Obama fera sa première visite en Afrique en Juillet au Ghana
Barack Obama visitera l'Afrique (noire) pour la première fois depuis qu’il est devenu le premier président noir des États-Unis lorsqu’il se rendra au Ghana au mois de juillet. Beaucoup d’Africains espèrent que ce voyage sera annonciateur d’une aide importante pour leur continent pauvre.
Les Ghanéens ont célébré la décision de Washington de choisir leur pays pour les débuts de Barack Obama en tant que président en Afrique où il est une personnalité grandement populaire.
Ils ont indiqué que la visite représente une chance pour le Ghana, qui envisage de débuter à produire du pétrole en 2011, d’appuyer ses revendications pour un plus grand engagement avec l'Occident. Obama visitera l’ancienne colonie britannique les 10 et 11 juillet, selon une déclaration du ministère des Affaires étrangères du Ghana.
“J’espère que le Ghana profitera de cette visite … nous avons besoin d’aide pour promouvoir le commerce pour la croissance,” indique l'ancien diplomate Kwaku Bapru Asante.
“Nous devrions essayer de faire avancer nos idées pour obtenir des institutions internationales qu’elles modifient leurs conditions et leurs procédures en notre faveur pour que nous puissions faire du commerce, plutôt que toujours demander de l'aide.”
Le Ghana, un pays exportateur d’or et de cacao et dont l'économie se bat avec une inflation de plus de 20 pour cent et d'un déficit budgétaire élevé, est en discussions avec le Fonds Monétaire International pour l’obtention (d’un prêt) de 1 milliard de dollars pour augmenter ses réserves en devises.
“Au cours de sa visite, le Président Obama aura des discussions bilatérales avec son homologue Ghanéen, le Président John Evans Atta Mills, visant au renforcement des relations fraternelles existant entre les deux pays,” a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans une déclaration.
Les résidents d'accra étaient ravis par la perspective d'accueillir Obama et son épouse Michelle. “Je ne travaillerai pas ce week-end là et je ferai tout qu'il faudra pour être dans la foule qui saluera son cortège de voitures — rien que cela suffira à me satisfaire,” affirme le mécanicien Henry Boahene, en criant le nom du président.
Obama, dont le défunt père était Kényan, a suscité une vague de fortes attentes partout en Afrique lorsqu’il a remporté de manière éclatante la victoire aux élections de novembre, bien que le continent le plus pauvre au monde ait à peine fait partie de son ordre du jour depuis sa prise du pouvoir en janvier.
Beaucoup d'Africains avaient espéré que l’investiture d'Obama marquerait le début d'une nouvelle poussée américaine pour soulager la pauvreté, la famine, les conflits et la corruption qui anéantissent une grande partie du continent, mais les quatre premiers mois au pouvoir du président ont été dominés par la crise financière aux États-Unis.
Obama visitera également Cape Coast, un ancien comptoir pour le commerce des esclaves au Ghana.
Kwasi Kpodo, Reuters
Traduit de l'Anglais par Guy Everard Mbarga
Le Boggy Peak à Antigua bientôt rebaptisé Mount Obama
Exposition d'objets sur Obama en provenance d'Afrique à la Bibliothèque du Congrès
WASHINGTON — Ndiyo Tunaweza! Ce qui veut dire en Swahili “Yes We Can,” ce slogan de campagne du Président Barack Obama qui est tout simplement devenu aussi omniprésent dans le pays natal de son père, le Kenya qu’il le fut aux États-Unis. On peut lire ces mots sur des tissus ainsi que sur des affiches présentés dans le cadre de la nouvelle exposition de la Bibliothèque du Congrès(Américain) “Obamabilia From Africa!,” qui reflète l’enthousiasme suscité en Afrique Sub-saharienne par la candidature à la présidence et la victoire finale d’Obama .
La représentation de la bibliothèque à Nairobi et les ambassades américaines à travers l’Afrique ont collecté les objets exposés au cours de la campagne présidentielle et jusqu'à l'investiture. L’exposition qui a débuté cette semaine, permet aux visiteurs d'admirer plus de 50 objets célébrant Barack Obama à travers des images et des mots, y compris des photos, des albums de musique, des T-shirts, des autocollants de campagne et même des bouteilles de bière.
Les curateurs indiquent que ces objets communiquent la fierté qu’un homme originaire d’Afrique soit arrivé au pouvoir, et une foi renouvelée en la démocratie américaine. Selon eux, l'intérêt généré par Obama à l'étranger est sans précédent.
“Les élections américaines ont toujours sucité un immense intérêt à travers le monde,” indique Mary-Jane Deeb qui dirige la représentation de la bibliothèque en Afrique et au Moyen-Orient et qui abrite l’exposition. “Mais cette élection en particulier est sortie des sentiers battus.”
Les premières pages de nombreux journaux Africains dont les titres sont en caractère gras sont exposés, qui célébrent la victoire d’Obama. C'est le cas par exemple du Daily Sun du Nigéria qui titrait : “OBA-MAGIC.”
Même si Barack Obama ne se battait pas pour obtenir leurs votes, les habitants des pays Africains lui ont tout de même montré leur soutien. Certaines femmes d’Afrique de l’Est portaient des pagnes sur lesquels étaient imprimés son image insi que des slogans. L’un de ces pagnes, de la Tanzanie, montre une image en noir-et-blanc d’Obama tout sourire d’un côté, et de l’autre, celle du continent Africain. (Le pagne, connu sous le nom de “kanga,” généralement porté en deux parties, une pour le bas du corps et l’autre pour la moitié supérieure.)
