Afrodescendants d'Amérique Latine et des Caraibes

20 octobre 2017

Un premier recensement des afropéruviens ce 22 octobre

En 2009, le Président Alan García a demandé un pardon historique au nom de l'État pour les siècles d'abus, d'exclusion et de disrimination du Peuple Afrodesendant au Pérou. Au cours de cette même année, le Comité de l'ONU qui contrôle la discrimination raciale – connu sous le nom de CERD – manifestait sa préoccupation face à l'absence de données officielles sur les afropéruviens. Depuis lors, en 2016, le Pérou a ratifié de la Convention Interaméricaine contre le racisme, la Discrimination raciale et les formes connexes d’intolérance.

 

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Qu'à cela ne tienne, les besoins socio-économiques et politiques des afrodescendants demeurent ignorés et les afropéruviens figurent rarement dans les agendas des partis politiques. L'État péruvien n'a pour sa part réalisé aucune action affirmative ni initié de politiques publiques pouvant contribuer à leur développement.

Ce dimanche 22 octobre 2017, pour la première fois, le Pérou organisera un recensement national au cours duquel les afropéruviens pourront être décomptés. 

Raza e Igualdad interviewe Cecília Ramírez, la directrice du Centre de Développement de la Femme Noire Péruvienne ( Centro de Desarrollo de la Mujer Negra Peruana -CEDEMUNEP) et membre du Comité Technique Interinstitutionnel sur les Statistiques de l'Ethnicité qui a préparé le recensement, de la formulation des questions sur l'auto-identification ethnique à la diffusion des résultats. 

Pourquoi le recemnsement de ce dimanche est-il important pour le Peuple Afrodescendant? 

Il permettra de savoir combien nous sommes, où nous sommes et principalement, dans quelles conditions nous sommes. La dernière fois qu'un recensement au Pérou a inclus une question racial remonte à 1940. Depuis lors, 77 ans sont passées. 

Il n y a eu aucune vaiable ethnique dans les recensements antérieurs? 

Depuis 1961, la variable ethnique est présente dans les recensements à travers une question sur la langue maternelle parlée dans le foyer. Cette fois et pour la première fois dans l'histoire du Pérou, la question porte sur la façon dont je m'auto-identifie ethniquement. Dans ce sens, les afropéruviens, nous pouvons choisir entre 6 catégories: negro, zambo, moreno, mulato, afroperuano ou afrodescendiente.  

Les populations indigènes ont-elles également été traditionnellement exclues des recensements? 

Il y a eu trois recensements d'identification pour les indigènes, mais aucun pour les afropéruviens. Le nom officiel du recensement de ce dimanche est “Le douzième recensement de population, septième du logement et troisème des communautés indigènes”. Et nous nous disons qu'il s'agit du  “Premier pour les afropéruviens”. 

Combien d'afrodescendants peut-il y avaoi actuellement au Pérou? 

Il n'existe aucune donnée officielle, mais certains parlent de 0.1%, d'autres vont jusqu'à 5% et d'autres même 9%. 

Quelle est leur situation économique et sociale?  

Nous les afropéruviens faisons face à des brèches très profondes d'inégalités principalement dans les domaines comme l'éducation, la santé, l'emploi. On peut trouver qu'il y a eu des avancées au cours des dernières années, mais les brèches persistent.

Depuis combien de temps le CEDEMUNEP plaide pour un recensement inclusif des afropéruviens? 

Déjà en  2010, on parlait de cela et nous avions produit un rapport sur la situation des droits humains de la population afropéuvienne. Et on est revenu il y a un peu plus de 5 ans dans les cadre des cycles de recensement. Le travail a été réalisé avec le soutien de Global Rights et à présent de Raza e Igualdad. Également en association avec l'Institut National de la Statistique et de l'Informatique (INEI), le Ministère de la Culture, le Défenseur du Peuple, le Juré Électoral National, certains gouvernements locaux, et avec certaines organisations indigènes et afrodescendantes comme  Chirapaq, entre autres. 

Quels ont été les défis?  

Il y a eu un manque de connaissance et de compréhension de la problématique de la population afropéruvienne. Sans cette compréhension est difficile qu'il y ait une volonté politique réelle. Cela a été un défi de comprendre l'importance d'inclure une question culturelle et raciale dans le recensement. 

Est ce qu'il y a eu des progrès?  

Au début, ça été assez compliqué et il y a toujours des choses non résolues. Mais il y a des pas qui ont été franchies. Mais il y aura d'autres défis et enjeux avec les résultats du recensement. 

Votre travail a-t-il ainsi été d'éduquer les autorités? 

D'éduquer et aussi de sensibiliser. Non seulement au niveau national mais aussi international. Nous avons mené un travail d'incidence au niveau local et national pour sensibiliser le peuple péruvien et le peuple afropéruvien particulièrement sur l'importance de disposer de la question d'auto-identification ethnique dans le recensement. 

En quoi le soutien international vous a été utile?  

Aucun état n'aime être embarrassé face à d'autres pays. Et dans ce sens, l'état péruvien ne pouvait pas rester en marge des avancées en Amérique Latine. Dans les cycles de recensement, le mouvement afodescendant a relever l'importance d'avoir une question ethnique dans les recensements nationaux. Depuis lors, nos alliés internationaux comme le CEPAL, l'UNFPA et ONU femmes ont émis des recommandations, en disant que c'est important, ce qui a contribué de manière significative. Nous avons également pu compter sur des alliés comme la Fondation Ford qui nous a soutenu et continue de nous soutenir. Ils ont joué un rôle prépondérant. 

Quelles conséquences peut avoir le recensement de ce dimanche pour le pays? 

Un plan national pour le peuple afropéruvien dénommé PLADEPA a été élaboré. C'est une initiative pour le développement du peuple afropéruvien qui s'est fait en consultant la société civile. Mais il est d'une importance vitale que soient garanties les ressources économiques pour son implémentation.

Que se passera-t-il dans six mois lorsque les résultats du recensement seront publiés?  

Il n'y aura plus d'excuses, puisque que nous aurons à disposition des indicateurs qui démontrent la situation actuelle et réelle de vie du peuple afropéruvien. On disposea de preuves claires et réalles de la brèche d'inégalité que nous subissons, et donc c'est pour cette raison que cela doit se traduire par des actions affirmatives, politiques publiques et que nous soyons inclus dans tous les programmes et plans que l'État implémente pour réduire la pauvreté dans notre pays. 

Qu'est ce qu'il est possible de faire dans ce sens? 

L'état a une gande responsabilité de même que la société civile afropéruvienne. Nous devons travailler de manière conjointe pour générer des changements.  

Et vos espoirs pour le futur?

 

J'espère que l'état péruvien pourra réellement répondre aux demandes des besoins du Peuple Afropéruvien, et qu'il se rappelle que la pauvreté à laquelle nous faisons face est liée au racisme et à la discrimination ethnique et raciale. Et qu'il existe une volonté politique réelle pogressivement combler cette brèche d'inégalité que nous subissons, que nous ayons une meilleure éducation, une santé de qualité, de meilleurs emplois, une plus grande paticipation et représentation politique. Et que l'état se souvienne que d'investir sur les afropéruviens revient à investir sur le développement du pays, et que historiquement, nous avons contribué à la construction de la nation péuvienne et que nous continuons de le faire.

 

Traduit de l'Espagnol Par Guy Everard Mbarga

 

http://raceandequality.org/articles/el-primer-censo-para-afroperuanos-entrevista-con-cedemunep/

02 octobre 2017

Journée Nationale de la Bomba del Chota en hommage à la culture afroéquatorienne

Imbabura -Le 16 septembre a eu lieu une soirée pleine de divertissement avec musique, danse, théâtre et poésie à l'occasion de la commémaration de la Journée Nationale de la Bomba del Chota.

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Cet événement s'est tenu dans la province d'Imbabura, avec le soutien du Gouvernorat d'Imbabura, du Ministère de la Culture, du Secrétariat de Gestion de la Politique; de l'Association Culturelle des Artistes, Interprètes et Auteurs afroéquatoriens.

La Journée Nationale de la Bomba du Chota est un hommage aux peuples afroéquatoriens établis sur les rives du fleuve Chota dans les rovinces d'Imbabura et de Carchi. Le théatre de la Fábrica Imbabura, situé dans le canton Antonio Ante, était la scène de cette festivité.

Plusieurs personnalités ont pris part à cet événement comme Paolina Vercoutére Quinche, gouverneure d'Imbabura, les autorités provinciales, qui ont exalté Martina Criollo, Las Choteñitas, Raíces Negras, Palma Africana, Salineras, El Poeta de la Bomba, entre autres.

Joie et Tradition

La danse de la bomba de Valle del Chota est une expressionà travers laquelle se conjugue la joie et la tradition de de ce genre qui a fait de la bomba un instrument culturellement musical et une manifestation authentique de l'identité du peuple afroéquatorien”, a indiqué la gouverneure.

De la même façon, une reconnaissance publique des gardiens de la mémoire  igual manera, se efectuó un reconocimiento público a los guardianes de la memoria: Belermina Congo et Escequiel Sevilla, qui ont contribué à maintenir la construction d'une histoire vive de la bomba.

Rubén Congo, président de Asafre et gestionnaire culturel, a remercié les autorités pour leur ouverture pour la réalisation de cet événement et s'est engagé à travailler fort pour que la Journée Nationale de la Bomba del Chota soit considérée comme un espace culturel et qu'elle soit générée comme une politique publique nationale.

