement du tambour bombo au rythme de l'andarele, musique traditionnelle afroéquatorienne accompagne le bal des 30 enfants qui apprennent la danse et le chant. Ils sont dirigés par Sonia España, grande voix de cette musique ancestrale. Les exercices pour détendre le cordes vocales se répètent chaque matin avant le début des essais, avec  des fillettes et des garcons de 6 à 12 ans.

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La voix délicate de la maitresse qui interprète une de ses chansons motive les élèves, dans une salle de 6 mètre sur 10. C'est sa manière de les encourager à apprendre davantage leur culture. 

Sofía Cangá, 12 ans, est l'une des élèves qui apprend le chant ancestral; originaire de la communauté de Timbiré, dans la région nord de la province.

Dans sa communauté, on fabrique des marimbas de chonta et des maracas avec des citrouilles. Elle espère dans un futur proche pouvoir interpréter des chansons qui parlent des premiers noirs arrivés à Esmeraldas et de la manière dont ils ont progressivement pris leur place en se battant.

Elle est l'une des fillettes qui montre du potentiel pour le chant, selon la professeure. Pour sa part, Margarita Preciado, âgée de 9 ans, ne fait pas que chanter, et tout comme les autres élèves, elle reçoit des cours de danse, de marimba et de percussion, avec six enseignants qui forment le Groupe África Negra.

Dans les 40 prochains jours, on espère voir les résultats de ce travail  qui sera présenté en spectacle au Théâtre Tácito Ortiz de la ville d'Esmeraldas”, indique la maitresse Sonia España.

Tácito Ortiz

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Les afroesmeraldeños ont pour coutume de mentionner leurs saints dans chaque chanson et soulignent l'abondance de leurs mangroves et rivières, d'où ils tirent beaucoup de leurs histoires. Il y a par exemple El Duende, personnage mythologique de la culture afroesmeraldeña. Le renforcement des coutumes ancestrales à travers la musique et la danse constitue un des objectifs des organisations culturelles de la ville qui voient en la Décennie des Afrodescendants une occasion de développer davantage ses savoirs.

Tácito Ortiz

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Les enfants qui assistent aux cours viennent de partout dans la ville. Beaucoup d'entre eux ont des parents originaires du nord de la province, où l'implantation de la population afrodescendante est marquée. Esmeraldas au fil du temps s'est caractérisé par ses grands  interprètes de la musique traditionelle tels que Petita Palma, Guillermo Ayoví (Papá Roncón), José Nazareno (Don Naza), et Rosita Wila, qui ont laissé un héritage grâce à leur musique.

 Les membres de la relève, comme Sonia España et Guido Nazareno, qui font partie du groupe África Negra, un des plus anciens d'Esmeraldas, se chargent actuellement de transmettre la tradition à travers le chant.Ils ont laissé derrière eux les méthodes d'enseignement rudimentaire de cette tradition, qui se faisait dans des espaces à ciel ouvert san aucun guide. Aujourd'hui, les musiciens sont formés pour enseigner et mieux utiliser les notes musicales.

Par le passé, on se guidait seulement à l'oreille”, explique Narciso Jaramillo, du groupe Cuero Son y Pambil. Pendant les vacances, la Municipalité d'Esmeraldas, par l'entremise du Conservatoire de Musique, assure la préparation des percussionistes et des danseurs, qui feront partie des groupes locaux.

Les journées de cours se donnent à l'Unité d'Assistance Médicale, de Développement Social et Culturel d'Esmeraldas (Unamydes), au sein de la Préfecture d'Esmeraldas, on enseigne la danse, les arrullos (berceuses) et les chigualos(chants funèbres )à envrion 200 enfants. Un des maitres de chants, Guido Nazareno, enseigne des chansons traditionnelles comme La Caderona, Andarele, Frabriciano, interprétées par des fillettes du cours à la Préfecture d'Esmeraldas. Ce réveil de la culture a reçu le soutien de la Corporation Casa de la Marimba  d'autres agents culturels comme Larry Preciado. Juan Montaño est l'un des écrivains afrodescendant qui insistent fortement sur l'importance de transmettre les savoirs à travers la musique et le chant.

L'écrivain pense que c'est de cette manière que l'on doit raconter encore plus d'histoires de cette Afrique Noire.

 Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

http://www.elcomercio.com/tendencias/danza-musica-esmeraldas-cursos-ninos.html

01 mars 2016

Des personnalités afrocololombiennes écrivent au Président pour une implication de leur peuple à l'élaboration de la Paix

De Choquibtown au Général Moore, ils veulent être entendus, car la guerre a laissé son empreinte la plus forte dans les territoires peuplés par les noirs.

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De ChocQuibTown, au Général Luis Alberto Moore, ils demandent à être reçus au Palais. Au moins 20 afrodescendants de premier rang, parmi lesquels des sportifs, des chanteurs, dans anciens fonctionnaires publics, des acteurs et anciens militaires, ont envoyé une lettre au Président pour que la population afrocolombienne soit prise en compte dans les débat liés à la Paix.

La missive publique envoyée le 16 février dernier (2016) n'a pour le moment reçu aucune réponse officielle (au 23 février).

On peut y lire ceci :

  1. La Paix doit constituer l'aspiration de l'ensemble des colombiens, car d'une manière ou d'une autre, nous avons été victimes d'une guerre fratricide qui a réussi à exister comme le conflit armé le plus long de l'hémisphère ouest.

  2. Nous tous qui appuyons cette missive d'une manière ou d'une autre, avons encouragé la Paix dans notre Pays en offrant tous nos triomphes aux colombiens; c'est-à-dire que nos buts, nos chansons, nos réussites, nos médailles, nos contributions et nos performances n'ont discriminé personne; nos succès n'ont jamais distingué des idéologies, des races, une classe sociale ou toute différence quelconque. Nos triomphes sont ceux de tous les colombiens et appartiennent à tous les colombiens.

  3. Cette guerre nous a tous touché, mais elle s'est acharné sur nos territoires d'origine; que ce soit de la faute du paramilitarisme, de la guérilla et parfois même de l'État, la carte de la guerre s'est lamentablement étendue où vit ou bien plus encore, survit notre peuple.