Obama a également inspiré les artistes Africains, tout comme ce fut le cas aux États-Unis. Les couvertures de CD au Kénya présentent des titres centrés sur Obama, comme par exemple “Obama in the White House” et “A Man of People (obama).”
“Chaque musicien a essayé de sortir une chanson” sur Obama indique Eve Ferguson, une bibliothécaire de référence en Afrique de l’Est et co-curatrice de cette exposition. “Quasiment chacune des chansons sur Obama est devenue un hit.”
Les parents du nouveau président - son père Barack Obama Sr., était Kényan et sa mère Stanley Ann Dunham venait du Kansas - sont tous les deux décédés, mais ses origines sont une source de fierté. Sur l’une des rares affiches sans l’image d’Obama, un badge de campagne montre la face d’un lion avec les mots, “Kenya … Proudly Obama’s Roots.”
(Le Kenya est fier d'être le pays d'origine d'Obama) .
Le gouvernement Kényan est même rentré dans le jeu en utilisant la célébrité d’Obama pour diffuser des messages au public. Sur une grande affiche du ministère de la santé, on voit la photo d’un docteur en train de faire une prise de sang à Barack Obama et à la première dame Michelle Obama, et indiquant que les deux connaissent leur statut VIH. “Votre partenaire et vous savez-vous le vôtre?” Interroge l’affiche.
Parmi les autres pays représentés par l’exposition on retrouve l’Ouganda, l’Éthiopie, le Cameroun, l’Angola et l’Afrique du Sud. L'exposition se tiendra jusqu'au 31 juillet et les responsables de la bibliothèque indiquent qu’ils envisagent de remplacer les objets de manière périodique, puisqu’ils continuent de recevoir davantage de souvenirs d’outre- mer.
NAFEESA SYEEDThe Associated Press
(AP Photo/Dennis Bailey/Library of Congress) (Dennis Bailey - AP)
Traaduit de l'Anglais par Guy everard Mbarga
L'élection d'Obama inspire les jeunes Noirs
Par JOAN TUPPONCE
Envoyé Spécial
Traduit de l'Anglais par Christophe Kodjo Charlec![]()
Publié le 9 Février 2009
Ebony Picot ne s'était jamais intéressée à la politique jusqu'à l'année dernière quand Barack Obama a été choisi comme candidat à l'élection présidentielle. Diplômée en 2008 de Virginia State University, elle a été tellement inspirée par le Sénateur de l'Illinois qu'elle a distribué bénévolement des tracts et des badges pendant sa campagne pour les présidentielles. Picot est une des centaines de milliers de jeunes électeurs qui ont repris espoir grâce aux messages de Obama, ce qu'il n’avaient pas trouvé pas avec les candidats précédents.
Picot admet qu'elle était en âge de voter lors des dernières élections présidentielles mais qu'elle avait choisi de ne pas se rendre aux urnes.
"Aucun candidat ne m'inspirait," a-t-elle déclarée. "Cette année, j'ai senti qu'il y avait du changement en vue. J'ai aimé ce que proposait Obama. J'ai voté pour la première fois, et c'était excitant."
Un sujet qui inspire
La portée historique de l'élection d'Obama était le sujet brûlant pendant les cours de M. Jeffrey Clark, professeur de psychologie à Virginia Union University. "C'était un événement tellement important," a déclaré Clark. "J'ai voulu m'en servir comme sujet de débat."
Pendant la discussion, un étudiant a fait remarquer que beaucoup d'écoles afficheront dorénavant la photo d'un président Africain-Américain.
Selon Clark, "Cela sera une source d'inspiration pour les élèves". Les étudiants de Mme Osita Iroegbu, professeure assistante en relations publiques à Virginia State University, étaient fascinés par l'idée de jouer un rôle dans l'élection.
"Cela en dit long sur le pouvoir que les jeunes ont dans ce pays," a-t-elle déclarée. "Cela prouve qu'ils s'intéressent à ce qui se passe dans le monde et dans le pays. Cela nous a montré qu'ils peuvent avoir, individuellement et collectivement, un impact sur notre nation et sur le monde."
Iroegbu pense que les étudiants vont maintenant chercher à être plus responsables localement ainsi que pendant les cours. "Nous devons être en relation avec les gens autour de nous," dit-elle. "Le succès arrive sous différentes formes. Obama en est
l'illustration."
L'unification par la culture
Picot pense que la présidence d'Obama aidera à rapprocher les races et aussi à promouvoir l'éducation dans les lycées et universités historiquement Noirs.
"Cela renforce notre culture," dit-elle. "J'ai des amis Caucasiens qui veulent étudier dans un lycée ou une université historiquement Noir parce qu'ils veulent en apprendre plus sur notre culture. Ce ne sont pas uniquement les Africains-Américains qui ont voté pour qu'Obama soit président. Les gens ont voté pour lui parce qu'ils voulaient le changement."
Que cela incite les étudiants à poursuivre leurs études dans des lycées ou des universités historiquement Noirs reste encore à prouver.
Felecia Williams, professeure associée en sciences politiques et administration publique à Virginia Union, pense que cela aura un effet positif sur les inscriptions dans les lycées et universités historiquement Noirs (HBCU).
"Parce que cela [l'élection d'un président Africain-Américain] est une première, il y a la possibilité d'un second ou troisième, etc.," dit-elle. "Cela pourrait arriver."
Williams a ressenti beaucoup d'optimisme dans ses cours pendant l'élection. "Le scepticisme que l'ancienne génération ressentait à savoir si Obama pourrait ou non réussir et gagner ne concernait pas les jeunes étudiants," remarque-t-elle. "Ils n'ont pas vécu les grands événements de l'histoire raciale du pays."