Inés Almeida Sánchez, qui a pris part à cet événement a indiqué que ce fut “une journée culturelle merveilleuse, au cours de laquell apprécier la musique bomba, de la danse chaude et colorée, poésie, d'humour noir”. (I)

 

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga

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27 août 2017

Le Mouvement afrobolivien demande la reconnaissance de ses territoires et de son autonomie

LA PAZ (Sputnik) — Le peuple afrodescendant demande que l'État bolivien reconnaisse les communautés et les anciennes haciendas qu'ils habitent depuis l'époque de la colonie comme des territoires leur appartenant dans le but de projeter ainsi leur autonomie, selon les dires à Sputnik du membre du mouvement afrobolivien, Juan Carlos Ballivián.

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"Il existe de nombreuses communautés qui nous sont propres, dans lesquelles les afrodescendants se sont établis historiquement et qui doivent être reconnues comme des territoires aforboliviens et à partir desquels on pourra exercer l'autonomie afrobolivienne", indique le représentant.

 Ballivián, qui est également le numéro deux du Défenseur du Peuple de Bolivie a fait cette déclaration en référence aux cérémonies de cloture du mois de l'afrodescendant célébré en septembre.

 Dans ce cadre, il a expliqué que l'un des objectifs du mouvement afrobolivien est d'obtenir l'intégration des plus de trente communautés noires qui restent dispersées de long en large des provinces Nord et Sud Yungas, Inquisivi et Caranavi dans le département de La Paz.

Avec plus de 23.000 membres dispersés partout dans le pays, la communauté afrobolivienne revendique son droit non seulement à développer sa culture, mais également à disposer de ses propres territoires et dans le futur, d'obtenir son autonomie dans le cadre de la Constitution Politique de l'État.

"Une grande partie de la mission de la décennie (2015-2025) approuvée par la Loi 848 vise la reocnnaissance de la continuité territoriale du peuple afrobolivien, la loi 848 approuvée par le Gouvernement d'Evo Morales en octobre  2016 encourage la reconnaissance des droits économiques, sociaux, culturels civils et politiques du peuple afrodescendant en Bolivie", notre Ballivián.

La norme établit que les institutions de l'État intègrent des programmes de respect de la diversité culturel et d'élimination de toute forme de discrimination, a ajouté l'ativiste.

 

Ainsi, le mouvement est engagé dans la récupération de sa langue, de ses cérémonies, de sa gastronomie et de ses danses propres qui font partie de la plurinationalité bolivienne.

 

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga

 

https://mundo.sputniknews.com/americalatina/201709301072764931-bolivia-comunidad-derechos/

21 mai 2017

Le salaire moyen d'un brésilien noir quatre moins élevé que celui d'un blanc

Le Brésil est considéré comme un pays dans lequel la discrimination raciale est moins intense, mais on ne peut pas encore conclure que ce pays a abouti à une démocratie plus juste.  Selon une étude du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD - ONU), en association avec l'Institut de Recherche Économique Appliquée (Instituto de Investigación Económica Aplicada -IPEA) du Brésil, l'Indice de Développement Humain (IDH) des afrodescendants brésiliens est en retard de dix ans par rapport à celle des brésiliens blancs.

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L'étude intitulée «Développement humain au-delà des moyenns », publiée mercredi dernier, démontre que l'IDH des afrodescendants brésiliens a atteint point 0,679. Un point qui avait déjà été atteint par les blancs en 2000, lorsque l'indicateur pour la population blanche fut de 0,675. Le barème varie de 0 à 1. Plus on est proche de 1, meilleur est l'IDH. L'indice mesure la qualité de vie au-delà du revenu et prend en compte les indicateurs de santé et d'éducation.

Le développement humain des blancs au Brésil, en 2010, a été de 0,777. Soit 14,42% plus élevé que celui des afrodescendants qui résidaient à ce moment au Brésil. Il est important de noter que cette différence a diminué par rapport à 2000, lorsque l'IDH des blancs était de 27,1% supérieur à celui des afrodescendants brésiliens.

L'étude révèle également que entre 2000 et 2010, l'indice de Développement Humain de la population noire brésilienne a augmenté en moyenne, plus que celui des personnes de race blanche. L'étude a enregidtré une augmentation de 2,5% par année pour les afrodescendants, atteignant un total de 28% durant cette période, contre 1,4% annuel pour les blancs, dont l'indice a atteint un total de 15% durant cette décennie.

Toutes les dimensions qui composent l'indice dans le pays carioca ont présenté des avancées durant la période étudiée. En ce qui concerne la population noire, la contribution la plus importante dans la croissance de l'IDH est venue de l'éducation, avec une moyenne annuelle haute de 4,9%. L'éducation a également constitué la dimension qui a le plus progressé dans l'IDH de la population blanche, mais son taux de croissance a été inférieur, se situant à 2,7%.

Cependant, la distance qui sépare les blancs des noirs au Brésil reste importante. L'étude reflète cette grande différence. Les revenus moyens de la population blanche sont quatre fois plus importants que ceux de la population noire. Un brésilien blanc gagne environ 600 euros par mois tandis qu'un afrodescendant reçoit 150 euros.

En ce qui a trait à la scolarité de la population adulte, 62% des blancs de plus de 18 ans avait complété leur éducation élémentaire, contre 47% pour la population noire. La différence entre l'espérance de vie à la naissance entre blancs et noirs était de deux ans, avec des moyennes respectives de 75,3 ans et de 73,2 ans.

Le Brésil est le deuxième pays comptant la population noire au monde la plus importante après le Nigéria.

 Traduit de l'espagnol par Guy Everard Mbarga

http://www.abc.es/sociedad/abci-salario-medio-brasileno-negro-cuatro-veces-inferior-blanco-201705121801_noticia.html

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18 mai 2017

Les afrodescendantes s'imposent dans les magazines

La top model Maria Borges, née en Angola, a partagé sur les réseaux sociaux le bonheur qu'elle ressentait d'être la première femme africaine du 21ème siècle à poser en couverture de la version américaine du magazine  ELLE.

 

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Pour rappel, cela faisait 20 ans qu'un mannequin africaine n'était pas apparu en page couverture, avec Alek Wek en 1997, qui devenait ainsi la première femme de race noire à apparaître à l'extérieur du magazine.

“C'est un honneur d’apparaître sur la couverture du ELLE américain, de se sentir belle et de porter mon afro”, a-t-elle indiqué sur ses comptes Twitter et Instagram. “En grandissant, je n'ai jamais vu quelqu'un comme moi, et désormais, les autres filles peuvent voir quelqu'un qui leur ressemble. C'est une inspiration ”, déclarait-elle dans une interview dans ce magazine.

Dans un autre entretien, l'angolaise a insisté sur l'importance de la diversité dans l'industrie de la mode. “La mode devrait être pour tout le monde, peu importe la race ”, disait-elle, dans un message clair adressé à l'industrie de la mode et à ses canons.

 

Sa participation à la Semaine de la Mode de New-York l'a transformé en une célébrité.

Borges a également gagné en reconnaissance en 2015, lorsqu'elle fut couronnée la première femme de race noire à montrer ses cheveux afro “au naturel”, pour une campagne de la firme de lingerie Victoria Secret. La chaine de télévision CNN l'a nommé “une des top modèles africaines qui a brisé les barrières”.

Le média a ajouté que : “le message qu'elle a donné au magazine ELLE fut celui de l'émancipation, selon lequel une fille qui a commencé en bas peut devenir un symbole de beauté internationale et être la preuve vivante que nos rêves sont valides, et l'avenir s'annonce brillant”.

Dans l'édition de mai du magazine, la top modèle présente un des six maillots de bain dont l'édition fait la promotion. À ses côtés apparaît Candice Huffine, une des premières femmes mannequins de grande taille. On y trouve également l' instagramer Bella Hadid, Jasmine Tookes, Hailey Baldwin et Elsa Hosk

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Cette nouvelle couverture est une victoire importante pour les mannequins afrodescendantes. Comme Maria Borges, de nombreuses autres top modèle ont changé les clichés du monde de la mode. Liya Kebede fut la première top modèle noire à être égérie de Estée Lauder, Herieth Paul également joue le même rôle pour l'une des firmes cosmétiques les plus importantes aux USA, à savoir, Maybelline New York.

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17 mai 2017

Une journaliste afropéruvienne victime d'insulte raciste :''midi passé, les noirs ne réfléchissent plus''

La journaliste et animatrice de télévision afropéruvienne  Sofía Carrillo, a passé un mauvais moment à l'aéroport Jorge Chávez suite à un commentaire raciste d'un fonctionnaire de l'État.

Le témoignagde de Sofía Carrillo. | Fuente: TV Perú
L'animatrice de télévision, Sofía Carrillo, a dénoncé un acte discriminatoire à son encontre qui s'est produit dans le bureau de l'office des Migrations situé à l'aéroport Jorge Chávez. La "blague'' raciste a été faite par un employé de la fonction publique.
 
Les faits. L'activiste des droits de la communauté afropéruvienne avait oublié de faire tamponner son passeport après son retour au Pérou en provenance de la Colombie. C'est alors qu'un employé en charge des Migrations lui a lâché "comme midi est passé, tu oublies ", selon ce qu'elle a affirmé à TV Perú, chaine de télévision pour laquelle elle travaille.
 