  4. Toutes les causes de la guerre ont été d'une manière ou d'une autre l'Exclusion : L'exclusion du pauvre, du paysan, de la femme, du rural, du travailleur, de l'autochtone et évidemment de nous les NOIRS ou Afrocolombiens. Par conséquent, la paix tant désirée ne sera formelle que si nous réussissons à passer d'un Pays qui professe la tolérance à un pays qui pratique   l'inclusion, ce qui veut simplement dire d'intégrer activement toutes les populations, les diversités, les territoires et les ethnies, SI et SEULEMENT SI LA DIGNITÉ est garantie; c'est la seule façon d'obtenir une Paix Durable.

  5. Les morts ou les territoires afrocolombiens ne valent pas plus qu'aucun autre mort ou qu'aucune autre région, mais, nous sommes préoccupés du fait qu'ils valent moins, puisque c'est ce que nous pouvons déduire en constatant que nous nous avons fait partie de cette guerre en tant que victimes, et que NOUS NE SOMMES PAS IMPLIQUÉS DANS L'ÉLABORATION DE LA PAIX EN TANT QU'ACTEURS.

  6. Nous, Afrocolombiens, nous voulons et avons le droit de faire partie de l'élaboration et du consensus de La Paix , mais surtout et plus important encore, la Paix a besoin de nous et n'est pas possible sans nous, si ce que l'on recherche est une Paix réelle, au-delà de la formalité de la signature d'un accord.

En conséquence de ce qui a été écri plus haut, tous ceux mentionnés plus bas, vous demandons, à vous notre Président, de nous recevoir au Palais, pour qu'il nous soit permis de faire la seule chose que nous savons faire, que nous aimons faire et qu'on reconnaît que nous avons fait, à savoir contribuer à la Grandeur et à la Paix de notre chère Colombie.

Pour la Paix, attentionément, les colmbiens et colombiennes,

  1. Zulia Mena: Ancienne mairesse de Quibdó.

  2. Gloria Martinez “GOYO”: CHOC QUIB TOWN.

  3. Miguel Martinez “SLOW”: CHOC QUIB TOWN.

  4. Carlos Valencia “TOSTAO”: CHOC QUIB TOWN.

  5. Freddy Rincón : Ancien Joueur de l'Équipe Nationale Colombienne de Football

  6. Faustino Asprilla: Ancien Joueur de l'Équipe Nationale Colombienne de Football

  7. Oscar Borda: Acteur

  8. Hansel Camacho: Acteur, Musicien et Chanteur.

  9. María Isabel Urrutia: 1ère médaillée d'OR Olympique.

  10. Alexis Lozano: Directeur de Guayacán.

  11. Nino Caicedo: Compositeur.

  12. Josefina Klinger: Femme CAFAM 2015.

  13. Edgar Perea: Journaliste et animateur.

  14. Willy García: Chanteur

  15. Harold Angulo “Junior Jein”: Chanteur Urbain.

  16. Jimmy Saa: Chanteur.

  17. Belky Arizala: Top Modèle.

  18. Luis “PACHE” Andrade. Journaliste et animateur.

  19. Ray Charrupi: Chao Racismo

  20. Luis Alberto Moore: Général (R)

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

http://www.las2orillas.co/s-o-s-de-afros-para-que-santos-los-reciba-en-palacio/

23 février 2016

L'encyclopédie des afrodescendants les plus importants de l'histoire en mai prochain

Le document qui sera publié en mai par l'Université d'Oxford a choisi les 150 colombiens afrodescendants les plus représentatifs.

Par: Rédaction Nationale

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Dans trois mois, les visages des 150 colombiens afrodescendants ayant le plus contribué à l'histoire du pays feront le tour du monde. “L'encyclopédie des afrodescendants d'Amérique Latine et de la Caraïbe” est une publication de 2000 articles qui condense le parcours des personnages les plus importants de cette population dans la région et naturellement, la Colombie en fait partie. Le document sera publié en mai à l'Université d'Oxford. 

Plus de 500 ans d'histoire, de profils des premiers esclavisés qui arrivèrent sur les terres américaines aux 15ème et 16èmes siècles et des récits de personnages comme l'ancien footballeur Pelé et la poétesse cubaine Nancy Morejón feront partie de ce livre. L'encyclopédie au final exposera en quelque sorte l'importance de cette race dans le monde.

De nombreux chercheurs spécialistes de cette thématique en Amérique Latine et dans la Caraibe ont pris part à la création de l'encyclopédie. Le chapitre sur la Colombie et celui du Vénézuela a été élaboré par le professeur de l'Université del Norte (Barranquilla) Roberto González Arana, qui est de plus le directeur de l'Institut des Hautes Études Sociales et Culturelles d'Amérique Latine et de la Caraibe.

González affirme que parmi les élus se trouvent Pedro Romero,leader de l'indépendance de Cartagena, Calixto Ochoa, Totó La Momposina et Antonio Cervantes ´Kid Pambelé. Le document relèevera également le rôle joué par les leaders du Palenque à Bolívar, ainsi que des artistes, de musiciens, des politiciens, des littéraires et des sportifs.

Le livre disposera d'une version virtuelle qui incluera de nouvelles personnalités n'ayant pas pu intégrer ce tome.

http://www.elespectador.com/noticias/nacional/enciclopedia-de-los-afrodescendientes-mas-importantes-d-articulo-617490

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

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Le Gouvernement équatorien réaffirme son engagement en faveur des droits des afrodescendants

Guayaquil (Guayas).- Dans la ville où est concentrée le plus grand nombre d'afroéquatoriens, le Président Rafael Correa a signé le Décret Exécutif dans le Cadre de la Décennie Internationale des Afrodescendants.

