24 décembre 2011

Jeunes afrodesdecendants d’Amérique Latine et la quadruple discrimination

 

Une discrimination ethnique, de classe, de génération et sexuelle selon une étude.

 

"La jeunesse afrodescendante est l’un des groupes les plus touchés par les processus structurels d’exclusion, d'inégalité et de pauvreté", indique une étude du Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP) et la Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes (CEPAL).

thais_y_nahuel_2Le document intitulé “Juventud afrodescendiente en América Latina: realidades diversas y derechos (in)cumplidos”, présenté dans le cadre de la Rencontre Ibéro-américaine de l'Année Internationale de l’Afrodescendance (afro XXI), qui s'est tenue dans la ville brésilienne de Salvador de Bahia du 16 au 19 novembre dernier , confirme ce qui a été systématiquement dénoncé, à savoir que les jeunes afrodescendants vivent une triple  exclusion : du fait de leur appartenance ethnique, parce qu'ils sont pauvres et à cause de leur âge. Et si ce sont des femmes, elles sont alors confrontées à une quatrième exclusion : celle liée à leur sexe.

 "La jeunesse afrodescendante est actuellement au centre de diverses tensions et dans ce cadre, ils ont de nombreuses demandes qui, en résumé, sont les suivantes: par rapport au reste de  la société, ils exigent une plus grande inclusion, le plein accès au développement et l'exercice de leurs droits, tandis que, par rapport au monde des adultes, les jeunes exigent de plus grands espaces de participation et de décision", indique le rapport.

Les immenses inégalités qui caractérisent l'Amérique Latine -  en fait, la région la plus inégalitaire au monde- se reflète notamment sur la population noire. Le fossé entre les jeunes afrodescendants et les autres jeunes se voient  dans le manque d'accès pour les premiers à une  éducation de qualité, à des emplois décents, à des logements et à des biens et des services de l'État, entre autres.

Les pays d'Amérique Latine ayant les plus importantes populations de jeunes afrodescendants  -  plus de 24 millions selon la CEPAL – sont le Brésil, la Colombie, le Costa Rica, l’Équateur, El Salvador, le Guatemala, le Honduras, le Nicaragua, le Panama, le Pérou et l’Uruguay. Dans ces pays, il existe un "racisme notoire" qui se vérifie dans les attitudes discriminatoires et les agressions verbales en pleine rue.

"La discrimination se fait sentir dès l'enfance, très souvent les gens ne réalisent pas qu’ils nous traitent différemment, ils attendent moins de nous, et nous regardent avec méfiance. Cette discrimination fait qu’il soit nécessaire pour nous de renforcer notre estime de soi pour la dépasser et apprendre à nous valoriser en tant qu’afrodescendants", explique Daniel , 24 ans et qui a été cité par l'étude. "Je suis sûr que la couleur de ma peau ne me rend pas inférieur, mais face à la discrimination, nous avons besoin du soutien de nos familles et de notre société. Il faut également former les éducateurs à n’accepter aucune forme de discrimination. "

Si la situation des afrodescendants a gagné en visibilité au cours des dernières années, grâce à une augmentation des organisations et des mouvements afrodescendants qui défendent leurs droits et à la création d'institutions gouvernementales chargées des questions relatives aux peuples afrodescendants, cela n’a pas été suffisant.

Le rapport exhorte à renforcer et à investir dans des politiques affirmatives en faveur des jeunes afrodescendants  dans un cadre de droits, comme moyen de surmonter les inégalités, la discrimination et l'exclusion. –Latinamerica

 Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com

http://www.noticiasaliadas.org/articles.asp?art=6532

 

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21 novembre 2011

Les jeunes afrobrésiliens assument davantage leur culture noire

Repórter da Agência Brasil

Brasília – L’expression  “fierté d’être noir ” a été aboli du vocabulaire de nombreuses personnes par peur du préjugé. Avec le temps, cependant, le réveil culturel a conduit les noirs à assumer la  “négritude” dans la façon d’être. De plus en plus répandue chez les jeunes brésiliens, la culture afro est présente dans le visuel, dans les choix musicaux, dans les études et dans la religion.

