mercredi 10 mars 2010
Les afrodescendants proposent des lignes stratégiques pour le programme scolaire au Venezuela
Presse Web RNV / Mppe - Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/
Des représentants des communautés afrovénézuéliennes ont échangé leurs expériences afin d’élaborer des lignes stratégiques pour l’analyse et l’inclusion dans le curriculum national aux différents niveaux et systèmes de l’éducation élémentaire. la Commission Présidentielle la Prévention
L’information a été donnée par César Quintero, directeur général de l’Éducation Interculturelle au Ministère du pouvoir Populaire pour l’Éducation, qui a indiqué que ladite journée s’est déroulée dans le cadre de la deuxième assemblée ordinaire visant à aborder les contenus du Curriculum de l’Éducation Interculturelle dans les communautés Afrovénézuéliennes.
Selon ses déclarations, quatre tables de travail ont été organisées et ont abordé les thématiques suivantes: Interculturalité; Diversité Culturelle qui comprenait le débat sur l’auto-reconnaissance et la discrimination ethnique et raciale; Éducation Interculturelle et enfin Fondement légal.
L’activité s’est caractérisée par la participation des représentants de
dimanche 14 février 2010
À la découverte de la Marcus Garvey Academy, une école afrocentrique de Détroit
PAR CHASTITY PRATT DAWSEY
RÉDACTRICE FREE PRESS RUBRIQUE ÉDUCATION
Traduit de l’Anglais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/
À la Marcus Garvey Academy de Detroit, la semaine débute par la récitation des faits de l’histoire noire, avant que les joueurs de tambours fassent résonner leurs instruments pour inviter les élèves à une assemblée.
Les élèves chantent l’hymne national noir (black national anthem) et récitent le credo de l’école, qui commence ainsi, "J’aurai confiance en moi. ... Je peux apprendre! Je vais apprendre. Je dois apprendre "! Tout cela avant toute lecture, écriture ou de l’arithmétique.
L’Académie Garvey est un environnement éducatif afrocentrique, et en 2008, ses élèves ont surpassé la moyenne de l’état dans la plupart des catégories du Michigan Educational Assessment Program (MEAP).
Trois autres écoles afrocentriques de Détroit qui offrent des services aux élèves de la maternelle à la huitième année ont mieux réussi que la moyenne des écoles publiques de Détroit.
L’équipe-école, les parents et les élèves de Garvey attribuent le mérite au programme des écoles afrocentriques d’avoir établi des attentes élevées et inculqué la confiance en soi dont les élèves ont besoin pour exceller.
Les partisans des écoles afrocentriques soutiennent que ces écoles représentent une solution aux problèmes de réussite et de discipline dans les districts urbains comme le Detroit Public Schools. Les écoles afrocentriques ont surpassé les autres parce que leur environnement est orienté famille, indique Haki Madhubuti, un éducateur reconnu au niveau national.
"Il est crucial que l’on s’aime ... quand tu as de l’humanité en toi, tu ne sors pas pour tirer sur des gens," dit-il.
Les écoles afrocentriques mettent l’accent sur la fierté
Les élèves de l’Académie Garvey doivent marcher sur une bande appelée la ligne verte vers le succès, peinte sur les planchers de l’entrée. Ils doivent se tenir debout et dire, "Jambo," une salutation en kiswahili, à toute première visite d’un ainé dans leur classe.
Et sur chaque matière et chaque tableau d’affichage est fait mention de l’histoire ou de la culture Africaine ou Africaine-Américaine.
Le directeur James Hearn soutient que le développement de la personnalité, les attentes élevées et la discipline incluse dans le programme afrocentrique et dans la culture de l’Académie Garvey peuvent transformer les écoles publiques de Détroit.
"Quand tu leur montres que tu ne joues pas, ils se conforment," affirme Hearn au sujet de ces élèves.
Ouverte à tous dans le Detroit Public Schools (DPS) district, l’Académie Garvey a surpassé les résultats du DPS et de l’état dans plusieurs domaines du MEAP, malgré un déménagement et trois fusions au cours des huit dernières années et malgré les indices élevés de pauvreté de certains de ses élèves. Plus de 86% d’entre eux sont défavorisés du point de vue économique.
Villages éducatifs
Garvey est l’une des cinq écoles afrocentriques du district qui offre des services à des élèves de la maternelle à la huitième année.
Toutes portent le nom de personnalités africaines américaines ; les autres portent le nom de Catherine C. Blackwell, Malcolm X, Paul Robeson et Erma Henderson. L’Académie Garvey a ouvert en 1991 après qu’une recherché ait montré les avantages d’un programme éducatif afrocentrique.
Toutes les écoles, exceptée Henderson ont réalisé les standards de progression annuelle l’an dernier, et la Skillman Foundation a reconnu Garvey, Malcolm X et Blackwell dans sa campagne Good Schools qui accorde aux écoles qui performent bien des bourses allant jusqu’à 100.000 $. Dans le même temps, 31% -- soit 51 des 163 établissements admissibles du DPS -- ont satisfait aux critères de progrès annuel l’an dernier.
Alors que le DPS fait face à des baisses importante des inscriptions et aux pires résultats d’examen et de taux de diplomation au pays, les partisans des écoles afrocentriques soutiennent que ces dernières représentent une solution aux problèmes de réussie du Detroit Public Schools. L’objectif de l’éducation Afrocentrique est d’imprégner les élèves – dont presque la totalité sont Africains Américains -de fierté et d’auto-détermination, indique Hearn.
