10 juin 2011

Les enfants noirs américains consomment plus les médias que les autres

À Washington -

Comme si les parents noirs n'avaient pas déjà assez de soucis, une nouvelle étude constate que dans certaines régions, les enfants noirs consomment davantage les médias que dans n’importe quel autre groupe racial.

mediaDes enfants regardent la télévision dans une chambre d'hôtel à Grand Prairie, Texas le 2 Juillet 2009. (Crédit photo: Reuters / Jessica Rinaldi)

Une nouvelle étude compilée par l'Université Northwestern a été publiée le 8 juin, portant sur les enfants qui consomment plusieurs types de médias. Les chercheurs affirment que l'étude, intitulée "Children, Media and Race: Media Use Among White, Black, Hispanic and Asian American Children" est la première au niveau national spécifiquement relative à la consommation des médias en fonction de la race et de l'ethnie.

Les résultats montrent que les jeunes noirs et les jeunes hispaniques consomment plus de trois heures de télévision quotidienne. Les Blancs et les Asiatiques consomment plus de deux heures. Les technologies telles que les DVD, TiVo, et le visionnage mobile et en ligne font passer la consommation de télévision à 5 heures et 54 minutes pour les enfants noirs, à 5 heures et 21 minutes pour les Hispaniques, à 4 heures et 41 minutes pour les Asiatiques, et à 3 heures et 36 minutes pour les Blancs.

Dans une journée typique pour un enfant entre 8 et 18 ans, les noirs consomment 1 heure et 28 minutes de médias sur les téléphones cellulaires contre à 1 heure et 11 minutes pour les Asiatiques, 1 heure et 4 minutes pour les Hispaniques et 26 minutes pour les Blancs.

Dans plusieurs parties de l'étude, les enfants hispaniques venaient après les enfants noirs en ce qui concerne la consommation des médias. Les chercheurs indiquent que les jeunes noirs et les jeunes latinos consomment les médias en moyenne quatre heures de plus chaque jour que les enfants blancs, particulièrement la télévision, la musique, et les jeux vidéo. De plus, les différences dans la consommation des médias selon la race ont considérablement augmenté au cours des dix dernières années.

Deux auteurs ont écrit cette étude : Ellen Wartella, professeure de Northwestern et Lauri Alexis, étudiante post-doctorale à la Northwestern. Wartella est co-auteure de plusieurs études qui documentent l’usage des médias électroniques chez les enfants et les tout petits.

Les données sur la race sont tirées de l’étude réalisée en 2010 auprès de 2000 enfants, intitulée "Kaiser Family Foundation Generation M2" sur l'usage des médias chez les enfants de 8 à 18 ans, ont été analysé, de même que l' étude "Media Family" menée auprès d e 2000 autres enfants de la naissance à l’âge de 6 ans en 2006.

L'étude sera présentée aujourd'hui (mercredi) à la Pew Charitable Trusts Conférence Center à Washington, DC

L'Associated Press a contribué à ce reportage.

Traduit de l'Anglais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com

 

http://www.blackvoicenews.com/bvn-now/the-tech-report/46287-study-shows-black-children-consuming-more-media-mobile-technology-contributes.html

 

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20 juin 2010

Nous sommes afros. Trois pays. Une histoire. De nombreuses visions

afroUn groupe de 16 journalistes de l’Équateur, du Panama, et de Colombie avons été sélectionnés par la Fondation de Nouveau Journalisme Ibéroaméricain (Fundación de Nuevo Periodismo Iberomericano – FNPI) pour un voyage à Cartagena de Indias pour réaliser un travail journalistique multimédia sur la population afrodescendante et faire connaitre la réalité des communautés noires dans différentes villes de ces trois pays Un phénomène intéressant se produit lorsqu’on entend le mot “negro” ou “moreno”.

