Ce jeudi a été célébré dans tout le pays la Journée de l'Afrocolombianité et a été lancé la Décennie Internationale pour les Afrodescendants qui va de 2015 à 2024, promulguée par les Nations Unies pour généret des réflexions et des politiques culturelles axées sur la reconnaissance, la justice et le développement.

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Selon le Dane, les afrocolombiens dans le pays attiegnent le nombre de 4. 311 757 personnes, ce qui correspond à 10,62% de la population totale du pays, avec Cali, Cartagena, Barranquilla, Bogotá et Medellín état les villes de résidence de 29,2% de cette population, même s'il y a d'autres point important d'implantation comme les îles  San Andrés, Providencia et Santa Catalina.

Dans les différentes villes du pays, se développent différentes activités comme la Candanga de Tambores del Decenio en Barranquilla, el 'Toque de Tambores’ à Cali, il y a eu des présentations musicales, de danse, gastronomie, des espaces pour la lecture recommandées par le Ministère de la Culture, ainsi que la campagne ‘L'heure contre le racisme’, durant laquelle, pendant une heure des personnes se sont exprimées contre le racisme et la discrimination.

De plus, le Ministère de l'Intérier offrira un cours en ligne  ''AfroColombie, Reconnaissance, Justice et Développement  ', à l'intention des fonctionnaires publics, des opérateurs de justice et des citoyens en général, auquel prendront part les professeurs Sergio Mosquera, Claudia Mosquera et Adriana Maya.

Selon Alexis Arango, conseillère départementale, la lutte dans le combat mené dans le pays vise à ce que prenne fin 'l'esclavage perpétuel ' que sont la discrimination et le racisme .

 “Ici en Colombie, l'idée est de chercher à avancer dans le processus vers la diginté, pour  obtenir une plus grande reconnaissance de la culture en mémoire d ela résistance des communtautés et lutter contre la discrimination et le racisme, un petit garçon noir discriminié est quelque chose que nous ne pouvons pas cautionner parce que cela fait mal au garçon mais aussi au pays''.

Pour Julia Madariaga, la directora des Affaires Ethniques et sous-directrince de l'Unité pour les Victimes,  “cette date revêt beaucoup d'importance étant donné que c'est une date pour rendre hommage à la population afrocolombienne et commémorer l'abolition de l'esclavage en Colombie”.

“En ce qui concerne la capitale de Valle del Cauca, on espère réunir plus de 200 musiciens de Calin qui font partie de groupes artistiques et de bandes martiales reconnus, et que se joindront au grand ‘Toque de Tambores”, indiquait la Decrétaire de la Culture et du Tourisme de Cali, María Helena Quiñónez Salcedo.

LA DÉCENNIE AFRO

L'idée des Nations Unies en déclarant la décennie internationale des Afrodescendants, est de souligner que la communauté internationale reconnait ques les afrodescendants représentent un groupe spécifique dont les doits doivent être promus et protégés.

Selon les chiffres de l'organisation, autour de 200 millions de personnes qui s'identifient eux-mêmes comme des descendants d'africains vivent dans les Amérique et plein d'autres millions vivent ailleurs dans le monde, en dehors du continent africain.

Pourquoi  Cali est une ville Afro?

Ce n'est pas le fait du hasard que Cali soit la ville comptant la plus importante population afrodescendante en Colombie. La genèse de cet état de fait remonte à l'époque coloniale, du fait de la commercialisation des esclaves dans la Nouvelle Grenade.

Dans ‘La Memoria de Los Griot’(La mémoire des Griots) , la professeure et chercheure María Cristina Navarrete indique que vers 1777, sur les 8295 habitants de Cali, 1881 étaient des noirs esclaves provenant en majorité d'Afrique (Haute et Basse Guinée,  Angola, entre autres).

Dans l'Archive Historique de Cali, on retrouve des formulaires d'achat et de vente d'esclaves qui datent du 18ème siècle à travers lesquels on se rend compte de la manière dont les propriétaires acquéraient ces personnes pour travailler sur des parcelles dédiées à l'agriculture et à l'exploitation minière d'or et d'argent . Ils sont présentés depuis jeudi dernier dans le cadre de l'exposition ‘Citas con las Fuentes Primarias’(Rendez-vous avec les Sources Primaires) , au Centre Culturel de Cali.

Les transactions se faisaient en pesos ou ‘patacones’ (également appelées monnaies 'macuquinas' -frappées de manière grossière manuellement à coups de marteaux),  un autre type d'argent de l'époque et qui étaient enregistrés par des notaires ou des scribes du fait qu'il s'agissait d'un bien.   Il existe même des testaments dans lesquels ont voyait de quelle manière on héritait de lots d'esclaves ”, explique Rodrigo Mejía, historien de l'Archive Historique.

Une fois aboli l'esclavage en Colombie (1852), les esclaves devinrent des citoyens avec des droits et ils prirent l'identitié de ceux qui furent leurs maîtres (Mosquera, Caicedo, Garcés, Micolta, entre autres) ou alors selon leurs origines africaines (Carabalí, Lucumí, Popó, et autres).
 

La proximité d'avec Buenaventura et ses débuts comme port maritime et l'expansion de travaux agricolesexécutés par les populations venant du  nord du département de Cauca a également déterminé au 20ème Siècle l'établissement de la Communauté afro à Cali, qui avec Popayán yetBuga,  est devenu un point de développement et de prise de décisions, explique le professeur de Sciences Politiques d'Univalle, Héctor Alonso Moreno.

D'autres faits ont influencé dans la migration comme le Tremblement de Terre de  Tumaco (1979) et d'aures catastrophes dans le  Paccifique, ainsi que la violence et le phénomène du déplacement, qui ont fait que de nombreux afrodescendants sont venus se réfugier à Cali, dont certains cherchaient des proches qui vivaient déjà ici ”, indique Ígor Correa, coordinnateur de la Politique Publique Afrocolombienne du Secrétariat du BienÊtre de Cali.

Il ajoute que “beaucoup sont arrivés parce qu'ils cherchaient des meilleures opportunités d'emplou, d'éducation et économiques, ce qui explique que 26,2 % de la population de Cali est afrodescendante. Très certainement, lorsque le Dane effectuera le nouveau recensement, il y aura bien plus de personnes comptabilisées dans la ville ''.

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com

http://www.elpais.com.co/elpais/colombia/noticias/1062-poblacion-pais-afrocolombiana-dice-dane