Programme scolaire, relations raciales et culture afrobrésilienne
L’éducation scolaire au Brésil demeure régulée par une tradition européenne qui valorise l'érudition, une culture livresque qui cadre peu avec notre réalité. Le programme de l'éducation de base a maintenu une vision monoculturelle et eurocentrique, en écartant les nombreuses cultures présentes dans la société brésilienne, principalement la culture de tradition orale.
L'acte d'éduquer à l'école publique n’a pas atteint l'objectif de procurer aux gens une vision plus englobante du monde dans lequel ils vivent, tout à fait au contraire, il suit le modèle de "l'éducation bancaire" dans lequel les connaissances sont déposées une à une, qui contribuent peu à une formation citoyenne. Dans ce modèle d'éducation, les connaissances acquises (lecture, calcul, les dates historiques) sont toujours considérées comme plus importantes que les connaissances senties (musiques, danses, histoires, contes, légendes et les discussions).
Le programme scolaire comme forme d'organisation des connaissances scolaires, a dans son contenu l'intentionnalité, et pour cette raison, doit être ouvert aux interactions et à la créativité des agents et acteurs internes et externes de l’environnement scolaire. Le programme étant une organisation / institution qui exprime les intérêts du groupe qui l’a choisi, il est nécessaire de comprendre, dans le processus d'enseignement-apprentissage les sujets qui favorisent les dialogues ayant des connexions avec la réalité sociale de l'apprenant. Dans l'élaboration de propositions pédagogiques et de programmes scolaires, nous devons considérer les conceptions inhérentes aux groupes présents dans l'école, en identifiant leurs spécificités.
En ce qui concerne le curriculum occulte, les pratiques quotidiennes des personnes qui composent l’institution -enseignants, directeurs et coordinateurs pédagogiques – doivent être prises en considération, elles qui apportent leurs valeurs et leurs attributs moraux, leurs attitudes esthétiques et différents langages qui reflètent le monde extérieur au milieu scolaire, et qui se concrétisent en son sein. Très souvent, ces pratiques permettent l'institutionnalisation de préjugés et de discrimination raciale.
Le mouvement noir revendique la révision du curriculum aux différents niveaux de l’éducation formelle depuis des années. Cette revendication est devenue la loi et a été cadrée dans les lignes directrices du programme national pour l’Éducation des relations raciales et pour l’enseignement de l'histoire et de la culture afro-brésilienne et africaine ( Diretrizes Curriculares Nacionais para a Educação das Relações Raciais e para o Ensino da História e da Cultura Afro-brasileira e Africana). Cependant, c'est dans la loi, mais pas dans les coutumes. Construire une pratique pédagogique qui met en valeur le noir comme un sujet actif dans la construction de notre société est un des grands défis auquel on fait face.
Il est donc urgent que ces professionnels prennent conscience des valeurs socioculturelles apportées par les apprenants et que soit institué un programme à même de recréer leurs histoires en intégrant les savoirs académiques et, en cela, d'interagir dans la formation de citoyens conscients et capables d’affronter les inégalités, de briser les pièges des préjugés, en garantissant un espace de participation et la conquête de droits dans la lutte contre les exclusions.
Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
Des voix de la négritude en littérature
Freddy Avilés
L'esclavage et ses séquelles que sont la marginalisation, la discrimination et la pauvreté de l'homme noir ont été dépeints de différentes manières dans la littérature.
Les lettres ont été une expression de rejet du système. Aux États-Unis, l’ouvrage La Case de l'oncle Tom, publié en 1852 par une femme blanche du nom de Harriet Beecher Stowe, alors que l’esclavage dans ce pays connaissait sa pleine apogée a servi à dénoncer l'exploitation sauvage à laquelle était soumis le noir dans les plantations de coton du sud profond.
Elle a réussi ainsi à soulever des vagues de protestation dans les secteurs progressistes de son pays. Le président américain Abraham Lincoln lui-même faisait référence à l'auteure comme celle qui avait allumé la mèche de la guerre civile qui allait ravager le pays tout entier.
Mais si l’œuvre de Beecher Stowe a réussi à ébranler la société de l'époque, ce furent les noirs eux-mêmes et leurs écrivains qui continuèrent à dénoncer les stigmates de la ségrégation raciale, en signalant que l'abolition de l'esclavage n'avait pas éradiqué ses conséquences en plein 20ème siècle.
Des auteurs comme James Baldwin racontent le Harlem noir de New York, où ses personnages affrontent par la rébellion la culture blanche et la société nord-américaine, en récurant leurs fausses valeurs. On le voit dans Un autre pays (1962) et Juste au-dessus de ma tête (1979).
Le Prix Nobel de Littérature 1993, Toni Morrison, une combattante pour les droits civiques dans son roman L'œil le plus bleu, emprunte le chemin de l'aliénation du noir et sone désir de ressembler au blanc, en prenant comme modèle une fille noire qui rêve d'avoir les yeux des poupées blanches. Dans Un don, roman historique qui se situe au 17ème siècle raconte l'horreur de l'esclavage.
La revendication de la réalité des noirs dans le contexte social est traitée par le poète afro Amir Baroka, qui dote ses poèmes d’un contenu politique militant. Il dénonce son propre pays pour sa politique hégémonie.
Un autre auteur comme Alex Hayley avec Racines (1977) raconte l'histoire de Kunta Kinté et de son déracinement brutal de l'Afrique et son embarquement dans un navire négrier aux États-Unis. Même la littérature noire a eu son représentant afro incarné à Chester Himes. Ses romans policiers pleins de brutalité raciste font pénétrer l’enfer des bidonvilles du Harlem New-Yorkais au rythme du jazz.
En Amérique latine, au milieu du 20ème siècle nait le courant littéraire du negrismo, qui est centré sur la présence des noirs et le contexte de leur développement social, culturel, racial et politique, même s’il ne comprend pas exclusivement des écrivains africains, puisque des métis et des blancs y contribuent également par leurs œuvres de qualité. À Cuba, par exemple, se distinguent les auteurs comme Alejo Carpentier avec son livre Ecueyamba-o dans lequel il offre une revitalisation de l’afrocubanisme. Il approfondira sa posture négriste avec le roman El reino de este mundo, un récit puissant sur l'indépendance d'Haïti.