Les écoles utilisent le Nguzo Saba – les sept principes du Kwanzaa, une célébration de l’héritage et de la culture – et un système de valeur Égyptien, tout en intégrant l’histoire Africaine et Africaine Américaine aux cours quotidiens. Il existe également des programmes de rites de passage incluant la formation à la masculinité et à la féminité.
Haki Madhubuti, un auteur et éducateur reconnu au niveau national qui a donné un coup de main pour former les enseignants lorsque les écoles afrocentriques s’établissaient dans le DPS il y a 20 ans, est le co-fondateur de trois écoles afrocentriques à Chicago. Il affirme que les écoles fonctionnent parce qu’elles ont été fondées pour être une famille étendue et même si elles sont laïques, elles fonctionnent de la même manière que les écoles religieuses et les écoles privées juives.
"Nous démontrons qu’il est crucial de s’aimer," dit-il. "Assurément, nous ne sommes pas anti-blanc. Nous ne sommes anti-rien. Nous sommes juste pro-noir, pro-progressiste. Certains de nos enseignants sont blancs."
Freda Dawson, directrice du Malcolm X, est d’avis que la structure familiale au sein de l’école est capitale. Au Malcolm X, les élèves appellent leurs enseignants "Mama," qui signifie maman en kiswahili, ou "Baba" qui veut dire père. Les parents signent un engagement, promettant de faire trois heures de bénévolat par mois pour l’école ou dans l’école; s’ils manquent de le faire, le personnel peut demander à leur enfant de quitter l’école.
"Les efforts combinés des parents, de la communauté et de l’équipe école sont sans aucun doute un plus pour amener nos enfants vers la réussite," indique Dawson, ajoutant que la plupart des parents respectent l’engagement.
Des modèles d’écoles pour les autres?
Les spécialistes qui ont étudié les plans d’enseignement du DPS ont noté cette réussite.
Un rapport de l’équipe de transition du Gouverneur a recommandé l’élargissement de l’usage de l’éducation afrocentrique dans les Écoles Publiques de Détroit. Et en 2008, le rapport du Council of the Great City Schools sur ces écoles indiquait : "le district a un programme afrocentrique qui peut être combiné dans tous les domaines de contenu ."
Et l’administration centrale de la DPS récemment nommée est actuellement en train de revoir le programme des écoles – suite aux demandes d’extension aux lycées – pour déterminer s’il devrait être étendu, et si les succès de ces écoles est dû à l’équipe de l’école, au programme ou à la culture.
L’été dernier, lorsque 20 écoles du Detroit public schools ont fermé, Garvey a déménagé dans l’établissement Butzel Middle School et a connu une forte augmentation de ses effectifs passés de 265 élèves à plus de 700, avec un ratio de 30 à 35 élèves par classe. Le défi de l’école a également augmenté -- il y a désormais assez d’élèves bénéficiant d’une éducation spéciale pour remplir neuf classes. De plus, les enfants provenant de gangs en conflit de territoire se sont rassemblé dans l’école et s’asseyent désormais côte à côte.
"Les tout premiers mois, on était ... constamment en train de séparer des bagarres," indique le travailleur social de l’école Ifetayo Chaffin.
Mais après quatre mois d’une infusion répétée de discipline, de soutien, d’histoire et d’éducation Africaine et Africaine-Américaine, l’atmosphère s’est calmée selon les élèves.
"C’est plus structuré," indique Briana Grayer, 13 ans, qui a d’abord fréquenté Butzel avant le déménagement de Garvey cet automne.
Valencia Thompson, 13 ans, qui a posé sa candidature pour les meilleurs lycées privés de la région dit que l’école ne lui a pas seulement appris les connaissances académiques, mais également la fierté et le respect.
"Ça se développe en toi," indique Valencia qui fréquente l’école depuis trois ans.
"Ça construit une culture du courage et te montre tes origines, le respect et tout ce qu’ils t’apprennent, tu t’en sers partout où tu vas."
Engagement envers les enfants et la communauté
L’engagement des membres du personnel fait avancer les écoles, affirme Victor Gibson, un enseignant de l’école. "Lorsqu’ils se rendent compte que tu vas en faire plus, et que tu deviens leur maman et leur papa -- littéralement – les enfants adhèrent," explique Gibson.
Attention à ceux qui ne saisissent pas l’atmosphère afrocentrique -- le rouge, noir et vert des casiers représente le sang des noirs, la terre verte de l’Afrique, les affiches des coutumes Africaines et Africaines Américaines célèbres -- indique Hearn. Il est déjà arrivé que des élèves et des parents perturbateurs soient exclus.
Nayma Appling continue d’amener Kyle son garçon qui est en classe septième à Garvey même si cela revient à faire un plus long trajet. Elle dit que l’atmosphère de soutien fait la différence auprès des enfants.
"Je vois de l’encouragement dans leurs yeux " indique Appling, qui fait du bénévolat trois jours par semaines dans l’école.
Hearn affirme qu’il a fallu convaincre certains enseignants et certains parents cette année que l’éducation afrocentrique fonctionnerait -- mais le fait que l’école a offert des uniformes et des imperméables, des paniers repas, des lunettes pour les élèves et a servi de centre de vaccination contre le H1N1
a beaucoup aidé.
"La communauté approuve ce que l’on fait parce que nous prenons soin d’eux."
L’enseignant Roy Ferrantini a travaillé dans l’établissement pendant les 35 dernières années et il a également noté un changement.
"Les parents et les enfants réagissent aux attentes élevées," dit-il. "Chaque école doit offrir de l’espoir."
