(AFP)– RIO DE JANEIRO — Les personnes de peau noire ou métisse, qui représentent la majorité de la population au Brésil, ont un accès plus faible aux professions les mieux rémunérées du pays, selon les chiffres du recensement de 2010 qui reflètent la réalité de cette société qui a aboli l'esclavage il y a 124 ans.
Des données receuillies par le journal O Globo de samedi dernier montrent que sur les 438 professions listées dans le recensement, dans seulement 16 (4%), le revenu moyen des travailleurs noirs dépasse celui des blancs. Dans le cas des femmes, elles gagnent plus que les hommes dans 49 des carrières (11%).
Ainsi, les noirs représente la minorité dans les professions comme la médecine générale (15%), ingénieurie chimique (15%), pilotage dd'avions (14%), architecture (14%) et magistrature (13%). Ils sont par contre la majorité dans les emplos agricoles, de chasse et de pêche (78%), collecte d'ordures (70%), nettoyage de fenêtres (69%) et conduite de véhicule et de machine de traction animale (69%).
Les afrodescendants gagnent plus que les blancs en tant que sportifs, pompiers-bomberos et policiers, ajoute O Globo. Le travail le mieux payé au Brésil est celui de juge, avec un revenu de près de 17.000 réaals mensuels (environ 8700 dollars américains).
"Il ne suffit pas que le noir y parvienne (à une profession bien rémunérée). Même en y arrivant, il peut avoir une rémunération proportionnellement inférieure", indique l'économiste Marcelo Paixao, du Laboratoire d'Études sur les Inégalités Raciales de l'Université Fédérale de Rio de Janeiro.
Le Brésil avait une population de près de 191 millions de personnes en 2010, dont 91 millions se considéraient blancs, 82 millions mulâtres et 15 millions noirs, selon les données de l'Institut Brésilien de la Géographie et des Statistiques (IBGE).
Au Brésil --un des derniers pays à avoir aboli l'exclavage, le 13 mai 1888--, les afrodescendants membres du Congrès n'atteignent pas 5% du total, tandis qu'ils sont moins de 3% dans le Pouvoir Judiciaire, indique l'ONG Educafro, qui se bat pour faciliter l'accès des noirs à l'éducation.
Dans l'industrie, les noirs et les métisses occupant des postes de direction n'atteignent pas 4% et dans le réseau bancaire, 12% sont noirs ou métisses pour des postes allant de gestionnaire à au personnel chargé de la propreté.
La victoire la plus récente au Brésil pour les noirs a eu lieu le 27 avril avec l'approbation par la Cour Suprême de l'adoption des quotats raciaux dans les universités.
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Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
par Heloisa Villela, à Washington

4% des étudiants de l'enseignement supérieur aux États-Unis sont noirs. Mais les Africains-Américains représentent 13% de la population du pays. Les universités sont par conséquent loin de refléter la réalité. "Les choses se sont beaucoup améliorées", indique à Viomundo la vice-présidente de la NAACP (Association Nationale pour l'Avancement des Personnes de couleur), Hillary Shelton, "mais il y a encore beaucoup de chemin à faire ." Et on parle là de plus de cinquante années de lutte.
L'ancien président John F. Kennedy est l'auteur de l'expression «action affirmative» en 1961, qui soulignait que la discrimination raciale persistait, malgré les conquêtes du mouvement des droits civiques. La ségrégation n'a pas pris fin d'un coup de bâton magique et l'égalité des chances n'est pas survenue du jour au lendemain. En outre, elle n'a toujours pas été atteinte aujourd'huui. Mais pour un phénomène qui partait de zéro, les gains ont été énormes.
Kennedy, qui fut le parrain de l'idée, n'eut pas le temps de l'exécuter. Il mourut avant, assassiné à Dallas au Texas. Il revint au vice-président Lyndon Johnson de prendre la première mesure concrète visant à donner des opportunités d'emplois aux minorités dans le gouvernement et dans les entreprises fournissant des services à l'Etat. L'idée était de donner l'exemple pour que l'initiative privée emprunte la même voie. L'administration Nixon mena l'initiative plus loin, en luttant contre les préjugés des syndicats de la construction dans lesquels les Africains-Américains n'avaient pas d'opportunités.
Le travail a permis d'ouvrir grand la porte. Les Américains optèrent pour l'action affirmative et non pour l'adoption de quotas. Ils font une grande différence entre les deux. Pourquoi? "Pour ne pas donner de chance à ceux qui décideraient de contester cesmesures en en justice", déclare Hillary Shelton. Le problème est le suivant: après quelques années de progrès, à partir du gouvernement de Reagan, les conservateurs ont commencé à pousser à contre courant . Ils ont commené à dire que tout système de quotas n'est rien de plus que de la discrimination à l'envers. Autrement dit, si un élève a de meilleures notes, mais n'obtient pas une place à l'université parce qu'il est blanc , que cette place est accordée à un des étudiants africain-américains ayant un rendement scolaire plus faible, il peut estimer avoir le droit d'aller devant les tribunaux, en alléguant avoir été victime de discrimination.
L'action affirmative est différente. Elle suggère que l'on donne des opportunités aux minorités, sans établir des chiffres et des objectifs fixes. "Mais dans certains cas, les quotas sont nécessaires", indique Hillay Shelton. Elle cite l'exemple du service de police de l'Alabama qui, pendant plus d'une décennie, n'a promu aucun policier noir. En 1983, la Cour suprême du pays est donc intervenue dans l'affaire et a déterminé que 50% des promotions du département devaient être accordées aux officiers Africains-Américains. Dans certains cas, on progresse de force. Et seulement de force.
Ce sont les femmes qui ont été les plus gagnantes des actions affirmatives. En effet, la mesure vise toutes les minorités. Aujourd'hui, elles sont plus de 50% du nombre d'étudiants dans l'enseignement supérieur du pays. En moyenne, elles gagnent encore moins que les hommes lorsqu'elles occupent la même fonction. Le président Obama a donc signé un autre décret, à sa prise de fonctions, interdisant ce type de discrimination.
Mais pour les Africains-Américains, il y a encore beaucoup de chemin à parcourir. J'ai demandé à Hillary Shelton si le problème ne commence pas beaucoup plus tôt, à l'école primaire. On sait que les écoles publiques des quartiers pauvres, dont la population est en majorité noire, sont toujours pires que les écoles publiques des quartiers riches.
Elle a approuvé avant de rappeler :
- Je suis née et ai grandi à Saint Louis, Missouri. Au nord de la ville, 90% des habitants étaient des Africains-Américains. Au Sud vivaient les Blancs. Et les écoles du Sud étaient bien meilleures que celles du Nord.
D'où l'expression bien connue ici aux Etats-Unis: "Il vit du mauvais côté de la voie ferrée." Mais pourquoi tant de différence dans le système scolaire public?
Hillary Shelton explique:
- 90% du budget scolaire est investi par l'Etat et seulement 5%, 10% dans certains cas, proviennent du gouvernement fédéral. Le budget de l'Etat dépend de la collecte de l'impôt foncier. Donc, si vous utilisez l'argent en fonction de la zone où il a été collecté, bien évidemment les habitants des quartiers riches paient une taxe plus élevée et leurs écoles ont plus d'argent. Un seul Etat dans la nation, le Connecticut, a une répartition différente. Ils collectent les impôts et distribuent l'argent à parts égales entre les écoles depuis 20 ans. Par conséquent, les conditions d'enseignement se sont grandement améliorées dans tout l'État.
Pour compléter le désastre déjà existant dans les autres Etats, est entré en scène le projet éducatif de l'administration Bush ( fils). Le fameux No Child Left Behind (aucun enfant abandonné ... sans rire!). Un système qui a décidé de récompenser les écoles et les enseignants sur la base de résultats des élèves. Désromais, pour passer de la quatrième à la cinquième année (les deux dernières années du primaire), l'élève doit passer un test. De même pour passer de la huitième à la neuvième et pour terminer treminer le secondaire. Avec l'adoption de ce programme, les Africains-Américains ont commencé à prendre du retard. Selon Hillary Shelton, les spécialistes se sont penchés sur les tests standards et ont conclu qu'ils comportent des questions plus pertinentes pour les riches que pour les pauvres.
Il y a donc deux conclusions possibles: après plus de 50 années de mise en œuvre, l'action affirmative a fait une différence aux États-Unis. Mais la persistance des préjugés et la capacité de résister à l'intégration et à inventer de nouvelles formes de discrimination sont infinies.
En 2003, rappelle Hillary Shelton, la Cour suprême des États-Unis, très conservatrice, a émis un jugement contre l'Université du Michigan et a déterminé que les quotas peuvent être discriminatoires et ne devraient pas être adoptés. D'autre part, elle a relevé la nécessité de prendre en compte les besoins des minorités au moment de choisir qui entre à l'université.
Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/
http://www.viomundo.com.br/voce-escreve/heloisa-villela-nos-eua-negros-sao-13-da-populacao-mas-4-nas-universidades.html
Par Dr. Selwyn R. Cudjoe
L'avion de Costeña qui nous a emmené à Bluefields sur la Côte Caribéenne du Nicaragua a atteri sur une piste étroite située au bord d'un lagon qui protège la masse terrestre de la Mer Caribéenne. Un petit chemin, une étendue traversant un ravin, nous servit de chemin de l'avion à un minuscule building qui s'annonçait comme étant le bureau d'immigration. Le building était également modeste. L'agent d'immigration nous a demandé nos passeports avant que nous pénétrions l'une des parties les plus négligées du pays qui m'a rappelé le Trinidad des années 1950.