Son compatriote Nicolas Guillen utilise sa poésie comme un instrument de revendication noire. Chacun de ses vers est une forme de résistance face aux valeurs culturelles européennes. Guillen dans son œuvre poétique le lexique des Noirs et la récupération des rites africains. Tel est le cas de Motivos de son, Songoro cosongo ou Balada de los dos abuelos.
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Si la présence des noirs est latente dans la poésie et dans le roman, une voie a été ouverte également dans l’essai sociologique. Miguel Barnet a légué une œuvre sans égal, Biografía de un cimarrón, un livre témoignage qui recueille les souvenirs de l'un des derniers survivants des Marrons de Cuba. On retrouve également le negrismo au Venezuela dans le livre de Rómulo Gallegos Pobre negro, un roman riche en expressions du peuple Afro de la Caraïbe et qui décrit la dévastation du pays après ce qu’on a appelé la Guerre Fédérale et de l'abolition de l'esclavage.
En Équateur, la littérature afro a été en quelque sorte héritière du mouvement du réalisme social des années 30. Adalberto Ortiz, avec son roman Juyungo montre une combinaison de réalisme et de mythe, entouré par la jungle luxuriante et le bruit du tambour, lutte des noirs pour leurs droits et le rejet de la domination du blanc.
Nelson Estupiñán Bass, avec son roman Cuando los guayacanes florecían, fait un récit rigoureux de la guerre civile à Esmeraldas, après la mort du général Eloy Alfaro. Il s'agit d'une dénonciation violente de l'exploitation des noirs, soumis par le concertaje*. Il démontre que le racisme et la discrimination font partie de la société équatorienne.
Dans la poésie, s'élève la voix de Julio Nicolta, Luz Argentina Chiriboga et celle d’Antonio Preciado. Une preuve que les Noirs dans le pays, en Amérique latine et dans le monde ont encore beaucoup à dire, à chanter et à dénoncer.
“¡Yambambó, yambambé!/ Repica el congo solongo,/ repica el negro bien negro;/ congo solongo del Songo/ baila yambó sobre un pie.
Mamatomba, serembe cuserembá./ El negro canta y se ajuma,/ el negro se ajuma y canta,/ el negro canta y se va./ Acuememe serembó, aé/ yambó, aé”.
NICOLÁS GUILLÉN,
POETA CUBANO
*m. Ec. Contrat selon lequel un indigène s’obligeait à réaliser des travaux agricoles à vie et de manière héréditaire, sans recevoir un salaire ou en en recevant un minimum.
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
http://www.eluniverso.com/2011/07/24/1/1380/voz-negritud-resuena-paginas-literatura.html
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
Entrevue avec la multitalentueuse Tyrina Neely de Brown Bag Delivery (Bahamas)
Par l'équipe des The Bahamas Weekly News
Livré avec le sourire! Tyrina Neely, rédactrice de mode de The Bahamas Weekly, et fondatrice de BROWN BAG GOURMET LUNCH DELIVERY à Nassau, Bahamas Photo: MarkDaCunha.com Nassau, Bahamas - Rédactrice de mode, Tyrina Neely de Nassau est une fille occupée depuis le début de cette année! Non seulement elle écrit pour TheBahamasWeekly.com et pour d'autres publications, et dirige sa propre entreprise de mode du nom de Primadonna Sales, mais elle a récemment lancé avec succès le service de restauration Brown Bag Gourmet Lunch Deliiery à Nassau.
À The Bahamas Weekly, on aime déguster ses succulents repas chaque fois qu'on se trouve à Nassau, et souvent il y en a tellement dans un repas qu'on laisse la moitié pour un autre repas! Vous en aurez pour votre argent.
Ci-dessous une interview avec Neely Tyrina, la fondatrice de Brown Bag Delivery:
TBW: Qu'est ce qui a déclenché l'idée de Brown Bag Delivery et donnez-nous un bref aperçu de votre service?
Ne vous fiez jamais pas à ma taille, j'ai toujours aimé la nourriture et il se trouve que je suis une grosse mangeuse. Je rêve littéralement de ce que j'ai envie de manger avant de le faire. Plusieurs fois, j'ai voulu pouvoir trouver les types de nourriture saines et savoureuses que j'aime manger dans les restaurants locaux, mais notre marché est saturé d'options de fast foods malsains. Sur un long vol de retour à la maison l'an dernier, j'ai décidé de lancer Brown Bag pour offrir de la nourriture de qualité à un prix abordable avec la commodité de la livraison gratuite.
Brown Bag est une compagnie de livraison de repas gastronomique et de service traiteur. Nous offrons des repas savoureux, qui prennent en compte la santé comprenant une entrée et un plat principal pour seulement $ 15.00. Le truc intéressant c'est que nous offrons également la livraison gratuite à domicile et au bureau sans aucun minimum de commande.
On a commencé en Mars 2011 et on fonctionnait les mardis et jeudis, mais on a récemment lancé les Lasagne Fridays. Notre menu change tous les jours et les clients peuvent connaitre notre menu hebdomadaire en s'inscrivant à notre liste d'envoi. Courriel: brownbagbahamas@gmail.com pour être ajouté. Vous pouvez également nous suivre sur Facebook pour voir nos menus quotidiens à facebook.com/brownbaggourmet
Nous fournissons les éléments nutritionnels pour tous nos repas et nous les conditionnons dans des contenants qui vont au lave-vaisselle, réutilisables et utilisable dans les micro-ondes.
TBW: Vous fournissez toujours les composants nutritionnels de tout ce que vous servez à vos clients. Comment êtes-vous capables de faire cela? Créez-vous les recettes ou suivez-vous un plan?
Nous créons toutes nos recettes. Une fois la recette créée, nous enregistrons tous les ingrédients dans un logiciel informatique qui génère des données nutritionnelles pour que les gens puissent comprendre ce qu'ils mangent. Les ordinateurs sont géniaux!
