Recueil de contes historiques afropanaméens
Odalis Orozco | DIAaDIA
Savez-vous comment les afrodesendants sont arrivés sur le sol de l'Isthme de Panama ? Vous en saurez davantage sur leur traversée et sur leur arrivée à différentes périodes de l’évolution de l'Histoire du pays, sur leur esclavage, leurs danses, leurs cuisines, dans un recueil de contes et histoires du professeur et écrivain Virgilio Araúz.
Arauz a recueilli dans ses livres les expériences de vie des noirs depuis leur départ du sol africain, jusqu'à l'arrivée sur le continent américain. Le professeur qui a effectué des recherches dans des documents sauvegardés de différentes époques, ceux de prêtres de l'époque qui ont laissé des écrits sur les expériences de vie, dans les recherches d'autres historiens et des histoires transmises de génération en génération, sous forme de contes, raconte cette histoire des afrodescendants qui ont laissé des traces profondes et d'envergure dans ce qui aujourd'hui forme l'identité panaméenne.
Les cinq contes qui y sont présentés :
1. "Arroz con Coco", un dialogue dans un couple où survient le thème des conditions de l'esclavage à l'époque coloniale et après le dix-neuvième siècle.
2. "El Buay" : un dialogue entre un afrodescendant et des personnalités de la colonie espagnole et de culture anglaise.
3. "La Gran Redada", raconte le moment où les Européens arrievent en Afrique pour sortir de leurs terres des noirs qui perdent leur liberté. Ce livre relate également la vie de ces personnes dans les navires négriers.
4. "El Palenque", raconte comment les Noirs réduits en esclavage s'enfuient des ports, des haciendas) (fermes) ou des mines. C'est ainsi qu'apparaissent les Marrons, tels qu'on nommait les noirs qui s'échappaient et vivaient dans les forêts ou sur les côtes. Ce conte relate comment ils se sont organisés en communautés.
5. "Libertad" raconte le processus menant à l'abolition. Justice est rendue aux esclaves qui se sont battus pour être libres, comme Bayano et Felipillo.
Le Professeur Virgile Arauz a indiqué que les Noirs ont laissé de grandes manifestations culturelles et folkloriques comme les danses Congo, le rythme du tambour, leurs chants, leurs contes et récits et des hommes et femmes qui ont bâti ce pays.
Les récits historiques sont publiés par le Centre de Recherche Éducatives et Nationales
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/
Célébration de la Journée des afropanaméens : "Être noir est un don divin."
Jesús Simmons, Leynis Cedeño | DIAaDIA
"Être noir est un don divin." C’est grâce aux 17 millions d'esclaves noirs qui furent arrachés à l'Afrique que l’on peut célébrer aujourd'hui au Panama la Journée de l'Ethnie Noire (Día de la Etnia Negra). Mais, " beaucoup ne sont pas fiers de leur couleur," a indiqué ce dimanche, le Père Reynaldo Karamañites lors de son sermon à la messe afro qui s'est tenue à l'Église Cristo Redentor de San Miguelito.

Le religieux a rappelé aux fidèles que dans ce continent, on a été amené à croire que le fait d'être noir est mauvais, et c'est pour cette raison que certains noirs se repassent les cheveux ou se mettent un pot de gel sur la tête.
Le pasteur a souligné que certaines mères disent à leurs filles de faire bien attention quand elles choisissent avec qui elles vont se marier, car elles doivent améliorer la race. Il a également rappelé avec emphase qu'il ya des Noirs qui se sentent et agissent comme des blancs. Le Ministère de l'Éducation (MEDUCA) et l'Institut national de la culture (INA) n'ont pas non plus échappé aux revendications de Karamañites, qui leur a adressé un message, pour qu'ils fassent appliquer la Loi 9, qui a créé la Journée de l'Ethnie Noire, car ce sont ces deux institutions qui sont chargées d'organiser les activités qui souligner cette date.
"L'année prochaine, il faudra que la Ministre de l'Éducation, Lucy Molinar, organise à San Miguelito et dans l'ensemble du pays les activités de la Journée de l'Ethnie Noire, car ce n'est pas la responsabilité de la Pastorale Afro", a déclaré Karamañites.
À la fin de la cérémonie religieuse, un grand défilé est parti l'Eglise Cristo Redentor (Christ Rédempteur) au parc de Villa Guadalupe, où étaient présentés des danses et de la gastronomie afroantillaise.