Carrillo a pris le commentaire pour une blague raciste. "On insulte toujours les afrodescendants de cette manière en affirmant que quand midi est passé, nous arrêtons de réfléchir", indique-t-elle.
 
"Cette affirmation a une origine raciste qui remonte au passé de l'esclavage et qui se répète sans doute. Le monsieur me l'a dit une fois, puis une autre. Tu ne te souviens pas parce que midi est passé", a-t-elle relaté.
 
Mesures drastiques. Cette phrase a une connotation racial depuis les temps de l'esclavage, parce que les esclaves étaient réduits à de longues journées de travail et d'exploitation. La journaliste va engager une poursuite pénale contre le fonctionnaire pour discrimination.
 
"Le racisme, la violence, la discrimination sont des situations douloureuses. Je ne joue pas la victime, j'essaie de démontrer que les afropéruviens demeurent victimes de racisme et de discrimination. Nous méritons des lois claires qui sanctionnent ce type de comportements", a-t-il indiqué.
 
Les autorités de l'Office des Migrations ont pris en compte la dénonciation de Sofia Carrillo et ont promis de faire enquête . L'entité a condamne tout acte discriminatoire contre toute personne sur son compte Twitter.

 

 Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga

http://rpp.pe/lima/actualidad/periodista-denuncio-discriminacion-en-la-oficina-de-migraciones-del-aeropuerto-noticia-1051170

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25 novembre 2016

Éditeur exclusif pour auteurs afrobrésiliens lance 5 livres d'ici la fin d'année

 

Vagner Amaro na Travessa, co-fondateur de Malê: à la recherche de la bibliodiversité - Ana Branco / Agência O Globo

RIO — Bibliothécaire et producteur d'événement dans le domaine de la lecture, Vagner Amaro avait du mal à acquérir des livres d'auteurs noirs contemporains pour pour la bibliothèque scolaire dans laquelle il travaillait. L'insitution avait déjà donné le feu vert pour l'achat, mais les titres répondant à ce profil étaient rares sur le marché. Beaucoup étaient épuisés, sans que des rééditions soient prévues — même pour des oeuvres d'écrivaines reconnues comme Conceição Evaristo.

— Comment était-il possible  que le travail de Conceição, une des plus importantes écrivaines brésiliennes en vie, soit inaccessible pour ses lecteursores? De la mçeme manière, les écrivains noirs étaient rarement présents dans les événements littéraires que je fréquentais, ils n'étaient pas dans les programmes scolaires, tout comme ils n'étaient pas apparus durant ma formation, que ce soit nen tant que bibliothécaire ou en tant que journaliste, mais même pas à l'école primaire ou secondaire  — indique Amaro, sans une interview par mail. — Il y avait donc un phénomène qui m'empêchait, bibliothécaire ou médiateur de lecture noir, de les connaitre.

Plus il investiguait, plus il constatait que les auteurs noirs étaient soit édités par de petits éditeurs ou alors étaient obligés d'investir pour leur propre publication indépendante, ce qui rendait difficile la diffusion et la reédition de leurs livres.

— J'ai réalisé qu'il y a un manque d'intérêt du marché de l'édition pour les noirs qui font une littérature de résistance ou de combat ou une “contrelittérature”, utilisant dans leurs textes des sujets comme le racisme dans la perspective du noir, qui imprègnent leur littérature, même lorsqu'ils abordent tous les sujets communs des autres littératures  — dit-il.

Perplexe face à cette situation, Amaro décide d'ouvrir une maison d'édition qui non seulement donne la voix aux auteurs qu'il voyait comme marginalisés, mais qui les aide également à garantir la visibilité et l'accès aux conseils. Fondée en Juillet dernier, en association avec Francisco Jorge, l'éditeur Malê a déjà publié depuis lors sept titres. La première auteure à faire partie du catalogue? Conceição Evaristo, qui a publié son dernier ouvrage “Histórias de leves enganos e parecenças”, chez cet éditeur.

En ce mois de célébration de la Journée de la Conscience Noire (20 novembre) Malê vient de lancer deux ouvrages supplémentaires: “Esboços de um tempo presente”, un ensemble d'essais courts  de Rosane Borges, et “O tapete voador”, nouveau livre de contes de Cristiane Sobral. Dès la première semaine de décembre, le recueil “12 autoras negras da literatura brasileira atual” arrive dans les librairies, ainsi que deux titres hors catalogue : “Insubmissas lágrimas de mulheres” (2011), de Conceição Evaristo, et “A lei do santo” (2000), de Muniz Sodré.

— C'est plus difficile pour ceux qui se proclament noirs — affirme Cristiane Sobral. — Le milieu littéraire est un espace de concentration de richesse et de nombreux écrivains noirs sont périphériques, ils ne sont pas dans les grands centres, ils ne disposent pas du capital nécessaire pour défier les géants de l'édition qui naviguent dans un monde parallèle au nôtre.

Elle pense donc en conséquence  que les écrivains noirs sont encore plus vulnérables à un problème typique du marché brésilien de l'édition, la difficulté de voir leurs livres bien distribués.

— Beaucoup parmi eux publient déjà, mais ils ne sont pas encore présents dans les stands des grandes librairies  — explique-t-elle. — J'ai un livre qui déjà été publié en trois éditions, chacune de mille exemplaires. C'est un succès si l'on considère notre littérature afro-brésilienne, mais une goutte dans l'océan des grandes tirages habituels sur le marché. Nous avons une demande urgente de rencontrer le grand public lecteur du pays avec plus de 50% de noirs et métisses. L'univers thématique est très vaste si l'on considère la culture noire et toutes ses richesses, beautés, mémoires souterraines, ses traditions.

DÉJÀ 180 INSCRITS POUR LE PRIX MALÊ 

Selon Amaro, il y a un nombre considérable de jeunes qui, au cours des dernières années, ont eu accès aux politiques de promotion de l'enseignement supérieur et qui cherchent à présent des textes autour de cet univers. Beaucoup sont selon l'éditeur, “avides de représentativité également dans la littérature”. La loi 10.639, de 2003, qui oblige l'étude de l'histoire et de la culture afrobrésiliennes dans les écoles aide à générer de l'intérêt pour la production d'auteurs noirs.

L'éditeur crée des projets qui amènent la production d'événements périphériques, comme le groupe Sarau da Esquina da Cidade de Deus, sur une scène littéraire plus large. Selon Amaro, pour beaucoup d'écrivains noirs, principalement les plus jeunes, ces événements constituent le seul canal qu'ils trouvent pour la divulgation de leurs travaux. Autre initiative pour la promotion de nouveaux talents, le Prix Malê, qui a compté cette année  180 inscrits. Le vainqueur Jhow Carvalho, et neuf autres finalistes ont vu leurs comptes publiés dans le recueil “Letra e tinta”, lancé en septembre.

— Le prix a donné de l'espace pour que les jeunes écrivains parlent de leurs expériences de vie, de sujets qui n'ont pas de place dans d'autres espaces — indique Jhow Carvalho. — Un thème récurrent dans les contes, par exemple, est celui du génocide de la population noire. Les lire, c'est penser à la manière dont les jeunes noirs perçcoivent la réalité à laquelle ils appariennent.

Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

Leia mais sobre esse assunto em http://oglobo.globo.com/cultura/livros/nova-no-mercado-male-promove-escritores-afro-brasileiros-20492363#ixzz4Qyyu5F9w 
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15 novembre 2016

Une étude du MIT conclue qu'Uber discrimine les femmes et les noirs aux États-Unis

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Les trajets les plus longs et les plus chers pour les femmes et les temps d'attente et de déplacements annulés pour les passagers noirs, concluent une étude de deux ans réalisée par trois universités nord-américaines dans le cadre de l'analyse des services d'Uber et de Lyft.

Menée auprès de passagers et de conducteurs d'Uber et de Lyft, dans les villes de Boston et de Seattle, cette étude a impliqué quelques 1500 voyages et a conclu que les deux applications de transports discriminent les noirs et les femmes.

Réalisé par des chercheurs de l'Institut de Technologie du Massachusetts (MIT), de l'Université Stanford et de l'Université de Washington, l'enquête a constaté que les conducteurs d'Uber et de Lyft ont annulé de manière disproportionnée le transport de passagers ayant des noms qui sonnaient africains-américains.

La moyenne des annulations pour les noms qui sonnaient africains-américains a été deux fois plus fréquente en comparaison avec les noms qui sonnaient blancs”, soulignent les auteurs de l'étude publiée en Octobre sur le site du National Bureau of Economics Research.

La recherche a également conclu que les passagers noirs attendent plus longtemps pour le service et qu'il est  “évident que les chauffeurs opéraient des voyages plus longs et plus chers pour les passagères à Boston ”, constate l'étudeo.

Le trajet additionnel que les passagères subissent semble être une combinaison pour en tirer profit et pour flirter avec un auditoire captif”, notrnt lrd chercheurs.

L'étude a eu une grande incidence aux États-Unis et a déjà amené le sénateur Al Franken à écrire une lettre ouverte aux deux entreprises, dans laquelle il questionne les  “efforts” menés pour tenter de “combattre le problème de la dsicrimination”.

Les deux entreprises ont déjà réagi à l'étude en niant toute forme de discrimination.