Bluefields a toujours été une partie négligée du Nicaragua. Son taux de chômage demeure proche de 70% de la population. Le seul avenir pour la plupart des jeunes de la région repose sur le "ship out," c'est-à-dire l'aspiration à travailler dans un bateau pour touriste qui leur donne entre 500 et 600 dollars américains par mois. Ceux qui n'ont pas autant de chance déménagent à Managua sur la côte Pacifique, pour travailler dans les centres d'appels, un emploi qui leur permet de gagner environ 500 dollars américains par mois. Pour les autres jeunes, les perspectives sont sombres. Le nombre de grossesse qui ne fait que croitre chez les jeunes femmes est devenu un phénomène préoccupant.
Traditionnellement, Bluefields, comme Salvador de Bahia au Brésil, est le centre de la population noire du Nicaragua. Cela aussi commence à devenir chose du passée, alors que les Mestisos et d'autres groupes ethniques aménagent dans la région et dépassent largement en nombre la population noire. Actuellement, il y a environ 70000 habitants à Bluefields dont 57% sont Mestiso (combinaison de blancs et d'espagnols), 36% de Créoles ou Noirs, 3 % de Miskitos, 2 % de Garifuna (population noire traditionnelle) et 2 % de Rama, la population amérindienne indigène.
Depuis le début du dernier siècle, la population noire essaie de conserver son héritage culturel. Après le triomphe des Sandinistes en 1979, le désir de maintenir la culture de l'ensemble des groupes ethniques a pris de l'ampleur. La soif d'éducation et le désir de comprendre l'héritage Noir/Créole a conduit à un mandat du gouvernement visant à encourager l'Uraccan, l'une des deux universités dans la région, dans le but de développer un curriculum Afrocentrique.
J'ai été invité par la Commission Afro de l'URACCAN à passer une semaine avec ses membres, où j'ai présenté plusieurs conférences à l'université et dans la communauté; à l'église et à des groupes; et dans plusieurs écoles secondaires. J'ai évoqué des sujets aussi variés que "l'importance de conserver les valeurs familiales qui construisent des communautés noires saines " à examiner l'importance de faire "des études et de nous préparer aux défis de cette nouvelle ère globale." Ma visite d'une semaine a culminé par une conférence , "Trinidad et Tobago: Cinquante ans après l'Indépendance." Si cela s'était produit avant, j'aurais applaudi le succès de Jack Warner comme un témoignage de notre démocratie multiraciale.
L'URACCAN a une relation de travail étroite avec la communauté, même si certains sujets sont limites. Après avoir parlé dans l'une des églises de l'importance des valeurs familiales, un membre de l'audience a demandé quelles étaient les implications de l'augmentation visible de relations entre partenaires de même sexe et sur la possibilité des mariages gais. J'ai répondu avec le plus d'honnêteté possible (je ne voyais rien de mal dans aucun de ces deux phénomènes) non sans me faire rappeler plutôt poliment qu'il s'agissait d'un sujet que l'on ne débattait pas de manière ouverte au sein de la société Nicaraguayenne, même si les relations entre personnes de même sexe sont beaucoup plus ouvertes que ce le fut il y a plusieurs années.
Les questions d'emplois et de rétention des jeunes hommes noirs dans la communauté sont sans cesse revenues. Même si j'ai indiqué que plusieurs sociétés ont utilisé l'immigration comme un moyen de résoudre leurs problèmes économiques (L'Angleterre au 18ème siècle ; l'Irelande au 19ème siècle ; et plusieurs pays des Caraïbes au 20ème siècle), l'absence des jeunes hommes dans les années au cours desquels ils sont les plus productifs n'a cessé de m'obséder. Même si je comprenais que les jeunes hommes et femmes devaient aller où se trouvent les emplois, je n'arrivais pas à mempêcher de penser que cette absence de travailleurs dans leur tranche de vie la plus productive avait des effets négatifs sur la communauté.
J'ai essayé de montrer qu'une des solutions était le développement d'une base de ressources humaines du pays et le besoin de développer des industries et des technologies pouvant être compétitives dans le monde moderne. En d'autres termes, de trouver une niche, comme l'a fait le Costa Rica, pourrait s'avérer être un exemple inspirant . Les réalisations de Taïwan, de la Finlande et de Singapour, des pays dépourvus de ressources naturelles, furent des exemples importants à transmettre à enseignants et à ses étudiants.
Évoquer la question de conscience raciale ou racialisée revenait plus à s'aventurer sur un terrain glissant. Lire cette nation en terme de race , le mot que nous utilisons dans les Caraïbes ou aux États-unis, s'avéra assez problématique. Compte tenu des métissages de population que l'on trouve dans ces régions (même si leurs racines caribéennes sont fortes) beaucoup des habitants de Bluefields s'identifient à d'autres aspects de leur patrimoine (comme leurs origines Mestizos ou indiennes) plutôt que de se consacrer exclusivement à un patrimoine Africain.
D'où l'interchangeabilité des termes Créole et Black qui continua de revenir dans notre description des "Noirs." Même lorsqu'une personne parlait des autres groupes ethniques, quelque chose de semblable se produisait. Il ne sembla pas non plus incohérent de voir quelqu'un que nous qualifierions de noir ou même de madras dans notre perspective, mais qui s'identifierait comme un Mestiso. En lisant cette nation avec nos regards d'africains-américains ou d'africains-caribéens, on se serait attendu à ce qu'un Mestiso, comme la plupart d'entre eux s'autoidentifient, soit plus clair de peau, et ressemble plus à un européen qu'à un noir.
Et puis, la plupart d'entre eux étaient trilingues. Ils parlaient l'Espagnol, l'Anglais et quelques variantes de leurs langues nationales.
Lorsque j'ai été invité à présenter des conférences, Grace Kelly, la directrice du programme m'a écrit : "Nous espérons partager et apprendre avec vous." Ce fut l'une des rares fois où j'ai vraiment réalisé un tel mandat. J'ai beaucoup appris et partagé avec mes hôtes Nicaraguayens. Je retournerai peut-être bientôt au Nicaragua pour poursuivre mon éducation dans un contexte aussi productif et éducatif.
Traduit de l'Anglais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
http://www.trinicenter.com/Cudjoe/2012/2703.htm
Par Laura Bonilla
Les grandes entreprises brésiliennes, qui eurent comme illustre représentant l’ancien président Lula, ont promis d’investir davantage et de promouvoir le transfert de technologie pour solder la "dette de solidarité" que le Brésil, pays comptant la plus importante population afrodescendante, a envers le continent le plus pauvre de la planète.
"Le Brésil doit commencer à payer la dette de solidarité que nous avons envers l’Afrique", a déclaré Lula jeudi dernier, qui durant son administration de 2003 à 2010 a donné une grande impulsion aux relations avec le continent, dans son premier discours public depuis qu’il a été diagnostiqué d’un cancer du larynx en Octobre.
Le Brésil, sixième plus grande économie au monde, "n’est aussi fort qu’il l'est aujourd’hui que parce que pendant les plus de 300 ans d'esclavage, nous avons profité de la sueur et du sang de millions d'Africains," a-t-il rappelé.
Un à un, les présidents des plus grandes entreprises publiques et privées brésiliennes, de Petrobras et Vale à Odebrecht et BTG Pactual ont répondu à la convocation de Lula, en promettant davantage d’investissements en Afrique lors d’un séminaire organisé par la BNDES (banco nacional do desenvolvimento- Banque Nationale du Développement), qui, pour sa part, leur a garanti le financement.
Même s’ils ont tous reconnu que le chemin à parcourir reste long, les bonnes nouvelles sur l'Afrique se sont accumulées dans les discours, marquant la différence par rapport à la fin des années 90, quand 11 guerres ravageaient le continent.
"C’est gratifiant de savoir que le PIB du continent a connu des croissance importants au cours des 10 dernières années et doit croître d’environ 6% en 2012. Ce qu’on appelle la classe moyenne en Afrique dépasse déjà les 300 millions de personnes. Que le nombre de jeunes dans les écoles et universités augmente. Que plus de 430 millions d'Africains utilisent un téléphone portable, " a lancé Lula, qui a exhorté les entrepreneurs à investir dans l'énergie et l'agriculture.
Carlos Lopes, nommé en Mars la tête de l'ONU Commission économique pour l'Afrique, a noté pour sa part que " cette année, la Libye aura une croissance du PIB de 76%, la Sierra Leone, 35%, et le Congo, l'Angola et le Mozambique taux auront croissance à deux chiffres. "
Carlos Lopes, nommé en Mars dernier chef de la Commission Économique de l’ONU pour l'Afrique, a rappelé pour sa part que "cette année, la Libye aura une croissance de 76% du PIB, la Sierra Leone 35%, et le Congo, l'Angola et le Mozambique auront également des taux de croissance à deux chiffres. "
"Les opportunités d'investissement en Afrique sont extraordinaires", estime le président de la BNDES, Luciano Coutinho.
Coutinho suggère d'explorer des investissements dans l'agriculture et dans l'énergie, mais aussi dans le transport, la technologie, l'équipement agricole, les télécommunications, la pétrochimie, l'automobile, les services bancaires et les produits pharmaceutiques.
Il souligne qu'il existe un manque de financement, et que, pour cette raison, la BNDES garantit son "engagement en tant que banque nationale à aider et à consolider ce défi."
Les entrepreneurs brésiliens ont manifesté leur intérêt à continuer la compétition avec la Chine pour les ressources minérales et les marchés de l'Afrique, mais ils assurent que ce sera fait d'une manière durable et avec responsabilité sociale.
André Esteves, président de BTG Pactual, acteur principal du secteur au Brésil, a annoncé lors du séminaire la création d’un fonds d'investissement d'un milliard de dollars destiné à l'Afrique, soit le plus important au monde pour ce continent.
"C’est une preuve de l’énorme confiance du Brésil en cette région du monde", a déclaré Esteves.
"L'Afrique est un nouveau marché exceptionnel", a assuré le président de Petrobras, Grace Foster, tout en demandant des progrès dans les cadres de réglementation nationaux "pour continuer à investir." Actuellement, Petrobras est présent dans sept pays africains.