IL FAUT S’ORGANISER
Selon Francisca Bedolla, le Défenseur du Peuple, au Panama la culture de la dénonciation n'existe pas, et il n y a donc pas de loi qui sanctionne la discrimination. Au moins, au cours des dernières années, on a obtenu la la création du Secrétariat National de l'Ethnie Noire.
À SAVOIR
La plus forte concentration de l'ethnie noire au Panama se trouve à Colon, Bocas del Toro, Panama et à Darien.
Conformément à la loi 9 du 30 mai 2000, l'Assemblée Nationale a déclaré le 30 mai comme la Journée Civique et de Commémoration de l'Ethnie noire Nationale. Pourquoi la date du 30 mai? Du fait que le 30 mai 1820 le roi d'Espagne, Fernado VII, a déclaré l'abolition de la traite des esclaves en Espagne et dans ses colonies, principalement à cause de la pression exercée par les Noirs qui étaient membres de l'Assemblée Nationale de France.
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/
http://www.diaadia.com.pa/archivo/05302011/imp05.html
Valorisation de l’héritage culturel Garifuna
C'est un public de tous âges qui a assisté Mercredi dernier au Patio de la Paz du Palais National de la Culture à la présentation du programme Corridor cultural Caribe et du documentaire En clave Afrocaribe dans le cadre de l 'Année Internationale des communautés Afrodescendantes" parrainé par l'Agence Espagnole de Coopération Internationale pour le Développement (AECID).
Le projet Corredor Cultural Caribe a pour but d'identifier et de revitaliser le patrimoine historique et l'héritage multiculturel des peuples du Littoral caribéen d'Amérique centrale et la République dominicaine, en contribuant à l'intégration et au développement socioéconomique et culturel de la région.
Inmaculada Ballesteros, directrice du Centre culturel d'Espagne au Guatemala, a signifié la pertinence de promouvoir la culture afrodescendante. "Très souvent, on invisibilise l'immense richesse que possède le Guatemala, mais chacune des parties qui forment la culture a une contribution inestimable et cette fois, il s'agit de la culture garifuna, qui a beaucoup à apprendre aux autres."
Au Guatemala, la Commission Centro Cultural Caribe - CCC - est composée du Ministère de la Culture et des Sports, de l'Organisation des États Ibéroaméricains, de l'UNESCO, du Centre culturel d'Espagne au Guatemala, du Ministère de l'Éducation du Guatemala, l'Institut Guatémaltèque du Tourisme, du Parlement centraméricain, de la Table Culturel Garifuna (Mesa Cultural Garifuna) et du Parlement Garifuna.
Pour Juan Carlos Sanchez, musicien guatémaltèques Garifuna, "un groupe ethnique n'est pas meilleur que l'autre car nous sommes tous enfants de la même terre, et c'est en cela que réside l'importance de se souvenir de cultures comme la nôtre."
Sánchez fera partie de l'ensemble Enclave Afrocaribe, qui interprétera des rythmes musicaux garifuna comme la punta, la parranda ou le Calypso, lors d'un festival qui se tiendra à Madrid, en Espagne, à la Casa América au début du mois de Novembre de cette année.
"En clave Afrocaribe", les expressions musicales de la population afrodescendante de la côte caraïbe de l'Amérique centrale, de la République dominicaine et d'Haïti.
Ce documentaire est le résultat du projet En Clave Afrocaribe, de l'Agence Espagnole de Coopération Internationale pour le Développement (AECID) réalisé en réseau par les Centres Culturels d'Espagne au Guatemala, au Honduras, au Nicaragua, au Costa Rica et en République dominicaine, dont l'objectif est de rendre visibles les riches et diverses expressions musicales afrodescendantes de la côte caraïbe de l'Amérique centrale, de la République dominicaine et d' Haïti, à travers l'étude, la récupération et la diffusion de leurs différents rythmes .
"Ce projet a été réalisé grâce au financement de la Coopération Culturelle espagnole et parmi ses contributions, on retrouve un disque contenant la musique garifuna de différents artistes et des documentaires comme projets audiovisuels. De plus, ça a également été l'occasion de démontrer que l'intégration régionale est possible", affirme Ballesteros.
Cette œuvre audiovisuelle est un voyage à travers les différentes expressions musicales de la culture afrocaribéenne. Avec des images qui exposent la cadence de la punta, du calypso, de la parranda, des palos, de la rara et autres.
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L’Équateur souhaite l’institutionnalisation d’une Décennie des Afrodescendants
L’Équateur proposera aux pays Ibéroaméricains l'institutionnalisation d'une "Décennie des afrodescendants" et la création d'un groupe de pays qui travailleront et assigneront des ressources pour le développement de politiques et de programmes spécifiques contre le racisme et la discrimination.