br_sil2Sous l’influence de sa mère, le livreur Calleb Augusto do Nascimento, 22 ans, a commencé à s’engager dans le mouvement noir il y a quatre ans. La connaissance du monde afro a conduit le jeune homme à changer son style et à assumer ses préférences musicales, ici le reggae. “J’ai fait des rastas [coiffure caractéristique des amateurs de reggae] pour me différencier, j’ai voulu montrer mon style. Si on cherche,  80% des hommes noirs ont les cheveux coupés. Je suis le seul parmi mes amis [à avoir ce visuel]”. Pour lui, le noir réussi à conquérir son espace, car il est plus  “désinhibé pour cela”.

De plus en plus, les jeunes s’identifient à la culture noire. Ce sont les données du Recensement 2010, divulguées par l’Institut Brésilien de Géographie et de la Statistique qui le démontrent, en indiquant que les jeunes brésiliens de 15 à 24 ans se déclarent davantage noirs ou métisses que les adultes. Sur les 34 millions de jeunes dans cette tranche d’âge, 18,5 millions se déclarent noirs et métisses. Chez les adultes,  54 millions des 107 millions de cette tranche  (25 à 59 ans) se disent noirs ou métisses.

 Selon le sociologue et professeur du Decanato de Extensão Universitária de l’Université de Brasília (UnB) Ivair Augusto Alves dos Santos, le mouvement de sauvegarde de la culture noire a débuté dans les années 50. “En 1970, le changement fut physique, c’est-à-dire dans l’apparence, avec le mouvement Black Power. Dans les années 2000, le changement est politique et comprend le débat sur les actions affirmatives.” 

Santos attribue ce mouvement impulsé par la jeunesse aux transformations technologiques, comme les jeunes noirs d’aujourd’hui ont davantage de possibilités. “Si on compare les possibilités, on voit qu’elles sont plus importantes. Vous avez des groupes de musique qui réussissent à toucher de grandes masses, il y a également plus d’informations.” 

br_silLa coiffeuse Rosemeire de Oliveira,  32 ans,  note un changement de mentalité dans le pays, en rappelant qu’avant, personne ne parlait de  “ce qu’est être noir”. Elle travaille dans un salon afro de Brasília depuis 12 ans. La majorité de ses clientes, selon elle sont des jeunes. “Il y a une époque où le fait d’être noir était une mode. Maintenant, les noirs assument et apprennent réellement à plus s’aimer.” 

La tresse sur le cheveu naturel est la coiffure la plus populaire dans le salon de Rosemeire, même s’il y a également une demande pour le défrisage. “Il y a des gens qui défrisent leurs cheveux parce qu’ils aiment cela, mais il y en a d’autres qui le font parce que leur emploi le leur impose ou pour se sentir plus égales par rapport aux autres personnes. Elles n’ont pas encore assumé ce côté là”, indique la coiffeuse.

  Cliente de Rosemeire depuis qu’elle est toute petite, l’élève Brenda Araújo Soares Alexandrino de Souza, 14 ans,  porte des tresses sur sa tête depuis qu’elle a 3 ans. “J’avais un gros volume de cheveux et ma mère faisait des tresses. Mes amies aiment cela, elles admirent et pensent à en faire elles aussi.

 L’adolescente qui fête son anniversaire ce jour (le 20), Journée de la Conscience Noire, pense que les gens s’identifient plus à la culture. “Avant, ils n’avaient pas le courage de se montrer à cause des préjugés. Moi je n’ai pas peur de cela.”

 br_sil1Le percussionniste bahianais Ubiratã Jesus do Nascimento, âgé de 40 ans, et connu sous le nom de Biradjham, a grandi entouré de la culture noire. Cela fait 25 ans qu’il travaille dans la musique et il a déjà joué avec des groupes  célèbres de Bahia.

 Adepte du candomblé, Biradjham affirme que les noirs ont plus de liberté actuellement. "Le mouvement est plus fort. Le changement culturel a pris beaucoup de temps, mais il a plus de force aujourd’hui".
 