CHASTITY PRATT DAWSEY
mardi 5 janvier 2010
Le programme AVID prépare de jeunes africains américains à un avenir plus brillant
Par Arin Gencer | arin.gencer@baltsun.com
Traduit de l’Anglais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/
Les étudiants de Woodlawn High ont été divisés en trois groupes placés face à des tableaux noirs, chacun d’eux rédige des questions. • En quelle année fut créé le microscope? • Qu'est-ce qui vous permet de voir les micro-organismes? • Et enfin: Décrivez les similitudes entre les procaryotes et les eucaryotes.
"C'est une excellente question", déclare James Martin, attirant l'attention des 25 élèves de sa classe. Les jeunes - tous des noirs en première année et de sexe masculin – étaient en train de s’exercer à des problèmes nécessitant la "pensée critique" sur divers sujets dans le cadre d'un programme bihebdomadaire de Tutorat en Classe.
"Ce n'est pas quelque chose qu'on peut se contenter de regarder dans un livre et dont on obtiendra une réponse directe. ... C'est le genre de question sur laquelle on doit travailler de manière progressive "
La classe de Martin fait partie d'un projet pilote mené par le Advancement Via Individual Determination (Progrès Par la Détermination Individuelle) ou Avid, un programme national de préparation d'entrée à l’Université pour les élèves capables d'un travail leur demandant plus de défis, mais qui ont besoin de ressources supplémentaires pour atteindre leur potentiel.
Le Woodlawn High du Comté de Baltimore fait partie de six écoles à travers le pays qui prennent part à l'Initiative en faveur des Jeunes Hommes Africains-Américains ( African-American Male Initiative) du Centre AVID et qui vise à augmenter la réussite chez ces étudiants.
"Être ensemble tous les jours, poursuivre le même objectif aura à coup sûr un impact sur le fait d'aller à l'Université ", déclare Maria Cobb, directrice de l'initiative. Et la rigueur du programme d'Avid qui enseigne les compétences comme la prise de notes, l'organisation et une réflexion à un niveau plus poussée " les rendra prêt pour l'Université".
" Les hommes Afro-américains sont doués, mais ils sont trop souvent perdus " selon Barbara Dezmon, adjointe du surintendant en charge des Finances et des Assurances dont le bureau a présenté AVID au district. "Cette branche d'AVID leur bénéficiera grandement."
Les classes comme celles de Woodlawn permettent d'intégrer l'enseignement par sexes en se concentrant sur les styles d'apprentissage des jeunes, indique Cobb. Une " tranche d’enseignement culturellement pertinent" dans le processus de progression aiderait à reconnaître les différentes cultures des élèves - comme un débat sur le rôle des Noirs pendant la guerre civile.
"Ils ne se voient pas eux-mêmes dans le programme, et ils ne voient pas à quel niveau cela est pertinent à l'extérieur de l'école ...par conséquent, ils ne considèrent pas cela comme un investissement pour leur avenir."
Dans le cadre de l'initiative financée par une subvention de la Fondation Citi, les écoles devaient faire intégrer 25 élèves noirs de sexe masculin au programme AVID, indique Cobb. Ils devaient également engager des tuteurs et des enseignants noirs de sexe masculin.
Les cinq autres écoles participantes se trouvent à Arlington au Texas, Fresno en Californie, Las Vegas, Los Angeles et New York. Woodlawn et le Mojave High School de Las Vegas sont les seules écoles-pilotes ayant des classes par sexe, indique Cobb. Les autres ont créé des mentorats - avec déjeuners périodiques, des rencontres après l'école et des excursions - pour établir des relations entre les étudiants et un adule jouant le rôle de modèle, ajoute-t-elle.
L'initiative "peut avoir un effet énorme" selon Roxanna Harlow, une ancienne professeure du McDaniel College spécialisée en sociologie de l'éducation, de la race et des relations ethniques. Harlow a récemment lancé le Higher Learning, une organisation à but non lucratif basée à Westminster dont le but est de favoriser la pensée critique et la réussite dans la vie chez les élèves des minorités du Comté de Carroll.
"C'est une très bonne stratégie pour ces jeunes hommes, de se construire une sorte de camaraderie autour d'expériences similaires, tout en créant une attente de résultats scolaires, en en faisant un choix rationnel", explique Jo Harlow, ajoutant qu'une classe constituée uniquement de jeunes hommes contribue à éliminer les distractions. "Si vos pairs croient à la réussite scolaire ... alors vous êtes davantage susceptible de croire à votre propre réussite scolaire."
L'enseignement par des hommes noirs est encore plus crucial selon elle.
"Beaucoup de ces jeunes gens ne bénéficient pas d'une présence adulte masculine régulière dans leur vie, et ils ont un immense besoin d'une orientation par des hommes pour savoir ce que cela signifie d'être un homme", indique Harlow. "La question est donc: vont-ils voir quelque chose de positif devant eux tous les jours ou vont-ils voir d’autres types d'images qui, à terme, pourraient avoir un impact négatif sur eux?"
La capacité d’établir des liens avec ses élèves a favorisé un environnement qui permet "des discussions d’homme à jeune " en classe, indique M. Martin. "Notre relation est plus personnelle. ... Du seul fait de n’être que des hommes, nous sommes une classe plus familiale, car tout ce dont nous parlons, nous le faisons ensemble. Rien n'est vraiment secret."
Les adolescents ont différentes opinions sur l'absence des filles dans leur classe. Certains le voient comme une bénédiction, d'autres moins. Mais une chose sur laquelle ils sont tous d’accords, ce sont les liens qu’ils ont établis.
