Afrodescendants d'Amérique Latine et des Caraibes

07 septembre 2016

Festival International de Cinéma Afro Kunta Kinte à Medellín

Jaime Darío Zapata Villarreal

Le premier Festival International de Cine Afro Kunta Kinte se tient depuis le 5 septembre jusqu'au 9 à Medellín.

 

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À  l'initiative de la Corporation Afrocolombienne du Développement Social et Culturel Carabantú et du Centre Populaire  Afrodescendant (Cepafro) se déroule le Festival Internacional de Cine Afro Kunta Kinte, qui rend hommage à la femme afrodescendante, comme sujet actif dans la transmission de la culture et de la défense de ces traits phénotypiques tout au long de l'histoire.

Lors des événements précédant le festival, des ateliers de cinéma et de vidéo se sont tenus dans les communes 8, 12 et 70, dans les quartiers 8 de Marzo, Mirador de Calasanz et Nuevo Amanecer; qui abritent une communauté afrodescendante plus importante selon une caractérisation socioéconomique réalisée 2010. Cinquante jeunes, à travers des ateliers de langage narratif, de reconnaissance dans les territoires et d'enquête de terrain entre autres ont réalisé trois courts métrages de fiction.

Ces productions visent à exposer la mémoire des afrodescendants de Medellín et des quartiers dans lesquels ils habitent, et elles seront présentées comme produit final à la clôture du festival qui se tiendra, tout comme l,ouverture, au Centro Colombo Americano, situé au centre de la ville.

 
 

Le festival se déploie également dans différents secteur, par exemple, dans certains quartiers Ou se dérouleront des ateliers, au Centro Colombo Americano, au Théâtre Lido, au Centre de Développement Culturel de Moravia, dans des institutions éducatives et à l'Université d'Antioquia. Il sera également présent dans différentes villes et municipalités du pays comme Cartagena, Quibdó, Cali, Necoclí et Turbo.

 

Jhonny Hendrix Hinestroza, connu pour être le réalisateur des films Chocó et Saudó, croit qu'il est nécessaire d'élaborer des espaces de confluence pour la communauté qui montrent “la diversité du talent qui très souvent est masquée par d'autres questions pas si déterminantes pour mesurer la qualité d'un artiste”.

 

Le festival a reçu plus de cent films de différents pays, parmi lesquels quarante seront diffusés provenant de la Belgique, du Brésil, du Burkina Faso, de la Colombie, du Congo, de Cuba, d'espagne, de France, d'Iran, du Mali, de Porto Rico, de Pologne, du d'Italie, du Venezuela, du Sénégal et de l'Ouganda.

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

http://revistaviveafro.com/index.php?option=com_content&view=article&id=246&catid=26

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26 août 2016

Alexandra Baldeh Loras : “Le noir a été conditionné à ne pas s'autoriser de faire certaines choses”

Publié à UOL Estilo le 04.août 2016, com imagem de Alessandra Levtchenko.

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La consule de France à São Paulo, Alexandra Loras, est devenue une icone de l'émancipation féminine et de la représentativité de la femme noire au Brésil. Elle a été récemment une des curatrices du  “TEDXSãoPaulo Mulheres que Inspiram”(des femmes qui inspirent), qui a réuni sur scène des personnalités féminines aux parcours inspirants. Même sans comprendre pourquoi le Brésil a ouvert son espace à une étrangère, noire et faisant partie de l'élite, elle a pris la parole avec force. Et elle n'entend pas la lâcher.

Malgré votre fonction diplomatique, vous faites tout de même face au préjugé racial?

Comme je suis consule, je suis invitée à fréquenter les meilleurs environnements, dans lequels je suis très bien traitée. Aujourd'hui, je vois ce qu'est être privilégié et je comprends pourquoi les gens ne veulent pas renoncer à cela. Mais ce n'est pas toujours comme ça : certaines personne spensent encore que je devrais me contenter d,'être consule  –et peut-être cesser de hisser ma voix contre le racisme. Dans des endroits où  les gens ne savent pas qui je suis, je subis le même type de racisme pratiqué contre toute femme nire au Brésil.

Pouvez-vous donner quelques exemples

Il est déjà arrivé que j'aille au marché acheter des produits importés et d'être suivi par la sécurité pendant mes courses. Il y a aussi les gens qui disent : “Holala, vous êtes une noire articulée!”. Comme si être articulée était un privilège des blanches. Même de manière voilée, elles transmettent un message selon lequel j'ai la chance et que je devrais me contenter d'être déjà arrivé là oV je suis.

Récemment, l'actrice Leslie Jones, de la nouvelle version du film “S.O.S fantômes”, a donné une interview à Whoopi Goldberg. Elle affirme que, quand elle était gamine, elle a vu Whoopi à la  TV, et elle s'est rendue compte qu'elle aussi pouvait y arriver. Pourquoi la représentativité noire est importante?

À partir du moment où la population noire commence à se voir et à se reconnaitre dans tous les espaces, les différences sociales diminuent et nous gagnons beaucoup en autoestime. Mon objectif est que les noirs, qui sont 57% de la population du Brésil, soient représentés dans tous les secteurs de la société : dans les médias, dans les livres didactiques et aussi dans les conseils d'administration des entreprises.

Certains disent que le Brésil n'est pas aussi raciste que d'autres pays. Par exemple les États-unis, qui ont eu la ségrégation raciale …

Même sans qu'il y ait une ségrégation raciale officielle au Brésil, il y a des endroits où le noir ne va pas. Et c'est là que le racisme se montre actuellement. Le noir a été conditionné à ne pas s'autoriser de faire certaines choses. Dans les magasins et espaces commerciaux, on ne trouve pas de plaque “réservé aux blancs”, mais malgré cela. beaucoup de noirs, lorsqu'ils fréquentent ces lieux, sont suivis par la sécurité et sont parfois même abordés. Entrer dans une boutique avec des milliers de jouets  et ne voir que trois poupées noires par exemple, c'est quelque chose de violent, Mais on est tellement habitués à cela que nous ne questionnons pas l'absurde.

L'absence de représentativité est-elle l'une des raisons pour lesquelles l'estime de soi de l'afrodescendant reste faible?

Le manque d'opportunités influence également la faible estime de soi du noir, que ce soit dans l'éducation ou sur le marché du travail. Quand je suis entré à la fac, à Sciences Po ( Paris), le plus difficile était d'affronter la voix qui parlait dans ma tête: “Non, tu ne peux pas fréquenter l'école de l'élite. Ta place n'est pas ici. Non, tu ne vas pas les tromper, puisque tu n'as pas le même niveau qu'eux, tu ne peux pas partager le même espace”.

Qu'est ce qui contribue à élever l'auto-estime de l'afrodescendant?

On peut encourager les enfants avec des lectures qui inspirent, puisqu'il y a des noirs importants dans l'histoire, comme André Rebouças, Machado de Assis et Teodoro Sampaio. Cela vaut également la peine de leur enseigner que les inventeurs du réfrigérateur, du pac maker et de l'antenne parabolique étaient tous des noirs! Nous devons apprendre –et cultiver dans notre milieu – une culture de résitance, qui empêche que nous nous pliions à un préjugé racial qui est quotidien et qui nous fait nous sentir inférieurs. Dans ce sens, nous devons établir un dialogue auquel les blancs prennent part, puisque le racisme ne prendra fin que si il y a un effort de part et d'autre.

Comment voyez-vous l'insertion des femmes sur le marché du travail?

Au Brésil. il y a plus de femmes diplomées dans les universités que d'hommes, mais on attend encore de voir cette donnée transformer le marché du travail. Les femmes représentent seulement 6% des conseils exécutifs. Au cinéma, il n y a que 3% de femmes noires. Nous sommes la première génération qui peut lire, écrire, voter, travailler, se marier ou non, choisir d'avoir des enfants ou non. Nous pouvons poursuivre nos rêves, étudier et nous commençons à avoir de la dignité et du pouvoir économique de manière autonome. Mais le chemin à parcourir est encore long, même au Brésil, où on a la deuxième plus grande population de noirs, juste après le Nigéria. 

 

Pensez-vous qu'il faille séparer le féminisme noir du féminisme blanc?

Il est essentiel de promouvoir la culture qui reconnait les besoins spécifiques de chaque femme, blanche ou noire. Au Brésil, le féminisme demeure blanc, alors que la majorité des brésiliennes sont noires  –et on n'arrive pas à surmonter cet obstacle. La problématique de la femme blanche, par exemple, est qu'elle peut travailler depuis peu; la femme noire pour sa part a toujours travailler en dehors de la maison.

Cette séparation affaiblit en quelque sorte le combat des femmes?

Cette séparation n'affaiblit le combat des femmes que si nos agendas se bousculent. Chaque mouvement possède un agenda propre. Le féminisme et la lutte contre le racisme doivent organiser des agendas unifiés, afin de donner des réponses consistantes à nos questionnements.

Beucoup de personnes ne se condidèrent pas racistes, mais ont des comportements emprunts de préjugés. Que veut dire ne pas être raciste?

Ne pas être raciste c'est reconnaitre que nous, les noirs, avons le droit d'occuper les mêmes espaces qui, actuellement sont occupés exclusivement par des personnes blanches et que la couleur de notre peau ne nous rend pas pires que les autres. Et aussi, accepter que 57% de la population brésilienne, qui est noire, représente des fonctions de direction. des rôles dans les et même dans les dessins animés. Ne pas être raciste c'est avoir de l'empathie et de la compassion par raport à la cause noire.

 

Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

 

http://alexandraloras.com/o-feminismo-ainda-e-branco-afirma-consulesa-da-franca/

El Salvador accueille une rencontre des afrodescendants d'Amérique Centrale

Por Odalys Troya

24 août 2016

Les leaders afrodescendants de l'Amérique Latine veulent une plus grande participation politique

Jeffry Garza

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Epsy Campbell-Gerson Vargas/La República

Dans le cadre d'une journée de dialogues,de réunions et d'échange de stratégies, plus de 100 représentants de tout le continent  plaideront pour une plus grande participation politique des afrodescendants.

La cinquième édition de la “Rencontre des Parlementaires et des Leaders Politiques Afrodescendants ", abordera des thèmes comme la reconnaissance des droits, la justice, l'égalité de genre et le développement durable pour cette population.
 
Ces thèmes font partie de l'agenda mondial des Nations Unies pour l'élimination de la discrimination contre ladite population.
 
“Nous voulons développer des stratégies de contrôle politique et de contrôle citoyen, c'est-à-dire, accompagner, rendre des comptes et faire des propositions pour réduire les brèches ethniques, raciales et de genre dans le pays”, indique Epsy Campbell, députée du PAC et une des parlementaires qui prendront part à l'événement.
 
La rencontre, qui débutera par l'Assemblée Législative comme siège et se clôturera à la Casa de la Cultura de Limón, se tiendra du 28 au 31 août.
 