Une motivation pour les étudiants
Zikia Farmer, étudiante de premier cycle à Virginia Union University, avait confiance en la victoire d'Obama à cause de l'effet qu'il avait sur les jeunes générations.
"J'ai des amis qui ont abandonné les études mais qui étaient vraiment intéressés par l'élection parce qu'ils voyaient un Africain-Américain candidat au poste de président," explique-t-elle. "On ne pensait pas voir ça un jour."
Même si ce ne fut pas l'élément décisif dans le choix de Farmer de passer des études d'histoire à celles en sciences politiques, l'élection a quand même influencée sa décision.
Cela l'a aussi aidé à se concentrer pour obtenir des notes plus élevées.
"Je veux être avocate," déclare-t-elle. "Une fois installée, je veux faire de la politique. Je le voulais déjà avant l'élection mais elle m'a donnée encore plus de motivation."
Le succès d'Obama aux élections a motivé Picot à retourner à l'université et suivre un Master.
"Si quelqu'un qui vient de là où il vient a pu réussir, je peux réussir," explique-t-elle.
Selon Picot, Obama est un modèle. "Il est un exemple à suivre." Farmer pense de même. Elle espère que la progression d'Obama jusqu'à la présidence inspirera sa propre fille.
"Je la regarde et lui dis, 'Un jour tu peux être Président des États Unis d'Amérique.'"
Christophe Kodjo Charlec, Translator
Michelle Obama, le marché matrimonial et les femmes de la diaspora noire

Par Diony Maria Oliveira Soares*
Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga
En faisant une recherche (1) sur l’impact du discours esthétique des médias sur les jeunes femmes noires, élèves du secondaire des collèges publics, j’ai entendu des protestations liées au marché affectif au Brésil. Selon les élèves interviewées, alors que de nombreux jeunes hommes blancs n’aiment pas les femmes noires, beaucoup de jeunes hommes noirs “adorent les blondes”. Un constat relevé en 2007 qui confirme des plaintes émises par des femmes noires brésiliennes depuis assez longtemps déjà.
Cette thématique est devenue réputée dans le milieu académique grâce au travail de la démographe Elza Berquó(2) qui en 1987 a analysé le marché matrimonial dans une recherche sur la nuptialité de la population noire au Brésil. Dans cette étude, Berquó présenta la Pyramide de la Solitude dans laquelle elle démontra chiffres à l’appui la solitude des femmes noires.
En 1995, le journal Folha de S. Paulo réalisa une enquête intitulée Racismo Cordial(3) (Racisme Cordial qui devint une référence de la presse dans le traitement des relations ethnico-raciales au brésil. Pour mettre en valeur certaines personnes noires ayant réussi, la publication de l’étude ne présenta que des photos et des histoires de vie d’hommes noirs presque tous mariés à l’époque avec des femmes blanches.
Le désavantage des femmes noires sur le marché du mariage fut également abordé un certain nombre de fois par la Revue Raça Brasil, comme dans l’article publié dès le premier numéro du magazine en septembre 1996, intitulé Casais Mistos – da cor do pecado (Mariage mixtes, de la couleur du péché) signé par Ângela Oliveira. L'article qui traitait des relations interraciales à partir des témoignages des personnes faisant partie de ces mariages, affirmait dans l’un de ses sous-titres que les Hommes ont plus de préjugés et résumait en indiquant que “l’alchimie n’est pas toujours évidente. Principalement en ce qui concerne la race brésilienne. Soit c’est l’homme blanc qui démontre son préjugé vis-à-vis des femmes noires, ou alors ce sont les hommes noirs eux-mêmes qui préfèrent les blanches”.
Deux années plus tard en Octobre 1998, le sujet fut repris par Raça Brasil dans un article signé par Tânia Regina Pinto intitulé Por que eles preferem as loiras? (Pourquoi préfèrent-ils les blondes?), dans lequel la réflexion de D. P., un administrateur d’entreprise de race noire ayant bien réussi dans la vie nous laisse sans commentaire: “Si j’avais rencontré une femme noire à l’université, il aurait fallu que je l’épouse? Non. Mon épouse n'a pas fait d'étude supérieures, elle est petite, grosse et elle a du ventre. Mais elle est blanche.”
À la même époque, Lilia Schwarcz(4) détectait que le métissage était plus la conséquence de mariages entre femmes blanches et hommes noirs que du contraire. Autrement dit, le blanchissement (de la population) se faisait de façon plus marquée à partir des choix des hommes noirs.
À la fin de la première moitié de la décennie du 21ème siècle, le chercheur Maria Luiza Heilborn(5) publia en 2006 une enquête sur les mythes et les comportements sexuels. L'étude était le résultat de données provenant d'une enquête domiciliaire réalisée dans trois villes de régions distinctes du pays auprès de jeunes des deux sexes âgés de 18 à 24 ans.
Selon l'analyse de ce chercheur, “la préférence des hommes noirs pour les femmes blanches dans des mariages interraciaux est révélatrice d'une forme d'ascension sociale et d'une hiérarchie autant de la beauté que de la race ”.
