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Noirs d'Amérique Latine

Textes traduits témoignant du passé et du quotidien des Afrodescendants des Amériques et des Caraibes

lundi 15 mars 2010

Haïti : la Minustah organise des séances de projections cinématographiques pour réduire la violence

Dans le but d’alléger les situations critiques que traversent les haïtiens suite au tremblement de terre qui a secoué Haïti, les Nations Unies ont lancé une initiative pour ses habitants puissent se divertir en musique et en visionnant des films gratuits, informe l’agence espagnole EFE.

HAITI

La section pour la Réduction de la Violence dans la Communauté de la Mission des Nations Unies en Haïti (MINUSTAH) et Renaissance Production, ont initié un projet du nom de 'Tele Mobil', pour la projection de films gratuits dans les installations du Club de Golf de Pétionville à Port-au-Prince pour faire passer des messages d'aide et d'unité.

Le Club de Golf de Pétionville, qui était encore l’un des plus exclusifs d’Haïti au début de cette année, est devenu le principal camp de réfugiés après le séisme qui a secoué cette nation le 12 janvier.

Dans ses installations se trouvent plus de 40.000 personnes et les conditions de vie demeurent très difficiles.

Nous fournissons un peu de divertissement, d’aide et de respect en ces temps si difficiles. Mais on voit également que c’est une stratégie pour calmer les conflits, baisser les tensions et pour dresser des ponts entre les réfugiés internes et la Minustah”, indique Stephanie Ziebell, une des responsables de ce programme de l’ONU.

Les projections ont lieu de nuit, quatre jours par semaine et à quatre endroits de Port-au-Prince, où ses habitants peuvent profiter d’animations musicales, de films animés, annonces de service public et de films haïtiens de fiction. 

Tout fonctionne très bien. En Haïti, il n y a plus de cinéma et même s’il y en avait, les gens ne peuvent pas payer les quelques deux euros du prix d’entrée. L’idée est de projeter des films gratuits car il n y a ni télévision, ni électricité. Quand on y pense bien, on se rend compte que tout cela, c’est un travail social”, affirme Jacques Roc, un célèbre producteur et directeur de cinéma.

Roc, possède la majorité des films qui sont projetés et depuis ix ans, il travaille sur des projets similaires.

Pour Louis Joseph, un père qui vit dans le camp, cette initiative est très bonne. "Voir des films qui me plaisent m’aide à décharger le stress et à libérer mon esprit”, reconnait-il.

En principe, ce projet s’étendra jusqu’à la fin du mois de juin.

Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga  http://guyzoducamer.afrikblog.com

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Les enfants afropanaméens fréquentent-ils l'école?

PANAMAUne étude et une analyse des lignes directrices des publicités dans les médias de communication sociale du Panama dans le cadre du début de l’année scolaire dans toutes les écoles et les collèges du pays a révélé qu’à partir de la publicité placée à la télévision et dans la presse écrite, on pourrait conclure que les garçons, les filles et les jeunes afropanaméens ne font pas partie de la population qui retourne à l’école au mois de mars 2010, qu’ils ne vont pas à l’école, ou du moins, qu’ils ne sont pas des modèles à utiliser pour transmettre les valeurs associées à l’éducation formelle.

En effet, une enquête  réalisée par une équipe de l’Observatoire Panama Afro ( Observatorio Panamá Afro) qui a étudié tous les espaces utilisés dans les journaux et sur les chaines de télévision par les principales entreprises de vente d’outils scolaires et de services liés a fait apparaitre que 98% des images utilisées dans leurs publicités excluent les enfants et les jeunes afrodescendants panaméens.

L’étude a été réalisée entre le 15 février 2010, date à laquelle a débuté la publicité massive dans les médias de communication, sous le concept retour en classes”, et à la veille du début des classes sur l’ensemble du territoire national.

Les principales entreprises qui commercialisent le matériel, les uniformes et les services qui sont consommés par la population estudiantine du pays, parmi lesquelles  Madison Store; El Chance; Everfit; BBB; El Machetazo; Saray; Almacenes Stevens; Orange; El Costo; Almacenes La Aurora; Office Depot; Picadilly; Oca Loca et Durex; pour en citer quelques-unes, ont exclu de leurs publicités des images des “acteurs ” au teint foncé.

L’étude a révélé que les agences publicitaires respectives ont privilégié, presqu’en exclusivité des enfants et des jeunes blancs, ou presque blancs, pour représenter les produits et les services de leurs clients, paradoxalement, dans un pays, qui comme aucun autre en Amérique Latine, présente une extraordinaire diversité ethnique au point d’être connue comme un “Creuset racial”.

Le constat qui précède s’est fait beaucoup plus évident, principalement dans les médias imprimés.

En guise d’exemple : dans le journal Crítica, celui qui a la circulation la plus importante dans le pays, 11 annonces publicitaires le 26 février liées à la rentrée scolaire ont été publiées; aucune d’entre elles ne comptait d’acteurs ou d’interprètes noirs. Dans le même journal, une seule annonce apparaissait le jour précédent la rentrée scolaire, c’est-à-dire le dimanche 7 mars. L’acteur utilisé était blanc.

La revue ELLAS, qui édite un des journaux les plus emblématiques au Panamá et qui est des plus lus hebdomadairement par les femmes et les hommes, comptait dans son Édition Extra du 03 mars intitulée “rentrée des classes” 25 images relatives à cette thématique. Seul un afrodescendant y est apparu (de dos) et 2 métisses.


Dans la même édition, 14 blancs et blanches ont apparu. “Aprendo”, un supplément spécialisé sur les thèmes liés aux enfants, édité par le même journal a préparé un “Calendrier Scolaire

2010”

de 36 pages dans lequel 13 images de petit garçon et de fillettes. Un seul d’entre eux était afrodescendant.

Il y a eu différents suppléments insérés dans les journaux dans les journaux de circulation nationale durant la période couverte par l’enquête, avec des annonces faisant la promotion des biens et services pour le retour à l’école.

En un 98,5%, les couvertures n’ont pas inclus des images d’afropanamén(es). Là également, on a privilégié, fondamentalement des “acteurs ” blancs, ou presque blancs. Seul 1,5% du riche métissage panaméen occupe les espaces en question. Les entreprises de services collatéraux, qui offrent des services à la population estudiantine, comme les compagnies de téléphone Digicel et Claro, ont eu la même attitude quant aux images utilisées pour leurs annonces publicitaires.

Multimax, le plus grand magasin de produits de technologie et informatique du Panama, a également publié un supplément à la veille (de la rentrée) avec pour slogan: “La meilleure technologie pour ton retour en classe”.

Sur un ensemble de 41 images utilisées, y sont apparues 48 personnes blanches, 4 afrodescendants et 3 métisses.

Sur la couverture dudit supplément, 2 images liées à la rentrée scolaire ont été publiées ; l’une d‘elle était celle d’une jeune élève blanc.