Brèches politiques
 
On estime à environ 200 millions les personnes afrodescendantes vivant en Amérique Latine.
 
Pourtant, leur participation politique est très rare, tant au parlement que dans d'autres sphères de pouvoir de l'État.
 
Sur les 4500 parlementaires que compte le continent, seuls 75 sont afrodescendantsientes (1,5%), selon les chiffres du Parlement Noir des Amériques, un groupe qui représente les hommes et femmes politiques de cette race dans la région.

On peut noter que des pays comme le Guatemala et le Honduras n'ont pas de représentation afrodescendante dans leurs parlements.

“Il y a une sous-représentation qui nous préoccupe et nous travaillons précisément pour réduire ces brèchess”, conclue Campbell.

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

https://www.larepublica.net/noticia/lideres_afrodescendientes_de_latinoamerica_buscan_mayor_participacion_politica/

21 août 2016

Découverte et réaffirmation de l'identité afrobrésilienne par le cheveu

Durant la semaine de la Journée  de la Femme Noire Latino-américaine et Caribéenne, les femmes affirment leur négriture à partir des cheveux.

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En 2009, le Brésil comptait environ 50 millions de femmes noires, selon les données du Dossiê Mulheres Negras, de l'Institut de Recherche Applliquée (Instituto de Pesquisa Aplicada - Ipea). Le même dossier présente des données selon lesquelles au cours de cette même année, le nombre de femmes noires était plus important que celui des femmes blanches au Brésil. Le cheveu lisse est pourtant en général dans le pays la référence en terme de beauté. Ce qui amène de nombreuses femmes noires qui en général ont des cheveux frisés ou crépus à rechercher un cheveu qui n'est pas le leur.

Je ne me suis pas toujours réaffirmé comme femme noire, puisqu'il n 'y avait aucune représentativité dans les véhicules médiatiques, dans les jouets. J'ai eu les cheveux défrisés à neuf ans parce que je ne laissais pas ma mère tranquille tant qu'elle ne l'avait pas fait”, raconte l'actrice et chanteuse Gabriella Freitas, de Caruaru, agreste de Pernambuco. Gabi da Pele Preta, comme l'artiste dse présente, a commencé à s'autoaffirmer comme femme noire également à parti de sa relation avec le cheveu. 

 

A  21ans, j'ai fait mon premier spectacle de théâtre professionnel et il avait une thémathique nègre, et là j'ai dû laisser mes cheveux pousser sans produit chimique et cela a été libérateur. Être une femme noire c'est porter un héritage ancestral cruel de colonisation qui persiste sous la forme du racisme. du machisme, de la sexualisation et de la marginalisation. C'est devoir résister tout le temps et de manières les plus diverses. Dans les cheveux, dans les vêtements, dans le discours, dans le travail ”, affirme-t-elle.

Le Brésil vit le mythe de la démocratie raciale et le racisme reste très fort et se revèle au quotidien dans les références créées et les patrons dictés. Cela se revèle également dans l'analyse des données sociales. Le nombre de féminicides des femmes noires au Brésil a augmenté de 54% au cours des dix dernières années, selon la Carte de la Violence ( Mapa da Violência) 2015: l'homicide de femmes noires au Brésil, élaborée par la Faculté Latino-Américaine des Sciences Sociales (Flacso). Au cours de cette même période, les assassinats des femmes blanches ont chuté de 9,8%, toujours selon la Carte. Le 25 juillet dernier a été commémoré la Journée Internationale de la Femmes Noire Latino-Américaine et Caribéenne, une date instituée depuis 1992.

C'est une date extrêmement importante que nous célébrons politiquement dans la société, ( des femmes) qui font partie de la construction du territoire brésilien et latino-américain, et qui ont leur origine en Afrique. C'est important de remonter ce calendrier pour raconter l'histoire”, affirme la sociologue et chercheuse Cecilia Godoi.

 

J'ai grandi en étant la morena (brune) de l'école, la morena de la faculté, la morena de la famille. Et quand j'ai décidé de faire la transition capillaire que ça a réellement fait tilt dans ma tête que je suis noire. Cette histoire de morena n'existe pas, c'était une manière de tenter de blanchir la société. Mon processus de transition capillaire a été essentiel pour mon acceptation en tant que femme noire, c'est à partir de mes cheveux que j'ai réellement vu que j'étais noire. Ce sont me cheveux qui ont montré e que je suis réellement ”, affirme l'étudiante en journalisme Renata Araujo.

Renata appartient au groupe Meu Cabelo, Minha Raiz, à Caruaru, un collectif sur les réseaux sociaux dans lequel on discute de l'esthétique noire, du racisme et de l'acceptation du cheveu naturel. Acctuellement, de nombreux groupes de discussion sur l'esthétique surgissent à partir de l'acceptation du cheveu noir. Ils ont souvent pour leaders des adolescentes et jeunes qui s'autoaffirment en tant que femmes noires à partir du cheveu. “Quand j'ai assumé mes boucles, j'ai vu à quel point les cheveux peuvent incommoder. J'entends tous les jours des commentaires péjoratifs et je vois des regards de travers. Mais la situation de racisme qui m'a le plus secoué s'est produite quand une de mes photos est devenue virale sur internet, c'était une comparaison de moi avant et moi après”, raconte l'étudiante. Au début de l'année, Renata a subi des attaques racistes sur Internet, à cause d'une photo d'elle sur les résaux sociaux. Deux mois plus tard, elle a initié une proécédure judiciaire contre la personne qui a proféré les commentaires racistes et fait suivre son cours à l'affaire.

Pour Cecilia Godoi la représentation est un phénomène important et engendre la redéfinition du corps noir. “La représentativité est extrêmement importante pour que nous puissions créer d'autres références et pour que les gens puisse autant développer le regard critique face à la réalité que de pouvoir avoir le choix. Même parmi les femmes noires, car il ne s'agit pas de dire comment le cheveu doit être utilisé , mais que nous puissions choisir, que nous ne soyions pas discriminées à cause du choix qu'on aurait pour l'utilisation de nos cheveux, que ce soit en sortant dans la rue, ou pour la recherche d'un emploi sur le marché du travail ”, affirme-t-elle. Cecilia est également membre de Cabelaço Pernambuco, un collectif auto organisé de femmes noires qui existe depuis quantre ans, fondé dans la ville de Olinda.

Les femmes noires ont reécri leurs histoires au fil du temps, leur lutte a contribué à ce que, aujourd'hui, d'autres femmes noires soient de plus en plus fortes dans la recherche de leurs droits. “La femme noire a le droit d'érire sa propre histoire sans interventions, de connaitre ses héroines et briser le silence dans lequel eslles ont été conditionnées ”, affirme Gabriella Freitas.

Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

https://www.brasildefato.com.br/2016/07/29/cabelo-como-descoberta-e-reafirmacao-de-identidade-negra/

18 août 2016

Des initiatives collaboratives renforcent l'entrepreneuriat afrobrésilien à Salvador de Bahia

par Estela Marques

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Des initiatives collaboratives pour soutenir les entrepreneurs noirs dans l'exploitation de leurs entreprises. À Salvador, un espace de travail collaboratif et une plateforme numérique regroupant des entrepreneurs afrodescendants se sont distingués cette année.
“La culture consistant à sortir de la maison a sensiblement augmenté l'estime de soi des entrepreneurs afrodescendants. Les gens n'ont pas les moyens d'établir un bureau. (...)Et la formalisation structurelle est l'une des choses qu'on note comme étant le plus gros manque: une cuture que les gens doivent un peu modifier, se formaliser, sortir de la maison, avoir un espace pour travailler”, explique Jaguaraci Aragão, coordinatrice d'Ujamaa Coworking.
 
L'espace est idéal pour ceux qui ont besoin d'un environnement organisationnel pour mener à bien leurs affaires à faible coût. C'est dans ce sens que des professionnels de différents secteurs d'activité se réunissent dans un même environnement et peuvent échanger des informations et même établir des partenariats. Il y a actuellement huit entreprises incubées à Ujamaa et elles ont accès à des bureaux et des événements de qualification et de formation.
C'est la même chose qui se passe avec les entrepreneurs afrodescendants connectés à Kumasi, une plateforme numérique qui regroupe des marques de modes et d'accessoires de Salvador. Monique Evelle, manager d'entreprise, explique que l'équipe de Kumasi concentre ses efforts sur les formations en stratégies commerciales et en gestion d'entreprise, les principales difficultés rencontrées par les entrepreneurs afrodescendants.
“La plupart ont une idée et vendent, mais ils ne vont pas nécessairement devenir des micro-entrepreneurs indivuduels ou une petite entreprise. Les gens disent qu'ils ont ces opportunités – si on veut rester sans CPNJ (Numéro du Cadastre National des Personnes Juridiques), c'est ok –, il y a en plus l'enregistrement de la marque. La plupart ne savent pas comment faire”, explique Evelle.
Selon les dires de la créatrice de Desabafo Social, Kumasi a signé un partenariat avec l'incubateur d'entreprises de l'Unifacs pour faciliter l'enregistrement de la marque: pour ne pas payer un montant élevé pour une seule personne, ils se mettent en groupe de cinq personnes pour se faire enregistrer à un prix moins élevé.
“Plus qu'un lieu de débat, il s'agit de renforcer les entrepreneurs qui arrivent actuellement et ceux qui n'ont pas réussi à se développer : ce que moi j'ai comme habiletés peut-il servir à un autre?”, ajoute Evelle.
Cette articulation est notée par  la journaliste Midiã Noelle, rédactrice du site Lista Negra, qui se focalise sur les histoires des entrepreneurs afrodescendants ''Les types de soutien spécialisé qui surgissent du besoin même d'orientations et de soutien plus spécifiques  .(...)Je crois que de telles actions sont nécessaires. Nous, les entrepreneurs noirs, sommes la majorité dans ce pays, mais pas en tant qu'employeurs. Nous sommes en général des entrepreneurs indivdiuels. Nous devons étendre nos business et le travail en réseau est une option optimale dans ce sens”, analyse-t-elle.
Monique Evelle pense que les  Rodadas de Negócios (Rencontres Business to business) organisées par Kumasi peuvent être un outil pour le renforcement et la visibilité des entreprises tenues par des afrodescendants – il y en a actuellement 11 fixes dans le collectif, mais une extension est prévue d'ici novembre de cette année.
“Tout le monde peut participer aux rencontres. On informe les entrepreneurs, mais c'est ouvert au public, car, quand on analyse les données des entreprises et de l'entrepreunariat au Brésil, concernant la majorité des défis et des obstacles des entrepreneurs noirs, on constate que 40% ont fait une formation au Sebrae et les autres non, parce que c'est très cher et ils ne savent pas comment faire”, ajoute-t-elle. 
Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/
http://www.bahianoticias.com.br/noticia/194599-iniciativas-colaborativas-fortalecem-empreendedorismo-negro-em-salvador.html

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09 août 2016

Tais Araujo et son mari Lázaro Ramos pour un hommage au Festival de Cinéma de Lima

Mon visage reflète la fatigue, mais le sentiment est celui de grande fierté d'accompagner mon amour pour l'hommage qu'il va recevoir cette semaine au festival de cine de Lima. Lázaro sera le point culminant de l'édition 2016 du Festival de Cine de Lima et il y aura tous ses films dans la capitale péruvienne, exposant notre cinéma, qui est géant, que la culture brésilienne résiste et est une eéférence dans toute l'Amérique Latine. Félicitations ”, a cécris l'actrice sur son profil Facebook, en félicitant son époux avec lequel elle a deux enfants.