TBW: En ces temps économiques difficiles, comment se fait-il que vous ayez trouvé une niche de marché et comment votre entreprise avance-t-elle?
Le besoin est la mère de l'invention. Le fait de vivre dans plusieurs pays à travers le monde m'a ouvert les yeux sur des opportunités d'ici, dans mon pays d'origine et qui n'ont pas été suffisamment mises à profit. Après avoir déménagé au pays, je rêvais du jours où je pourrais aller sur Internet, voir un repas que je voulais, appeler le restaurant, leur donner mon numéro de carte de crédit et avoir la nourriture à ma porte en vingt minutes. Brown Bag cherche à combler ce créneau au niveau local. Notre plus important secteur de croissance c'est la restauration d'entreprise. Nous avons eu la chance d'avoir plusieurs grandes opportunités pour fournir des repas d'entreprise et nous souhaitons davantage développer ce secteur de l'entreprise.
TBW: Quelles difficultés avez-vous rencontrés et dont vous n'étiez peut -être pas au courant avant de démarrer votre nouvelle entreprise?
Notre plus grand défi est le fait que beaucoup de gens ne savent pas ce qu'ils veulent manger jusqu'à peu de temps avant l'heure du déjeuner. Encourager nos clients à passer commande un jour à l'avance a été un peu difficile. À part cela, nos défis les plus importants sont ceux que nous avions anticipé avant de nous lancer, comme la circulation et la levée des capitaux pour l'expansion.
TBW: Quels sont les projets pour Brown Bag?
Plein de choses! Brown Bag n'est dans les affaires que depuis environ 3 mois, mais il y a plusieurs avenues que nous voulons explorer. Parmi nos objectifs à court terme, il y a l'augmentation de nos jours d'opération à cinq jours par semaine et faire que les produits Brow Bag tels que nos soupes populaires et les entrées de salade soient disponibles dans les épiceries.
TBW: Bravo, bravo, bravo! Partagez avec nous quelques-uns de vos meilleurs témoignages.
Il n'y a rien de plus apprécié que de recevoir des emails étonnants de clients qui aiment la nourriture et le service. C'est littéralement la raison pour laquelle nous faisons cela! En voici quelques-uns:
"Salut, vous avez encore réussi! SI VOUS ÉTIEZ UN HOMME, JE VOUS ÉPOUSERAIS! Cette nourriture est géniale!" - Rebecca
"J'ai mangé votre vivaneau aujourd'hui avec des pommes de terre rouges et une trempette au crabe ... absolument génial! Merci Beaucoup!" - Joey
"OMG!! Le déjeuner était incroyable! Savoureux et sain, une combinaison terrifiante!" - Apryl
"Définitivement ordonnant de Brown Bag encore! J'aime le confort, les repas sains, et surtout la nourriture servie!" -Melissa
"Le meilleur, LE MEILLEUR !!!!! je vous remercie ..." - Deborah
"Brown Bag, ce déjeuner était fou!" - Elaine
Traduit de l'Anglais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
La richesse moyenne des ménages Africains-Américains 20 fois inférieure à celle des ménages blancs
Par Michelle Balani
Traduit de l'Anglais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
Il est indubitable que le déclin du marché immobilier et la grande récession qui a suivi a fait mal aux portefeuilles de la plupart des Américains, mais une étude publiée aujourd'hui(mardi) par le Pew Research Center a constaté qu'ils ont eu un impact beaucoup plus négatif sur la richesse des minorités que sur celle des Blancs. L'étude, qui a été menée en utilisant les données nouvellement disponibles de 2009, a révélé que la richesse moyenne des ménages blancs est 20 fois supérieure à celle des ménages noirs et 18 fois supérieure à celle des ménages hispaniques, le plus grand écart sur un quart de siècle depuis que le gouvernement a commencé à publié ces informations.
La richesse des ménages, ou la valeur nette, est la somme cumulée des actifs moins la somme des dettes, et est différente du revenu des ménages, qui est l’entrée l'afflux des salaires et d'autres sources de revenus.
De 2005 à 2009, la richesse moyenne a chuté de 53% dans les ménages noirs, à environ 5677$, comparativement à une baisse de 16% dans les ménages blancs, qui ont une valeur nette moyenne de 113 149 $.
Avec le chômage à des niveaux record dans la communauté africaine-américaine, et l'économie pratiquement en arrêt, ce fossé ahurissant peut potentiellement se transformer en un gouffre abyssal. Que peuvent faire les ménages noirs pour changer ces statistiques déprimantes en opportunités pour faire progresser leurs stratégies financières et augmenter la valeur nette de leur famille?
Il est important d'examiner certains des facteurs qui ont mené à cet écart de richesse pour avoir une meilleure compréhension de ce qui peut être fait pour aborder ce problème. Historiquement, les familles des minorités ont adopté l'idée selon laquelle la meilleure façon d'accumuler de la richesse c’est d’acheter une maison, selon Haydée Cabusora, le directrice des services chez The Financial Clinic, une organisation à but non lucratif de développement financier dont la vocation est d’aider les travailleurs pauvres dans la ville de New York. Au début des années 2000, de nombreuses familles noires et hispaniques ont tenté de construire leurs actifs en achetant des maisons, qui ont perdu leur valeur lorsque la bulle a éclaté. Ces familles ont plongé dans la récession qui a suivi le krach du marché du logement avec moins d'actifs, ce qui les a amenés à rechercher d'autres sources de revenu, dont les cartes de crédit avec des taux d'intérêt élevés, et ce qui a augmenté leurs ratios dettes/actifs.
"Malheureusement, les conclusions de la nouvelle étude ne me surprennent pas du tout", ajoute Cabusora. " Une autre cause de l'écart de richesse est que les familles à faible revenu, qui sont noires et hispaniques de manière disproportionnée, ont tendance à changer d’emplois plus souvent, et n'ont pas la possibilité de participer à des plans d’épargne d'entreprise importants comme 401 (k) et d'autres programmes correspondants offerts par les employeurs, qui permettent à des individus de se constituer des actifs plus rapidement. "
En Février, une enquête menée par le Washington Post, la Kaiser Family Foundation et Harvard University Poll a révélé que seuls 46% des Noirs et 32% des Hispaniques ont des comptes IRA, 401Ks ou semblables, contre près de 65% des Américains blancs qui en possèdent.