 

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Le chef de l'état a souligné les avancées réalisées par la Révolution Citoyenne au cours de ces neuf année en faveur des afroéquatoriens, qui représentent 7,2% de la population nationale ; et dont 250.000 vivent à Guayaquil.
Dans son discours, le Président a indiqué que des progrès importants ont été réalisés pour atteindre l'objectif de l'égalité. Dans ce sens, il a précisé que en 2006, le taux de pauvreté dans la population afrodescendante était de 50%, alors qu'il se situe actuellement à 30,8%, selon l'Institut des Statistiques et des Recensements ( Instituto de Estadísticas y Censos -INEC).
Une des autres réalisations, dans l'éducation de base, où en 2015 , 95,4% des enfants afrodescendants fréquentent désormais l'école primaire. Ils n'était que 88% en 2006. Au niveau de l'enseignement supérieur, la scolarisation est passée de 44% en 2006 à 60% en 2015.
En plus des instruments internationaux auxquels le pays a souscris, l'Équateur a approuvé des outils juridiques innovants dans la région, comme par exemple la Loi Organique de Participation Citoyenne, qui garantit et protège les droits des groupes sociaux minoritaires. De même, l'incrimination des délits de discrimination et des actes de haine dans le Code Organique Intégral Pénal; de même que la Loi de Communication, qui protège les citoyens de contenus discriminatoires.
Vous n'êtes les les seuls, mais vous êtes les principaux artisans de votre propre bien-être, de votre progès intégral”, a noté le chef de l'état, qui a ajouté que les afroéquatoriens sont la minorité ethnique qui capitalise le mieux les opportunités qu'offre la Révolution Citoyenne.
Pour conclure, le Président Correa a appellé la population à défendre tout les acquis, car, a-t-il rappelé, l'année 2016 étant une année pré-électorale, les opposants politiques essaieront de discréditer e processus politique. LI/El Ciudadano
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/
http://www.elciudadano.gob.ec/gobierno-nacional-reafirma-su-compromiso-por-continuar-luchando-por-los-derechos-de-los-afroecuatorianos/

21 janvier 2016

Rencontre de 15 organisations afrocolombiennes à Medellín

Une rencontre sans précédent, dénommée Minga Lab, et qui regroupera 15 organisation afrodescendantes de Buenaventura, Cali, Quibdó, Medellín et Tumaco, se tiendra dans la capitale de l'Antiquoia du 25 au 29 janvier prochains.

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Cet événement, appuyé par le programme pour les Afrodescendants et les Indigènes de l'Agence des États-Unis pour le Développement International, USAID, et la Corporation Manos Visibles, sera réalisé en l'honneur de la Minga, une coutume traditionnel précolombienne qui signifie “travail collectif pour le bien de la communauté”.

Prennent part à cette première rencontre, qui se réalisera dans différents espaces publics de la ville,des organisations comme : Tura Hip Hop, EcoManglar, Pacífico Productivo, Telón de Chonta de Buenaventura; Escuela Canalón, Titanio Hip Hop de Cali; Jóvenes Creadores del Chocó, Red Juvenil de Mujeres Chocoanas, Fundación Rancho Aparte, Recrearte, Enamórate del Choco de Quibdó; et Red de Cantadoras del Pacífico Sur, Fundación Changó, Notiparche et PazArte de Tumaco.

Selon Paula Marcela Moreno, Présidente de Manos Visibles: “cette stratégie vise à adapter les contenus et les actions conjointes pour maximiser les efforts et les ressources pour une incidence essentielle qui s'avère bénéfique non seulement pour la formation du leadership, mais aussi pour l'amélioration et le renforcement de l'institutionnalité dans notre Pacifique ”.

Manos Visibles est une fondation dont le but est de renforcer les capacités des leaders qui ont une influence sur les processus de transformation sociale.

Son travail,  apprend-on, a permis de disposer actuellement de plus de 1000 leaders dans différences sphères d'influence, qui ont irradié un grand nombre d'organisations auxquelles les leaders appartiennent et qui se renforcent désormais dans le cadre d'un imminent accord de paix.

 

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

27 décembre 2015

Les afroboliviens demeurent victimes du racisme structurel

Environ un an après avoir quitté ses activités de législateur, l'ancien député afrobolivien Jorge Medina est revenu aux bases et dirige une institution destinée au soutien de la communauté noire dans le pays. 

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Il a récemment visité l'Université de Harvard aux États-Unis où il s'est réuni avec divers dirigeants et représentants afrodescendants et a exposé la nécessité d'en finir avec le racisme structurel qui perdure en Bolivie.


Le symposium  "Afrodescendientes: quince años después de Santiago. Logros y desafíos" (Afrodescendants, quinze ans après Santiago. Réussites et défis)organisé à l'Université siégeant dans le Massachusetts au début de décembre a permis d'évaluer les avancées en matière de lutte contre le racisme et la discrimination, entre autres des demandes et besoins des afrodescendants dans la région latinoaméricaine.


En ce qui concerne le cas bolivien, Medina a exposé les normes législatives obtenues dans ce cadre. La Loi 045 de lutte contre le racisme et la discrimination, dont il est l'initiateur, a été appréciée par les participants compte tenu du fait que la Bolivie est un des rares pays disposant d'une telle norme, après Brésil, Costa Rica et autres.

"La Bolivie se distingue des autres pays parce qu'elle a appliqu. les préceptes de la déclaration de Durban datant de 2001 qui rendaient compte de la nécessité de travailler sur des normes dans chacun des pays des Nations Unies pour éliminer le racisme et la discrimination . Cet événement nous a permis d'analyser et de formuler l'objectif de mettre fin au racisme structurel. En Bolivie, il existe un racisme structurel que nous devons éliminer en 10 ans", a indiqué Medina à l'ANF.

Le racisme structurel est lié selon ses explications, à ces pratiques qui empêchent les afroboliviens de continuer de monter et de progresser dans un environnement dans lequel auparavant on leur refusait l'accès. Il donne l'exemple de cela dans le secteur policier ou militaire qu'ils ne pouvaient pas intégrer ou auquel ils accédaient en très petit nombre. 

"Le racisme structurel demeure présent parce que même si aujourd'hui, il y a des élèves officiers et des officiers originaires du peuple afrobolivien, ils n'accèdent toujours pas à des espaces de hiéarachie supérieure ou sont méprisés ou leurs capacités sont sous-estimées, et qui sont donc destinés à des fonctions de moindre importance, tandis que les fonctions importantes et de décision sont toujours aux mains des mêmes de toujours ", explique-t-il.