D'autre part, Ramos, 38 ans, a réalisé ‘Serpientes y Lagartos’, une production pour laquelle il a été nominé aux prix  Emmy en 2007. Pour le magazine The Times, il est l'un des 100 brésiliens les plus influents et il a tourné les films  ‘Jenipapo’ (1995), ‘‘Woman on Top’ (2000), ‘Madame Sata’ (2002) et Mundo Cao (2016) , entre autres.

L'acteur joue dans ‘Mister Brau’, la première série brésilienne ayant deux afrodescendants comme acteurs principaux. La production a été lancée l'an dernier et devrait entrer dans sa troisième saison.. Il faut se rappeler qu'il y a deux ans, Tais Araujo a déclaré qu'au Brésil, elle se sentait enconre discriminée parce qu'elle “est noire”.

Traduit de l'Espagnol Par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/
http://elcomercio.pe/luces/cine/tais-araujo-y-lazaro-ramos-estan-lima-festival-cine-noticia-1922808

08 août 2016

Découverte : le coeur de Cuba, au rythme de l'Afrique

 

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CRÉDIT PHOTO: RAÚL ABREU

Cuba est une terre de contradictions. C'est une nation particulièrement marquée par les descendants des Africains esclavisés, mais aussi un endroit où ces influences sont souvent niées et où le racisme est rarement confronté. L'écrivaine Johnica Reed Hawkins a voyagé dans l'île pour explorer l'histoire, les traditions et les coutumes Africaines qui font partie de l'identité cubaine, mettant en lunière l'impact indéniable de la culture noire sur l'un des plus beaux et fascinants pays au monde.

LES PREMIERS AFRO-CUBAINS

De 1789 à 1820, Cuba, une île de la taille de la Pennsylvanie, a importé plus de 800 000 africains à vendre en tant qu'esclaves, un chiffre qui représente environ le double de ceux amenés aux États-Unis durant la traite transatlantique des esclaves.

Certaines statistiques de recensement Some census statistics approximate que les descendant des esclaves d'Afrique de l'ouest constituent plus de la moitié de la population de Cuba de nos jours. Le Département d'État américain par exemple estime à 62% le nombre de cubain noirs  ou métisses.

Même si le travail gratuit fut utilisé pour construire le pays, le "noircissement" de  Cuba au cours du 19ème siècle fut accueilli avec résitance, et encouragea un appel à l'immigration européenne pour contrbalancer l'effet que le commerce des esclaves avait sur la population cubaine. José Antonio Saco, un éminent écrivain cubain des débuts des années 1800 était un supporter de l'abolition, mais ne considérait pas les afrocubains comme faisant partie de la nation qui allait émerger après l'esclavage. Avec des attitudes comme de Saco qui prévalaient à travers le pays, la suppression de la culture afrocubaine se poursuivit après l'abolition de l'esclavage en 1886.

Perçu comme une menace pour l'identité du pays, l'expression artistique et religieuse afrocubaine fut bannie et étiqutée cosa de negros, soit "les choses des noirs." Des décrets furent émis portant restriction des tambours et les ñáñigos—les membres des société rituelles secrètes—furent la cible de la police coloniale. Au début des années 1890, des personnalités éminentes appelèrent à l'interdiction du culte de la Santería, les adeptes des religions africains furent faussement accusés de kidnapper et de tuer des enfants blancs à des fins cérémoniales et des lois criminalisant les rassemblements afrocubains lors desquels on jouait des percussions et on dansait furent votées. Et malgré l'implication des afrocubains dans les guerres d'indépendance et l'abondance de héros de guerre afrocubain comme Antonio Maceo parmi les hauts gradés de l'Armée de Libération, les membres de l'élite blanche cubaine vilipendaient les noirs et leur place au sein de la Nation.

Ce ne fut que dans les années 1920 que le mouvement Afrocubanismo valorisa la culture d'influence africaine, que la Négritude devint partie de l'identité nationale. Par exemple, le son cubano—fusion musicale de la canción, ou "chanson," espagnole et da la percussion afrocubaine—vit sa popularité croitre avec des actes comme le Buena Vista Social Club qui symbolise la façon dont Cuba est perçu aujourd'hui : une convergence de cultures.

 

 

 

L'INFLUENCE NOIRE

"La culture Afrocubaine c'est la culture cubaine."

Ce sont là les mots de Martínez Gutiérrez, un artiste afro-cubain que j'avais rencontré le jour de mon arrivée à Santiago de Cuba en avril dernier. Comme nous nous installions dans le lobby de l'historique Hotel Melía, Gutiérrez m'a promené à travers ses influences artistiques, principalement issues de la culture africaine qui imprègne l'île. Particulièrement, les écrits de l'activiste et poète national Nicolás Guillén—mieux connu pour  poesía negra, ou "Poésie noire"—ont nourri les peintures de Gutiérrez. Né en 1902 à Camagüey, Guillén fut l'auteur d'oeuvres rythmiques qui exploraient des thèmes comme la pauvreté, la révolution et la protestation sociale.

 

Suite à la suggestion faite par Gutiérrez's que j'explore les les maisons de cultures de Santiago, je me suis arrêté à la Maison des Religions Populaires, qui m'a confronté à la transculturation. Des images de Jésus Christ étaient juxtaposées à des machettes et des reptiles empaillés utilisés lors des cérémonies de Santería, une rencontre syncrétique du Catholicisme européem et des pratiques Yoruba et Ifá amenés sur l'île par les africains esclavisés. J'ai très vite appris que la majorité de lapopulation cubaine suit une sorte de pratique de la Santería.

À El Cobre, une ville située à environ 14 miles de Santiago, siège le sanctuaire de la patrone catholique Virgen de la Caridad, une Madonna Noire. La sainte ressemble si fortement à l'orisha africaine Ochún, avec son teint de peau foncéE et sa robe de couleur jaune vif, que de nombreux cubains pensent être la seule et même. Juste après le sanctuaire se trouve une suclpture de bronze et de fer connue sous le nom de El Monumento al Cimarrón, ou "le momument des esclaves fugitifs." Le symbole de la résistance et de la liberté africaine, érigé par l'artiste Afro-cubain Alberto Lescay, commémore l'un des plus importants soulèvement d'esclave de l'histoire de l'île —l'insurrection réussie des esclaves africains du 24 juillet 1731, qui travaillaient dans les mines de El Cobre.

"À Cuba, on peut retouver les influences africaines partout," indique Alberto Granado, directeur de Casa de Africa, un musée qui sert également de centre éducatif dans la Vieille Havane. "De la religion à l'art et à la nourriture, les éléments culturels sont parties de notre identité."

Logée dans un manoir du 17ème siècle, Casa de Africa héberge des objets tels que des masques rituels, des sculptures en ivoire et des textiles originaires de pays africains, ainsi qu'une collection de symboles de la Santería appartenant à Fernando Ortiz, l'anthropologue et écrivain pionnier de l'étude de la culture afrocubaine. Les familles afrocubaines de la Havane et des campagnes envionnates amènent leurs enfants explorer les programme des maisons d'éducations - une forme de préservation culturelle au cours de laquelle ils apprennent les traditions, les traditions, danses, les chansons et les pratiques de cultes de rituels africains anciens. Ce transfert de connaissance est une ode aux cabildos de nación, les sociétés ethniques africaines à Cuba qui opéraient durant la domination espagnole.

 

 

"Les traditions afrocubaines sont également conservées dans la cuisine cubaine de tous les jours," m'a affirmé ma guide touristique Martha Ibis lorsqu'on quittait Casa de Africa. "Les esclaves utilisaient les restants d' aji—un poivron vert—les ignames, yucca, des pommes de terre et des oignons pour préparer l' ajiaco, un ragout qui est notre plato nacional, le plat national." Les plantains verts constituaient la nourriture principale donnée aux africains esclavisés, ce qui a donné naissance au fufú de plátano, un des favoris des cubains . On peut trouver ces deux mets dans les paladares, des restaurants privés souvent tenus dans des domiciles privés et l'on retrouve certains des meilleurs mets de Cuba.

Ibis, dont la fille étudie la médecine à l'université de la Havane,  a également fait référence à l'Encyclopedia of Green Medicine, un livre de remèdes à afrocubains base de plante que l'on retrouve dans plusieurs maisons. "Durant ce qu'on appelle la "période spéciale," we didn't cut health care—malgré la crise économique et que nous étions à deux doigts de la famine," indique Ibis. "on avait du mal à se procurer des médicaments pharmaceutiques, donc notre pays dépendait uniquement des recettes médicales transmises  par les esclaves."

[Note du rédacteur: La dissoultion de l'Union Soviétique en 1989 a conduit à l'effondrement de l'économie cubaine, poussant le pays dans une "période spéciale" de 1991 à 1995, lorsque les importations et les exportations connurent un déclin rapide, l'agriculture et le réseau alimentaire s'écrouèrent et Cuba fit face à la famine.]

RÉCONCILIATION ET RACISME

Malgré le mouvement Afrocubanismo qui a mis la culture afrocubaine aux avant-postes des arts , les afrocubains sont demeurés en marge politiquement, confrontés à la discrimination et à la ségrégation dans le logement, les emplois et la vie sociale. Gustavo Urrutia, un des premiers éditorialiste afrocubains à être publié dans un grand journal cubain écrivit dans son éditorial  "Ideales de una raza," ou "Idéaux d'une race," en 1932, "La République n'a pas été capable d'assumer ses promesses sociales et économiques  [vis-à-vis de sa population de couleur]. Cet adorable plan révolutionnaire a été contrecarré et en pratique tout conspire au découragement et à l'extinction  [des noirs]."

Le gouvernement post-révolutionnaire de Fidel Castro voulait encourager l'identité nationale comme la seule identité, menant Castro à lancer une campagne anti-racisme en 1959. Le taux dalphabétisation s'améliora et les jeunes noirs cubains intégraient la main d'oeuvre en tant que docteurs, avocats et ingénieurs dans les années 1980, ce qui amena beaucoup de personnes à croire que la campagne de Castro avait fonctionné.

