01 juillet 2009
Échanges entre des Universités noires brésilienne et américaine
Bruna Tiussu – Spécial pour Estado de S. Paulo
Photo : SERGIO NEVES/AE
Grâce à un anglais de base, appris dans un cours payé par le supermarché ou elle travaillait comme caissière, Sandra das Neves âgée de 28 ans a connu les États-Unis en avril dernier. Ayant grandi dans la Favela Santa Inês, dans l’Est de São Paulo, elle représentait la Faculté Zumbi dos Palmares à la Xavier University of Louisiana, dans le cadre d’une visite faisant partie de l’accord entre les deux universités qui servent une clientèle noire.
“C’est un autre monde”, affirme l’étudiante en Gestion Financière. “Ici, nous avançons comme des survivants. Le noir américain travaille dans n’importe quelle domaine, c’est tout à fait normal!”
Au cours de ce mois, l’Université Zumbi a reçu le premier contingent de la Xavier. L’américaine Cassandra Shepard, 20 ans, étudiante en Histoire partage la même impression que Sandra concernant les disparités.
“Nous nous consacrons uniquement aux études et nous sommes formés à l’âge de 23 ans, l’âge auquel les étudiants de la Zumbi commencent leur cours. Eux ils doivent se démerder pour payer la faculté, nous nous avons le soutien de l’État.”
Institution particulière créé en 2002, l’Université Zumbi, située dans le nord de São Paulo est la première faculté pour noirs du pays. Elle compte 1800 étudiants. Fondée en 1915, la Xavier University de Nouvelle Orléans compte 4100étudiants et n’est que l’une des 105 universités américaines historiquement noires.
Si aujourd’hui, les États-Unis ont pour président Barack Obama, diplômé de Columbia et de Harvard, durant la ségrégation, principalement, les institutions comme la Xavier University étaient la seule possibilité pour les noirs d’accéder à l’enseignement supérieur. Le révérend Martin Luther King, Prix Nobel de la Paix, et le cinéaste Spike Lee ont été formé dans des universités ayant ce profil.
Bien que le Brésil soit le pays comptant la plus forte population noire en dehors de l’Afrique – 92 millions de personnes, y compris les noirs et les métisses, selon l’IBGE –, les noirs estiment que les institutions d’enseignement supérieur n’accordent pas un espace suffisant à la question raciale. “Il s’agit là d’une des responsabilités de la Zumbi.
Nous sommes en train de mettre en place un Centre d’Études Africaines en suivant le modèle de celui existant à la Xavier University. Nous voulons construire un patron de curriculum et administratif adéquat pour notre public”, indique le recteur José Vicente. “Nous ne pourrons parler de la fin de la discrimination que lorsque le noir pourra agir en tant qu’acteur social et non en tant qu’auxiliaire, comme aux États-Unis. Et nous nous devons calquer leur système éducatif.”
Aujourd’hui ouverte à tout type de public, la Xavier University compte toujours 70,3% d’étudiants afroaméricains. Le partenariat, soutenu par le consulat des États-Unis et de l’Association Alumni, est le premier signé par cette université avec une autre institution pour noirs. “L’Université Zumbi est jeune et peut beaucoup apprendre de l’expérience que nous avons accumulée”, indique le docteur en Histoire Wendy Gaudin.
Cassandra, Wendy et une autre étudiante, Morgan Valerie, ont visité São Paulo, Santos et Salvador. “Nous avons vu le candomblé et je me suis posé la question de savoir pourquoi les noirs de mon pays n’ont pas quelque chose de pareil. Les noirs américains sont américains”, affirme Wendy.
Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga
http://www.estadao.com.br/noticias/suplementos,brasil-eua-via-africa,395511,0.shtm
29 juin 2009
Humour Afrobrésilien
Ton téléviseur est aussi en noir et blanc?
Non, on n'y voit que du blanc.