L'objectif d'éliminer ce racisme structurel est fixé dans les dix prochaines années, dans le cadre de la décennie des Afrodescendants approuvé par l'Assemblée des Nations Unies pour la période 2015-2024. 

raduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

http://www.opinion.com.bo/opinion/articulos/2015/1221/noticias.php?id=178864

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11 décembre 2015

Profil de l'entrepreneur afrobrésilien en évolution

La jeunesse noire brésilienne vit un changement culturel qui leur permet d'envisager un moyen de jouer un rôle dans une transformation à l' impact social et économique fort.

 

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par Djamila Ribeiro — publi

Feira Cultural Preta exposera les travaux de photographie et d'image dans le cadre d'u des plus importants événements de la culture noire de l'Amérique Latine.

La pratique entrepreuriale s'accentue au Brésil, surtout en ce qui concerne la population noire. A l'heure actuelle, la majorité des entrepreneurs sont des femmes qui ont lancé leurs affaires par opportunité, en contradiction avec la croyance générale selon laquelle les personnes appartenant aux couches sociales détenant des pouvoirs d'achat faibles cherchent à se lancer en affaire par nécessité ou à cause du chômage.

 Environ la moité des entrepreneurs ont moins de 40 ans, et en ce qui concerne les jeunes,  75% d'entre eux entreprennent pour la première fois et la majorité ont fait des études supérieures complètes ou non. 

Il y a un signal selon lequel la jeunesse noire poursuit un changement culturel qui se produit graduellement. Ils sont en train de se rendre compte que l'entreprenariat peut être un moyen de jouer un rôle dans une transformation qui aura un puissant impact socio-éconnomique.

La majorité des business se trouve dans la catégorie MEI (Micro Entrepreneur Individuel), dans les secteurs du commerce, du service, la la mode/vêtements, l'esthétique et l'alimentation. Ces données ont été obtenues grâce à l'Enquête National Noire Entrepreneur ( Pesquisa Nacional Negro Empreendedor) réalisée par Baobá – (Fond de l'Égalité Raciale ) Fundo de Igualdade Racial en partenariat avec l'Institut Instituto Feira Preta, en 2015. 

Selon l'enquête, historiquement, l'acte d'entreprendre a toujours été présent dans le quotidien des noirs brésiliens. Bien avant la formation du concept de l'afro-entrepreunariat, le noir entreprenait pour survivre, par besoin. 

Aujourd'hui, l'entrepreneur noir a dépassé les frontières de la subsistance et cherche à optimiser ses habiletés et compétences en ce qui a trait à son attitude entreprneuriale. De plus en plus, en misant sur la création, l'ouverture et la gestion de ses propres affaires.

Malgré le changement de profil entrepreneurial, l'entrepreneur noir fait toujours face à des difficultés comme le note également l'enquête. Selon le document  “les facteurs qui rendent difficile la croissance et le renforcement de l'entreprenunariat noir, à grande échelle, dans le pays sont publics et une des principales entraves provient du racisme institutionnalisé brésilien ".

"Au-delèa de cela, d'autres raison peuvent être liées aux difficultés vécues par les noirs au moment d'entreprendre. L'économiste Marcelo Paixão, dans une publication électronique en 2013 – Os empreendedores afro-brasileiros: um estudo exploratório a partir da MPE - , souligne qu'il existe d'autres raisons d'ordre général ; comme le manque de planification et de formation administrative/en gestion, l'informalité, le choix d'affaires procurant peu de retours, des conditions d'emplois antérieures fragiles entre autres ”.

En 2013, l'Institut Data Popular a divulgué une recherche  qui indiquait que les consommateurs noirs, une bonne partie faisant partie de ce qu'on apelle la ont brassé environ 713 milliards de Réals en un an. Mais l'étude observait également qu'il existe une demande croissante et une offre insuffisante de produits et services pour répondre aux besoins spécifique d'un nouveau consommateur noir.

La Feira Preta est un exemple de succès dans l'entreprenuneuriat noir. Réalisé au départ à la Place Benedito Calixto, elle réunissait quelque 40 entrepreneurs. Aujourd'hui, la Feira Preta es devenu l'événement le plus important de la culture noire en Amérique Latine.

En treize éditions, il y a eu plus de 120 000 visiteurs, qui ont pu accompagner quelques 500 artistes et 600 exposants de différentes langues, expressions et produits. L'événement se tient le 13 décembre au Palais de Conférences de Anhembi à São Paulo de 12h à 22h.

 

Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com

http://www.cartacapital.com.br/sociedade/o-perfil-do-empreendedor-negro-no-brasil

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10 décembre 2015

1,4 millions d'afromexicains recensés par l'Institut National de la Statistique et de la Géographie du Mexique

Par Blanca Juárez

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México, DF. Selon l'Institut National de la Statistique et de la Géographie (Inegi), il y a 1,4 millions d'afromexicains qui vivent dans le pays (Mexique). Après des années de luttes de diverses organisations afrodescendantes pour que l'organisme les incluent dans son décompte de la population, ce chiffre a été divulgué ce lundi. Cependant, “cela ne réflèete pas véritablement le nombre que nous sommes, car beaucoup préfèrent ne pas assumer cette identité du fait de la discrimination historique que nous avons subi ”, réfute l'activiste.

Selon les résultats de l'Enquête Internationale Intercensitaire 2015, élaborée par l'Inegi, ce secteur de la population représente 1,2% du total, et il y a en tout 705 mille femmes et 677 000 hommes afrodescendants. Une des données à noter indique que seuls 8,9 % de ceux qui ont 15 ans et plus fréquente pl'école et que 53%  des plus de 12 ans participe aux “activités économiques”.

82,1% de la population afro est affiliée à un service de santé quelconque. Le taux de fécondité des femmes qui se reocnnaiissent afrodescendante est de 2,4%, légèrement supérieur au 2,3% national .

À l'organisation México Negro “on s'attendait à de tels résultats”, affirme son président Sergio Peñaloza dans une interview. Avant de réaliser l'enquête, le gouvernement fédéral a dû au préalable mener une campagne de sensibilisation et d'auto-reconnaissance, car refusent de s'identifier comme afro pour éviter les mauvais traitements qu'ils ont souffert selon ses affirmations.