Seulement un Africain-Américain sur quatre et seul un Hispaniques sur six détient des actions, des d'obligations ou des fonds communs de placement contre environ la moitié des travailleurs blancs, et si ce modèle se maintient, un grand nombre de retraités des minorités du pays pourraient être confronté à des choix difficiles pendant leurs années crépusculaires. Cabusora indique que l'inscription à des plans d'épargne retraite n'est pas qu’une bonne idée, mais c’est essentiel pour bâtir la richesse du ménage sur une période de temps prolongée, et que les familles des minorités devraient envisager cette option pour faire croitre leur valeur nette.
Une étude récente du Bureau national de recherche économique a montré que 46% des Américains ont déclaré que leur ménage ne pouvait pas s’en sortir avec 2000 $ en 30 jours sans propriétés, ce qui signifie que de nombreuses familles ont du mal à payer leurs dépenses quotidiennes, et la dernière chose qui leur viendraient en tête serait d’épargner pour la retraite. Si contribuer à un régime 401 (k) n'est pas une option viable, il existe d'autres mesures simples que les familles peuvent prendre pour bâtir leurs actifs et s'assurer qu'elles ont une réserve d'épargne pour les urgences et les dépenses spéciales comme les frais de scolarité et la future retraite.
Mae Watson Grote, qui travaille avec Cabusora et est la fondatrice et directrice exécutive de The Financial Clinic déclare que l'un des facteurs clés pour accroître la richesse d'une famille est d’établir une stratégie d'épargne liée à des objectifs à court et à long terme. Le montant que les familles mettent de côté n’a pas d'importance, ajoute Watson Grote, puisque ce qui compte c’est de développer un modèle d'épargne cohérent et qui se développe sur une période de temps. Elle suggère que les familles commencent par garder la monnaie dans leur poche et la jettent dans un bocal, puis augmentent leur contribution à 5 dollars après quelques mois. Cela les aidera à avoir de meilleures habitudes d'épargne, et finalement leur filet de sécurité augmentera.
"J'ai souvent entendu beaucoup de choses quant à l’impossibilité d’épargner des gens qui ont de faibles revenus, mais les recherches de Financial Clinic démontrent que la seule façon pour eux de sortir de leur cercle vicieux est d’épargner et de planifier pour l'avenir", dit-elle. "Des mesures simples comme ouvrir un compte bancaire ou faire le dépôt direct et d'avoir une partie de vos revenus qui vont directement à l’épargne peuvent également vous aider à cesser de dépenser et commencer à économiser. La clé c’est de changer votre mentalité de manière à pouvoir être équipé pour gérer tout type de situation financière. Economiser ce n'est pas un montant, c’est une activité. "
À ce jour, Financial Clinic a aidé plus de 6000 personnes à New York, en faisant retourner plus de 2,3 millions $ valeur en argent dans les poches de ses clients. Un élément important pour s’assurer le succès financier de leurs clients à long terme est d'aider les gens à réaliser qu'il existe des ressources disponibles qui peuvent les aider à gérer leurs dettes. Et parce que le fait de rembourser la dette est un autre élément qui permet d’augmenter la richesse moyenne de la famille, Cabusora et Watson Grote suggèrent que les gens cherchent les ressources disponibles pour les aider à payer leurs factures
"Nous avons eu une cliente qui est venue ici, un sans-abri et elle est venue pendant la période des impôts", indique Cabusora. "Elle n'avait pas fait une vérification de crédit depuis des années, et quand on a sorti son historique, on a constaté qu'elle avait un montant important de dettes impayées. Elle n'avait pas d'économies et avait une dette de prêt étudiant dans son dossier et nous l'avons aidé à obtenir une décharge, et la mettre sur la route de redressement financier.
Maintenant, elle se prépare à aller à l'école à l'automne. Je raconte cette histoire pour faire savoir aux autres que les ressources sont là pour les aider à faire face à leurs situations financières. Les familles devraient faire leurs recherches et de demander de l'aide si nécessaire, et ne pas perdre espoir de rembourser leurs dettes et d'épargner pour leur avenir. "
En plus de faire des économies, les familles devraient également profiter des ressources disponibles pendant la période des impôts, comme l'achat d'obligations d'épargne et utiliser les crédits d'impôt sur le revenu pour les familles lorsqu’ils font de leurs déclarations d'impôt, qui est un crédit d’impôt fédéral remboursable pour les individus et les familles à revenus faibles ou modérés. Les obligations d'épargne peuvent être acheté au moment du dépôt des déclarations fiscales et sont admissibles pour un avantage fiscal pour les études.
Une autre façon de mettre un terme au cycle de la disparité entre les ménages des minorités et les ménages est d'éduquer la prochaine génération sur l'importance des dépenses et de l’épargne plus intelligente. Enseigner aux adolescents le rôle de l'argent dans leur vie est absolument nécessaire, et cela leur permettra d'avoir une relation saine avec l'argent dans les années à venir, selon l'auteur et psychothérapeute Kate Levinson, qui dirige des ateliers pour les familles pour explorer leurs relations émotionnelles avec l'argent.
"N'est-il pas étrange qu’on ne nous donne jamais de cours au sujet de l'argent à l'école?" se demande Levinson. "Et souvent, on ne nous enseigne pas non plus cela à la maison. Parler d'argent est si difficile et c'est souvent un sujet tabou d'en discuter avec les membres de la famille, donc nous ne savons rien sur la façon de le gérer. Parler à vos enfants d'épargne et de dépenses et leur permettre d'en apprendre davantage sur la planification financière tôt dans la vie et la différence entre envie et besoin les aidera à développer une relation saine avec l'argent."