Les particularités relevées par l’étude réalisée par l’équipe de l’Observatoire Panama Afro ( Observatorio Panamá Afro) en arrivent aux mêmes résultats lorsqu’il s’agit des images es éducateurs. Seulement 0,5% de la publicité réalisée
intègre des professionnels de l’éducation au teint foncé.

Contribution solidaire d’Alberto Barrow (albertobarrow@yahoo.com)

Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga  http://guyzoducamer.afrikblog.com

dimanche 14 mars 2010

Les villes Ibéroaméricaines aideront à reconstruire Port-au-Prince

L’Union des Villes Capitales Ibéroaméricaines ( Unión de Ciudades Capitales Iberoamericanas - UCCI) aidera à reconstruire la capitale haïtienne  Port-au-Prince dévastée le 12 janvier dernier par un terrible séisme qui a fait près de 300.000 morts.

HAITI

Une commission de l’UCCI ayant à sa tête le maire de Madrid, Alberto Ruiz Gallardón, en plus des maires de Santo Domingo, Roberto Salcedo; San José du Costa Rica, Johnny Araya, et Santo Domingo Ouest, Juan de los Santos a rencontré Yves Jason Muscadin, le maire de Port-au-Prince pour trouver ensemble le meilleur moyen de cibler leurs actions dans la ville caribéenne détruite.

A cette occasion, ils se sont mis d’accord sur la création d’un fond commun, dont les contributions proviennent des 27 mairies membres e l’UCCI pour apporter leur aire. Prochainement, le maire de Port-au-Prince remettra à cette organisation un rapport détaillant tous les dommages occasionnés par le séisme et sur le type d’aide et d’équipement qui manquent.

Le maire de Madrid a informé Muscadin que la ville de Port-au-Prince pourra entrer dans l’organisme en juillet prochain lors d’une session qui se tiendra dans la capitale de la République Dominicaine voisine.

L’incorporation dans l’organisation donnera à la capitale haïtienne un “plein accès” aux programmes et aux activités de l’UCCI.

Nous allons transférer toute l’expérience technique des capitales ibéro-américaines pour que futur Port-aux-Princes et Haïti n’aient pas à faire face ne nouvelle fois à une catastrophe comme celle qui s’est produite”, a indiqué le maire de Madrid.

Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga  http://guyzoducamer.afrikblog.com

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Les jeunes afroéquatoriens d’Esmeraldas planifient les activités de l’année

Les membres de la Pastorale Juvénile Afro de Esmeraldas (Équateur ) se sont réunis pour planifier les activités à mettre en place en 2010 et ont dans le même temps analysé les différentes thématiques liées à la sauvegarde des valeurs culturelles de peuple afro.

ESMERALDAS

Cette première rencontre régionale permet de réaliser un chronogramme de travail autour de la thématique ‘Solidarité, mission et interculturalité’, que les jeunes mettront en place dans chacune de leurs paroisses.

Par conséquent, chaque région présente ses réalisations futures, de même que sa mission et sa vision quant à la manière de les mener à bout, comme l’a indiqué Henry Armijos Porozo, responsable de la Pastorale Juvénile Afro.

Solidarité

Ladite organisation intervient à San Lorenzo, Borbón, Limones, Esmeraldas, Viche et Muisne qui participent activement à ces rencontres et aux suivis des résultats respectifs.

“Notre but est de valoriser le noir, notre culture en général, car nous devons nous sentir fier de nos origines, c’est la raison pour laquelle nous devons nous former chaque jour pour avoir des opportunités dans la vie ”, indique Henry Armijos.

Selon Oswaldo Ruiz, le coordinateur, on inculque aux enfants qu’ils doivent également alimenter la partie spirituelle pour être des personnes de bien et ainsi arriver à toucher les autres , “car nous nous basons sur  la devise :Afroéquatoriens, mondialisons la solidarité”.

Objectifs

Les objectifs de ces rencontres sont que les jeunes participants soient sensibilisés sur la nécessité de renforer la culture afroéquatorienne et sur le rôle qu’ils peuvent jouer dans ces processus.

De plus, elles visent à récupérer le savoir ancestral et connaitre les formes culturelles pour que les jeunes liés à l’organisation recréent ces pratiques et les articulent en fonction de leurs dynamiques quotidiennes.

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Les afrocolombiennes du Réseau Kambirí présentent leurs projets à la radio

KAMBIRI

Les femmes afrocolombiennes du pays, organisées à travers le Réseau Kambirí, produiront et émettront des franges horaires d’analyses dans quatre municipalités du pays. E projet est organisé par la Direction des Communications du Ministère de la Culture.

Depuis le 8 mars, le Réseau des Femmes Afrocolombiennes Kambirí occupera un nouvel espace de communication. Il s’agit d'une frange d’analyse et d’opinion qu’elles même produisent et diffusent dans les émissions de radio communautaires de Buenaventura, Florida et Cartago (Valle del Cauca), et de Tumaco (Nariño), dans le cadre du programme 'Radios Citoyennes: espaces pour la démocratie', du Ministère de la Culture.

Selon Aura Dalia Caicedo, directrice du Réseau Kambirí, "
l’émission de ces programmes constitue une opportunité très importante, puisque par leur biais, nous articulons notre projet, non seulement auprès des femmes afrodescendantes, mais aussi de la communauté en général, en pensant à un meilleur futur pour les leaders qui participent aux processus d’autonomie dans le pays”.

‘Radios citoyennes : espaces pour la démocratie’ est un projet de communication communautaire qui crée des espaces de débat et d’analyse sur des sujets d’intérêt public au niveau local et régional.

La réalisation d’émissions de radio qui sont diffusées en frange (quotidiennement et à la même horaire) par les stations communautaires et publiques du pays favorise des réflexions et suscite des débats qui conduisent à la transformation des réalités quotidiennes.

Pour su part, le Réseau Kambirí, terme africain qui signifie permettez-moi d’enter dans cette famille”, est formé par des femmes déplacées, amas de casa, travailleuses sociales, psychologues, enseignantes, chanteuses et poétesses qui cherchent des processus de formation dans des thématiques liées à la participation politique, aux droits des femmes, au territoire et à la territorialité, l’estime de soi entre autres sujet d’intérêt particulier.

En plus des dirigeantes, des hommes qui travaillent grâce à Kambirí participent également à la production des franges horaires pour le développement de leurs différentes propositions.

Les thématiques analysées dans les tranches horaires des radios citoyennes touchent la gastronomie, la médecine traditionnelle, les expressions artistiques, les pratiques ancestrales, le leadership de genre, la participation aux affaires publiques et les différents rôles de la femme afrodescendante dans son quotidien.

Dans ce sens, le Réseau Kambirí a établi une Alliance de travail avec les radios communautaires Florida Stereo 96.0 (Florida/Valle); Cartago Stereo 89.9 (Cartago/Valle); Chimía del Pacífico 94.9 (Buenaventura/Valle) et Radio Mira (Tumaco/Nariño), avec lesquelles des horaires d’émission ont été choisies selon les caractéristiques de la population de la municipalité. Cette alliance a été rendue possible grâce au programme National de Concertation du Ministère de la Culture.