Edition: Nádia Franco

Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com

http://agenciabrasil.ebc.com.br/noticia/2011-11-20/cultura-negra-e-cada-vez-mais-presente-no-visual-e-nas-musicas-preferidas-pelos-jovens

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10 octobre 2011

Les jeunes Afrodescendants exigent des politiques publiques pour leur développement

Par Agencia EFE

San José,(EFE).- Le Premier Sommet Mondial de la Jeunesse Afrodescendante (Cumbre Mundial de Juventud Afrodescendiente) a pris fin le au Costa Rica vendredi dernier par un appel lancé aux gouvernements pour qu'ils formulent des politiques publiques visant le déveoppement de cette population et l'éradication du raicisme.

joveDans la déclaration final, le sommet a exigé des États "de fournir des ressources techniques-financières pour l'implémentation effective de politiques publiques et d'actions affirmatives qui contriubueront au développement intégral et identitaire des jeunes afrodescendants ".

Au cours de l'événement qui a débuté mercredi dernier et dans le cadre de l'Année Internationale des Afrodescendants ont pris part près de 150 jeunes militants de quelques 40 pays d'Amérique, de la caraibe, de l'Europe et de l'Afrique.

La déclaration a également exhorté "les gouvernements, la communauté internationale et le mouvement afrodescendant à concevoir et à implémenter des stratégies adéquates aux besoins et aux demandes des jeunes afrodescenantews dans tous les agendas et espaces de revendication de leurs droits ".

Elle a également condamné "l'état de vulnérabilité que subissent les jeunes afrodescendants, produit par le racisme historique, l,exclusion, la discrimination raciale et les inégalités structurelles et institutionnalisées ".

jov2Les jeunes ont affirmé que la discrimination s'est traduite par "l'absence d'un projet de vie digne, de développement et de sécurité humaine ", ce qui s'est transformé en un "quotidien de violence et de violations silencieuses et systématiques des droits humains".

Le sommet auquel ont pris part en majorité des leaders d'organisations non gouvernementales était organisé autour de tables rondes, de conférences magistrales et de débats tournamt autour de thématiques liées aux droits humains des afrodescendants.

L'organisation de la rencontre mondiale a reçu le soutien du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Droits Humains, le Fonds des Nations Unies pour la Population, le Programme des Nations Unies pour le Développement, le Gouvernement du Costa Rica et les entreprises privées

En août dernier s'est tenu au Honduras le Ier Sommet Mondial des Afrodescendants (I Cumbre Mundial de Afrodescendientes) auquel ont pris part plus de 800 délégués de 30 pays et il avait pris fin avec la demande d'un Forum Permanent aux Nations Unies, l'Organisation des États Africains et l'Union Européenne.

 

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com

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26 juillet 2011

Noelia Ojeda: “Le problème ne vient pas du noir, il vient du blanc qui a un préjugé”

 

Noelia Ojeda est membre de l’organisation Mizanga, un groupe de jeunes femmes afrodescendantes qui travaillent en faveur des exclus de cette société, entre autres les Noirs et ceux qui souffrent d’un handicap. Noelia est diplômée de l’Université de la République d’où elle a obtenu le titre de Licencié en Sciences Politiques, des études qu’elle a mené en faisant face aux conséquences d’un racisme se manifestant particulièrement dans les établissements éducatifs, mais qui s’étend avec une subtilité  claire dans les autres secteurs de la communauté uruguayenne. L’échange que nous avons eu avec la jeune membre de Mizangas à ce sujet que l’on n’a pas l’habitude d’aborder dans les grands médias a été très intéressant.

 

noeliaOn a beaucoup entendu dire qu’en Uruguay, le racisme n’existe pas, mais il s’agit là d’une négation de la réalité. Le racisme est présent à l’école, dans les différents milieux éducatifs et professionnels. C’est pourquoi nous voulons apporter notre grain de sable pour essayer de transformer cette réalité, pour sensibiliser les gens sur ces sujets”, explique Noelia Ojeda, qui a pris part le 13 juillet dernier au cycle de débats sur la diversité et ses contributions au cours des 200 ans de la révolution artiguiste.