Développer une relation saine avec l'argent, et comprendre les conséquences des dépenses et l'importance de l'épargne, peu importe le montant, peut justement être ce qui est nécessaire pour aider à remettre les familles des minorités sur la voie du relèvement de la valeur nette, et éventuellement, commencer à combler le fossé et les disparités de richesses créées par une récession imprévisible et le crash du marché immobilier.
http://www.thegrio.com/money/how-minority-families-can-help-bridge-the-wealth-gap.php
La chanteuse Susana Baca est la première ministre afrodescendante du Pérou
Par Gilma Camargo et AFP
La chanteuse Susana Baca a été nommée ministre de la Culture dans le prochain gouvernement de Ollanta Humala. "Je crois que je suis la première ministre noire au Pérou; en politique, nous les afropéruviens nous devons participer," a indiqué la chanteuse et compositeure afropéruvienne.
La désignation de Baca a suscité à la fois la surprise et l’approbation du peuple péruvien et des artistes internationaux dans un pays où les afrodescendants sont traditionnellement victimes d’une discrimination souterraine.
Susana Esther Baca de la Colina promet de démocratiser la culture et l’amener partout "Je sens que ce sera merveilleux de prendre les rues, de prendre les parcs comme le font les artistes dans d’autres pays, de prendre les espaces libres pour partager notre activité artistique", en faisant allusion aux grandes lignes de sa prochaine gestion.
Baca provient d’une famille de musiciens et d’artistes. Elle est née dans le district de Chorrillos à Lima. Également reconnue en tant pour ses recherches sur la musique afropéruvienne, elle a fait une formation d’éducatrice à l’Universidad Enrique Guzmán et Valle "La Cantuta". Gagnante du Grammy Latino du meilleur album folklorique en 2002, elle a reçu l’Ordre du Mérite de la République du Pérou et l’Ordre des Arts et des Lettres de France. Parmi ses dernières productions se trouvent Canto de Adoración et Afrodiaspora.
Susana Baca a reçu les félicitations d’artistes internationaux comme le porto-ricain Tego Calderón et Gilberto Gil qui fut également ministre de la Culture dans son pays le Brésil. La nouvelle ministre a indiqué à l’AFP qu’elle sollicitera le soutien et les conseils de Gilberto Gil.
Parmi les réactions internationales, à noter celle du Père du Reggaeton, l’afroboricua Tego Calderón selon lequel “Susana Baca rentre dans l’histoire au Pérou en étant nommée ministre de la Culture tout en étant afropéruvienne. ¡En avant, mes Noirs , personne ne nous arrête!”.
Une autre artiste vedette afropéruvienne Eva Ayllón y est allée de sa réaction. “Je suis heureuse car ma noire va être parfaite, elle est à la place idoine. Et cela ne nous surprend en rien, c’est quelque chose que nous méritons, il fallait qu’une artiste ait cette place. Cela devait arriver depuis longtemps et je suis heureuse que ce soit Susana, car qui Vieux qu’elle peut savoir ce que nous méritons et ce dont nous avons besoin ”.
Sa nomination est un événement positif en cette année 2011 désignée par les Nations Unies comme l’année Internationale des Afrodescendants. La chanteuse maintiendra ses engagements internationaux immédiats parmi lesquels un concert qu’elle donnera ce 29 juillet en Équateur.
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
Noelia Ojeda: “Le problème ne vient pas du noir, il vient du blanc qui a un préjugé”
Noelia Ojeda est membre de l’organisation Mizanga, un groupe de jeunes femmes afrodescendantes qui travaillent en faveur des exclus de cette société, entre autres les Noirs et ceux qui souffrent d’un handicap. Noelia est diplômée de l’Université de la République d’où elle a obtenu le titre de Licencié en Sciences Politiques, des études qu’elle a mené en faisant face aux conséquences d’un racisme se manifestant particulièrement dans les établissements éducatifs, mais qui s’étend avec une subtilité claire dans les autres secteurs de la communauté uruguayenne. L’échange que nous avons eu avec la jeune membre de Mizangas à ce sujet que l’on n’a pas l’habitude d’aborder dans les grands médias a été très intéressant.
“On a beaucoup entendu dire qu’en Uruguay, le racisme n’existe pas, mais il s’agit là d’une négation de la réalité. Le racisme est présent à l’école, dans les différents milieux éducatifs et professionnels. C’est pourquoi nous voulons apporter notre grain de sable pour essayer de transformer cette réalité, pour sensibiliser les gens sur ces sujets”, explique Noelia Ojeda, qui a pris part le 13 juillet dernier au cycle de débats sur la diversité et ses contributions au cours des 200 ans de la révolution artiguiste.
Elle reconnait cependant que des politiques ont été établies, qui ont provoqué une avancée dans la prise de conscience pour l’égalité, “mais il y a encore beaucoup à faire. Récemment à Montevideo, il y a eu ce cas horrible d’un monsieur qui a été frappé parce qu’il est afrodescendant, et sa vue est en danger. C’est ce qui me fait dire que si les choses ont effectivement avancé, il y a encore beaucoup à faire”.
Noelia affirme qu’il est nécessaire que “la Justice agisse, que l’on actualise les droits humaines généraux, selon toutes les perspectives. Il aussi beaucoup à faire en terme d’éducation, en ce qui concerne la santé des afrodescendants parce que nous sommes sujets à des maladies d’hypertension beaucoup plus que la population Blanche, nous sommes sujets à des maladies du cœur beaucoup plus que la population Blanche ”.
“Il manque des politiques actives pour renverser ces situations. Mais de même, dans le monde de l’emploi. Les afros en général gagnent moins; les femmes noires pour leur part gagnent moins que les femmes blanches; on ne se préoccupe pas très souvent des droits si les choses ont évolué dans le secteur du travail domestique, il y a un grand manque en ce qui concerne l’engagement de la partie patronale et syndicale. Mais pour cela, nous devons nous aussi apporter notre grain de sable”, précise la jeune membre de Mizangas, organisation qui travaille par le biais d’ateliers organisés avec des institutions publiques et sociales, en tachant de renforcer fondamentalement l’identité raciale des jeunes.
Dans ce sens, Noelia a souligné que “très souvent, les jeunes doivent quitter leurs lieux d’étude et de travail parce qu’ils se sentent discriminés, on leur applique le racisme même dès l’école. On dirait que non, mais il y a des choses qui marquent les enfants”.