La majorité des gens relient ces mots aux stéréotypes négatifs, ils pensent à des personnes qui vivent en marge de la société ou se consacrent à jouer au football. Mais saviez-vous qu’en Amérique Latine, on estime à 150 millions le nombre d’afrodescendants. Les histoires qu’il y a derrière le peuple afro sont uniques. L’atelier de journalisme digital qui s’est réalisé à Cartagena, un des ports esclavagistes les plus importants d’Amérique pendant la période coloniale, a constitué une occasion pour un groupe de journalistes de faire entendre la voix des communautés noires et celles-ci ont pu démontrer la valeur de leurs coutumes, de leurs traditions, de leurs histoires et de leurs expressions culturelles, c’est-à-dire, d’apporter un petit grain de sable pour mettre fin à l’invisibilité dont ils souffrent depuis des siècles.

L’équipe sélectionnée a commencé ses journées par une étape virtuelle au cours de laquelle ils ont réalisé de travaux de reportage sur chaque pays, avec différents acteurs des communautés noires de l’Équateur, du Panama et de la Colombie qui luttent de manière anonyme pour la construction de leurs nations et pour l’inclusion dans leurs communautés. Les participants aux ateliers ont voyagé à Cartagena où les travaux ont été organisés pendant 10 jours. Sous la direction des professeurs Steffen Leidel de la DW-AKADEMIE (radio nationale allemande) et Martha Ruiz, éditrice du magazine colombien Semana; l’équipe a affiné ses histoires et a fait des reportages à Cartagena. On constate que là-bas, les communautés noires luttent pour maintenir leurs racines en vigueur, qu’il existe un équilibre entre les pratiques culturelles afros et latines, mais le plus important est que l’on retrouve de nombreuses coïncidences avec les histoires et les processus qui se développent dans chacun de nos pays.

Le résultat de ce travail journalistique sans précédents dans la région a permis d’identifier que malgré les difficultés et les conditionnements, nos pays prennent enfin conscience de la présence des afrodescendants et leur précieuse contribution à la construction de notre identité. Nous vous invitons à visiter le lien http://www.somosafro.com pour prendre connaissance de cette vision de nos communautés afros. L’histoire des afros de Cuenca dans le multimédia.

Une exposition afro des expressions gastronomiques, artisanale, artistique, picturale et littéraire, peut être appréciée au restaurant El Encocao et les Menestras du noir Jo, situés dans la ville de Cuenca. Boris Bennet et Yomaira Bolaños sont des jeunes afroéquatoriens, étudiants en psychologie clinique et de parents originaires d’Esmeraldas, et qui sont nés à Cuenca. À travers la nourriture, l’art, la musique, et la littérature, la famille Bennet, dont font partie sa mère et sa sœur et dont Boris est le chef, cherche à renforcer la culture noire dans une ville où elle reste invisible.

Du matin au soir, les habitants de Cuenca peuvent admirer et profiter de la richesse afrodescendante qui contribue au développement d’une ville, reconnue comme patrimoine historique de l’humanité et avec un héritage espagnol et indigène forts. Avec Boris et Yomaira, on a fait voyage à travers l’histoire des afrodescendants à Cuenca. Les familles Bennet et Bolaños, avec leur restaurants, rendent hommage aux valeurs culturelles et raciales, qui en plus d’être, sont fondamentalement équatoriens.

Traduit de l’espagnol par Guy Everard Mbarga  http://guyzoducamer.afrikblog.com

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06 avril 2010

Le noir afrobrésilien dans la publicité

Par Ana Claudia Mielki

Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/


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Malgré l’augmentation constatée entre les années 1985 et 2005, les annonces publicitaires continuent de représenter le noir sur la base de stéréotypes indignes, a conclu le chercheur  Carlos Martins, dans sa dissertation de maitrise défendue à l’École des Communications et des Arts (Escola de Comunicações e Artes).

Si l’on pense que les noirs composent la majorité de la population brésilienne, dont ils constituent près de 50% du total comme l’indique l’Institut Brésilien de Géographie et de Statistique (IBGE -PNAD/2007*), on pourrait conclure que les annonces publicitaires véhiculées dans les médias – électroniques ou la presse – devraient désormais se consacrer à représenter le noir comme citoyen (dans les extraits publics ou d’ordre social), ou comme consommateur (dans les extraits commerciaux). Ce n’est pas exactement ce qui se produit.


