Projet de loi permettant aux noirs brésiliens de porter des noms africains
Le projet a été soumis pour décision finale du Comité sur la Constitution et la Justice (CCJ)
Le projet de loi qui propose que la population noire puisse inclure des noms Africains en plus de leur nom de famille après l'âge de 18 ans sera débattu par l'Assemblée des Députés lors de la rentrée parlementaire. Approuvé en fin d'année dernière par la Commission des droits de l'Homme et des Minorités de la Chambre, le projet a été soumis pour décision finale à la Commission de la Constitution et de la Justice (CCJ).
Rédigé par l'ancien Ministre en charge du Secrétariat Spécial de l'Égalité Raciale et Edson Santos(PT-RJ) et du député Nelson Pellegrino (PT-BA), la proposition établit le droit des afrodescendants à adopter des patronymes africains, même s'il n'a aucune source familiale. La loi permet seulement que le citoyen " qui a atteint l'âge de la majorité puisse changer le nom sans que cela ne porte préjudice au nom de famille."
Le souhait des deux députés est d'ajouter un paragraphe dans la loi pour permettre aux afrodescendants de pouvoir porter des patronymes africains. Pour justifier le projet, les deux parlementaires affirment qu'au fil des ans, ces noms ont été remplacés par d'autres d'origine non africaine. Ils espèrent recouvrer le passé des Noirs du Brésil grâce au changement de la loi.
" Non seulement la culture, mais aussi l'identité même de ces afrodescendants ont été de cette manière supprimées tout au long de l'histoire. Il devient donc nécessaire d'adopter des mécanismes pour la récupération de cette identité. Et l'un des plus importants pour atteindre cet objectif c'est la possibilité d'adopter le nom de famille d'origine ", indiquent les députés.
Le projet a reçu un avis favorable du rapporteur, M. Márcio Marinho (PRB-BA) pour une substitution. Le texte original ne prévoit que la possibilité de changement de nom, et le rapporteur a opté pour permettre l'ajout. Marinho entend ainsi préserver les noms de famille de ceux qui optent pour le changement.
"Je comprends que remplacer le mot changement par le mot ajout améliore le texte de la loi, rendant plus clair votre objectif, même parce que, comme on peut le déduire du contexte du projet, la modification à apporter ne peut porter préjudice au nom de famille", a expliqué le Rapporteur dans son avis.
Approuvé à la Commission des Droits Humains à la fin de la session législative en Décembre dernier, la proposition a été envoyée à la CCJ, dernière instance par laquelle elle doit passer. La Commission sera chargée d'examiner sa constitutionnalité, excepté toute autre modification dans la valeur du texte. S'il est jugé constitutionnel, le projet ira au Sénat.
Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
http://www.correiodoestado.com.br/noticias/projeto-de-lei-propoe-que-negros-possam-adotar-sobrenomes-af_138526/
Les Afromexicains continuent de se battre pour une reconnaissance constitutionnelle
PINOTEPA NACIONAL, Oax.Quelques onze organisations sociales se sont réunies ces derniers jours dans cette ville côtière (Oaxaca) afin de contribuer à la conquête de la reconnaissance constitutionnelle des peuples noirs du Mexique en planifiant les nouvelles actions et tâches qui mèneront à la reconnaissance la communauté afrodescedante.
Lors de la rencontre, les représentants des organisations membres du Réseau pour la Reconnaissance Constitutionnelle du Peuple Noir du Mexique, (Red por el Reconocimiento Constitucional del Pueblo Negro de México) parmi lesquelles Africa AC, Púrpura, PUMC-Oaxaca, Grupo Cultural Costa Chica, ont indiqué que le Programme Universitaire Mexique Nation Multiculturelle a mené une enquête socio-démographique afin de démontrer à l'INEGI la viabilité de l'inclusion de la population noire du Mexique dans le recensement national.
Ils ont également fait savoir que le réseau a envoyé un communiqué au responsable national de l'INEGI, dans lequel ils demandent l'établissement d'un Groupe de Travail sur les Populations Afrodescendantes au Mexique, visant à rechercher leur inclusion dans le recensement général de la population et de l'habitat.
De même, l'accord de réédition du livre "De Afromexicanos a Pueblo Negro" a été détaillé, qui envisage l'incorporation dans le texte des derniers développements liés à la thématique de la lutte pour la reconnaissance des populations noires au Mexique.
Il a été convenu de la création d'un magazine sur le thème des populations noires qui aura pour titre "Chambalé, Voces de los Pueblos Negros y Originarios de la Costa Chica de Guerrero y Oaxaca", dont le tirage sera trimestriel et la distribution se fera à grande échelle.
Il a en outre été annoncé la tenue du "II Foro Afromexicanos, Por el Reconocimiento Constitucional del Pueblo Negro"(Deuxième Forum AfroMexicains, Pour la Reconnaissance Constitutionnelle du Peuple Noir) dans la communauté de José Maria Morelos, municipalité de Santa María Huazolotitlán du 20 et 21 Juillet 2012.
Autre indication, lors de la réalisation du forum,on retrouvera parmi les sujets inclus la reconnaissance des médecins et des pratiques de la médécine traditionnelle afromexicaine, en plus de l'organisation de présentations publiques de diverses publications, autant d'ouvrages que du magazine Chambalé.
Enfin, il a été indiqué que cinq ans après la clôture du premier Forum afromexicain, il ya de nombreuses avancées en terme de reconnaissance juridique et sur d'autres questions, et il a été décidé qu'il fallait débattre de nouveau des questions soulevées depuis 2007 .
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
http://www.noticiasnet.mx/portal/principal/80851-luchan-pueblos-negros-un-rostro-nacional
Livre :'Hijas de Muntú', profils de femmes noires célèbres en Amérique Latine
L'apparition de la cubaine Omara Portuondo, le sens profond de la poésie de la colombienne Mary Grueso, la vie de Celia Cruz ou le rôle de Goyo, du groupe Choc Quib Town, sont quelques unes des histoires de femmes afrodescendantes que le livre Hijas del Muntú (Les filles du Muntu) qui regroupe les profils de femmes noires lationoaméricaines a pris le pari de raconter. Ses auteures María Mercedes Jaramillo et Lucía Ortíz, Docteures en Littérature l'évoque ici :
Y a t'il un facteur commun entre ses 'Filles du Muntú'?
Le genre, la race et la classe ont marqué l'expérience vitale des femmes afrodescendantes, des conditions qui sont des barrières qui les ont empêché de se développer de manière équitable dans la société latinoaméricaine. Celles qui apparaissent dans ce volume ont lutté pour améliorer leurs propres conditions de vie, celles de leurs familles et de leurs communautés.
Elles sont l'exemple des luttes menées par de nombreuses femmes dans différents domaines du travail humain. Par leur travail économique, social, culturel, politique ou artistique, elles ont payé le prix fort. Certaines sont mortes dans la lutte, d'autres se sont retrouvées seules ou abandonnées par leur effort persistant pour acquérir un espace symétrique dans les médias racistes et classistes qui les entourent. Il y a un regard critique sur la société dans laquelle elles se trouvent...C'est avant tout, une reconnaissance du travail de la femme qui a contribué au développement économique, social, politique et culturel du continent. La société en général et les élites en particulier profitent de leur travail, du temps qu'elles consacrent par leur travail pour autrui.
À qui s'adresse ce livre ?
Il s'adresse à un large public, bien au-delà des chercheurs spécialisés dans les études latinomaméricaines. La majorité des essais sont accessibles aux étudiants qui comment leur éducation supérieure et aux éducateurs. Nous espérons que le livre facilitera l'entrée dans une thématique qui doit être incluse dans les programmmes des institutions éducatives.
Existe-t-il une féminité noire ?
Nous pensons que la féminité n'a pas de race, nous les femmes nous partageons des valeurs, des désirs, des vertus et des défauts. Les biographies en sont une preuve.
Quelles particularités ont les afrodescendantes de ce pays ?
Comme les autres afrodescendantes, elles affrontent des problèmes similaires dès leur arrivée sur le continent américain, à cause de l'horrible héritage de l'esclavage qui a renforcé le racisme dans nos sociétés et a insensibilisé les esclavagistes et leurs descendants face à la souffrance des africains et a nié l'hisoire et leur participation en tant que citoyens à notre société. Goyo, la vocaliste de Choc Quib Town, est à la fois protagoniste et promotrice du rap dans le Chocó.
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
http://www.eltiempo.com/cultura/libros/ARTICULO-WEB-NEW_NOTA_INTERIOR-10976027.html
'Hijas del Muntú' / 643 pages $ 39.000
catégorie: Géographie et histoire
année d'édition : 2011
Langue: Espagnol
ISBN: 978-958-30-3794-8
Faible présence des mannequins noires lors de la Semaine de la Mode de Río
RÍO DE JANEIRO — Les défilés de la Semaine de la Mode de Rio de Janeiro ont eu leurs célébrités et mêmes deux mannequins transexuels, mais, dans un pays où la moitié de la population est d'origine africaine, la présence des noirs sur les podiums est rare et relance le débat sur les quotas.
Seules quelques mannequins afrodescendantes ont pu être aperçues sur les podiums de la Semaine de la Mode à Río, qui a présenté jusque samedi dernier 24 collections d'hiver. Et ce malgré le fait que le Brésil est le pays comptant la plus forte population noire après le Nigeria.