Toutefois, les gains faits par les afrocubains ne se réflétèrent pas dans le leadership du pays, le Général Juan Almeida Bosque étant l'un des quelques afrocubains en position de pouvoir dans le gouvernement de Castro. La fin des aides soviétiques en 1991 et le début de la "période spéciale" vit la montée des inégalités raciales. Pendant cette période, l'héritage structurel du racisme signifia pour les afrocubains d'être les principales victimes des challenges économiques.

Dans la chanson "Lágrimas Negras," ou "Larmes Noires," le groupe de rap controversé Hermanos de Causa (Frèeres de la cause) parle pour la nouvelle vague d'afrocubains fatigués de dissimuler les problèmes d'inégalité sous le tapis : "Ne me dis pas qu'il n y a pas de racisme/Parce que je l'ai vu / Ne me dites pas qu'il n'existe pas/ parce que je l'ai vécu." Soandres et Pelón, deux membres du groupe, donnent à leur public un éclairage sur l'existence marginalisée des noirs à Cuba à travers leur musique. Il y a eu quelques gains : avec les réformes de Raul Castro, comme l'augmentation des salaires, la légalisation de l'auto-emploi et l'augmentation des députés Noirs à l'Assemblée Nationale, le Mouvement afrocubain moderne a réussi à amener le gouvernement à au moins reconnaitre les inégalités raciales.

 

 

UNE NOUVELLE ÈRE

Alors que je marcahis sur les routes pavées de La Havane à la fin de mon vayage, il flottait un air d'optimisme chez les afrocubains qui espèreny pour profiter de nouvelles opportunités économiques comme l'embargo États-unien s'assouplit et que que le nombre de visiteurs dans le pays augmente. Les sonorités de son remplissent les airs et des groupes de charanga en plein boom pullulent, jouant du bongo, de la basse, la trompette et le tres—un instrument proche de la guitare avec trois groupes de cordes—dans les coins de rue.

Alors que Cuba se prépare à une nouvelle ère, il est clair que la culture afrocubaine influence la plus récente et la plus branchée des enclaves de La Havane. La Fábrica de Arte Cubano, ou  "Fabrique d'art cubain ," une ancienne usine d'huile de cuisson, est par exemple devenue un hub pour les créatifs de la ville. Le musicien hip-hop et Afro-rock cubain  X Alfonso est derrière le projet, qui rassemble le théâtre, la mode, l'art contemporain, le film et autre sous un même toit alors que l'on entend le reggaeton résonne en arrière plan.

De la même façon que la créativité des africains esclavisés avec les restes qui sont devenus les plats qui définissent la nation, les décennies passées à en faire plus avec le moins ont inspiré la nouvelle génération de faiseurs. Et cela n'est nulle par ailleurs plus évident qu'à La Fábrica, où l'équipe utilise des matériaux de deuxième main comme des pallettes pour créer un espace fluide pour la communauté, des expositions et des performances.

Sur la route de retour à mon hotel, j'ai entendu une phrase familière à la radio. L'esprit du Cimarrón (esclave fugitif - marron) remplissait la chevy rose des années 1950 alors que mon chauffeur faisait jouer la chanson du même nom, du musicien afrocubain  William Vivanco, une chanson qui selon Vivanco représente à la fois l'ode au périple des esclaves qui ont échappé à leurs ravisseurs espagnols et la quête personelle de liberté de Vivanco. Alors que les portes de Cuba s'ouvrent, je sais que plein d'américains voudront venir pour les voitures. Mais j'espère qu'ils viendront pour la culture - la culture afrocubaine.


8 LIEUX QUI CÉLÈBRENT LA CULTURE AFROCUBAINE

Central Holidays, un tour opérateur qui offre des expériences sous la catégorie de voyage "people-to-people,"(personnes à personnes) approuvée par le Gouvernement des États-Unis est l'une des rares compagnies offrant un itinéraire ciblant la culture afrocubaine. Voici quelques sites à visiter:

Casa de Africa, La Havane

Commencez par le commencement avec un conexte historique complet de la culture afrocubaine.

Callejón de Hamel, La Havane

vous y trouverez de l'art de rue, la rumba chaque Dimanche aux environs de midi et des petites boutiques vendant des colliers et des divinités de la Santería.

Église De Nuestra Señora de Regla, Havane

D'abord un camp d'esclavisés africains, cette église héberge La Virgen de Regla (La Vierge Noire de Regla).

Casa del Caribe, Santiago De Cuba

Visitez des expositions d'art et profitez de cours de danse.

Maison des Religions Populaires, Santiago De Cuba

Visiter pour une présentation es religions de l'île, du Catholicisme à la Santería au rituels uniques qui fusionnent les deux.

Musée du Carnaval, Santiago De Cuba

Apprendre l'histoire de l'un des plus anciens et important carnaavals.

La Basilique Sanctuaire National de Nuestra Señora de La Caridad Del Cobre

Ce sanctuaire célèbre la sainte vierge cubaine Notre Dame de la Charité.

Le Monumento Al Cimarrón, El Cobre

Honorer les esclaves fugitifs et en savoir plus sur le soulèvement du 24 juillet 1731.

 

 Traduit de l'Anglais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

http://www.essence.com/2016/08/02/discovering-afro-cuban-culture

05 août 2016

L'Organisation des États Américains et l'UNFPA lancent un plan pour la santé des afrodescendants des Amériques

L'initiative de l'Organisation des États Américains (OEA) et de l'organisation Pan-Américaine de la Santé (OPAS) a pour objectif d'améliorer la santé et le bien-être des plus de 150 millions d'afrodescendants qui vivent dans les Amériques et qui vivent dans les pires conditions de santé en comparaison avec les autres groupes raciaux en conséquence des inégalités, de la pauvreté et de l'exclusion sociale, étroitement liés au racisme, à la xénophobie et à l'intolérance.

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Les noirs représentent 70% des citoyens en extrême pauvreté et 68% des analphabètes, selon les données de l'IBGE publiés en 2010. 

L'Organisation des États américains  (OEA) et l'Organisation Pan-Américaine de la santé (OPAS) ont présenté un nouveau plan pour les Amériques dans le contexte de la Décennie Internationale des Afrodescendants, dans une initiative qui vise à renforcer les politiques publiques pour garantir les droits et la participation pleine et égalitaire de cette population dans la région jusqu'en 2025.

L'initiative a pour but d'améliorer la santé et le bien-être des plus de 150 millions d'Afrodescendants qui vivent dans l'hémisphère Ouest, et qui ont les pires conditions de vie en comparaison avec les autres groupes raciaux, en conséquence des inégalités, de la pauvreté et de l'exclusion sociale, qui sont étroitement liés au racisme, à la xénophobie et à l'intolérance.

Ce cercle vicieux a des conséquences directes sur la santé et le bien-être des personnes afrodescendantes, qui font face à un accès et une utilisation significativement plus faible des services de santé, comparés au reste de la population”, indique la directrice de l'OPAS, Carissa Etienne.

Il est temps de mettre fin à ce phénomène. L' OPAS est engagé à mettre fin aux disparités dans la santé et auxquelles les afrodescendants font face dans les Amériques et là nous avons une fenêtre d'opportunité pour mobiliser les froces de nos États-Membres et partenaires ”, a-t-elle affirmé.

L'OPAS, comme agence spécialisée dans la santé du système interaméricain, travaillera sur ce thème dans le cadre du plan, qui établit l'inclusion de la perspective afrodescendante dans les politiques de santé des pays, c'est-à-dire que les besoins de santé de cette population soient pris en compte quand vient le temps d'élaborer des politiques et de créer des programmes de santé dont ils sont la cible.

  Des campagnes de promotion sur la santé sexuelle et reproductives dans les communautés d'incidence plus élevée de ces populations seront menées avec pour objectif d'élargir l'accès aux méthodes de planification familiale, contraceptives et pour réduire la mortalité maternelle qui est plus importante au sein des populations indigène et afrodescendante selon une étude élaborée par l'OPAS, le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) la Commission Économique pour l'Amérique Latine et les Caraibes (CEPAL).

Le plan établit également que les pays élaborent et implénentent des protocoles de soins pour les maladies non transmissibles pour la population afrodescendante. Dans ce sens, l' OPAS a réitéré son engagement à apporter le soutien technique nécessaire  aux ministères de la santé de chacun des pays.

Durant la cérémonie de présentatio du nouveau plan qui a eu lieu le 26 juillet dernier au siège de l'OPAS à Washington, Betilde Muñoz, directrice du Département de l'Inclusion Sociale à l'OEA a indiqué que l'initiative  “résulte d'un consensus collectif des États-membres de l'OEA et reflète la réalité des afrodescendants” dans la région.

La voie à suive est celle de l'inclusion sociale des afrodescendants dans les Amériques est pleine de défis, mais aussi d'opportunités. Pour cette raison, nous estioms qu'il est important d'unir les efforts ”, souligne-t-il.

De fait, les afrodescendants soufrent d'une situation de racisme et de discrimination raciale structurelle et systémique”, selon Murillo Martinez, spécialiste indépendant du Comité pour l'élimination de la discrimination raciale des Nations Unies (CERD). “Ils sont habituellement les plus pauvres parmi les plus pauvres et ont habituellement des taux d'espérance de vie les plus faibes”,déclare-t-il.

Relativement au plan d'action

Le plan d'action est la réponse régionale à la Décennie Internationale des Peuples Afrodescendants, qui va de 2015 à 2024, proclamée par les Nations Unies pour impulser la reconnaissance, la justice et le développement des populations afrodescendantes.

Dans ce contexte, l'OEA et l'OPAS chercheront à renforcer leur coopération dans ces trois axes, en encourageant la pleine jouissance des droits économiques, sociaux, culturels, civils et politiques des populations afrodescendantes en Amérique Latine et dans les caraibes.

L'OPAS priorise une perspective interculturelle dans les services de santé de la région qui assurent que tous les groupes ethniques et raciaux puissent accéder aux soins dont ils ont besoin, et qui intègre la connaissance et les pratiques traditionnelles pour améliorer la santé de spopulations indigènes, afrodescendantes et ethniques/raciales. De plus, son objectif est d'améliorer l'information sur ces groupes et d'autres groupes ethniques/raciaux pour faciliter l'amélioration de leur santé.

Situation de la santé afrodescendante

La majorité de la population afrodescendante des Amériques se concentre au Brésil (68%) et aux États-unis (27%). La proportion de la population afrodescendante varie selon les pays : Argentine (0,4%), Brésil (50,9%), Colombie (10,4%), Costa Rica (8%), Équateur (7,2%), États-Unis (12,6%), Nicaragua (2,6%), Panama (8,9%), Uruguay (4,8%) et Venezuela (2,7%), selon les données des recensements nationaux.