“Il existe des problèmes structurels dans la société qui ne permettent pas que les afrodescendants atteignent certaines sphères ou certains postes de travail. Nous dénonçons tout cela pour tenter de renverser la situation”, a-t-elle ajouté au moment de préciser que “notre tache auprès des jeunes contemple cette approche, celle de se positionner, de faire valoir ses droits, de s’auto valoriser, de se respecter soi-même en partant de l’image aux autres droits”.
Sur son expérience à l’Université, Noelia Ojeda indique que “jusqu’en troisième année de Faculté, j’étais la seule personne noire de ma génération. On se demande alors, que se passe-t-il?, il n y a pas de noirs? Il y a des noirs, mais ce qu’il y a c’est qu’ils n’y accèdent pas”.
“À partir de l’Université, des politiques importantes peuvent être établies dans ce sens; il y a la bourse Carlos Quijano qui est une aide financière pour le troisième cycle universitaire, même si nous estimons que d’autres appuis concrets pour la population afrodescendante manquent encore”, a-t-elle ajouté.
Noelia soutient que la discrimination dans une salle de classe “est très subtile et au niveau du tertiaire, elle ne se manifeste presque pas. Je ne peux pas dire que je me suis sentie discriminée par les professeurs et qu’ils ont été violents envers moi, mais je peux l’affirmer en ce qui concerne certains camarades avec lesquels ils n’ont pas voulu se retrouver, parce qu’ils ne veulent pas que quelque chose disparaisse de chez eux, car qu’ils pensent que les noirs sont des voleurs ou quelque chose comme ça. Donc, le problème ne vient pas des noirs, il vient du blanc qui a un préjugé”, affirme la Jeune de Mizangas.
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
http://www.ecosregionales.net/?noticia=16805
Pour Cornel West, Obama est une "mascotte noire" des "oligarques de Wall Street"
Par Jaquen Castellanos
Cornel West a continué d’exprimer ses griefs acerbes contre l'administration Obama mercredi dernier dans une interview accordée à Pierce Morgan. Le professeur de Princeton et célèbre intellectuel noir a commencé par expliquer pourquoi il avait précédemment traiter le président de "mascotte noire" des "oligarques de Wall Street", et "fier" chef de la "machine à tuer américaine".
"J'ai soutenu le cher frère Barack Obama, car je voulais mettre fin à l'ère Reagan, à la cupidité débridée, à l'indifférence vis-à-vis des pauvres, au corps politique fortement polarisé", a-t-il dit. "Quand Obama est devenu président, qu’avons-nous eu? Nous avons eu son équipe économique qui sortait tout droit de Wall Street."
La plus grande complainte de West contre l'administration Obama est qu'il pense qu'elle n'est pas assez préoccupée par le sort des pauvres. "Nous sommes tous enclins au gangstérisme", a-t-il plaisanté, avant d’affirmer que la crise économique a été causée par le personnel de Wall Street qui a agi sur la base de cette inclinaison. Et comme il croit que l'administration Obama est " dans l'ombre de Wall Street", et peut-être fait partie de la gloutonne "ère Reagan", les pauvres ne recevront pas l'attention dont ils ont besoin à moins que quelque chose change.
Lorsqu'on lui a demandé de quelle manière sa critique d'Obama est différente des attaques de Fox News, West a répondu en disant que Barack Obama était une " mascotte" et une " marionnette", mais demeure un être humain que l’on ne devrait pas qualifier de "socialiste" parce qu'il est " une prolongation très importante de l'état entreprise qui presse le jus de notre démocratie. "
Également interviewé aux côtés de West se trouvait Tavis Smiley, animateur de télévision et personnalité de la radio. Smiley a évoqué leur prochain projet "The Poverty Tour: A Call to Consciousness, " dans le cadre duquel ils embarqueront dans un autobus et visiteront 15 villes pour parler aux pauvres et des pauvres.
Ils envisagent " d'utiliser cette période du 6 au 12 août pour attirer le plus possible d’attention, mettre le plus en lumière, concentrer les projecteurs autant que possible sur l’objectif de faire avancer le problème de la pauvreté en Amérique le plus haut dans l’agenda " particulièrement "en cette période de course présidentielle ... qui est sur le point d’être lancée ", dit Smiley.
Morgan, Smiley et West ont semblé d'accords sur le fait que l'innovation américaine est nécessaire pour faire retomber le chômage à un niveau normal, et que les gens ne semblent pas encourager cette innovation, car ils ne sont pas assez en colère devant la situation que traverse leur pays.
Vers la fin de l'interview, Morgan a demandé si Smiley ou West seraient prêts à voter pour le président Obama lors de la prochaine élection. Les deux ont refusé de répondre.
Traduit de l'Anglais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
http://www.thegrio.com/politics/cornel-west-tavis-smiley-continue-to-complain-about-obama.php
Chez les africains américains, la lutte contre la dépression silencieuse continue
Depuis des siècles, les Noirs américains comme leurs homologues blancs se battent contre les problèmes de santé mentale. Les choses s'améliorent, mais nous avons encore du travail devant nous.
Par cordon Jefferson
Traduit de l'Anglais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
Il est acceptable d'être déprimé. Peu importe qui vous êtes, ce n’est pas un problème, et il n y a certainement aucune honte à souffrir des affres de la santé mentale. Cependant, cette problématique est cruciale pour les Africains-Américains, qui, compte tenu du fait qu'ils font face, chaque jour de leur vie, à un racisme profondément enraciné, ont de nombreuses raisons d’être déprimés. Cependant, même s’ils se battent beaucoup contre cette maladie, les études démontrent que les Noirs ne sont pas confrontés à la dépression à des taux supérieurs à ceux des Blancs. Là où ils dépassent ces derniers, c’est dans le fait de souvent souffrir en silence.
Pour de nombreuses raisons, les problèmes de santé mentale demeurent un tabou au sein des communautés noires, dont certaines vénèrent des qualités comme la force et l'autonomie. La dépression comme problème médical, qui peut amener des personnes à chercher l'aide de médecins et des thérapeutes, ne cadre pas souvent avec les normes d'une vie urbaine et pauvre, même si elle est certainement aussi présente qu’ailleurs.