Selon une note de l'Ambassade d'Équateur en Espagne, cette proposition sera formulée par l'Équateur lors de la rencontre de haut niveau qui sera organisée dans la ville brésilienne de Salvador en novembre prochain, pour célébrer l'Année Internationale des Afrodescendants.
La Ministre Équatorienne des Peuples, des Mouvements Sociaux et de la Participation Citoyenne María Luisa Moreno est arrivée au Brésil jeudi dernier pour prendre part à une session préparatoire de la réunion de novembre au Brésil.
La coordination des préparatifs est assurée par un groupe composé par le Secrétariat Général Ibéroaméricain (SEGIB), dont le siège est situé à Madrid, et des ministères des Affaires Étrangères et de l'Égalité Raciale du Brésil qui s’associent ainsi à l’Année Internationale des Afrodescendants que l’Onu célèbre tout au long de l’année 2011.
La note de l'ambassade indique que selon la Ministre, l’Équateur, pays plurinational et interculturel, "a un intérêt spécial dans la réunion de Salvador pour travailler en coordination avec d'autres pays de la région sur des programmes qui reconnaissent et font la promotion de l'existence des diversités nationales, avec leurs propres caractéristiques culturelle et leur propre vision du monde."
En Équateur on trouve 14 communautés nationales et sur une population totale estimée à 14,3 millions d’habitants, 5,6% sont afrodescendants, indique le communiqué.
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/
Entrevue de Renzo Devia, producteur d'un documentaire sur les communautés afrodescendante d'Amérique Latine
Soydebuenaventura.com a échangé avec Renzo Devia, le producteur américain du documentaire AFROLATINOS: LA HISTORIA QUE NUNCA NOS CONTARON, un projet audiovisuel qui dépeint la réalité des communautés afrodescendantes en Amérique Latine.
Soydebuenaventura.com: Comment est née l’idée du projet AFROLATINOS?
Renzo Devia : L’objectif de la série documentaire est d’éduquer et créer un dialogue sur la question des Afrolatinos. Nous voulons changer les situations de vie des Afrolatinos, et créer des solutions aux problèmes.
Soydebuenaventura.com: Depuis combien de temps enregistrez-vous ce documentaire?
Renzo Devia : Nous avons commencé les recherches en début 2008. En Juillet 2008, on a commencé à enregistrer au Mexique et à Porto Rico.
Soydebuenaventura.com: Jusqu’à présent, quels pays avez-vous visité?
Renzo Devia: Le Mexique, Porto Rico, la République Dominicaine, Cuba, la Colombie, l’Équateur, le Pérou, le Honduras, le Guatemala, le Costa Rica, le Nicaragua, le Panama, le Brésil, la France, l’Espagne et les États-Unis pour des recherches.
Soydebuenaventura.com: Au niveau international, quelles personnalités afrodescendantes apparaissent dans le documentaire?
Renzo Devia: En réalité, il n y a pas de grandes personnalités. Ce sont des professeurs, des auteurs, des historiens, des spécialistes, des religieux, des gens de la communauté que nous interviewons. Les Tego Calderón ne nous intéressent pas, ni les gens célèbres. Le sujet, ce sont les communautés et on va direct à notre but.
Soydebuenaventura.com: Quels personnalités afrocolombiennes ont été invitées pour le projet?
Renzo Devia: Des professeurs, des auteurs, des historiens, des spécialistes. Par exemple, nous avons interviewé Goyo, mais on n’a pas parlé de Chocquibtown, on a évoqué la manière dont elle a été discriminée à Bogotá.
Soydebuenaventura.com: Des points de vue sociaux et politiques, qu’est-ce que c’est être afrolatino?
Renzo Devia: Les Afros en Amérique Latine n’ont pas de pouvoir économique, ni politique. Il y a beaucoup de corruption, parce qu’il n y a pas de revenu dans les communautés afro et les gens ne sont pas valorisés. Les Afrolatinos doivent se battre pour leurs droits qui sont violés chaque jour et réussir à avoir des leaders qui les aident. L’Amérique Latine a besoin de son Martin Luther King.
Renzo Devia et des Afroboricuas (afrodescendants de Porto Rico)
Soydebuenaventura.com: Vous dites que l’un des sujets les plus importants du documentaire est lié aux problèmes sociaux qui touchent les communautés afrolatinos Comment vivent les afrolatinos dans les différents pays que vous avez visité?