"Nous sommes tous comme une fraternité", affirme Eric Muldrow, 14 ans, ajoutant que M. Martin va droit au but, en les poussant lorsque leurs notes sont faibles.
"Nous pouvons participer plus" et ils sont plus à l’aise pour échanger avec les autres, dit Léon Timmons qui a 14 ans. "On n’a pas à s’inquiéter des histoires de filles. C'est plus civilisé".
Âgé de 14 ans, Devin Swinton dit qu'il sent que la classe lui apporte "davantage de possibilités d'éducation, parce qu'il n'y a pas la distraction" des filles. Ce qui été particulièrement utile lorsqu'ils ont mené certains projets, comme celui décrivant ce qu'ils aiment en eux-mêmes, dit-il.
Et sans que Martin ne lui demande des comptes sur son travail, il ajoute: "Mes notes auraient probablement baissé."
"L'approche même de la classe est différente", affirme Ari Jones, un tuteur senior et faisant partie de l’Initiative AVID, qui est lui-même passé par le programme du centre. "Ça ne fonctionne pas comme une classe AVID typique."
Le groupe a pris le temps de parler de ce qu'il faut pour réussir en tant qu’hommes afro-américains, au sujet de la prise de parole en public, sur la façon de traiter les femmes, déclare Jones.
Ils ont aussi eu des cours très pratiques: un lundi récent, Jones a enseigné aux élèves la manière de faire un nœud de cravate correctement, ce qui cadre avec l’effort qui est fait pour leur offrir une expérience du monde réel, indique M. Martin.
Chaque adolescent a suivi les instructions de Jones, étape par étape, certains avec plus de succès que d'autres - et plusieurs d'entre eux avec une cravate provenant d’un lot important reçu en don et remis par leur professeur.
Cette session est venue après que Martin ait passé en revue une liste d’élèves dont les résultats des progrès indiquaient qu'ils obtenaient un "D" ou un "E" dans un cours.
"Que se passe-t-il avec le gouvernement américain et les mathématiques?" demande Martin à un adolescent qui hausse les épaules pour toute réponse.
"Donc tu iras chez le répétiteur cette semaine ", poursuit ostensiblement M. Martin, en parlant des cours qui se déroulent après l’école et pendant lesquels les élèves peuvent bénéficier d’une aide supplémentaire.
Il attend alors jusqu'à ce qu'il obtienne un signe de la tête avant de passer au prochain élève.
Brian Scriven, le principal de Woodlawn dit que l’idée qu’il avait en tête lorsqu’il a entendu parler du projet pilote pour la première fois c'est la relation de Martin avec la classe, et le sens de la fraternité. Il affirme avoir immédiatement pensé à Martin, un ancien étudiant qui pouvait désormais avoir l'opportunité de "donner en retour" et avoir un impact positif sur ses élèves.
"Pour moi, c’est tout simplement une histoire de relations", affirme Scriven.
AVID a déjà commencé à étudier le déroulement de l'initiative. Pour cela, ils ont embauché Karen Watt, professeure à l'Université du Texas-Pan American qui effectue des recherches pour le centre. Idéalement, les enseignants seront avec les étudiants pendant quatre ans, et AVID suivra leurs progrès, affirme Cobb.
Watt dit qu'elle a observée les élèves répondant à leur mentor dans leur école lors de ses premières visites, qu'il s'agisse d'un enseignant ou d’un autre adulte noir qui les rencontre dans un cadre différent.
On apprend bien de choses par rapport aux compositions variées des classes parmi les écoles pilotes, et par leurs emplacements variés dans les zones urbaines, de banlieues et rurales selon Watt. "Je pense que nous pouvons apprendre quelque chose de chaque site-école."
Pour Scriven, la composition raciale de la classe est secondaire par rapport aux possibilités et au fait que la classe offre aux jeunes hommes la possibilité de se forger "une mentalité poussant à se fixer des objectifs."
"Je pense que ce sont les relations qui vont s’établir dans cette classe [qui] qui rendront cette expérience spéciale" dit-il. "C'est un réseau qui va se constituer à l’interne dans le cadre de ce cours comme ils y aspirent tous. Espérons que le soutien qu’ils se donnent les uns aux autres perdurera longtemps après que cette expérience au secondaire aura pris fin".
Copyright © 2010, The Baltimore Sun
samedi 12 décembre 2009
Canada : De nombreux étudiants noirs de Nouvelle Écosse seraient dans des programmes spéciaux

HALIFAX, N.-E. — Une étude réalisée pour le compte du gouvernement de la Nouvelle-Ecosse conclut qu'une proportion "alarmante" des quelque 4000 élèves noirs de la province sont placés dans des programmes spéciaux pour jeunes présentant des troubles d'apprentissage.
Le document de 107 pages, préparé pour le ministère de l'Education, ajoute que ces élèves sont ensuite fréquemment exclus de l'éducation post-secondaire. Il conclut que les programmes conçus pour venir en aide aux élèves noirs sont souvent "hors de leur portée".
Cette étude est publiée 15 ans après que la province ait reconnu qu'elle devait faire plus pour combattre les inégalités raciales. Elle a passé au peigne fin 12 programmes qui avaient été mis en place par la province après le rapport de 1994.
L'étude a découvert qu'au début des années 1990, rares étaient les étudiants noirs qui décrochaient un diplôme universitaire, puisque 50 pour cent des élèves noirs de niveau secondaire décrochaient.