Vale, premier producteur mondial de minerai de fer, est présent dans neuf pays africains avec des investissements de 7,7 milliards de dollars, qui "justifient notre enthousiasme pour des investissements à long terme", déclare son président, Murilo Ferreira.
"Nous avons des projets dans le cuivre, le charbon. Nous voulons faire plus (d’investissements) dans le minerai de cuivre, de nickel et de fer (...), mais nous voulons le faire d'une manière durable," en respectant l'environnement et avec un sens de la responsabilité sociale, ajoute-t-il.
Vale modernise également et construit 900 km de chemins de fer, en plus d’un port en eau profonde au Mozambique, souligne Ferreira, qui ne se plaint que de la bureaucratie africaine, qu’il estime même "pire que celle d'ici."
Emilio Odebrecht, président de la société de construction Odebrecht, présent depuis 30 ans en Afrique, indique que le continent doit se développer "avec les Africains" et non "pour les Africains," et a demandé de "l'éducation, de l'éducation et plus d'éducation."
"Nous devons essayer d'ajouter une valeur aux matières premières en provenance d'Afrique et ne pas seulement être des exportateurs de matières premières", a-t-il indiqué.
Selon les chiffres officiels, les exportations du Brésil vers l'Afrique sont passées de 2,4 milliards de dollars en 2002 à 12,2 milliards en 2011, et le commerce total est passé de 4,3 milliards de dollars en 2000 à 27,6 milliards en 2011.
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Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/
AHYLIN ANABEL AIZPRÚA
PANAMÁ.. Le Panamá sera l'hôte de l'AfroFestival 2012 du 16 au 19 mai et qui verra la participation de représentants de 15 pays de la régions et des Caraibes.

L'événement se tiendra au Centre des Conventions Atlapa et est organisé par le Réseau des Femmes Afrodescendantes (Red de Mujeres Afrodescendientes), le Centre de la Femme Panaméenne, (Centro de la Mujer Panameña) le Centre des Études Afropanaméennes (Centro de Estudios Afropanameños) et la Fondation de l'Ethnie de Colon ( Fundación de la Etnia de Colón).
La finalité dudit festival est de revéler aux touristes étrangers de même qu'aux nationaux les manifestations artistiques, musicales, gastronomiques et de design de mode des afrodescendants.
Kayra Harding, la dirigeante du Réseau des Femmes Afropanaméennes (Red de Mujeres Afro Panameñas) affirme que ‘l' AfroFestival 2012 amènera le pays à prendre le leadership régional en étant le siège d'un événement qui vise à mettre en exergue l'image sociale des afrodescendants dans notre société’.
Au cours du festival seront présentés les coutumes et traditions des délégationsqui viendront de Colombie, d'Haiti, de la République Dominicaine, du Brésil, du Honduras, du Costa Rica, de Cuba, du Nicaragua et dautres pays de la Caraibe et d'Amérique du Sud.
Les dirigeants des pays mentionnés appartiennent à la société civile organisée.
L' AfroFestival 2012 recevra en tout 60 invités, les délégations comptant le plus de membres étant celles du Honduras avec 14 personnes, parmi lesquels des Garifunas qui représentent la communauté noire du pays et Trinidad et Tobago avec pour sa part 16 personnes.
La représentation du Panama sera pour sa part assurée par groupes afrodescendants situés dans les provinces de Bocas del Toro, Colón, Darién et Panamá.
Pour l'administrateur de l' ATP, Ernesto Orillac, le festival représente une réussite dans la culture afrodescendante.
‘
Nous espérons que ce festival se tiendra tous les an et qu'il se positionnera comme un produit touristique, puisque ce type d'activités rehausse la culture panaméenne ’, indique le fonctionnaire.
Il ajoute que la Panamá possède une biodiversité de cultures, que l'on peut offrir à connaitre aux pays invités, particulièrement la culture des afrodescendants, pour sa gastronomie, ses danses et ses coutumes.
L'ATP a pour stratégie de promouvoir le tourisme culturel, de même que les conventions qui entrainent une occupation hotelière et de la demande de différents types de services touristiques, précise Orillac.
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
Mots de la Dre. Carmen Centeno
Las negras nous transporte dans le monde de l'esclavage fécond selon certains théoriciens de la modernité. [...] Yolanda Arroyo Pizarro, son auteure, nous plonge dans la violence que les codes de l'époque validaient par le biais d'un droit patriarcal. Son écriture, totalement défiante, s'écoule entre les interstices plus intimes de la sexualité pour présenter les corps dévalués et torturés. Ici le sexe et la torture vont ensemble. Le juste et l'injuste sont justifiés en fonction du pouvoir économique qui exploite les sujets féminins comme des sources de leurs nouveaux revenus et de plaisir. Le droit est codifié en fonction du pouvoir qui s'exerce sur les autres, non seulement comme travailleuses, mais aussi comme reproductrices.
Certains détails du texte nous rappellent Alejandro Tapia qui consigna dans Mis memorias l'atrocité de l'institution esclavagiste, surtout avec son exemple des coups de fouets donnés à la femme enceinte, ce qui nécessitait que l'on creuse un trou dans la terre dans lequel on déposerait son ventre pour pouvoir la punir. Les scènes d'Arroyo Pizarro sont également crues et elle partage ses sources d'information dans le texte.
Le capitaine du nef ligote les jambes de la femme qui avait tenté de s'échapper sur la rive durant le trajet des canoés. Elle respire peu. Ses oreilles et ses orifices nasales ensanglantées ne lui permettent pas de crier. Elle se tord, lutte, mais elle le fait par des pleurs silencieux alors qu'on la soulève dans les airs, en partant du sol, par les pieds. Tête en bas et ligotée également par les mains, plusieurs hommes collaborent pour la jetter dans la mer. (p. 57)
La scène change. Ici, une autre femme est jetée dans la mer. Wanwe pense qu'elle va se noyer, mais sa fin est toute autre. Lorsqu'ils décident de soulever son corps, elle a déjà été découpée à moitié par les requins. C'est un acte d'une cruauté excessive servant à terroriser psychologiquement les femmes.
Face à la violence à laquelle sont soumises les noires, la confession de l'esclave Ndizi avant d'être soumise à la potence ne s'avère pas surprenante, mais est plutôt le fruit du désespoirt un acte de résistance qui nous amène à questionner le juste et l'injuste face à ses paroles sur la mort des enfants :
Je les noie dans le seau servant à receuillir les placentas, petit père. J'appuie leurs petites gorges avec mes doigts et je les fais suffoquer. Ou je les axphyxie avec leurs cordons ombilicaux, je manoeuvre même avant qu'ils ne sortent du ventre. (p. 93)
L'autoritarisme, la gouvernance et l'(in)juste sont intimement liés dans ces oeuvres, puisque l'autoritarisme abolit la gouvernance, efface les possibilités de la réglementation du juste qui part d'une éthique des droits humains. Les auteurs portorricains ont utilisé leurs mots pour contribuer à l'élaboration d'une praxis qui refuse le totalitarisme et qui montre ses effets sur les vies humaines, particulièrement dans cette île caribéenne dont l'état sent la charogne et la corruption. La terreur présentée nous rappelle les descriptions de la torture par Eduardo Galeano. Ce sont toujours les mêmes, hier et aujourd'hui. La même que dans un stade du Chili sous Pinochet, que dans les zones où durant la Guerre Civile Espagnole moururent assassinés un grand nombre de valeureux libéraux, comiques, homosexuels, et de femmes. La mort est la même que lors de la ''matanza del 37'' (tuerie de 1937) en République Dominicaine que lors des événements de Cerro Maravilla à Porto Rico.
[On] a choisi de remplir le vide de la mémoire perdue dont nous parla Arcadio Díaz Quiñones, d'enregistrer par le biais de l'écriture l'autoritarisme vécu autant que les résistances quotidiennes; d'exploiter un autre horizon à travers la dénonciation et l'invention d'une autre historiographie, qui nous libère d'un état aseptique, autocrate et exclusif , qui rompt avec l'effacement de l'histoire et les pièges de l'oubli. Les relations de pouvoir se sont affrontés dans ce sens, non pas comme des phénomènes passifs, mais comme un champ entier de réponses comme l'a proposé le grand français [...] Michel Foucault: Une relation de violence agit sur un corps, sur des choses: elle force, elle plie, elle brise.
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
http://narrativadeyolanda.blogspot.ca/2012/04/herencia-afro-boricua-en-las-negras-de.html
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Par Márcia Abos (marcia.abos@sp.oglobo.com.br) | Agência O Globo
SÃO PAULO - Après une semaine entière de voyage, de tournage et d'interviews de personnalités brésiliennes dans le cadre du documentaire "Go Brazil go", le cinéaste américain Spike Lee, 55 ans, se dit surpris par l'une de ses premières constatations : l'absence de noirs dans les médias brésiliens. Pour le réalisateur qui envisage le lancement du film avant la Coupe du Monde 2014, les États-Unis sont 20 ans en avance sur le Brésil en ce qui concerne la lutte pour mettre fin au racisme.

Spike Lee avec le seul ministre noir du Tribunal Fédéral Suprême, Joaquim Barbosa
- Mes ancêtres ont été libérés en 1865 et, au Brésil, l'esclavage fut abolie en 1888. C'est une petite différence, mais si on compare l'évolution des afroaméricains et celle des afrobrésiliens, nous sommes 20 ans en avance - indique Lee, dans une entrevue collective réalisée ce mardi à São Paulo.
Le cinéaste a éludé les tentatives de définir son nouveau film mais il a clairement indiqué que le racisme aura une place prépondérante, même s'il n'est pas le seul thème du projet, qui bénéficie des services de consultation de l'écrivain Fernando Morais.