La conclusion provient de la recherche de maitrise Racisme Annoncée : le noir et la publicité au Brésil (1985-2005) (Racismo Anunciado: o negro e a publicidade no Brasil (1985-2005), défendue à l’École de Communication et des Arts – ECA de l’Université de São Paulo (USP) par le chercheur Carlos Augusto de Miranda e Martins.

Il quantifie et interprète 1158 annonces publicitaires publiées en 60 exemplaires de la revue Veja dans un intervalle de 20 ans, comptées de cinq en cinq (1985, 1990, 1995, 2000 et 2005).

Sur les 1158 annonces, seules 86 présentaient le noir, soit  7% du total. La recherche a identifié qu’il y a eu une augmentation de 10% du nombre d’annonces publicitaires dans lesquelles le noir apparait. Le pourcentage qui était de 3% en 1985 a atteint 13% en 2005.

Malgré cette croissance, Carlos Martins considère qu’il s’agit d’ “un changement très timide sur 20 ans, principalement quand on pense que ces 20 années ont été marquées par un fort activisme du mouvement noir”, affirme-t-il.

En plus de cela, sur la base de enquêtes de marchés réalisées sur la période, comme l’enquête Qual é o pente que te penteia: o perfil do consumidor negro no Brasil ( Quel peigne te peigne : le profil du consommateur noir au Brésil) , réalisée par Grottera en 1995, la dissertation discute du fait que l’augmentation du nombre de noirs dans la publicité a été beaucoup plus le fruit d’une perception du noir seulement comme consommateur, qu’un changement réel dans la société permettant la parité entre blancs et noirs dans les produits médiatiques.

Pour le docteur en Anthropologie, Kabengele Munanga, qui faisait partie du jury, l’enquête empirique réalisée à l’ECA montre, à l'appui de statistiques, une donnée concrète : “ si d’une part, quantitativement il y a eu un certain changement, parce qu'on a découvert que le noir est aussi consommateur, d’autre part, cela confirme – la publicité étant un microcosme de la société  – que le noir reste subalterne dans la société brésilienne”, affirme-t-il.

Un autre constat fait par l’enquête fait référence au positionnement du noir dans les annonces publicitaires. Sur les 1.158 annonces trouvées, on a dénombré 3186 personnages, mais sur ces derniers, seuls 156 étaient noirs (5%).

Il y a une tendance qui se maintient consistant à placer le noir au second plan ou à l’éloigner du centre des annonces”, indique Carlos Martins.

Concernant les 86 annonces analysées (dans lesquelles des noirs apparaissent), seulement sur 33 d’entre elles un noir apparait seul, sans partager la scène avec des blancs.

Stéréotypes

La permanence du stéréotype a également pu être vérifiée dans l'étude.

La représentation du noir athlète, musicien, homme à tout faire, nécessiteux, de la mulâtre et de l'africain primitif se répètent dans  53 des 86 annonces analysées, soit 62%. La docteure en Sciences de la Communication Solange Couceiro de Lima, qui a dirigé le travail croit qu'il y a eu une augmentation de l'exposition de l'image du noir dans les médias, mais elle relève  la manière” dont cette image est construite.

Certains médias affirment que le Brésil est un pays qui ne sépare pas les races, et c’est une affirmation qui est défendue non seulement par les médias, mais par les intellectuels blancs, scientifiques sociaux etc. Et le nombre plus élevé d’acteurs et d’actrices noirs, de publicité avec des noirs semble corroborer cette affirmation. Les gens doivent prendre un temps d’arrêt pour réfléchir sur la  véracité de cette affirmation, à savoir si cela aide vraiment sur la voie d’une égalité, d’une parité dans les relations raciales ou si nous représentons de nouveau cela à partir d’un mythe, d’un nouveau mythe”, s’interroge-t-elle.

Carlos Martins, qui est historien de formation, relie les stéréotypes du noir dans la publicité à un passé historique de normalisation de l’identité blanche.