Malgré le décompte, “on est toujours à zéro, car dans la Constitution, nous ne sommes pas reconnus, et en plein début de la Décennie Internationale pour les Afrodescendants ”, a-t-il ajouté. L'Inegi a montré   “beaucoup de résistance à nous compter, et au sein de la Commission Nationale pour le Développement des Peuples Indigènes, de même que dans les Congrès Fédéral et local, il y a une ignorance de ce suejt ”, déplore-til.

Depuis 2010, diverses organisations demandent à l'Inegi de les intégrer dans le recensement des populations. Ce n'est qu'en 2011, lorsque l' ONU a émis une recommandation à ce sujet que l'organisme a accepté d'appliquer une enquête intercensitaire. Malgré cela “ce qu'ils ont fait là n'est qu'un échantillon ”, assure Peñaloza.

De connaitre le nombre d'afrodescendants au Mexique aura des répercussions sur les politiques publiques et par conséquent sur les montants d'argent destinés pour celles-ci.  “C'est pour cela qu'ils ne veulent pas vraiment faire un recensement qui nous inclue tous”, soutient-il.

Le Conseil National de la Prévention de la Discrimination, qui a accompagné à certains moments la lutte des peuples afrodescendants, a célébré le fait que pour la première fois dans le pays on connaisse ce chiffre. Dans un communiqué, l'organisation a admis que l'un des principaux problèmes de cette population est qu'il existe peu d'information sur leurs besoins spécifiques.  

La rareté des données statstiques, d'information sur leur situation économique et sociale, indiquent, pour une part, “le peu de progrès qu'il y a en termes d'inclusion de ce groupe, et d'autre part, ne permettent pas de disposer d'un diagnostic fiable sur les niveaux d'exclusion qu'ils subissent en ce qui concerne l'accès aux droits et aux opportunités”, indique le communiqué.

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

http://www.jornada.unam.mx/ultimas/2015/12/09/habitan-1-4-millones-de-afromexicanos-en-el-pais-inegi-7219.html

09 décembre 2015

Zulia Mena García, mairesse afrocolombienne de Quibdó, femme exceptionnelle

Profil de Zulia Mena García, mairesse de Quibdó, Chocó, et courageuse défenseur des communautés dans la région.

 Zulia Mena García 

Dans une région de Colombie qui fait souvent les manchettes pour ses tristes histoires d'ingouvernabilité, de corruption et d'illégalité, la travailleuse sociale Zulia Mena García (Campo Bonito, Quibdó, 1967) se démarque comme une précieuse exception. La maairesse de Quibdó se décrit comme  “une femme guerrière, heureuse et ayant du caractère ” et elle gouverne avec la conviction que “le développement et la corruption ne sont pas compatibles”.

Selon ses dires à SEMANA, avant de prendre la tête de la mairie en 2011, elle a défendu les droits des afrocolombiens, des palenqueros et des raizales et elle a étudié l'histoire de son peuple. Elle a ainsi compris que la source de tous les maux se trouve dans la marginalisation et la violation des droits de milliers d'habitants. Depuis lors, son objectif a été de “redonner la dignité à mes concitoyens”.

Durant sa gouvernance de la capitale du Choco, elle a plainement réalisé le plan de développement ‘Quibdó Mía’ (Métisse, Indigène et afro) et a exécuté avec succès un programme baptisé  ‘Quibdó legal’, contre l'idée, selon elle, trop commune, que le bien public c'est pour le profit personnel.

Mena García veut que le pays voit “que les chocoanos sont des travailleurs infatigables, des personnes qui surmontent n'importe quelle et veulent vivre en paix ”. Cependant, s'imposer n'a pas été facile pour elle, encore moins en tant que femme.

Sa gouvernance lui a attiré une opposition énergique des partis traditionnels et même, des nennemis qui ont tenté de l'intimider.

 

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

http://www.semana.com/enfoque/articulo/zulia-mena-garcia-alcaldesa-de-quibdo-es-una-mujer-excepcional/452369-3

 

 

06 décembre 2015

IIème Colloque International des Afrodescendants à Oaxaca

 

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Le colloque qui s'est tenu jusqu'au 29 novembre dernier avait pour but de renforcer les liens entre les peuples et communautés traditionnelles de différentes régions et pays d'Amérique Latine.

Des représentants afrodescendants du Brésil, de la Colombie, du Panama, du Honduras, du Nicaragua, du Guatemala, du Venezuela, de la Guyane française, du Chili, de Cuba et du Mexique comme pays hôte, y ont pris part.

Le Gouverneur Gabino Cué était représenté par le Secrétaires aux Affaires Indigènes, Adelfo Regino Montes, a indiqué que cet espace créera un magnifique forum de réflexion et d'analyse sur la situation actuelle et les perspectives du mouvement afrodescendant au niveau continental.

C'est le moment de réfléchir sur les défis en matière de reconnaissance, d'organisation, de législation et de politiques gouvernementales en faveur cet  important noyau qui renforcera les liens et la cohésion entre les Peuples Noirs d'Ammérique, a-t-il indiqué.

Le Peuple Afrodescendant est principalement établi à e Guerrero, Michoacán, Veracruz, Campeche, Yucatán  et bien sûr à Oaxaca, avec plus de 106 communautés installées principalement sur la Costa Chica et dans un pourcentage moindre à la Cañada, Cuenca del Papaloapan et sur l'Isthme de Tehuantepec.

Après un processus de consultation dans l'état, l'initiative de Réforme Constitutionnelle des Droits des Peuples Indigènes et Afromexicain de l'état de Oaxaca, qui recuille les demandes et revendications légitimes du Peuple Afromexicain pour sa reconnaissance intégrale, comme condition nécessaire favorisant la résolution des problèmes structurels de marginalisation de discrimination, de pauvreté et d'exclusion auxquels il a été soumis historiquement. 

Le Premier Secrétaires des Affaires Politiques de l'Amassade de l'Afrique du Sud au Mexique, Mswandile Jiphethu, a reconnu le travail drésolu de Gabino Cué pour la reconnaissance constitutionnelle du Peuple Afrodescendant de l'état.

Le coordinnateur du Colloque, Isidro Ramírez López, a lancé un appel à la LXII Législature de l'État pour obtenir une prompte approbation de l'initiative de Réforme des droits des Peuples Indigènes et Afromexicains. 

