31 janvier 2012

Zuleica Romay, Prix Casa de las Américas défend les politiques contre le racisme

 

La cubaine Zuleica Romay, Prix Casa de las Américas 2012 dans la catégorie extraordinaire d’Études sur la présence noire en Amérique et dans les Caraïbes contemporains, a plaidé pour  la nécessité de politiques culturelles visant à lutter contre les stéréotypes et les conduites racistes de nos jours.

romay1Après avoir reçu le Prix, l'auteure de Elogio de la altea o las paradojas de la racialidad ( que l'on pourrait traduire par Éloge du bounty où les paradoxes de la racialité .) a affirmé à Prensa Latina que la réalisation de cette œuvre lui a permis de constater la reproduction de préjugés raciaux à travers des processus sociaux et culturels qui se déploient souvent de manière occulte.

"J'ai essayé de comprendre pourquoi, malgré le processus de transformation sociale de la Révolution cubaine, des stéréotypes infériorisant survivent –dit-elle –car je pense que la systématisation de nos expériences à travers les sciences sociales bénéficiera à tous les latino-américains et à tous les caribéens'', explique la chercheuse.

Romay - présidente de l’Institut Cubain du Livre - a indiqué qu'il ne s'agit pas d'une autobiographie, même si l'oeuvre raconte des anecdotes personnelles afin de soutenir sa thèse: ''Je pense que sur ces questions, sur lesquelles la société cherche des réponses à ses problématiques les plus complexes, on ne peut se passer de l'échange ", dit-elle.

Elle a assuré que pour écrire le texte, elle a dû se nourrir du plus grand nombre possible de systématisations: Histoire de Cuba et les classiques de la pensée sociale de l'île, en particulier l'anthropologue Fernando Ortiz, mais aussi les réflexions venues d'autres zones hémisphériques (Brésil, Colombie, Pérou , Mexique ...) et des rapports d'organisations internationales.

La spécialiste - qui a qualifié le Prix Casa de las Américas de plus important de sa courte carrière littéraire - a indiqué à la  presse son envie de percer les dénominateurs communs qui conditionnent les manifestations de préjugés et de discrimination raciale en Amérique Latine et dans les Caraïbes.

 Avec ce livre, qu'elle a passé quatre ans à écrire, dont  presque une année à partager avec des Cubains incroyables de tous les âges et niveaux sociaux - dit-elle - elle aspire à apporter une petite contribution dans la lutte menée depuis le triomphe révolutionnaire  à Cuba en 1959 pour la pleine égalité et la justice sociale.

Elle a par ailleurs révélé l'énigme du titre de son ouvrage: altea était une sorte de bonbons(fruit confit)  recouvert de chocolat avec de la crème blanche à l'intérieur, très populaire à Cuba dans les années 80 du siècle dernier.

''Mes collègues boursiers (institut pré-universitaire) me surnommait altea parce qu'ils disaient que j'étais noire à l'extérieur et blanche à l'intérieur, quelque chose qui me faisait rire au départ, mais pas tant que ça par la suite ", rappelle-t-elle.

''À l'âge adulte, et avec les études, j'ai compris que ce surnom reflète l'existence et la reproduction d'un préjugé dans la société'', a conclu Romay.

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com

 

http://www.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&task=view&id=472121&Itemid=1

Posté par guyzoducamer à 15:39 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , ,
27 janvier 2012

Projet de loi permettant aux noirs brésiliens de porter des noms africains

 

AGÊNCIA BRASIL 

Le projet a été soumis pour décision finale du Comité sur la Constitution et la Justice (CCJ)

sampleimg_gif


 
Le projet de loi qui propose que la population noire puisse inclure des noms Africains en plus de leur nom de famille après l'âge de  18 ans sera débattu par l'Assemblée des Députés lors de la rentrée parlementaire. Approuvé en fin d'année dernière par la Commission des droits de l'Homme et des Minorités de la Chambre, le projet a été soumis pour décision finale à la Commission de la Constitution et de la Justice  (CCJ).

Rédigé par l'ancien Ministre en charge du Secrétariat Spécial de l'Égalité Raciale et Edson Santos(PT-RJ) et du député Nelson Pellegrino (PT-BA), la proposition établit le droit des afrodescendants  à adopter des patronymes africains, même s'il n'a aucune source familiale. La loi permet seulement que le citoyen " qui a atteint l'âge de la majorité puisse changer le nom sans que cela ne porte préjudice au nom de famille."