Traduction du portugais : Guy Everard Mbarga
27 juin 2009
Blacks, beurs et diplômés, de la France au Canada

LE MONDE 2 | 26.06.09
De notre envoyée spéciale à Montréal
Leur réussite a un petit goût de revanche. Sûr qu'elles n'auraient jamais obtenu ça en France. Cette vie aisée à l'américaine. Du " vu dans les séries télé " devenu réalité. Tailleur chic, brushing et manucure, club de gym trois fois par semaine, verre d'après boulot dans des cafés branchés, escapades régulières à New York, appartement confortable et bien situé… En France, Tania Théodose et son amie Karine Andenas, 27 et 34 ans, étaient des Antillaises à la recherche désespérée d'un emploi correct. Montréal, en deux ans, les a transformées en " jeunes cadres dynamiques ". Employées par des cabinets de recrutement spécialisés dans l'informatique, elles ne boudent pas leur plaisir lorsqu'il s'agit d'évaluer leur revenu annuel (autour de 50 000 dollars), ou d'évoquer leur échappée belle loin d'une France qu'elles jugent " bloquée ".
Cette ascension sociale, bien des jeunes diplômés français appartenant aux " minorités visibles " viennent désormais la chercher au Canada. En France, elle leur semble hors de portée. Nous retrouvons Tania et Karine pour un café dans le quartier montréalais des affaires, petit New York propret alternant façades de verre et restaurants design. Elles sortent de leurs bureaux respectifs, très executive women, encore affairées.
A son arrivée, Tania, née en Guadeloupe, avait une maîtrise de psychologie et un master en ressources humaines. Karine, Martiniquaise, un diplôme (bac+5) d'école de commerce. " Quand j'ai cherché un stage, c'était frappant, se souvient la première. J'avais de l'expérience, la personne était très agréable au téléphone. Mais une fois dans la salle d'attente, je notais des regards surpris, puis je sentais un ton particulier lors des entretiens… "
Karine, elle, s'était vu conseiller par le bureau des stages de son école de commerce de retirer la photo de son CV, puisqu'elle avait " la chance d'avoir un nom qui sonnait français ". " La semaine suivante, j'ai eu cinq rendez-vous. Ça fait réfléchir… Cela dit, j'avais pas mal d'entretiens, mais ensuite ça s'arrêtait. Etait-ce parce qu'il y avait un candidat meilleur que moi ? Ou parce que j'étais noire ? C'était lourd, ce questionnement. Ici, dans ma vie professionnelle, je ne me suis jamais posé la question. Je ne suis plus dans le soupçon. "
Toutes deux ont trouvé rapidement un emploi, se sont senties jugées sur leurs compétences et leur personnalité, quand, en France, elles avaient le sentiment d'être perçues comme des personnes noires, antillaises, " avec des origines ". Bref, pas totalement françaises. " Et ça, ça donne sacrément envie de s'en aller !, lance Karine. Vous savez, parmi mes amis d'enfance, qui ont tous des bac+5 et des MBA, aucun n'est en métropole, ils sont tous à l'étranger. Voilà ce que la France perd. "
Impossible de savoir, faute de statistiques ethniques, combien les entreprises françaises " perdent " de Karine et de Tania, chaque année, au profit de l'économie canadienne. Combien de jeunes Français diplômés du supérieur, bac+2, bac+4, bac+6, dont les parents sont originaires du Maghreb, d'Afrique, des Antilles, qui se sentent pleinement français mais ont l'impression de ne pas avoir tout à fait leur place dans l'Hexagone, sont recrutés ici. " Les employeurs canadiens les trouvent plus motivés, plus décoiffants que les autres. Peut-être parce qu'ils ont une revanche à prendre… ", nous avait, en France, confié Jalil Erik Sadiki, à la tête du Pôle emploi international – le réseau public français de placement à l'étranger.