 

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

 

http://www.noticiasnet.mx/portal/oaxaca/general/grupos-vulnerables/315428-ii-coloquio-internacional-afrodescendientes

Selon l'ONU, les afrodescendants sont fortement affectés par la crise économique

 

  • Brasília
Yara Aquino - Reporter de Agência Brasil

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À l'ouverture de la réunion sur la Décennie Internationale des Afrodescendants de l'Organisations des Nations Unies (ONU) ce jeudi 3 décembre, le haut commissaire aux droits de l'homme de l'organisation, Zeid Ra’ad Al Hussein, a affirmé que en temps de ralentissement économique, les afrodescendants sont fortement affectés et que l'écart entre riche et pauvres augmente davantage.

 

Selon lui, il est fondamental que les gouvernants implémentent des politiques sociales qui s'adressent aux afrodescendants pour garantir l'égalité des chances à ce secteur de la population.  “Il y a eu du mépris et un manque d'investissement publics dans les quartiers à prédominance afrodescendante. Cela doit être inversé. Réduire les inégalités est fondamental pour atteindre les objectifs de développement adoptés par les leaders cette année ”, a indiqué Hussein, en faisant référence aux Objectifs de Développement Durable qui ont ét convenus par les pays membres de l'ONU.

La Décennie Internationale des Afrodescendants a été proclamée par l'assemblée générale de l' ONU et va de 2015 à 2024. Les thèmes de la décennie sont structurés en trois axes qui sont la reconnaissance, la justice et le développement. Par le biais de son adoption, la communauté internationale reconnait par là que les personnes d'ascendance africaine représentent un groupe distinct dont les droits humains doivent être promus et protégés, selon l'ONU. La rencontre de ce jeudi dernier à Brasília, regroupe des participants de l'Amérique Latine et de la Caraibe et est la première rencontre sur la Décennie Internationale des Afrodescendants.

La Ministre des Femmes, de l'Égalité Raciale et des Droits Humains, Nilma Lino Gomes, a présenté aux participants à l'évnement les actions du gouvernement brésilien pour combattre les inégalités raciales. Elle a indiqué que la perspective du combat de ce type d'inégalité est présente dans les programmes sociaux et dans le modèle de développement adoptés par le gouvernement brésilien. “Au début de cette décennie, 12 noirs sur 100 vivaient dans l'extrême pauvreté au Brésil. En 2014, ce chiffre a chuté à 3,6 et le niveau de pauvreté de la population est tombé à 71%”, a indiqué Nilma.

Parmi les propositions de la Décennie Internationale des Afrodescendants, il y a l'adoption ou le renforcement de lois antidiscriminatoires générales et des actions pour garantir leur implémantation effective, en plus de l'engagement des états à assurer l'accès aux services de santé et d'éducation de qualité aux afrodescendants.

Le représentant du Mouvement Social Afrodescendentes du Venezuela, Diógenes Díaz, affirme que la seule manière d'en finir avec la pauvreté et les inégalités sociales est de changer les modèles sociaux. “C'est un rêve, mais un rêve qui est possible”. Selon lui, il faut créer un forum permanent des afrodescendants aux Nations Unies pour que les thématiques liées à ce groupe soient en débat permanent avec les organisations de la société civile.

 

Édition : Jorge Wamburg
http://agenciabrasil.ebc.com.br/direitos-humanos/noticia/2015-12/onu-ve-afrodescendentes-fortemente-afetados-pela-crise-econoimica
Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com

05 décembre 2015

Le Vénézuela expose ses avancées en défense des droits des afrodescendants

Caracas, 24 Nov. AVN.- Dans le cadre du processus d'intégration sud-américaine impulsé par le Marché Commun du Sud (Mercosur), s'est tenue la Première Réunion des Ministres et des Hautes Autorités sur les droits des Afrodescendants (Rafro) au Paraguay, au cours de laquelle le Vendezuela a présenté les avancées réalisées par le Gouvernement Bolivarien en matière de reconnaissance et de défense des droits de la communauté afrodescendante.

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Le président de l'Institut National Contre la Discrimination Raciale (Incodir), Jesús Escobar, était le chef de la délégation vénézuélienne qui a pris part à ce rendez-vous international, au cours duquel les pays de l'Amérique du Sud ont en plus discuté des politiques à appliquer par le bloc régional pour continuer à valoriser la communauté afroescendante, qui tout au long de l'histoire a été fortement soumise et discriminée par les cultures dominantes.

Parmi les réussites vénézuéliennes ont été notées la réalisation du Congrès International sur la Discrimination Raciale dédiée à Nelson Mandela en  2014; et la création du Centre des Savoirs Africains et de l'Université Polytechnique Territoriale de Barlovento "Argelia Laya" – baptisée ainsi en l'honneur de la députée afrodescendante et activiste sociale–, qui en plus de ses activités académiques et de recherche correspondantes offre des diplome en la matière.

Il a également été rappellé le transfert au Panthéon National des restes symboliques de deux héros indépendantistes afrodescendants, Pedro Camejo "Negro Primero" et "Juana Ramírez La Avanzadora" –première femme d'ascendance africaine à être incluse dans l'enceinte patriotique–, réalisé en 2015 comme contributions faites par le gouvernement pour une juste valorisationde la communauté afrodescendante du Venezuela.

La délégation créole a également relevé la création du Bureau des Affaires Extérieures pour l'Afrique, qui a mené diverses activités académiques et  de liaison avec le continent mêre; de même que la réalisation de la consultation nationale sur la Discrimination Raciale, entre les mois de juillet et Octobre, qui a permis de rendre visible et de disposer de données sur les particularités de la population afrodescendante, tout ceci afin de construire le Plan National pour la Prévention et l'Éradication de la Discrimination Raciale.

Prenaient part à l'événement le Cumbe des Femmes Afrovénézuéliennes (Cumbe de Mujeres Afrovenezolanas), le  Front Cacique Waikaipuru et le Réseau des Organisations Afrovénézuéliennes (Red de Organizaciones Afrovenezolanas), ainsi que des délégués du Brésil, Rolando Barros; de l'Uruguay, Federico Perazza; de la Colombie, de l'Équateur et de la Bolivie, selon une note de presse du Ministère des Relations Intérieures, de la Justice et de la Paix.