Le souhait des deux députés est d'ajouter un paragraphe dans la loi pour permettre aux afrodescendants de pouvoir porter des patronymes africains. Pour justifier le projet, les deux parlementaires affirment qu'au fil des ans, ces noms ont été remplacés par d'autres d'origine non africaine. Ils espèrent recouvrer le passé des Noirs du Brésil grâce au changement de la loi.

Non seulement la culture, mais aussi l'identité même de ces afrodescendants ont été de cette manière supprimées tout au long de l'histoire. Il devient donc nécessaire d'adopter des mécanismes pour la récupération de cette identité. Et l'un des plus importants pour atteindre cet objectif c'est la possibilité d'adopter le nom de famille d'origine ", indiquent les députés.


Le projet a reçu un avis favorable  du rapporteur, M. Márcio Marinho (PRB-BA) pour une substitutionLe texte original ne prévoit que la possibilité de  changement de nom, et le rapporteur a opté pour permettre l'ajout. Marinho entend ainsi préserver les noms de famille de ceux qui optent pour le changement.


"Je comprends que remplacer le mot changement par le mot ajout améliore le texte de la loi, rendant plus clair votre objectif, même parce que, comme on peut le déduire du contexte du projet, la modification à apporter ne peut porter préjudice au nom de famille", a expliqué le Rapporteur dans son avis.

Approuvé à la Commission des Droits Humains à la fin de la session législative en Décembre dernier, la proposition a été envoyée à la CCJ, dernière instance par laquelle elle doit passer. La Commission sera chargée d'examiner sa constitutionnalité, excepté toute autre modification  dans la valeur du texte. S'il est jugé constitutionnel, le projet ira au Sénat.


Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
 
http://www.correiodoestado.com.br/noticias/projeto-de-lei-propoe-que-negros-possam-adotar-sobrenomes-af_138526/


Posté par guyzoducamer à 21:13 - - Commentaires [2] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , ,
24 janvier 2012

Les Afromexicains continuent de se battre pour une reconnaissance constitutionnelle




PINOTEPA NACIONAL, Oax.Quelques onze organisations sociales se sont réunies ces derniers jours dans cette ville côtière (Oaxaca)
afin de contribuer à la conquête de la reconnaissance constitutionnelle des peuples noirs du Mexique en planifiant les nouvelles actions et tâches qui mèneront à la reconnaissance la communauté afrodescedante.

afromexicain


Lors de la rencontre,  les représentants des organisations membres du Réseau pour la Reconnaissance Constitutionnelle du Peuple Noir du Mexique, (Red por el Reconocimiento Constitucional del Pueblo Negro de México) parmi lesquelles Africa AC, Púrpura, PUMC-Oaxaca, Grupo Cultural Costa Chica, ont indiqué que le Programme Universitaire Mexique Nation Multiculturelle a mené une  enquête socio-démographique afin de démontrer à l'INEGI la viabilité de l'inclusion de la population noire du Mexique dans le recensement national.

Ils ont également fait savoir que le réseau a envoyé un communiqué
au responsable national de l'INEGI, dans lequel ils demandent l'établissement d'un Groupe de Travail sur les Populations Afrodescendantes au Mexique, visant à rechercher leur inclusion dans le recensement général de la population et de l'habitat.

De même, l'accord de réédition du livre "De Afromexicanos a Pueblo Negro" a été détaillé, qui envisage l'incorporation dans le texte des derniers développements liés à la thématique de la lutte pour la reconnaissance des populations noires au Mexique.

Il a été convenu de la création d'un magazine sur le thème des populations noires qui aura pour titre "Chambalé, Voces de los Pueblos Negros y Originarios de la Costa Chica de Guerrero y Oaxaca", dont le tirage sera trimestriel et la distribution se fera à grande échelle.

Il a en outre été annoncé la tenue du  "II Foro Afromexicanos, Por el Reconocimiento Constitucional del Pueblo Negro"(Deuxième Forum AfroMexicains, Pour la Reconnaissance Constitutionnelle du Peuple Noir) dans la communauté de José Maria Morelos, municipalité de Santa María Huazolotitlán du 20 et 21 Juillet 2012.

Autre indication, lors de la réalisation du forum,on retrouvera parmi les sujets inclus la reconnaissance des médecins et des pratiques de la médécine traditionnelle afromexicaine, en plus de l'organisation de présentations publiques de diverses publications, autant d'ouvrages que du magazine Chambalé.

Enfin, il a été indiqué que cinq ans après la clôture du premier Forum afromexicain, il ya de nombreuses avancées en terme de reconnaissance juridique et sur d'autres questions, et il a été décidé qu'il fallait débattre de nouveau des questions soulevées depuis 2007 .


Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com

 
http://www.noticiasnet.mx/portal/principal/80851-luchan-pueblos-negros-un-rostro-nacional

Posté par guyzoducamer à 15:17 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , ,
22 janvier 2012

Livre :'Hijas de Muntú', profils de femmes noires célèbres en Amérique Latine

 

L'apparition de la cubaine Omara Portuondo, le sens profond de la poésie de la colombienne Mary Grueso, la vie de Celia Cruz ou le rôle de Goyo, du groupe Choc Quib Town, sont quelques unes des histoires de femmes afrodescendantes que le livre Hijas del Muntú (Les filles du Muntu) qui regroupe les profils de femmes noires lationoaméricaines a pris le pari de raconter. Ses auteures María Mercedes Jaramillo et Lucía Ortíz, Docteures en Littérature l'évoque ici :

muntu

Y a t'il un facteur commun entre ses  'Filles du Muntú'?

Le genre, la race et la classe ont marqué l'expérience vitale des femmes afrodescendantes, des conditions qui sont des barrières qui les ont empêché de se développer de manière équitable dans la société latinoaméricaine. Celles qui apparaissent dans ce volume ont lutté pour améliorer leurs propres conditions de vie, celles de leurs familles et de leurs communautés.

Elles sont l'exemple des luttes menées par de nombreuses femmes dans différents domaines du travail humain. Par leur travail économique, social, culturel, politique ou artistique, elles ont payé le prix fort. Certaines sont mortes dans la lutte, d'autres se sont retrouvées seules ou abandonnées par leur effort persistant pour acquérir un espace symétrique dans les médias racistes et classistes qui les entourent. Il y a un regard critique sur la société dans laquelle elles se trouvent...C'est avant tout, une reconnaissance du travail de la femme qui a contribué au développement économique, social, politique et culturel du continent. La société en général et les élites en particulier profitent de leur travail, du temps qu'elles consacrent par leur travail pour autrui.

À qui s'adresse ce livre ? 

muntu2

Il s'adresse à un large public, bien au-delà des chercheurs spécialisés dans les études latinomaméricaines. La majorité des essais sont accessibles aux étudiants qui comment leur éducation supérieure et aux éducateurs. Nous espérons que le livre facilitera l'entrée dans une thématique qui doit être incluse dans les programmmes des institutions éducatives.

Existe-t-il une féminité noire ?

Nous pensons que la féminité n'a pas de race, nous les femmes nous partageons des valeurs, des désirs, des vertus et des défauts. Les biographies en sont une preuve.  

Quelles particularités ont les afrodescendantes de ce pays ?

Comme les autres afrodescendantes, elles affrontent des problèmes similaires dès leur arrivée sur le continent américain, à cause de l'horrible héritage de l'esclavage qui a renforcé le racisme dans nos sociétés et a insensibilisé les esclavagistes et leurs descendants face à la souffrance des africains et a nié l'hisoire et leur participation en tant que citoyens à notre société. Goyo, la vocaliste de Choc Quib Town, est à la fois protagoniste et promotrice du rap dans le Chocó.  

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com

http://www.eltiempo.com/cultura/libros/ARTICULO-WEB-NEW_NOTA_INTERIOR-10976027.html

muntu3'Hijas del Muntú' / 643 pages $ 39.000    

Márquez Pérez, Paulina (Ilustrateurs)
Jaramillo Jaramillo, María Mercedes
Ortíz, Lucía

éditorial: Panamericana Editorial Ltda.
catégorie: Géographie et histoire
année d'édition : 2011 
Langue: Espagnol 
ISBN: 978-958-30-3794-8 

Posté par guyzoducamer à 00:39 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , ,
21 janvier 2012

Faible présence des mannequins noires lors de la Semaine de la Mode de Río

 

RÍO DE JANEIRO — Les défilés de la Semaine de la Mode de Rio de Janeiro ont eu leurs célébrités et mêmes deux mannequins transexuels, mais, dans un pays où la moitié de la population est d'origine africaine, la présence des noirs sur les podiums est rare et relance le débat sur les quotas.

  moda

Seules quelques mannequins afrodescendantes ont pu être aperçues sur les podiums de la Semaine de la Mode à Río, qui a présenté jusque samedi dernier 24 collections d'hiver. Et ce malgré le fait que le Brésil est le pays comptant la plus forte population noire après le Nigeria.