Ces jeunes se fondent dans la masse grandissante des Français qui gagnent le Canada, et toujours prioritairement le Québec. La plus grosse vague d'immigration française depuis les années 1960, nous assure-t-on. L'opération " Destination Canada ", menée depuis trois ans par des recruteurs canadiens en France, attire facilement 15 000 candidats à l'expatriation en quête de nature et de grands espaces, d'une économie moins engluée dans la crise, où l'esprit d'entreprise est valorisé.
En 1998, au Québec, on dénombrait 6 400 travailleurs résidents, temporaires ou permanents. Ils sont aujourd'hui plus de 15 000. Et le Programme vacances-travail (PVT), qui permet aux 18-35 ans de se passer pendant un an de permis de travail, fait chaque année davantage d'émules : 7 000 jeunes en 2007, 12 000 en 2009, un nombre de places limité et épuisé quelques mois à peine après l'ouverture des inscriptions. Parmi les jeunes, très diplômés pour la plupart, qui sautent le pas, beaucoup sont issus de la diversité, remarque-t-on de toutes parts.
UN MIROIR PEU FLATTEUR
Pourquoi quittent-ils leur pays alors même qu'ils sont armés pour affronter le marché du travail ? Quels espoirs placent-ils dans cette nouvelle vie en Amérique du Nord, qui ne pourraient être entretenus en France ? Le discours de ceux que nous avons retrouvés à Montréal est comme un miroir tendu à la société française. L'image qu'il reflète s'avère peu flatteuse. Que d'amertume chez ces jeunes Français de la diversité, qui nous disent être partis dans le " ras-le-bol ", le " rejet ". Le " dégoût ", même, de leur pays ! Ils " étouffaient ", ont fui les discriminations au travail et dans la vie de tous les jours, tous ces " stéréotypes " qui leur collaient à la peau, un sentiment désagréable de passer pour " responsables de tous les maux de la société ", voire les " boucs émissaires de Sarkozy "…
Il y a six mois tout juste, Lotfi Mahfoudhi a débarqué de sa cité des Minguettes à Vénissieux près de Lyon pour échapper, dit-il, à l'intérim à vie en usine, seul débouché trouvé à son bac+2. Et rejoindre sa sœur, bac+5 en marketing, qui avait traversé l'Atlantique quelques années auparavant. Quand il se promène dans les rues de Montréal, il lui arrive de tomber sur des vieux copains de lycée, originaires d'Afrique du nord comme lui, que leur DUT ou BTS ne menaient nulle part en France. " Ici, j'ai plusieurs fois passé des entretiens avec des recruteurs maghrébins. Déjà, ça change… J'ai trouvé en un mois un emploi de commercial chez un loueur de voitures. Mais surtout, il n'y a plus cette impression d'être pointé du doigt, cette suspicion. Quand je veux sortir, je choisis la boîte où je veux aller ! Chez moi, il n'y en avait qu'une de possible. Je ne suis plus contrôlé quatre fois par semaine dans la rue. Je me sens soulagé, libre. En France, il y avait toujours des barrières, dans tous les domaines de la vie. "
Dans les bureaux spacieux de KPMG, une grosse société de conseil dont il est l'un des dirigeants, Mohammed, la trentaine, nous reçoit, mais ne tient pas à ce que son nom soit cité. Parce que justement, s'il est au Québec, c'est pour être lui-même, " le consultant. Pas la personne d'origine maghrébine, le beur qui a réussi ". Costume bleu marine, lunettes transparentes et montre spectaculaire de businessman, Mohammed raconte avoir quitté Dugny, en Seine-Saint-Denis, pour compléter sa formation à HEC Montréal. " En France, j'ai été un temps consultant dans le domaine financier. Quand je me présentais au nom de ma boîte quelque part, il y avait toujours une minute d'étonnement. On regardait mon nom sur le badge, et c'était comme si quelque chose ne collait pas… Les mentalités ont un siècle de retard ! On parle encore des gens d'origine ceci ou cela, sans accepter le fait qu'ils sont français. Ici, on vous traite pour ce que vous êtes, ce que vous valez. "