Avec l’arrivée des théories racialistes au Brésil, surtout à partir e 1850 “les images qui se sont formées à partir d’alors  allaient finir par laisser toutes les caractéristiques positives pour la population blanche et par attribuer les caractéristiques négatives aux autres groupes, principalement aux noirs. Il devient alors normal, naturel que le blanc soit bon et que le noir soit mauvais”, explique-t-elle.


La référence Historique est une des caractéristiques qui donne au travail un aspect original, croit la docteure en Sciences des communications, Rosana Soares, qui faisait partie du jury. “Elle soutient comme hypothèse de travail la permanence de certains patrons qui remontent au 19ème siècle  et qui s’étendent jusqu’au 20ème siècle, malgré des variations ”, en faisant référence aux nomenclatures et catégories de stéréotypes montrées dans la recherche.

Elle fait remarquer au lecteur cette permanence d’un discours. Et nous pouvons penser ici aux formations discursives de Foucault. Comme s’il y avait là un blocage, quelque chose qui ne cède pas, qui reste la même façon de percevoir le noir, de penser le noir dans la société brésilienne”, complète-t-elle.

L’enquête a également montré que, malgré le fait que le nombre d’annonces stéréotypantes  a diminué avec les années, de 75% en 1985 à 43% en 2005, cela n’a pas signifié nécessairement que les annonces “non stéréotypantes” contiennent des noirs ayant des rôles de prestige social. Pour Carlos Martins, il y a une tendance à une espèce de neutralisation de la figura du noir.

Dans le contexte social brésilien dans lequel le noir est si dénigré,  l’image neutre ne fait pas le travail inverse,  elle n’a pas cette capacité de valoriser le noir, elle finit par rester neutre. Et à partir de la théorie de l’imposition du silence, entre ce qui est dit et ce qui n’est pas dit, le neutre finit par tendre vers le négatif ”, conclue-t-elle.

* Pourcentage se référant à la somme des 6,8% qui se déclarent noirs et 43,8% qui se déclarent métisses.

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25 mars 2010

Les Afrobrésiliens encore discriminés à la télévision en plein 21ème siècle

Par: RENATA FIORE

BRASIL

SÃO PAULO – Faire partie de l’histoire de la télévision brésilienne qui en 2010 fête ses 60 ans, n’est pas chose facile. De nombreuses personnes acceptent le défi de prendre part aux reality shows, d’autres utilisent différents artifices pour apparaitre dans les nouvelles et rester présent dans les médias. Mais il y a ceux là qui ont réellement du talent et affrontent de longues files pour des castings qui durent toute la journée pour une petite place dans un feuilleton. Tout acteur passe par ce type de situation.

Mais les noirs doivent encore malheureusement faire face à un autre obstacle. Invisible et très souvent dissimulé : le préjugé.

Dimanche 21 mars a été commémoré la Journée Mondiale Contre la Discrimination Raciale, et malgré tous les moyens qui existent pour se faire voir sur le petit écran, pour les noirs, les portes ne sont pas totalement ouvertes.

D’ailleurs, selon l’Institut Brésilien de la Géographie et de la Statistique (Istituto Brasileiro de Geografia e Estática - IBGE), un peu plus de 50% de la population brésilienne est noire. Et en plein 2010, 122 ans après la Loi Áurea, dans un pays plein de mélanges raciaux, il existe encore un certain préjugé.

"Malheureusement, nous n’avons pas atteint le niveau idéal d’humanisation de la société. C’est également le cas lorsqu’on parle des médias. Le pire de tout cela est que la conscience humaniste reste un défi. Cela signifie juger les êtres humains sur la seule base d’une race, la race humaine, sans qu’importe sa couleur, son ethnie ou son mode de vie", affirme le sociologue Cristiano Bassa.

Que le préjugé existe, tout le monde le sait. Et dans le monde des célébrités? Selon José Armando Vanucci, critique de télévision, peu à peu, la télévision commence à briser certains conventionnalismes et à se rapprocher de la réalité du Pays. Cela est si vrai que l’on peut voir actuellement deux acteurs descendants de noirs dans des novelas. Camila Pitanga, dans "Cama de Gato", et Taís Araújo, dans "Viver a Vida".