Bien que de nombreux africains américains continuent d’ignorer leur souffrance, il y a tout de même une lueur d’espoir puisque les professionnels de la santé deviennent de plus en plus conscients des stigmates qui accompagnent la souffrance de leurs patients Noirs. Dans un article de PsychCentral, Therese Borchard écrit, “J’ai assisté à un programme de patient ambulatoire durant six semaines au Laurel Hospital[ du Maryland] dont la moitié du groupe était composée d’Africains Américains. Leurs témoignages m’ont horrifié. La plupart des africains américains ne pouvaient révéler ce qu’ils faisaient (le programme de patient ambulatoire) à aucun membre de leur famille, le stigmate étant tellementi profond, immense et vaste.”
Gardez à l'esprit que Borchard est une femme blanche. Qu'elle devienne parfaitement consciente de la signification de la santé mentale dans la communauté africaine-américaine n’est peut pas idéal-cela lui a pris tant de temps?-Mais c'est un signe que les choses avancent.
Une dernière chose à noter encore et encore : les médecins ne peuvent pas lire dans les esprits. Même si des personnes comme Borchard sont serviables et aimables, elles manquent de clairvoyance et ne peuvent pas vous aider si vous n’allez pas vous faire soigner ou si vous ne leur parlez pas honnêtement de ce que vous ressentez. Il n'y a aucune honte à être déprimé ou anxieux ou en colère. À la rigueur, ce sera plus embarrassant lorsque vous agirez avec irrationalité à cause de ces émotions incontrôlées et que vous finirez en prison, aliéné de vos amis, ou pire. Si vous avez besoin d'aide, dites-le haut et fort.
(Photo: Carl JUSTE / MCT / Landov)
http://www.bet.com/news/health/2011/07/21/the-fight-against-black-depression-continues.html.html
Femmes entrepreneures afrobrésiliennes
Peu après l'abolition de l'esclavage, la population féminine de la ville de Salvador était composée principalement des africaines récemment libérées de la condition d’esclaves. Les anciennes esclaves qui restèrent dans cette ville eurent de la difficulté à pénétrer dans le marché du travail. La seule possibilité pour essayer de survivre de manière autonome était la vente de nourriture et d'objets divers. Allaient alors naitre à ce moment les premières femmes noires entrepreneures de la ville de Salvador.
Au 20ème siècle, après l'abolition, il y avait déjà une population de femmes noires dans la ville de Salvador. Elles étaient nées libres et sans le poids de l'esclavage, mais portaient encore les stigmates du fait d'être des descendantes d'esclaves, une réalité qui allait continuer à compliquer leur accès à l'éducation et au marché du travail. Cette difficulté entraina la permanence de la population de femmes noires en marge de la société productive formelle. Elles durent de nouveau agir de manière indépendante, en tant qu'entrepreneures, étant entendu que l'entrepreneuriat ne découle pas toujours d'une option formelle.
Le siècle que nous vivons a été contextualisé par d’innombrables avancées technologiques, ce qui théoriquement aurait dû apporter de nombreuses opportunités professionnelles pour la classe ouvrière en général. Salvador a connu une croissance et est aujourd'hui la quatrième capitale du pays, en termes de population, selon le dernier recensement de l'IBGE réalisé en 2002. La majorité de sa population est composée d'Afrobrésiliens, la plupart étant des femmes. Pour cette majorité cependant, la situation socio-économique reste la même ou est pire qu’aux cours des siècles précédents. L'accès à une éducation de qualité et donc aux bonnes opportunités du marché de l’emploi reste difficile, ce qui les oblige à chercher des alternatives sur le marché informel en travaillant à leur propre compte avant de se transformer plus tard en des entrepreneures informelles.
Basé sur l'historicité de l'entrepreneuriat chez les femmes noires, le secteur alimentaire est encore celui qui comprend le plus de ces entrepreneures. De vendeuses de rue à propriétaires de restaurant, la verve culinaire de ces femmes s’avère cruciale pour leur permettre de vivre. Cependant, la plupart demeure dans l’informel, ce qui fait que leurs "entreprises" ne sont qu'un moyen de survie pour elles et pour ceux et celles avec qui elles travaillent. -
Parmi ces quelques entrepreneures, un petit nombre surmonte les difficultés du développement des activités entrepreneuriales sans avoir connaissance des étapes formelles qui jalonnent le développement d'une entreprise. C'est le cas de nombreuses entrepreneures dans la ville de Salvador, qui, à l’exemple d’autres afrobrésiliennes n'ont pas eu accès à l'éducation et ont donc des difficultés à entrer sur le marché du travail. Comme on l’a déjà vu, on peut devenir entrepreneur suite à des événements hors de son contrôle, comme dans le cas des héritiers et des chômeurs (Bernardi, 2003, p.64).
Si le concept de l'entrepreneur peut être compris comme celui qui "combine la passion pour une mission sociale avec l’image de la discipline, d'innovation et de détermination" (EB 1998); l'exemple de certains types d'entrepreneures comme les " bahianaises de l’acarajé" est un cas classique. Elles commencent leur parcours pour des raisons circonstancielles et fortement liées à des besoins financiers. La trajectoire est semé de barrières sociales de trois ordres: être une femme, être noire et être pauvre.
L'histoire de l'entrepreneure en question vient "démolir" certains mythes créés au fil du temps sur l’image de l'entrepreneur. Contrairement à ce qui a été décrit dans les concepts utilisés dans plusieurs revues qui présentent l'entrepreneur comme être de sexe masculin, les femmes entrepreneures utilisent leur féminité au sein de leur entreprise et la douceur caractéristique de la femme, mais en agissant toujours avec la fermeté d'un leader face à ses subordonnés. Un autre fondement très utilisé dans les concepts de l'entrepreneur indique qu’il doit toujours être axé sur la modernité, pourtant il est possible d’entreprendre en utilisant des éléments de la tradition. Et cela fait une différence. Encore selon ces mêmes concepts, l'entrepreneur est toujours un être ayant systématiquement pour but le lucre, peu importe l'esthétique du projet, un fait non confirmé dans le cas de certaines entrepreneures dont l'esthétique noire et africaine marque le différentiel de leurs activités entrepreneuriales. Cette esthétique est notée dans la décoration de leur entreprise, avec des meubles rustiques et les images des saints et d’Orixas qui renvoient à la religion.