En 2007, la scientifique sociale Raquel Souzas et la sociologue Augusta Thereza de Alvarenga, dans une enquêtes sur (6) les différences de genre et de race dans les questions reproductives des femmes noires et blanches, en prenant en compte la conception de la liberté ont observé que “au Brésil, les femmes noires sont écartées du marché matrimonial, comme l'indique Berquó et surévaluées, comme étant exotiques, destinées au trafic sexuel, comme le dénoncent les penseurs du mouvement noir ”. Selon ces chercheurs, “le stéréotype auquel les femmes noires sont soumises les empêche de jouir de la liberté, y compris la liberté sexuelle et d’exercer leur autonomie et leur dignité, violant ainsi les droits sexuels des femmes noires”.
Selon moi, le croisement entre ces études et d’autres relatives au handicap des femmes noires sur le marché matrimonial d’une part et les témoignages accordés en 2007 par des adolescentes noires d’autre part indiquent que la condition ethnico-raciale peut compliquer la performance de ces jeunes dans les jeux qu’exigent les relations affectives. Ce qui peut signifier un désavantage dans un jeu dont les cartes sont marquées, dans lequel il ne sert pas à grand chose de mettre en jeu un certain nombre de pratiques qui sont supposées maintenir l’auto-affirmation féminine par l’intermédiaire des charmes du corps compte tenu de l’idée qu’ont les époux en puissance de l’archétype de la muse. Autrement dit, une condition déterministe qui indique que les relations ethnico-raciales conditionnent grandement les choix affectifs, ce qui peut avoir pour conséquence le fait que les femmes noires ont peu de chances de négociations dans ce qui a trait à ces choix.
Face à cela et compte tenu de la perspective d’analyse des éléments qui contribuent à démarquer les caractéristiques des relations de genre dans la diaspora noire, Michelle Obama rentre officiellement dans la politique mondiale comme un symbole surpuissant: femme noire de 44 ans ayant grandi dans un quartier pauvre du Sud de la ville de Chicago ; ayant fait des études en sociologie à l’Université de Princeton et en Droit à l’Université de Harvard; marié avec un homme noir ayant réussi dans la vie et mère de deux petites filles noires.
Pendant la campagne électorale, la condition d'épouse de Barack Obama a même suscité des interrogations qui mettaient en lumière la perversité du croisement du racisme et du sexisme: “certains disent qu'il sera plus difficile pour les américains d'accepter une première dame noire qu'un président noir ” prévenait par exemple un article, publié par l'un des plus grands journaux brésilien. Dans le même temps, un reportage d’un des principaux hebdomadaires du pays indiquait qu’avant la campagne, Michelle “gagnait 200.000 dollars par an en tant qu’administratrice d’un centre médical ” et prévoyait qu’elle serait “une première dame inoubliable”. Puis, dans son discours historique de victoire, Barack Obama a conquis mon cœur pour toujours, et je pense qu'il a également conquis les cœurs féminins de la diaspora africaine en déclarant au monde son amour pour son épouse.
Compte tenu de cela, et à la veille de sa prise de fonction, ce n’est pas de trop que de répéter: soit la bienvenue, Michelle Obama. Oui, nous pouvons rêver à des princes charmants. Oui, nous pouvons désirer l'amour. Oui, nous pouvons être abondamment aimées.
* Diony Maria Oliveira Soares est titulaire d’une Maitrise en Éducation, spécialiste en Anthropologie Sociale et Journaliste
(1) SOARES, D. M. O. Espelho, espelho meu, eu sou bela? Estudando sobre jovens mulheres negras, discurso estético, mídia e identidade. 2008. Dissertação de Mestrado. Programa de Pós-Graduação em Educação. Universidade Federal de Pelotas.
(2) BERQUÓ, E. Nupcialidade da população negra no Brasil. Campinas, 1987. Texto Nepo 11.
(3) TURRA, Cleusa; VENTURI, Gustavo (orgs.). Racismo Cordial: a mais completa análise sobre o preconceito de cor no Brasil. Folha de São Paulo / Datafolha. São Paulo: Editora Ática, 1998.
(4) SCHWARCZ, L. Nem preto, nem branco, muito pelo contrário, cor e raça na intimidade. In História da vida Privada no Brasil. (Org.) Fernando Novais. São Paulo: Cia de Letras, 1998, p.209-225.
(5) HEILBORN, M. L. Entre as tramas da sexualidade brasileira. Estudos Feministas, Florianópolis, 14(1): 43-59, jan./abr. 2006.
(6) SOUZAS, R.; ALVARENGA, A. T. Direitos sexuais, direitos reprodutivos: concepções de mulheres negras e brancas sobre liberdade. Saúde e Sociedade. v.16 n.2. São Paulo: Universidade de São Paulo. mai./ago. 2007. p.125-132. Disponível em http://www.scielo.br/pdf/sausoc/v16n2/12.pdf

* Diony Maria Oliveira Soares est titulaire d’une Maitrise en Éducation, spécialiste en Anthropologie Sociale et Journaliste Des Caribéens-Américains espèrent le changement avec Barack Obama dans leurs pays natals
Le groupe "Haïtiens pour Obama" se réunit, le Jeudi 20 Novembre 2008 au Café Campestre, à Pembroke Pines, pour discuter de problèmes qui touchent Haïti. (Michael Laughlin, SunSentinel / 20 Novembre 2008)
À Lauderhill, une ville avec une forte proportion d'expatriés Caribéens, le président élu Barack Obama a remporté 93 pour cent des votes.
Maintenant que Obama se prépare à prendre ses fonctions, quelques Caribéens parmi ceux qui se sont mobilisés pour qu'il soit élu, veulent qu'il fasse attention aux lois américaines qui touchent leurs pays natals.
Un des bureaux des "Haïtiens pour Obama" dans le comté de Broward, un groupe qui a fait campagne dans les quartiers pour le président élu, se réunit encore dans le même café à Pembroke Pinesqu'il avait utilisé comme point de rencontre habituel pendant la campagne présidentielle.