Ainsi, les ‘Radios citoyenne’ ont pour la première fois des émissions pensées, produites et mis en onde du point de vue de la femme afrodescendante.

Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga  http://guyzoducamer.afrikblog.com/

Pour d’autres informations, communiquer avec :

Grupo de Divulgación y Prensa - MinCultura
Catalina Hoyos Vásquez - Valentina Lara
Teléfono 3424100 Exts. 3152 - 3146

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samedi 13 mars 2010

La culture afroaméricaine s’affiche fièrement

PATRICIA GODES

Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

AFROObama a chanté l'hymne noir en compagnie de Morgan Freeman, Bob Dylan, Smokey Robinson, Joan Baez, Natalie Cole ... Un bel élan donné au Black History Month, célébré depuis 1926.

Jusqu'en 1968, lorsque le président Johnson signa la loi qui mettait les Noirs et les Blancs sur le même pied d’égalité en termes de droit au logement, l'histoire des Noirs américains constitua une histoire d'inégalité et de pauvreté. L'émancipation fut proclamée par Lincoln, un président né dans l'État libre du Kentucky, en 1863, mais un siècle plus tard, la chanteuse Mary Wells (1943-1992) qui se promènait dans un parc au cours de sa première tournée dans le Sud, s’approcha d’une fontaine avant de se rendre compte qu’elle était observée de toutes parts par des gens en colère. Quand elle leva la tête, elle put lire bien clairement l’affiche écrite en lettres d’imprimerie qui interdisait clairement aux noirs de boire.


"La culture afro-américaine est riche et diverse, et a contribué à la réussite économique des États-Unis. Pendant de nombreuses années, la culture afroaméricaine s’est développée et a prospéré en dehors de la culture américaine dominante. Le racisme existe encore dans certaines couches de la société États-Unienne, cependant, le concept de citoyenneté est devenu primordial et cet esprit d'égalité couvre l’ensemble du pays ", dit Tony Green, un travailleur autonome établi en Espagne, et qui s’occupe actuellement d’un festival du film afroaméricain, le Black Voices Film Series qui se tiendra en Septembre.

Il ya quelques jours, les visages familiers de l'acteur Morgan Freeman et des chanteurs Smokey Robinson et de Natalie Cole sont apparus sur les écrans de nos foyers pour chanter Lift Every Voice And Sing, l'hymne national noir. La voix d'un Barack Obama souriant, entonne la chanson avec les leurs. La raison expliquant l’initiative d’un tel chœur était l’hommage rendu à la musique de la lutte des droits civils célébré à la Maison Blanche.

Nos reporters et commentateurs télé ont oublié d'inscrire l'événement dans le cadre du Black History Month ou Mois de l’Histoire des Noirs qui a lieu chaque année durant le mois de Février aux États-Unis et au Canada et en Octobre en Angleterre.

Février est le mois qui commémore la naissance d'Abraham Lincoln et de l’abolitionniste Frederick Douglass, et a été choisi 926 par l'historien Carter G. Woodson pour célébrer le Black History Month. "Il s'agit de célébrer les contributions, les innovations et les réalisations des AfroAméricains dans le développement des États-Unis. C'est un mois très important pour tous les Américains en général", a poursuivi Tony Green.

Cette année, l’événement avait pour thème" l’histoire de la formation économique des noirs " et le président Obama a proclamé que "ce mois est dédié à la reconnaissance du courage et de la ténacité de nombreux Américains qui ont travaillé dur et dont les legs ont été entrelacés dans le tissu de notre nation. Les obstacles restent substantiels, vestiges de l’ancienne discrimination. De nombreuses injustices structurelles, en commençant par l’éducation, les soins de santé et incluent la cercle vicieux de la pauvreté, mettent encore un lourd fardeau sur les communautés noires à travers l'Amérique nombreuses injustices structurelles qui commencent par l'éducation et les soins de santé et comprennent le cercle vicieux de la pauvreté".

En tant que premier chef d’État afroaméricain, Obama a accordé une importance particulière aux célébrations. Bob Dylan, qui à l'époque ne participait pas aux manifestations, les Blind Boys de l’Alabama, John Mellencamp, la chanteuse gospel Yolanda Adams et Joan Baez, qui a marché mais dans la main avec Martin Luther King lors de l’une de ces célèbres marches ont également pris part à l’hommage à la musique qui fut la bande sonore de la lutte des années soixante pour les droits civils.

En dépit de sa participation au chœur désormais célèbre, Morgan Freeman est connu pour sa critique du Black History Month: "Je ne veux pas d’un Black History Month: l'histoire des Noirs c’est l'histoire de l’Amérique. Quel mois est le Mois de l'histoire des Blancs? ", déclarait l'acteur à CBS en 2005. Ses griefs sont partagés. L'avocate, écrivaine et militante Michelle Alexander déplore qu’il y ait plus d'Afro-Américains sous contrôle correctionnel aujourd’hui que le nombre d’esclaves 1850, une décennie avant le début de la guerre civile et selon un message sur son blog: "Nous sommes de nouveau dans la saison durant laquelle on écoute les discours de Martin Luther King, Jr. dans des clips de 10 secondes, les mêmes que l’on recycle chaque année pour l'occasion. "

Pour Green, il y a cependant une contrepartie: "Dans de nombreuses écoles, on met une emphase spéciale sur l'importance de l'histoire afroaméricaine, quelque chose de particulièrement significatif parce que toutes nos contributions ont été mises de côté par la plupart des plans d’études de l'enseignement secondaire de tous ".

JC Moreno est un compositeur et producteur madrilène qui a travaillé aux États-Unis avec des artistes hip-hop, R & B, gospel et pop entre 1998 et 2003, et il a établi des liens étroits avec la communauté noire: "Les célébrations de ce genre contribuent à la connaissance et le respect entre les différentes cultures ".

Pour célébrer le Black History Month, PBS (Réseau de Télévision Public) a réalisé en 2006 une analyse de l'ADN d'une série de personnalités telles que Spike Lee, Whoopi Goldberg, Quincy Jones, Oprah Winfrey. La présentatrice était convaincue que ses ancêtres appartenaient à la race guerrière et fière des Zoulous. Il n’a pas été nécessaire de consulter les résultats pour le sortir de son erreur : tous les esclaves africains qui arrivèrent en Amérique appartenaient à des tribus environnantes du golfe de Guinée. African American Lives, une production télévisuelle coûteuse et très intéressante, a mis en lumière des anecdotes intéressantes comme le patrimoine chinois de Jones.