 

Elle reconnait cependant que des politiques ont été établies, qui ont provoqué une avancée dans la prise de conscience pour l’égalité,  mais il y a encore beaucoup à faire. Récemment à Montevideo, il y a eu ce cas horrible d’un monsieur qui a été frappé parce qu’il est afrodescendant, et sa vue est en danger. C’est ce qui me fait dire que si les choses ont effectivement avancé, il y a encore beaucoup à faire”.

 

Noelia affirme qu’il est nécessaire que “la Justice agisse, que l’on actualise les droits humaines généraux, selon toutes les perspectives. Il aussi beaucoup à faire en terme d’éducation, en ce qui concerne la santé des afrodescendants parce que nous sommes sujets à des maladies d’hypertension beaucoup plus que la population Blanche, nous sommes sujets à des maladies du cœur beaucoup plus que la population Blanche ”.

 

Il manque des politiques actives pour renverser ces situations. Mais de même, dans le monde de l’emploi. Les afros en général gagnent moins; les femmes noires pour leur part gagnent moins que les femmes blanches; on ne se préoccupe pas très souvent des droits  si les choses ont évolué dans le secteur du travail domestique, il y a un grand manque en ce qui concerne l’engagement de la partie patronale et syndicale. Mais pour cela, nous devons nous aussi apporter notre grain de sable”, précise la jeune membre de Mizangas, organisation  qui travaille par le biais d’ateliers organisés avec des institutions publiques et sociales, en tachant de renforcer fondamentalement l’identité raciale des jeunes.

 

Dans ce sens, Noelia a souligné que  très souvent, les jeunes doivent quitter leurs lieux d’étude et de travail parce qu’ils se sentent discriminés, on leur applique le racisme même dès l’école. On dirait que non, mais il y a des choses qui marquent les enfants”.

 

Il existe des problèmes structurels dans la société qui ne permettent pas que les afrodescendants atteignent certaines sphères ou certains postes de travail. Nous dénonçons tout cela pour tenter de renverser la situation”, a-t-elle ajouté au moment de préciser que “notre tache auprès des jeunes contemple cette approche, celle de se positionner, de faire valoir ses droits, de s’auto valoriser, de se respecter soi-même en partant de l’image aux autres droits”.

 

Sur son expérience à l’Université,  Noelia Ojeda indique que “jusqu’en troisième année de Faculté, j’étais la seule personne noire de ma  génération. On se demande alors, que se passe-t-il?, il n y a pas de noirs? Il y a des noirs, mais ce qu’il y a c’est qu’ils n’y accèdent pas”.

 

À partir de l’Université, des politiques  importantes peuvent être établies dans ce sens; il y a la bourse Carlos Quijano qui est une aide financière pour le troisième cycle universitaire, même si nous estimons que d’autres appuis concrets pour la population afrodescendante manquent encore”, a-t-elle ajouté.

 

Noelia soutient que la discrimination dans une salle de classe  est très subtile et au niveau du tertiaire, elle ne se manifeste presque pas. Je ne peux pas dire que je me suis sentie discriminée par les professeurs et qu’ils ont été violents envers moi, mais je peux l’affirmer en ce qui concerne certains camarades  avec lesquels ils n’ont pas voulu se retrouver, parce qu’ils ne veulent pas que quelque chose disparaisse de chez eux, car qu’ils pensent que les noirs sont des voleurs ou quelque chose comme ça. Donc, le problème ne vient pas des noirs, il vient du blanc qui a un préjugé”, affirme la Jeune de Mizangas.

 

 

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga  http://guyzoducamer.afrikblog.com 

 

 http://www.ecosregionales.net/?noticia=16805

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16 avril 2011

Rencontre des jeunes Garifunas qui demandent un soutien accru du gouvernement


 Des jeunes de diverses régions du pays se sont retrouvés dans la communauté garifuna de Corozal pour prendre part à l'assemblée générale dans le cadre du Mois du Patrimoine Africain au Honduras.