En 2013, le taux de chômage de la population afrodescendante dans la région (6,5%) était supérieur à celui des indigènes (4,2%) et de celui de la population non indigène et non afrodescendante (5%). Les femmes afrodescendantes ayant de 15 à 29 ans ont mins d'opportunités de travailler ou d'étudier que les hommes, selon les données du recesnement dans neuf pays.

La mortalité maternelle et infantile sont plus importantes au sein de la population indigène et afrodescendante. L'accès aux méthodes contraceptives montre de grandes inégalités entre les femmes indigènes et afrodescendantes par rapport au reste de la population.

 Le manque d'information est le principal obstacle pour la réalisation d'une analyse exhaustive et fiable des inégalités entre le speuples indigènes, afrodescendantes et les autres populations ethniques/raciales selon l' OPAS.

`Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

https://nacoesunidas.org/oea-e-agencia-da-onu-lancam-plano-para-saude-afrodescendente-nas-americas/

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La science explique comment le préjugé racial affecte la santé des noirs

 |  De Marina Demartini

En plus des divers problèmes sociaux connus comme résultat du racisme, il peut également affecter la santé.

 

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Plusieurs études soulignebt que le préjugé racial est lié aux maladies cardiovasculaires chez les noirs, en plus d'être possiblement la cause de la dépression, de l'anxiété et d'autres problèmes de santé chez les personnses victimes de racisme.

Cerrtaines études scientifiques démontrent que ces problèmes peuvent surgir suite au stress engendré par le fait de vivre une discrimination raciale.

Voici quelques-uns de ces travaux qui analysent le lien entre le racisme et le problèmes de santé.

 

Problèmes rénaux

Une étude nord américaine montre que les individus qui sont discriminés pour la couleur de leur peau ont plus de chance d'avoir une insuffisance rénale. Les chercheurs ont étudiés 1574habitants de la ville de Baltimore, aux USA, pendant cinq ans. Sur l'ensemble, 20% affirment qu'ils soufrent beaucoup du racisme et ont une pression artérielle plus grande que ceux qui affirment en soufrir moins.

Dans une interview au site du magazine Time, la coauteure de l'étude, Deidra C. Crews indique que la libération des hormones du stress peuvent conduire à une augmentation de la pression artérielle. La pression artérielle élevée est l'une des principales causes de l'insuffisance rénale.

Selon la  Fundação Nacional de Rim, une organisation étastsunienne, les africains américains soufrent trois fois plus de l'insuffisance rénale que les blancs. En plus, les noirs de l'Amérique du Nord, représentent plus de 35% de l'ensemble des patients sous dialyse pour insuffisance rénale aux États-Unis. 

Hypertension

Une étude publiée dans le Journal de l' Association Américaine de la Santé Publique montre que la discrimination raciale est liée aux taux élevés d'hypertension. Les chercheurs ont examinés envion 5000 volontaires âgés de 35 à 84 ans ayant soufert ou subissant le racisme.

Ils ont découvert que 64% des femmes et 59,7% des hommes avaient l'hypertension. Il faut noter que, pour en arriver à ce résultat, le niveau socioéconomique des volontaires a été pris en compte. Le lien entre l'hypertnsion et la discrimination ont été légèrement réduits du fait de deux facteurs : l'indice de masse corporelle et les facteurs comportamentaux. Malgé cela, les taux d'hypertension sont demeurés plus importants chez les noirs.

Maladies mentales

Le racisme peut également mener à la dépression et causer d'autres maladies mentales. Dans une étdue réalisée en Hollande, 4800 personnes ont été séparées en deux groupes : l'un avec des individus ayant souffert de la discrimination raciale et un autre ne l'ayant pas subi. Les deux ont été testés négatifs pour des examens lés aux traits caractéristiques parannoides et aux maladies mentales. Cependant, les chercheurs ont découvert que les personnes ayant été discriminées étaient deux fois plus enclins à développer des symptomes psychotiques dans les trois années suivantes.

Une autre enquête a revélé que le racisme est également lié au symptomes graves de stress post-traumatique. Les chercheurs ont analysé 408 volontaires et ont noté que les noirs qui avaient été discriminés racialement ou avaient été témoins d'actes racistes présentaient des symptomes de stress post-traumatique plus graves que les autres groupes ethniques.

 

Politiques publiques de santé 

Le noir brésilien, en plus de soufrir le racisme dans les rues, est également discriminé dans le système public de santé. Le ministère de la Santé lui même a lancé la campagne "Rompez le silence. Le racisme fait mal à la santé " qui reconnait que le racisme est un déterminant social de la santé.

Selon les chiffres de l'Enquête Nationale de la Santé, sur l'ensemble de la population blanche servie dans les Systèmes Uniques de Santé (SUS) 9,5% ressentent la discrimination, alors que 23,3% de la population noire (métisses compris, selon l'IBGE) ressort d'une unité hospitalièere avec le sentiment d'un préjugé racial.

Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

http://www.brasilpost.com.br/2016/07/19/racismo-afeta-saude_n_11067080.html

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Le racisme persiste en Bolivie malgré la reconnaissance des afrodescendants par l'État

LA PAZ (Sputnik) — Les afrodescendants boliviens se sentent reconnus par l'État, mais préviennent qu'il y a encore beaucoup à faire pour en finir avec le racisme et pour que leur culture soit reconnue dans le pays, ont indiqué des sources de la communauté et gouvernementales à Sputnik.

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"Définitivement, le racisme est toujours présent en Bolivie: il reste beaucoup de travail à faire pour éradiquer ce fléeau au niveau national, particulièrement dans les écoles et les universités", affirme Wendy Pérez, présidente du Conseil National du Peuple Afrobolivien (Conafro), organisme qui représente les communautés noires dans ce pays.

© REUTERS/ David Mercado
À  la différence d'autres gouvernements sous l'administration d' Evo Morales, qui gouverne la Bolivie depuis 2006, les communautés noires ont expérimenté d'importantes avancées qui se sont traduites, entre autres, par l'approbation en octobre 2010, de la Loi  045 de lutte contre le racisme et contre toute forme de discrimination.

Cependant, Pérez insiste sur le fait qu'il est plus difficile de mettre fin au racisme dans le pays, puisque les afrodescendants sont toujours discriminés en Bolivie.

"On ressent toujours la discrimination et le racisme dans les espaces publics, c'est un mal qui a été construit dans la conscience de la société et qui se manifeste toujours de différentes  manières et il est très difficile de mettre fin à ce phénomène ", a indiqué la représentante, qui depuis juin 2011 dirige le Conafro.

Selon l'Institut National de la Statistique (INE) la population afrodescendante de la Bolivie est de 22 777 personnes sur une population totale de 10 millions de personnes.

La majorité de ces personnes vivent dans des communautés situées au sud et au nord de la région de  Los Yungas (ouest).

Afrodescendants dans le Gouvernement

Pour sa part, le responsable du Service de Promotion et d'Analyse du Défenseur du Peuple, un organisme gouvernemental, Juan Carlos Ballivián, a indiqué à Sputnik que le peuple afro a non seulement obtenu la reconnaissance légale de l'État, mais qui occupe des espaces politiques et administratifs dans l'administration gouvernementale actuelle.

"Ce 6 août, il y a beaucoup de choses à célébrer pour le peuple afro, nous ne sommes plus vus comme quelque chose de folklorique qui ne faisait que danser la saya (danse typique afrobolivienne) ou qui joue au football, nous sommes désormais des acteurs politiques présents à l'Assemblée Législative, ou dans mon cas, chez le Défenseur du Peuple", indique Ballivián.

Cependant, le fonctionnaire a expliqué que la reconnaissance ne suffit pas et il relève cette présence minimale dans l'administration publique, parce que l'État et la société bolivienne n'ont toujours pas totalement reconnu la contribution des noirs pour l'Indépendance de la Bolivie, pour son économie et pour sa culture.

"Nous avons contribué à l'économie, particulièrement au développement de l'agriculture et de la gastronomie, de nombreux plats typiques de la Bolivie portent le cachet afrodescendant et on ne ne reconnait pas", explique Ballivián.

Au niveau culturel, il a relevé que de nombreuses danses traditionnelles en Bolivie ont été assimilées par la culture aymara alors qu'en réalité ils ont une origine noire, comme c'est le cas de la "morenada", une repréentation des esclaves noirs conduits dans les mines d'argent durant la colonie espagnole.

"On ne reconnait pas encore de nombreises qualités et savoirs du peupe afrobolivien ", insiste Ballivián.

Pérez, pour sa part, a noté que la femme noire en Bolivie a joué un rôle important pour établir sa présence dans la société de ce pays, de forte influence culturelle et politique des peuples indigènes aymaras et quechuas.

"Nous les femmes nous avons obtenu de la société bolivienne qu'elle reconnaisse l'existence des communautés afros, même si elles ont peu d'espace dans l,administration de l'État", indique-t-elle.

Le peuple afrodescendant est reconnu en Bolivie comme une des 36 nacionalités qui forment l'État Plurinational, instauré à travers la Constitution politique promulguée en 2009.

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

http://mundo.sputniknews.com/americalatina/20160804/1062638027/bolivia-racismo.html

04 août 2016

Les afrodescendants, ''chair à canon'' de la Guerre de la Triple Alliance

 

Les afrodescendants furent de la "chair à canon" lors de la Guerre de la Triple Alliance (1864-1870), au cours de laquelle on alla même jusqu'à libérer des esclaves noirs pour qu'ils remplacent les soldats, se rappelle l'historien argentin Ignacio Telesca.

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Telesca prenait part à une rencontre organisée à Asunción par le Secrétariat National de la Culture du Paraguay et dont le but était d'analyser la guerre qui opposa le Paraguay à l'Argentine, l'Uruguay et au Brésil, en conjugant la vision des arts et de l'histoire, et lors de laquelle sont intervenus des spécialistes de sept pays.

 

L'historien a indiqué que à l'époque de cette guerre, l'esclavage était déjà aboli en Argentine et en Uruguay, mais pas au Brésil ni au Paraguay où, face au besoin de soldats pour faire face aux troupes alliés, on utilisa de nombreux esclaves afrodescendants, qui furent même rachetés par l'État pour être intégrés dans les rangs de leurs armées.

La participaction des afrodescendants au conflit démontre leur présence au Paraguay bien avant la guerre, puisque, selon Telesca, les esclaves noirs arrivèrent sur le territoire paraguayen au 16ème siècle.

Malgré leur contribution à la guerre, une fois que celle-ci fut terminée, la population paraguayenne décimée, l'héritage des afrodescendants dans la construction de l'identité nationale fut reniée.

La guerre s'est traduite en termes de civilisation contre la barbarie, et le message qui est passé c'est que la civilisation a gagné. Comme personne au Paraguay ne voulait être un barbare, il fallait créer une identité et c'est là qu'on a affirmé que le paraguayen provenait du mélange de l'indigène guaraní et de l'espagnol descendant des colonisateurs”, a indiqué Telesca.