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Pour disposer d'une vision claire de la situation de la communauté afrodescendante dans la région, la représentation vénézuélienne a proposé de lier les critères méthodologiques qui servent à la collecte des données dans l'ensemble des pays d'Amérique du Sud.

Une demande de soutien a également .t. faite pour la candidature comme Patrimoine Culturel du Mercosur du projet  "Cumbes, quilombos et palenques: La géographie du Marronnage ("Cumbes, quilombos y palenques: La geografía del Cimarronaje") élaboré pat l'Intitut du Patrimoine Culturel du Venezuela. Ce projet a été présenté au préalable aux Commsissions de la Diversté Culturelle et du Patrimoine Culturel du mécanisme intégrationniste.

L'Assemblée Générale de l'Organisation des Nations Unies a déclaré la Décennie Internationale des Afrodescendants à partir de janvier 2015, centrée sur la protection des droits des personnes d'ascendance africaine, en reconnaissance de ses contributions et sur la préservation de son patrimoine culturel.

http://www.avn.info.ve/contenido/venezuela-expuso-avances-defensa-derechos-afrodescendientes-ante-pa%C3%ADses-del-sur

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

Au Brésil, les inégalités raciales et de genre persistent malgré des améliorations

 

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AGENCE EFE | 

 

 

 

Río de Janeiro, 4 dic (EFE).- Les inégalités raciales et de genre historiques au Brésil se sont maintenues au cours de la dernière décennie dans des aspects comme le niveau de revenu et d'éducation, même si le pays a fait quelques avancées pour commencer à réduire ces brèches, selon une étude publiée ce venddredi par le Gouvernement.

Seuls 17,4 % de la population ayant les niveaux de revenus les plus élevés se définissent comme noire ou mulâtre, même si les afrodescendants représentent 53,6 % des brésiliens, selon le rapport divulgué par l'Institut Brésilien de la Géographie et des Statistiques (IBGE).

Malgré le nombre réduit de noirs parmi ceux qui détiennent les revenus les plus élevés, en 2004 seulement 12,4 % des personnes résidant dans des domiciles avec une revenu médian supérieur à 11.600 réals par habitant  (envrion 3075 dollars) disaient être noirs ou mulâtres.

À l'autre extrême de la balance, les noirs et les mulâtres représentent 76 % des 10 % de brésiliens ayabt les revenus les plus faibles, selon l'étude élaborée sur la base des données recueillies en 2014 par le biais d'un vaste sondage d'un échantillon de domiciles.

Les données révèlent que le total des noirs et mulâtres qui vivaient au Brésil l'an dernier, soit  38,5 % , se trouvaient dans les strates économique les plus basses de la société, alors que en 2004 ce pourcentage était de 41,7 %, ce qui suppose une légère amélioration.

Ces différences raciales se traduisent également dans le secteur de l'éducation, qui de la même manière réflète une certaine amélioration au cours des dix dernières années.

Du total des étudiants noirs et mulâtres de 18 à 24 ans, 45,5 % menaient des études supérieures en 2014, contre 16,7 % en 2004.

En ce qui concerne la population blanche, cette proportion est passée de 47,6 % en 2004 à 71,4 % l'an dernier.

Autrement dit, le pourcentage de jeunes noirs ou mulâtres qui effectuait des études supérieures en 2014 est encore plus faible que celui des blancs qu'il l'était il y a deix ans.

Pour ce qui est des différences de genre, l'IBGE indique qu'une réduction des inégalités au cours des dix dernières années s'est également produite. 

En 2004, les femmes ayant un emploi stable recevaient en moyenne 70 % du salaire des hommes, alors que l'an dernier, cette différence salariale a été réduite de quatre points de pourcentage.

L'étude démontre également que si les femmes consacrent en moyenne 22,3 heures hebdomadaires aux travaux domestiques, les hommes ne le font que pour 10 heures.

Ladite Synthèse des Indicateurs Sociaux publiée également ce  montre d'autres aspects démographiques comme le taux de natalité au Brésil, qui a chuté de 18,6 % au cours de dix dernières années en passant de 2,14 enfants par fenne en 2004 à 1,74 l'an dernier.

Sur la base des données de 2014, au Brésil, l'espérance de vie à la naissance  serait de 78,8 ans pour les femmes et de 71,6 ans pour les hommes.

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

EFE

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La Marimba des peuples noirs de Colombie et de l'Équateur au Patrimoine Immatériel de l'Unesco

Le ministre de la Culture de l'Équateur, Guillaume Long, a indiqué que l'Unesco a félicité l'Équateur pour la qualité du dossier présenté, une enquête menée par l'anthropologue afroéquatorien Pablo Minda.

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La région colombienne du Pacifique Sud et la Province d'Esmeraldas partagent un passé commun, exprimé par leur culture, dans laquelle se distingue la musique, qui vient d'être déclaré Patrimoine Immatériel de l'humanité par l' Unesco.

 

Proposée sous l'inscription 10.COM 10.b.13, elle a été acceptée mercredi dernier en matinée par le Comité InterGouvernemental pour la Sauvegarde  du Patrimoine Culturel Immatériel réuni à Windhoek, capitale de la Namibie.

La marimba est un instrument de percussion, d'origine africaine, ayant la forme d'un xylophone. La déclaration —de patrimoine immatériel — comprend la musique et la danse produits à partir de cet instrument, très utilisé dans les zones d'établissement il y a des siècles, des esclaves qui avaient réussi à fuir et à se libérer de leurs maitres, également connus comme les marrons.

On considère comme patrimoine immatériel les usages, les eprésentations, les instruments et les techniques que les individus reconnaissent et qui sont reproduites constamment de génération en génération par un groupe sur un territoire.

Il s'agit de la troisième déclaration d'un patrimoine immatériel équatorien après la langue zápara en 2008 et la technique d'élaboration du sombrero de paille toquilla, en 2012.

Produite de manière conjointe, la déclaration est le fruit d'un travail binational qui a initié le premier Cabinet binational tenu entre le gouvernement Rafael Correa et celui de Juan Manuel Santos qui se sont réunis à Tulcán en 2012.