Renzo Devia: Les Afrolatinos dans d’autres pays partagent ces problèmes sociaux. Il manque de la motivation, l’organisation et l’union. Il n y a pas d’eau potable, l’éducation est retardée, des opportunités d’emplois manquent, il y a la discrimination raciale, de la haine entre eux-mêmes et beaucoup plus. Il doit y avoir plus de leaders et de professeurs, d’avocats afros pour lutter pour leur communauté.
Soydebuenaventura.com: Pensez-vous diffuser le projet dans les écoles et dans les universités d’Amérique Latine ?
Renzo Devia: Oui, c’est un objectif. En 2012, nous allons produire des livres et retourner dans toutes les communautés pour montrer le documentaire et faire plus d’ateliers. Nous allons former les professeurs pour qu’ils enseignent la Diaspora Africaine en Amérique Latine.
Soydebuenaventura.com: Pour quand est prévu le lancement du premier chapitre?
Renzo Devia: En fin 2011 ou au début de 2012.
Soydebuenaventura.com: à part cela, quels sont les projets actuels sur lesquels vous planchez?
Renzo Devia: Je produis une émission de télévision qui s’appelle RAW TRAVEL. C’est une émission en anglais sur le tourisme et nous faisons la promotion des communautés Afro.
Je suis également en train de produire le documentaire Guaqueros. Les gens peuvent s’informer sur ces deux projets sur la page Web www.creadorpictures.tv
Soydebuenaventura.com: Pendant ce temps durant lequel vous avez côtoyé la culture afrolatine, qu’avez-vous appris d’eux ?
Renzo Devia: C'est une question difficile à répondre. Joyeux et ouverts.C'est de cela dont il s’agit dans ce projet. Les Africains ont beaucoup apporté dans la culture latino-américaine. Les Afrolatinos sont heureux et ouverts aux étrangers, par rapport aux populations autochtones qui ne font pas confiance et n’ouvrent pas leurs portes pour que des gens entrent dans leurs maisons. Personnellement, je pense que la plupart des Latinoaméricains sont davantage liés à l'Afrique et à la culture amérindienne. Non pas scientifiquement, mais spirituellement. Ils sont Colombiens, Dominicains, Équatoriens, Argentins. Nous ne sommes pas différents. La peau n'est qu'un élément de l'être humain. Nous devons regarder au-delà et célébrer notre ascendance africaine
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/
Marizabel Blanco : la reconnaissance des afrodescendants passe par la revendication de l’histoire
Caracas-. AVN.- Marizabel Blanco a été pendant plus de deux ans la responsable des relations entre le Ministère du Pouvoir Populaire pour la culture et les Communautés Afrodescendantes. Aujourd'hui, même si elle continue la lutte pour consolider les revendications de la population afrovénézuélienne, elle n'est pas d'accord sur le fait que le débat soit centré sur l'usage ou non du mot “noir”.

Elle note que la population afrodescendante a été exclue pendant de nombreuses années par une discrimination voilée, extraordinaire, cachée.
Ce qui l'amène à relever la grande importance d'une Loi contre la discrimination raciale qui a pour but d'offrir des outils pour que de nombreuses personnes fassent valoir leurs droits “dans les espaces publics ou privés, dans la recherche d'un emploi, dans la reconnaissance de leur talent et de leurs capacités, et dans revendication de leurs conditions de vie ”.
"Le seul fait qu'ait été pensée, formulée et que l'on débatte d'une Loi contre la discrimination est un progrès ", indique-t-elle.
Le malaise de certaines personnes sur le sujet de cette loi selon Blanco représente simplement la crainte de l'avenir. "Une peur qui affecte des secteurs qui ont profité des avantages et qui craignent de partager le bonheur, ce bien-être".
Des pays comme le Brésil et l'Équateur, où des politiques publiques s'adressant à la population afrodescendantes ont été conçues sont deux modèles que va chercher Blanco pour illustrer des réussites. En ce qui concerne le Venezuela elle indique que “Nous sommes encore des bleus”.
Selon elle, dans le pays “il nous faut nous concentrer sur ce qui est important” et cela tombe “dans le débat éphémère” à savoir si on doit dire noir, mulato, ou afrodescendant. “Ce n'est pas là ce qui importe”, dit-elle.
“Que l'on te définisse comme noir, mulâtre, zambo ou afrodescendant fait partie des choses de moindre importante, c'est superficiel, ce qui est fondamental c’est ce qui importe le plus” explique-t-elle.