"Ils ne nous appellent que quand la thématique du défilé est liée à la culture noire", indique à l'AFP Luana Génot, 23 ans, une des huits mannequins noires sur un total de plus de 200, qui appartient à la principale agence de Río ; 40" Models.
Pour la première fois en juin 2009, la Semaine de la Mode de Sao Paulo - la plus importante en Amérique Latine - avait été forcée d'imposer un quota d'au moins 10% de mannequins noires, suite à une décision du procureur sous la pression des mouvements noirs. Mais lors de l'édition qui suivit en 2010, seules huit des 344 mannequins qui défilèrent étaient afrodescendantes.
"Malheureusement en 2010, un juge conservateur a éliminé les quotas ", déclare à l'AFP le frère David, un religieux franciscain à la tête de l'ONG Educafro qui s’attelle à faciliter l'accès des noirs et des autochtones au marché de l'emploi. Cette organisation a réclamé au procureur du travail de réinstaurer les quotas et l'audience est attendue quelques jours avant l'ouverture de la Semaine de la Mode de Sao Paulo.
"On ne peut pas discriminer les noirs au Brésil où 51% de la population est noire ou métisse. Je pense que le bureau du Procureur répondra favorablement à nos pressions et cette décision influera sur l'environnement de la mode dans tout le pays", ajoute le religieux.
Dans le domaine de l'éducation, le Brésil a adopté des quotas il y a quelques années pour faciliter l'accès des noirs à l'université. Les organisateurs de la Semaine de la Mode de Río n'ont pas répondu aux consultations de l'AFP, même si lors d'une édition précédente, ils avaient assuré qu'il "n'existe aucune discrimination raciale" dans ce secteur d'activité.
Luana Génot, qui en plus d'être mannequin étudie la publicité à l'Université Catholique de Río (PUC), décrit les problèmes qu'elle a pour pourvoir défiler sur les passerelles : "On me dit souvent : 'Qu'est ce qu'on fait de ta peau?' On me maquille la dernière parce que le pinceau ne convient pas aux teints trop foncés". "Ils nous disent aussi que la collection d'hiver est pour les blancs d'Europe, ou même que les noirs ont trop de hanches et de fesse. Je suis impressionnée de voir qu'au Brésil, où la moitié de la population descend des esclaves noirs, il y a si peu de places pour nous", ajoute-t-elle.
La jeune qui plaide pour que les podiums de mode reflètent le même métissage que l'on voit dans les rues du Brésil a organisé en juin dernier dans son université et durant la Semaine de la Conscience Noire, un débat sur la diversité ethnique dans le monde de la mode.
Sergio Mattos, de l'agence 40" Models, reconnait dans des déclarations au journal O Globo de cette semaine que" les semaines de la mode sont cruelles pour les mannequins de Río ayant plus de courbes et la peau bronzée".
La blonde aux yeux bleus Bruna Loureiro a été écartée d'un défilé à cause de son teint "trop doré alors que la marque de vêtement préférait des peaux très très blanches".
Le débat sur les quotas a pris de l'ampleur lors de la dernière édition du très propulaire reality show 'Gran hermano Brasil' (Big Brother Brésil) mercredi dernier. Interrogé sur la nécessité des quotas, Daniel Chaniz, le seul noir sur les douze participants et mannequin de profession s'est dit "contre", une position minoritaire chez les noirs mais soutenue par ceux qui pensent que ses quotas "aggravent le racisme". "Il ne devrait y avoir de quotas dans aucun domaine. Nous sommes tous pareils, sous la peau, nous avons tous du sang rouge", a-t-il indiqué.
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
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Les afrodescendants sont invisibles dans les amériques selon la CIDH
Devant cette situatition, la la CIDH considère qu'il est indispensable que les États de la région adoptent des actions affirmatives pour éradiquer la discrimination sur le continent et garantir effectivement les droits des personnes afrodescendantes.
Washington, É.U.- Les afrodescendants des Amériques continuent de subir l'exlcusion, le racisme et la discrimination et sont 'invisibilisés' dans des pays où ils constituent la majorité de la population, a indiqué la Commission Interaméricaine des Droits Humains (CIDH).
Dans un rapport, la CIDH a indiqué que malgré le fait que 30% de la population des Amériques est afrodescendante, l'identité de l''afrodescendance' est très récente dans les recensements.
En conséquence de la discrimination structurelle dont ils souffrent, les afrodescendants habitent en général dans les zones les plus pauvres et bénéficiant de mois d'infrastructures, et ainsi ils sont les plus exposés au crime et à la violence.
'De même, ils font face à de sérieux obstacles pour accéder aux services de santé et d'éducation, obtenir un logement et accéder à des emploi, particulièrement aux niveaux de gestion', indique le rapport intitulé 'La situación de las personas afrodescendientes en las Américas'(La situation des personnes afrodescendantes dans les Amériques).
Le rapport ajoute que les afrodescendants affrontent d'importants obstacles pour exercer et garantir leurs droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels et qu'ils sont sous représentés dans le monde politique.
Cette exclusion, indique le rapport, les empêche de prendre une part active dans l'élaboration de politiques publiques visant à améliorer leur situation de discrimination structurelle.
Le rapport analyse également les obstacles qu'affrontent les afrodescendants pour accéder aux mécanismes de justice qui donnent des réponses à la discrimination existante.
La CIDH a reconnu que le fait que certains pays adoptent des lois visant à combattre la discrimination raciale est une avancée positive, même si son impact est amoindri par les obstacles à l'accès des mécanismes de énonciation et de réparation, qu'ils soient administratifs ou judiciaires.
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
http://www.aztecanoticias.com.mx/notas/internacional/91716/afrodescendientes-son-invisibles-en-las-americas-cidh
90% des étudiants de l’Université afrobrésilienne Zumbi dos Palmares proviennent des classes sociales défavorisées
Regiane de Oliveira (roliveira@brasileconomico.com.br)
Avec le soutien de Bradesco, Carrefour, Mercedes, Ford et Nestlé, l’institution innove en diffusant les valeurs de la négritude.
Le terme innovation sociale n’est pas nouveau - certains disent qu'il date de l'époque de la création de l'idée même de l'état comme une des premières tentatives de la société organisée de répondre à ses besoins en exploitant les ressources naturelles.
Et il n'existe pas de consensus sur sa définition, même si, généralement, il veut dire l’ensemble des stratégies, des concepts et des organisations qui répondent aux besoins sociaux, qu'il s'agisse des conditions de travail, d'éducation ou de développement communautaire.
Dans ce format, peu d'institutions jouent aussi bien le rôle d’innovateur social que la Faculté Zumbi dos Palmares.
Créé en 2003 suite aux travaux d'un groupe de professionnels libéraux de classe moyenne, préoccupés par la question de l'inclusion des jeunes noirs dans la société, l'établissement d’enseignement réunit aujourd'hui de nombreux supporters et sponsors.
Ce sont de grands noms comme Bradesco, Carrefour, Mercedes, Ford et Nestlé, qui voient dans le modèle créé par Zumbi une porte de sortie honorable pour régler la dette historique qu’a la société par rapport à la population noire.
Son recteur, José Vicente, avocat spécialisé en relations internationales, titulaire d’un doctorat en éducation, raconte qu’au départ, d'autres alternatives ont été discutées, telles que l'ouverture d'un cours préparatoire pré-universitaire.
"Le problème est que, après les huit premiers mois de ce projet, nous avons compris que compte tenu de l’écart entre l'éducation reçue par nos étudiants et celle reçue par leurs concurrents, nous trainerions beaucoup avant de réussir à les conduire vers des facultés réputées", dit-il. Ce fut au début de 2000 quand il a été fondé l'Institut Afrobrésilien de l'Enseignement Supérieur (Afrobras), qui soutient l’université.
Les militants n'ont pas renoncé. Par le biais de l'Institut, ils sont allés à la recherche de bourses pour les étudiants de l'école, ce qui a permis à plus de mille jeunes d’en bénéficier. Partant de là, la route pour devenir une institution d'enseignement supérieur est devenue plus claire: "Si nous avions la capacité à gérer mille boursiers, pourquoi ne pas investir dans une école de qualité" rappelle Vicente.
Zumbi dos Palmares est la première faculté au pays idéalisée pour les noirs, mettant un accent sur la culture, l'histoire et les valeurs de la négritude - 90% des étudiants s’auto-déclarent noirs. C’est également le premier établissement qui a inscrit dans son programme de base l'engagement de l’implantation de la loi 10.639/2003 qui a institué comme étant obligatoire l'enseignement de l’histoire de l’Afrique et Afrobrésilienne à tous les niveaux d’enseignement.
L'institution offre actuellement des cours en gestion, en droit (reconnu par l'OAB - Ordre des Avocats du Brésil), en technologie des transports Terrestres et en pédagogie et ne travaille qu’avec des frais mensuels d’environ 300 $ - ce qui garantit un équilibre minimal à l'institution, en plus des contributions corporatives et publiques, comme l'espace occupée par l’établissement qui a été cédé par la ville de Sao Paulo.
La première promotion est sortie en 2007 et avait pour parrain le président de la République de l’époque, Luiz Inacio Lula da Silva. En 2008, ce fut au tour de Fernando Henrique donner leur appui à l'institution en parrainant sa deuxième promotion en d’administrateurs.
"Une bonne publicité de notre cause est également partie de la stratégie", souligne Vicente, qui a aujourd'hui 1700 étudiants dans ses cinq cours. Et beaucoup de ces étudiants - 50% du total - ont déjà un emploi garanti dans les entreprises partenaires de la faculté, assure le recteur, qui a des plans ambitieux pour étendre l'offre de cours.