La discrimination n'a pas de place dans la société et n'a pas de place chez Uber”, assure l'application de transports dans un communiqué envoyé à la BBC, relevant qu'au contraire, elle “contribue à réduire les inégalités dans le transport”.

Pour sa part, le porte-parole de Lyft, Adrian Durbin, se félicite de “l'impact positif” que son entreprise a “dans les communautés de couleur, selon ses dires à la BBC.

Grâce à Lyft, les gens qui vivent dans les zones mal desservies – que les taxis néglgent historiquement – peuvent à présent accéder à des déplacements convenables et accessibles ”, relève Durbin, qui garantit que l'entreprise ne tolère  “aucune forme de discrimination”.

SV, ZAP

 

Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

http://zap.aeiou.pt/uber-discrimina-mulheres-negros-conclui-estudo-do-mit-136805

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13 novembre 2016

Colombiens de coeur et de culture africaine

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Nous sommes sur un autre continent, mais nous appartenons à l'Afrique. EFE/RICARDO MALDONADO ROZO


 Deux jeunes afrodescdendantes ont lancé un salon de beauté au nord de la Colombie pour préserver les coiffures traditionnelles de la Communauté de San Basilio de Palenque.

Elida Cañate, une coiffeuse tradionnelle âgée de 25 ans et sa soeur Yadelsis ont ouvert le premier espace dédié exclusivement à la pratique, la sauvegarde, la défense et la promotion des tresses qui caractérisent la communauté du palenque et qui datent la période de l'esclavage.

Le salon de beauté qui emploie dix coiffeuses a été baptisé  “La Reina del Kongo”(La Reine du Kongo) puisque selon Cañate, “au Congo, on réalise de nombreuses coiffures semblables à celles d'ici”.

NOUS SOMMES SUR UN AUTRE CONTINENT, MAIS NOUS APPARTENONS À L'AFRIQUE ”, AJOUTE LA JEUNE FEMME.

L'idée a surgi du  “besoin de créer un espace dans lequel on pourrait retrouver toutes les tresses des palenque et également cette connotation importante contenue dans ces coiffures ”, a expliqué Cañate a EFE.

Et même si dans la communauté du palenque , presque toutes les femmes apprennent dès l'enfance l'art de la coiffure et en réalisent comme activité quotidienne, il n'existait pas de lieu spécialisé pour ces coiffures.

À part le tambour et la langue du palenque, les coiffures sont également un code linguistique qu'on utilisait dans la population ”, indique la styliste.

Cañate rapporte que les premières coiffures ont surgi à l'époque de l'esclavage.

Ce sont des coiffures très peu tressées et elles étaient élaborées pour soutenir l'économie et l'alimentation de la population ”, soutient-elle.

Elle fait référence entre autres à la coiffure appellée  “Hundiditos”, qui est constituée de “chignons faits sur toute la tête” et qui étaient utilisés  “comme de petites caves” dans lesquelles on cachait “tout ce qui pouvait être utile pour la communauté, comme des morceaux d'or ou des semences à cultiver”.

Elle rajoute qu'il y avait des coiffures sur lesquelles étaient dessinées les routes à suivre pour s'échapper et qu'on utilisait pour perdre les poursuivants.

Par exemple. avec le ‘Zigzag’, une coiffure qui ne se fait pas dans le sens normal mais à l'inverse, indiquait aux nôtres quelle route il fallait suivre”, explique Cañate.

La coiffeuse indique que ces coiffures étaient également une manière de se rebeller face à l'oppression de l'homme blanc et servent à la la protection, la communication, la stratégie et la résistance.

Elles sont comme un pouvoir et la contribution de la femme contre la maltraitance que nous subissons” , a-t-elle ajouté.

Actuellement, toutes ces coiffures  traditionnelles se combinent avec des dessins modernes qui permettent de renforcer et de sauvegarder “l'identité culturelle”.

Parmi les nouvelles coiffures, on note la “cachetá”, les “mil y un caminos”(mille et une routes) ou le  “caparazón del armadillo”, très utilisée pour des occasions spéciales et les festivités et par laquelle on exalte tout ce qui est lié à la nature.

Cañate a affirmé que les tresses sont également liées à la partie émotionnelle : “il y a des coiffures pour la veillée, quand on est dans un état de tristesse ou de mélancolie et cela se reflète dans les tresses”, dit-elle.

Les coiffures traditionnelles s'élaborent avec les cheveux mêmes de la personne, tandis que les plus modernes incluent les cheveux synthétiques, des fils de couleurs et de la laine.

Les coiffures ont également une profonde charge spirituelle, c'est pour cela que nous les faisons en trois bandes, car  elles servent de protection ; nos grands-mères nous ont appris à tresser par trois pour protéger notre tête des mauvaises influences comme le mauvais oeil ”, révèle Cañate.

Les coiffures traditionnelles font partie des expressions prises en compte par l'UNESCO pour déclarer en 2005 le Palenque de San Basilio comme chef-d'œuvre du patrimoine oral et immatériel de l'humanité . EFE

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

http://elespecial.com/colombianos-con-corazon-y-cultura-africana

Célébration de la Journée Afroargentine dans la Législature de Buenos Aires

Par Redacción Noticias Urbanas / 

Des membres de la communauté ont exposé sur l'incidence qu'ils ont eu dans l'histoire et sur leur lutte pour la reconnaissance des droits, comme le fit María Magdalena Lamadrid, qui a été reconnue.

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Mardi dernier a été commémoré la “Journée Nationale des Afroargentins et de la culture afro” et le diplôme de la Personnalité Exceptionnelle dans le Cadre des Droits Humains a été décerné à María Magdalena Lamadrid au Salon Doré de la Législature de Buenos Aires.

 

La cérémonie a été organisée par le député José Cruz Campagnoli (FpV), alors que la déclaration en faveur de Lamadrid a a été initiée par une autre députée, María Rachid, dont le mandat est terminé.

Campagnoli a ouvert la cérémonie en affirmant ses engagements contre tout type de politiqie qui stigmatise et en faveur des  “droits des migrants”. Il a par la suite passé la parole aux représentants de la collectivité qui se sont exprimé.

Ce fut tout d'abord Miriam Gomes (Société Capverdienne  Dock Sud), qui a rappelé que la date commémorative du 8 novembre, correspond au décès de María Remedios del Valle, afroargentine appelée à rejoindre les troupes en tant que  “Mère de la Patrie”, à qui le Général Manuel Belgrano, avait conféré le grade de Capitaine pour son audace et sa bravoure sur le champ de bataille, qui contribua à l'indépendance de la Nation.

Karina Grossman a partagé son témoignage en se souvenant que  “c'était très difficile quand j'étais petite et je m'auto-excluait, en refusant de me reconnaitre noire ”, et en allant jusqu'à  “me mettre du javel  (sur la peau et à se blanchir) pour ne pas être discriminé”; avant que par la suite, elle assume ses origines et commence à s'engager pour sa communauté.

Gabriela Caballero, afrodescendante de la province de Corrientes, a indiqué qu'elle vient du quartier Camba Cuá (caverne des noirs en guaraní) dans la capitale provinciale. Elle a passé son enfance sur les rives du fleuve Paraná, “même si nous ne savions pas que nous étions afrodescendants ”, puisque ma mère est  “créole, descendante de galiciens”, alors que  “mon père avait honte d'être de ce quartier et encore plus d'être afrodescendant”Même si, tout le temps, parmi les personnes venant de la même province “on nous demandait pour quelles raisons on aimait tant le rythme de comparse et de tambour ”, avec ses rythmes africains, qui ont transformé Corrientes en Capitale Nationale du Carnaval.

María Esther Rodríguez, missionnaire afro, a partagé son expérience de vie, qui l'a vu travailler dès l'âge de 8 ans, puisque la pauvreté de sa famille l'exigeait. Elle a également parlé de l'évolution des droits, puisque dans sa province d'origine, ont été instauré des journées fériés pour les afrodescendants.

 

La jeune Florencia Mendilaharzu (Agrupación Xangó) a indiqué que “le racisme commence à la maison, quand l'enfant entend des commentaires , comme 'ces noirs de merde' '', et elle a relevé que à l'école, l'enseignement sur les noirs par des esclaves et des domestiques, mais on oublie les “150 000 qui ont lutté ” pour l'Indépendance.

María Magdalena Lamadrid(Fondation África Vive), personnalité remarquable en matière de Droits Humains a clo^turé l'échange. Elle a confessé qu'elle a 70 ans et a précisé que pour cette fois “je vais parler de moi, mais la situation reflèete celle de plusieurs autres”. Elle a rappellé que dans sa jeunesse “les noires de cette époque devaient laver et repasser”, même si  “aujourd'hui, nous devons entrer par la grande porte”. Sa Fondation calcule que les descendants d'esclaves sont environ deux millions de personnes dans le pays; mais beaucoup ont la peau claire, du fait du mélange des ancêtres avec d'autres migrants. À la fin de son exposé, le député Campagnoli lui a remis le diplôme qui l'accrédite comme personnalité exceptionnelle.

Plus tard a été présentée une vidéo réalisée par l'Université de Buenos Aires, en hommage à Massar Ba, activiste sénégalais arrivé en Argentine en 1995 et uqi fut assassiné en mars dernier, et dont l'enquêtre sur les raisons de sa mort est encore en cours.