Blanco indique que la reconnaissance comme afrodescendant est directement liée à la revendication de l'histoire et des valeurs, au fait de rendre visible une culture de même que les autres, et elle est convaincue que le fait d'assumer son ascendance africaine est une posture politique.
Elle explique qu'à partir de celle position, il est possible de générer des actions coordonnées des gouvernements, des groupes, des individualités, des universités, des chercheurs, pour solder la dette de groupes qui ont été historiquement discriminés à cause de leur condition ethnique.
“Là où l'afrodescendance a été assumée comme partie de l'agenda public, des réalisations importantes ont été faites, représentation politique, charges au niveau de la direction des institutions, bénéfices pour les soins de santé, l'éducation, la reconnaissance de l'oralité, de la langue, des contributions historiques, dans la médecine, dans la gastronomie, etc”.
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/
L'écrivaine afropanaméenne Kayra Harding présente son livre ‘Color café’
CERO HORA.- La journaliste et leader sociale et politique Panaméenne Kayra Harding est l'auteure de "Color de Café, ¿discriminación, racismo?, le témoignage courageux d'une femme noire qui aborde le racisme, l'identité et les inégalités, ainsi que ses expériences de vie depuis l'enfance.
Celle qui défend les droits des femmes aborde dans un dialogue avec la réalité les problèmes de racisme au Panama.
"Ce n'est pas un livre pour les noirs, mais pour toutes les races," avoue Harding.
Le sociologue Gerardo Maloney, déclarait mercredi soir dernier lors de la présentation de l'œuvre que Harding est retournée à ses racines avec un livre qui mène également des réflexions approfondies sur les afrodescendants Panaméens.
Le musicien panaméen Carlos Gasnett apportait un contenu musical à l'événement qui a réuni des intellectuels, des journalistes, des avocats, des dirigeants du mouvement afrodescendant du Panama.
L'ancienne première dame, Vivian Fernández de Torrijos, avec laquelle Harding a travaillé sous la présidence de de Martin Torrijos, a assisté à la cérémonie de présentation de "Color de Café ".
Harding a révélé qu'elle travaille depuis 10 ans, avec diverses responsabilités et sous différents scénarios pour "rendre visible les thématiques liées aux noirs."
Pour Harding, le livre s'adresse à toutes les races, dans un pays multiracial, mais qui a une tendance constante au racisme.
Elle avoue que pendant longtemps, elle ne s'identifiait pas comme noire, mais qu’elle a désormais retrouvé son identité pour laquelle elle se bat.
Un communiqué de presse remis à HORA CERO révèle que "Color de Café " est une œuvre "qui ne parle pas uniquement des afrodescendants, mais raconte un peu l'histoire de la présence chinoise dans notre pays, depuis la construction du canal et d'autres groupes ethniques qui vivent dans cette nation creuset de races. "
Harding indique qu'en sept chapitres écrits il y a un an et demi, elle a voulu refléter les questions liées à la négritude et au racisme au Panama.
Selon l'auteure, le livre porte le nom de "Color de Café ", car un afrodescendant est tombé amoureux d'une blonde de Bogota et est arrivé au Panama avec deux enfants.
Elle raconte que les enfants ont dit à leur mère qu'ils ne voulaient pas d'un père noir, mais elle a tout de même insisté pour qu’ils l’acceptent au nom de l’amour.
Harding raconte que l'enfant de six ans, fils de la bogotaine, lui a dit un jour dans une piscine, "Tu n'es pas noire, mais couleur café," ce qui l’a inspiré pour le livre et pour le titre de l'œuvre.
"Que c'est dur d'être rejeté à cause de la couleur de sa peau", affirme Harding.
Elle se demande dans le livre pourquoi même dans la Bible un caractère raciste est assigné aux couleurs de la peau.
"Que veulent les afrodescendants?" se demande Harding qui répond que les afrodescendants veulent avoir une chance.
"Des opportunités d'emplois, du respect, l'éducation", dit-elle.
Harding a indiqué que Priscilla Delgado, qui travaille dans le monde du livre, lui a recommandé de promouvoir son ouvrage dans les écoles, pour son contenu et ses messages.
Harding a également annoncé qu'elle écrit un deuxième livre sur les femmes ayant pour titre "todas tenemos historias".
Elle a rappelé que Michael Jackson voulait être blanc, qu’il est presque devenu blanc, mais à sa mort, la presse a déclaré: "Michael Jackson , le chanteur pop afro-américaine est mort." "Vous resterez toujours noir, "a-t-elle prévenu.