Ce qu'elle vaut vraiment, Karine Tchana, la trentaine, bac+5 en développement du médicament, est tout autant décidée à le savoir. Pas le genre à se laisser brider par une histoire de couleur de peau. Ni par un régime d'ailleurs. C'est dans un salon de thé, devant un gâteau plutôt dense en chocolat, que la chef de projet de chez Schering-Plough (" une firme anglophone dans laquelle on n'a pas l'impression qu'en grimpant vers le sommet, tout le monde devient blanc ") se confie : " Ici, tout est possible. Sky is the limit. C'est à moi de décider quelles sont mes limites, pas aux autres. " Sa carrière, à Montréal, connaît une trajectoire fulgurante. " En France, il y a tellement d'a priori qu'à partir du moment où on vous a vu, on n'attend plus grand-chose de vous. En fac, au niveau maîtrise, on s'étonnait même que je m'exprime bien ! Le Canada est une terre d'immigration. On est tous des immigrants, d'hier ou d'aujourd'hui. Dans ma tête, ça fait une différence. "
Repartir de zéro dans une méritocratie, dans une société multiculturelle où la couleur de la peau ne compromet pas les chances de faire ses preuves. Voilà ce que ces jeunes semblent être venus chercher au Canada – dont la gouverneure générale est noire. Rachida Azdouz, vice-doyenne à la faculté de l'éducation permanente de l'université de Montréal, connaît bien ces nouveaux arrivants. " Ils sont dans une espèce de lassitude par rapport à cette société française qui ne se régénère pas, qui est un peu bloquée dans ses stratifications sociales. Ils viennent en Amérique du nord prendre l'ascenseur social. Se délester du poids de leurs origines, qu'ils traînent comme un boulet en France. De cette image d'une immigration qui serait incompatible avec la modernité. On dit que c'est parce qu'ils ne se sentent pas français qu'ils partent ? Faux ! C'est au contraire parce qu'ils se sentent français et veulent l'être pleinement ailleurs, là où cette francité n'est pas niée. "
Problème. Ces origines, actuellement, les rattrapent, note la chercheuse. " Jusque dans les années 1980, ils étaient amalgamés aux Français de souche. Mais depuis le 11-Septembre, depuis notre crise du foulard islamique qui resurgit régulièrement, depuis les émeutes de 2005 en France et l'importante vague d'immigration d'Africains et de Maghrébins, conséquence de la politique québécoise favorisant la francophonie, voilà que ces jeunes Français de la diversité sont de nouveau associés à leur pays d'origine ! On recommence, ici, à les percevoir comme des maghrébins, des musulmans, pas seulement comme de “maudits français”. On recommence à hiérarchiser les francophones, il y aurait les plus intégrables et les autres. Naissent des problèmes de discriminations, même s'ils sont sans commune mesure avec ce qui peut s'observer en France. "
Confirmation à l'Union française de Montréal, ou à l'Ampe-Citi, deux associations qui œuvrent pour l'intégration des Français. Depuis deux ans, en même temps qu'une forte arrivée de jeunes de la diversité, elles observent leurs difficultés croissantes d'insertion sur le marché du travail montréalais. De fortes déceptions. Et pas mal de retours. Ironie de l'histoire : ces enfants d'immigrés souffrent non seulement de préjugés liés à leurs origines, mais aussi de la réputation faite aux Français en général – arrogants, geignards, ayant une formation trop académique et manquant de sens des affaires. Le contexte économique se dégrade. Le Québec fait face à un taux de chômage important – près de 10 % à Montréal.