 "Ils ne nous appellent que quand la thématique du défilé est liée à la culture noire", indique à l'AFP Luana Génot, 23 ans, une des huits mannequins noires sur un total de plus de 200, qui appartient à la principale agence de  Río ; 40" Models.


Pour la première fois en juin 2009, la Semaine de la Mode de Sao Paulo - la plus importante en Amérique Latine - avait été forcée d'imposer un quota d'au moins 10% de mannequins noires, suite à une décision du procureur sous la pression des mouvements noirs. Mais lors de l'édition qui suivit en 2010, seules huit des 344 mannequins qui défilèrent étaient afrodescendantes.

 

"Malheureusement en 2010, un juge conservateur a éliminé les quotas ", déclare à l'AFP le frère David, un religieux franciscain à la tête de l'ONG Educafro qui s’attelle à faciliter l'accès des noirs et des autochtones au marché de l'emploi. Cette organisation a réclamé au procureur du travail de réinstaurer les quotas et l'audience est attendue quelques jours avant l'ouverture de la Semaine de la Mode de Sao Paulo.

"On ne peut pas discriminer les noirs au Brésil où 51% de la population est noire ou métisse. Je pense que le bureau du Procureur répondra favorablement à nos pressions et cette décision influera sur l'environnement de la mode dans tout le pays", ajoute le religieux.

 Dans le domaine de l'éducation, le Brésil a adopté des quotas il y a quelques années pour faciliter l'accès des noirs à l'université. Les organisateurs de la Semaine de la Mode de Río n'ont pas répondu aux consultations de l'AFP, même si lors d'une édition précédente, ils avaient assuré qu'il  "n'existe aucune discrimination raciale" dans ce secteur d'activité.


Luana Génot, qui en plus d'être mannequin étudie la publicité à l'Université Catholique de Río (PUC),  décrit les problèmes qu'elle a pour pourvoir défiler sur les passerelles : "On me dit souvent : 'Qu'est ce qu'on fait de ta peau?' On me maquille la dernière parce que le pinceau ne convient pas aux teints trop foncés". "Ils nous disent aussi que la collection d'hiver est pour les blancs d'Europe, ou même que les noirs ont trop de hanches et de fesse. Je suis impressionnée de voir qu'au Brésil, où la moitié de la population descend des esclaves noirs, il y a si peu de places pour nous", ajoute-t-elle.

 

La jeune qui plaide pour que les podiums de mode reflètent le même métissage que l'on voit dans les rues du Brésil a organisé en juin dernier dans son université et durant la Semaine de la Conscience Noire, un débat sur la diversité ethnique dans le monde de la mode.

 Sergio Mattos, de l'agence 40" Models, reconnait dans des déclarations au journal O Globo de cette semaine que" les semaines de la mode sont cruelles pour les mannequins de Río ayant plus de courbes et la peau bronzée".

 

La blonde aux yeux bleus Bruna Loureiro a été écartée d'un défilé à cause de son teint "trop doré alors que la marque de vêtement préférait des peaux très très blanches".

Le débat sur les quotas a pris de l'ampleur lors de la dernière édition du très propulaire reality show 'Gran hermano Brasil' (Big Brother Brésil) mercredi dernier. Interrogé sur la nécessité des quotas, Daniel Chaniz, le seul noir sur les douze participants et mannequin de profession s'est dit "contre", une position minoritaire chez les noirs mais soutenue par ceux qui pensent que ses quotas "aggravent le racisme". "Il ne devrait y avoir de quotas dans aucun domaine. Nous sommes tous pareils, sous la peau, nous avons tous du sang rouge", a-t-il indiqué.


Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com


http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5h2RM3qBTIl459Wq8clDP-NtwzqnA?docId=CNG.348c808b4f8b3eb829e194a9a28d1174.e1

Copyright © 2012 AFP. Todos los derechos reservados. Más »

Posté par guyzoducamer à 02:44 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , , , ,
19 janvier 2012

Les afrodescendants sont invisibles dans les amériques selon la CIDH


Devant cette situatition, la la CIDH considère qu'il est indispensable que les États de la région adoptent des actions affirmatives pour éradiquer la discrimination sur le continent et garantir effectivement les droits des personnes afrodescendantes.

afrodescendientes

Washington, É.U.- Les afrodescendants des Amériques continuent de subir l'exlcusion, le racisme et la discrimination et sont 'invisibilisés' dans des pays où ils constituent la majorité de la population, a indiqué la Commission Interaméricaine des Droits Humains (CIDH). 