Elle a de plus confessé son amour pour la politique, depuis qu'elle a sept ans, lorsqu'elle accompagnait ses parents dans les réunions des comités populaires, dans le corregimiento de Veracruz, dans le district d’Arraiján.
À propos de Barack Obama, elle indique qu'il n'a pas eu à dire qu'il était noir ou d'origine africaine, parce que les médias aux États-Unis et du monde l'ont souvent répété.
Pour Harding, il y a eu du racisme dans la couverture d'Obama parce qu'on a d'abord parlé d'un homme noir qui serait président des États-Unis et non de sa capacité à résoudre les problèmes de l'Amérique.
Le livre est plein d'anecdotes et de réflexions et est disponible dans les bibliothèques "El Hombre de La Mancha" pour quinze balboas par exemplaire.
Parmi les autres personnes ayant assisté à la présentation de "Color Café", se trouvait le défenseur du peuple, Patria Portugal, l'ancien défenseur du peuple Italo Antinori, et l'ancienne présidente de la Cour suprême Graciela Dixon.
Enfin, elle a rappelé que le noir ne se limite pas à la nourriture, mais que c'est aussi la culture, l'écrivain, le musicien et davantage encore pour la nation.
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/
Des migrants haïtiens du séisme à la conquête du Brésil
Tom Phillips, à Iñapari, Pérou - The Guardian
Traduit de l'Anglais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/
Les Haïtiens fuyant le chaos du tremblement de terre de 2010 subissent de longs trajets et l’attente dans l’oubli aux villes frontières pour un nouveau départ au Brésil 
Chaque soir, ils se rassemblent sur Brazil Avenue sous la lueur ambre des réverbères. Perchés sur le mur d’un magasin, ils parlent de politique, font des blagues, et chantent sur la musique de chez eux qui résonnent dans leurs téléphones portables. Alors que l'obscurité enveloppe Iñapari, au bord de la rivière frontalière avec l'Amazonie péruvienne, le son des chansons en Créole Français et haïtien remplit les airs.
"Nous sommes venus ici à la recherche d’une vie meilleure", déclarée Baptiste Suppler, un jeune de 29 ans originaire de la quatrième ville d'Haïti, les Gonaïves.
Suppler fait partie d'une vague de migrants haïtiens déterminés à construire une nouvelle vie dans l'Amazonie brésilienne.
Il pointe l’autre côté de la rivière Acre, qui sépare Iñapari au Pérou de la ville frontalière brésilienne de Assis Brésil, et qui représente le dernier obstacle vers un nouveau départ dans la nation d’Amérique du Sud la plus grande et la plus riche. "Notre objectif est d'atteindre le Brésil ", ajoute-t-il.
Selon les autorités brésiliennes, au moins 1.500 Haïtiens ont pénétré dans la région de l'Amazone depuis le séisme de magnitude 7,0 qui a dévasté leur pays le 12 Janvier 2010, tuant environ 200 000 personnes.
Après l’épuisant voyage long d'un mois via la République dominicaine, le Panama, l’Équateur, la Bolivie, le Pérou et parfois la Colombie, les migrants haïtiens arrivent dans les villes frontalières lointaines comme Iñapari et attendent l’occasion de traverser dans l'Amazonie brésilienne. Une fois là-bas, beaucoup tentent de trouver des emplois dans la construction dans les projets d'infrastructure amazonienne, comme les barrages hydroélectriques de Santo Antonio et de Jirau.
"J'ai choisi le Brésil, et de nombreux Haïtiens ont choisi le Brésil, parce que en 2014, il y aura la Coupe du Monde," indique Esdras Hector, qui a quitté Haïti le 11 Mars et a atteint l'Amazonie brésilienne le 15 avril après un pèlerinage de quatre semaines en avion, en autobus et à pied.
" Beaucoup d'Haïtiens savent que le Brésil aura besoin de beaucoup de travailleurs pour travailler à ce moment."
Les autorités brésiliennes ont été prises au dépourvu par l'arrivée soudaine d'Haïtiens. Incertains quant à la manière de classer les migrants, les fonctionnaires de la police fédérale ont reçu l'ordre de refuser l'entrée aux nouveaux arrivants pendant qu’une solution était recherchée, disent-ils. Dès lors, la frontière brésilienne a été fermée, du moins théoriquement.