- Entre 50% et 60% de la population brésilienne est noire. J'ai été surpris de l'apprendre - affirme Lee, dont le dernier séjour dans le pays remonte à 1995 pour la réalisation du clip de "They don't care about us" de Michael Jackson, à Morro Dona Marta ( Rio), et à Pelourinho ( Salvador).
- La premièere fois que je suis venu ici, en 1987, j'étais choqué de voir que à la télévision, dans les magazines il n y avait pas de noirs. Les choses se sont un peu améliorées. Mais il reste beaucoup à faire. Celui qui n'est jamais venu au Brésil et qui voit à la télévision brésilienne par satellite va penser que tous les brésiliens sont des blonds aux yeux bleus - dit-il.
Le cinéaste est arrivé au Brésil lundi dernier et retourne aux États-Unis aujord'hui. Il s'est rendu à Rio, Brasília et à São Paulo ouu il a interviewé une trentaine de personnes. Après avoir visité l'AfroReggae samedi, Spike Lee a dîné en compagnie des acteurs Lázaro Ramos et Wagner Moura dans la soirée.

Avec Luiza Bairros, Ministre du Secrétariat Spécial de Promotion de l'Egalité Raciale
- Il semblait plus intéressé à investiguer, à connaitre et à découvrir le Brésil et les gens que de faire un film objectivement sur quelque chose - raconte Ramos.
Le même jour, Lee a visité le Centre Afro Carioca de Cinéma, à Lapa, où il a interviewé son fondateur Zózimo Bulbul, et rencontré des artistes noirs.
- L'absence des noirs dans les médias le préoccupe, et il voulait donc en savoir plus sur la place du noir dans la société et sur la place que le Centre occupe dans le cinéma noir du Brésil - indique Bulbul.
Des politiciens comme l'ancien footballeur et actuel député Romário, des musiciens comme Caetano Veloso et Gilberto Gil, en plus des artistes plasticiens comme - OsGemeos ont également été interviewés.
- Un documentaire est aussi bon que les personnes que vous interviewez, indique Lee. - Sans les bonnes personnes, il n y a rien à faire, peu importe combien bon cinéaste vous êtes. La sélection des personnes avec lesquelles on s'entretient est un large condensé de la société brésilienne. Je n'ai pas encore interviewé Lula et Dilma Rousseff, mais j'espère le faire quand je reviendrai.
Le réalisateur a perçu comme étant un bon signe d'être arrivé à Brasília mercredi dernier, lorsque le Tribunal Fédéral Suprême commençait le jugement sur la constitutionnalité des quotas raciaux dans les universités. Caméra à la main, il s'est mélangé ux personnes qui protestaient contre ou en faveur, et le jour suivant, il a interviewé le ministre Joaquim Barbosa.
- Je crois au destin. Peu de choses dans la vie sont une coïncidence - dit-il, en célébrant la décision favorable à la politique des quotas. - Je me dis qu'on ne va pas s'arrêter là. On va amener cela dans les médias, sur le marché du travail. Il existe partout dans le monde une mauvaise interptétation des systèmes de quotas. Certains pensent qu'ils seront occupés par des gens sans qualification. Il n'en n'est rien. Des personnes qualifiées seront choisies pour accéder à l'université. Sans actions affirmatives aux États-Unis, nous n'aurions pas avancé autant sur la question raciale.
Nouvelle visite en juillet prochain
Lee a plaisanté en disant que le film n'a pas été commancdé par le Parlement, et il n'envisage donc pas de cacher la pauvreté au Brésil ou d'exalter les qualités du pays.
- Ce sera un film équilibré. Mais j'observe que les gens sont très optimistes en ce qui concerne l'avenir du Brésil. Ils veulent que la croissance économique apporte l'ascension sociale et que l'écart entre les pauvres et les riches, qui demeure horrible aux États-Unis, diminue ici.
Hier (lundi) Lee est retourné à Morro Dona Marta, a fait la pause à côté de la statue de Michael Jackson. Son prochain voyage au Brésil est prévu en juillet et il prévoit d'inclure des témoignages d'anonymes.
- Quand les gens verront le film, ils auront une compréhension aussi bonne que possible. J'aurai beaucoup de travail, parce que je ne sais pas comment montrer un pays, ce pays, en ce moment particulier de son histoire, en à peinne deux heures.
Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/
* Collaboration de Luiz Felipe Reis
http://br.noticias.yahoo.com/sociedade-brasileira-segundo-spike-lee-102000400.html
Brasília – Suite à la décision unanime du Tribunal Suprême Fédéral (STF) de valider les quotas dans les universités, le mouvement noir veut se préparer à obtenir des institutions d'enseignement supérieur l'implantation des reserves de places.
Selon le fondateur et coordinnateur d'Educafro, Frei Davi, l'organisation s'appuiera sur la documentation juridique pour mettre la pression sur les universités. Educafro est une institution ayant pour objectif de réaliser l'inclusion des noirs dans les institutions publiques et privées de l'enseignement supérieur.
“Il est impossible de faire une politique publique sans considérer la spécificité du peuple noir”, indique le coordinnateur.
Le professeur Nelson Inocêncio, coordinateur du Cercle des Études Afrobrésiliennes (Núcleo de Estudos Afro-Brasileiros) de l'Université de Brasília (UnB) défend également l'idée de s'assurer que les universités appliquent les quotas compte tenu de cette décision.
“Cela ne plaira pas à tout le monde [la décision du STF]. Ce n'est pas une question affective. C'est primordialement pour que la population noire soit respectée”, explique le professeur.
Pour le professeur, les quotas ne réduisent pas les différences sociales et économiques entre les noirs et les blancs, mais rend possible qu'une telle partie de la population atteigne les bancs de l'université – quelque chose qui il y a quelques années était pour le moins envisagée par de nombreux noirs.
“C'est nécessaire [le système des quotas] jusqu'à ce qu'il y ait des ajustements dans la société ”, explique Inocêncio.
Avec un résultat de 10 votes en faveur et aucun contre, les ministres du STF ont considéré comme étant constitutionnel le système de quotas raciaux dans les universités publiques et privées. La décision n'oblige aucune institution à adopter le système. Actuellement, il n'existe aucune loi rendant les quotas obligatoires.
Le parti Democratas (DEM), auteur de la requête jugée par la Cour questionnait la légalité des quotas raciaux pour l'accès à l'UnB. Pour le DEM, ce type de politique d'action affirmative viole différents préceptes garantis par la Constitution.
L'UnB fut la première université fédérale à instituer le système de quotas, en destinant 20% des places de concours d'entrée universitaire (Vestibular) à des candidats s'autodéclarant noirs (pretos et pardos/noirs et métisses). Depuis 2004, 5 000 étudiants y ont accédé par le biais des reserves de places.
Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/
Edition: Carolina Sarres
http://www.cenariomt.com.br/noticia.asp?cod=185838&codDep=1
Par Drielly Jardim
L'Union Brésilienne des Femmes (UBM) organise ce samedi le Séminaire “Combattre la discrimination et l'exclusion de la femme noire dans l'accès au service de santé”. La conférence se tiendra au Centre de Référence de la Culture Noire et de l'Égalité Raciale Xikelela, à Guarulhos-SP.

L'objectif de l'événement est de contribuer à l'amélioration de la qualité des services offets aux femmes noires dans le système de santé, un espace dans lequel la discrimination et le préjugé restent présents.
Selon les données de la 3ème édition du Portrait des Inégalités de Genre et Raciales (Retrato das Desigualdades de Gênero e Raça) au Brésil, près de 36,4% des femmes de 25 ans ou plus n'ont jamais fait d'examen clinique mamaire. Chez les blanches, la proportion est de 28,7% et chez les noires, la proportion monte à 46,3%. L'inégalité se maintient également dans le - recorte entre les femmes ayant fait plus de 12 années d'étude: 10,5% des femmes blanches ayant ce niveau d'éducation n'ont pas effectué cet exemen et 18% de femmes noirs du même niveau académique ne l'ont jamais effectué.
– Selon l'UBM, les actions de lutte contre la discrimination et l'exclusion dans le domaine de la santé en ce qui concerne la femme noire doivent être mises en place intégralement sans déconsidérer les questions de genre et les relations politiques, compte tenu du fait que l'espérance de vie des femmes noires est inférieure à celle des femmes blanches, et du fait que la femme noire se trouvant dans l'intersection des discriminations raciales, de genre et de classe sociale, le risque de ne pas voir son identité et son auto-estime respectées devient plus important.
Avec l'implantation de Politique Nationale de Santé Intégrale de Population Noire, il s'avère donc que les défis pour la rendre effective sont énormes. Les gestionnaires et les mouvements sociaux doivent donc unir leurs forces pour combattre le racisme institutionnel dans le domaine de la santé,une des principales entraves à l'amélioration des services à l'intention de la femme noire, et qui, très souvent, empêche le deploiement de cette politique.
Service
Quoi : Séminaire Combate à discriminação e exclusão da mulher negra no acesso ao atendimento a saúde
Quand: 28 avril, de 9h à 13h
Lieu: Centro de Referência de Cultura Negra e Igualdade Racial Xikelela, - Guarulhos-SP
Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/
http://www.palmares.gov.br/?p=19414

À l'unanimité, le Tribunal Fédéral Suprême (Supremo Tribunal Federal -STF) a autorisé ce jeudi 26 avril les universités brésiliennes à adopter des politiques de reserves de places pour garantir l'accès des noirs à l'enseignement supérieur. Le tribunal a décidé que les politiques de quotas raciaux dans les institutions d'enseignement supérieur sont en accord avec la Constitution et sont nécessaires pour corriger l'historique de discrimination raciale au Brésil.