Ebony, la revue la plus importante de la communauté noire depuis

1945, a

choisi à l'occasion du Black History Month une sélection de personnes et des sujets dont l’étude serait obligatoire pour les générations futures, comme l'écrivaine Zadie Smith, le pianiste de jazz Robert Glasper, La Première Dame Michelle Obama, le Brésil ou le pétrole d'Afrique de l'Ouest. D’autre part, BET (Black Entertainment Television) a diffusé une série de reportage sur les icônes de la culture noire, et de la manière dont leurs réalisations ont changé le monde.

L'État de Floride a consacré le mois de L’Histoire des Noirs aux artistes plastiques afroaméricains tandis que la Bibliothèque du Congrès (Library of Congress) préfère – recordar - la NAACP (National Association for the Advancement of Colored People) avec l'exposition Un siècle de lutte pour la liberté, qui peut également être consultée en ligne.

Le mondialement célèbre Apollo Theater, en plein quartier new-yorkais de Harlem, a été depuis sa fondation il ya 75 ans, le temple de la musique noire. Depuis sa réouverture en 2006, on y a célébré les funérailles suite aux décès de Coretta King, James Brown et Michael Jackson, et il possède une fondation pour les jeunes noirs talentueux.

Même s’il n’a programmé aucune activité pour le Black History Month, lors de ces légendaires soirées pour fans, des figures désormais historiques durent découvertes : une vision optimiste pour le future lors de journées dédiées aux souvenir du passé. --

Les afroboliviens proposent trois ans de prison pour la discrimination sociale, ethnique et culturelle

Par Er bol – Journaliste invité

Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

LA PAZ |

MEDINA

La discrimination sociale, ethnique et culturelle sera punie par trois ans de prison et d’une amende de 200 à 3000 bolivianos selon le degré de la discrimination, comme l’établit un projet de loi qui sera bientôt étudié à l’Assemblée Législative.

Le député de la circonscription spéciale de La Paz, Jorge Medina, affirme que la Bolivie est le pays où l’on discrimine le plus en Amérique Latine, raison pour laquelle il est urgent de conscientiser les gens à se respecter mutuellement.

On ne te discrimine pas seulement pour la couleur de ta peau, on te discrimine parce que tu es grand, gros, petit, parce que tu es laid, parce que as de l’argent ou parce que tu n’en as pas, à cause de la façon que tu t’habilles, on te discrimine pour tout dans ce pays, c’est la raison pour laquelle on veut conscientiser les gens, pour que tout le monde commence à respecter les personnes. Les gens agressent sans s’en rendre compte, d’autres le font de manière sournoise ou de front. La Bolivie est l’un des pays où l’on discrimine le plus en Amérique Latine”, affirme Medina.

Medina, qui s’est excusé pour les détails sur le contenu du projet de Loi affirme que les afroboliviens se sentent discriminés. “Cette histoire de ‘un noir, un noir, la chance pour moi et rien pour vous` je l’entends depuis les années 80 lorsque je suis venu à la Paz pour la première fois.

Le projet de Loi dont l’élaboration est terminée sera diffusé dans toutes les institutions publiques et privées en coordination avec le Ministère des Cultures. Tous les habitants du pays en bénéficieront.

Le projet de Loi n’a pas été présenté au début de la session législative, car le président Evo Morales a demandé que priorité soit d’abord donnée au traitement du paquet de 100 lois préparées par le MAS (Mouvement vers le Socialisme).

Danny Glover aux afrobrésiliens : "Nous devons transmettre la résistance aux nouvelles générations. "

Comme dans un film aux péripéties invraisemblables et intéressantes, l'acteur nord-américain Danny Glover a visité le terreiro Nation Xamba dans la banlieue d'Olinda. C'était dans la soirée de vendredi dernier, où il a pu apprendre l'histoire des lieux, un des rares quilombos urbains du pays.

GLOVER

Ambassadeur de l'UNICEF, l'acteur a défendu des thèmes liés à la culture noire et reçu des cadeaux de diverses institutions et artistes locaux. Photo: Tavares Helder / DP / D.A Presse

En vacances à Pernambuco où il a passé la semaine dernière, il a discrètement brisé son anonymat pour honorer  la rencontre organisée par les leaders noirs de la ville. Après avoir tourné à Hollywood pendant des décennies, le célèbre acteur que l’on reconnait aisément dans son rôle aux côtés de Mel Gibson dans L'Arme fatale et dans Maverick a été accueilli avec sobriété par environ 60 artistes et représentants de la culture noire de la ville.

 
Danny Glover est arrivé à Xamba autour de 20h aux côtés de son épouse Eliane Cavalleiro, la présidente de l'Association brésilienne des Chercheurs Noirs. Récemment mariés, Glover et  Cavalleiro ont été reçu par le babalorisha Adeildo Paraíso da Silva (Ivo de Xamba) et par la yalorisha Maria de Lourdes da Silva, ou Tia Lourdes. Avant d'entrer dans la maison, il a présenté ses respects et est entré dans le terreiro où il a écouté des chants en l’honneur de Iansã et d’Oxum.

Par la suite, il est monté au premier étage, où il a visité un mémorial de la culture noire qui met l'accent sur l'histoire du site. Peu après, pendant environ une heure, Glover a évoqué l'importance de l'engagement social pour les communautés noires.

"Il est important de motiver les institutions comme celle ci. Lorsque Dona Biu a fondé cette maison, elle savait qu'il existe un être supérieur que l’on doit consulter. En souvenir d'elle, nous pouvons découvrir de nouvelles façons d'être une communauté", a indiqué Glover. Ambassadeur de l'UNICEF, il a interprété dans sa carrière des rôles qui renvoient à la préoccupation sociale. En ce sens, son personnage le plus emblématique est celui d'Albert, dans Couleur Pourpre (1985), réalisé par Steven Spielberg. Il a également joué dans les années 80 le rôle de Mandela pour la télévision et l'année dernière, il a incarné un président humaniste dans le blockbuster 2012. Il n'a pas pris part à la cérémonie des Oscars dimanche soir, mais il a envoyé une lettre demandant à ses collègues acteurs de boycotter les vêtements d’Hugo Boss, qui menace de fermer les usines aux États-Unis pour investir dans des unités de production en Europe orientale.

Lors de la table ronde à l'occasion de laquelle il s’est exprimé, Glover a reçu des cadeaux et souvenirs: des CD des rappeurs Zé Brown et Tigers, qui appartiennent tous les deux au groupe Faces do Suburbio; le DVD Cine Favela, du projet Pé no Chão auquel prend part DJ Big; le livre Baobás de Ipojuca, de l'écrivaine Inaldete Pinheiro, le CD du groupe Korin Orisha sous la direction du professeur José Amaro du département de musique à l'UFPE.

Représentant la ville de Recife, Junior Lindivaldo a préparé un kit qui comprenait les CDs du carnaval et des produits du Centre de Culture Afro-brésilienne.