Vicente a pour objectif d'ouvrir de nouveaux cours dans les domaines de l'énergie, des infrastructures, de la logistique et du transport. "Nous voulons nous concentrer sur des domaines dans lesquels le Brésil aura besoin de nombreuses ressources dans les années à venir", dit-il.
Il ajoute que malgré des initiatives gouvernementales comme le Programa Ciências sem Fronteiras (Programme Science Sans Frontières), lancé en juillet de l’an dernier par le gouvernement fédéral, il demeure difficile pour les étudiants pauvres d’entrer dans le secteur de la recherche.
Le programme vise à promouvoir la consolidation, l'expansion et l'internationalisation de la science et de la technologie, de l'innovation et de la compétitivité brésilienne par l'échange d’étudiants universitaire et postuniversitaires et de la mobilité internationale, et il prévoit l'octroi d'un maximum de 75 000 en bourses quatre ans.
"Seulement, pour obtenir ces bourses, l'étudiant doit avoir 600 points à l’Enem, en plus de l'anglais, des critères que les étudiants pauvres ne remplissent pas. Ce n’est pas là promouvoir l'inclusion", dit-il. "Maintenant, imaginez si 10% de ces bourses étaient destinées à des étudiants noirs? Pourrait alors se former dans quelques années une nouvelle génération d'intellectuels."
Les rêves de Vicente sont en droite ligne des débats sur la question du mythe de la démocratie sociale au Brésil. "Le Brésil doit comprendre que le racisme produit des inégalités, et ce n’est qu’en combattant le racisme que nous allons inverser cette situation", dit-il.
Et le travail consiste à créer un cercle vertueux: une lutte sans répit, encourager la formation professionnelle de la communauté noire, lutter pour conquérir davantage de places universitaires, créer un important contingent d'hommes et de femmes préoccupés par les inégalités et l'exclusion au sein de la société brésilienne, capable de mobiliser les efforts et les ressources afin de multiplier l'effet de ce changement. Et dans ce processus, l'innovation c’est penser que "sans éducation, pas de liberté."
Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
Des jeunes des afrodescendants du Nicaragua à la recherche d'opportunités
Par Jésus-Salgado
Des jeunes entrepreneurs du Collège Moravo qui ont obtenu leur diplôme l’an dernier. Courtoisie / FIN
Sur la côte Caraïbe du Nicaragua, le niveau de pauvreté dépasse les 80% par rapport aux 45% enregistrés dans l’ensemble du pays. Selon un rapport établi par le centre des droits humains citoyens et autonomes, cette situation a peu à peu eu des répercussions négatives sur les familles de la côte, en affectant de manière directe les adolescents et les jeunes, principalement indigènes et afrodescendants des deux Régions Auotonomes.
"J'ai arrêté d’étudier parce que je suis tombé enceinte quand j'étais en quatrième année, maintenant je me consacre à m’occuper de mes deux enfants et cela fait qu’il est impossible de continuer avec mes cours", explique le jeune Yajaira Martinez qui vit à Pancasan, un quartier de Bluefields.
Le manque d'emplois dans les Régions Autonomes a provoqué la désintégration des familles, la majorité des pères ont abandonné leurs familles pour aller à la recherche de meilleures conditions de vie, une situation qui eu des conséquences négative dans les relations pères-enfants.
"Je suis venu en vacances, je ne peux pas étudier, je travaille au Costa Rica et j’envoie ce que je peux du peu que je gagne à la maison, mais la situation devient de plus en plus difficile", indique Juan Carlos Morales, 23 ans et qui a réussi sa première année de secondaire.
L’étude intituée Situation des Adolescents et des Jeunes Afrodescendants de la Côte Caraïbe du Nicaragua (Situación de Adolescentes y Jóvenes Afrodescendientes de la Costa Caribe de Nicaragua ) signale que les principaux problèmes des jeunes âgés de 18 à 26 ans, sont l’alcoolisme à 22% , la criminalité à 5%, le chômage à 2%, les grossesses précoces à 9%, la discrimination à 11%, le manque d'information à 3%, la prostitution à 3%, les abus sexuels à 3%, l’analphabétisme à 3%, le manque de soutien à 2% et les drogues à 37% .
En faisant une analyse d’ensemble des raisons qui mènent à ces problèmes, ils ont indiquécomme facteurs principaux le manque d'attention ou de communication, soit de leurs parents soit des autorités.
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
http://www.elnuevodiario.com.ni/departamentales/237747
Le Festival Kamba Kua pour la survie de la culture afroparaguayenne Assomption, 9 janvier (EFE) .- La culture africaine tente de
Assomption, 9 janvier (EFE) .- La culture africaine tente de survivre au Paraguay avec l'incorporation du chant et du chœur dans le candombe qu’interprète depuis des décennies la communauté originaire de ce continent la plus ancienne dans le pays sud-américain.
"Avant, on interprétait la danse au rythme des tambours, mais aujourd'hui le groupe chante la musique afro-latino en faisant des chœurs et du théâtre," indique à Efe Lazaro Medina, directeur du groupe Ballet Traditionnel Kamba Kua.
Même si les afrodescendants du Paraguay sont dispersés dans plusieurs communautés non loin d'Asunción, celle de "Kamba Kua" est plus visible et son festival de musique et de danse en l’honneur du roi mage noir est une tradition, car il regroupe des artistes bien connus.
Medina fait référence ici à la vocalisation introduite par la chanteuse paraguayenne Mariví Vargas lors de la 21ème édition du Festival Kamba Kua qui s'est tenue le week-end dernier devant des milliers de personnes.
La communauté Kamba Kua (refuge de noirs en guarani) est située sur à la limite séparant Fernando de la Mora et San Lorenzo dans la banlieue d'Asuncion, et est la plus représentative des anciens esclaves qui avaient intégré la garde menée en exil par le héros Uruguayen José Artigas (1764-1850).
"Le ballet en tant que groupe a une histoire de 30 ans, mais aujourd'hui nous fêtons 21 ans de ce festival, la grande fête Kamba, et si nous en sommes là, c’est que les gens sont intéressés et participent", indique Medina, membre d'une saga famille, qui a pris la relève de l’organisation de l’événement avec le temps.
Lazaro est le fils de Santiago Medina, qui, malgré ses 93 ans prend part à la fête dans un fauteuil roulant, et qui est l’oncle de plusieurs jeunes qui participent au ballet "pour –dit-il- conserver cette tradition que nous qualifions d’afroparaguayenne."
"J’espère pouvoir vivre encore plusieurs années pour continuer à participer à la célébration de mes origines ", déclare le nonagénaire à Efe en rappelant qu'il n'y avait rien de plus important que la célébration de Saint Baltasar à l’époque où il appartenait au ballet.
Le groupe est composé d’une trentaine d'adultes, mais font également partie du spectacle des dizaines de jeunes et d’enfants qui avant de monter sur la scène doivent passer par une école de danse qui canalise l’apprentissage familial.
"Nous nous battons pour la préservation de la culture, en enseignant aux enfants, aux jeunes pour qu'ils puissent continuer à maintenir cette tradition, de manière à empêcher qu’ils subissent la discrimination", affirme Lazaro Medina, en soulignant que le chant "va si bien " au groupe qu'il dirige.
Pour sa part, Mariví Vargas, dont le groupe ajoute également la guitare et le cajón au spectacle, explique que l'idée de cette fusion "est de contribuer à la visibilité de la culture afroparaguayenne", en ajoutant des mesures de la galopa, un rythme local, ou de la musique créole péruvienne qu’elle joue lors de ses concerts en solo.
La chanteuse a au départ composé deux chansons avec le Kamba Kua, mais le répertoire en commun est passé à quinze titres après que les Nations Unies (ONU) ont déclaré 2011 comme Année Internationale des Afrodescendants.
Un extrait de l'émission "Negritud de Colores" a été diffusé en 2011, année du Bicentenaire de l'Indépendance du Paraguay, dans le cadre d'une tournée promotionnelle à l'intérieur du pays, mais sa présentation officielle est programmée pour la fête des Rois.
"C'est en quelque sorte un concert didactique, où les gens peuvent apprécier la culture afroparaguenne, afrolatinoaméricaine", déclare Vargas, qui conclut en disant qu’elle adore les "Kamba Kua" qui la motivent à "chanter ou faire des chœurs."
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
Les Garifunas de Bluefields disent adieu à la veille année en traditions
Jesús Salgado | Departamentales
La communauté Garifuna etCréole de Bluefields reçoit la nouvelle année au son des tambours et célèbrent les fêtes traditionnelles "Mascarade" et "Kity Alli"
Jésus-Salgado |
Malgré les pluies, des centaines de Caribéens se sont donnés rendez-vous pour faire leurs adieux à Noël et à l’année passée par le biais de traditions connues sous le nom de "Old christmas et "Old New Year" (vieux Noël et vieux nouvel an), pratiquées à Bluefields depuis plus de 150 ans par la communauté afrodescendante.
Carmen Carter, l'un des organisateurs du Quartier Old Bank affirme que chaque année se tiennent les festivités pour dire adieux à la vieille année : "c'est une fête que nous célébrons depuis des années 8 jours après Noël ou à la fin de l’année, nous nous analysons de nouveau des jeux de quilles, de palo lucio, avec la musique live du Caribbean Taste et le meilleur de notre cuisine caribéenne"», indique Carter.