Dans cette construction de la supposée identité paraguayenne, le politicien paraguayen Manuel Domínguez (1868-1935), joua un rôle fondamental en soutenant que la population paraguayenne était blanche, parce que plusieurs générations étaient passées depuis les premiers métisses qui furent les enfants des guaraníes et des européens.

Telesca a cependant affirmé que l'identité paraguayenne contient davantage de mélange de guaraní et d'afrodescendant que d'européen, du fait que la présence afrodescendante fut plus constante que celle des émigrants du vieux continent, comme le détaillent les recensements réalisés dès l'arrivée des conquistadores, qui s'installèrent dans le pays en moindre proportion.

L'idée selon laquelle il n y a pas de noirs au Paraguay est également commune au Chili, en Argentine, en Bolivie … C'est vrai qu'on ne voit personne comme Michael Jordan, mais ‘noir’ est une catégorie très large, qui englobe de nombreuses nuances de couleurs de peaux différentes”, a-t-il exposé.

Il a ajouté que seules quelques communautés du Paraguay, comme Kamba Kua (Grand Asunción), Kamba Kokue (centre) ou Emboscada (proche de Asunción) présentent un “développement identitaire fort”, et se reconaissent comme afrodescendants.

Telesca estime que la création de politiques publiques en éducation, santé ou dans la proprité des terres en faveur de manière spécifique de ces populations historiquement discriminées, “parce qu'on associe tout ce qui est noir au sous-dévelopement”, peut contribuer à ce que davantage de personnes assument leur identité en tant qu'afrodescendants.

Il parie également sur la reconnaissance par les États du fait que la traite des esclaves fut un crime de lèse humanité et qu'ils fassent la promotion des réparations pédagogiques, par l'inclusion du thème dans les textes scolaires, et aussi économiques, par le biais de politiques publiques en faveurs des populations afrodesendants actuelles.

Selon des données officielles d'un recensement datant de 2007, la population qui se reconnait comme afroparaguayenne comprend  7.600 personnes.

En 2015, l'ONU a instauré la Décennie des Afrodescendants afin de promouvoir et protéger les droits de ceux qui se considèrent comme des descendants des africains et qui sont environ 200 millionses seulement dans les Amériques et dont  90 % vivent dans la pauvreté.

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

http://www.hoy.com.py/espectaculos/afrodescendientes-carne-de-canon-en-guerra-grande

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01 août 2016

Les femmes afroparaguayennes réclament leur identité face à la discrimination

À l'occasion de la Journée Internationale des Femmes Afrolatinoaméricaines, Afrocaribéennes et de la Diaspora, les femmes afrodescendantes du Paraguay réclament une plus grande reconnaissance sociale face à la discrimination qu'elles subissent.

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Susana Arce, du Réseau Paraguayen des Afrodescendants (Red Paraguaya de Afrodescendientes) a expliqué à Efe que les personnes afrodescendantes sont  "peu visibles" au Paraguay et que, si elles ne s'identifient pas comme faisant partie de ce groupe, c'est parce qu'elle craignent d'être discriminées ou parce qu'elles méconnaissent leur histoire.


Arce, qui vit au sein de la communauté Kamba Kokué, située à environ 160 km au sud d'Asunción, explique que lorsqu'elle était petite fille, elle ressentait déjà la discrimination à cause de sa couleur de peau et elle entendait beaucoup de ses camarades affirmer que les  kambá ("noir", en guaraní) étaient responsables de "tout ce qui arrivait de mal dans les villes ''.

C'est pour cela qu'Arce refusait d'être afrodescendante, mais avec le temps, elle a progressivement retrouvé la fierté pour ses ancêtres qui "ont lutté et ont souffert en tant qu'esclaves", jusqu'à obtenir  "le respect des autres communautés".

Arce travaille actuellement dans la municipalité de Paraguarí, d'où elle fait la promotion des événements culturels, comme la Noche de los Tambores, pour récupérer la percussion africaine et des oeuvres théatrâles qui reconstruisent l'histoire des afrodescendants au Paraguay.

Selon les données officielles issues d'un recensement en 2007, la population qui se reconnait comme afroparaguayenne comprend quelques 7.600 personnes, qui résident majoritairement dans les communautés de Kamba Kuá (zone métropolitaine d'Asunción), Kamba Kokué, et Emboscada (à quelques kilomètres au nord-est de la capitale).

60% de ces afrodescendants au Paraguay ont fréquenté l'école primaire, mais seul 1% d'entre eux ont accès aux études universitaires, ce qui prouve  la "négation de leurs droits basiques ", selon le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP).

De plus, 90% des femmes afroparaguayennes travaillent comme employées domestiques selon ces données.

Tel est le cas d'Anastasia Fernández, qui voyage trois fois par semaine d'Emboscada à Asunción pour travailler comme cuisinière dans un domicile familial.

Même si Fernández travaille et retourne chez elle pour continuer à vivre dans sa communauté, elle croit que la migration vers la capitale pour trouver du travail amène de nombreuses femmes afroparaguayennes d' Emboscada, particulièrement les plus jeunes à ne plus s'identifier comme telles, selon ses déclarations à Efe.

Elle ajoute que à Emboscada, malgré la migration et le métissage avec les groupes indigènes, la plus grande partie des habitants conserve des  "traits physiques afros", qui vont a-delà de la couleur du teint ou du cheveu comme "la forme du nez ou des lèvres".

Sa préoccupation est d'essayer d'inculquer aux plus jeunes générations "la curiosité de connaitre ses racines", pour éviter qu'ils renient leur identité.

Les femmes afrodescendantes latinoaméricaines veulent faire disparaitre l'exclusion, la marginalisation, les grandes brèches d'inégalité et le manque d'emplis dûs au racisme et à la discrimination qui existent sur l'ensemble du continent selon les affirmations du Réseau des Femmes Afrolatinoaméricaines et de la Diaspora (Red de Mujeres Afrolatinoamericanas, Afrocaribeñas y de la Diáspora) au cours d'une rencontre au Nicaragua célébrée en 2015.

Cette année, l'ONU a instauré la Décennie des Afrodescendants afin de promouvoir et de protéger les droits de ceux qui se considèrent comme descendants des africaines, et qui sont environ 200 millions seulement dans les Amériques et dont 90% vivent dans la pauvreté.

Pour sa part, le secrétaire général de l'Organisation des États Américains (OEA), Luis Almagro, a réclamé le mois dernier que soient adoptées des  "mesures de réparation historique" pour les "crimes de lèse humanité" subis par ces population sur le continent, qui sont très souvent liés à l'esclavage. EFE

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

http://www.paraguay.com/interior-nacionales/afroparaguayas-reclaman-su-identidad-148147

13 juillet 2016

La population afrouruguayenne accède à des quotas de bourses d'études

Le Ministère du Développement Social  (Mides) travaille à la mise en oeuvre de la Loi 19.122 relatives aux actions affirmatives qui inclut les quotas de bourses étudiantes et au moins 8% de postes de travail publics en faveur de la population afrodescendante, estimée à 8,1% de la population totale de l'Uruguay.

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Alors que l'on célèbre le mois de l'afrodescendance, le Ministère du Développement Social a organisé ce 8 juillet à l'Amphithéâtre de l'Université de la République l'événement Quilombo 2016. Au cours de cette cinquième édition, l'axe thématique abordé était celui du racisme institutionnel tandis que les éditions antérieures avaient pour thème Actions Affirmatives  (2012), Travail et emploi (2013), Brèches en éducation (2014) et Droits à la santé (2015).

Le fonctionnaire de la Division des Droits Humains de la Direction Nationale de Promotion Socioculturelle du Mides,  Miguel Pereira, a indiqué que  Quilombo est une instance de débat et de discussion sur les politiques publiques et l'afrodescendance. Il a relevé que jusqu'à présent, le Mides mène des politiques publiques ethniques et raciales par le biais des actions affirmatives en faveur de la population afrodescendante.

Parmi les responsabilités, il a cité l'implémentation de la loi 19.122 (votée en 2013 et déjà réglementée), des actions affirmatives en faveur des personnes afrodescendantes avec des quotas de bourses étudiantes et au moins 8% des emplois publics pour la population afrodescendante au niveau national.

Pereira a rappelé que selon le dernier Recesencement (2011) de l'Institut National de la Statistique (INE), la population afrodescendante représente 8,1% de la population nationale parmi lesquels 50% vivent à Montevideo et le reste à l'intérieur du pays, principalement dans les zones frontalières du Brésil.

Le Système d'Information du Genre de l'Institut National des Femmes (Inmujeres) du Mides à partir de l'Enquête Continue des Foyers  (ECH) effectué par l'INE indique que le pourcentage de personnes résidant dans des foyers en situation de pauvreté en fonction de l'ascendance ethnico-raciale, était en 2006 de 55, 4% constituée par la poulation afrodescendante; alors qu'en 2010, il y en avait 36,1% dans cette situation. L'an dernier, la population afrodescendante vivant en situation de pauvreté a regressé à  21,8%.

Pereira a affirmé qu'il y a une brèche raciale entre la population afrodescendante et le reste de la population, une situation qu'il faut inverser avec des politiques davantage focalisées, car jusqu'à présent, on a travaillé sur des politiques unviverselles. Il a souligné que cela explique la nécessité de continuer d'implémenter la loi 19.122 avec des quotas réservés pour les emplois et dans l'éducation.

À la clôture de l'événement, la ministre de l'Éducation et de la Culture, María Julia Muñoz, a déclaré que la thématique de l'afrodescendance prend de plus en plus de place dans l'agenda publichttp://www.republica.com.uy/poblacion-afro-accede-a-cuotas-en-becas-estudiantiles/574456/, mais que le retard reste immense en terme de réalisations.

Dans ce sens, la fonctionnaire a relevé qu'il est nécessaire de multiplier les efforts et les actions contre toute forme de discrimination et que dans ce cadre, l'éducation et la culture se conçoivent comme des outils centraux . Elle a ajouté que les afrouruguayens ont fortement contribué à la formation de l'identité nationale dans divers domaines comme l'éducation, la médecine et le patrimoine universel de l'humanité avec le candombe.

Concernant les opportunités,  la ministre a indiqué que en 1968, 3% des enfants d'ouvriers intégraient l'Université de la République et que cette année, on y compte 54% d'étudiants dont les parents n'ont jamais fait d'études supérieures , “des chiffres qui parlent des avancées en terme de justice sociale et qui rappellent qu'il ne faut jamais se résigner ”.