"C'était quelque chose d'exclusif, un acteur de cinéma international dans un centre  de représentation spirituelle noire, qui écoute notre musique et qui goute notre nourriture. Compte tenu de l'histoire du centre, sa visite laissera des traces de génération en génération. Il serait bien que d'autres comme lui puissent venir", a déclaré Ze Brown. Percussionniste de Nação Zumbi, Gilmar Bolla 8 était également là. " C'est un moment spécial pour la communauté noire. Et pour lui aussi, qui se souviendra de la visite grâce au matériel qu'il a reçu ici."

Vera Baroni de la Société des Femmes Noires de Pernambuco, a offert à l'acteur une résolution publiée dans la Gazette officielle, indiquant qu'un site appartenant à l'église évangélique a été puni pour discrimination religieuse. De formation chrétienne, Glover a remporté un guide de Xango,  «pour la lutte » selon les paroles de Ivo de Xamba. "La visite d'un acteur comme lui est l’occasion d’ouvrir les portes internationales des médias sur un sujet qui ne concerne pas seulement la religion, mais aussi la place des Noirs dans la société", a déclaré Ivo.

Déterminée à tirer le meilleur parti de la réunion, Inaldete Pinheiro a provoqué un débat sur le fait que les Noirs riches des États-Unis agissent comme mobilisateurs des pauvres, tandis qu'au Brésil, ils passent par le processus de «blanchiment». Diplômé en économie, Glover a passé en revue les épisodes importants pour l'affirmation noire aux États-Unis et s'est interrogé sur le sens des mots comme liberté, indépendance et autonomie. "En Amérique du Sud, il y a 150 millions afrodesendentes ans et 97% d'entre eux vivent dans la pauvreté, la majorité étant au Brésil. Je vois que la lutte du peuple américain se déroule également ici, pour que les noirs aient une vie meilleure. Dans certains pays, peut-être que pour des raisons politiques, ces rêves ne se réalisent pas, mais au moins le désir de liberté est dans l'âme du peuple. Nous devons transmettre cette résistance aux nouvelles générations. "

Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

La La Vazquez: "Je suis noire, et je suis portoricaine "

Par Latina Staff

Traduit de l’Anglais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

LALA

La La Vazquez n’est pas la femme-trophée d’une star de la NBA. Bien sûr, elle est la fiancée de la star de la NBA  Carmelo Anthony. Mais dans le numéro d’Avril 2010 du magazine Latina, Vazquez, 30 ans, précise qu’elle a roulé sa bosse longtemps avant cet épisode.

La La Vazquez correspond parfaitement à la description de la femme indépendante, même si elle partage son lit avec son multimillionnaire, joueur de basket-ball, son fiancé, Carmelo Anthony. "Je ne pense pas que les gens comprennent à quel point j’ai bossé dur pour obtenir ce que j’ai," indique-t-elle à Latina. Elle sait que les gens ont des questions, et elle est prête à y répondre.

"Malgré tout ce que j’ai accompli par moi même," dit Alani "La La" Vazquez dans le numéro d’Avril 2010 de Latina magazine, "Je sais ce que les gens disent de moi: '[Carmelo] ne va pas l’épouser. Elle a cette alliance, mais il l’a fait maintenant attendre. Il ne l’aime pas vraiment...' Pour une fois...J’aimerais raconter l’histoire telle qu’elle est. Et non pas telle qu’on la raconte."

"Je quittais l’antenne à 6 heures, je prenais une douche et je me rendais directement en cours" se souvient La La de ses débuts à la radio alors qu’elle était à 16 ans une animatrice vedette durant la tranche de nuit (dans une radio) à Atlanta. Quand Ludacris a obtenu sa propre émission, La La a dû faire une pause avec la sienne pour devenir sa partenaire en ondes. "Ils ne voulaient pas de moi là-bas," indique-t-elle à Latina. " On en plaisante aujourd’hui. Mais je devais me battre pour m’accrocher à ma place."

LALAAParlant de sa fiancée,  la star des Denver Nuggets Carmelo Anthony indique à Latina Magazine : "Je ne la  faisais pas attendre. Si j’attendais quelque chose, c’était qu’elle se pose. Elle faisait ses propres choses, elle s’occupait de ses affaires et on était heureux. Lorsqu’est venu le temps de passer à l’étape suivante, nous l’avons fait. Point barre."

Sur ses origines noires portoricaines:

À propos de “L’essai,” comme elle dit solennellement : “The responses hurt” ; un article à la première personne qu’elle a récemment écris pour Latina.com sur le fait d’être portoricaine, et dans lequel elle explique que, depuis son enfance, les gens ont souvent assumé qu’elle est noire. “Ce que je suis effectivement!”, dit elle en criant presque.

Lalav

Mais je suis aussi 100% portoricaine et j’en suis fière. Les gens ont déformé les choses et pensaient que je disais que je suis portoricaine et que je ne suis pas noire. Ce n’est pas ce que je disais. C’est tout simplement que quand je dis à quelqu’un que je suis portoricaine, je ne veux pas m’entendre répondre par la personne ‘Tu n’es pas Portoricaine, tu es noire.’ Comme si tu ne peux qu’être l’un ou l’autre. Est ce que je ressemble à Jennifer Lopez? Non. Clairement, je suis une femme noire. Quelque soit la manière que tu veux définir cela, c’est ce que je suis. Et je suis aussi une femme hispanophone Portoricaine. Un point un trait.”

jeudi 11 mars 2010

Will.i.am de Black Eyed Peas financera la formation universitaires de quatre jeunes

New York.- Le chanteur de Black Eyed Peas Will.i.am financera la formation universitaire de Quatre jeunes, selon une information du magazine américain"People".

WILL

La bourse de quatre ans couvre également les frais de logement, de nourriture et les livres, indique-t-on. Le chanteur à succès, né sous le nom  de William James Adams Jr., a grandi dans la pauvreté à Los Ángeles.

Il a eu l’idée de la bourse il y a deux ans lorsqu’il a reçu des honoraires élevés pour une Nuit en tant que DJ. "J’ai fait les comptes et je me suis rendu compte qu’avec le montant perçu, je pouvais envoyer trois jeunes à l’université", raconte l’afroaméricain de 34 ans vainqueur d’un Grammy selon DPA.

Will.i.am a choisi les boursiers et gardera le contact avec eux durant la période d’études. De plus, celui qui obtiendra les meilleures notes sera invité à un voyage, a promis Will.i.am.

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

mercredi 10 mars 2010

“Être afrodescendante est un privilège de Dieu”

AFRO

Denny profite de certains espaces pour raconter des histoires culturelles à ses élèves. Photo Cristian Mercado

Par Pedro Plata Acevedo - www.elheraldo.com.co

Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

Dans une salle d’école froide de Bogota, Denny Lloreda une fillette de 10 ans originaire du Choco est réprimandée et obtient de mauvaises notes, parce que, plutôt que de parler des paysages gris de la capitale, elle évoque le vert de la forêt, le plumage des oiseaux et les odeurs captivantes de son Bagadó natal, où elle vivait dans le bonheur il y a à peine quelques mois. Avec le temps, cet événement n’allait constituer que l’un de ces moments durant lesquels, inexplicablement, elle allait aller à contrecourant des personnes autour d’elle pour défendre sa culture.