Pendant deux jours de jugement, le tribunal a débattu de la validité de la politique de quotas raciaux adoptée par l'Université de Brasília (UnB) en 2004, qui reserve pendant 10 ans 20% des places du vestibular (concours d'entrée à l'Université) exclusivement à des noirs et un nombre annuel de places aux indiens indépendemment du vestibular. Le DEM, auteur de l'action contre les quotas raciaux, accusait le système adopté par l'institution d'enseignement, dans lequel un jury analyse si le candidat est noir ou non, de créer une espèce de "tribunal racial".

Avec le vote du ministre Gilmar Mendes, la majorité de la plénière du Tribunal Fédéral Suprême (STF) s'est manifesté en faveur de la politique des quotas raciaux au sein de l'Université de Brasília. Au cas ou cette entente est maintenue - les ministres pouvant encore changer leur vote d'ici la fin du jugement --, le Tribunal Suprême validera le système de reserve de place dans des institutions d'enseignement supérieur pour les noirs et les indigènes.
Sur les dix ministres qui analysent le sujet, sept ont voté en faveur de la légalité des quotas raciaux. Le rapporteur Ricardo Lewandowski était accompagné des ministres Luiz Fux, Rosa Weber, Cármen Lúcia, Joaquim Barbosa et Cezar Peluso. Doivent encore voter Gilmar Mendes, Celso de Mello, Marco Aurélio et le président de la Cour, Ayres Britto. Dias Toffoli ne participe pas au jugement ão participa do julgamento porque elaborou parecer a favor das cotas quando era advogado-geral da União.
Selon les données de Advocacia-Geral da União (AGU), 13 universités brésiliennes ont des politiques de quotas raciaux et 20 autres combinent le critère de la race à la question sociale dans la sélection des candidats. La décision du STF n'interdit pas d'autres actions en rapport avec les quotas pour l'accès à l'enseignement supérieur, car les universités disposent de l'autonomie pour définir leurs politiques.
Le jugement a débuté le 25 avril par des manifestations des avocats des deux parties et des représentants des organisations intéressées par le sujet. La session a été interrompue au début de la nuit et à repris ce jeudi. Sont à l'ordre du jour deux autres actions qui abordent les quotas raciaux combinés avec le critère de la provenance de l'étudiant d'une école publique.
La majorité des ministres de la Cours ont voté dans le même sens que le rapporteur de l'action, le ministre Ricardo Lewandowski, en faveur de la validité des systèmes de reservces des places sur la base de critères raciaux.
Pour le rapporteur, la politique de quotas de l'UnB "ne se montre pas disproportionnelle ou irraisonnable et est conforme à la Constitution". Il a affirmé que le système utilisé, qui a une période de vigueur de 10 ans, peut-être utilisé comme "modèle" pour d'autres universités. "Le modèle que tente d'établir le Tiribunal Suprême, si mon vote prévaut, est ce modèle , est ce modèle selon lequel ce n'est pas un cadeau qui est concédé de manière permanete, mais d'une action de l'État qui vise à surmonter toute inégalité tant qu'elle perdure ", a expliqé le rapporteur après le jugement.
Ce jeudi, le jugement a repris avec le vote du ministre Luiz Fux, selon qui la Constitution contemple l'imposition du critère de la race pour l'admission dans les université publiques. Pour lui, le pays doit faire plus qu'empêcher la discrimination, en implémentant des politiques qui conduisent à l'intégration sociale des noirs.
"La construction d'une société juste et solidaire impose à toute la collectivité la réparation des dommages prétérites perpétrés par nos ançêtre en exécutant les obligations juridiques", a indiqué Fux.
Le vote du ministre a été interrompu par un manifestant indigène de l'ethnie guarani qui a dû être expulsé de la pléniaire par les agents de sécurité du STF. L'indien Araju Sepeti voulait que les indigènes soient invoqués par le ministre Fux dans son vote. La politique des quotas de l'UnB, qui est le thème du jugement , inclut une reserve de 20 places par an aux indigènes, qui n'ont pas besoin de passer par le traditionnel vestibular.
"Vous violez les droits de tous, et ne repsectez pas la Constitution. Le Brésil est composé de trois races : la raca indigène, la race blanche et la race noire" , a indiqué Sepeti ealors qu'il était retenu par les agents de sécurité du Tribunal Suprême qui l'ont fait sortir des de derrière les grilles qui séparent le siège du Tribunal de la Place des Trois Pouvoirs (Praça dos Três Poderes) à Brasília.
Joaquim Barbosa, unique ministre noir du STF, a accompagné le vote du rapporteur et a souligné l'importance des actions affirmatives pour viabiliser "l'harmonie et la paix sociale". Il a cité l'exemple des États-Unis qui sont devenus "le pays leader du monde libre", après avoir derrubar la politique de la ségrégationraciale.
"Les actions affirmatives se définissent comme des politiques publiques visant la concrétisation de principes constitutionnels d'égalité matérielle par la neutralisation des effets pervers de la discrimination raciale, de genre, liées à l'âge et à l'origine ", a affirmé Barbosa.
Au premier jour du jugement, l'avocate du DEM, Roberta Kauffman, a présenté les arguments contre le système des quotas de l'UnB. Selon elle, la sélection de celui ou celle qui aura droit aux quotas à l'UnB est faite sur la base de "critères magiques et mystiques" , avant de rappeler le cas des frères jumeaux univitellins, Alex et Alan Teixeira da Cunha. Ils s'étaient incris pour le vestibular en 2007, et apr;s des analyses photographiques des deux, Alan fut accepté et sélectionné pour bénéficier des quotas, mais pas Alex. L'Unb a fait marche arrière depuis lors.
"L'imposition d'un modèle d'état racialisé, évidemment, amène des conséquences perverses pour la formation de l'identité d'une nation. [...] Il n'existe pas un bon racisme. Il n'existe pas de racisme politiquement correct. Tout racisme est pervers et doit être évité ", a indiqué l'avocate.
La défense de l'UnB a plaidé que le système des quotas raciaux cherche à corriger le manque d'accès des noirs à l'université. Selon l'avocate Indira Quaresma, qui a représenté l'institution, les noirs ont été "écartés" des richesses économiques et intellectuelles tout au long de l'histoire. Pour elle, l'absence des noirs dans les universités renforce la ségrégation raciale.
"L'UnB nous enlève, nous les noirs, des camps de concentration de l'exclusion et nous met dans l'université. [...] Le système des quotas est beau, nécessaire, distributif, puisque que son objectif est de répartir dans le présent, la possibilité d'un meilleur futur ", a affirmé l'avocat de l'UnB.
La validité des quotas raciaux comme politique affirmative d'inclusion des noirs a également été défendue par l'avocat-général de l'Union Luís Inácio de Lucena Adams et par la Vice - Procureure-Générlae Deborah Duprat. Selon eux, le racisme est un trait caractéristique présent dans la culture brésilienne et que l'on doit affronter.
En plus des représentants de l'UnB, duo DEM et de l'Union, 10 autres avocats ont occupé la tribune du STF pour défendre leurs positions contre ou en faveur des politiques de reservces de places dans les universités en fonction du critère de la race.
La majorité des organisations a participé aux audiences publiques organisées par le Tribunal Suprême en mars 2010 pour débattre sur le thème. Les opinions sont divisées entre ceux qui défendent et ceux qui critiquent l'adoption de la question raciale comme critère au détriment d'autres facteurs comme le revenu du candidat.
Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/
Source: G1
Photo: Archivo/Agencia Andes.
Guayaquil, abril 23, (Andes).- Le Mouvement Afroéquatorien pour l'Égalité des Droits (Movimiento Afroecuatoriano por la Igualdad de Derechos) représenté par Mayquel Godoy Peralta s'est joint dès lundi à la demande de création d'une "commission" de surveillance de la formation des Conseils de l'Égalité tel que prescris par les articles 156 et 157 de la Constitution de l'Équateur.
"Nous soutenons la marche qui est partie le 15 avril d'Esmeraldas à Quito pour demander au Président de la République, Rafael Correa, de nous inclure dans le processus de transformation du pays".
Godoy Peralta souligne le soutien et l'opportunité que le gouvernement actuel apporte aux minorités pour qu'elles s'intègrent au service public, comme cela se produit au Ministère des Affaires Étrangères et dans d'autres institutions.
"Lorsque j'ai vu ces secrétaires consulaires, j'ai ressenti de la fierté. Les prescriptions de la Constitution sont en train d'être respectées, nous voulons qu'il soit demandé à chaque Ministre de nous intégrer,'' indique Godoy.
Cependant, il a prévenu que le soutien ne serait apporté qu'aux afroéquatoriens formés académiquement pour occuper n'importe quel poste public: "Nous ne croyons pas qu'on nous donnera des postes seulement parce que nous sommes afros. Étudions. Soyons capables et quand on nous donnera notre chance, nous répondrons présents".
Trois groupes d'afroéquatoriens et allumeront des bougies et se regrouperont à l'extérieur des églises et Cathédrale, La Merced et San Francisco de Guayaquil.
Selon la Carta Magna, les conseils exerceront des atributions dans la formulation, l'observation, le suivi et l'évaluation des politiques publiques liées aux thématiques de genre, ethniques, générationnelles, interculturelles, du handicaps et de mobilité humaine. Le projet est entre les mains du Secrétariat des Peuples .
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
http://andes.info.ec/actualidad/1784.html
Par Claudia Mosquera Rosero-Labbé Idcarán- Ces-Universidad Nacional de Colombia
Je ne comprends toujours pas pour quelle raison les organisateurs des discussions importantes des secteurs sociaux n'ont pas aménagé un espace formel pour évoquer l'agenda sociopolitique hémisphérique des descendants des africains habitant les Amériques Noires, comme ce fut le cas pour les peuples indigènes.
Dans tous les axes choisis pour le débat : pauvreté et inégalités sociales, désastres naturels, accès et usage de nouvelles technologies, sécurité et intégration physique, les hommes et les femmes leaders des peuples noirs ont des positions politiques élaborées qu'il aurait été bon de faire connaitre aux Ministres des Affaires Étrangères de chaque pays.