Dans un rapport, la CIDH a indiqué que malgré le fait que 30% de la population des Amériques est afrodescendante, l'identité de l''afrodescendance' est très récente dans les recensements.

 En conséquence de la  discrimination structurelle dont ils souffrent, les  afrodescendants habitent en général dans les zones les plus pauvres et bénéficiant de mois d'infrastructures, et ainsi ils sont les plus exposés au crime et à la violence.

'De même, ils font face à de sérieux obstacles pour accéder aux services de santé et d'éducation, obtenir un logement et accéder à des emploi, particulièrement aux niveaux de gestion', indique le rapport intitulé  'La situación de las personas afrodescendientes en las Américas'(La situation des personnes afrodescendantes dans les Amériques).

 

Le rapport ajoute que les afrodescendants affrontent d'importants obstacles pour exercer et garantir leurs droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels et qu'ils sont sous représentés dans le monde politique.

 Cette exclusion, indique le rapport, les empêche de prendre une part active dans l'élaboration de politiques publiques visant à améliorer leur situation de discrimination structurelle.

Le rapport analyse également les obstacles qu'affrontent les afrodescendants pour accéder aux mécanismes de justice qui donnent des réponses à la discrimination existante.

La CIDH a reconnu que le fait que certains pays adoptent des lois visant à combattre la discrimination raciale est une avancée positive, même si son impact est amoindri par les obstacles à l'accès des mécanismes de énonciation et de réparation, qu'ils soient administratifs ou judiciaires.

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com

 

http://www.aztecanoticias.com.mx/notas/internacional/91716/afrodescendientes-son-invisibles-en-las-americas-cidh

Posté par guyzoducamer à 18:09 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , , , , ,
14 janvier 2012

90% des étudiants de l’Université afrobrésilienne Zumbi dos Palmares proviennent des classes sociales défavorisées



Regiane de Oliveira (roliveira@brasileconomico.com.br)


Avec le soutien de Bradesco, Carrefour, Mercedes, Ford et Nestlé, l’institution innove en diffusant les valeurs de la négritude.

Le terme innovation sociale n’est pas nouveau - certains disent qu'il date de l'époque de la création de l'idée même de l'état comme une des premières tentatives de la société organisée de répondre à ses besoins en exploitant les ressources naturelles.

Et il n'existe pas de consensus sur sa définition, même si, généralement, il veut dire l’ensemble des stratégies, des concepts et des organisations qui répondent aux besoins sociaux, qu'il s'agisse des conditions de travail, d'éducation ou de développement communautaire.

Dans ce format, peu d'institutions jouent aussi bien le rôle d’innovateur social que la Faculté Zumbi dos Palmares.

Créé en 2003 suite aux travaux d'un groupe de professionnels libéraux de classe moyenne, préoccupés par la question de l'inclusion des jeunes noirs dans la société, l'établissement d’enseignement  réunit aujourd'hui de nombreux supporters et sponsors.

Ce sont de grands noms comme Bradesco, Carrefour, Mercedes, Ford et Nestlé, qui voient dans le modèle créé par Zumbi  une porte de sortie honorable pour régler la dette historique qu’a la société par rapport à la population noire.

Son recteur, José Vicente, avocat spécialisé en relations internationales, titulaire d’un doctorat en éducation, raconte qu’au départ, d'autres alternatives ont été discutées, telles que l'ouverture d'un cours préparatoire pré-universitaire.

"Le problème est que, après les huit premiers mois de ce projet, nous avons compris que compte tenu de l’écart entre l'éducation reçue par nos étudiants et celle reçue par leurs concurrents, nous trainerions beaucoup avant de réussir à les conduire vers des facultés réputées", dit-il. Ce fut au début de 2000 quand il a été fondé l'Institut Afrobrésilien de l'Enseignement Supérieur (Afrobras), qui soutient l’université.

Les militants n'ont pas renoncé. Par le biais de l'Institut, ils sont allés à la recherche de bourses pour les étudiants de l'école, ce qui a permis à plus de mille jeunes d’en bénéficier. Partant de là, la route pour devenir une institution d'enseignement supérieur est devenue plus claire: "Si nous avions la capacité à gérer mille boursiers, pourquoi ne pas investir dans une école de qualité" rappelle Vicente.

Zumbi dos Palmares est la première faculté au pays idéalisée pour les noirs, mettant un accent sur la culture, l'histoire et les valeurs de la négritude - 90% des étudiants s’auto-déclarent noirs. C’est également le premier établissement qui a inscrit dans son programme de base l'engagement de l’implantation de la  loi 10.639/2003 qui a institué comme étant obligatoire l'enseignement de l’histoire de l’Afrique et Afrobrésilienne à tous les niveaux d’enseignement.