Bref, ce n'est pas l'eldorado, nous répète-t-on à l'envi. Pourquoi restent-ils, alors, et continuent-ils de conseiller à leurs amis, frères et sœurs, d'emprunter la même voie ? Parce que ici, finit-on par saisir, ils peuvent s'imaginer un avenir. Parce qu'ils ont le sentiment qu'à force de volonté, les portes s'ouvriront. Certes il faut adapter ses techniques de recherche d'emploi, son CV, apprendre à " réseauter ", accepter un premier emploi déqualifié et harassant payé 7 dollars canadiens net de l'heure (4,50 euros) pour justifier d'une première expérience canadienne, s'accommoder d'un marché du travail hyperflexible, des deux semaines de vacances réglementaires… Et souvent compléter ses études par une formation locale, très appréciée des employeurs.
Anticipant les problèmes d'intégration professionnelle, les Français de la diversité débarquent d'ailleurs de plus en plus jeunes à Montréal, pour y faire leurs études, ou les parachever. L'un des fils de Philomène Fowo, que nous croisons, est à l'Ecole d'administration publique, l'autre à Polytechnique. Elle travaille à Paris dans une antenne d'information pour l'emploi des jeunes. Voit de près les difficultés pour les jeunes issus de l'immigration. Et veut quoi qu'il en coûte au budget familial " protéger " ses enfants de tout cela. Son obsession de chaque jour. " Cela me hante. Et me rend amère. Quand j'observe ce qui se passe au Canada, je me dis que je n'en serais pas là si j'avais choisi ce pays plutôt que la France, lorsque j'ai émigré du Cameroun. Là-bas, au Québec, nos enfants sont mieux regardés que dans leur propre pays ! "
26 juin 2009
Michael Jackson Has Died at Age 50
Reports Confirm Michael Jackson Dead At 50
By News One June 25, 2009 5:10 pm
L.A. Times reports the pop star wasn’t breathing when the ambulance arrived. Full story | Video
Slideshow: Thrilling times
Click to see pictures from the highs and lows of Michael Jackson's career.
Vote: The greatest pop star ever?Reports: Michael Jackson has died








Entertainer Michael Jackson has died after 
being taken to a hospital on Thursday after suffering cardiac arrest, according to multiple reports including the Los Angeles Times and the Associated Press. CNN has not confirmed his death
.
22 juin 2009
L’inclusion des critères raciaux dans les recensements en débat à Brasília
Une campagne valorise la culture noire à São Paulo
Bien que le mois officiel de la commémoration se situe en novembre, les actions de valorisation et de promotion de la culture noire ont déjà débuté pour le Secrétariat d’état de la Culture de São Paulo, qui a lancé une campagne photographique intitulée "África em Nós". La campagne vise à souligner l'influence africaine au sein de la société brésilienne.
Ouverte aux photographes professionnels, amateurs et aux étudiants en photographie, la campagne invite la population à prendre un appareil photographique et à filmer des expressions et des scènes représentant l’influence de la culture noire dans le quotidien et qui font ressortir l’importance de la valorisation sociale des afrodescendants.
Sous la tutelle du photographe Walter Firmo, la campagne réunira les 100 meilleures images envoyées par la population dans un livre, en plus de les exposer lors d’une mostra spéciale dans le cadre de la programmation culturelle du Mois de la Conscience Noire.
Les personnes intéressées à participer à la campagne "África em Nós" pourront envoyer leurs photos jusqu’au 15 septembre directement sur le site de la campagne: www.africaemnos.com.br . Un maximum de 10 photos par participants sera accepté. Toutes les images envoyées seront exposées sur le site et une commission jugera les meilleurs travaux. L’évaluation tiendra compte des critères de créativité, d’originalité, d’esthétique, de qualité photographique (technique), de la pertinence du message de prévention et de la qualité informative.
Selon le Secrétariat de la Culture, la campagne a pour but de valoriser l’héritage africain et la diversité des brésiliens. L’action compte sur le soutien du Conseil de la Culture pour les Genres et les Ethnies du Secrétariat d’État de la Culture. On s’attend à recevoir plus de 50 000 images d’ici la fin de la campagne.