Le ministre de la Culture de l'Équateur, Guillaume Long, a expliqué que l'Unesco a félicité l'Équateur pour la qualité du dossier présent, une enquête menée par l'antropologue afroéquatorien Pablo Minda.

L'ambassadeur de Colombie en Équateur, Fernando Panesso, a rappellé que  “les frontières sont inventées par les hommes ”, mais la musique appartient aux mêmes personnes, une façon de dire que, même si deux pays sont impliqués, le patrimoine inscrit appartient à un même peuple . Et il a relevé que la marimba est un instrument qui suppose un respect de la nature.

La déclaration sauvegarde les possibilités de maintenir le transfert générationnel. Sadia Sánchez, représentante de l'Unesco pour la Bolivie, l'Équateur, la Colombie et le Venezuela, a pour sa part souligné que la déclaration aidera à donner une plus grande notoriété à la et entrainera une prise de conscience sur son importance. Elle a ajouté que l'Équateur a une des politiques publiques patrimoniales les plus avancées en Amérique Latine.

Selon ce que rappelle le musicien Lindberg Valencia, la musique produite avec la marimba est millénaire et exprime la spiritualité des religions africaines. En 2001, ajoute-t-il, on avait déjà tenté d'inscrire la marimba comme patrimoine immatériel, sans succès à cette occasion.

La declaration coincide avec la première année de la décennie afrodescendante qui a été déterminée par l'ONU pour  2015 à 2025. Dans le cadre de la Décennie, le Ministère de la Culture a déjà réalisé diverses activités comme la Route du Marron (Ruta del Cimarrón. I)

 http://www.telegrafo.com.ec/cultura1/item/la-musica-de-marimba-declarada-patrimonio-inmaterial-de-la-humanidad-por-la-unesco.html

 

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

04 décembre 2015

Pérou : première condamnation pénale pour discrimination raciale contre une afropéruvienne

Lima, nov. 26. Azucena Asunción Algendones, la première citoyenne afropéruvienne à avoir reçu une sentence favorable dans une affaire de discrimination raciale au Pérou a déclaré que cette décision judiciaire a fait valoir sa dignité.

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"Au début, personne ne voulait s'occuper de mon cas et j'ai de nombreuses fois pensé à tout arrêter; mais j'ai eu la force et le soutien de ma famille et d''institutions comme le Ministère de la Culture, le Défenseur du Peuple et des médias qui m'ont accompagné sur le long chemin pour faire respecter mes droits", a-t-elle indiqué.
Accompagnée par la Ministe Adjointe en charge de l'Interculturalité, Patricia Balbuena; de la directrice de l'ONG Centre de Développement de la Femme Noire Péruvienne (Cedemunep), Cecilia Ramírez; et de son avocat Iván Cárdenas, elle a déclaré être réconfortée par le fait qu'il s'agisse de la première condamnation pour délit de discrimination raciale, pour un dommage subi en 2012 sur son lieu de travail dans la région de Junín.
Une de ses consoeurs l'avait traité de "negra cocodrilo"(noire crocodile) à cause de sa couleur de peau, et le 20 mars 2012, ses collègues avaient même échangé sa photo de contrôle du personnel, pour que, au moment d'enregistrer son entrée, ce soit une photo de singe qui aopparaisse plutôt que sa photo.
Dès le jour de l'agression verbale, Azucena entama une procédure à l'intérieur de Sedam Huancayo, une entreprise de services d'eau potable et d'égouts de la Municipalité d'Huancayo, dans laquelle s'est produite l'agression. 
Malgré l'existence de rapports et de documents qui corroboraient l'acte de discrimination, ses employeurs municipaux choisirent de ne pas sanctionner la personne dénoncée. 
Justice ne lui étant pas faite dans le cadre de la procédure à l'intérieure de l'entreprise, elle présenta une dénonciation pénale à la commission du délit contre l'humanité - sous la forme d'une discrimination - contre le Directeur Général et du Chef des Ressources Humaines et des Relations Industrielles de Sedam Huancayo, pour avoir en quelque sorte entériné un ensemble d'attitudes et de dispositions hostiles et préjudiciables à son détriment. 
Le 13 novvembre dernier, le Deuxième Juge Pénal Liquidateur de Junín a en première instance condamné les accusés à trois ans de prison préventive et à 5 000 Soles de réparation civiles. 
 
Cette condamnation a été réconfortante", a indiqué Azucena Asunción Algendones au cours d'une conférence de presse.
 
En mars 2013, nous avons reçu la dénonciation d'Azucena via la plateforme Alerta contra el Racismo, qui à ce jour a recueilli 151 signalements de discrimination raciales et ethnique légales, et nous avons fait le suivi des cas comme celui d'Azucena, qui établit une jurisprudence, du fait qu'il s'agit de la première sentence avec sanction pénale pour le délit de discrimination raciale, a expliqué la vice-ministre en charge de l'Interculturalité, Patricia Balbuena.
 
C'est la première fois qu'un jugement de délit de discrimination raciale est prononcé  dans le pays, puisque jusqu'à présent, les seules sentences pénales pour discrimination raciale avaient été émises pour des affaires de handicap. Cette décision judiciaire constitue un précédent fondamental pour la lutte contre le racisme et en favor de l'exercice plein du droit à l'égalité et à la non discrimination à cause de l'origine, de la race, de la langue ou des coutumes. 
Il est également pertinent de relever que cette sentence représente un acte de revendication pour la population afropéruvienne historiquement discriminée dans notre pays. 
 
Personne ne nait raciste. C'est nous qui formons des racistes. Nous croyons que les expressions racistes sont normales et nous ne nous rendons pas compte qu'il y a des personnes comme moi, qui soufre de chaque attaque. Nous sommes des êtres humains, mais nous n'avons toujours pas appris à nous respecter”, a indiqué Azucena, qui a ajouté qu'elle ne de demandera pas de réparation civile, puisqu'elle a retrouvé sa dignité.
(FIN) AND/ ASH
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/


Publié le 26/11/2015 http://www.andina.com.pe/agencia/noticia-sentencia-contra-discriminacion-racial-reivindica-dignidad-a-mujer-afroperuana-586698.aspx

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