L'étude, rendue publique jeudi, ajoute qu'un programme qui offre de l'aide aux élèves noirs a bien fonctionné, mais que la charge de travail des intervenants est trop importante.
Le document a par contre découvert une hausse du nombre d'étudiants noirs qui obtiennent des bourses d'études post-secondaires - passant de 246 en 2004 à 378 en 2008.
La ministre néo-écossaise de l'Education, Marilyn More, a bien accueilli ce rapport. Elle y réagira officiellement au printemps, après avoir recueilli les commentaires du public.
Copyright © 2009 The Canadian Press. Tous droits réservés.
mercredi 11 novembre 2009
Les autorités de l’Éducation soutiennent la préservation d’une langue afrovénéézuélienne ancienne
Ciudad Bolivar, 10 nov. ABN .-
Le Ministère du Pouvoir Populaire pour l'Éducation (ME) et le gouvernement de Bolivar satisferont à la demande de la communauté d'El Callao de sauvegarder et préserver la langue Pawta, mélange d'anglais et d’espagnol parlé depuis 150 ans dans la région sud de Bolivar par les descendants des travailleurs de race noire qui sont arrivés il y a un siècle et demi dans la région pour travailler dans l’exploitation de l’or au service des entreprises britanniques.
C’est ce qu’a annoncé le chef de l’Autorité Unique Éducative de Bolivar, Briceida Quiñones, qui a noté que l'intérêt pour ce projet est né lors du Troisième Congrès de l’Éducation Bilingue Indigène et Afrodescendants (III Congreso de Educación Bilingüe Indígena y Afrodescendiente ) qui s'est tenu la semaine dernière dans la capitale de l'État de Bolivar, avec la participation de 200 enseignants de l’organisation.
Quinones a expliqué que le porte-parole de la culture d'El Callao, Carlos London a réalisé une exposition sur l'origine et l’évolution de la langue Pawta, qui pendant un siècle et demi fut la langue prédominante dans cette ville minière, actuellement connue comme la plus grande population d’origine afrodescendante dans tout l’État de Bolivar.
“Actuellement, il n y a que 12 personnes, d’un âge très avancé qui utilisent régulièrement celle langue, raison pour laquelle il est urgent que nous assumions la tâche de connaître la langue et de la préserver pour les générations futures”, dit-il.
Pour sa part, le représentant culturel d'El Callao, Carlos London a expliqué que le mélange des langues anglaises, espagnoles et d’autres langues emmenées par les travailleurs noirs au service des compagnies minières britanniques ,“ est un héritage unique dans le pays, qui ne se limite pas à la langue mais aussi à la musique, à la nourriture et à d'autres expressions culturelles de notre communauté. "
London a joué le rôle de représentant de la communauté afrodescendante et des habitants d'El Callao en dissertant sur la revalorisation du Pawta comme langue du peuple d'El Callao.
Il a noté que les callaoenses soutiennent les initiatives du Gouvernement National visant à la préserver les langues autochtones et à faire respecter leur utilisation et leur conservation dans les programmes éducatifs nationaux.
“Nous voulons profiter de cette opportunité donnée à la langue dont nous avons hérité de nos arrières grands-parents et de nos trisaïeuls, et nous avons donc demandé la ME d’envoyer une commission à El Callao pour enquêter sur le sujet et obtenir les informations nécessaires pour ce travail", explique-t-il.
London a déclaré qu’aujourd'hui la culture d'El Callao, peuplée par plus de 7500 habitants, est confrontée à une lutte acharnée contre l'arrivée des cultures étrangères, ce qui porte ainsi atteinte à la conservation de ses traditions uniques.
Il estime néanmoins qu’en les sauvegardant et en les préservant, on peut non seulement renforcer l’aspect culturel, mais aussi le tourisme et la recherche sociologique dans cette région de Bolivar.
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga
jeudi 29 octobre 2009
Les Afroéquatoriens veulent faire valoir leur histoire
À la Casa de Ébano, des expositions rappelant l’histoire des afrodescendants en Équateur sont organisées
Antécédents
En 1455 le Pape Nicolas V déclare les Africains des êtres sans âme et des ennemis de Dieu, ce qui va permettre la traite négrière qui suivit plus tard.
En 1998, les AfroÉquatoriens obtiennent leur reconnaissance historique en tant que "peuple ".
En 2001, le Plan d'Action de la Troisième Conférence Mondiale contre le Racisme, presse les États à lutter contre tout acte de discrimination ou de racisme contre les afrodescendants.
Afin de promouvoir l'interaction entre tous les groupes ethniques, la Maison Main d’Ébène (Casa Mano de Ébano) réalise actuellement trois activités de socialisation autour de l’histoire et la culture afroéquatoriennes : une exposition artistique, un processus d'éducation pour les jeunes et des représentations des anciens modes de vie collectifs.
Par le biais des ces initiatives, le centre culturel a déjà sensibilisé plus de 3000 personnes - dont 90% sont des afrodescendants et 10% d’autres ethnies- à la culture afro.
La première forme de socialisation de l'histoire de l’ethnie se fait par l'exposition "Le chemin de l'esclavage", où les visiteurs peuvent en apprendre sur les luttes d'indépendance du peuple noir. Sonia Viveros, directrice générale du Centre Culturel Afroéquatorien explique que l’objectif de ce projet est que les afrodescendants connaissent et aiment leur culture et qu’ils disposent des outils pour lutter contre la discrimination et pour gagner des espaces de participation.
“C’est pour savoir pourquoi nous sommes noirs, d'où nous venons, ce que nous avons apporté à la société ainsi que nos luttes revendicatives qui ne sont pas encore terminées ", affirme Viveros.