Les membres du groupe s'intéressent à l'immigration et à l'économie, mais ils veulent également s'assurer que l'équipe de Obama travaillera plus étroitement avec les dirigeants Haïtiens pour apporter un changement important dans ce pays démuni.
"Notre pays vit une crise permanente," déclare Aude Sicard, une membre du groupe. "Nous ne demandons pas simplement une aide humanitaire, mais nous voulons aussi que ce pays envoie des techniciens et des ingénieurs, et nous voulons voir un vrai projet pour le développement d'Haïti."
Ils prévoient aussi de continuer à faire du lobbying pour un statut temporaire de protection, qui donnerait aux immigrants Haïtiens sans papiers le droit de travailler légalement jusqu'à ce que leur pays devienne plus stable.
Alors que certains craignent que l'activisme vu pendant la campagne s'essouffle maintenant que Obama est élu, d'autres affirment que c'est le meilleur moment pour continuer le dialogue politique et encourager les regroupements populaires.
"Il a laissé des organisations en place, et nous ne pouvons pas les perdre" déclare Sandra Bernard Bastien, une femme originaire de Trinidad qui a recueilli des fonds pour Obama.
En plus de se tenir informés des sujets nationaux, certains leaders déclarent qu'ils espèrent que les membres de la communauté s'impliqueront également plus dans la vie politique locale.
"La communauté doit continuer à s'intéresser et à s'engager en politique, et cela signifie un retour aux fondamentaux", indique Marlon Hill, président du Comité consultatif de la Diaspora Jamaïquaine pour la région sud (Jamaican Diaspora Advisory Board for the Southern region) . "Nous pouvons prendre l'initiative de dire à l'administration ce que nous voulons et ce dont nous avons besoin, ou nous pouvons attendre qu'elle décide à notre place."
Pour Marie-Helene Leger, née en Haïti et éditrice d'un magazine à Pembroke Pines, il n'y aura pas d'attente.
Leger dit qu'avant Obama, elle n'avait jamais voté dans une élection américaine.
Mais, sous un poster de Obama au restaurant Casa Campestre à Pembroke Pines, elle se dit pleine d'espoir dans son futur et celui des siens en Haïti.
"Le travail n'est pas encore terminé, ce n’est qu’une partie qui a été réalisée," déclare-t-elle. "De tellement de points de vue, son succès dépend du nôtre."
http://www.sun-sentinel.com/news/local/caribbean/sfl-flbcaribvote1230sbdec30,0,5497280.story
Par Georgia East | South Florida Sun-Sentinel
Traduit de l'Anglais par Christophe Kodjo Charlec
Georgia East peut être jointe à geast@SunSentinel.com ou 954-356-4629.
Christophe Kodjo Charlec, Translator
Les étudiants de la Howard University au soir de l’élection d’Obama
Ana Luíza Pinheiro Flauzina*
Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga

Ce fut une nuit de célébrations dans l’une des plus importantes Universités des États-Unis. Fondée en 1867, l’ Université Howard est connue et reconnue comme un centre d’enseignement supérieur qui privilégie les études sur les relations raciales, constitué d’un corps enseignant et étudiant en majorité noir. Située dans la capitale des États-Unis, Washington DC, Howard a été un espace dans lequel la candidature de Barack Obama fut vécue d’une manière particulièrement touchante.
Aujourd’hui (04.11.08) a été organisé un grand événement pour accompagner la publication des résultats de l’élection. L’émotion et l’anxiété étaient palpables chez les étudiants et les professeurs dans l’attente du verdit en ce jour historique.
“Il ne s’agit pas d’une élection de plus, me dit Tiffanie Davis, étudiante en comptabilité, c’est la première fois que nous allons élire un président noir et cela, pour nous, signifie un changement vers quelque chose de meilleur, plutôt que de simples victoires du parti démocrate sur le Parti Républicain. C’est une victoire construite par notre passé de luttes”.
Tout en accompagnant l’annonce des choix de chaque État, les discours des jeunes noirs rappelaient leurs responsabilités devant cette nouvelle réalité politique. Ils reflétaient la manière dont la présence d’un homme noir à la présidence nécessitait plus d’articulation politique des communautés pour accorder leur soutien à la nouvelle administration et garantir leurs demandes politiques. Ils parlaient de l’importance d’Obama non seulement pour les États-Unis, mais pour le monde, comme un signal de la fin de la logique raciste qui a cours.
Pour Christopher Morris, étudiant en Marketing, la candidature d’ Obama a donné un nouveau sens à une image détériorée du Parti Démocrate: “Le fait qu’il soit un homme noir ayant la formation intellectuelle, la capacité politique et le charisme nécessaires pour occuper la Présidence nous laisse penser qu’il ne s’agit pas d’un simple échange dans cet interminable ‘jeu de chaises musicales’ entre les partis. Pour qu’il devienne candidat, le Parti Démocrate a dû nécessairement revoir sa structure raciste et cela va continuer dans ce sens dans la pratique politique”.
La déclaration de la victoire d’ Obama et le discours du Président élu retransmis en direct de Chicago ont constitué le point de culmination de la nuit. Les étudiants de la Howard University reprirent en choeur le “Yes we can” répété dans divers états sur les images retransmises par les chaines de télévision.
