31 octobre 2009

La cumbia : De rituel de drague AfroColombien à sensation musicale mondiale

Par Madeleine Bair - NEWSPAPER EDITION

Traduit de l’Anglais par Guy Everard Mbarga

cumbia

Sur une place publique en briques dans le port fortifié de Cartagena, où les navires négriers déversaient autrefois des cargaisons humaines, un jeune homme noir déclame une poésie espagnole sur les battements de son tambour.

Par deux coups sur la peau d'animal étirée, les musiciens qui l'accompagnent laissent échapper une averse percutante qui prend le rythme de la cumbia, une danse exécutée avec respect par les jeunes afro-colombiens.

Un rituel d'accouplement musical  né durant l'époque coloniale en Colombie, qui commence avec une rangée de femmes aux pieds nus en vêtements d'époque, des paniers en équilibre sur leur tête, et qui paradent en direction de leurs partenaires masculins.

Le rythme populaire a désormais fusionné avec des styles post-moderne comme l'électronique et le hip-hop pour devenir une sensation musicale dans les clubs de danse partout dans le monde. Tambours africains, instruments à vent indigènes et  maracas sont souvent remplacés par la guitare, la basse et les dj’s dont le public adore les baskets couleur Day-Glo, les lumières stroboscopiques, ainsi que leurs parures les plus coloniales.

Jusqu'à il y a quelques années, la "cumbia digital" ou "nu-cumbia" n'était mentionnée que sur des blogs musicaux obscurs. En Juillet, elle a fait un tabac lors de la Conférence de Musique Latino-américaine à New York, où elle a été déclarée la toute dernière danse en vogue au niveau mondial.

Lors de la dernière rencontre annuelle des Artistes Alternatifs Latinos, parmi les groupes majeurs qui ont crée un buzz autour de la nouvelle cumbia, se trouvait  Bomba Estereo, un groupe de Bogota qui fait de la musique  électronique. Un autre groupe, ZZK, le collectif de dj’s argentins dont les paysages sonores remplacent les instruments traditionnels tels que la flûte canne et les tambours avec de l'électronique, tout en conservant le rythme 4-4 propre à cette musique.

Le Mexique et l'Argentine ont été les premiers pays à adopter la cumbia il y a quelques décennies. Aujourd'hui, une nouvelle génération dans ces pays prend ce rythme autrefois considéré comme un style tranquille et perdu, et lui donne une touche cosmopolite. Cet été, Bersa Discos a sorti un  EP du Dj Mexicain Toy Selectah, qui mélange la cumbia avec l'électro de manière si frénétique que cela donne un son presque semblable à celui d'un jeu vidéo Mario Bros créé à Tijuana.

Origines de la Cumbia

À une heure de bus de Cartagena, à l'embouchure de la rivière Magdalena, se trouve Barranquilla. Les cargos qui passent depuis longtemps par son port ont enrichi la ville d'immigrants: Ses restaurants italiens, chinois et libanais ont rarement leurs pareils ailleurs en Colombie.

La diversité de la région remonte à plusieurs siècles, quand les esclaves africains furent emmenés en Colombie pour couper la canne à sucre et récolter les bananes et le tabac, et qu'ils partagèrent leurs rythmes importés avec les créoles locaux.

L'histoire de l'origine de la cumbia est imprégnée de légendes et de débats. On dit, par exemple, que les pas de danse sont des petits pas en va-et-vient, car cette distance correspondait à ce que les chaines des danseurs esclaves leur permettaient de faire.

Mais une chose est sûre.

"La Cumbia est la représentation folklorique de la région des Caraïbes", explique Pedro Beltran, 79 ans, ancien leader de La Cumbia Moderna de Soledad, une institution musicale vieille de  50 ans.

"Nous avons hérité des percussions des esclaves, ou de l'Afrique", dit-il. "Mais la flûte, ou la gaita est purement colombienne, elle provient de cette région," ajoute-t-il, en parlant de l’instrument à vent fabriqué avec la canne et qui projette un son puissant semblable à celui d’une clarinette.

Ce qui définit la cumbia - et qui la rend si facilement malléable - c'est son beat, un long dialogue entre les tambours. Ce beat se mixe aisément, comme le montrent les travaux de Beltran, avec tout ce qui pourrait venir avec, que ce soit l'accordéon vallenato, ou le Merecumbe, une fusion de merengue et de cumbia.

Il y a de cela quarante ans, Beltran était parmi les premiers à ajouter une section de cuivres et de basse électrique à un ensemble de cumbia, d'où le Moderna apparaissant dans le nom de son orchestre. Il a enrichi son répertoire avec des sons étrangers qui l'ont séduit- le disco de Rod Stewart ou l'afro-beat du Nigérian Fela Kuti.

Musique sexy

En son temps, la nu-cumbia, c’était le "Do Ya Think I'm Sexy" de Stewart, réinterprété avec des gaitas et des tambours.