Et elle ajoute qu'il s'agit là d'un moyen de conscientiser tout le monde sur les combats qu'a dû mener la population noire pour en arriver à une certaine égalité dans la période moderne.
La directrice affirme également qu'en raison de la migration et des changements d’environnement, de nombreuses familles afrodescendantes ont soit perdu leurs traditions, ou alors leurs enfants ne les ont jamais connues. C’est la raison pour laquelle a été initié ce travail visant à recouvrer la culture chez les groupes jeunes.
Une des façons d'atteindre leur objectif est l'enseignement des danses traditionnelles afroéquatoriennes auxquelles participent des enfants, des adolescents et des adultes plus âgés. Cependant, on ne leur enseigne pas seulement les chorégraphies, mais aussi l'origine de ces rythmes, la raison pour laquelle on les dansait et à quel moment. “Les Afrodescendants doivent respecter les traditions et savoir qu'ils ne dansent pas pour divertir les autres, mais pour revendiquer une vision du monde que l’on a voulu détruire."
Et cette technique de transfert de connaissances aux nouvelles générations fonctionne pour Cesar Teran, qui à 14 ans, joue et danse la marimba. Il sait tout cela parce que, depuis plus de 100 ans, sa famille transmet ce savoir.
Et il reconnait que si effectivement ses parents et grands-parents lui ont raconté comment son peuple est arrivé en Équateur, beaucoup de ses camarades de classe ne savent rien sur leur appartenance ethnique, et encore moins "sont intéressés par leurs traditions".
Casa de Ébano essaye par conséquent d'utiliser une autre technique de transmission de la culture par la représentation de ce qu'on appelle “Casas de los Abuelos” (maisons des anciens), qui sont des maquettes grandeur nature montrant les expériences de vie des populations afrodescendantes de la Sierra et de la Côte. Une méthode par laquelle, selon Vivero, on peut connaitre l'ensemble du parcours de ses ancêtres et "évaluer le poids de leurs sacrifices."
Mais ce n'est pas la seule chose qui est faite dans le but de revendiquer l'histoire, selon Jose Chala, secrétaire exécutif de la Corporation de Développement Afroéquatorienne (Corporación de Desarrollo Afroecuatoriano- Coda). Pour lui, une étape essentielle consiste à renforcer la présence de la culture africaine dans les manuels scolaires d'histoire.
À ce sujet, Ariruma Kowii, sous - secrétaire de l'Éducation pour le Dialogue Interculturel du Ministère de l'Éducation explique que le Ministère a publié un premier livre ayant pour titre “Nuestra Historia: Documento Didáctico Pedagógico de Etnoeducación Afroecuatoriana”(Notre Histoire : Document Didactique Pédagogique d'EthnoÉducation AfroÉquatorienne) dont les contenus sont généraux et peuvent être utilisés à tous les niveaux d'éducation pour faire connaitre cette ethnie.
De plus, Kowii explique qu'un travail est actuellement en cours sur un manuel de coexistence ethnique et culturelle que l'on souhaite institutionnaliser en 2010.
Cet outil permettra de former les enseignants à la sauvegarde des valeurs culturelles de chacun de leurs étudiants de sorte que ces derniers puissent être fiers de leur histoire.
Jusqu'à présent, le travail a débuté avec les écoles et les collèges les régions du pays où il y a une plus grande concentration de populations afrdescendantes que sont Esmeraldas, Valle del Chota, la Concepción et Salinas.
Mayra Rios, une élève de cinquième est l'une des bénéficiaires. Elle se consacre à faire des apprentissages sur ses origines, car elle affirme que si les jeunes AfroÉquatoriens ne commencent pas à réhabiliter leur culture et à exiger qu'elle soit étudiée par tous les élèves des écoles, toute l'histoire de ce peuple et de ses luttes se perdront.
“Je ne connaissais pas l'histoire de mes ancêtres en profondeur, on apprend sur les luttes des indigènes dans les manuels scolaires, mais jamais sur nous les Noirs. Mes grands-parents vivent dans le Chota et eux ils nous en parlaient un peu, mais moi je veux vraiment en savoir sur l'histoire des Noirs et sur leur courage qui leur a permis de survivre des siècles d'oppression. "
Et c’'est précisément pour que les autres jeunes expérimentent le même processus que le Ministère, selon Kowii, introduira dans le Programme d’Étude, dans tous les centres(d’études), les chapitres contenant des thématiques culturelles des indigènes et des afrodescendants. En attendant, ce programme a déjà été initié dans les "École du Millénaire (Escuelas del Milenio) comme projet pilote de la qualité de l'éducation ethnique et pour l'an prochain, l'année scolaire suivante, on envisage de le mettre en place dans les écoles d'autres villes. (LR)
Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga
dimanche 2 août 2009
Inauguration en juin dernier du Musée de la Route de l’Esclave à Matanzas, Cuba
Le Président du Conseil exécutif de l’UNESCO Olabiyi Babalola Joseph a évoqué la manière dont le commerce Atlantique des esclaves est un élément essentiel de l'histoire partagée de l'Afrique, de l'Europe, de la Caraïbe et des Amériques
Par: Hugo García – Traduit de l’Anglais par Guy Everard Mbarga
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MATANZAS. — Les lamentations provoquées par les fouets et les chaînes font partie d’une histoire que l’on doit continuer de raconter. Du 16ème au 19ème siècle, l'exportation des esclaves a dominé les relations entre l'Europe et l'Afrique sub-saharienne.