Pour terminer, les représentants de la Commission organisatrice de la Journée Nationale des Afrodescendants ont présenté un exposéé Plusieurs numéros artistiques du troisième continent le plus vaste au monde ont également été présentés .

 

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

 

http://www.noticiasurbanas.com.ar/noticias/en-la-legislatura-se-celebro-el-dia-afroargentino/

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Le gouvernement péruvien approuve la création du Registre des Organisations afrodescendantes

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Le gouvernement péruvien a déclaré il y a un an d'intérêt national prioritaire la population afropéruvienne et a approuvé la création d'un plan national de développement pour la période  2016-2020.

L'exécutif a approuvé la création d'un Registre des Organisations Afropéruviennes Représentatives (ROA) pour disposer de l'information nécessaire dans la conception de politiques publiques en faveur de cette minorité de manière coordonnée et articulée avec la société civile. 

Un décret du Ministère de la Culture publié ce samedi dans le journal officiel El Peruano a annoncé la création de ce registre et attribué son administration, son actualisation et sa maintenance à la Direction des Politiques en faveur de la Population Afropéruvienne de ce Ministère.

Le document a approuvé le protocole pour l'inscription au Registre des Organisations Afropéruviennes et a ordonné que celui-ci sit publié sur le site web du Ministère de la Culture. 

 

Le gouvernement péruvien a déclaré il y a un an d'intérêt national prioritaire la population afropéruvienne et a approuvé la création d'un plan national de développement pour la période  2016-2020. dans le cadre de la Décennie Internationales des Afrodescendants 2015-2024, déclaré par l'Assemblée Générale de l'ONU.

La population afrodescendante du Pérou comprend moins de 600.000 personnes et vit sur la côte, avec une concentration la plus importante dans les villes de Lima et Callao et dans les régions de Piura, à la frontière avec l'Équateur, et à Ica, voisine de la région de Lima, selon l'Institut National de la Statistique et de l'Informatique(INEI). EFE

 

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

http://www.capital.com.pe/actualidad/aprueban-crear-un-registro-de-organizaciones-de-afrodescendientes-noticia-1009492

30 octobre 2016

Célébration de la Semaine des Afrodescendants AfroArica au Chili

Le Conseil de la Culture et la Table Afrodescendante d'Arica ( Consejo de la Cultura - Mesa Afrodescendiente de Arica) organisent une série d'activités culturelles et éducatives sur la présence des communautés afrodescendantes dans l'extrême nord du Chili.

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Au cours des premiers jours de novembre sera célébrée la Semaine Afrodescendante “Afroarica”, organisée par le Conseil Régional de la Culture et la Table Afrodescendante qui regroupe les principales organisations afrodescendantes de l'extrême nord du Chili. Cette initiative comprend la réalisation de séminaires, la commémoration de fêtes traditionnelles, des défilés, des foires gastronomiques et des présentations artistiques.
 
Les activités débuteront le 3 novembre dèes 9 heures à l'École d'Ingénieurie Électrique de l'Université de Tarapacá, Campus Saucache, par la réalisation du Séminaire “Afrodescendants, Culture et Société”.
 
Plus tard, à 20 h à l'Église San Miguel de Azapa se tiendra la commémoration de San Martín de Porres. Cette célébration fait partie d'une action de sauvegarde initiée par la communauté afrodescendante avec pour objectif de relever la dévotion historiquement manifestée à l'endroit de ce saint catholique d'origine afropéruvienne dans la province d' Arica.
 
Le vendredi 4 novembre, entre 11 h et 13 heures se tiendra la “Hora Afro” qui verra la participation de divers groupes afrodescendants qui se rendront dans plusieurs collèges de la ville d'Arica pour y enseigner l'histoire et les traditions culturelles de cette communauté. Toujours vendredi, (dès 18 heures) aura lieu une présentation artistique à Industriales II.
 
La clôture de la semaine afro se tiendra le samedi avec un défilé, une foire gastronomique, une vente de de produits artisanaux et une exposition des mu

Ce sera l'occasion de présenter des organisations comme Oro Negro, Lumbanga, Tumba Carnaval, Arica Negro, Sabor Moreno, Mixtura Negra, Grupo Adulto Mayor “Julia Corvacho”, Colectivo Luanda, Alza Raza, Afro Raíces, Piel de Ébano, Morenos San Miguel de Azapa, Hijas de Azapa, De la Costa, África, Aluna Tambó, Capoeira Gerais et Bloco da Rua.

Comme invité spécial pour clore le spectacle, sera présente Anita Tijoux, une des plus importantes voix et représentante du hip hop national et latinoaméricain.

Il est à noter que toutes les activités sont totalement gratuites.

 Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

http://www.elmorrocotudo.cl/noticia/cultura/con-la-presentacion-de-anita-tijoux-se-celebra-la-semana-afrodescendientes-en-arica

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24 octobre 2016

Les savoirs des afroéquatoriens conservés avec zèle dans le Chota

 

 

 

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La Sierra norte et Esmeraldas sont considérés comme étant les territoires histriques des afroéquatoriens. Photos: Francisco Espinoza pour EL COMERCIO

Gladys Quiñaluisa se souvient encore lorsque dans sa jeunesse le train partait d'Ibarra, à Imbabura, en direction du chaleureux port de San Lorenzo, au nord d'Esmeraldas.

Le passage des voyageurs donnait vie à son bled natal : Station Carchi. Comme de nombreux voisins, cette femme afrochoteña profitait du passage du train pour gagner de l'argent qui contribuait à l'éducation de ses enfants. 

À l'arrêt de train de la Station Carchi, aujourd'hui abandonnée, doña Gladys, du nom sous lequel ses amis la connaissent, offrait un plat de riz avec une jardinière de haricot et de la viande frite. “Le train passait, en général, rempli de passagers, trois par semaine”.
 
Mais après la suppression des opérations ferroviaires, le manque de sources d'emploi obligea les habitants à migrer de ce hameau, appartenant au canton de Mira, à Carchi. Il y a 21 ans, Gladys Quiñaluisa s'est installée dans la capitale d'Imbabura à la reherche des opportunités de formation et d'emploi pour ses enfants.

Les rues poussiéreuses et les maisons en adobe au toit fait de tuiles de la Station Carchi sont restées dans sa mémoire. Il s'agit de l'une des 38 communautés de ce qu'on appelle le territoire ancestral Chota-Salinas-La Concepción-Guallupe, que s'étend à  Imbabura et Carchi.

C'est un des lieux d'établissement les plus importants du pays pour ce peuple, selon les dires de  Salomón Acosta, président de la Fédération des Communautés et Organisations Afroéquatoriennes d'Imbabura et de Carchi (Feconic).

Dans cette zone vivent 31 988 habitants, selon le dernier recensement de l'Institut National de la Statistique et des Recensements . Mais l'autre axe historiquement important est la province d'Esmeraldas. Cependant, la migration vers les villes a transformé Guayaquil, Pichincha et Manabí principales destinations de cette ethnie.

En Équateur, 7,2% des 14 millions d'habitants s'auto identifient comme descendants d'africains. Selon Sonia Viveros, directrice de la Fondation de Développement Social et Culturel Afroéquatorienne Azúcar, de Quito, son peuple est presque éparpillé dans tout le pays.

Malgré cela, les territoires ancestraux, dans la valle del Chota et à Esmeraldas, qui ont accueilli les premiers hommes amenés comme esclaves, sont tres importants. Dans la Sierra norte, les habitants conservent encore les expressions culturelles qui se sont transmises de génération en générations.

Selon Iván Pabón Chalá, chercheur spécialisé dans la culture afrochoteña, cette richese se reflète dans ethnohistoire, les savoirs enmédecine ancestrale, des expressions culturelles, la religiosité, les contes, les coplas historias et dans les activités économiques.

Ezequiel Sevilla, 68 ans, est l'un de ces gardiens de la mémoire. L'artisan est un des derniers fabriquant du tambour typique de cette zone, la bomba. Cette appellation donne également leur nom à la musique et à la danse typique des communautés afroéquatoriennes établies au bord des rivières Chota, à Imbabura et Mira, à Carchi.

Ces représentants des afrodescendants dans cette région ont pu partager leurs connaissances la fin de semaine dernière, à  Ibarra, capitale d'Imbabura. La Fondation Piel Negra, d'Ibarra, a organisé une rencontre autour de la Journée National de l'Afroéquatorien, célébré le premier dimanche d'octobre. Il s'agissait de la dix-septième année de célébration consécutive de l'année.

Selon Vladimir Viteri, artiste plastique, la célébration dans la ville est comme une sorte d'appropriation de la zone urbaine, depuis la périphérie. - À  cet exercice social prennent part les habitants des territoires ancestraux et du pays.

 Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

http://www.elcomercio.com/tendencias/afroecuatorianos-imbabura-valledelchota-saberesancestrales-intercultural.html

 

 

Los saberes de los afros se guardan con celo en el Chota 637 La Sierra norte y Esmeraldas son considerados territorios históricos de los afroecuatorianos La Sierra norte y Esmeraldas son considerados territorios históricos de los afroecuatorianos. Fotos: Francisco Espinoza para EL COMERCIO Compartir 0 valorar articulo Indignado 0 Triste 0 Indiferente 0 Sorprendido 0 Contento 8 José Luis Rosales Redactor (F-Contenido Intercultural) Gladys Quiñaluisa aún recuerda cuando en su juventud el tren salía desde Ibarra, en Imbabura, rumbo al caluroso puerto de San Lorenzo, en el norte de Esmeraldas. El paso de los viajeros daba vida a su pueblo natal: Estación Carchi. Como muchos vecinos, esta mujer afrochoteña aprovechaba el paso del ferrocarril para ganar dinero y ayudar a educar a sus seis hijos. En la parada ferroviaria de la Estación Carchi, que hoy luce abandonada, doña Gladys, como le conocen sus amigos, ofrecía un platillo de arroz con menestra de fréjol y carne frita. “El tren pasaba, por lo general lleno de pasajeros, tres veces a la semana”. Pero, tras la suspensión de las operaciones ferroviarias y la falta de fuentes de empleo obligó a migrar a los habitantes de este caserío, perteneciente al cantón Mira, en Carchi. Hace 21 años, Gladys Quiñaluisa se radicó en la capital de Imbabura en busca de oportunidades de estudio y empleo para sus vástagos. Las calles polvorosas y las casas de adobe con techo de teja de la Estación Carchi se quedaron en su memoria. Esta es una de las 38 comunidades del denominado territorio ancestral Chota-Salinas-La Concepción-Guallupe, que se extiende en Imbabura y Carchi. Se trata de uno de los asentamientos más importantes del país de este pueblo. Así comenta Salomón Acosta, presidente de la Federación de Comunidades y Organizaciones Afroecuatorianas de Imbabura y Carchi (Feconic). En esta zona habitan 31 988 pobladores, según el último censo del Instituto Nacional de Estadística y Censos. Pero el otro eje históricamente importante es la provincia de Esmeraldas. Sin embargo, la migración hacia las ciudades ha transformado a Guayaquil, Pichincha y Manabí en los principales destinos de esta etnia. En el Ecuador, el 7,2% de los 14 millones de habitantes se autoidentificó como descendientes africanos. Según Sonia Viveros, directora de la Fundación de Desarrollo Social y Cultural Afroecuatoriana Azúcar, de Quito, su pueblo está prácticamente regado en todo el país. A pesar de ello, tienen mucha importancia los territorios ancestrales, en el valle del Chota y en Esmeraldas, que acogieron a los primeros hombres traídos como esclavos. En la Sierra norte, los pobladores mantienen aún las expresiones culturales, que se han transmitido de generación en generación. Según Iván Pabón Chalá, investigador de la cultura afrochoteña, esa riqueza se refleja en la etnohistoria, saberes de medicina ancestral, expresiones culturales, religiosidad, cuentos, coplas historias y actividades económicas. Uno de esos guardianes de la memoria es Ezequiel Sevilla, de 68 años. El artesano es uno de los últimos fabricantes del tambor típico de esta zona llamado bomba. Ese apelativo también le da nombre a la música y danza típica de las comunidades afroecuatorianas, asentadas a orillas de los ríos Chota, en Imbabura y Mira, en Carchi. Estos exponentes de los afrodescendientes de esta región pudieron compartir sus conocimientos, el último fin de semana, en Ibarra, capital de Imbabura. La Fundación Piel Negra, de Ibarra, organizó un encuentro a propósito del Día Nacional del Afroecuatoriano, que se celebra el primer domingo de octubre. Esta vez se realizó por decimosexto año consecutivo. Según Vladimir Viteri, artista plástico, la celebración en la ciudad es como una suerte de apropiación de la zona urbana, desde la periferia. En este ejercicio social participan habitantes de los territorios ancestrales y del país.

Este contenido ha sido publicado originalmente por Diario EL COMERCIO en la siguiente dirección: http://www.elcomercio.com/tendencias/afroecuatorianos-imbabura-valledelchota-saberesancestrales-intercultural.html. Si está pensando en hacer uso del mismo, por favor, cite la fuente y haga un enlace hacia la nota original de donde usted ha tomado este contenido. ElComercio.com

Un livre pour apprendre aux filles à aimer leur cheveu crépu

Par Agencia EFE

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New-York (EFE) - "Pelo Malo No Existe" (le Mauvais cheveu n'existe pas) est le premier livre pour enfant publié à New York qui combat les stéréotypes condamnant les filles et adolescentes de culture afrodescendantes.

Il s'agit d'un récit bilingue (espagnol et anglais) qui à travers des mots simples et des situations colorées, cherche à offrir aux fillettes afrolatines des enseignements autour de la beauté de la diversité culturelle et de la fierté de leur histire noire.

Deux tâches qui pour l'auteure du livre s'avèrent très souvent difficiles, particulièrement actuellement que les États-Unis vivent une époque de violence raciale et de discrimination.

"Ce livre peut s'adresser aux enfants mais en réalité, c'est une initiation à une causerie plus large sur la diversité ", a indiqué Arzu-Brown en interview à Efe.

La conversation principale de ce récit tourne autour de la populaire conception selon laquelle les filles aux cheveux bouclés, produit de leur origine afrodescendante, on de "mauvais cheveux".

Une expression utilisée quotidiennement chez les femmes des communautés dominicaines et portoricaines et qui, à son tour, alimente le business croissant des salons spécialisés dans le lissage du cheveu.

Dans des quartiers afrolatinos de New-York comme Washington Heights et Harlem, il y a des dizaines de salons de ce type qui les samedis et dimanche sont bondés de mères et de filles qui essaient de perdre leurs boucles.

"Cela correspond à un héritage historique dans lequel tout ce qui était afrodescendant n'était pas humain et était beaucoup moins bon ", explique la docteure spécialisée en études caribéennes, Alaí Reyes-Santos.

La conception de ce qui est mauvais se transfère donc à tpus es domaines sociaux. La même Brown confesse qu'elle avait l'habitude de se lisser les cheveux, mais qu'un épisode qui s'est produit alors qu'elle était avec ses filles a changé sa vie et lui a par la suite inspiré le livre.

"Un jour la nounou de mes filles m'a dit : 'Sulma, tu dois défriser les cheveux de la petite, parce qu'elle a de mauvais cheveux'. Je me suis même sentie un peu honteuse et j'ai regardé ma fille et elle avait le visage triste", raconte-t-elle.

Brown a essayé de chercher un conte qui l'aide à expliquer à sa fille que le cheveu bouclé n'a rien de négatif, mais elle n'en a jamais trouvé. Et c'est ainsi qu'est né  "Pelo Malo No Existe".

Même si au départ le livre n'était qu'un outil personnel, l'époux de Brown l'a motivé à le publier à travers la plateforme d'Autoédition d'Amazon.

Plus de 5000 copies de  "Pelo Malo No Existe" ont déjà été vendues dans et hors du pays.

Son auteure affirme que son succès est dû à la clarté du message de diversité et d'acceptation. Pour cela Brown a utilisé comme personnages différentes fillettes afrolatinas en situations communes, comme une grand mère peignant sa petitie fille.

"Il ne s'agit pas d'être contre le cheveu défrisé, mais d'apprendre à reconnaitre qu'il existe tout type de beauté et de culture", ajoute-t-elle.

Selon Reyes-Santos, il y a une revalorisation de la culture afrodescendante depuis les dernières années, surtout dans les médias audiovisuels indépendants. Mais elle admet que la route est encore très longue.

"Dans les espaces institutionnalisés, il y a encore un rejet de tout ce qui esthétiquement n'est pas correct".

Un débat est survenu il y a quelques mois en République Dominicaine après qu'une fille ait accusé la ministre de l'Éducation du pays de lui avoir refusé une bourse parce qu'elle porte un afro.

"Pelo Malo No Existe" cherche donc à former les filles pour qu'elles respectent la diversité. À tel point que la plus grande fille de Brown, Suleni, a abandonné l'idée de se défriser les cheveux.

Les deux ont désormais une relation aussi étroite qu'une boucle par laqeulle Brown prend plaisir à voir chaque jour Suleni donner du style à son afro.

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

http://www.primerahora.com/estilos-de-vida/moda/nota/ensenanalasninasaabrazarsucabellocrespo-1183347/

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23 octobre 2016

La thématique afrodescendante dans l'histoire de la Patrie vénézuélienne

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Le Vénézuela est un pays multiethnique et pluticulturel dans lequel cohabitent des indigènes, des descendants d'africains  (afrodescendants), des européens, des asiatiques et ceux qu'on appelle les métisses. Ce phénomène biologico-culturel tire son origine de la période coloniale et s'est prolongée durant plus de cinq siècles : tout d'abord en lien avec l'Empire Espagnol et par la suite comme pays jouissant de la pleine souveraineté.

En 1999, notre Patrie a approuvé une Nouvelle Constitution Nationale qui indique en son article 100: “…Les cultures populaires constitutives de la vénézolanité jouissent d'une attention spéciale,  établissant et respectant l'interculturalité sous le principe de l'égalité des cultures. La loi établira des incitatifs et des encouragements en faveur des personnes, institutions et des communautés qui font la promotion, soutiennent, développent ou financent des plans, des programmes et des activités culturelles dans le pays, ainsi que la culture vénézuélienne à l'extérieur…”.

Par ailleurs, nous pensons que les enseignants et les étudiants, en s'intégrant au processus d'enseignement de notre histoire et son contexte international doivent posséder une vision qui soit opposée èa tout type d'exclusion des groupes ethniques qui font partie de la nationalité vénézuélienne.