L'institution offre actuellement des cours en gestion, en droit (reconnu par l'OAB - Ordre des Avocats du Brésil), en technologie des transports Terrestres et en pédagogie et ne travaille qu’avec des frais mensuels d’environ 300 $ - ce qui garantit un équilibre minimal à l'institution, en plus des contributions corporatives et publiques, comme l'espace occupée par l’établissement qui a été cédé par  la ville de Sao Paulo.

La première promotion est sortie en 2007 et avait pour parrain le président de la République de l’époque, Luiz Inacio Lula da Silva. En 2008, ce fut au tour de Fernando Henrique donner leur appui à l'institution en parrainant  sa deuxième promotion en d’administrateurs.

"Une bonne publicité de notre cause est également partie de la stratégie", souligne Vicente, qui a aujourd'hui 1700 étudiants dans ses cinq cours. Et beaucoup de ces étudiants - 50% du total - ont déjà un emploi garanti dans les entreprises partenaires de la faculté, assure le recteur, qui a des plans ambitieux pour étendre l'offre de cours.

Vicente a pour objectif d'ouvrir de nouveaux cours dans les domaines de l'énergie, des infrastructures, de la logistique et du transport. "Nous voulons nous concentrer sur des domaines dans lesquels le Brésil aura besoin de nombreuses ressources dans les années à venir", dit-il.

Il ajoute que malgré des initiatives gouvernementales comme le 
Programa Ciências sem Fronteiras (Programme Science Sans Frontières), lancé en juillet de l’an dernier par le gouvernement fédéral, il demeure difficile pour les étudiants pauvres d’entrer dans le secteur de la recherche.

Le programme vise à promouvoir la consolidation, l'expansion et l'internationalisation de la science et de la technologie, de l'innovation et de la compétitivité brésilienne par  l'échange d’étudiants universitaire et postuniversitaires et de la mobilité  internationale, et il prévoit l'octroi d'un maximum de 75 000 en bourses quatre ans.

"Seulement, pour obtenir ces bourses, l'étudiant doit avoir 600 points à l’Enem, en plus de l'anglais, des critères que les étudiants pauvres ne remplissent pas. Ce n’est pas là promouvoir l'inclusion", dit-il. "Maintenant, imaginez si 10% de ces bourses étaient destinées à des étudiants noirs? Pourrait alors se former dans quelques années une nouvelle génération d'intellectuels."

Les rêves de Vicente sont en droite ligne des débats sur la question du mythe de la démocratie sociale au Brésil. "Le Brésil doit comprendre que le racisme produit des inégalités, et ce n’est qu’en combattant le racisme que  nous allons inverser cette situation", dit-il.

Et le travail consiste à créer un cercle vertueux: une lutte sans répit, encourager la formation professionnelle de la communauté noire, lutter pour conquérir davantage de places universitaires, créer un important contingent d'hommes et de femmes préoccupés par les inégalités et l'exclusion au sein de la société brésilienne, capable de mobiliser les efforts et les ressources afin de multiplier l'effet de ce changement. Et dans ce processus, l'innovation c’est penser que "sans éducation, pas de liberté."

 

Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com

http://www.brasileconomico.com.br/noticias/na-zumbi-dos-palmares-90-dos-alunos-sao-negros-carentes_111603.html

Posté par guyzoducamer à 03:21 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , , , ,
11 janvier 2012

Des jeunes des afrodescendants du Nicaragua à la recherche d'opportunités

Par Jésus-Salgado

 

caribeDes jeunes entrepreneurs du Collège Moravo qui ont obtenu leur diplôme l’an dernier. Courtoisie / FIN

Sur la côte Caraïbe du Nicaragua, le niveau de pauvreté dépasse les 80% par rapport aux 45% enregistrés dans l’ensemble du pays. Selon un rapport établi par le centre des droits humains citoyens et autonomes, cette situation a peu à peu eu des répercussions négatives sur les familles de la côte, en affectant de manière directe les adolescents et les jeunes, principalement indigènes et afrodescendants des deux Régions Auotonomes.

"J'ai arrêté d’étudier parce que je suis tombé enceinte quand j'étais en quatrième année,  maintenant je me consacre à m’occuper de mes deux enfants et cela fait qu’il est impossible de continuer avec mes cours", explique le jeune Yajaira Martinez qui vit à Pancasan, un quartier de Bluefields.