En plus de la divulgation sur son propre site, la campagne "África em Nós" sera également diffusée par le biais d’affiches, distribué dans toute la ville illustrées de photographies de Walter Firmo. Des brochures seront également produites qui expliqueront le règlement complet et dans lesquelles sera insérée une fiche d’inscription. La campagne sera également diffusée via internet, dans les réseaux sociaux tels que Twitter, Orkut et Flickr.
Source : Fundação Cultural Palmares
Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga
21 juin 2009
La Sénatrice Afrocolombienne Piedad Cordoba honorée à Newark
Par Karen Juanita Carrillo
Le 29 Mai dernier, la Sénatrice Afrocolombienne Piedad Córdoba a effectué un voyage à Newark dans le New Jersey où elle a été honoré par la Fondation Norma Lozano Jackson (http://NLJF.org), une organisation à but non-lucratif, pour son travail en tant que négociatrice pour la paix en Colombie, un pays miné par les conflits.
La Sénatrice Piedad Córdoba en compagnie du Dr Norma Jackson de la NLJ Foundation.
Crédit Photo: Karen Juanita Carrillo
La Sénatrice Córdoba est une avocate de métier et comme l’a indiqué le Dr. Jackson lors de sa présentation, “la Sénatrice Cordoba est reconnue pour ses efforts incessants en vue d’obtenir l’inclusion des minorités dans tous les domaines de la société ... L’accord humanitaire qui permettrait la libération de l’ensemble des personnes actuellement prises en otage dans les forêts de la Colombie fait partie du combat quotidien de la Sénatrice. Elle s’oppose fortement à une solution militaire au conflit armé en Colombie. ”
“La Sénatrice Cordoba a été victime de plusieurs tentatives d’assassinat, elle a été prise en otage à deux reprises et forcée à l’exil au Canada pour avoir critiqué le long conflit armé en Colombie ,” a ajouté Jackson.
Piedad Esneda Córdoba Ruiz – la nièce de Diego Luis Córdoba, le leader politique à l’origine de la création de l’état du Chocó – est devenue célèbre dans son pays en tant que principale personnalité soutenant un processus de paix qui a contribué à faire libérer des otages civils piégés dans les affrontements qui opposent le gouvernement aux forces de la guérilla.
En 2007, le président de la Colombie Álvaro Uribe a nommé Córdoba médiatrice officielle du Gouvernement dans le but d’aider à libérer les otages détenus par les groupes tels que les FARC (Forces Armées Révolutionnaires de Colombie) et l’ELN (Armée de Libération Nationale). Mais alors que Piedad avait avait lancé les négociations et invité le Président Vénézuélien Hugo Chávez à la soutenir, l’administration Uribe fit marche arrière et cessa de soutenir ses efforts.
Ensemble, la Sénatrice Córdoba et le Président Chávez ont pu négocier la libération d’au moins 22 otages, avec le soutien du Comité International de la Croix-Rouge et du soutien logistique du Brésil (le gouvernement affirme que les rebelles détiennent environ 700 otages sous leur contrôle). Et le groupe de Piedad, Colombianos por la Paz/Colombiens pour la Paix (www.colombianosporlapaz.com) est devenu une voix importante dans le combat pour la négociation pacifique dans la guerre civile en cours en Colombie. L’organisation s’est prononcée contre la méthode actuelle du gouvernement Uribe qui consiste à se battre pour la paix en attaquant les guérillas avec l’armée de la nation.
“Le gouvernement doit vraiment faire un choix logistique pour travailler pour la paix, mais ils ne l’ont pas encore fait, car Uribe est plus intéressé à libérer les otages par la voix militaire,” m’a affirmé la Sénatrice Córdoba au cours d’une conversation.
“Du côté du gouvernement, le discours en faveur de la paix est tout simplement absent – même si la majorité des Colombiens veulent la paix.”
La Sénatrice indique que Uribe a gagné des admirateurs aux États-Unis, même parmi les Colombiens qui résident désormais ici. Elle croit que, du fait que ces Colombiens ne vivent plus dans leur pays natal, ils doivent depuis se fier aux images médiatiques de Uribe, qui le dépeignent comme une personne qui apporte la sécurité dans le pays.