Mais, comme tout ce qui est bon, il y a des limites, comme le rappelle Vanucci : "Malheureusement, il est encore nécessaire de valoriser la présence de deux noires dans des rôles majeurs. L’idéal serait de considérer le travail et non la race, car, peu importe la couleur de la peau d’un personnage. Helena et Rose sont des femmes fortes, dont les histoires peuvent être vécues par des blanches, des orientales, des noires ou des autochtones".

Source: msn

Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

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31 mars 2009

Un jeu vidéo pour pratiquer la Capoeira afrobrésilienne sur Ordi



(04/03/2009 - 10:45) 

Un Jeu pour ordinateur recrée la lutte des noirs contre l’esclavage

Après six années de recherche et de dévouement, une entreprise 100% brésilienne a réussi à transformer un des symboles les plus importants de la culture brésilienne en jeu électronique.
"Capoeira Legends: Path to freedom" (Les légendes de la  Capoeira: la route de la Liberté) est le premier d’une série de trois chapitres développés par l’entreprise carioca de production de jeux DonSoft.
Tout en diffusant la culture nationale, le jeu Capoeira Legends qui vient d’être lancé recrée les mouvements et les coups de l’art de la capoeira en utilisant un décor basé sur la végétation et la géographie typiques de la forêt atlantique de la Serra de Petrópolis (Serra da Estrela), dans le Rio de Janeiro du 19ème siècle. De profondes enquêtes ont été réalisées pendant deux années pour recréer parfaitement tous les mouvements comme le martelo (Coup de marteau), la queixada, le au et la ginga (jeu de jambes).

André Cariús, président fondateur de  DonSoft, explique que tous les coups devaient être approuvés par Maître Vuê, fondateur de l’École de  Capoeira Água de Beber, qui a servi de consultant dans le cadre du projet du jeu.
Le personnage principal est Gunga Za, un noir choisi par Maître Vuê dans l’histoire pour protéger le Mocambo da Estrela. Maître Vuê apparait également dans l’histoire. Compte tenu de sa grande contribution et du fait que le personnage Gunga Za de l’histoire originale ressemble tant à Vuê du point de vue des idéaux et de la philosophie, de l’honnêteté et du dévouement, les producteurs ont décidé de rendre hommage au Maître en créant un personnage homonyme.

Autre fait intéressant : la trame sonore est totalement originale, enregistrée au cours de sessions de  Capoeira et agrémentée de sons de la région de la Serra da Estrela, incluant les cascades d’eau et les chants d’oiseaux.

Le président de DonSoft raconte que pour produire le jeu, une vaste et profonde enquête sur la Capoeira et l’histoire du Brésil a été nécessaire. "La ligne directrice suit des faits historiques du Brésil esclavagiste et de la présence de la capoeira dans ce contexte. Moi, en tant qu’auteur de l’histoire, du jeu et de l’univers de Capoeira Legends, j’ai cherché des références dans les indications de Jorge (directeur Culturel et Scientifique de Donsoft), particulièrement dans les livres de l’auteur  Carlos Eugênio Líbano Soares, précisément les livres  ´A Capoeira escrava´ et ´A negrada instituição - os capoeiras no Rio de Janeiro´. En plus de cela, l’orientation du  Maître Vuê fut présente tout au long de la création, même de l’histoire. Le livre ´O Herói de mil faces´, de Joseph Campbell nous a également aidés à construire de manière encore plus riche le contexte des personnages présentés ", explique-t-il.

Totalement brésilien

Même s’il est produit au niveau national,  le jeu n’a rien à envier aux productions internationales avec ses  graphiques et des sons qui dépassent de nombreuses autres productions pour jeux vidéo de pointe.
En ce qui concerne la langue brésilienne, Cariús explique le fait que le jeu et son titre soient en Anglais comme suit : "Il est important de souligner que nous vendons le jeux dans les deux langues, le Portugais et l’Anglais. Le nom Capoeira Legends a été choisi pour que nous puissions montrer au monde la culture nationale, par le biais d’un produit de portée internationale. Le jeu est disponible dans les deux langues,  mais nous avons conservé un titre en Anglais dans les deux cas pour augmenter l’attractivité internationale et unifier le nom du jeu au niveau mondial. Notre objectif est la divulgation de nos racines sur toute la planète,  et pas seulement au Brésil".