Les esclaves ne constituaient pas la seule marchandise, mais la plus précieuse. Le commerce des esclaves était pratiqué par des Portugais, les Génois, les Français, les Hollandais, les Danois et les Anglophones qui ont emmenés pas moins de 20 millions d’Africains aux Amériques.
Mardi(le 16 juin), la ville de Matanzas a inauguré un musée national sur la Route de l’Esclave dans le fort de San Severino. Les participants à l'inauguration ont parlé de l’empreinte indélébile laissée dans la mémoire historique cubaine de ces gens qui ont été violemment déracinés de leurs terres et sont devenus des esclaves pour un travail bon marché.
Le Président du Comité de direction de l'UNESCO Olabiyi Babalola Joseph a parlé de la manière dont le commerce Atlantique des esclaves forme un élément essentiel de l'histoire partagée par l'Afrique, l'Europe, la Caraïbe et les Amériques.
Babalola a indiqué que le nouveau musée représente un pont entre les générations et qu’il est un endroit intéressant pour enseigner l'histoire et les langues africaines. Il a déclaré que l'idée derrière le projet de la Route de l’Esclave est de briser le silence sur la pratique immorale et ignoble dont l'Afrique fut une victime.
Le musée cubain accueille une importante exposition de peintures et de textes. Par exemple, le visiteur peut en apprendre sur le calimbo, une pratique consistant à marquer les esclaves Africains avec un fer rouge chauffé dès leur arrivée comme s'ils étaient des animaux pour les identifier comme la propriété d'un acheteur.
Ils étaient marqués sur le ventre, les bras ou le dos et pour les femmes, sur la poitrine ou sur les jambes.
La première pierre du château qui loge le musée a été posée le 13 octobre 1693 et fut achevé au début des années 1700. Le Président d'UNEAC, Miguel Barnet a pour sa part évoqué l’héritage de Fernando Ortiz, le tout premier spécialiste de la culture Afro-Cubaine.
Il a aussi parlé de l'importance d'être conscient de ce qu'il a appelé l'holocauste sub-saharien, “le pire jamais connu par l'humanité; et de "l’empreinte laissée par les hommes et les femmes qui sont venus à Cuba lourdement enchainés, pour ne jamais revenir sur leurs terres, ne jamais retrouver leurs familles ni leurs cultures.”
Barnet a également évoqué l'importance d’avoir une meilleure compréhension des religions Afro-cubaines, comme un des legs africains fondamentaux en Amérique latine et dans les Caraïbes.
Toujours au cours de la cérémonie, Olabiyi Babalola Joseph Yai a présenté à Abel Prieto, Ministre Cubain de la Culture, la Médaille de la Diversité Culturelle de l’Unesco.

Le Directeur du bureau Régional de l'UNESCO Van Hof a indiqué que le projet de la Route de l’Esclave a émergé en 1993 et qu’en 2005 il avait trois buts : dévoiler la tragédie de l’esclavage dans différents pays, analyser les effets de l’esclavage dans les sociétés contemporaines et les changements et l'héritage culturel laissés par cette tragédie et encourager la compréhension réciproque parmi les peuples.
L'exposition Afro América a été ouverte lors de l'inauguration présentant 105 posters éducatifs et 14 sculptures africaines offertes par l'artiste cubain Lorenzo Padilla.
mercredi 1 juillet 2009
Échanges entre des Universités noires brésilienne et américaine
Bruna Tiussu – Spécial pour Estado de S. Paulo
Photo : SERGIO NEVES/AE
Grâce à un anglais de base, appris dans un cours payé par le supermarché ou elle travaillait comme caissière, Sandra das Neves âgée de 28 ans a connu les États-Unis en avril dernier. Ayant grandi dans la Favela Santa Inês, dans l’Est de São Paulo, elle représentait la Faculté Zumbi dos Palmares à la Xavier University of Louisiana, dans le cadre d’une visite faisant partie de l’accord entre les deux universités qui servent une clientèle noire.
“C’est un autre monde”, affirme l’étudiante en Gestion Financière. “Ici, nous avançons comme des survivants. Le noir américain travaille dans n’importe quelle domaine, c’est tout à fait normal!”
Au cours de ce mois, l’Université Zumbi a reçu le premier contingent de la Xavier. L’américaine Cassandra Shepard, 20 ans, étudiante en Histoire partage la même impression que Sandra concernant les disparités.
“Nous nous consacrons uniquement aux études et nous sommes formés à l’âge de 23 ans, l’âge auquel les étudiants de la Zumbi commencent leur cours. Eux ils doivent se démerder pour payer la faculté, nous nous avons le soutien de l’État.”
Institution particulière créé en 2002, l’Université Zumbi, située dans le nord de São Paulo est la première faculté pour noirs du pays. Elle compte 1800 étudiants. Fondée en 1915, la Xavier University de Nouvelle Orléans compte 4100étudiants et n’est que l’une des 105 universités américaines historiquement noires.
Si aujourd’hui, les États-Unis ont pour président Barack Obama, diplômé de Columbia et de Harvard, durant la ségrégation, principalement, les institutions comme la Xavier University étaient la seule possibilité pour les noirs d’accéder à l’enseignement supérieur. Le révérend Martin Luther King, Prix Nobel de la Paix, et le cinéaste Spike Lee ont été formé dans des universités ayant ce profil.