“Le 4 novembre 2008 est un jour de victoire historique. Je pense que beaucoup de personnes de ‘bonne foi’ n’ont pas encore compris ce qui vient de se passer, dans quelle position ils viennent de se retrouver. Un président noir va faire que nous soyons obligés de faire face à notre racisme plus que jamais, tous les jours. Obama servira de miroir, principalement pour ceux qui ne l’ont pas voté. Chaque fois qu’un commentaire raciste sera formulé ou qu’un acte raciste sera perpétré, l’auteur sera désormais en train d’attaquer l’image de la personne qui le représente, qui conduit le destin du pays. Il faut être vraiment cynique pour écarter cette dimension de l’importance qu’un homme noir occupe une position comme celle-là”, indique l’étudiante en Droit Nikayla Scott, émue après la célébration de la victoire d’ Obama.

Elle me demande quelle répercussion la victoire d’Obama aura au Brésil. Je lui réponds dans mon anglais hésitant que, pour ne pas faire face au miroir, on préfère nier la négritude d’Obama. “Comment ça?”, me demande-t-elle le visage plutôt surpris. Je la remercie simplement et je lui dis que je vais prendre un peu d’eau, en lui promettant de lui expliquer cela un autre jour. Elle sourit et s’en va. Elle me semblait si heureuse, je n’avais pas le courage de gâcher la fête...
*
Ana Flauzina, Docteure en Droit, rédactrice en direct de Washington(EUA) pour le journal Ìrohìn.
http://www.irohin.org.br/onl/new.php?sec=news&id=3782
Obama inspire les Afrobrésiliens
Income disparity in Salvador is stark, with power largely in the hands of non-blacks [GALLO/GETTY] Par Gabriel Elizondo à Salvador, Brésil-Aljazeera Traduit de l’Anglais par Guy Everard Mbarga
C’est comme si aucun autre groupe de personnes n’importe où en Amérique du Sud n’a suivi la marche de Barack Obama vers son élection en tant que premier président noir des États-Unis aussi passionnément qu’à Salvador au Brésil. Salvador qui se trouve sur la côte nord-est du pays est la troisième ville du pays avec environ 2,8 millions d’habitants dont plus de 80% se définissent comme noirs ou métisses. La plupart des habitants de la ville sont les ancêtres directs des 4 premiers millions d’esclaves emmenés dans la ville au 16ème siècle en provenance du pays connu aujourd’hui sous le nom du Nigéria. Salvador fut la principale porte d’entrée dans la région toute entière et fut la capitale coloniale du Brésil jusqu’en 1763. Et aujourd’hui, elle conserve une forte atmosphère Africaine du point de vue de la cuisine, de la culture et de la musique qui attirent des centaines de milliers de touristes chaque année. Condoleezza Rice, la première Africaine Américaine à avoir occupé le poste de secrétaire d’État, a visité la ville au début de l’année en cours et un nombre de plus en plus important d’Africains Américains visitant Salvador pour explorer leurs racines ancestrales. Le Candomble, la religion originale emmenée d’Afrique est toujours largement pratiquée malgré le fait que les esclaves furent forces de se convertir au Catholicisme. Et chaque mardi soir depuis des siècles, une église du nom de Nossa Senhora de Rosario dos Pretos (Notre Dame du Rosaire des Noirs) déborde de chants locaux, des fois exécutés en Yoruba, une langue Africaine, ainsi que des danses traditionnelles. La plupart des gens ici disent que la victoire d’Obama aura un impact sur les enfants de la ville de plusieurs manières, mais pas seulement parce qu’il est noir. "Obama n’est pas président parce qu’il est noir, il l’est à cause de la force de ses propositions," indique Cesar Souza, qui enseigne la danse Africaine dans une école fréquentée par des enfants noirs pauvres. "Il s’agit là d’un exemple pour chaque enfant noir vivant dans les endroits pauvres à travers le monde qu’il ou elle peut grandir, aller à l’école, à l’université et avoir des objectifs. Ces enfants vont regarder la télévision et voir Obama et désormais manifester de la curiosité. Donc, Obama sera une référence positive pour les gens au Brésil – et particulièrement pour les enfants noirs." Salvador est la capitale de l’état de Bahia, une région particulièrement pauvre où la disparité de revenu est totale et le pouvoir politique s’est consolidé entre les mains d’une élite dirigeante non noire. Selon les statistiques officielles, 40% de la population vit dans avec le salaire minimum ou moins, alors que moins de 1% des gens gagnent plus de 20 fois le salaire minimum. Environ la moitié des 190 millions de Brésiliens se considèrent comme noirs ou métisses. "À Salvador, plus de 80% de la population est noire, et nous vivons dans les pires conditions," indique Marcos Rezende, un jeune organisateur communautaire qui regardait les résultats des élections américaines en compagnie de plusieurs dizaines d’autres personnes à la télévision mardi. "La victoire de Barack Obama a une immense importance pour nous, car tous nos candidats noirs ici perdent toujours les élections". "Il nous a montré à nous les noirs que nous pouvons apporter ce type d’influence en détenant le pouvoir politique dans le futur, que oui, nous pouvons également gouverner n’importe où dans le monde". Le Brésil n’a jamais eu son président noir, malgré le fait que 47% des 190 millions de Brésiliens se définissent comme noirs ou métisses. "Obama n’aura pas d’influence uniquement aux États-Unis, son influence se fera également ressentir à travers le monde – et a également regardé les résultats de mardi soir à la télévision locale. "Pour la communauté noire ici, cela représente également une avancée pour nous– et cela nous fait penser sérieusement à la possibilité pour le Brésil d’avoir un président noir." Le 20 Novembre prochain, le Brésil célèbrera la Journée Nationale de la Conscience Noire – et au moins ici à Salvador – étant donné l’identité du nouveau président des États-Unis – cette année, cela aura un sens un peu plus fort. "Les enfants noirs qui ne comprennent pas la politique voient maintenant Obama en tant que Président à la Tv et réalisent qu’une personne ayant la même couleur de peau qu’eux est le président du pays le plus puissant au monde," indique Rezende. "Ces enfants diront, 'Je veux aussi le faire. Je peux le faire. J’espère devenir le président du Brésil.'"