Décevant a été le rôle des médias qui ont traité de cet événement avec beaucoup de légèreté analytique, qui semblaient couvrir un concours de beauté et non pas une rencontre diplomatique d'importance, en plus d'avoir démontré de nouveau une grossière méconnaissance de l'histoire et des cultures noires du pays. Vanesa de la Torre a indiqué que les habitants de San Basilio de Palenque parlaient la “langue palenque”, et une journaliste de la Chaine institutionelle chargée de couvrir l'événement de la remise (des titres fonciers) fut incapable d'expliquer aux téléspectateurs l'importance du Palenque dans l'histoire de la Colombie, et encore une autre a laissé passer l'occasion de faire connaitre les histoires passionnantes autour du fort de San Felipe de Barajas.
Mais peut-être que le plus malheureux fut le show afro du 15 avril sur la Place San Pedro Claver, présidé par le chef de l'État Santos.Le nouveau président Santos sait-il que la remise de titres fonciers collectifs ne fait partie d'aucune manière de son programme phare de restitution de terres? Ces titres ollectifs sont emblématiques, car ils dépacifient la Loi 70 de 1993 et la caribéanisent, en plus de faire partie de processus organisationnels ethniques et territoriaux de longue date. Je ne sais pas quelle intention se cache derrière cette équation.
Obama a reçu une information erronée , raison pour laquelle son discours était flou, et qu'il semblait dire des sottises. Durant la cérémonie exclusive de la Place, le président a commis deux grandes erreurs. La première dans le protocole. Peut-être le Ministère des Affaires Étrangères ne disposait pas de traducteurs pour accompagner la visite du président Obama à l'église catholique conservant les restes d'un missionnaire qui ne jouit pas de la sympathie des afroprogressistes ? J'ai vu Obama s'ennuyer en écoutant l'histoire que lui racontaient le prêtre et le guide traducteur président.
Je devine ce qu'on lui a dit, et pour se distancier de cette histoire créole, il a affirmé dans son discours s'adressant aux rares personnes afrodescendantes présentes en ces lieux : "non loin d'ici, on vendait et on achetait vos ancêtres" . Le président afroétasunien ne fait pas partie de cette histoire, de toute évidence. Cette visite a été une mauvaise idée, tout comme le fait de faire connaitre ce personnage.
La seconde erreur s'est produite lors de la remise des titres collectifs, lorsque Santos s'est montré incapable de dire quoique ce soit de sensé sur l'importance de ce titre collectif pour le Palenque. Pour l'historien Santos, il s'avère désormais que Palenque: “a déclaré l'Indépendance dans ce pays”, et profitant pour se présenter comme le nouveau défenseur des communautés noires, il a indiqué : “nous remettons en ce jour des titres à des communautés qui le méritaient depuis très très longtemps”
Quelle offense à la dignité légendaire et soutenue du peuple palenquero , dont les conquêtes reposent sur l'amour-propre et le travail. Le président a dû reconnaitre à ce moment que ce lieu patrimoine de l'humanité est en danger du fait sa situation géographique stratégique dans les Montes de María et qu'aujourd'hui, l'enregistrement d'un titre foncier collectif est la seule façon de protéger ce lieu de mémoire qui appartient autant à la Colombie qu'à la diaspora africaine dans le monde et à laquelle, cette fois, Obama appartient effectivement. Il a dû reconnaitre que le peu d'hectares dont les titres ont été qui ont été -titularon à la Boquilla sont ceux qui restèrent après l'attaque des agents du progrès, qui laissèrent sans territoire cette humble communauté de pêcheurs artisanaux. L'afro show fut révélateur de l'immense méconnaissance du président Santos de la population afrocolombienne et de ses revendications ethniques et territoriales, une population qui représente 10, 5 % du total national.
La dernière erreur de protocole est l'oeuvre du Ministère des Affaires Étrangères : le premier maire noir de Cartagena, Campo Elías Teherán Dix n'a pas été invité à cette importance cérémonie, et personne n'explique la raison de l'apparition de Shakira sur la scène. Il serait bon de savoir avec quelles entités en charge des affaires afros la Chancellerie a coordonné l'événement, ou bien personne ne répond-il institutionnellement pour les afrodescendants au sein du gouvernement de propérité?
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
http://www.vamosaandar.com/2012/04/22/santos-y-negros/
http://cimarronajesss.blogspot.ca/2012/04/el-presidente-santos-el-san-pedro.html
Manuel Carvallo/El Sol de México

Ciudad de México.- Le Mouvement pour la Diversité Culturelle au Mexique ( Movimiento por la Diversidad Cultural en México) a proposé l'adoption de mesures pour rendre effectif le droit à la non discrimination dans la perspective des droits humains et la diversité culturelle.
Selon la Commsission Nationale de la Prévention de la Discrimination (Comisión Nacional para Prevenir la Discriminación - Conapred), l'objectif est d'expliquer certaines des raisons pour lesquelles l'invisibilité de ce secteur de la population est restée permanente, non seulement de manière historique, mais aussi culturelle, éducative, sociale et économique.
Cela, indique un communiqué, est exprimé dans l'édition du Guide d'Action Publique (Guía de Acción Pública -GAP) contre la discrimination raciale et pour la promotion de l'égalité et de l'inclusion de la population afrodescendante au Mexique.
On y fait un tour d'horizon des actions internationales contre la discrimination et le racisme, de même que des engagements pris par l'État mexicain en la matière face au défi que représente le fait de vaincre la méconnaissance dans la société et par les institutions, des personnes afrodescendantes et de la situation dans laquelle elles se trouvent.
"Cependant, ce Guide constitue le premier pas d'un vaste processus de création de politiques publiques et d'actions qui doient être menées pour promouvoir, préparer et garantir l'égalité de chances des populations afrodescendantes au Mexique pour établir des stratégies pour leur inclusion dans tous les domaines", indique le guide.
Au cours d'une rencontre, l'Ambassadeur d'Afrique du Sud , Sandile Nogxina, a indiqué que le sang africain est connecté à la société mexicaine et a insisté en disant que tout comme cela s'est produit en Afrique du Sud, il faut créer une batterie de lois et de politiques publiques pour combattre les structures des inégalités du passé pour assurer le développement économique et social, de même que l'autonomisation du peuple noir qui a historiquement été le moins favorisé.
"Tant que tous et toutes ne jouiront pas de libertés et des droits huamains, nous ne serons pas libres", a conclu l'ambassadeur.
Pour sa part, le Président du Conseil National pour la Prévention de la Discrimination ( Consejo Nacional para Prevenir la discriminación), Ricardo Bucio Mújica a souligné que la déclaration faites par les Nations Unies d'une Décennie Internationale de la Population Afrodescendante qui commence cette année et se termine en 2022 doit être un temps suffisant pour qu' au Mexique on égalise l'exercice des libertés et des droits fondamentaux de même que l'appropriation des politiques publiques en faveur de cette population.
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
http://www.oem.com.mx/laprensa/notas/n2515133.htm

Il est bien connu que les Africains Américains ont apporté une variété d'innovations de tout sorte dès les tuut premiers processus de nettoyage à sec au procédures chirurgicales novatrices en ce qui concerne la santé de l'oeil. Depuis des siècles, des noirs ont changé le paysage américain grâce à leur ingéniosité et leur inventivité, menant la bataille pour que les pionniers à venir aident à agrandir ce superbe héritage. La mission de l'Institute of Black Invention and Technology consiste à s'assurer que les étudiants des collèges et les jeunes noirs connaissent le passé et de les aider à continuer à façonner l'avenir.
Fondé par les époux Carroll et Sandra Lamb , l'institut est essentiellement un musée itinérant, qui amène son exposition sur la route et visite différents campus de districts scolaire à travers le pays. Alors que l'Institut est actuellement installé à Kansas City, NewsOne a échangé avec Mr. Carroll Lamb sur l'élan qui fait vibrer l'Institut et sur ses objectifs futurs.
NewsOne: Comment est né l'Institut et en quoi consiste son travail ?
Carroll Lamb: L'institut a été fondé par mon épouse et moi, il y a à peu près 12 ans. Nous avons une exposisition principale connue sous le nom de Black Inventors Showcase, qui comprend quelques 100 inventeurs noirs, leurs inventions, leurs portraits, leurs biographies et les schémas de brevet. Nous avons également un programme scolaire portant le nom de “Traveling Trunk of Black and Hispanic Inventors.”(Coffre itinérant des Inventeurs Noirs et Hispaniques). C'est une exposition qui se déroule dans les écoles publiques, ce qui explique notre présence à Kansas City, et nous leur parlons de 15 à 18 inventeurs.
Nous engageons les jeunes dans dialogue de manière à ce qu'ils comprennent ce qu'est une invention, ce qu'est une innovation et ce qu'est un brevet. Nous les encourageons également à profiter du STEM, c'est à dire les cours de Science, Technologie, Engineering et de Mathématiques dans leurs écoles. C'est là que se trouvent les emplois actuellement, et c'est là que se trouveront les emplois dans l'avenir. Nous voulons envisager le marché de l'emploi au-delè du fait de devenir un artiste ou un sportif.
NO: Qu'est qui a inspiré pour lancer cet Institut ?
CL: Mon épouse et moi nous trouvions à Philadelphia au Black cultural expo, et l'une des choses qu'on a vu lors de l'événement c'est un musée itinérant de Los Angeles qui portait sur les inventeurs Noirs. Nous en savions beaucoup sur l'histoire des Noirs, mais très peu sur les Inventeurs Noirs, ce qui est très vrai pour la plupart des personnes aujourd'hui. Mon épouse est dans le secteur de l'éducation de la petite enfance et a pensé que ce serait vraiment super pour les petits. J'ai pensé que nous pouvions informer tout le mont , et nous avons donc commencé à construire notre propre musée itinérant.