La célébration est organisée par les communautés Garifuna et Créoles et se tient dans les quartiers traditionnels de population afrodescendantes que sont Cotton Tree, Beholden, Poeeteen et Old Bank, qui commence avec le défilé des masqués ou moscarade, une célébration que réalisaient les ancêtres pour dire adieu aux festivités de Noël et recevoir le Nouvel An au son des tambours, de la musique punta, de danses et de rites que l’on exécute de quartier en quartier. En faisant cela, la population afrodescendante espère que cette année, les échanges entre les cultures sera renforcé pour leur propre développement, indiquent les organisateurs.
L’historien spécialiste de la région côtière Johnny Hodgson indique que "huit jours après Noël, nos ancêtres commençaient une autre fête à la maison qu'on appelait la vieja Navidad (Vieux-Noël). Le soir, on servait la soupe et si un invité faisait une erreur quelconque autour de la table ou s’il arrivait en retard, il devait aider dans la concoction de la prochaine soupe pour que la fête se poursuive chaque huit jours. Ce type de fête était également dansée, et il y avait des compétitions de groupes danseurs "quadrille" et tous les invités ne pouvaient pas prendre part à la compétition ", se souvient-il.
Les jeux traditionnels pour les fêtes
"Pendant les festivals, on jouait au palo lucio, au chancho lucio et aux quilles ou "Quitiali "rajabull (torrovenado). Il y avait également des concours de toute sorte parmi lesquels se distinguaient les courses de canots à voiles ou de canots à rames, des courses de chevaux, le cricket pour les hommes et les femmes remplacé par la suite par le baseball"»
Un autre jeu effectué pendant les célébrations était connu sous le nom de «sham Fight» ou «Fausse Bataille». La ville entière de Bluefields participait à l’un ou l’autre des différents jeux, qui s’avéraient très divertissants. On y vendait toutes sortes d'aliments et de boissons typiques préparés par les habitants de la communauté. Avec le temps, ces fêtes ont intégré la combustion de la poudre à canon dont s’occupaient les adultes spécialistes (d’Old Bank en particulier) et le minstrel show (théâtre populaire).
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/
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Jeunes afrodesdecendants d’Amérique Latine et la quadruple discrimination
Une discrimination ethnique, de classe, de génération et sexuelle selon une étude.
"La jeunesse afrodescendante est l’un des groupes les plus touchés par les processus structurels d’exclusion, d'inégalité et de pauvreté", indique une étude du Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP) et la Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes (CEPAL).
Le document intitulé “Juventud afrodescendiente en América Latina: realidades diversas y derechos (in)cumplidos”, présenté dans le cadre de la Rencontre Ibéro-américaine de l'Année Internationale de l’Afrodescendance (afro XXI), qui s'est tenue dans la ville brésilienne de Salvador de Bahia du 16 au 19 novembre dernier , confirme ce qui a été systématiquement dénoncé, à savoir que les jeunes afrodescendants vivent une triple exclusion : du fait de leur appartenance ethnique, parce qu'ils sont pauvres et à cause de leur âge. Et si ce sont des femmes, elles sont alors confrontées à une quatrième exclusion : celle liée à leur sexe.
"La jeunesse afrodescendante est actuellement au centre de diverses tensions et dans ce cadre, ils ont de nombreuses demandes qui, en résumé, sont les suivantes: par rapport au reste de la société, ils exigent une plus grande inclusion, le plein accès au développement et l'exercice de leurs droits, tandis que, par rapport au monde des adultes, les jeunes exigent de plus grands espaces de participation et de décision", indique le rapport.
Les immenses inégalités qui caractérisent l'Amérique Latine - en fait, la région la plus inégalitaire au monde- se reflète notamment sur la population noire. Le fossé entre les jeunes afrodescendants et les autres jeunes se voient dans le manque d'accès pour les premiers à une éducation de qualité, à des emplois décents, à des logements et à des biens et des services de l'État, entre autres.
Les pays d'Amérique Latine ayant les plus importantes populations de jeunes afrodescendants - plus de 24 millions selon la CEPAL – sont le Brésil, la Colombie, le Costa Rica, l’Équateur, El Salvador, le Guatemala, le Honduras, le Nicaragua, le Panama, le Pérou et l’Uruguay. Dans ces pays, il existe un "racisme notoire" qui se vérifie dans les attitudes discriminatoires et les agressions verbales en pleine rue.
"La discrimination se fait sentir dès l'enfance, très souvent les gens ne réalisent pas qu’ils nous traitent différemment, ils attendent moins de nous, et nous regardent avec méfiance. Cette discrimination fait qu’il soit nécessaire pour nous de renforcer notre estime de soi pour la dépasser et apprendre à nous valoriser en tant qu’afrodescendants", explique Daniel , 24 ans et qui a été cité par l'étude. "Je suis sûr que la couleur de ma peau ne me rend pas inférieur, mais face à la discrimination, nous avons besoin du soutien de nos familles et de notre société. Il faut également former les éducateurs à n’accepter aucune forme de discrimination. "
Si la situation des afrodescendants a gagné en visibilité au cours des dernières années, grâce à une augmentation des organisations et des mouvements afrodescendants qui défendent leurs droits et à la création d'institutions gouvernementales chargées des questions relatives aux peuples afrodescendants, cela n’a pas été suffisant.
Le rapport exhorte à renforcer et à investir dans des politiques affirmatives en faveur des jeunes afrodescendants dans un cadre de droits, comme moyen de surmonter les inégalités, la discrimination et l'exclusion. –Latinamerica
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
http://www.noticiasaliadas.org/articles.asp?art=6532
Martha Juanita Nieto : "Ce qui m’indigne, c’est que différence raciale implique une différence de classe"
Une photographie du magazine Hola est un miroir. Celle publiée par la revue de la haute société sur laquelle apparaissent deux femmes noires dans une image renvoyant au 18ème siècle a provoqué le lancement d’une campagne ayant pour but de rendre visible le racisme qui prévaut en Colombie. Juanita Nieto, afrodescendante de la ville de Cali ayant réussi dans la vie s’est prononcée.
Le fait d’occuper un emploi dans l'entretien ménager n’est pas indigne. Ce qui est indigne c’est de penser q
ue la couleur de la peau ou l’emploi d’une personne la rend plus ou moins humaine, même en 2011.
Les photos qui ont récemment été publiées par les médias (si vous voulez en savoir plus cliquez ici) montrent concrètement deux choses: 1. L’absence d'opportunités pour les minorités en Colombie, et 2. Le racisme dont nous n'avons pas voulu parler jusqu'à présent.
Nous pouvons continuer de prétendre que le racisme n’existe pas en Colombie, ou que nous avons tous des chances égales. Mais les photos comme celles récemment publiées dans la revue Hola nous montrent clairement la gravité du problème auquel nous faisons face.
Je vais vous raconter mon histoire. Lorsque j’ai terminé mes études aux États-Unis et que je suis revenue à Cali, ma ville natale, je me souviens de m’être rendue à une fête dans une grande boite de nuit de la ville. Mais cette fois, pour la première fois, je me suis rendue compte que j’étais la seule afrocolombienne qui ne servait pas les amuse-gueules. Ce qui semblait normal dans la société de Cali dans laquelle j’ai grandi a alors commencé à me gêner. Je venais de vivre dans un pays où le racisme peut être plus présent ou plus direct, mais où on a à coup sûr travaillé en tant que société pour promouvoir progressivement une plus grande égalité des conditions. Ce n’est pas le cas en Colombie, où, même si nous ne reconnaissons pas le racisme aussi clairement que les Étasuniens, les minorités sont les plus touchées par le manque d'opportunités.
Ce qui m’indigne moi ce n’est pas que les dames de couleur qui apparaissent sur les photos travaillent comme domestiques. Ce qui m’indigne moi, c’est le fait qu’il soit normal pour certains Colombiens que ce type de photos, sur lesquelles une différence raciale, implique automatiquement une différence de classe.
La situation me fait réfléchir et m’amène à ébaucher une première proposition. Il nous faut davantage d'éducation de part et d’autre: 1. Pour que les minorités aient de plus grandes opportunités, et 2. Pour les personnes ayant des positions sociales influentes aient une plus grande conscience sociale et prennent leurs responsabilités en encourageant une société plus inclusive. Même s’il est digne de travailler comme domestique, comme pour tout autre emploi, les photos de ce type perpétuent les stéréotypes et les différences d'opportunités qu’en plein 2011, on devrait déjà être en train de penser à éradiquer.
Martha Juanita Niet Merchandiser & Marketing Manager de la casa de modas italiana Valentino
Le problème n'est pas de savoir qui apparaissait sur la photo et qui n y apparaissait pas, le problème est que cette photo montre à quel point nous sommes loin de lutter contre un problème qui est réel et qui porte préjudice à la trame sociale colombienne. La meilleure façon de résoudre un problème c’est d’y faire face, non pas de faire comme s’il n'existe pas.
C’est la raison pour laquelle je vous invite à participer et à prendre part à la campagne Chao racismo! Cette campagne qui sera lancée aujourd'hui (le 17 décembre)à Cali, veut contribuer à ce que " les futures générations de colombiens et de colombiennes puissent vivre et se développer sans penser au fait que leurs destins sont liés à leurs couleurs de peau , leurs conditions sociales, leurs sexes ou leurs origines ethniques "
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
Présentation du film ‘Akwantu – The Journey’, une histoire des marrons de la Jamaïque
Dans une célébration appropriée pour la saison des fêtes, la doublure jamaïcaine Roy T. Anderson qui est installé à Hollywood a permis aux médias de faire une brève incursion dans l’histoire avec le visionnage afrocentrique en avant-première de son film à paraitre Akwantu, qui raconte l'histoire des Marrons jamaïquains.