 

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

 

 

12 juillet 2016

Décès à 63 ans de Luiza Bairros, ex-ministre de l'Égalité raciale au Brésil

L'ancienne ministre du Secrétariat des Politiques de Promotion de l'Égalité Raciale, Luiza Bairros, est décédée ce matin (12 juillet) à Porto Alegre.

 

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Elle luttait contre un cancer du poumon. L'information a été conformée par le Secrétariat de Promotion de l'Égalité Raciale, du Gouvernement de Bahia et par  Geledés Instituto da Mulher Negra.

 L'ex-ministre était gaúcha, mais elle a construit son histoire de militante noire et de féministe à Bahia. Elle était arrivée à Salvador en 1979. Ici, elle avait milité dans divers mouvements sociaux et en particulier dans le Mouvment Noir Unifié (MNU). À Bahia, elle est devenue Secrétaire de la Promotion de l'Égalité(Sepromi), en août 2008.

Luiza Bairros a été invitée par la Présidente Dilma Rousseff en 2011 à occuper les fonctions de Ministre de l'Égalité Raciale, un poste qu'elle occupa jusqu'en 2014. Connue au sein du Mouvement Noir, sa nomination au Ministère de la Promotion de l'égalité Raciale fut grandement célébrée par la communauté noire de Bahia.

Luiza détenait un diplôme de troisième cycle universitaire en Sociologie et un maitrise en Sciences Sociales de l'Ufba. Elle est l'auteure de plusieurs livres publiés sur les luttes des noirs et des femmes.

 Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

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20 juin 2016

Teresita Gómez, célèbre pianiste afrocolombienne : ''On apprend à être noire''


A 73 ans Teresita Gómez, une des pianistes les plus en vue de la Colombie, évoque sans ressentiment les épisodes répétés de racisme qu'elle a dû affronter parce qu'elle avait choisi une profession qui était exclusive aux élites.

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La pianista Teresita Gómez fue adoptada por los porteros de Bellas Artes, en Medellín, cuando era una bebé y solo hasta los 18 años conoció la verdad. Foto: Pablo Monsalve

 
SEMANA: Vous avez grandi dans un environnement de blancs aisés, ce qui vous a amené à découvrir le racisme alors que vous étiez encore prtite fille. Comment cela s'est produit?

TERESITA GÓMEZ: Je crois que j'ai commencé par demander pourquoi j'étais noire à 4 ans. Mes parents adoptifs, qui étaient les concierges du Bellas Artes (à Medellín), et tous mon entourage étaient blancs. Ils me répondaient toujours de manière évasive ; que ma maman avait pris de l'encre de Chine, et qu'elle m'avait peint. En plus, il y avait un mystère au sujet de mon adoption, donc ils ont pris soin de m'en informer. Aujourd'hui, je sais que ma mère biologique était noire, et j'ai des indices en ce qui concerne mon père selon lesquels il était blanc et musicien.

 

SEMANA: En plus, vous avez choisi un instrument qui à cette époque était quasiment réservé…

TERESITA GÓMEZ: Quand j'étais toute petite, j'ai décidé que j'allais devenir pianiste et ma maman m'a dit: “non, ce n'est pas pour les noires”. La conscience d'être noire m'est venue avec la musique. À ce moment, (dans les années cinquante), il n y avait pas beaucoup de pianistes noirs classiques. Et ils sont encore peu nombreux.

SEMANA: Quel est le premier acte discriminatoire dont vous vous souvenez?

TERESITA GÓMEZ: Au niveau musical, j'ai commencé seule, en pratiquant en cachette pendant les soirées au Bellas Artes, et quand j'ai été découverte, j'ai été soutenue et j'ai reçu une bourse. Les problèmes ont commencé quand j'ai voulu demander des bourses pour l'Europe ; être noire était un obstacle. Et au niveau social, je me suis réfugiée dans la musique. je jouais au piano pour la haute société, mais si je voulais établir des relations avec eux d'une autre manière, des barrières apparaissaient. J'ai découvert cela très vite et j'ai fait très attention. On apprend à être noir: on crée des défenses, on est plus prudent. Ou du moins, je l'ai fait ainsi par peur du rejet. Mais je n'ai jamais eu de ressentiment.

SEMANA: Comment répondez-vous à un acte discriminatoire?

TERESITA GÓMEZ: Je ne réponds pas. A un moment, la personne qui est en train de m'agresser se rendra compte du fait que la couleur, la religion ou l'orientation sexuelle ne change pas l'être intérieur. L'âme, l'esprit n'as pas de race et le monde a peu a peu compris cela.


SEMANA: On dit que les actes racistes sont la plupart des fois inconscients. Croyez-vous cela?

TERESITA GÓMEZ: Oui. C'est quelque chose d'assez enraciné qu'on n'arrive pas à élucider. Dans mon cas, le rejet rationnel n'a jamais été violent. Quand j'étais petite fille, je n'ai jamais dû subir le bullying que vivent les petits enfants dans les écoles. La discrimination a été subtile.

SEMANA: Par exemple…

TERESITA GÓMEZ: Me sortir d'une piscine parce que les noirs ne pouvaient pas s'y baigner. Et je n'ai jamais appris à nager. Il ne m'est plus arrivé de rentrer dans une piscine.

SEMANA: Mais il s'agit là d'un acte très violent…

TERESITA GÓMEZ: Oui, ce petit bout fut très fort. Ou alors de ne pas m'inviter aux fêtes des premières communions. Je me mettais à pleurer à la porte et ma maman me faisait rentrer. En fait, une amie ou une autre m'invitait, mais moi j'étais désormais effrayé d'y aller.

SEMANA: Et en tant qu'adulte?

TERESITA GÓMEZ: En amour. J'ai dû résister au rejet des familles de certains partenaires. J'ai eu une histoire très importante qui n'a pas pu être parce que j'étais noire; et c'est moi qui suis partie. L'amour, lorsqu'il n'est pas accepté par la famille devient une tragédie, un obstacle que l'on peut franchir très peu de fois.


SEMANA: Comment avez vous réussi à vous blinder contre le ressentiment ?

TERESITA GÓMEZ: tout d'abord, j'ai renoncé à l'Église Catholique lorsque j'ai découvert qu'on y trouvait le racisme le plus fort. Mon père voulait m'inscrire au collège des Carmélites, qui me fascinait, et je n'ai pas pu l'intégrer parce que j'étais noire. Depuis cet épisode, je ne suis plus retournée à la messe. Mais on ne peut pas rester dans les resentiments toute la vie, j'ai également rencontré des gens formidables dans l'Église catholique qui ne pensent pas comme cela.

SEMANA: Donc vous vous êtes dédiée à faire votre propre recherche spirituelle…

TERESITA GÓMEZ: Je suis très mystique, j'ai fait une très grande recherche interne. C'est ainsi que me sont parvenus des messages comme celui du grand maitre Paramahansa Yogananda, qui une fois a dis : “Je ne sais pas pourquoi les gens sont si surpris quand Dieu se pare de noir ”. Moi non plus, je ne comprends pas pourquoi il est si difficile d'accepter toutes les couleurs,les goûts, la diversité, toutes choses qui rendent ce monde merveilleux.

SEMANA: Pensez-vous que tout cela vous a blindé?

TERESITA GÓMEZ: Oui. Autant le yoga que le boudhisme. on doit transformer toute la haine, les colères, les ressentiments, carer très lourdement; on ne peut pas se laisser inonder par toute cette méchanceté. C'est là le travail ce toute la vie.

 Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

http://www.semana.com/nacion/articulo/el-poder-de-las-razas-teresita-gomez-habla-del-racismo/478259

Une présidente noire, afrodescendante en Colombie?

Par Héctor Riveros (*)

Depuis 25 ans, avec la Constitution de 1991, les afrodescendants ont gagné progressivement un espace politique en Colombie. Le défi est de consolider ce pouvoir pour transformer les conditions de vie des membres de la communauté.

 

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Mabel Lara, Édison Delgado y Nigeria Rentería. Foto: Guillermo Torres

 

Alors que les États-Unis ont un Président noir et qu'il existe une haute probabilité qu'il soit remplacé par une femme, en Colombie, on a dû attendre 60 ans avant qu'un gouvernement nomme de nouveau un ministre originaire du Choco –Luis Gilberto Murillo au portefeuille de l'environnement–.

 

Une femme noire, Paula Moreno, avait déjà occupé le portefeuille de la Culture sous la présidence d'Álvaro Uribe et ses performances furent si notables que différentes organisations politiques lui avaient offert un poste de vice-présidente dans un ticket pour les élections présidentielles, ce qu'elle  –femme intelligente qu'elle est– refusa. Dans le pays, il ya également un caucus embryonnaire d'afrodescendants au Congrès et une dizaine de municipalités ayant à leur tête des maires noirs, qui forment ensemble une vigoureuse association.

Assurément, les afrocolombiens ont émergé comme acteurs politiques en Colombie il y a à peine 25 ans, avec la Constitution de 1991. Aujourd'hui, ils ont toutes les raisons de célébrer en grand une carte politique qui a changé pour le bien du pays, puisquee de la Colombie méconnaissait.

Mais il a fallu attendre presque 20 ans pour qu'en Colombie se développement de programmes et projets visant à garantir l'égalité effectives aux afrodescendants.   Et il a été nécessaire que les états-uniens élisent un président noir et qu'un groupe de parlementaires afrodescendants de ce pays l'imposent comme condition pour l'approbation du Traité de Libre Échange avec la Colombie. Depuis lors, une partie non négligeable des ressources de coopération des États-Unis ont servi à promouvoir des projets de formation, de développement institutionnel et de génération de revenus dans les communautés afrocolombiennes.

La nomination de  Paula Moreno, la désignation de Luis Gilberto Murillo, l'élection de Zulia Mena à la Mairie de Quibdó et la formation d'un caucus afrodescendant au Congrès dirigé par le sénateur bonaverense (de Buenaventura) Édison Delgado, ont peu à peu établi les bases de l'émergence et de la reconnaissance de leaders nationaux qui comme Barack Obama aux États-Unis, peuvent aspirer aux plus hautes fonctions dans une société qui persiste dans la discrimination.

Ils ne sont pas les seuls. La désignation de  Carmen Inés Vásquez comme Vice-ministre de l'Intérieur, les accomplissements dans le journalisme de Mabel Lara, la participation de Nigeria Rentería ans l'équipe des négociations du gouvernement à La Havane et la désignation  –en tant que personne en charge– de la scientifique originaire du Choco Alicia Ríos comme directrice de Colciencias, élargti le spectre de leaders (en réalité de femmes leaders) afrocolombiennes qui agit avec l'engagement e représenter une communauté ségréguée et marginalisée par la vision centraliste de Bogotá.

Quelqu'un a proposé ces derniers jours que ces femmes se mettent ensemble dans une liste fermée pour le prochain Congrès. Vous imaginez-vous le bruit et les votes que pourrait apporter une liste formée par celles-ci et quelques autres femmes afrodescendantes?