Mais pour les Haïtiens coincés à Iñapari, dont beaucoup d’entre eux sont fortement endettés, faire demi-tour n’est pas une option. Certains espèrent que dans quelques mois, la frontière rouvrira, d'autres ont déjà commencé à engager des coyotes (passeurs) pour les guider lors du périlleux voyage illégal vers le Brésil à travers la jungle.
"Ils n’abandonneront pas ... Ils ne sont plus qu'à quelques pas de la réalisation de leurs rêves ", affirme Maria Cardozo Mouzully , âgée de 49 ans, à qui appartient la maison d'hôtes Hospedaje Iñapari située au bord de la rivière du côté péruvien de la frontière péruvienne, et qui héberge désormais de nombreux Haïtiens.
En l'absence de soutien du gouvernement local, Mouzully a cédé de nombreuses chambres de son hôtel et sa cuisine aux migrants haïtiens laissés dans l’oubli par la décision de fermer la frontière. "Que sommes-nous censés faire? Les tuer? Les regarder mourir de faim devant notre porte?"
Si vous allez à environ 71 miles en partant de Iñapari, vous tomberez sur Epitaciolândia, une petite ville brésilienne qui accueille actuellement environ 160 migrants haïtiens qui ont atteint le Brésil avant la fermeture de la frontière. Parmi le groupe dont la plupart sont des hommes, se trouvent des diplômés d'université, des maçons, des électriciens et des prédicateurs, qui dorment sur le plancher du gymnase dans l’attente de papiers qui leur permettront de séjourner légalement et de travailler. Pour passer le temps, ils jouent aux cartes, lisent la Bible et font des petits boulots pour les éleveurs.
" [La] catastrophe a détruit mon pays", déclare Esdras Hector, 27 ans, qui espérait apprendre le portugais pour décrocher un emploi avec les Nations unies. "Je sais que si j'utilise mon cerveau au Brésil, je réaliserai mon rêve d'aider ma famille."
Mais pour beaucoup, le fait de tenter de construire une nouvelle vie au Brésil s’est accompagné d’un immense sacrifice.
Silvaine Doris, une vendeuse de shampooing de 46-ans, qui a perdu son frère et sa sœur dans le tremblement de terre, a laissé sa fille âgée de sept ans et son fils de 11 ans derrière à Port-au-Prince sous la garde d'une nièce.
"Dès que j'ai acheté mon billet ... je me suis mise à pleurer", dit-elle.
Ces jours-ci, son chez elle, c’est la Pousada Sao Jose, une maison d'hôtes dans Brasiléia, une ville amazonienne située près de la frontière du Brésil avec la Bolivie et le Pérou.
"Je suis venue ici à cause du problème économique. Nous n'avons rien -... Pas d'emplois. La seule chose que nous pouvions faire, c’était de venir ici à la recherche d'un avenir meilleur"
Les haïtiens représentent la majeure partie de cette nouvelle vague de migrants de l'Amazone, mais en plus de cinq jours dans la région, quatre hommes en provenance du Bangladesh, un en provenance du Liberia et un du Nigeria ont parlé au Guardian. Il semble aussi qu’il y ait également des migrants pakistanais et tanzaniens qui sont arrivés.
Peter John Prince, 27 ans, en provenance du Libéria dit qu'il vivait en Côte-d'Ivoire jusqu'à il ya quelques mois lorsque son frère, propriétaire d'un magasin de sport, a été tué par les rebelles. "Je suis un réfugié ... J'ai dû partir, car je ne veux pas mourir."
À côté de lui se trouve Frank Jideofor, 23 ans, de l'État de Bayelsa au Nigeria, riche en pétrole. Son bras gauche a été amputé après qu’il ait reçu une balle des mêmes hommes qui avaient assassiné son père, un fonctionnaire du gouvernement. Pourquoi était-il venu au Brésil? "Pour vivre en sécurité. Ils ont brûlé notre maison, ils ont tiré sur moi ... parce que mon père ne les soutenait pas."
Retour sur Brazil Avenue, Suppler et ses camarades de voyage haïtiens sont en train de réfléchir sur les options. "Notre situation est difficile. Pour l'instant, la frontière est fermée." Que fera-t-il? "Je vais attendre." Pendant combien de temps? Il croise les doigts et regarde vers le ciel. "Persévérance."
Poursuite d'un rêve
Tout au long de la plus grande partie des 19ème et 20ème siècles, les travailleurs migrants ont afflué en Amérique du Sud à la poursuite du "rêve brésilien."
Les travailleurs étrangers étaient largement considérés comme un élément clé pour la croissance économique, en particulier après que l'esclavage ait été aboli au Brésil en 1888.