 

 garifuna

 

L'activité à laquelle a pris part le Ministre de la Culture, des Arts et des Sports, Bernard Martinez, s’est déroulée autour de différents scénarios au cours desquels les jeunes ont exposé leurs points de vue sur leur avenir et sur leur vision de la réalité nationale. Le ministre de la Culture a déclaré qu'il est temps de renforcer la jeunesse et a insisté sur le fait qu'ils faut leur offrir de meilleures chances d'améliorer leurs compétences.

 

 

 

"Nous sommes heureux de participer à un événement de cette ampleur, au cours duquel nous échangeons les points de vues avec les jeunes de tout le pays, où on voit en eux une grande envie de réussir dans différents milieux de vie", a déclaré Martinez. Ela Esma López, Présidente du Patronat de la communauté a encourager les jeunes à rester à l'école et a rappelé aux autorités de ne pas oublier de fournir des bourses à des jeunes pour que ceux qui sont pauvres aient la possibilité de préparer.

 

 

 

"En tant qu’autorités locales, nous sommes fiers de répondre présent pour soutenir l'éducation et le progrès des jeunes ", a déclaré Geovany Alfonso conseiller municipal.

 

 

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

 


 

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23 décembre 2010

Des jeunes garifuna du Honduras se retrouvent pour sauvegarder leur culture

Environ deux mille jeunes garífunas se réuniront à Guadalupe du 26 au 28 décembre

Redaction : redaccion@laprensa.hn

gariColón-Honduras

Pour analyser et sauvegarder les valeurs de la culture garifuna, plus de deux mille jeunes se rassembleront dans le village de Guadalupe, de la ville de Santa Fe, dans le département de Colon, du 26 au 28 Décembre.

"L'Espérance de Nos Ancêtres" est le nom que porte la onzième rencontre nationale, qui abordera la valeur productive de la terre, les valeurs morales dans la vie des jeunes, le leadership et la participation au sein de leur communauté, la vie sexuelle, dans les affaires et de la spiritualité des garifunas.

L'événement est organisé par la Jeunesse Garifuna ( Juventud Garífuna). Le vice-président de l'organisation, José Arnold Álvarez indique que 30 jeunes exposants Garifuna seront présents, de même que le Ministre de la Jeunesse, Marco Midence, le Ministre des Peuples Autochtones et Afrodescendants, Luis Green et d'autres personnalités du gouvernement.

Préoccupation

Le vice-président a expliqué que leur objectif est de constituer un espace de croissance humaine intégrale permettant aux participants et aux membres des différentes communautés d’être impliqués dans le développement du pays.

Les afrodescendants se retrouveront indépendamment de leur idéologie politique, sexuelle, éducative et religieuse, et il sera mis à la disposition de chacun d'eux des outils de connaissance des faits pour faire face à la vie et demander une société meilleure en terme de valeurs culturelles, morales et éthiques.

L'une des préoccupations de l'organisation est l’attitude adoptée par plusieurs jeunes dans la communauté, et qui pratiquent des cultures étrangères en délaissant les coutumes ancestrales. Alvarez signale de nombreux Garifuna délaissent la langue maternelle  et dans le même se mettent à la pratique de genre musicaux comme le reggaeton, en laissant de côté la Punta.

Traduit de l'Espagnol Par Guy Everard  Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com

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08 août 2010

Des jeunes afrocolombiens ne célèbrent pas les 200 ans d’Indépendance

afro

La recherche a duré deux ans et a traversé toutes les rues, les coins et les chemins du pays où vivent des noirs.

159 questions posées par cette population à l’État en sont ressorties. 159 questionnements, un pour chaque année passée depuis l’abolition de l’esclavage en Colombie. 159 doutes qui reflètent une population afrodescendante qui n’a aucune raison de célébrer le Bicentenaire.

Mardi 20 juillet, un rouleau de papier de

300 mètres

de long est étendu sur le Parc National de la capitale colombienne. En lettres de différentes couleurs, les questions sont exposées au sol. Alors que dans le reste de la ville et du pays, on célèbre les 200 ans d’Indépendance, 8 organisations de jeunes et d’étudiants noirs venant de l’ensemble du territoire national menaient une activité pour dire au monde qu’ils ne se sentent pas identifiés par la fête de la patrie.