Cariús rappelle encore que  "le nom des coups, les phrases du Maître Mestre Vuê, les musiques et tous les contextes plus culturels ont été conservés en Portugais, même dans le jeu en Anglais". Et pour rendre encore plus brésilien le divertissement, l’Énergie de Vie de Gunga Za est appelée Axé et la Magie du personnage est Mandingue. André considère la Capoeira comme un sport, un art, une lutte, une danse et une philosophie "selon moi, la Capoeira traduit en elle-même l’essence du Brésil. Et c’est exactement à ce moment, aux alentours de 2003, que j’ai eu la certitude que la Capoeira était la thématique que j’avais cherché ma vie entière pour construire un univers de jeux avec lequel je compte encore travailler pour beaucoup de jeux". 

Les chapitres 2 et 3 seront lancés respectivement en juin et en novembre 2009. Il  y aura quelques nouveautés dans les prochains chapitres que les joueurs aimeront assez, mais, le profil technologique et graphique sera assez semblable. Les surprises apparaitront au niveau de l’histoire, dans les décors différents et dans les nouveaux défis que Gunga Za devra affronter. André affirme que dans les prochains chapitres, de nombreux autres décors typiquement brésiliens, particulièrement du Rio de Janeiro, seront fidèlement  dépeints dans le jeu.

Donsoft et ka culture brésilienne

La Donsoft Entertainment est une entreprise brésilienne de développement, de design et de publication de jeux. Indépendante depuis sa fondation en 2001, elle a pour mission de produire des jeux de haut niveau de qualité graphique et technologique sur des thèmes reliés à la culture et au folklore brésilien et qui transmettent des messages positifs à un public de tout âge.

Fan de jeux et d’histoires comme la Guerre des Étoiles et le Seigneur des Anneaux, le fondateur de l’entreprise  André Cariús avait depuis trouvé sa vocation professionnelle. Dès l’âge de 13 ans, il décida de consacrer sa vie à la création de jeux et  qu’il voulait créer un univers aussi riche que ceux cités plus haut. Il raconte: "après de nombreuses années d’apprentissage, de mûrissement, de travail, d’orientation, et beaucoup de recherche, j’ai trouvé en la  Capoeira un thème complet et suffisant pour qu’un univers de fiction avec de bonnes bases puisse être créé".

Le projet Capoeira Legends a débuté en 2003. Le temps effectif de développement du produit qui est en vente  a été d’une année et demie, mais, les six années incluent une profonde recherche sur la Capoeira, la recherche et le développement d’outils technologiques, d’outils de  modélisation et d’animation; en plus de divers essais sans résultat satisfaisant avec les diverses technologies que nous évaluons pour développer le jeu.

André explique que le projet est le premier produit de l’entreprise sur le marché des jeux.  Même s’ils sont déjà présents sur le marché depuis longtemps, ils ont choisi de créer un produit sur le long terme, et tant qu'il n'était pas prêt, leur survie économique dépendait d'autres projets. "La Donsoft a choisi de se  focaliser sur un produit de convergence qui constitue notre élément de différenciation et c’est exactement dans cette ligne que nous allons rester. La culture et le folklore brésiliens font partie de notre mission en tant qu’entreprise. Il serait plus simple de faire un jeu sur les sujets traditionnels, mais, nous cherchons à faire ce que nous considérons important pour le pays et pour sa place sur le marché international des jeux".
"Il est important de souligner que même s’il est possible que nous travaillions sur d’autres produits liés à une la thématique nationale dans le futur, notre point focal est et restera grandement et pour de longues années la série de jeux Capoeira Legends, et pour ce qui dépend de moi, en tant que président de l’entreprise, ce sera un produit que nous continuerons à développer pour tous les jeux vidéos dans le futur et pour le reste de  l’histoire de l’entreprise-  qui nous espérons durera jusqu’à la fin de nos vies".