Les Allemands furent parmi les premiers à arriver, colonisant de vastes zones du sud du Brésil à partir des années 1820. Dans certains coins du sud profond du Brésil, l'Allemand comme première langue est encore parlé.
Entre le milieu des années 1870 et 1920 pas moins de 1,5 million d'immigrants italiens ont foulé le sol du sud et du sud-est du Brésil. Aujourd'hui, il ya environ 25 millions de Brésiliens d'origine italienne.
Entre 1908 et 1960, jusqu'à 250.000 immigrants Japonais sont arrivés, beaucoup d’entre eux fuyant la pauvreté rurale.
La majorité a pris la route de Sao Paulo et sont allés travailler dans les plantations de café de la région, d'autres ont pris la direction de l'Amazonie.
Aujourd'hui, le Brésil est considéré comme la terre de la plus grande population japonaise en dehors du Japon. Le recensement de l'an dernier a compté au moins 2 millions de Brésiliens d'origine asiatique.
guardian.co.uk © http://www.guardian.co.uk/world/2011/may/25/haiti-earthquake-migrants-new-amazon
L’Afrovénézuélienne Beatriz Aiffil parle à son Afrique
Par Beatriz Affil
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/
L’Afrique nous envoie des messages qui sont interceptés par les gardiens de FOX, CNN, ABC, BBC, Reuters, EFE, AP, etc. et c’est la raison pour laquelle nous pensons qu’elle est lointaine, mais la vérité est qu'elle est présente là, maintenant, voguant à l'Est comme celui qui voyage vers l'Europe : calme, sereine, convulsée, guerrière. Afrique, mon Afrique, tu étais un jardin semé de fleurs odorantes, de palmiers bienveillants et de baobabs majestueux.
Afrique, mon Afrique, tu étais un zoo ouvert où la girafe frimeuse montrait son long et beau cou, le zèbre nous charmait avec son costume rayé, et le lion nous montrait qu’il était le roi de la jungle. L'Afrique était une mine qui naissait dans le sous-sol et prenait fin dans les défenses des éléphants immortels.
Afrique, mon Afrique, tu n'étais pas un paradis, bien sûr, il y avait des gens qui souffraient, qui avaient du plaisir, qui aimaient, qui haïssaient, qui tuaient, qui mouraient. Cependant, dans les mots du merveilleux écrivain José Saramago, descendant de marchands d'esclaves par excellence et des colonisateurs du Brésil, de l’Angola, du Cap-Vert, de la Mozambique ... "pour les noirs, avec l'arrivée de l'homme blanc, s’ouvrirent à deux battants les portes de l'enfer. "
L'Afrique demeure ce jardin planté de fleurs, de palmiers et de baobabs. En Afrique, les crocodiles, les éléphants, les hippopotames, les chameaux, les tigres, les girafes, les zèbres et les lémurs sont les héros de la National Geographic et de Discovery Channel, et le lion persiste à prouver qu’il est le roi de la jungle. L'Afrique reste la source inépuisable, mais désormais, son sous-sol infini comprend du Coltan et des hydrocarbures. Hydrocarbures ... Yes ... we want!
Les Africains ont des traits arabiques au nord du grand désert, et des traits de couleur au sud, des gens qui soufrent et prennent du plaisir, qui aiment et détestent, qui tuent et qui meurent. Il y a des progrès impressionnants en Afrique, mais la plupart des peuples africains sont décimés par la famine, les conflits et la maladie ; marques d'une colonisation qui a duré un siècle de plus qu’en Amérique.
Ici, en Amérique, mon Amérique, les métropoles européennes ont cédé lors des guerres d'indépendance et maintenant l'aigle néo colonisateur alterne entre ingérence et l'empiètement sur ce qu'il considère comme son arrière-cour. En Afrique, la violence entre l'Europe et l'empire américano-israélien est omniprésente, avec des armes sophistiquées et des mécanismes grossiers, effrontés, insultants. Yes we want ...!
Chaque 25 mai est consacré dans le monde entier à réfléchir sur l'Afrique. Aujourd'hui cette réflexion est plus facile, car les hyènes embusquées ne se cachent plus
Elles sortent en plein jour et rigolent…
L'Afrique en Colombie célébrée (en images)
Le Congrès colombien par le biais de la Loi 725 de 2001 a défini que chaque année, la date du 21 mai serait la Journée Nationale des Afrocolombiens.


