37 ans plus tard, elle est de retour dans une école à mille lieux de son environnement de fillette, mais cette fois, elle est directrice. Chaque pore de sa peau respire la culture afrodescendante, et la froideur de Bogota s’est transformée en chaleur à Barranquilla.

Arriver là où elle est aujourd’hui n’a en rien été facile. “Quand je suis entrée à l'Université Javeriana de Bogota, dans ma faculté, nous n’étions que trois afrocolombiens , et on avait donc l’habitude d’être discriminés, mais cette situation, plutôt que de nous abaisser me remplissait d’énergie et me faisait rêver de projets visant à revendiquer ma race ”, raconte la rectrice du Collège ethnoéducatif Paulino Salgado‘ Batata ’, situé au 21B – numéro 75 - 93, dans le quartier Nueva Colombia.

Mais les difficultés ne provenaient pas seulement de l’extérieur. Alors qu’elle avançait dans son projet d’école dans la ville, elle se rendit compte que les afrodescendants du Pacifique et ceux des Palenque étaient divisés. “Il y avait un éloignement qui faisait beaucoup de dommages. Heureusement, cette situation a changé. ”

Denny a également dû faire face au refus de certains afrodescendants qui avaient mis de côté la culture de leurs ancêtres. Un exemple clair fut la baisse de l’usage du Bantu, car de nombreux parents préféraient ne pas l’enseigner à leurs enfants pour ne pas être discriminés. Heureusement, affirme Lloreda, les choses se sont améliorées, car une des activités des élèves de  Batata’ consiste à demander à leurs parents certains mots de cette langue.

Vers l'avenir. Lorsqu'on pose des questions sur elle à  Barranquilla, les gens la décrivent comme une battante qui, même si elle vit loin de son travail, a apporté sa contribution à cette communauté en quête d'une vie meilleure.

Je suis fière des réalisations au cours des trois années que j’ai passé à l’école. Nous avons réussi à améliorer l’aspect physique et le pavage de la rue autour de l'établissement, en plus de l'arrivée d'un professeur américain, qui donne des cours d'anglais, grâce à un accord ", dit-elle.

Cette femme, mariée il y a 14 ans avec l'avocat Martin Renteria, manque de temps pour réaliser tous les objectifs qu’elle se fixe, car en plus de l’école, elle dirige une fondation dans laquelle elle forme des afrodescendants démunis.

Nous devons renforcer notre identité,  réaliser des laboratoires éducatifs et renforcer l’emploi des trois langues -- bantu, en espagnol et  anglais chez nos étudiants," regrette Denny après avoir chanté une comptine que ses élèves lui ont demandé de leur apprendre. Puis elle sourit, de ce sourire brillant qui n’appartient qu’aux personnes afrodescendantes et dont elle est fière.

Les afrodescendants proposent des lignes stratégiques pour le programme scolaire au Venezuela

Presse Web RNV / Mppe - Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

AFROVEN

Des représentants des communautés afrovénézuéliennes ont échangé leurs expériences afin d’élaborer des lignes stratégiques pour l’analyse et l’inclusion dans le curriculum national aux différents niveaux et systèmes de l’éducation élémentaire.

L’information a été donnée par César Quintero, directeur général de l’Éducation Interculturelle au Ministère du pouvoir Populaire pour l’Éducation, qui a indiqué que ladite journée s’est déroulée dans le cadre de la deuxième assemblée ordinaire visant à aborder les contenus du Curriculum de l’Éducation Interculturelle dans les communautés Afrovénézuéliennes.

Selon ses déclarations, quatre tables de travail ont été organisées et ont abordé les thématiques suivantes: Interculturalité; Diversité Culturelle qui comprenait le débat sur l’auto-reconnaissance et la discrimination ethnique et raciale; Éducation Interculturelle et enfin Fondement légal.

L’activité s’est caractérisée par la participation des représentants de

la Commission

Présidentielle

pour

la Prévention

et l’Élimination de toutes les formes de Discrimination Raciale dans le système éducatif vénézuélien, le Réseau des Organisations Afrovénézuélienne et le Réseau des Afrodescendants du Venezuela.

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mardi 9 mars 2010

Obama commémore les 45 ans du "Dimanche Sanglant" à Selma



Environ 600 afroaméricains furent attaqués par la police au début d’une marche pour exiger leurs droits de vote.

Le président affirme que malgré tous les progrès réalisés, il reste encore beaucoup à faire.

SELMA

El Financiero – Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

.- Le président Barack Obama a commémoré ce dimanche le 45ème anniversaire du dénommé "Dimanche Sanglant", lorsque quelques 600 afroaméricains furent attaqués par la police alors qu’ils entamaient une marche à Selma, en Alabama, pour exiger leurs droits de vote.

"En ce jour, il y a 45 ans, des centaines d’hommes et de femmes courageux se rassemblèrent dans la petite ville de Selma, en Alabama, pour annoncer aux monde qu’ils faisaient aussi partie des États-Unis", a indiqué Obama alors qu’il était réuni avec des législateurs et des leaders afroaméricains à la Maison Blanche.

Obama, le premier président d’origine afroaméricaine a affirmé que malgré tous les progrès réalisés du point des vue des droits civils depuis "cette journée terrible à Selma", il y a encore plus à faire.

Le  7 mars 1965, des agents de la police de l’état de l’Alabama  attaquèrent les marcheurs afroaméricains alors qu’ils essayaient de traverser le pont Edmund Pettus à Selma au début d’une marche de

86 kilomètres

à Montgomery, la capitale de l’état.

L’attaque, captée par les caméras de télévision et retransmis dans l’ensemble du pays, réveilla la conscience des états-uniens sur l’importance du  droit de vote et de l’ensemble du mouvement pour les droits civils.

Quelques jours après l’attaque qui envoya à l’hôpital 50 personnes et fit de nombreux blessés, le président Lyndon B. Johnson envoya au Congrès un projet de loi interdisant la discrimination des minorités dans le registre électoral.

Un nouveau musée en Jamaique en l’honneur de Bob Marley et de Peter Tosh

MARLEY

KINGSTON, Jamaïque — La Jamaïque envisage d’ouvrir un musée musical l’an prochain qui selon les responsables présentera des pièces rares de l’histoire de la musique de l’île, comme par exemple l’unique album que la star regrettée du reggae Bob Marley produisit avant de devenir une célébrité internationale.

Les artefacts comprendront une cassette dans laquelle une autre sommité du reggae, Peter Tosh, improvise un blues avec Mick Jagger et Keith Richards des Rolling Stones, a indiqué ce dimanche le curateur Herbie Miller.

La cassette fut enregistrée en Juin 1977 à New York City, a indiqué Miller qui était l’ancien manager de Tosh.