Une des raisons du succès de certaines entrepreneures fut d’avoir construit des réseaux relationnels autant personnels que professionnels avec des personnes qui ont pu, tout au long de leur parcours, être importantes dans leur développement en tant que femme d'affaires.
On conclut alors que les femmes noires de la ville de Salvador, surtout celles qui se démarquent, ont construit leurs activités entrepreneuriales à travers la création de réseaux relationnels, en utilisant des éléments traditionnels combinés avec des projets innovateurs.
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Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
RÉFÉRENCES
BERNARDI, Luiz A. Manual do Empreendedorismo e Gestão: fundamentos, estratégias e dinâmicas – São Paulo: Atlas, 2003
DEES, J. Gregory. O significado de empreendedorismo social. Stanford, CA: Universidade de Stanford, 1998
Le double combat de Miss Univers Jamaïque 2011 contre la drépanocytose
Par Nadine Wilson Rédactrice, All Woman
Elle est encore dans son petit nuage après son couronnement le week-end dernier en tant que Miss Univers Jamaïque 2011, mais Shakira Martin affirme qu'elle est pressée de commencer sa campagne de sensibilisation sur l'anémie falciforme (drépanocytose) dans les prochaines semaines.
Étant elle même drépanocytaire, Martin céclare qu'elle s'était inscrite à la compétition dans l'espoir d'obtenir une plus grande plate-forme pour augmenter la sensibilisation sur la maladie. Ayant battu 16 autres filles pour s'assurer le titre tant convoité, elle va enfin pouvoir voir son rêve se concrétiser.
"C'est connu, mais les gens n'en savent pas beaucoup sur la drépanocytose", dit Martin à All Woman.
Les parents de la reine de beauté avaient le trait drépanocytaire qui signifiait qu'ils avaient 25% de possibilité de procréer un enfant atteint d'anémie falciforme. Même si son frère aussi ne possède que le trait, elle a été diagnostiquée avec la maladie, ce qui a rendu son enfance un peu difficile.
"La vie était un défi, il y avait des restrictions quant aux activités que je pouvais faire, comme nager dans la piscine pendant de longues périodes de temps ou aller à la plage. Je pouvais toujours aller à la plage, mais je ne pouvais pas rester dans l'eau toute la journée parce que je ne voulais pas me retrouver en situation de crise ", explique-t-elle.
Pourtant, Martin croit qu'elle est plus chanceuse que d'autres drépanocytaire depuis qu'elle ne tombe malade qu'environ deux fois par an. Son pire épisode à ce jour s'est produit l'année dernière quand elle a commencé à enseigner élèves du préscolaire.
"Je suis très chanceuse. Chaque fois que je rencontre un nouveau médecin, il dit , vous ne ressemblez pas à une personne souffrant de drépanocytose, vos yeux ne sont pas vraiment jaunes et vous êtes très rose. "
Martin, qui fait le va-et-vient entre la Floride et la Jamaïque affirme que même si certaines personnes sont compréhensives, d'autres par contre la discriminent.
"Au collège, je prenais cinq ou six cours par semestre. Tout le monde sait que l'école est difficile, mais chaque fois que j'étais malade, comme pendant une ou deux semaines, j'avais disons quatre de mes six professeurs qui n'étaient disposés à travailler avec moi sous aucun prétexte. J'ai dû baisser ma charge de travail à cause de cela. Je n'ai pu prendre qu'un ou deux cours par semestre parce que je ne voulais pas risquer de tomber malade et de ne pas être en mesure de rattraper mon travail ", dit-elle.
Mais Martin n'a jamais utilisé sa maladie comme une béquille et a persévéré pour accomplir ses objectifs avec les encouragements de sa famille et de ses amis. Même après avoir été hospitalisée dans un hôpital basé en Floride pendant la compétition de Miss Univers, elle a tout de même été capable de vivre l'événement jusqu’à ce qui s'est avéré pour elle une fin très fructueuse.
La lauréate de Miss Jamaica Univers affirme que la plupart de ses collègues concurrentes se sont montrées encourageantes et désireuses d'en apprendre davantage sur la maladie et sur la façon dont elles pourraient contribuer à accroître la sensibilisation.
"Le cancer est une maladie terrible à avoir, mais les gens en sont tellement conscients qu'ils vont automatiquement vous aider à faire ce que vous voulez, mais la drépanocytose change votre vie, une maladie qui menace la vie et on doit avoir la même empathie par rapport à la drépanocytose que pour toute autre maladie. Simplement parce qu'on ne la voit pas, beaucoup de gens pensent qu'elle n'est pas aussi sérieuse qu'elle l'est", indique la reine de beauté.
Martin affirme qu'elle envisage d'aller dans le plus grand nombre d'hôpitaux et d'écoles possible pour partager des informations sur la maladie et dit qu'elle va poursuivre sa campagne de sensibilisation même après la fin de son année de Miss Univers Jamaïque.
Sa mère Andrea Hall indique qu'elle est fière du fait que sa fille envisage d'attirer plus d'attention à la maladie et de sensibiliser le public aux défis auxquels sont confrontés ceux qui vivent avec elle.
"Je sens qu'elle est assez grande et qu'elle est prête à pouvoir passer le mot à ce sujet et à aider les autres. Je me suis assuré quand elle était petite de rencontrer tous ses enseignants afin qu'ils puissent avoir une compréhension complète de ce dont il était question, car je connais les préjugés auxquels sont confrontés un très grand nombre de personnes qui l'avaient ", dit-elle.
En plus d'accroitre la sensibilisation sur la drépanocytose, Martin indique qu'elle se prépare également pour le concours Miss Univers qui aura prochainement lieu au Brésil.
Traduit de l'Anglais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com