Cependant, si l’administration Uribe a apporté une plus grande sécurité dans certaines régions, elle a ostensiblement contenu les combats contre les guérillas dans d’autres régions. Et la majeure partie de ces régions se trouvent dans des districts comptant de fortes populations AfroColombiennes. “La majorité des victimes de l’attitude adoptée par le gouvernement sont des Afrocolombiens,” indique la Sénatrice.

Durant son séjour aux États-Unis, la Sénatrice a rencontré les représentants de la National Association for the Advancement of Colored People (NAACP) et ceux de TransAfrica auxquels elle a demandé d’apporter leur appui aux pressions de son organisation en faveur de la paix en Colombie.
Le Groupe de la Sénatrice, Colombianos por la Paz, a récemment fait face aux obstacles de la part des medias Colombiens à cause de leur tenacité dans la lutte pour la paix: “Le gouvernement nous a étiqueté comme étant des terroristes, mais nous avons réussi à inculquer aux Colombiens l’idée selon laquelle nous ne pouvons pas vivre en paix alors que 50 000 personnes ont disparu ou alors que six millions de personnes ont été déplacées de leurs terres. Notre argent sert à financer la guerre, plutôt que de construire des écoles et des hôpitaux. Nous avons fait comprendre aux gens que nous devrions au moins avoir un dialogue à ce sujet.”
Traduit de l’Anglais par Guy Everard Mbarga
Fête des pères : Obama et ses filles sortent prendre une glace













À lire sur Basango, le coin de convergence des cultures africaines
1 - Les Afroboliviens disent stop à la discrimination
2-Epsy Campbell comme Barack Obama?
3- Entrevue de l’activiste AfroPéruvien Jorge Ramírez
4-Les AfroUruguayens visibles grâce au Carnaval
5-Forum de la Femme Afro Hondurienne
6-Les Garifunas rencontrent les représentants du Pnud
7- Le Brésil face à l’élection d’Obama
8-L’histoire cachée et oubliée des noirs en Argentine
9-Des femmes afroéquatoriennes se regroupent pour devenir propriétaires
10-L’enseignement de l’histoire des afroéquatoriens
14 juin 2009
Sessilee Lopez dans Vogue Allemagne et Vogue Italie
13 juin 2009
Scènes de vie : afropéruviens
Photos : “Afroperuanos”, exposition de Martín Alvarado au Musée des Arts et des Traditions Populaaires à Lima
08 juin 2009
Humour Afrobrésilien
Le père : Et toi, qu'est-ce-que tu veux faire quand tu seras plus grand?
Le Fils : Survivant !
Traduction du portugais : Guy Everard Mbarga
Désirée Rogers et Valerie Jarett dans Capitol File Magazine
Valerie Jarett est conseillère Senior de Barack Obama, tandis que Désirée Rogers est la Secrétaire Sociale de la Maison Blanche
Activités de la Ministre afrocolombienne Paula Moreno Zapata
La ministre de la culture durant la cérémonie
de remise d'intruments à Tesalia
Une représentante des communautés afrocolombienne, la mairesse de
Cartagena Judith Pineda, et le parlementaire membre du Black Caucus américain
Gregory Meeks
La ministre de la Culture, Paula Moreno, en compagnie de la première
dame de Huila, Sandra Marcela Rubio, et du maire de Garzón, Édgar Bonilla
lors de l'inauguration de l'auditorium Culturel de Garzón
La mairesse de Cartagena Judith Pineda, le parlementaire américain Gregory Meeks
et Paula Marcela Moreno lors de Commission Intersectorielle de la population afrocolombienne,
raizal et des palenque
À Hobo (Huila), la Ministre inaugure officiellement la bibliothèque de la ville


