Traduit de l’Anglais par Guy Everard Mbarga http://english.aljazeera.net/news/americas/2008/11/200811619119961388.html
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Élection d’Obama ; Réaction d’activistes AfroLatinos
Par Karen Juanita Carrillo

Suite à la victoire électorale de Barack Obama qui servira en tant que 44ème Président des États-Unis, les célébrations ont eu lieu à Harlem, Fort Green, Brooklyn et dans de nombreux quartiers en majorité habités par des Noirs à travers les États-Unis.
Mais les célébrations qui ont eu lieu au delà des frontières américaines ont peut être été plus grandioses.
L’excitation que les activistes Afro Latino ont ressenti est palpable dans les mails qu’ils ont envoyé, dans lesquels ils parlent du sens que prend une présidence d’Obama pour leurs communautés et leurs nations :
"En ce moment, nous célébrons cette victoire dans toutes les communautés Afrodescendantes de la Colombie et je veux tous vous féliciter là haut pour tout le travail effectué pour créer cette victoire électorale," indique un Jose Luis Rengifo Balanta exultant qui travaille avec une organisation d’activiste en Colombie : "Aujourd’hui, pour la première fois dans l’histoire, nous avons un président qui incarne l’ensemble des rêves de tous les Noirs à travers le monde."
"À Quibdò, la capitale Afrocolombienne [du Chocó] nous fêtons grandement" affirme Jesus Elias Cordoba Valencia. "Nous sommes unis dans notre Négritude."
"Nous les Afroéquatoriens nous sommes tout à fait confiants dans la perspective d’une présidence Obama, écrit Pepe Chala de la Confédération Nationale Afroéquatorienne (Confederación Nacional Afroecuatoriana -CAN/Afro ). "Une présidence d’Obama signifiera tant de choses pour nous. Elle changera la perception négative que le monde a des Afrodescendants."
"La victoire d’Obama aux élections présidentielle est la meilleure chose qui pouvait arriver aux Afrodescendants de Colombie et pour ces Colombiens qui croient en la justice ," déclare Ana Castillo. "Car, comme il l’a dit lors de l’un de ses débats, il n’apporterait pas son soutien à un accord de Libre échange États-Unis – Colombie et il ne permettra pas que les crimes et les massacres qui sont régulièrement perpétrés dans nos communautés restent impunis comme c’est actuellement permis sous la présidence d’Álvaro Uribe. J’espère également qu’en tant que président, Obama soutiendra les programmes et les plans financiers qui pourraient bénéficier et emmener le développement des Communautés Afrocolombiennes."
Rubén Jean-Baptiste Latorti du Mouvement Politique Communautaire Dominicano- Haitien (Movimiento Politico Comunitario Dominico-Haitiano - MPCDH) affirme qu’autant les Afro Dominicains et les Haïtien -Dominicains "comprennent le rôle que joue e [Obama] dans ces élections, et il a déjà gagné le soutien de notre communauté!"
Igor Correa Caicedo
"On se rappellera du 4 Novembre 2008 comme le jour où la pratique du racisme institutionnel a commencé à prendre fin dans le monde," écrit Igor Correa Caicedo du Centre Colombien d’Assistance Juridique ( Centro Colombiano de Asistencia Jurídica AFRONTAR). "Chaque Noir sur la planète devrait reconnaître et célébrer ce fait historique. C’est une célébration nationale pour les Afrocolombiens et tout ceux qui soutiennent. À Cali, il y a une caravane...les gens ont pris leurs voitures et leurs motocyclettes...ils klaxonnent et crient : OBAMA!... OBAMA!"
"C’est évidemment très important et extrêmement considérable d’avoir un Afrodescendant comme président des États-Unis. C’est un moment transcendantal ," déclare l’auteur et animateur radio, Victor Perdomo Fayad du Venezuela. "D’un point de vue sentimental, cette victoire me rend heureux, car politiquement, cela veut dire que de nouvelles forces et de nouvelles idées sont en train de pousser de côté l’ancien establishment aux États-Unis."
"En tant qu’Afrodescendant," écrit Jesús "Chucho" García, leader du Réseau des Organisations Afrovénézuéliennes ( Red de Organizaciones Afrovenezolanas), "je ne crois pas en une solidarité immédiate avec quiconque à cause de la pigmentation de la peau, particulièrement quand cette personne est le premier président afrodescendant des États-Unis du Nord (pas des États-Unis d’Amérique). ...Je souhaite qu’il ouvre un dialogue avec les nations de l’Amérique du Sud et des Caraïbes qui sont en train de créer leurs propres destinées et desquelles – s’il a vraiment conservé l’étiquette de la diaspora africaine - Obama devra humblement apprendre."