Ce serait un phénomène d'opinion et elles pourraient constituer un caucus d'au moins dix sénatrices qui transfromeraient le Congrès Colombien en un luxe . Rêver ne coûte rien.

Ce qu'il y a de bien c'est que depuis 1991, les communautés noires ont progressivement établi les bases pour gagner un important pouvoir politique. On a gagné quelque chose, mais il y a encore beaucoup à faire. Les défis sont la consolidation et la transformation du pouvoir obtenu - qui jusqu'à présent a été un ensemble de réalisations personnelles- en une force mobilisatrice pour améliorer la condition de vie de la majorité des membres de la communauté noire de Colombie.

À ce jour, des milliers d'hectares ont reçu leurs titres comme territoires collectifs, les consultations préalables sont obligatoires, des efforts sont fais pour améliorer la formation du talent humain, mas la situation des gens ne change pas de manière considérable.

Cela ne se produira jamais avec la vision des technocrates bogotains et il faudrait réfléchir a savoir si le temps n'est pas venu que plutôt qu'une liste au Sénat, de proposer à ces femmes de se lancer dans la course présidentielles. Les gringos, parait-il, le feront en deux étapes : premierement un président noir et après une femme. Nous pourrions y aller pour un deux en un, en faisant que la première femme présidente soit noire.

 

* Avocat et analyste politique, expert en Droit Constitutionnel.Il a été consultant sur des thématiques liées à la gestion publique, panéliste à Hora 20 et Blu Radio et éditorialiste de La Silla Vacía. 

 

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

 

http://www.semana.com/nacion/articulo/el-poder-de-las-razas-afrodescendientes-participacion-politica/478256

Les afrocolombiens de Buenaventura défendent leur territoire

Les communautés afrodescendantes de Buenaventura demandent que les projets d'extension portuiaire et touristique respectent leur droit à participer aux décisions qui affectent leur terre.

 En Buenaventura, desde el año 2000, se están ejecutando varios megaproyectos que buscan mejorar la competitividad del país. Foto: León Dario Peláez

 

L'État doit entreprendre la construction de mégaprojets pour améliorer les conditions de vie de la population et stimuler la compétitivité nationale. Mais en ce qui concerne Buenaventura, l'effort d'extension de l'infrastructure portuaire et touristique s'est transformé en un casse-tête. En effet, à de nombreuses occaions, les communautés afrodescendantes n'ont pas pu exercer leur droit de participer aux décisions qui affectent leur territoire.

En août de l'année dernière, le Comité de l'ONU pour l'élimination de la discrimination raciale a alerté sur la vulnérabilité de cette population. Et l'absence de consultation préalable en est l'une des principales causes. Le rapport a établi que certains de ces projets  “mettent en péril le mode de vie et les pratiques ancestrales de ladite population”.

Le diagnistic faisait référence spécifiquement à quatre initiatives qui ont été mise à exécution dès les débuts des années 2000: le terminal maritime de containers, la promenade Bahía de la Cruz (le plan de rénovaition unrbaine le plus ambitieux de l'histoire de la ville), la citadelle San Antonio (où ont été recasés 1200 des 3400 familles vivant là où se construit la promenade) et la voie Alterna-Interna.

Peut-être le cas le plus emblématique est celui des familles qui vivaient sur le bord de mer et qui furent transféres à la citadelle de San Antonio. Il s'agit d'un complexe résidentiel de la zone continentale de Buenaventura dont le plan prévoit un centre hospitalier, , un centre de service de sécurité. un méga-collège, un foyer pour enfants de l'ICBF(Institut Colombien du Bien-être familial), un centre commercial, un centre omnisports, un restaurant communautaire et des salons communaux.

Temístocles Machado, leader communautaire soutient que ce transfert nuit aux traditions de son peuple : “Au port, les gens se rendent à l'estuaire, ramassent leur piangua (sorte de mollusque/coquillage), leur crevettes et survivent. Mais ici, il y a quoi? Ils vont manger de l'herbe? LÀ-bas, la galerie se trouvait à 500 mètres, les gens s'y rendaient sans payer le transport, maintenant, il faut prendre un autobus aller et retour pour aller travailler. Avant, ils avaient leurs embarcations chez eux, maintenant, comment vont ils (trans)porter leurs embarcations jusqu'à  San Antonio? En hélicoptère?”

L'État s'est défendu en arguant que en ce qui concerne la citadelle de San Antonio, la consultation préalable n'est pas obligatoire, car la population afrodescendante qui a été réinstallée et celle qui le sera, ne répond pas aux exigences de la Loi 70 de 1993. “Cette loi définit le peuple noir comme celui qui vit le long du fleuve et est organisé en Conseils Communautaires, ce qui correspond à une vision très rurale de la question ”, contre-argumente Constanza Millán, la coordinatrice du rapport sur Buenaventura publié par le Centre de Mémoire Historique l'an dernier.

Cependant, le gouvernement s'accroche à son point de vue: “La population qui sera réinstallée se trouve dans la zone de Bajamar, qui fait partie de la zone urbaine de Buenaventura, et la Direction de la Consutlation Préalable  (du Ministère de l'Intérieur) ne dispose d'aucune information indiquant que cette population correspond à un Conseil Communautaire, par conséquent, ils n'ont pas été l'objet d'une consultation préalable ”. En réponse à cet argument, la communauté a présenté une action de tutelle qui s'est terminé par ce qu'ils appellent  “une victoire inutilisable ”. Malgré le fait qu'en 2014, la Cour Constitutionnelle a ratifié leur condition d'afrodescendants et leur droit à une consutlation préalable, les choses ne changent pas.

 

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

 

http://www.semana.com/nacion/articulo/el-poder-de-las-razas-afrodescendientes-de-buenaventura-en-defensa-del-territorio/478250

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18 mai 2016

Bientôt un Mémorial africain à Montevideo, Uruguay

Daniel Martínez, Susana Andrade y José López Mazz.

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Les afrouruguayens organisés et le gouvernement de Montevideo, se sont mis d'accords pour aller de l'avant avec le projet de M.morial Africain qui portera le nom de Caserío de los Negros (Hameau des Noirs).

L'initiative rentre dans le cadre de la Décennie Internationale des Afrodescendants  (ONU) dont le thème est  “Reconnaissance, Justice et Développement”, et Montevideo est à la tête de la Coalition Latinoaméricaine et Caribéennes des Villes Contre le Racisme, au sein de laquelle des experts latinoaméricains soutiennent le renforcement des politiques locales contre le racisme et la discrimination raciales.

Membre de la Commission du Patrimoine, l'anthropologue López Mazz et la député Susana Andrade, de la communauté afrodescendante d'Uruguay, se sont réunis en présence du maire Daniel Martínez pour analyser la découverte de restes archéologiques de ce qu'il est convenu d'appeller Caserío de los Negros (1787), jadis un lieu de sépulture des victimes du trafic des esclaves découvert sur un terrain abritant actuellement l'école publique du quartier Capurro.

Accompagnée par l'Unesco-Uruguay, une équipe de travail intégrée par des universitaires, d'afrodescendants dont l'organisation  Casa de la Cultura Afrouruguaya, des personnes ressources du Conseil Départemental, du MEC et de l'Administration Municipale de Montevideoentre autres, a discuté de la création d'un mémorial africain sur cette place historique qdans le cadre d'une répartation symbolique.

Sans l'ombre d'un doute, la construction d'un mémorial afro à Montevideo est une demande totalement juste pour la dette historique que nous avons envers ces populations soumies et qui ont forgées les richesses de ce pays aux prix de leur liberté et de leurs vies” a indiqué Martínez.

“Nous souhaitons travailler d'arrache-pied pour ce processus. L'intention est de le faire progresser et le sujet m'intéresse particlulièrement. Combattre le racisme structurel c'est tenir les engagements que nous assumons en tant que ville leader de la Coalition des Villes Contre tout type de racisme et particulièrement celle de nature raciale. Il nous semble fondamental que du Gouvernement nous donnions ces signaux de promotion des droits humains ” a conclu le maire.

La député Andrade soutient un projet de loi pour que soit déclaré d'intérêt de recherche l'héritage africain en Uruguay et l'équioe d'archéologie anthropologique  (Udelar) a mené un projet pour la restauration du mur périmétral original que ce que fut le Hameau ( Caserío).

 

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

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Des activités pour la Journée de l'Afrocolombianité et le Mois de l'Héritage Africain en Colombie

13 mai 2016

Augmentation de la population afrodescendante du Panama qui représente environ 15% du total

Rédaction Digital El Siglo
online@elsiglo.com

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La majorité d'entre eux réside dans les provinces de Panamá, Colón, Panamá Ouest et Coclé

La population afrodescendante du Panamá est de 586 221 personnes, selon les chiffres de l'Institut National de la Statistique et du Recensement (INEC) du Contrôleur Général de la République. 

Cela représente 14,9%  des 3 931 744 habitants que compte le pays et selon des estimations de mars 2015.

Les statistiques de l'INEC indiquent que lors du Recensement de la Population et de l'Habitat de 2010, la population qui a déclaré être afrodescendante était de 313 289 personas, soit 9.2% des 3 405 813 panaméens recensés.  

Ce pourcentage est pertinent dans le contexte régional, car du fait de l'indépendance du critère d'identification utilisé pour quantifier la population afrodescendante, les recensements récents dans sept pays indiquent qu'il s'agit d'un groupe minoritaire dans la majorité d'entre eux, et majoritaire dans seulement deux d'entre eux, à savoir le Brésil et la République Bolivarienne du Vénézuela qui sont suivis par le Panama.

Selon le taux de recensement de 2010, le taux d'alphabétisation de la population afrodescendante de 10 ans et plus était 97,8%, contre 94% pour celle non-afrodescendante et 94,4% pour la nation entière.  

Les taux d'alphabétisation les plus élevésont été enregistrés dans les provinces de Colón (99%) et de Panamá (98,3%), dans lesquelles se trouvent les principaux centres urbains et économiques du pays ; et les plus faibles dans la région de Ngäbe Buglé (70,9%). 

Le plus grand nombre d'afrodescendants réside dans la province de Panam, soit 2930 40 habitants, suivie pat celle de Colón, avec 117 015 personne; Panamá Ouest, 67 296 afrodescendants;  Coclé, 30 619;  Chiriquí,18093; et Bocas del Toro, 16 882. 

La province de Veraguas compte 14 768  afrodescendants suivie par Herrera, avec 11 794; Darién, avec 11401; Los Santos, avec 3 115; la région Kuna Yala, avec 1090 afrodescendants, celle de Ngäbe Buglé, avec 754 afrodescendants et Emberá, qui en compte 354. 

 

 Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

 

 

 

http://elsiglo.com/panama/de586-panamenos-afrodescendientes-segun-inec/23939644