Notre Congrès a aboli l’esclavage le 21 mai 1851. Il a indemnisé l’esclavagiste et n’a rien donné à l’esclave”, raconte Heberto Mosquera, de Kaffó, qui regroupe des étudiants de diverses universités.

À sa voix se joint celle de Luis Ernesto Olave, de Fundesarrollo Afro: “Le Palenque de San Basilio s’est libéré de la couronne espagnole en 1713, cela fait près de 300 ans. Là se sont refugiés beaucoup de nos ancêtres, qui fuyaient l’ignominie de l’esclavage. Nous n’avons rien à célébrer aujourd’hui, mais nous avons plutôt un grand nombre de questions à poser”.

La question numéro 60: Pourquoi n’existent-ils pas des politiques claires pour la génération d’emplois dignes pour la population afrocolombienne?

Question numéro 113: Pourquoi après 200 ans d’Indépendance et 159 années après l’abolition de légale de l’esclavage, l’État n’a construit aucune politique de réparation intégrale? Numéro 67: Pourquoi alors José Prudencio Padilla, fondateur de l’École Navale des Cadets était noir, est-il si difficile pour un afrodescendant d’accéder aux études dans cette institution?

Ils disent attendre des réponses.

Source: El Espectador

Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

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22 juin 2010

Jeunes afrocolombiens à Bogotá

bogoDe Patía, Guapi, Buenaventura, Quibdó et de l’ensemble du pays, ils arrivent à Bogotá. Ils suivent les pas de ceux qui ont lutté pour de nouvelles opportunités en faveur de ceux qui partagent leur couleur de peau.

Par Divalizeth Murillo C.Bogotá DC

Traduit de l’espagnol par Guy Everard Mbarga  http://guyzoducamer.afrikblog.com

Les uns ont vu le jour devant les plages du Pacifique, d’autres sont nés dans la capitale colombienne, lorsque leurs parents ont migré au centre du pays en provenance de municipalités lointaines. Ils vivent seuls ou en famille. Ils sont jeunes d’âge et de carrières différents,  mais ils  s’unissent autour de leur fierté ethnique, leurs rêves, leurs inquiétudes et leur enthousiasme.

Queta María Viñuela est l’une d’entre eux. Âgée de 28 ans, elle est originaire de Quibdó. Avant ses 10 ans, sa mère et elle se sont installées à Bogotá. La mère de Queta María avait fait ses études universitaires à Medellín. “Elle savait déjà ce que cela voulait dire de se retrouver à l’extérieur de sa région, et elle a donc décidé de me donner cette merveilleuse  opportunité. Même s’il allait être difficile de m’adapter à cette nouvelle vie, elle savait que ce serait le mieux pour moi dans l’avenir ”, rappelle sa fille.

S’adapter au changement fut très difficile pour Queta María. Ce fut également le cas pour  Yuli Campiño Gómez, qui est arrivé à Bogotá en provenance de Buenaventura alors qu’il avait 15 ans. “Passer d’une ville agréable, où tout le monde se fait confiance et se retrouver dans une autre te fait craindre de nombreux dangers. Tu fais très attention à deux qui t’approchent. Puis arrive un moment où tu te dis:Mon Dieu, où suis-je?’”.

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Mais le désir d’atteindre ses objectifs lui donne le courage de se faire une place à Bogotá et de trouver une place à la ville dans son cœur. La mère de Queta María est retournée dans le Chocó pour des raisons liées à l’emploi. La fille, sans les frères qui l’avaient accompagné dans la capitale de la Colombie, est restée pour persévérer dans ses espoirs.

“J’ai décidé de rester seule à Bogotá pour continuer à étudier et terminer ma carrera de communication sociale. Il y a peu de temps que j’ai obtenu mon diplôme et je pense rester ici définitivement. Je me sens déjà comme faisant partie de cette ville!”, affirme  Queta María.

Yuli reconnait qu’elle ne s’est pas libérée de toutes ses peurs, mais que chaque jour  de sa vie à Bogotá est  un nouveau départ plein d’expectatives.