L'ambiance pour le lancement de vendredi dernier avait été mise par le son des tambours, les abengs et les femmes qui dansaient.
L’écho de l’abeng à l’intérieur de la salle de conférence de l’Institute of Jamaica sur East Street à Kingston était merveilleux. Financé, raconté et réalisé par Anderson, Akwantu – The Journey amène les spectateurs dans un voyage dans l'histoire des marrons, de l’Afrique et de la Jamaïque.
Le directeur exécutif de l'Institut de la Jamaïque, Vivian Crawford, a noté la pertinence du film durant la période de Noël.
Selon Crawford, c'est une saison pour célébrer les ancêtres.
Sneak Peek
Un abeng
Une version courte du film a été montrée aux hommes et femmes des médias, qui en voulaient plus à la fin.
Le publiciste Paul H. Williams, au nom d’Akwantu, a déclaré qu'il était honoré de représenter un mouvement impliquant la célébration de la riche culture de la Jamaïque.
Il a par la suite invité le colonel Frank Lumsden, qui a parlé au nom de la communauté Marronne. Le Colonel Lumsden a déclaré que les réalisateurs avaient fait la promesse de documenter l'histoire des Marrons.
Il a ajouté qu'il appréciait le travail d'Anderson, car il a montré une passion authentique.
"C'est un moment extraordinaire pour nous .... Il y a tellement d'histoire en jeu .... Ce film aura la même pertinence que Young Warriors, et les gens de partout l’apprécieront ", indique-t-il.
Le Professeur Verene Shepherd de l'Université des Indes occidentales, Mona, a également fait allusion à la saison.
Selon Shepherd, durant la période de Noël, les Jamaïcains devraient prendre un certain temps pour se souvenir des ancêtres qui sont morts pour la liberté.
Traduit de l'Anglais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/
http://jamaica-gleaner.com/gleaner/20111220/ent/ent1.html
La Capoeira afrobrésilienne s’exporte avec grand succès dans le Golfe Persique
par Rajarshi Aditya Chaudhuri
La première fois que Sergio Souza de Oliviera a entendu parler de la capoeira, il était encore un garçon de 14 ans grandissant au Brésil. "Les Capoeiristes étaient légendaires. Ils étaient légendaires car ils étaient en mesure de combattre jusqu’à six adversaires en même temps. Chaque capoeiriste était respecté et tout le monde voulait en devenir un, "se souvient-il. Et c’est là qu’a commencé l'amour de Sergio pour cet art martial unique et qui dure jusqu’à aujourd'hui. "J'ai actuellement 55 ans et je l'aime toujours autant que le jour où j'ai commencé", dit-il.
Et on ne peut que tout aimer dans ce sport. "Il existe très peu de sports et d’arts martiaux regroupant des activités aussi complètes que la capoeira", déclare Sergio. "Quel autre sport combine les activités sociales comme le chant, la danse et le jeu d’instruments de musique avec des activités physiques comme la gymnastique et les arts martiaux?", demande-t-il.
Il est mieux connu sous le nom de Mestre Nago, en référence à son rang de Maître Capoeira de ABADA-Capoeira, l'une des plus grandes organisations de capoeira dans le monde.
Et la semaine dernière, il a organisé un évènement-exposition de trois jours sur la Capoeira dans la capitale qui a réuni les capoeiristes de tout dans le Moyen-Orient, d’Europe et du Brésil. "J’ai déménagé à Muscat il y a quelques années, et je peux voir cette fois-ci que le sport est devenu beaucoup plus populaire. En fait, environ 60% de tous les participants prenant part à l'événement cette année sont des Omanais, " estime Mestre Nago.
Cette forme d'art afrobrésilien datant du 16ème siècle se joue avec des capoeristes debout dans un cercle appelé ‘roda’, qui chantent, applaudissent et jouent des instruments de musique, tandis que deux athlètes combattent au centre du cercle. "La capoeira est une forme d’art très social et la roda représente le lien social qui unit les camarades capoeristes. Même à l'intérieur de la roda, les capoeirists ne sont pas exactement en train de combattre l’un contre l’autre, ils travaillent les uns avec les autres pour maîtriser l'art de la capoeira", explique Christian Elombo, connu dans les cercles capoeiristes sous le nom de Graduado Negro, superviseur de la branche de l’Abada-Capoeira dans le Golfe Persique.
"Je pense que la capoeira serait parfaitement compatible avec la culture d’Oman", dit Negro. " Des aspects de la culture omanaise, comme trainer avec des amis, faire du sport et profiter de la musique font tous partie de la capoeira." Et c'est la raison pour laquelle il pense que le sport va continuer à croître en popularité ici à Oman. Negro enseigne actuellement la capoeira aux jeunes des écoles comme l'ABA et de l’École française de Muscat de même qu’à Muscat Oasis. "Comme davantage de gens se renseignent sur ce sport et envisagent de s'impliquer, je prévois commencer à donner des cours à Sohar également."
"La capoeira consiste au respect des personnes et de leurs différents points de vue, " dit Negro. "Et donc toute personne, quelque soit sa manière de s’habiller ou sa religion et ses coutumes peut pratiquer la capoeira. Si quelqu'un veut porter un foulard ou une abaya, tant qu'il met l'uniforme en dessous, il sera le bienvenu dans le cercle capoeiriste. "
Hisam al Rawas est un récent diplômé universitaire qui a commencé à s’'intéresser à la capoeira après avoir regardé un film. "J'étais à l'université au Royaume-Uni quand j’ai commencé à pratiquer la capoeira et quand je suis venu ici, j'ai été surpris de voir que ABADA-Capoeira était également présent ici." Il a décidé de les rejoindre immédiatement. "J'aime la langue portugaise. Le chant, les instruments ... tout dans cette forme d'art me fascine. "
L’ami d’Hisam, Saleh al Kudoori estime que la capoeira a aidé à développer sa personnalité. "Si tu es timide, la capoeira te permettra de t’ouvrir, en te rendant plus social. Elle aide à s’exprimer de tellement de manières différentes ", affirme Saleh. Il fut l'un des premiers à être entrainé par Negro ici, à Muscat et il dit qu'il aimerait continuer à le faire pour le reste de sa vie. "La capoeira n'est pas quelque chose que l’on fait de manière sporadique. C'est un mode de vie ", indique-t-il.
Mestre Nago pense que la capoeira pourrait vraiment aider les enfants à faire des choix de vie sains dans un pays ayant l'un des taux de diabète les plus élevés au monde. "Dans le monde d'aujourd'hui où le diabète et l'obésité deviennent plus répandus, la capoeira pourrait vraiment aider les jeunes à faire des meilleurs choix de vie. La Capoeira peut non seulement aider à atteindre de meilleures caractéristiques physiques comme la coordination, la souplesse, de meilleurs réflexes et l'attention, mais l'aspect social de ce sport peut les aider à prendre de meilleures décisions de vie comme éviter de fumer et de boire. C’est l’un des sports les plus complets auxquels peuvent participer des jeunes."
Negro ajoute que même si la Capoeira enseigne l'art de l'auto défense, ce sport encourage fondamentalement le respect des autres cultures et pourrait vraiment aider à lutter contre les problèmes sociaux comme l'intimidation. "La leçon de capoeira enseigne que parfois se défendre ne signifie pas nécessairement riposter, parfois cela veut dire serrer la main et s’en aller" dit-il.
Traduit de l'Anglais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/
http://www.theweek.co.om/disCon.aspx?Cval=5855
'Chao Racismo', une campagne pour dire adieu au racisme en Colombie
Par: REDACCIÓN ELTIEMPO.COM
La Fondation pour le Développement de la Race Noire organise une campagne éducative et de conscientisation.
La photographie publiée par la revue Espagnole 'Hola' où l’on peut voir deux femmes noires avec leurs uniformes et leurs tabliers blancs et portant dans leurs mains des plateaux de service, tandis qu’au premier plan apparaissent quatre générations de la célèbre famille Jaluf del Valle, a suscité la mobilisation de la communauté noire de Cali.
La capitale du Valle del Cauca est la première ville en Colombie et la deuxième en Amérique Latine, après Salvador de Bahía au Brésil, à compter le plus d’afrodescendants. On estime qu’il y a 1,1 millions d’afrodescendants à Cali.
Selon des rapports du secrétariat du Développement et du Bien-être Social, dans le Valle, on retrouve 27 % de la totalité des afrodescendants du pays et à Cali, ils représentent 52% de la population totale.
L’ancien secrétaire au Tourisme de Valle, Ray Charrupí, en s’appuyant sur la récente Loi Antiracisme approuvée en Colombie, a intenté une action en justice contre la publication espagnole pour racisme.
Un action sera également intentée sous l’argument que les droits fondamentaux des femmes de race noire ont été violés.
Mais, au-delà de ces actions judiciaires par le reset de la photographie polémique a surgi l’initiative 'CHAO Racismo', de la Fondation pour le Développement de la Race Noire ( Fundación para el Desarrollo de la Raza Negra -Fedepran). L’idée est de promouvoir une campagne d’éducation et conscientisation permettant la transformation culturelle des pratiques racistes.