Curiosité: toute l’équipe se consacre à la pratique de la capoeira. 

Plans pour le futur

La Donsoft envisage pour les prochaines années de publier la Capoeira Legends sur d’autres plateformes, comme les jeux vidéo Wii, PS3, Xbox360, Nintendo DS, PSP etc. Mais le point focal de l’entreprise c'est le développement des deuxième et troisième chapitres dont les lancements sont prévus toujours cette année.
En 2010, explique le président de la DonSoft, "nous sommes grandement intéressés à publier Capoeira Legends en totalité pour une quelconque console, ou peut-être un autre jeu de la série. Nous allons même chercher à discuter avec Tec-Toy en ce  qui concerne la Zeebo, quand le moment sera venu".

Maîte Vuê dans l’histoire

Mestre Vuê é um dos principais personagens do jogo

Maître Vuê est l'un des principaux personnages du jeu

André Cariús, explique comment maître  Vuê est apparu dans sa vie.
Quand nous avons lancé le projet, nous avons commencé par chercher un bon consultant sur la Capoeira. Nous sommes allés à Bahia et dans d’autres  localités ayant une tradition dans la Capoeira et nous avons vu qu’il y avait beaucoup de travaux de qualité dans l’ensemble du Brésil.

L’identification avec le Maître Vuê s’est produite lorsque nous nous sommes aperçu que dans tout le Brésil, il y a des grands maîtres dans divers domaines: certains sont très techniques, quelques-uns jouent bien les instruments, certains mettent beaucoup l’accent sur la Capoeira de Angola, d’autres font des instruments de grande qualité, d’autres sont très fidèles aux traditions de Maître Bimba et de la Capoeira Régionale, d’autres développent un travail en mettant l’accent sur la discipline, d’autres connaissent très bien l’histoire de la  Capoeira... Mais le maitre  Vuê particulièrement réunissait absolument toutes ses qualités et la Capoeira est toute sa vie.

La Capoeira est présente  dans tout ce qu’il fait, dans chacun de ses pas, dans l’air qu’il respire.
Et c’est exactement ce dont nous avions besoin. Ce n’est pas qu’il n  a pas d’autres maîtres ayant le même profil, nous sommes certains qu’il y en a, mais en plus de ses qualités, son humilité et la façon dont Maître Vuê nous a reçu ont constitué une différence fondamentale
.

Depuis le départ, il répète une seule phrase qui reflète à 100% la manière dont nous avons travaillé depuis le début : "Je suis ici pour faire évoluer les choses. Je ne combat pas la Capoeira, je me bats pour la Capoeira".

Maître Vuê ne nous a pas seulement aidé pour  toute la consultation historique, mais aussi pour les musiques du jeu, dans les mouvements des personnages et il m’a toujours fait totalement confiance sans même jamais demander ce qu’il en était de sa participation dans les bénéfices du jeu, un sujet que nous traitons naturellement en ce moment, et c’est nous qui y tenons, puisque pour lui ce qui importe c’est de faire avancer la Capoeira et non de gagner de l’argent.

Tout ce qu’il cherchait et continue de rechercher c’est de montrer un travail de Capoeira de qualité au monde, que ce soit dans les cours ou maintenant à travers le jeu auquel il participe.

·                         Cliquez ici pour accéder à la vidéo de Capoeira Legends: Path to freedom. 

·                         Cliquez ici pour accéder au trailler de Capoeira Legends: Path to freedom. 

·                         Pour plus d'informations sur Maître Vuê et son École de Capoeira Água de Beber, visitez le site: www.aguadebeber.com.br.

·                         Pour connaitre l'historique de Capoeira Legends, visitez: http://capoeiralegends.com.br

Traduit du Potugais par Guy Everard Mbarga

Equipe interna da Donsoft Entertainment, que está instalada no Rio

L'équipe interne de Donsoft Entertainment, installée dans le Rio

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