Le manque d'emplois dans les Régions Autonomes a provoqué la désintégration des familles, la majorité des pères ont abandonné leurs familles pour aller à la recherche de meilleures conditions de vie, une situation qui eu des conséquences négative dans les relations pères-enfants.

"Je suis venu en vacances, je ne peux pas étudier, je travaille au Costa Rica et j’envoie ce que je peux du  peu que je gagne à la maison, mais la situation devient de plus en plus difficile", indique Juan Carlos Morales, 23 ans et qui a réussi sa première année de secondaire.


L’étude intituée Situation des Adolescents et des Jeunes Afrodescendants de la Côte Caraïbe du Nicaragua (Situación de Adolescentes y Jóvenes Afrodescendientes de la Costa Caribe de Nicaragua ) signale que les principaux problèmes des jeunes âgés de 18 à 26 ans, sont l’alcoolisme à  22% , la criminalité à 5%, le chômage à 2%, les grossesses précoces à 9%, la discrimination à 11%, le manque d'information à 3%, la prostitution à 3%, les abus sexuels à 3%, l’analphabétisme à 3%, le manque de soutien à 2% et les drogues à 37% .

En faisant une analyse d’ensemble des raisons qui mènent à ces problèmes, ils ont indiquécomme facteurs principaux le manque d'attention ou de communication, soit de leurs parents soit des autorités.

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com

http://www.elnuevodiario.com.ni/departamentales/237747

 

Posté par guyzoducamer à 18:24 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , , , , , ,

Le Festival Kamba Kua pour la survie de la culture afroparaguayenne Assomption, 9 janvier (EFE) .- La culture africaine tente de

 

Assomption, 9 janvier (EFE) .- La culture africaine tente de survivre au Paraguay avec l'incorporation du chant et du chœur dans le candombe qu’interprète depuis des décennies la communauté originaire de ce continent la plus ancienne dans le pays sud-américain.


kamaba"Avant, on interprétait la danse au  rythme des tambours, mais aujourd'hui le groupe  chante la musique afro-latino en faisant des chœurs et du  théâtre," indique à Efe Lazaro Medina,  directeur du groupe Ballet Traditionnel Kamba Kua.


Même si les afrodescendants du Paraguay sont dispersés dans plusieurs communautés non loin d'Asunción, celle de "Kamba Kua" est plus visible et son festival de musique et de danse en l’honneur du roi mage noir est une tradition, car il regroupe des  artistes bien connus.

Medina fait référence ici à la vocalisation introduite par la chanteuse  paraguayenne Mariví Vargas lors de la 21ème édition du Festival Kamba Kua qui s'est tenue le week-end dernier devant des milliers de personnes.

La communauté Kamba Kua (refuge de noirs en guarani) est située sur à la limite séparant Fernando de la Mora et San Lorenzo dans la banlieue d'Asuncion, et est la plus représentative des anciens esclaves qui avaient intégré  la garde menée en exil par le héros Uruguayen José Artigas (1764-1850).

"Le ballet en tant que groupe a une histoire de 30 ans, mais aujourd'hui nous fêtons 21 ans de ce festival, la grande fête Kamba, et si nous en sommes là, c’est que les gens sont intéressés et participent", indique  Medina,  membre d'une saga famille, qui a pris la relève de l’organisation de l’événement avec le temps.

Lazaro est le fils de Santiago Medina, qui, malgré ses 93 ans prend part à la fête dans un fauteuil roulant, et qui est l’oncle de plusieurs jeunes qui participent au ballet "pour –dit-il- conserver cette tradition que nous qualifions d’afroparaguayenne."

kamba1"J’espère pouvoir vivre encore plusieurs années pour continuer à participer à la célébration de mes origines ", déclare le nonagénaire à Efe en rappelant qu'il n'y avait rien de plus important que la célébration de Saint Baltasar à l’époque où il appartenait au ballet.

Le groupe est composé d’une trentaine d'adultes, mais font également partie du spectacle des dizaines de jeunes et d’enfants qui avant de monter sur la scène doivent passer par une école de danse qui canalise l’apprentissage familial.

"Nous nous battons pour la préservation de la culture, en enseignant aux enfants, aux jeunes pour qu'ils puissent continuer à maintenir cette tradition, de manière à empêcher qu’ils subissent la discrimination", affirme  Lazaro Medina, en soulignant que le chant "va si bien " au groupe qu'il dirige.