Les 50 premières T-shirts ont déjà été imprimés, mais l’objectif est d’atteindre le nombre de mille et de faire qu’ils soient à la mode lors de la Foire de la Foire de cette année. L’idée est que touts les artistes invités lors du plus grand événement festif de la capitale de la Valle del Cauca le porte.
On y reproduit la photo du magazine 'Hola', mais les deux femmes noires restent visibles, tandis que les autres sont invisibles.
"On veut apporter un changement culturel de la société colombienne, pour que les futures générations de colombiens et de colombiennes puissent vivre et se développer sans penser au fait que leurs destins sont liés à leurs couleurs de peau , leurs conditions sociales, leurs sexes ou leurs origines ethniques ", indique Eduardo Llano, de Fedepran.
On sortira aussi des bracelets pour rejeter le racisme en Colombie.
"Ici les gens ne voient pas le racisme comme un problème car culturellement et socialement, il a été accepté et permis. Notre objectif est de conscientiser", indique Llano.
La campagne a déjà sa page web: www.chaoracismo.com, et sur Facebook le profil porte le nom de chao racismo et sur twitter @ chao racismo.
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
http://www.eltiempo.com/colombia/cali/ARTICULO-WEB-NEW_NOTA_INTERIOR-10915730.html
Les afropéruviens face à la discrimination et aux problèmes de santé
Ces chiffres recuillis par l'Enquête Nationale Continue (Enco) de 2006 et par des études postérieures réalisées par des organisations travaillant sur cette thématique ont été citée lors du panel du débat Diagnostic sur la problématique de genre et la situation des femmes afrodescendantes au Pérou ( Diagnóstico sobre la problemática de género y la situación de las mujeres afrodescendientes en el Perú) qui s'est tenu récemment."Une des caractéristiques que l'on observe c'est l'absence d'information statistique actualisée permettant de proposer des politiques publiques servant à améliorer la qualité de vie des femmes ", indique Giovanna Carrillo, consultante de l'Agence Espagnole de Coopération Internationale pour le Dévelopement (AECID).
La spécialiste affirme que l'on perçoit une dispersion dans les politique interculturelles, dans lesquelles la population afrodescendante est invisible et par conséquent, il est nécessaire de contribuer à l'élaboration de nouvelles politiques publiques qui devraient être posées dans une perspective interculturelle, qui s'occupera de la problématique de genre au sein de la population afropéruvienne.
En faisant référence à la santé de cette population, Carrillo a indiqué que les études réalisées ont permis de savoir que les maladies récurrentes qui les affectent sont l'arthrose, le diabète, l'hypertension artérielle, le cancer du sein, les rhumatismes et l'arthrite.
Ces données concordent avec l'Étude Qualitative du vieillissement des adultes aînées afropéruviennes ( Estudio Cualitativo del envejecimiento de las personas adultas mayores afroperuanas) menée par le sociologue José Luis Portocarrero, anthropologue de la Direction des Personnes Adultes Aînées du Ministère de la Femme et du Développement Social (Mimdes).
Concernant l'éducation, l'experte a indiqué que 9% de la population afro en âge de savoir lire et écrire ne le fait pas et que sur les 14854 personnes interviewés 1,994 sont analphabètes.
Elle a également souligné que 29% des femmes afropéruvienes âgées de plus de 50 ans sont analphabètes, tandis que 17% de ceux de 36 à 50 ans le sont également .
La réunion s'est tenue au Musée National Afropéruvien de Lima, où se tient l'exposition photographique de l'afropéruvien Martín Alvarado Gamarra, qui montre les multiples défis et contextes dans lesquels les afropéruviennes offrent leur contribution au développement social.
María Ysabel Cedano, responsable de la Direction Générale de la Femme du Mimdes; Giovanna Carrillo, consultante de l'AECID; Gisela Vignolo, défenseure adjointe des Droits Humains et du Handicap, ; Patricia Balbuena, du Ministère de la Culture; et Susana Matute, représentante du Comité pour l'Élimination de Toutes les Formes de Discrimination ont pris part à l’évènement.
(FIN) DOP/RRC
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
Davantage de mariages célébrés dans les sanctuaires des religions afrobrésiliennes
Le Magazine Raça a publié un long reportage dans son édition de ce mois sur l'augmentation des mariages dans les espaces sacrés des religions de matrice africaine.
Le document attire l'attention sur un fait peu connu, la difficulté de la reconnaissance par les autorités des cérémonies de mariage non-chrétiennes. Même si cela ne signifie pas que les religions ne sont pas pratiquées uniquement par des descendants d'esclaves africains, statistiquement ces derniers demeurent la majorité à le faire.
Le babalorixá Kibanazambi Jorge explique que dans la culture Yoruba, originaire d'Afrique "la famille est la base fondamentale et le pilier de la société qui conditionne la prospérité de l'être humain."
Il affirme que malgré la méconnaissance de la cérémonie par la société en général, "Il existe tout un rituel pour le mariage, avec les préparatifs jusqu'à la consommation de l'union ... Dans la communauté du terreiro ... nous croyons que la bénédiction des parents, de la famille, des amis est importante pour le bonheur du couple. À travers la cérémonie / le rituel, on invoque l'énergie connue sous le nom d’ Orisha pour offrir de' bonnes choses ' au couple qui constituera la nouvelle famille, des enfants, en fait de richesses que rien n'oblige l'être humain à concéder. Les membres de la famille, les amis expriment à travers des présents offerts aux couples, des souhaits de bonheur, dans lesquels chaque objet a sa signification spécifique. "
Au Brésil, en raison du mélange des races, les coutumes et les habitudes des esclaves africains ont été modifiés par l'influence de nombreuses cultures qui forment la population. Cela inclut les questions religieuses. L’enseignement de l’Église catholique romaine a toujours dominé. On a seulement cessé de considérer le catholicisme comme religion d'État officielle après la proclamation de la République. Jusqu’alors, la validité de tout ce qui enseignait quelque chose de différent de la foi catholique romaine n'était pas reconnue officiellement.
Jorge Kibanazambi rappele que depuis la période coloniale les sacrements n’étaient acceptés que s'ils provenaient du catholicisme. La culture des gens en est restée imprégnée, et même après la permission et la reconnaissance de la Constitution fédérale de 1988, c’est toujours l'habitude de la plupart des adeptes de religions africaines de consommer le mariage et le baptême dans l'église catholique.
Les choses sont ainsi car "Beaucoup ont l'impression que c'est la seule institution qui remplit les conditions même pour effectuer de tels actes ... Mais chaque religion a ses rituels et ses cérémonies répondant à tous les besoins de ses fidèles. Et ceux d'origine africaine se sont placés dans cette catégorie. "
Marcio Marins, coordinateur de l’organisation politique Forum Paranaense des Religions de Matrice Africaine, comprend qu’il reste difficile de défaire le lien du catholicisme et de la religion africaine. "Même les babalorixás yalorixás se marient en dehors des terreiros. Cet acte nous permet de renforcer la religion de telle sorte que nous puissions reconnaître que nos origines sont africaines avec des noms différents, mais nous n’avons pas besoin de recourir à d'autres organisations religieuses pour célébrer le mariage. "
Pour Marcio, l'union matrimoniale célébrée dans le Candomblé augmente l'estime de soi de la population du terreiro et permet à plus de gens de chercher et de revendiquer leurs droits civils.
Ce n'est pas toujours facile. En 2002, Gorete Dorneles Machado est devenue veuve et a essayé de prouver la validité de son mariage avec Renato Fernando Guedes, dont la cérémonie a été organisée dans un terreiro de l'Umbanda en 1983. Gorete a demandé la pension après décès de son mari auprès de l'INSS (Institut National de Sécurité Sociale) pour mais elle a été refusée. La raison donnée était qu'elle n'avait pas une relation stable.
Lorsqu'elle a présenté un certificat de mariage délivré par la Fédération des Cultes Afro, elle a été informée qu'il n'avait aucune validité. Il a fallu recourir à la justice.
Avec le soutien du babalorixá Dyba et de son ONG CEERT (Centre d'études du Travail et des Inégalités), qui lutte pour les droits de la communauté afrodescendante, la veuve a compris qu'elle allait obtenir l'aide nécessaire. Le procès s'est tenu au 8ème Tribunal civil du TJ / RS et le résultat a été favorable à l'unanimité en faveur de Gorete.
"Ce procès serait un bon scénario de film, on a présenté une plaidoirie argumentée dans un tribunal rempli d'adeptes de religion e matrice africaine avec des atabaques, des costumes, luttant pour leurs droits. Pour la première fois le pouvoir judiciaire brésilien a reconnu la validité du mariage dans les religions d'origine africaine, affirmant que le mariage dans le terreiro a la même validité que le mariage dans la cathédrale, la mosquée, la synagogue ... ", déclare Hedio Silva Junior, directeur exécutif du CEERT et avocat de Goreteà l'époque.
Même s'il n y a aucun chiffre officiel, les associations défendant les droits des afrobrésiliens religions croient que le nombre de mariages augmente non seulement dans les terreiros, mais aussi dans les églises catholiques, qui ont commencé à faire des références au Candomblé.
Silvana Verissimo est membre du Conseil National des Droits de la Femme et adepte de la religion afro. Elle se souvient qu'en 2009, a eu lieu à São Paulo l'un des premiers mariages célébré dans un terreiro.