Bien que le Brésil soit le pays comptant la plus forte population noire en dehors de l’Afrique – 92 millions de personnes, y compris les noirs et les métisses, selon l’IBGE –, les noirs estiment que les institutions d’enseignement supérieur n’accordent pas un espace suffisant à la question raciale. “Il s’agit là d’une des responsabilités de la Zumbi.
Nous sommes en train de mettre en place un Centre d’Études Africaines en suivant le modèle de celui existant à la Xavier University. Nous voulons construire un patron de curriculum et administratif adéquat pour notre public”, indique le recteur José Vicente. “Nous ne pourrons parler de la fin de la discrimination que lorsque le noir pourra agir en tant qu’acteur social et non en tant qu’auxiliaire, comme aux États-Unis. Et nous nous devons calquer leur système éducatif.”
Aujourd’hui ouverte à tout type de public, la Xavier University compte toujours 70,3% d’étudiants afroaméricains. Le partenariat, soutenu par le consulat des États-Unis et de l’Association Alumni, est le premier signé par cette université avec une autre institution pour noirs. “L’Université Zumbi est jeune et peut beaucoup apprendre de l’expérience que nous avons accumulée”, indique le docteur en Histoire Wendy Gaudin.
Cassandra, Wendy et une autre étudiante, Morgan Valerie, ont visité São Paulo, Santos et Salvador. “Nous avons vu le candomblé et je me suis posé la question de savoir pourquoi les noirs de mon pays n’ont pas quelque chose de pareil. Les noirs américains sont américains”, affirme Wendy.
Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga
http://www.estadao.com.br/noticias/suplementos,brasil-eua-via-africa,395511,0.shtm
lundi 1 juin 2009
Le Secrétariat de l’Éducation de Bogota encourage l’ethno éducation pour les Afrocolombiens
L’importance de l’implémentation d’un processus d’Éducation Ethnique Afro à Bogotá, permet de clarifier et d’identifier les origines de l’humanité et donne de la valeur aux hommes et aux femmes Noirs, afrocolombiens , des palenques et raizal dans lac construction de la nation et de la société; rappelle la participation qu’ils et elles ont eu dans le processus de liberté en Colombie don ton célébrera la Bicentenaire en Juillet prochain.
Il s’agit également d’un espace de réflexion sur les phénomènes de l’esclavage moderne tels que le racisme, la discrimination, l’exclusion, la marginalisation, le déplacement forcé et les niveaux de pauvreté dont sont restent victimes les groupes ethniques et le défi que représentent ces situations pour l’État.
Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga
http://www.sedbogota.edu.co/index.php?option=com_content&task=view&id=491&Itemid=173 |
samedi 11 avril 2009
Échange universitaire en la Xula et la Faculté Zumbi, deux institutions Afroméricaine et Afrobrésilienne
Le 10 avril (hier), les étudiants du cours d’Administration, Sandra das Neves et Priscila Fernanda Faustino, et le professeur d’informatique Carlos Roberto Leão, de l’université Citoyenne Zumbi dos Palmares de São Paulo ont embarqué pour la Nouvelle Orléans dans l’État de la Louisianne pour participer au premier échange qui sera réalisé par l’Université Zumbi et la Xavier University of Louisiana, une institution traditionnelle nord-américaine centrée sur l’inclusion des étudiants noirs à l’enseignement supérieur.
L’accord résulte d’un partenariat entre le Consulat des États-Unis d’Amérique et l’Université de la Citoyenneté Zumbi dos Palmares d’une part, et la Xavier University of Louisiana, d’autre part qui enverra également trois représentants au sein de l’Université Zumbi en mai prochain.
Pendant la période d’échange, les étudiantes et le professeur assisteront à des conférences et à des cours magistraux, visiteront des musées et des institutions, et partageront leur expérience de formation universitaire dans la première faculté pour noirs au Brésil.
Pour le professeur Leão, le voyage constituera davantage un élément qui devra servir d’encouragement aux étudiants de Zumbi, car “il s’agit d’une opportunité que ces étudiantes auront difficilement l’occasion de trouver ailleurs”.
L’étudiante Sandra das Neves pour sa part souligne l’échange d’informations avec les étudiants d’une université réservée au même type de clientèle que l’université Zumbi: “Nous irons dans une université pour étudiants noirs. J’envisage de rapporter ce que j’apprendrai là-bas dans notre université”, dit-elle.
Le concours ouvert à tous les étudiants de la Faculté Zumbi dos Palmares qui doivent passer par les quatre étapes du processus de sélection : rédaction en Portugais (avec pour thème “La représentation d’un Black College pour un nouvel ordre globalisé”), rédaction en anglais, dynamique de groupe, tests en ligne de l’Association Culturelle Alumni et entretien. En ce qui concerne les professeurs, ils doivent passer par deux étapes : la rédaction en Anglais et le test en ligne. En tout, 42 étudiants et sept professeurs ont pris part à ce concours.
Inaugurée en novembre 2003, il s’agit de la première faculté au Brésil idéalisée pour les noirs et ayant pour point focal la culture, la production et la diffusion des valeurs citoyennes, et particulièrement, le respect de la diversité et l’égalisation des opportunités sociales. La faculté possède à ce jour plus de 1500 étudiants dont 87% sont afrodescendants. Actuellement, la faculté offre des cours d’Administration, de Droit et de Technologie des Transports Terrestres. En 2007, l’institution a formé plus de 100 étudiants Administration. Cette première promotion de diplômés avait pour parrain le Président de la République Luiz Inácio Lula da Silva.
Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga
http://www2.afrobras.org.br/index.php?option=com_content&task=view&id=451&Itemid=1 |