  “J’ai été la première de ma génération à être liée à cette ville. Je considère qu’elle offre beaucoup d’opportunités pour se développer professionnellement et que je peux chercher des opportunités pour d’autres jeunes afrodescendants qui souhaitent réaliser ce qu’ils espèrent de leurs vies”.

Cependant, Yuli indique que d’autres facteurs peuvent l’éloigner de Bogotá: “On doit tenir compte du fait que actuellement, les offres d’emploi sont chaque jour de plus en plus rares et je pense qu’il faut être prêt à se rendre là où les opportunités se présentent, que ce soit à Bogotá, dans ma ville d’origine ou partout ailleurs”.

Lorsqu’ils s’éloignent des  ainés, des traditions et de leur race, de nombreux jeunes afros commencent à se demander ce qui les rend différents, en plus de la couleur de leur peau. Heberto Mosquera, originaire de Patía dans le Cauca, est l’un de ceux qui commencent à interroger le miroir à distance.

“Le changement est drastique lorsqu’on arrive à Bogotá en provenance d’une localité dont la majorité de la population est afro. Dans la capitale colombienne, on te regarde mal et on te dit des choses. Quand tu n’as pas cette conscience de la différence que tu représentes pour les blancs et les métisses, tu commences à te laisser pénétrer. Tu commences à avoir des amis métis et à agir comme eux. Mais il arrive un moment où quelque chose te transcende et te touche ”, affirme Heberto.

Pendant ses études,  Heberto est entré en contact avec Kaffo, une association d’universitaires afrocolombiens qui travaillent pour se former politiquement et s’impliquer dans la construction du futur de la Colombie. Le nom Kaffo provient du livre Racines d’Alex Haley, et fait référence à un groupe de personnes qui se retrouvent dans une même tranche d’âge et qui agissent pour réaliser un objectif commun.

J’ai commencé à assister aux réunions et à comprendre la réalité afro, parce que à Patía, ça se vit culturellement, mais ils n’ont pas la même conscience. Il y a cet ensemble à l'intérieur, mais ce n'est pas reflété”, dit Herberto.

Cet étudiant en Administration d’Entreprises qui travaille pour le  Jardin Botanique est un passionné des tribulations des afrodescendants.

Quand on commence à étudier l’histoire afro, à regarder vraiment ce qui s’est passé et lorsqu’on commence à te raconter une perspective différente, tu comprends tout. Tu poursuis alors cette recherche de connaissance et tu continues d’apprendre. Je me suis proposé de lire une heure par jour ce se semestre”.

Malgré la distance géographique qui les sépare de leurs traditions et de leurs êtres chers, de nombreux jeunes afrodescendants sont en train d’ouvrir la voie pour ceux qui partagent leur race.

Ils ne souhaitent pas simplement atteindre leurs ambitions individuelles, mais plutôt réaliser un rêve: celui de voir prospérer les afrocolombien à Bogotá, dans le reste du pays et dans le monde.

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13 juin 2010

Rencontre de Jeunes Afrodescendants Vénézuéliens

afrovCaracas. Le Réseau des Jeunes Afrovénézuéliens (La Red de Jóvenes Afrovenezolanos) a élevé son chant de résistance lors d’une première rencontre qui a regroupé des membres de cette organisation appartenant aux états de Yaracuy, Aragua, Falcón, Carabobo, Miranda, District Capitale et une importante représentation de l’État de Vargas. L’événement s’est déroulé avec succès au Waraira Repano dès vendredi 12 juin avec pour objectif de relancer le travail du Réseau des Jeunes Afro (red Juvenil Afro) avec le soutien de l’INJ qui est chargé des politiques en faveur de ce secteur de la population.

"Soy Afro, mi gente, soy Afro, Afrodescendiente"(Je suis Afro, mes frères, je suis Afro, Afrodescendant) a constitué l’inspiration et le chant qui a motivé la jeunesse du réseau à participer à cette activité au cours de laquelle ont eu lieu des débats, des tables de travail, des conférences et des présentations audiovisuelles autour de la réalité de l’afrodescendante au Venezuela, l’Auto reconnaissance, la Discrimination raciale, l’Endoracisme* entre autres sujet indiqué par un communiqué de presse de l’INJ.