Jesus Chucho Garcia
Lucas Gil Ibarguen du Comité Afro Contre la Discrimination et la Xénophobie( Comité Afro Contra La Discriminación Y Xenofobia) déclare : "C’est très important qu’Obama ait gagné, étant donné qu’il est afrodescendant, mais seulement s’il ne suit pas la ligne des invasions et des génocides des anciens présidents Américains. S’il s’avère être comme Condoleeza Rice ou Colin Powell, il ne mérite pas notre soutien, car dans ce cas, il poursuivrait l’histoire d’oppression et de militarisme infâme des États-Unis"
"Cela semble être la meilleure chose qui pouvait arriver aux États-Unis," indique le journaliste, auteur et animateur Afro Cubain Pedro Pérez-Sarduy. "D’avoir un président cultivé, intelligent et talentueux – et non un arrogant ou un fanatique; qui a des liens forts avec ses racines africaines – dans un pays qui a souffert de l’esclavage. En fin de compte, avec Obama, les espoirs de nos gens seront si grands qu’il est certain que nous pourrons mettre de côté l’histoire de bigoterie qui a régné sur les relations entre les États-Unis et Cuba. Cela servira nos deux pays, pas seulement les Cubains."

Pedro Pérez-Sarduy
"Par le simple fait d’avoir été élu président, Obama a rendu un grand service aux noirs dans les Amériques," indique Zulia Mena García qui fut la première représentante au congrès Colombien spécifiquement élue pour protéger les intérêts des AfroColombiens. "Sa victoire est un signe très important qui relèvera notre moral . Elle prouve le bien fondé de toutes les luttes que nous nous avons mené pour notre dignité et pour nos droits civils à travers le monde; Cette victoire nous dit : 'Oui nous le pouvons – Oui, nous pouvons remporter ces luttes.'"

Zulia Mena García
Carlos Rua Angulo, le directeur l’École de Formation au Leadership Ecotambor basé à Bogota en Colombie suggère qu’avec l’élection d’Obama "un certain nombre de choses vont changer simultanément: il s’agira principalement de choses en faveur des communautés aux États-Unis, mais il y aura également des changements qui bénéficieront aux communautés porté le fardeau des politiques ayant favorisé la suprématie militaire américaine. Ces politiques ont été meurtrières pour nos communautés et sont directement responsables de la pauvreté subi par quelques 170 millions de personnes. Bien sûr, Obama ne pourra pas changer cette situation immédiatement, mais ce qui est merveilleux c’est de savoir qu’il peut graduellement apporter des changements qui mettront fin à ces inégalités."
Le Docteur Jorge Ramirez Reyna, président de l’Association Noire de Défense et de Promotion des Droits Humains - ASONEDH) basée à Lima au Pérou a écrit un article dans lequel il parle d’Obama comme de "quelqu’un dont chaque individu afrodescendant a pris de la fierté. Il a démontré que même si nous avons subi l’esclavage, l’oppression, le racisme, nous continuons de marquer l’histoire. ...Le 4 Novembre est un jour historique. Ce jour est le commencement d’une nouvelle ère pour chaque Afrodescendant, aujourd’hui, le monde entier nous regarde et aujourd’hui nous sommes tellement plus fiers de notre histoire, de notre race et de notre foi au fait qu’un noir peut être président du plus grand et du plus puissant pays au monde. Aujourd’hui, nos ancêtres sont en fête, car un fils de l’Afrique a renforcé l’espoir de tous nos gens à travers le monde. Aujourd’hui, chaque afrodescendant croit et sait que nous pouvons changer l’histoire – et aujourd’hui, le Sénateur Africain Américain Barack Obama a changé le monde."
Traduit de l’Anglais par Guy Everard Mbarga
Karen Juanita Carrillo is a Brooklyn, New York-based writer and photographer. She co-founded the website AfroPresencia.com and serves as the senior researcher with the UN-affiliated International Oil Working Group.
Obama, 44ème Président Us
PRESIDENT-ELECT BARACK OBAMA****

Getty/istockphoto.com
THE NETWORKS WON'T TELL YOU, BUT THE PAGE WILL:
BARACK OBAMA WILL BE THE 44TH PRESIDENT OF THE UNITED STATES
The Huffington Post
November 4, 2008
OBAMA WINS: NEW HAMPSHIRE, PENNSYLVANIA, OHIO, MASSACHUSETTS, ILLINOIS, CONNECTICUT, NEW JERSEY, MAINE, DC, DELAWARE, MARYLAND, VERMONT, RHODE ISLAND, MICHIGAN, MINNESOTA, WISCONSIN, NEW YORK, IOWA...
MCCAIN WINS: GEORGIA, KANSAS, OKLAHOMA, TENNESSEE, KENTUCKY, SOUTH CAROLINA, ALABAMA AND ARKANSAS, WYOMING, NORTH DAKOTA, WEST VIRGINIA, LOUISIANA, UTAH, TEXAS...
Barack Obama Cruises to Historic Victory
Barack Obama Cruises to Historic Victory
ABC News projects that Barack Obama will be the next president of the United States.
CNN: OBAMA TO BE NEXT PRESIDENT
Sen. Barack Obama will defeat Sen. John McCain to become the next U.S. president, CNN projects. Projected wins in West Coast states helped give the Democrat the magic number of electoral votes. developing story
Breaking News >> FOX NEWS PROJECTS: Obama Captures Electoral Votes Needed to Be President
AP
URGENT: Illinois Sen. Barack Obama sweeps to historic victory to become America's first black president. | PHOTOS | ON THE SCENE | WATCH THE STRATEGY ROOM
• Rally at Obama Campaign HQ in Chicago: WATCH LIVE | Rally at McCain Campaign HQ in Phoenix: WATCH LIVE
• ELECTORAL VOTE TALLY: Obama 220, McCain 138 | BALANCE OF POWER, SENATE: D-53, R-45, I-2
• BALANCE OF POWER, HOUSE: D-241, R-194