"Ce fut une merveilleuse expérience, le terreiro était plein de gens, même de non-adeptes de religions d'origine africaine, qui ont fait preuve de respect pour la religion et pour ses adeptes. Autant la famille de la mariée que celle du marié étaient présentes. Le mariage devient une occasion pour plus de gens de connaître le fonctionnement d'un terreiro et il permet de briser les préjugés causés par l'ignorance", dit-il.
La loi brésilienne exige que certains détails soient observés pour que la cérémonie soit reconnue:
● L'envoi des documents est valide avant ou après la cérémonie. Le délai est de 90 jours lorsque cet envoi est effectué après. Les documents doivent être remis au registre civil qui produira l'équivalence avec le mariage civil.
● À la place du juge de paix, l'union est célébrée par un prêtre de la religion. Le temple doit être régularisé, et le prêtre constitué de pouvoirs pour exercer sa fonction.
● Le terreiro doit avoir le statut et les actes, où un directoire reconnaît le prêtre comme représentant. Partant de là, même le Président de la République ne peut en nier la validité. L'état n'exige pas de formation pour les prêtres religieux, mais il doit y avoir une organisation qui le reconnaît comme autorité.
● Dans le terreiro, il doit également y avoir un registre pour l'envoi d'un certificat, qui est ensuite présenté par le couple au greffe. De plus, il faut que des témoins soient présents lors de la cérémonie.
● La forme du rituel n'est pas pertinente du point de vue juridique. Le mariage a les mêmes caractéristiques que dans les autres religions et respecte les mêmes questions de validité, et se fait entre personnes de sexes différents et non encore mariées.
Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
http://www.hospitaldalma.com/2011/12/aumenta-o-numero-de-casamentos-no.html?Referencia=www.dohits.com.br
Les religions de matrice africaine victimes d'intolérance au Brésil
RIO DE JANEIRO (AP) - Rosa Cardoso est pratiquante de la religion afrobrésilienne de l'Umbanda depuis presque toutes ses 89 années d’existence, pourtant elle n'a jamais cessé de cacher sa foi au reste du monde.
La porte du temple qu’elle dirige dans un quartier de classe moyenne de Rio de Janeiro est située derrière une porte simple et délabrée et ne porte aucun signe annonçant sa présence. À l'intérieur, les fidèles rendent hommage à des images de dieux d'ascendance africaine, les Orixas, mais les portraits sont rangés discrètement derrière un treillis en bois sous un autel orné d'une image presque grandeur nature de Jésus, flanqué de Sainte-Barbara et de la Vierge Marie.
Même si environ 400.000 Brésiliens comme Cardoso sont adeptes de cette religion, ils continuent également d’affronter les préjugés qui contrastent avec l'image publique d'harmonie raciale et religieuse du pays.
L'intolérance et la franche hostilité contre l'Umbanda, et contre le Candomblé, autre grande religion d’ascendance africaine au Brésil ont récemment repris le devant de la scène alors que des militants de la liberté religieuse ont dénoncé la démolition d'une maison connue comme le berceau de l'Umbanda.
Dans le même temps, le propriétaire d'un autre temple Umbanda dans la même ville, São Gonçalo, face à la baie de Rio, se bat contre une expropriation visant à transformer sa maison en un centre sportif.
Cardoso affirme avoir appris à ne pas baisser sa garde pour se protéger contre le mépris religieux. Le pays de 190 millions reste majoritairement catholique romain, même si les congrégations pentecôtistes ont conquis des légions de convertis.
Beaucoup de personnes à Rio peuvent citer les noms de quelques Orixas, et des milliers de croyants et de sympathisants affluent sur les plages au Nouvel An vêtus de blanc pour déposer les offrandes à Iemanja, la déesse de l’Océan.
Cependant, de nombreux Brésiliens considèrent souvent l'Umbanda et le Candomblé comme de simples versions de sorcellerie inoffensive, et les croyants sont réfractaires à reconnaître publiquement qu'ils suivent ces croyances. Dans de nombreux endroits du pays, pratiquer l'Umbanda était interdit par la loi jusqu'en 1950, et au cours des trois décennies suivantes, les croyants étaient sensés s'enregistrer auprès de la police.
" Nous avions l’habitude de nous cacher dans les bois pour faire nos cérémonies" , déclare Cardoso, un soir, alors qu’une cérémonie umbanda pleine de tambours, de danses et de corps possédés se met en branle. Même maintenant, Cardoso n'ouvre pas sa maison à des inconnus sans un examen minutieux.
L’Umbanda a été créé il y a un peu plus d'un siècle, en puisant dans d'anciennes traditions comme le catholicisme, les croyances des esclaves Yoruba emmenés d'Afrique de l’ouest, de la spiritualité des groupes indigènes du Brésil et des enseignements du spiritualiste français du 19ème siècle Allan Kardec.
La religion a de nombreuses variantes, mais toutes partagent la croyance en un être suprême, Oxala, et en un panthéon d'autres divinités d’origines africaines, donc beaucoup s’identifient avec un saint catholique et avec les forces naturelles ou les éléments. Ils croient également que ces divinités, de même que d'autres esprits, peuvent entrer dans le corps des personnes ayant un don de divination pour les conseiller et interagir avec les vivants.
Une enquête de la ville menée en 2011 a trouvé 847 maisons de culte Umbanda, à Rio, même si, comme celle de Cardoso, elles sont souvent difficiles à repérer.
Au cours d’une soirée récente dans la maison de Cardoso, une jeune femme dans une longue robe blanche s’est placée sur une étoile à six branches peinte au centre de la salle, calme malgré les tambours qui battaient rapidement, les chants et la fumée d'encens épaisse qui l’entouraient.
Soudain, elle s'est effondrée au sol. Lorsqu’elle s’est relevée, elle avait le dos fortement courbé à la manière d’une très vieille personne. Ses doigts et ses orteils courbés comme dans le cas d'une arthrite, et les traits du visage tirés, la bouche plissée, les yeux louchant. Sa voix était cassée, alors qu'elle se promenait, en bénissant chacun des participants de la cérémonie.
C’était le début de la nuit des «velhos pretos», les vieux hommes noirs. Bientôt, tous les «fils» et «filles» de la maison intégraient, en concordance avec leur croyance, les esprits des vieux ancêtres noirs sages, et plus tard en offrant des conseils individuels aux dizaines de personnes assistant à la cérémonie.
La constitution post-dictature du Brésil de 1989 a consacré la liberté de tenir de telles cérémonies, mais les adeptes de l'Umbanda affirment que le dédain officiel et des préjugés intenses mettent encore leur vie et leurs sanctuaires en danger.
Selon les rapports de police, les adeptes de religions afrobrésiliennes signalent en moyenne 100 cas d'agression physique ou verbale par an à cause de leur foi rien que dans l'État de Rio de Janeiro.
Un autre rapport, qui a été soumis au Conseil des droits de l'Homme de l’Onu par un groupe de militants pour la liberté religieuse a détaillé 39 cas de discrimination à travers le pays en 2009. Ceux-ci vont du refus d'une banque de l’État du Minas Gerais d’ouvrir un compte à une association religieuse afrobrésilienne à la destruction partielle d'un temple candomblé dans l’État de Bahia. Les enquêtes pour les deux cas datant de 2008 sont toujours en cours.
"L’Umbanda a beaucoup souffert de la pression d'autres religions, ainsi que de l'État et de la police", déclare Fernando Altemeyer, un théologien à l'Université Catholique de Sao Paulo. "Il y a des éléments du catholicisme, mais ce n'est pas catholique; du spiritualisme, sans suivre exactement les croyances de Kardec. Donc, personne ne le reconnaît comme leur appartenant."
Les cas de persécution contre l'Umbanda et le Candomblé ont augmenté avec la présence et la puissance des religions pentecôtistes, affirme Altemeyer.
"Il y a toujours un discours disant vouloir " les arracher aux mains du diable ", les convertir", indique Altemeyer. "Les actions évangéliques dans ce sens sont très importantes."
Ces tensions sont remontées en surface à Sao Gonçalo, où la mairesse Aparecida Panniset, une pentecôtiste qui ne s’en cache pas, a été accusée de ne pas protéger les sites Umbanda, ou même de les détruire.
En Octobre, elle a ignoré les supplications de militants de la tolérance religieuse d'arrêter la démolition de la maison où les premiers rituels Umbanda furent organisés en 1908. Selon eux, elle a également rejeté leurs demandes de rencontre.
Panniset a par la suite poursuivi ses efforts pour raser une autre maison traditionnelle Umbanda dans la même ville. Les tracteurs ont commencé à niveler le terrain et une clôture a été construite autour de la propriété avec des signes annonçant l'arrivée d'un centre sportif, même si le permis de construire n'a pas été accordé à Sao Gonçalo et que l'affaire est pendante devant le tribunal.
La mairesse n'a pas répondu à plusieurs appels et courriels de l'Associated Press demandant ses commentaires. Les documents déposés en cour par la ville ne font pas mention d'un temple sur le terreiro, ou même de ses propriétaires. Il fait plutôt allusion à des bâtiments non spécifiés "en mauvais état de conservation" et à des " occupations illégales", et affirme que le secteur a peu de valeur immobilière. Le propriétaire Cristiano Ramos affirme qu'aucun responsable de la ville n'a jamais inspecté la propriété.
"Depuis l'esclavage, nous avons été habitués à prendre des coups et à nous taire pour survivre", déclare Ramos. "Mais cela ne signifie pas que nous ne résisterons pas. Nous sommes ici depuis tous ces siècles, et nous allons continuer. "
Ramos a hérité de la maison de son père, également prêtre Umbanda qui, en 1947, a incorporé l'esprit d'une divinité indigène, l'Indien à la Plume d’Or, qui donne son nom au temple vieux de 40 ans.