NewsOne: Compte tenu du nombre d'inventeurs Noirs qui sont presqu'inexistants dans les annales de l'histoire, cela vous motive-t-il à enseigner à chaque arrêt?
CL: Nous voulons non seulement parler aux enfants, mais aussi aux adultes de notre histoire. Nous allons dans les collèges et les universités . Il y a tellement de gens qui ne connaissent pas l'ampleur de nos contributions au développement technologique de ce pays. L'accent sur l'Histoire des Noirs dans ce pays a été mis sur notre histoire sociale, mais pas sur notre histoire technologique. Nous avons inventé tellement de choses, comme la formule du liquide à vaiselle parfum citron de Cascade. Jesse Russell est le parrain de la communication cellulaire, lui qui a inventé la façon de rendre la bande passante plus efficace pour permettre à davantage de personnes de pouvoir l'utiliser. Et ça continue sans s'arrêter. L'homme qui a inventé en 1843 un processus de raffinage du sucre innovant portait le nom Norbert Rillieux, et cette méthode est encore utilisée actuellement. Et ça ne s'arrête vraiment pas.
A la fin de l'entrevue avec Carroll, il a cité les réalisations d'inventeurs noirs modernes, parmi lesquels Tahira Reid du Purdue University qui est associé à l'Institut, de l'inventeur de 11 ans Joel Williams du Texas, et du cadre et designer automobile chez Chrysler Ralph Gilles. Carroll espère que son musée itinérant inspirera la prochaine génération de grands esprits à continuer à faire fonctionner l'Institut . En tant que curateur d'une si importante partie de l'Histoire des Noirs, les Lamb rendent un grand service non seulement aux Africains Américains, mais au monde entier.
Traduit de l'Anglais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
http://newsone.com/2003602/black-invention-and-technology-institute-inspires-informs/
Pour en savoir plus sur l'Institute of Black Invention and Technology, cliquez-ici.
ENTREVUE - Né sans le sous à Buenaventura, Raúl Cuero est aujourd'hui un prestigieux scientifique, inventeur et détenteur d'un Ph.D. en Microbiologie. Il vient de publier un nouveau livre ‘La mente de la mente’ sur les limites de la créativité. Il a échangé avec SEMANA depuis la ville de Houston.
SEMANA: C'est quoi la créativité?
Raúl Cuero: C'est cet état dans lequel une personne atteint la limite maximum de la pensée et des habiletés.
SEMANA: Toute personne peut-elle être créative ?
R.C.: Nous avons tous l'habileté inhérente de créer, car c'est notre condition la plus intérieure pour pouvoir vivre. Mais étant donné qu'elle est à ce point intérieure, ce n'est pas tout le monde qui la reconnait et en plus, nous sommes inhibé par commodité, par la famille ou par la culture.
SEMANA: Le titre de votre livre est attrayant; ‘La mente de la mente’. L'esprit a t'il un esprit?
R.C.: J'aime la candeur de la question. C'est quelque chose de métaphorique. On est conscient de ce qu'on veut faire, mais
on n'est pas conscient de la manière dont on a conçu les choses. Il existe un esprit inconscient.
SEMANA: Atteint-on la liberté à partir de la créativité?
R.C.: Oh, oui! La créativité est le véhicule qui nous permet de ressentir l'appartenance universelle.
SEMANA: Les inventeurs ont-ils un esprit trop complexe?
R.C.: Pour l'inventeur créatif, ce n'est pas complexe, car on vit en lui.
SEMANA: Et pour ceux qui n'ont pas été dans un environnement créatif, est-il difficile de comprendre un esprit comme le vôtre ?
R.C.: Tout devient plus complexe pour la personne qui n'a pas eu l'opportunité d'exprimer sa créativité.
SEMANA: La solitude nous rapproche-t-elle de la créativité?
R.C.: La créativité est un chemin solitaire, mais elle a une universalité. Il y a un isolement au relatif et une appartenance à l'absolu.
SEMANA: Comment le scientifique explique-t-il l'amour?
R.C.: L'amour n'existe pas pour le scientifique ou pour l'avocat. Ce sont des mots qui résultent de l'illusion de vie qu'ont les personnes.
SEMANA: Que pensez-vous de toutes les avancées technologiques?
R.C.: La technologie est une arme à double tranchant : pour le bienm parce que nous devons créer pour différencier l'information qui arrive ; et pour le mal, arce que tout le monde est exposé à la même information. Les gens n'ont plus le temps de faire la différence.
SEMANA: Qu'est ce qui vous est resté des petits lézards et des cafards avec lesquels vous jouiez durant votre enfance à Buenaventura?
R.C.: Ce sont les véhicules qui m'ont le plus exposé et qui ont renforcé ma curiosité d'enfant. Et j'ai converti cette curiosité en créativité quand j'ai pu donner une réponse rationnelle à ce que je voyais, je sentais ou que je touchais.
SEMANA: Sur quelle invention êtes-vous concentré actuellement ?
R.C.: J'en ai plusieurs qui vont bientôt être brevetées. La découverte de gènes et de protéines contre les rayons ultraviolets qui permettront de protéger la peau contre le cancer. J'ai découvert la façon de protéger les fruits du réchauffement de la Terre. J'ai également inventé la production du bioéthanol avec un processus de fermentation beaucoup plus efficace.
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
http://www.semana.com/enfoque-principal/creatividad-camino-solitario/175080-3.aspx
Jessenia Molina :

La comnunauté afrodescendante de San Pedro Sula atteint 40000 habitants.
San Pedro Sula, Honduras
Fière de ses racines et de ses traditions, la communauté garífuna qui réside à San Pedro Sula culmine aujourd'hui entre des objectifs à atteindre et une semaine de célébrations pour les 215 années de l'arrivée de ses ancêtres sur les terres honduriennes.
Pendant plus de deux siècles, ils se sont battus pour conserver leurs coutumes et surtout leur langue, qui se voit de plus en plus menacée par la modernité et l'influence d'autres cultures. Leur combat a également consisté à vaincre la discrimination raciale , un terrain sur lequel ils ont fait de grandes avancées dans la société.
Dans la ville résident au moins 40000 garífunas et leur lieu d'établissement le plus important est situé dans la colonie Alfonzo Lacayo du secteur Rivera Hernández.
On retrouve également de nombreux garífunas dans les colonies Sandoval Sorto, Santa Martha et la Planeta de La Lima .
En moyenne, 40% d'entre eux dépendent des virements de leurs familles vivant à l'étranger, le reste se consacre à l'économie informelle , comme la fabrication de pain et de recettes gastronomiques typiques. D'autres montent des entreprises privées et un grand nombre sont des professionnels dans différents domaines.
Education
Sara Zambulá, coordinatrice du programme Educación Intercultural Bilingue, explique que la colonie Alfonzo Lacayo porte ce nom en mémoire du premier médecin garífuna au Honduras.
Elle indique que pour préserver l'identité de l'ethnie, ils travaillent à ne pas perdre la langue maternelle par le biais de l'implémetation de la méthode d'enseignament lecto en langue garífuna dans les centres éducatifs de population noire, et pour lesquels ils disposent de textes éducatifs.
Ils envisagent également de créer un centre culturel pour l'enseignement en langue et élaborent déjà les stratégies à suivre, tout en recherchant les fonds.
En ce qui concerne particulièrement l'éducation, ils ne réussissent pas à faire les avancées nécessaires, car ils ont besoin que des enseignants garífuna soient nommés dans les centres éducatifs, indique Zambulá.
Luisa Benedit, directrice de l'école interculturelle bilingue Alfonzo Lacayo dit qu'ils sont en train de travailler avec 105 enfants parmi lesquels des garífunas et des ladinos pour sauvegarder la langue et éviter qu'ils ne subissent ni la discrimination raciale ni la discrimination sociale. Cette école a été fondée en 2003 et trois maitresses noires y travaillent.
Benedit affirme que le grand nombre de jeune qui obtiennent un diplôme dans l'éducation moyenne n'ont pas les opportunités nécessaires sur le marché du travail.
Humberto Castillo, présidente de la Asafrova (Association des Afrodescendants dans la Valle de Sula) déclare qu'il y a 100 000 garífunas dans la Valle de Sula qui continuent de vivre dans les régions à plus haut risque.
Cet interlocuteur connu est un leader qui a toujours plaidé pour sa communauté et son cheval de bataille a été d'exiger l'égalité de droits et de chances pour ses frères.
Karol Assunção - Journaliste de Adital
Inclusion sociale de la jeunesse afrodescendante. Tel est le sujet sur lequel les jeunes afropéruviens débattront dans le cadre de la Première Rencontre Métropolitaine des Jeunes Leaders Afrodescendants (I Encuentro Metropolitano de Jóvenes Líderes Afrodescendientes). L'événement se tiendra du 27 au 29 avril à Lima (Pérou), et verra la participation de 40 leaders jeunes de la capitale péruviennes et de cinq autres venant des province de de Piura et d'Ica.

Pendant trois jours, les jeunes d'âges compris entre 15 et 29 ans participeront à des conférences, des ateliers, des débat et dà des activités culturelles liées à la thématique "Democracia Participativa e Incluyente"(Démocratie Participative et Inclusive).
Selon le Réseau Péruvien des Jeunes Afrodescendants (Red Peruana de Jóvenes Afrodescendientes) Perú Ashanti, organisateur de l'événement, l'idée est que les participants puissent "débattre et faire des propositions concrètes d'inclusion sociale permettant d'encourager la jeunesse afrodescendante pour un véritable développement identitaire et dans le respect des Droits Humains".
Il est prévu que les résultats de ces discussions soient regroupés dans un compte rendu d'actions concrètes qui sera envoyé à la Municipalité Métropolitaine de Lima et que les demandes des jeunes soient inclus dans le Plan National des Jeunes 2012-2016 du Secrétariat National des Jeunesses (Senaju).