Pour sa part, Mariví Vargas, dont le groupe ajoute également la guitare et le cajón au spectacle, explique que l'idée de cette fusion "est de contribuer  à la visibilité de la culture afroparaguayenne", en ajoutant des mesures de la galopa, un rythme local, ou de la musique créole péruvienne qu’elle joue lors de ses concerts en solo.

La chanteuse a au départ composé deux chansons avec le Kamba Kua, mais le répertoire en commun est passé à quinze titres après que les Nations Unies (ONU) ont déclaré 2011 comme Année Internationale des Afrodescendants.

Un extrait de l'émission "Negritud de Colores" a été diffusé en 2011, année du Bicentenaire de l'Indépendance du Paraguay, dans le cadre d'une tournée promotionnelle à  l'intérieur du pays, mais sa présentation officielle est programmée pour la fête des Rois.

"C'est en quelque sorte un concert didactique, où les gens peuvent apprécier la culture afroparaguenne, afrolatinoaméricaine", déclare Vargas, qui conclut en disant qu’elle adore  les  "Kamba Kua" qui la motivent à  "chanter ou faire des chœurs."

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com

 

Posté par guyzoducamer à 17:26 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , , , ,
09 janvier 2012

Les Garifunas de Bluefields disent adieu à la veille année en traditions

 

Jesús Salgado | Departamentales


La communauté Garifuna etCréole de Bluefields reçoit la nouvelle année au son des tambours et célèbrent les fêtes traditionnelles  "Mascarade" et "Kity Alli"

masquerade


Jésus-Salgado |
Malgré les pluies, des centaines de Caribéens se sont donnés rendez-vous pour faire leurs adieux à  Noël et à l’année passée par le biais de traditions connues sous le nom de "Old christmas et "Old New Year" (vieux  Noël et vieux nouvel an), pratiquées à Bluefields depuis plus de 150 ans par la communauté afrodescendante.

Carmen Carter, l'un des organisateurs du Quartier Old Bank affirme que chaque année se tiennent les  festivités pour dire adieux à la vieille année : "c'est une fête que nous célébrons depuis des années 8 jours après Noël ou à la fin de l’année, nous nous analysons de nouveau des jeux de quilles, de palo lucio, avec la musique live du Caribbean Taste et le meilleur de notre cuisine caribéenne"», indique Carter.


La célébration  est organisée par les communautés Garifuna et Créoles et se tient dans les quartiers traditionnels de population afrodescendantes que sont Cotton Tree, Beholden,  Poeeteen et Old Bank, qui commence avec le défilé des masqués ou moscarade, une célébration que réalisaient les ancêtres pour dire adieu aux  festivités de  Noël et recevoir le Nouvel An au son des tambours, de la musique punta, de danses et de rites que l’on exécute de quartier en quartier. En faisant cela,  la population afrodescendante  espère que cette année, les échanges entre les cultures sera renforcé pour leur propre développement, indiquent les  organisateurs.

L’historien spécialiste de la région côtière  Johnny Hodgson indique que  "huit jours après Noël, nos ancêtres  commençaient une autre fête à la maison qu'on appelait la vieja Navidad (Vieux-Noël). Le soir, on servait la soupe et si un invité faisait une erreur quelconque autour de la table ou s’il arrivait en retard, il devait aider dans la concoction de la prochaine soupe pour que la fête se poursuive chaque huit jours. Ce type de fête était également dansée, et il y avait des compétitions  de groupes  danseurs "quadrille" et tous les invités ne pouvaient pas prendre part à la compétition ", se souvient-il.

 

 

Les jeux traditionnels pour les fêtes
"Pendant les festivals, on jouait au palo lucio, au chancho lucio et aux quilles ou "Quitiali "rajabull (torrovenado). Il y avait également des concours de toute sorte parmi lesquels se distinguaient les courses de canots à voiles ou de canots à rames, des courses de chevaux, le cricket pour les hommes et les femmes remplacé par la suite par le baseball"»

Un autre jeu effectué pendant les célébrations était connu sous le nom de  «sham Fight» ou «Fausse Bataille». La ville entière de Bluefields participait à l’un ou l’autre des différents jeux, qui s’avéraient très divertissants. On y vendait toutes sortes d'aliments et de boissons typiques préparés par les habitants  de la communauté. Avec le temps, ces fêtes ont intégré la combustion de la poudre à canon dont s’occupaient les adultes spécialistes (d’Old Bank en particulier) et le minstrel show (théâtre populaire).

 Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

http://www.elnuevodiario.com.ni/departamentales/238059-caribenos-despiden-navidad-ano-viejo

Posté par guyzoducamer à 17:29 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , , , , ,
  1