La Commission Contre l'Intolérance Religieuse, une organisation à but non lucratif basée à Rio continue de lutter pour la construction d’un musée de l'Umbanda sur le site de la première maison de culte de cette religion. Le conseil municipal de Sao Goncalo a annoncé jeudi qu'il cherchera à déclarer la propriété site historique protégé et examinera le projet de construction d'un musée à cet endroit.
" Construire le musée est un moyen de réparation et de minimiser les dégâts causés en Octobre, lorsque la maison qui fut le berceau de l'Umbanda a été démolie", affirme dans un communiqué Amarildo Aguiar, membre du conseil.
Ramos indique qu'il veut voir le musée construit, mais en même temps, il indique que l’Umbanda doit demeurer une foi vivante. Ce qui, selon lui, revient à protéger les maisons où la plus brésilienne des croyances vit.
"Je ne suis pas prêt à devenir une exposition," déclare Ramos. " Ma maison est une maison active. Nous sommes ici depuis, vivant dans notre foi avec nos Orixas, et en respectant les autres. Nous allons demander ce respect en retour. "
Traduit de l'Anglais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/
http://newsone.com/world/associatedpress7/african-religion-under-fire-in-brazil/
Les cicatrices de l'esclavage en Amérique Centrale
La diaspora des afrodescendants au Mexique et en Amérique Centrale prend de nombreuses formes, comme le reflètent les noms utilisés pour les désigner tels que Noirs Coloniaux, Afro-Antillais, Garifuna. Les statuts et les niveaux de reconnaissance sociale et d'intégration sont très divers et cela distingue les pays de cette région de ceux du reste du continent Latino-Américain. Des chercheurs de l'IRD et leurs partenaires (1) impliqués dans les programmes AFRODESC et EURESCL (2) étudient la construction historique de ces communautés, qui se sont développées de vagues successives de migrations et de leurs identités.
Trois cents ans d'esclavage, du 16ème siècle au 19ème siècle, ont laissé leurs cicatrices. Après l'abolition, il y a eu l’exclusion, qui a amené les descendants d'esclaves à migrer vers les grands centres d'emploi autour de couronne des Caraïbes. Ils représentent désormais une seconde diaspora et font l’expérience de l'inégalité et de la stigmatisation persistantes. À la différence du Brésil et de la Colombie, symboles de multiculturalisme, la "question noire" au Mexique et en Amérique centrale n'a pas attiré un fort intérêt des politiciens et des chercheurs.
Du 16ème siècle à la fin du 19ème siècle, les bateaux négriers ont sillonné l’océan Atlantique au service du commerce triangulaire entre l'Europe, l'Afrique et les Amériques. Ce commerce d'esclaves a déporté des millions d'Africains à travers l'Atlantique. L’abolition progressive de l'esclavage au cours du 19ème siècle a émancipé des hommes et libéré les consciences. Cependant, 300 ans de traite négrière ont laissé des cicatrices encore visibles aujourd'hui.
Ces événements traumatisants ont fortement façonné la construction historique et l'évolution contemporaine des sociétés dans lesquelles prévalent l'inégalité et l'exclusion, comme en Amérique Latine. Le statut social de l'Atlantique Noir, le terme utilisé pour cette diaspora des Afrodescendants est une question centrale dans le débat politique, dans un contexte de racisme et de discrimination persistants et de questions de métissage interracial, de multiculturalisme et d'identité.
Allant au-delà des sentiments de culpabilités des sociétés occidentales, les chercheurs de l'IRD et leurs partenaires (1) impliqués dans le AFRODESC et programmes EURESCL (2) étudient comment l'esclavage et son abolition ont marqué les nations présentes, la reconnaissance des communautés noires et les politiques mises en œuvre dans chaque pays.
L’exemple déterminé par le Brésil et la Colombie
Depuis les années 1980, deux pays ont attiré toute l'attention des chercheurs sur le multiculturalisme en Amérique Latine: le Brésil et la Colombie (3). Ces états sont comme des laboratoires du multiculturalisme, qui expérimentent des changements sociaux et politiques d'envergure au cours du 20ème siècle. Plus récemment, en s'inspirant de ces modèles, d'autres pays Latino-Américains comme l'Équateur, ont commencé à mettre en place des mesures pour une intégration plus poussée et l'accès aux ressources et aux services (comme la terre, l'éducation et les emplois). D'autres, comme la Bolivie, ont même introduit des changements encore plus radicaux.
En Amérique centrale: une situation plus complexe
Par contre, les situations dans l'isthme du Mexique et d'Amérique Centrale sont caractéristiquement différentes. Le débat a longtemps été dominé par les problématiques concernant les populations indiennes autochtones. Mais, même il y a quelques années les communautés d'afrodescendants n'avaient toujours pas de présence politique réelle. Par ailleurs, ces pays ne cadrent pas avec les schémas classiques de recherche et d'analyse des chercheurs -allant de la négation des Afrodescendants en passant par la négligence de leur reconnaissance. Même liés par une histoire régionale commune, ils présentent une image hétérogène complexe découlant de fortes spécificités nationales.
Une seconde diaspora
Jusqu'à présent, cette grande diversité de situations et l'immobilisme relatif des politiciens signifiaient que ce qu'on appelle la "question noire" n'avait pas stimulé un grand effort de la recherche internationale. L'équipe de recherche portent désormais toute son attention sur une une communauté appelée la "seconde diaspora," qui n'est plus seulement liée à la traite négrière et à la colonisation, mais plus récente, et provenant d'une deuxième vague de migration économique.
Après l'abolition, même si les descendants d'esclaves étaient désormais émancipés, le plus souvent ils n'avaient pas accès à la terre ou aux emplois. De la fin du 19ème siècle et jusqu'à la moitié du 20ème siècle, ils allaient migrer des îles (Jamaïque, Barbade, Cuba, Haïti, Martinique, Guadeloupe, etc.) mais aussi de la partie continentale (Belize, Honduras) de partout dans les Caraïbes pour travailler dans les plantations de bananes, pour la construction du canal de Panama, en foresterie ou dans la construction ferroviaire.
Ces secteurs d'emploi importants ont été fortement développés au Mexique et en Amérique centrale du fait de l'influence capitaliste des États-Unis dès la fin du 19ème siècle, qui ont peu à peu remplacé les puissances coloniales européennes. Plus récemment, cette diaspora est devenue davantage impliquée dans l'industrie touristique, comme force de travail mais aussi pour promouvoir la valeur d'une culture afro-caribéenne.
Divers degrés de reconnaissance et de statut
Les premiers à arriver, les descendants des esclaves ou les hommes noirs libres associés à la colonisation, appelés les Coloniales Negros, font désormais partie des sociétés locales, avec des identités et des niveaux d'intégration économiques différents dépendant de l'histoire nationale particulière.
Cependant, pour les migrants économiques des alentours des 19ème -20ème siècles, également connus sous le nom d'Afro-Antillais, des problèmes spécifiques de citoyenneté se posent encore. Enfin, le Garifuna, une communauté transnationale (4) qui descend des populations indigènes et des communautés noires, représentent un cas particulier. Leur statut est ambigu, et ils se considèrent comme les seuls Noirs du continent américain à n'avoir jamais connu l'esclavage. En fait, ils sont une proportion des descendants des rescapés d'un naufrage de navires négriers. Cette diaspora se rallie désormais autour d'une patrimonialisation de sa culture et DE son histoire.
Les Noirs Coloniaux, les Afro Antillais, les Garifuna et d'autres communautés: les projets d'AFRODESC et d'EURESCL ont relevé ces multiples diasporas au Mexique et en Amérique centrale, nées des rivalités coloniales européennes et du capitalisme américain du 19ème siècle. Mais pour ces communautés, bien que l'esclavage est devenu une référence parmi d'autres, elle reste l'une des bases fondamentales d'identité et continue de leur nuire à travers le racisme et l'exclusion dont elles font l'expérience.
Traduit de l'Anglais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/
(1) Ces études ont été menées par le Centre d'Études Mexicaines et Centraméricaines (CEMCA), l'Institut National d'Anthropologie et d'Histoire (INAH), le Centre de Recherche sur l'Amérique Latine et la Caraibe (CIALC) de l'Université Nationale Autonome de México (UNAM), le Centre de Recherches et d'Études Supérieures en anthropologie sociale (CIESAS) à Mexico, Université de Cartagena en Colombie, CNRS, Université de Nice, Université Paris Diderot et le Centre international de Recherche sur l'Esclavage (CIRESC).
(2) AFRODESC -- Afrodescendants et esclavages : domination, identification et héritages dans les Amériques (15ème-21ème siècles) et EURESCL -- 'Slave Trade, Slavery, Abolitions and their Legacies in European Histories and Identities'
(3) Voir les programmes 'Identités, migrations et urbanisation des populations afrocolombiennes' (Univalle-IRD, Colombia, 1997-2000), 'Identités et mobilités' (CIESAS-ICANH-IRD, 2002-2006) and 'Identités métisses, catégories métisses' (Universidad de Cartagena -- Observatorio del Caribe Colombiano -- IRD, 2004-2007)
(4) Aujourd'hui, les Garifuna vivent au Belize, au Honduras, au Guatemala, au Nicaragua et aux États-Unis.