Il sera à côté de l’album "Escape from Babylon" de la chanteuse américaine Martha Velez que Marley a produit en 1976.

Le musée sollicite des dons pour contribuer à la préservation de l’histoire vibrante de la musique jamaïcaine. La conservation de la musique de l’île a été durement frappée il y a deux ans lorsque les responsables ont découvert qu’une importante collection musicale des années 1970, dont des enregistrements originaux de Marley et de Tosh, avait disparu des archives de l’ancienne Jamaica Broadcasting Corp.

La collection n’a jamais été retrouvée.

Miller a indiqué que la date d’ouverture de la Jamaica Music Museum à Kingston n’a pas été établie. Il sera géré par le gouvernement par l’intermédiaire de Institute of Jamaica, qui contrôle les affaires culturelles.

Copyright © 2010 The Associated Press. Tous droits réservés.

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dimanche 7 mars 2010

États-Unis : racisme sans fin

Par Humberto Caspa |

La Opinión  Californie

Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

KKK

Le racisme dans notre pays ne s'arrête pas. Lorsqu'on lui donne une opportunité, les philosophes et les adeptes de la suprématie raciste utilisent les faiblesses du système politique, économique, éducatif, etc., pour faire peur et violer les droits civils des plus "petits" groupes sociaux.


Ce qui précède  s'est produit durant la période coloniale et s'est poursuivi par la suite avec l'ère républicaine. Il semblait que la diversité était en train d’anéantir peu à peu le racisme, à travers des lois proactives et une immense force de protestation de la part des groupes minoritaires, mais aujourd'hui, on se rend compte que les attitudes racistes reviennent en force et sans honte dans  notre société, de même que renait la poupée abominable des films d’horreur.


Le racisme a atteint son apogée à la fin du 19
ème siècle et aux débuts du 20ème siècle, lorsque la philosophie sociale Darwiniste raciste de Herbert Spencer s’est imposée dans les frontières nord-américaines.


Spencer a pavé la voie à la racialisation nord-américaine avant la Seconde Guerre Mondiale et a contribué ostensiblement à un mouvement social intolérant qui culmina par la ségrégation institutionnelle du secteur public et privé, comme dans les écoles, les centres commerciaux, les restaurants, les autobus, etc.

Dans le monde hiérarchisé de Spencer, les Blancs étaient situés dans le haut de l’échelle   sociale, tandis que les Afroaméricains se trouvaient dans le bas et les autres «races» au milieu.

Les aspects du racisme que l’on percevait ouvertement durant cette période sont apparus récemment à l'Université de Californie à San Diego.


Des membres de la fraternité estudiantine Pi Kappa Alpha ont organisé une fête pour célébrer les festivités de l'Histoire des Afro-Américains. Les organisateurs ont exigé des participants qu’ils s'habillent en costume falsifié et stéréotypées des afroaméricains.


Apparemment, certains étudiants sont arrivés habillés en gangsters et d'autres en membres de gangs, avec des pantalons baggy, casquette et des tennis extra large.

C'était une attaque contre la communauté afroaméricaine. Les étudiants et le personnel de la communauté afroaméricaine se sont regroupés pour protester et faire sanctionner la fête pour son caractère raciste.

Deux jours plus tard, le rédacteur du magazine de cette université, qui ridiculise normalement les Noirs, les Latinos et les musulmans a défendu les organisateurs du festival, et a eu des propos– péjoratifs contre la communauté afro-américaine qu’il a traité de "Noirs ingrats".

Puis, un étudiant a eu le geste humiliant de laisser un nœud  de pendaison accroché dans l’enceinte de la bibliothèque principale. Le nœud est un symbole maléfique de la suprématie des Blancs sur les Noirs.

Récemment, aux alentours de l'université, on a découvert une statue recouverte d'un drap de lit, ce qui rappelle les membres du groupe raciste du Ku Klux Klan.

Certains défenseurs de la haine et du racisme défendront certainement ces actes irrationnels et méprisables, arguant qu’ils rentrent dans le cadre de la liberté d'expression. Au contraire, ce sont des crimes qui doivent être punis et interdits parce qu'ils portent clairement atteinte aux droits civils d’autres personnes.


Ici, les coupables ne sont pas seulement les étudiants, mais aussi les autorités de l'Université de Californie à San Diego. Le poids de la sanction devra leur être imposé à eux ainsi qu’aux étudiants.

Les centres universitaires sont des espaces de réflexion, de liberté de la pensée et de la découverte scientifique, et non le berceau de l'intolérance.

Humberto Caspa, Ph.D., est professeur d'université. hcletters@yahoo.com

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Beatriz Ramirez une afrodescendante nouvelle directrices de l’Institu National des Femmes de l’Uruguuay

Par Agence EFE – Montevideo

Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

AFROUTIGUAY

La militante uruguayenne Beatriz Ramirez, 54 ans, est devenue ce vendredi la première afrodescendante à occuper le poste de directrice de l'Institut National des Femmes de l'Uruguay (Inmujeres), après avoir été nommée à ce poste par le nouveau président de pays, José Mujica.

Des sources de l'organisme qui relève du ministère du Développement Social ont indiqué à EFE que Ramirez a pris ses fonctions ce vendredi après avoir quitté son poste de directrice du Département des Femmes Afrodescendantes au sein de la même institution.

"C'est un antécédent très  nouveau car c'est la première fois qu’une femme afordescendante occupe cette position " ont indiqué des sources de Inmujeres à Efe.

On estime que sur les 3,3 millions d’habitants en Uruguay, 9% sont d'origine africaine.

" La plupart vit dans un niveau élevé de pauvreté et ont fait peu d'études", ajoutent ces sources.

Née en 1956, Ramirez a terminé ses études secondaires et les deux premiers cours de la carrière des services sociaux, en plus de plusieurs cours sur le genre dans le Groupe d'études sur la condition de la Femme en Uruguay (GRECMU) entre 1989 et 1990, et à l'Institut Brésilien de la Femme Noire - Geledés en 1994.

En tant que professeure, elle a donné des cours à l'Association Noire de Défense et de Promotion des Droits Humains (Pérou, 1997) et à la Global Afrolatin and Caribbean Initiative (États-Unis, 2006-2007).

Elle a été conseillère municipale suppléante de Montevideo entre 2000 et2005 et membre de l'Unité Thématique des Droits des Citoyens, un poste qui lui a permis en 2001 de faire partie de la délégation uruguayenne qui a assisté à la Conférence Mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance à Durban (Afrique du Sud).

Elle a également participé à une mission de paix en Colombie en 2002 et aux Rencontres Régionales Parlementaires Noires à Brasilia et au Costa Rica.

Elle est la fondatrice de l'Alliance Stratégir pour les Afro-Américains, les Groupes de Jeunes -Acsun (Association Culturelle et Sociale Noire ) et du Réseau des Femmes Afrolatines et Afrocaribéennes - République dominicaine, 1992.