Nous devons de plus prendre en considération l'avancée intégrée des quatre apprentissages fondamentaux :Être, Connaitre, Faire et Cohabiter en incluant les composantes afrovénézuéliennes ou afrodescendantes et leurs multiples contributions au développement du Vénézuela des points de vue économico-social, de la toponymie, de la gastronomie, de la lexicographie, de la fondation de peuples, dans les arts plastique, les instruments de travail, la littérature orale et écrite, la musique et les danses, la pensée magico-religieuse, la spiritualitée et les valeurs éthiques entre autres.

 On observe également que dans la structure sociale de la Nation vénézuélienne, subsistent de nombreuses expressions de caractère racistes et discrminatoire, tres souvent de manière sournoise ou masquée, malgré le fait que dans notre Constitution Nationale, de même que dans le “système juridico-légal”, est interdit la discrimination ethnico-raciale et en comprenant toujours qu'il est “…nécessaire de retrouver nos racines sociétaires de cohabitation, présentes dans les cultures de nos peuples  indigènes, afrovénézuéliens et paysans en général, en reconnaissant la diversité sous le principe de l'Égalité des Cultures.

La démocratie politique, sociale et économique n'est possible qu'en partant de la démocratie culturel, l'intra et l'interculturalité qui permette une cohabitation des peuples d'égaux à égaux” (Paredes, Yoama . Venezolanidad, interculturalidad y Currículum [1 h. suelta]).

Dans la recherche de nouvelles stratégies de travail pour l'inclusion des afrovénézuéliens, dans le processus éducatiof de notre pays, nous estimons que les enseugnants doivent utliser toutes les sources et moyens qui leur sont utiles pour connaitre et cohabiter avec les éléments liés à l'enseignement de l' histoire.

Inclure des thèmes comme la traite des “noirs” esclavisés, zados, les noblesses africaines, les centres peuplés et fondés autant par les marrons que par les  “noirs ” libres, l'usage de la main d'oeuvre esclavisée dans la pêche des perles, l'exploitation minière, l'agriculture, l'élevage, l'artisanat et le service domestique (rôle importantissime joué par les nourrices et les  ayas); les rébellions et conspirations des esclavisés africains et de leurs descendants au Vénézuela colonial et durant le 19ème siècle, les contributions culturelles et le rôle joué par les confréries coloniales, les soldats, les officiers noirs, mulâtres et zambos qui ont pris part à la guerre pour l'Indépendance, les problèmes de racisme et de la discrimination…

“Le Vénézuela  ‘comme personnalité collective’ n'est pas intelligible sans visualisation de la participation des indigènes, des européens et des africains dans sa construction historique et culturelle  Cependant, dans notre pays prédomine  ‘l'effort ’ de nous considérer comme une réalité occidentale, ‘à la traine de l'évolution euroéenne et nord-américaine’. Chaque fois au Vénézuela que l'on parle des cultures et réalités aborigènes ou afrovénézuéliennes, on le fait dans la majorité des cas comme si telles réalités étaient des ‘éléments secondairess’. Dans nos livres et programmes –avec de très rares exceptions- le peuple indigène, africain et métisse apparait comme une masse amorphe, sans capacité de performance historiques, sans vie réelle, dans identité, sans âme. Des européens et de leurs descendants, on sait tout : leurs goûts, les vêtements, leurs enfants, leurs maladies. Des autres groupes ethnique, juste des bribes, des ombres confuses” (Ortega, Rutilio; Alarcón, Johnny et Nafi Lobsang Valorisation de l'Afrique et du fait africain dans l'Éducation de Base Vénézuélienne. (Valoración de África y lo Africano en la Educación Básica Venezolana) dans  Estudios de África y Asia. )En: Estudios de África y Asia. Mérida: ULA, CDCHT, Facultad de Humanidades y Educación, Escuela de Historia…, 1999, P-149)

Finalement, signalons que dans l'enseignement de l'hstoire de notre patrie , doivent être inclus les afrovénézuéliens ou afrodescendants et également les communautés indigènes et les femmes, qui de manière injustifiée ont été des secteurs contournés et diminués dans les annales historiques du Venezuela. De plus, nous ne devons oublier l'importance du principe Éducation-Action, pour transformer le monde qui nous entoure, en n fonction du bien être du peuple vénézuélien, sans aucune sorte d'exclusion ou de discrimination. 

T/ José Marcial Ramos Guédez

 Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

http://www.correodelorinoco.gob.ve/nacionales/tema-afro-historia-patria-tematica/

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Le Panama officialise la création d'un Secrétariat National pour l'ethnie noire

 Par © EFE 2016 | 

Le Panama a officialisé le 13 Octobre dernier au Parlement la création d'un Secrétariat  National pour le Développement des Afropanaméens qui défendra les droits de la population noire et l 'amélioration de leurs conditions de vie.  

Panamá oficializa la creación de una secretaría nacional para la etnia negra

 

"Même si la loi approuvée ne contient pas en totalité la vision stratégique de notre mouvement, c'est sûr que c'est une avancée", a reconnu au micro de EFE le directeur de l'Observatoire de Panamá Afro, Alberto Barrow.

Le secrétariat était une des grandes réclamations des organisations d'afrodescendants qui dénoncent constamment la discrimination et la pauvreté dont souffre la population noire au Panama.

Le document Atlas du Développement Humain Local Panama 2015 (Atlas de Desarrollo Humano Local, Panamá 2015), indique que 12,3 % de la population  afrodescendante vit dans des conditions de vulnérabilité, indiquait un communiqué de l'Assemblée Nationale (AN, parlement) le jour de l'approbation.

De fait, les provinces les plus déprimées du pays, Darién, Bocas del Toro et Colón, sont celles dans lesquelles se retrouvent la plus importante portion de population de cette origine.

La loi approuvée  rattache le secrétariat au Ministère du Développement social, contrairement au Secrétariat des Affaires Indigènes, qui est fonctionnel depuis de nombreuses années et dépend du Ministere du Gouvernement.

"Nous avons demandé une instance autonome qui aille au-delà d'une sorte de departement dans un Ministère et qui soit au niveau le plus élevé possible au sein de la structure de l'État, mais ça n'a pas pu être le cas", a regretté  Barrow.

"Les organisations noires au Panama  travaillent avec des fonds intenationaux  et c'est pourquoi nous avons voulu canaliser ces ressources à travers une institution comme celle-là ", a pour sa part ajouté l'activiste Kayra Harding.

Selon l'Institut National de la Statistique et du Recensement  (INEC), au Panamá, il y a actuellement  586.221 afrodescendants, soit 14,9 % de la population totale, contre les 405.813 personnes et  9,2 % de la population totale qu'indiquait le dernier recensement en 2010.

Ces chiffres ne convainquent pas les mouvements sociaux qui se montrent très critiques face à ces statistiques produites par l'État, car selon eux, les Afrodescendantesde représentent au moins le tiers de la population totale.

 

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

Salon de beauté pour préserver les coiffures traditionelles de San Basilio de Palenque

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http://www.eltiempo.com/multimedia/fotos/colombia14/peinados-tradicionales-afro-en-colombia/16730857

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07 octobre 2016

En Équateur, une rencontre de l'ALBA sur le rôle des afrodescendants dans construction des Amériques

Quito,  (PL) L'Équateur accueillera en Octobre la 3ème Rencontre des Historiens de l'Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique (ALBA) qui aura pour thème central le rôle des afrodescendants dans la construction des États américains.

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26 septembre 2016

Le marché de la beauté accompagne l'émancipation de la femme noire au Brésil

in: Mulher Negra

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Par Amanda Veloso, de Brazil Beauty News

Les industries de la beauté et de la mode ont défini des patrons esthétiques continuellement suivis par des consommatrices dans le monde entier. Mais dans un pays métisse comme le Brésil, les références associées aux caractéristiques européennes et nord-américaines représentent rarement la réalité.

Plus de la moitié (53,6%) de la population brésilienne est constituée par des noirs et des métisses, selon l'Institut Brésilien de Géographie et de Statistiques(IBGE). Pourtant, la représentativité noire dans les médias et dans les idéeaux de beauté est assez restreinte. En plus de cela, le marché brésilien des cosmétiques est limité en ce qui a trait à l'offre de produits qui répondent aux caractéristiques spécifiques de la peau noire et des cheveux crépus. Conséquence : le marché que forment 104 millions de brésiliens noirs est encore considéré comme une niche.

Au cours des dernières années toutefois, les brésiliennes s'identifient de plus en plus à leur prodre beauté, valorisant le visuel naturel des cheveux natuels et en rehaussant le ton de leur peau avec des maquillages développés spécialement pour ce marché.

L'exaltation de la beauté noire se renforce dans des épisodes comme la victoire de Sabrina de Paiva lors du Conours  Miss São Paulo 2016. En Août dernier, l'édition américaine du magazine Vogue a fait référence à Taís Araújo comme  “la star de télévision la plus stylée du Brésil”, dans un article qui célèbre non seulement la beauté et les looks de l'actricce, mais aussi son engagement dans la lutte contre le préjugé et le racisme.

La valorisation des cheveux crépus et la recherche de traitements qui maintiennent les boucles saines sont un nouveau marché en croissance au Brésil, souligne le Vice-Président de Sistema Embelleze, Jomar Beltrame. En 2014, la marque a créé une ligne spécifique pour le soin des bocles qui a été bonifiée au point de compter aujourd'hui plus de 60 produits différents entre shampooings, conditionnants, crèmes et finalisateurs.