L’activité a pu compter sur la participation d’invités spéciaux comme Cristian Viscochea membre du Collectif Guerrilla Poética de Hip Hop, de l’État Vargas, Roraima Gutiérrez du Réseau Afro (Red Afro), le professeur Aristóbulo Istúriz de la Direction Nationale du Psuv (Directiva Nacional del Psuv), Jonathan Tabare, Président de l’INJ, qui ont apporté d’importants outils et de précieuses idées autour des thématiques de la rencontre.

Tabare a indiqué au nom de l’INJ, que la lutte de résistance afro est la même que celle des peuples originaires, que la jeunes révolutionnaire doit être identifiée avec ce processus de libération, le Venezuela étant la référence historique et à l’avant-garde de cette cause à travers la révolution bolivarienne.

Adalberto Cardona et Ronny Camacho, membres du comité organisateur de la rencontre ont indiqué par le biais d’une déclaration finale effectuée au Nuevo irco de Caracas qui a permis de réaffirmer l’auto reconnaissance de ce secteur des jeunes et la disposition à poursuivre la lutte contre la discrimination, le racisme, la ségrégation et l’endoracisme. Ils ont également lancé un appel aux institutions de l’État pour qu’elles continuent à approfondir la reconnaissance de la lutte afrodescendante en élaborant des politiques publiques en faveur de la population afro, en plus de tomber d’accord avec l’INJ sur la création d’un bureau de service intégral pour la jeunesse afrovénézuélienne et la réalisation au mois d’août d’un Festival Culturel Afrodescendant.


  Traduit de l’espagnol par Guy Everard Mbarga  http://guyzoducamer.afrikblog.com

*Endoracisme : Racisme manifesté envers sa propre race

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29 mai 2010

Des jeunes afroéquatoriens débattent à Esmeraldas sur l’agenda des politiques du bon vivre

afroecQuito (Pichincha).- Ce vendredi 28 mai a été inauguré à Tonsupa–Esmeraldas la rencontre des Organisations de Jeunes du Peuple Afroéquatorien (Organizaciones Juveniles del pueblo Afroecuatoriano) convoqué par le Conseil National pour l’Unité des Peuples Afroéquatoriens ( Consejo Nacional por la Unidad de los pueblos Afroecuatorianos - CONUAE) dont l’objectif est de construire l’Agenda de la Nouvelle Politique pour le “Bon Vivre”. Des délégués de l’ensemble du pays ont pris part à cet événement.

David Quiñonez, secrétaire exécutif du CONUAE a indiqué que ce type de rencontres vise à trouver un minimum de consensus pour trouver les recommandations à proposer au gouvernement leur incorporation dans les politiques pour le “ Bon Vivre envisagées par la nouvelle Constitution.

Quiñonez a indiqué que le but est également de renforcer la participation politique des groupes traditionnellement exclus par le pouvoir politique et économique.

Il a également souligné l’ouverture des instances et des organisations gouvernementales comme le Ministère de la Coordination des Politiques et du Secrétariat des Peuples entre autres, qui ont facilité et encouragé ces processus d’inclusion et de participation citoyenne, comme stratégie idoine pour atteindre les objectifs de la proposition gouvernementale.

afroec1Quiñonez explique le Conseil National pour l’Unité des Peuples Afroéquatoriens a été constitué en février 2009. Cette organisation a comme antécédents l’intégration dans les espaces de jurande citoyenne et l’accompagnement d’organisations sociales dans des projets de développement.

L’organisation travaille de plus sur des thèmes comme la formation de leaders, d’articulation de mouvements sociaux, les Droits Humains et mettent en place des activités liées à l’inclusion sociale.

La journée d’hier s’est déroulée sous la forme d’ateliers, avec des groupes de travail chargés de différentes thématiques parmi lesquelles : articulation de mouvements sociaux, structuration des agendas politiques pour les jeunes, l’Organisation Sociale et les Droits Collectifs, et territoriaux, et ancestralité et leadership politique afro équatorien.

/Min. Coordinador de la Política

Traduit de l’espagnol par Guy Everard Mbarga  http://guyzoducamer.afrikblog.com/

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