"Nous avons confiance que à la fin de cet important événement seront renforcées les connaissances en terme de Démocratie et de Citoyenneté, et surtout l'articulation soutenue et effective de la jeunesse afropéruvienne afin de faire le suivi des accords et engagements assumés comme le prochain "I Agenda Metropolitana de la Juventud Afroperuana”, souligne le document de la rencontre.
Selon Ashanti Perú, le Premier Agenda Métropolitain de la Jeunesse Afro-Péruvienne (I Agenda Metropolitana de Juventud Afro-Peruana) regroupera les principales demandes des jeunes dans le but de contribuer au développement social, économique et politique.
"[..] la jeunesse afropéruvienne contre la discrimination ethnique, le racisme et l'invisibilité dans l'État, exige des politiques publiques spécifiques en faveur de nos peuples et également des espaces nationaux mettant en exergue la réalité afrodescendaente pour pouvoir en partant de là programmer et générer des actions affirmatives conjointes comme une mesure effective pour réduire les brèches sociales afin de garantir une véritable inclusion sociale, sans racisme, en respectant notre identité, notre culture, l'exercice plein des droits et une meilleure représentation politicque ”, souligne le document.
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
Plus d'informations http://www.asonedh.com/ashantiperu/
Auteur: lt10digital.com.ar | Source : SI
La députée Alicia Gutiérrez du bloc SI du Front Progressiste, a présenté un projet pour instituer la journée du 17 avril comme “Journée Provinciale des Afroargentins du Tronc Colonial ” (Province de Santa Fe), afin de reconnaitre les citoyens afroargentins du tronc colonial comme peuple préexistant à la Nation.
" Nous instituons le 17 avril, car dans la ville de Santa Fe en ce jour de l'année 2011, fut installée la plaque disant : 1850-1910 PASEO DE LAS TRES CULTURAS (PROMENADE DES TROIS CULTURES). Ce fait significatif pour la culture afroargentine, qui jusqu'à ce moment avait été ingorée et exclue, a été concrétisée en commémoaration de la mémoire des peuples originaires, africains et européens réunis dans cette ville."
Ce lieu est enclavé dans le “Paseo de las tres culturas” entre les Musées Ethnographique et Historique, le Couvent de San Francisco et la rue calle San Martín de la ville de Santa Fe.
L'initiative est née avec pour objectif d'amener l'État à reconnaitre les afroargentins du tronc colonial comme un des peuples préexistants à la Nation, puisque leur présence est aussi ancienne que celle des conquistadors espagnols. Les esclaves furent amenés par ces derniers et l'État a continué à en bénéficier, jusqu'à l'abolition finale de l'esclavage. Non seulement on a ignoré cet acteur historique protagoniste de notre histoire, de notre culture et de notre identité, mais on a tissé un manteau de l'oubli qui l'a relégué à un silence social généralisé.
Dès la colonisation espagnole dans ce qui est aujourd'hui l'Argentine , il y a eu une population noire africaine esclavisée. Même si l'Assemblée de l'année XIII établit le principe juridique de la liberté des ventres pour les ceux nés à partir de son instrumentation, l'abolition de l'esclavage ne fut déclarée qu'en 1853, dans la Constitución Nationale. Cependant, à Buenos Aires, ce n'est que plus tard en 1861 qu'elle entra en vigueur lorsque fut souscrite la réforme de la Constitution promulguée à Santa Fe par la Convention Provinciale une année plus tôt.Dans le système esclavagiste, les noirs étaient chosifiés et utilisés pour différentes corvées (service domestique) servant de statut social.
Par: REDACCIÓN ELTIEMPO.COM |12
'LA PLAYA D.C.' narra la historia de Tomás, un joven afrodescendiente que huyó de la Costa Pacífica.
Le long métrage colombien E 'LA PLAYA D.C.', réalisé par Juan Andrés Arango a été sélectionné dans la section Un Certain Regard.
Le film raconte l'histoire de Tomás, un jeune afrodescendant qui a fui la Côte Pacifique colombienne à cause de la guerre.
Arriver à Bogotá, une métropole de huit millions d'habitants située à 2600 mètres au dessus de la mer est point de rupture pour le personnage qui doit faire face à une ville qui ouvre peu ses portes.
"On estime qu'entre 1991 et 2006 près de 300 000 afrocolombiens déplacés par la violence et venant des régions du Pacifique et de l'Atlantique sont arrivés à Bogotá . Cette migration massive est en train de transformer radicalement l'identité de la ville, en fragmentant l'hermétisme qui l'a séparé durant des siècles de la culture noire de ses côtes .La Playa naît de la fascination pour ce processus de changement et du besoin de l'explorer visuellement pour la première fois dans un long métrage ”, affirme son réalisateur et scénariste Juan Andrés Arango.
Une esthétique urbaine dans laquelle asphalte, congestion et inclémence de la rue accompagnent le parcours de Tomás, qui trouve dans l'activité de la coupe de cheveu un héritage historique des esclaves, qui traçaient sur les coiffures des enants des cartes indiquant les routes pour s'échapper.
Ainsi, sur les cheveux des autres, il commence à dessiner la carte qui le mènera à trouver son frère , qui a été consumé par l'asphalte et la saleté. Et dans cette quête, il se retrouvera lui même.
"C'est une carte qui se trace dans l'hostilité des rues d'une ville froide et sans pitié, ou Tomás, un jeune noir, mettra à l'épreuve ses valeurs pour affronter la peur, la nostalgie de la mer et les blessures, ”indique le réalisateur.
Le souvenir de la mer, de la Côte Pacifique est latent. La musique urbaine est accompagnée du son de la marimba ; l'image, occasionnellement se déforme, créant un mouvement semblable au va et vient des vagues.
Le film a été produit par Séptima Films et Burning Blue de Colombia, en coproduction avec cinesud Promotion (France), Bananeira Filmes (Brésil) et Hangar Films (Colombie), en association avec Laboratorios Black Velvet (Colombie),
http://spanish.peopledaily.com.cn/92122/7793743.htmlE
par Alex Rodrigues
Brasília - "Nous avons peur du Brésil." C'est par un épanchement inattendu que la romancière mozambicaine Paulina Chiziane a attiré l'attention du public lors du séminaire A Literatura Africana Contemporânea, qui fait partie de la programmation de la première biennale du Livre et de la Lecture (1ª Bienal do Livro e da Leitura) à Brasília (DF). Elle faisait référence aux effets de la présence au Mozambique, d'églises et de temples brésiliens et de produits culturels comme les telenovelas qui transmettent, selon elle, une fausse image du pays.
"Pour nous les mozambicains, l'image du Brésil est celle d'un pays blanc, ou tout au plus métisse. Le seul noir brésilien ayant vraiment réussi et que nous reconnaissons comme tel c'est Pelé. Dans les telenovelas, qui sont responsables de la définition de l'image que nous avons du Brésil, on ne voit les noirs que comme porteurs ou employés domestiques . Au sommet [de la représentation sociale] se trouvent les blancs. C'est l'image que le Brésil vend au monde", critique l'auteure, en soulignant que ces représentations contribuent à perpétuer les inégalités raciales et sociales existantes dans son pays.
"À force de voir dans les novelas le blanc donnant des ordres et le noir en train de balayer ou de porter, le mozambicain considère dès lors une telle situation comme apparemment normale", soutient Paulina, en mentionnant la même organisation sociale dans son pays.
La présence des églises brésiliennes sur le territoire a également un impact négatif sur la culture du pays, selon l'écrivaine. "Quand une ou plusieurs églises arrivent et nous disent que notre manière de croire n'est pas correcte, que la meilleure croyance est celle qu'elles apportent, cela revient à détruire une identité culturelle. Il n y a aucun respect des croyances locales. Dans la culture africaine , un guérisseur n'est pas seulement un médecin traditionnel, mais également le détenteur d'une partie de l'histoire et de la culture populaire", souligne Paulina, en critiquant les gouvernements des deux pays qui permettent l'intervention de ces institutions.
Première femme à publier un livre au Mozambique, Paulina tente de fuir les stéréotypes dans son oeuvre, principalement ceux qui limitent la femme au rôle de dépendante, incapable de penser par elle seule, conditionnée à ne faire que servir.
"J'aime beaucoup les poètes de mon pays, mais je n'ai jamais trouvé dans la littérature que les hommes écrivent le profil d'une femme entière. C'est toujours la bouche, les pieds, un aspect unique. Jamais le savoir infini émanant des femmes", dit Paulina, en rappelant que jusqu'à la colonisation européenne, il revenait aux femmes de jouer la fonction narrative et de transmettre la connaissance.
"Avant la colonisation, l'art et la littérature étaient féminines. C'était aux femmes de raconter les histoires, et d'ainsi socialiser les enfants. Avec le système colonial et l'emploi du système de l'éducation impériale, les hommes ont commencé à apprendre et à écrire les histoires, C'est pourquoi, même à présent au Mozambique, il y a peu de femmes écrivaines", affirme Paulina.
"Même indépendant, [dès 1975], on a commencé à écrire sur la base de l'éducation européenne que nous avions reçue, en emmenant les stéréotypes et les préjugés qui nous ont été transmis. Le savoir africain proprement dit, qui est connu par les femmes, continue d'être exclu. Pour ne pas dire que plus de la moitié de la population mozambicaine ne parle pas le portugais et peu sont les auteurs qui écrivent dans d'autres langues mozambicaines", dit Paulina.
Durant la biennale a été lancé le livre Niketche, une histoire de polygamie dont la mozambicaine est l'auteure.
Édition: Lílian Beraldo - Source: Agencia Brasil
http://www.geledes.org.br/patrimonio-cultural/literario-cientifico/literatura/literatura-africana/13823-novelas-brasileiras-passam-imagem-de-pais-branco-critica-escritora-mocambicana