Il y a environ trois ans, nous avons identifié un mouvement de valorisation des cheveux naturel et nous avons constaté que l'autonomisation des femmes aux cheveux crépus prenait de l'ampleur au Brésil. Nous avons ocmpris qu'il était temps d'investir dans un nouveau marché et nous avons créé notre première ligne segmentée: la famille Meus Cachos”, explique Beltrame. La ligne Rituais Meus Cachos, un des lancements de cette année, est composée de produits formulés avec des huiles végétales et des ingrédients qui favorisent la texturisation, l'hydratation et et combattent les frisottis.

La responsable croit que la tendance est là pour rester. “Nous réalisons des recherches et des tests continuellement, pour non pas simplement accompagner cette demande, mais pour aller de l'avant avec des produits innovants”, ajoute-t-il.

L'offre de produits de beauté pour la population noire est récente au Brésil et ce n'est qu'à partir des années 1990 que l'accès est devenu possible pour l'industrie locale, comme le signale la linguiste Amanda Braga, auteure du livre ‘História da Beleza Negra no Brasil’. Sur le marché du maquillage, ce mouvement est encore plus subtile, avec une offre de produits qui reste timide et peu divulguée. A Quem Disse, Berenice? met en avant des beautés noires dans certaines campagnes et mise sur la diversité des couleurs pour tenir compte des diverses tonalités de peau que l'on retrouve dans le pays. Ce sont lus de 100 couleurs de rouges à lèvre, 70 de fard et 50 de vernis. Selon la marque, les bases, les correcteurs et les corretivos et les poudres faciales sont quelques-uns des produits spécifiques pour ce marché.

Nous avons étudié en profondeur les tons de peaux des brésiliennes et nous avons bâti une gamme de 18 tons pour que chaque femme puisse trouver la base qui correspond plus à sa peau. C'est le fruit d'une étude réalisée auprès de quelques 250 brésileinnes, qui a pris en compte des femmes de 50 ascendances différentes et 48 tonalités de peau”, explique Marcella Nogueira, responsable du maquillage et de la parfumerie Quem Disse, Berenice?

A Phebo, qui appartient à Granado et connue pour ses savons, offre également des correcteurs, des blushes et des bases pour la peau noire dans sa ligne de maquillage lancée en 2012. Les produits qui ne contiennent ni huiles, ni parabènes sont développés pour les peaux noires naturellement grasse. - 

http://www.brazilbeautynews.com/mercado-da-beleza-acompanha-empoderamento-da,1497

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24 septembre 2016

Les entrepreneurs Afrobrésiliens et la “Black Money” economy

Par Fernanda Ribeiro -

 
  

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Selon une collecte d'informations menée par le Sebrae, sur la base de données de l'Enquête Nationale par Échantillon de Domicile (Pnad), les noirs représentent la majorité des entrepreneurs du pays. Je reconnais que je n'ai jamais perçu toute la beauté de cette donnée et lorsque j'ai vu le détail de cette enquête, la déception fut encore plus grande. Oui, nous sommes la majorité des entrepreneurs au Brésil, et malgré cela, notre revenu correspond à la moitié de celui de l'entreprenenur blanc. Malheureusement, les noirs entreprennent dans des secteurs les moins lucratifs et très souvent sans planification, le noir est le célèbre “entrepreneur par nécessité(entrepreneur obligé)”. Cette donnée porte également en elle un autre aspect, à savoir que si les noirs entreprennent donc par nécessité, très souvent, c'est parce qu'ils ont perdu leurs emplois formels et doivent par conséquent survivre.

Graduellement,  ces chiffres ont tendance à s'améliorer, si l'on considère que de nombreux jeunes noirs perçoivent l'entrepreunariat comme un outil de changement social et suivent ce chemin avec davantage de préparaition technique. Et je commence à penser aux stratégies que nous utilisons pour maintenir la circulation de cet argent au sein de notre communauté et pour renforcer notre pouvoir économique, populairement connu sous le nom de “black money”. Chaque fois que ce sujet nous vient à l'esprit, très vite, on l'associe à la communauté noire américaine et à son pouvoir de décision.

Je comprends que le processus post esclavage aux États-Unis fut totalement différent du nôtre, mais une question demeure dans ma tête: Pourquoi ne disposons nous toujours pas d'une “banque noire” ici au Brésil? Les africains américains ont plusieurs choix de banques fondées et dirigées par des entrepreneurs noirs. La OneUnited Bank qui est la plus importante d'entre elles, a été créée précisément dans le but de mesurer le pouvoir d'achat de la population afro états-unienne et de le canaliser pour générer des emplois, bâtir des affaires et augmenter la richesse.

Malgré tous les questionnements possibles, là-bas, ils utilisent le pouvoir économique comme un outil de protestation. Récemment, suite à la mort de jeunes noirs américains, fut lancé le mouvement BankBlackChallenge.  L'action a pour objectif de générer des migrations économiques, c'est-à-dire, d'amener les noirs à déplacer leurs investissements des “banques de blancs” vers les “banques des noirs”.

Ce mouvement a vu l'adhésion de célébrités noires comme les chanteurs Usher, Killer Mike, Solange Knowles. L'autre exemple fut l'augmentation de la vente des maillots du joueur Colin Kaepernick dans les boutiques de la NFL. Le sportif est devenu mondialement connu pour avoir refusé de se lever pour chanter l'hymne américain en signe de protestation contre l'oppression des noirs. Et je me suis toujours demandé, pourquoi nous ne faisons pas la même chose ici où nous sommes la majorité numérique de la population ?

Aujourd'hui nous travaillons avec un modèle que j'appelle le Black Money à la brésilienne, qui fonctionne en se basant sur deux fondamentaux : “Si je ne me vois pas, je n'achète pas  (sans boycotts lourds)” et “ j'achète chez les entrepreneurs afros pour renforcer leurs business”. Je suis une adepte du mouvement, mais je crois que nous pouvons aller plus loin. Selon le service conseil Etnus, spécialisé dans l'étude du profil des consommateurs noirs, la population noire brasse annuellement  autour de 800 milliards de réals. Serions nous réellement en train de devenir autonomes économiquement parlant ?

J'ai travaillé durant des années dans une entreprise multinationale qui avait une liste de 7 “commandements”, j'en relève un ici qui a toujours attiré mon attention , “celui qui n'a pas l'intelligence de créer doit avoir le courage de copier”.  Non, je n'ai pas fait cette référence pour sous-estimer notre intelligence, mais je confesse que comme communauté, nous pourrions “hacker” certaines stratégies d'autonomisation économique existants à travers le monde.


J'aime particulièrement assez l'histoire de Muhammad Yunus, un économiste indien et lauréat du Prix Nobel de la Paix (preuve que le capitalisme n'est pas toujours à diaboliser). Yunus, a fondé la Grameen Bank et 50 autres entreprises au Bangladesh, la majorité étant des social business. Il a débuté ses affaires par l'octroi de microcrédits aux pauvres, sans les mêmes exigences et garanties imposées par les institutions financières locales. Sept années plus tard, la Grameen est devenue une banque officielle orffrant des services principalement à des femmes dans la zone rurale du Bangladesh et débourse plus de 1,5 milliards de dollars chaque année.

Nous vivons un temps de questionnement sur notre véritable rôle dans de la société, principalement du point de vue de la consommation, durant lequel nous passons par un moment de transition et à apprendre comment exiger du marché une posture plus engagée. Considérant ces facteurs, il est entrain de surgir au Brésil une nouvelle modalité d'entrepreuneuriat,  plus responsable et intéressé par l'impact positif sur la société, les fameux social business.

Selon l'Artemisia, une organisation pionnière dans la dissémination et la promotion des social business au Brésil , il existe approximativement aujourd'hui 5 000 entreprises qui opèrent autour de ce concept. Et voilà une autre question qui apparait, la majorité d'entre elles sont-elles gérées ou ont-t-elle été fondées par des noirs? J'ai pris part à certains événements sur cette thématique et j'en rencontre très peu, et je me demande si nous perdons la voix même lorsque nous sommes l'objet du business?

Il faut surmonter certaines injustices et nous devons effectivement apprendre à parler d'argent. Sans jugement, sans accusation, sans soumissions et sans culpabilités. Nous devons épaissir notre voix, occuper tous les espaces et penser à des stratégies, pour cesser de penser au Black Money de manière aussi distante et utopique. Je pense qu'il n'existe encore aucune recette du succès pour l'instant pour que nous solutionnions les problématiques financières de notre communauté, mais je crois que de suivre la voie des social business est une bonne option, si l'on considère le déplacement économique et à l'impact qu'il peut générer dans son ensemble.

*Fernanda Ribeiro est la fondatrice et vice présidente de l'Association Afrobusiness Brasil Associ ação Afrobusiness Brasil. Formée en Tourisme et postuniversitaire en communication corporative. Elle a travaillé dans des entreprises multinationales du segment aérien dans les domaines de la qualité, l'expérience client, formation et communaication interne. Elle se consacre également au développement des actions et aux programmes de promotion de la diversité, de l'inclusion économique et sociale liés aux thématiques de genree et ethnico-raciales au Brésil.

http://www.mundonegro.inf.br/precisamos-falar-sobre-o-black-money/

Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

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