© EFE 2010. Est expressément interdit la redistribution et la rediffusion de toute ou partie du contenu des services de EFE, sans le consentement préalable et expresse de EFE SA

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vendredi 5 mars 2010

Les droits de Besouro acquis pour le marché international

Par Paulo Mussoi

Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

Avant même sa première internationale qui a eu lieu lors du Festival du Cinéma de Berlin, les droits de Besouro ont été acquis par un distributeur international. Il s’agit de la  Shoreline Entertainment, dont la caractéristique principale est d’ouvrir les portes du marché mondial aux films produits en Amérique Latine.

Selon Kátia Machado, représentante internationale de Besouro, le fait que les droits du film ont été acquis avant même sa première à l’étranger est un fait important.

Normalement les entreprises attendent la présentation du film à l’extérieur de son pays pour évaluer son acceptation et ainsi en acquérir les droits. Les choses ont été différentes avec Besouro, puisque les négociations ont eu lieu avant, ce qui preuve que la production a des caractéristiques intéressantes pour le marché international”, explique-t-elle.

La première de Besouro en dehors du Brésil a u lieu le 15 février lors dans la section Panorama Spécial du 60ème Festival International du Cinéma de Berlin.

BESOURO

Ailton Carmo, Jessica Barbosa et João Daniel à Berlim

Besouro a clôturé dimanche dernier sa participation à la 60ème Édition du Festival International du Cinéma de Berlin en grande pompe. La session d’au revoir a eu lieu au Zoo Palast, où étaient présents le réalisateur João Daniel Tikhomiroff accompagné de deux acteurs Ailton Carmo et Jéssica Barbosa, qui depuis le début de l’événement se sont attelés à accomplir leur agenda lors du festival.

Sélectionné pour la section Panorama Spécial, la production a été très bien reçue par le public et particulièrement par les médias internationaux.

La revue américaine “The Hollywood Reporter une des plus importantes publications du secteur considère Besouro comme un des ‘”rares films d’arts martiaux qui associe une histoire captivante et un thème social”.

La critique souligne également les “scènes d’actions bien chorégraphiées et dan l’ambiance  du sanctuaire naturel impressionnant du Brésil, dans la Chapada Diamantina”. La revue décrit le directeur comme étant “fort et efficace” et qualifie la bande sonore du film de “ surprenante et variée”.

Et maintenant destination Miami

Et le prochain vol international de Besouro est également déjà prévu. Après l’achat de ses droits par le distributeur américain Shoreline Entertainment, le film a été sélectionné pour le 360ème Festival International des Films de Miami, où il sera présenté à deux sessions, les 7 et 13 mars.

Le DVD de Besouro déjà disponible au Brésil

BESOUROO

Le DVD de Besouro est déjà disponible chez les distributeurs et dans les magasins de l’ensemble du Brésil. Le DVD présente, en plus du film, des contenus additionnels qui montrent les coulisses des tournages, sous le regard de la directrice Kátia Lund, auteure du making- of de la production. Parmi les extras, on retrouve l’enregistrement de la préparation des acteurs et l’entrainement effectué par l’équipe des scènes d’actions, sous la houlette du chinois DeeDee. Le film est également disponible dans magasins de DVD au prix d’environ 26 R$.

Veronica Campbell Brown appelle à l’aide pour les enfants d'Haïti

Paul Reid

Traduit de l’Anglais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

VCB

La Championne de l'UNESCO pour le Sport, Veronica Campbell Brown, a récemment joint sa voix à l'appel à l'aide pour Haïti qui a été ravagé par un tremblement de terre. C’était dans le cadre d’un appel aux dons spécial de l’UNESCO lancé à la télévision pour permettre de remettre les enfants haïtiens à l'école.

"J'espère que cette initiative aura un grand succès étant donné que les enfants de ce pays dévasté ont besoin du soutien que nous pouvons leur apporter", indique Campbell Brown - médaillée d’or des Championnats du Monde et Olympique qui se prépare pour sa première apparition lors des championnats du monde en salle de l’IAAF le week-end prochain à Doha, au Qatar - dans son journal en ligne de l'IAAF pour le mois de Mars L'appel a été enregistré en Février au bureau de On Track Management à Atlanta.

La capitale d'Haïti Port-au-Prince, a été dévastée par un tremblement de terre de magnitude 7,0 qui a laissé un nombre de morts estimé à 250.000 morts et plus d'un million de personnes sans-abris.

Campbell Brown, qui a réalisé sa meilleure performance à 7,14 secondes pour remporter le 60m à New York la semaine dernière, a écrit dans son journal mensuel que, malgré le temps frais dans sa ville de résidence à Atlanta en Géorgie, - la pire depuis plus d'une décennie -

"Je continue à me préparer pour les championnats du monde en salle de Doha, au Qatar. "

Elle a indiqué que le 14 février, jour de la Saint Valentin, elle a été réveillée pour passer des tests anti-dopage, ce qui n’a cependant pas gâché sa journée, puisqu’elle a échangé les cadeaux plus tard avec son mari Omar, avant de sortir pour dîner.

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Visite du leader afroaméricain James Early au musée afropéruvien de Zaña

James Early- représentant de l’Institut  Smithsonian aux États-Unis a rendu visite au Musée Afropéruvien de Zaña lundi 22 Février 2010.

MUSEO

Il s’agissait de sa première visite au nord du Pérou. James Early a parcouru toutes les salles du Musée Afropéruvien guidé par sa directrice, Sonia Arteaga.

Il a par la suite parcouru  les sites historiques de Zaña qui fut une ville espagnole importante dans la colonie. Il a pu échanger directement avec les familles de Zaña, avec les confiseurs, les jeunes et il a été invité dans une ancienne maison seigneuriale de Zaña.

Il a par la suite inauguré le siège institutionnel de l’Association Touristique: "Zaña-Golpe Tierra", promu par des artistes et des jeunes de Zaña et il a profité d’un spectacle artistique afropéruvien organisé par le Musée Afropéruvien et l’ICPNA de Chiclayo.  Sa visite s’est tenue dans le cadre des célébrations du Mois de l’Histoire Afroaméricaine.

MUSEOo

Pendant son séjour dans le nord, il en a profité pour assister à des spectacles musicaux, de danse et de décimas afropéruviennes de divers groupes artistiques.

Il a écouté pour la première fois un concert de percussion réalisé avec des cajons, des cajitas, la quijada de burro (mâchoire d'âne), le cencerro et le bembé. Le décimiste Brando Briones a surpris l’auditoire avec de nouvelles décimas sur le changement climatique, le réchauffement global et la rareté de l’eau.

D’autre part, il a déclamé des décimas originales coquines, érotiques qui ont fait sourire toutes les personnes présentes. Brando Briones est un des dirigeants du Musée Afropéruvien et il est considéré à ce jour comme le meilleur décimiste du Pérou.

Photos: Oscar Chambi

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

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Yes Vaudou !

VAUDOU_YES

Merci à http://repeatingislands.com/

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