C’est devenu l'un des plus gros hits de Beltran, une chanson que l’on peut entendre tout le long de la côte caraïbe de la Colombie, où les samedis soirs, des hauts parleurs empilés à l'extérieur des maisons en parpaing crachent de la salsa, le dancehall, le vallenato et la champeta, la fusion de musique et de danse locale.

"On peut dialoguer avec toute sorte de musique et garder la touche locale", explique Walter Hernandez, mieux connu sous le nom de DJ Indigo, écouteurs sous son col de chemise et pointant les caisses de vinyle entassés du sol au plafond de Discolombia, un magasin de disques et véritable bibliothèque musicale de Barranquilla.

Indigo, 34 ans, passe des heures entre ses piles poussiéreuse quand il ne fait pas le DJ dans les boîtes de nuit de Barranquilla boîtes de nuit ou qu’il ne performe pas avec son groupe d’électro- Caribéen, Systema Solar. En se servant des samples de l’immense collection de vinyle de musiciens tels que Beltran et Toto la Momposina, Systema Solar ajoute des éléments contemporains: l'électronique, le scratch et le rap.

Dans l’arrière-salle de Discolombia, il indique une pile de disques dans un coin, au dessus de laquelle une pochette représentant un groupe d’homme en chemise polo posent sur un terrain de football (soccer). C'est le groupe d’Abelardo Carbono, qui a donné une touche de cumbia au disco et au funk américain pour interpréter les chansons comme "I Feel Love" de Donna Summers ou "Staying Alive" des BeeGees' dans une version colombienne unique.

Une saveur plus contemporaine de la base  du beat caribéen provient de Bomba Estereo, le groupe psychédélique de cumbia basé à Bogota qui vient de boucler une tournée de 12 dates aux USA. Son bassiste-producteur, Simon Mejia, était stupéfait de la rapidité avec laquelle les publics américains ont adopté la musique du groupe. Lors d'un spectacle à Brooklyn, New York, les fans connaissaient déjà les paroles de certaines chansons.

"Les gens sont devenus fous", dit-il. Ce qui ne signifie pas que les publics hippies en Europe et aux États-Unis savent danser la cumbia, qui va parfaitement de pair avec le beat.

"C'était très amusant pour nous", dit Mejia. "Ils bondissaient tout autour et sautaient comme s’il s’agissait d’un concert de rock."

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Les afroéquatoriens se soignent en ayant recours aux méthodes ancestrales

afro

Photo: Alexander REINOSO / The Telegraph

Rocio Mosquera, une guérisseuse Afroéquatorienne fait un lavage-nettoyage pour harmoniser le corps, avant d’appliquer un traitement curatif.

Nettoyage, bains de siège et les infusions d’herbes sont utilisés contre la grippe commune ou le mal de foie.

Antécédents


Le 13 Septembre 1999 un accord ministériel crée la Direction de la Santé Interculturelle.

Un des buts de cet organisme est d’exécuter des programmes de récupération, de développement et de diffusion de la médecine traditionnelle, les connaissances et les savoirs des nationalités, des peuples et des communautés.

La Constitution, dans son article 57, point 1, déclare que les traditions ancestrales des peuples et des nationalités seront respectées.

Selon le dernier recensement de l’INEC, 5% de la population de l'Équateur est afrodescendante. Le Diagnostic de la problématique raciale élaboré en 2003 par la Banque InterAméricaine de Développement (BID) indique que ce secteur de la population fait face à des difficultés d’accès aux systèmes de santé.

Le rapport relève de plus que les maladies les plus fréquentes chez ce groupe ethnique sont liées aux conditions insalubres des endroits où ils vivent.

Des données récentes de la Direction de la Santé Interculturelle du Ministère de la Santé Publique signalent que les affections les plus fréquentes dans le groupe sont l'hypertension artérielle et la drépanocytose, qui n'affecte que la population noire et consiste en l'altération de l'hémoglobine qui détériore les globules rouges et obstrue les vaisseaux sanguins.

Étant donné l'accès limité aux services de santé, ces maladies et d’autres, comme les affections respiratoires et les infections des voies urinaires sont familières pour Eugenia Maria Quinonez, une “remediera” (genre de guérisseuse traditionnelle) avec 20 ans d'expérience. Chaque jour, trois à quatre patients qui souhaitent guérir de maladies en suivant les méthodes de leurs ancêtres se présentent à son office.

Dans la médecine afro-équatorienne, le divin est lié à la vie. Pour cette raison, là où les médecins prescriraient une série de comprimés (antibiotiques) pour soulager des personnes infectées, la(e) guérisseu(se), dans un premier temps fait un nettoyage toujours accompagné de prières et suivi du traitement de la maladie, uniquement à base d’herbes.

Pour comprendre le système de santé des afrodescendants, il faut  connaitre leurs traditions, leurs croyances et leurs états d’esprit ...

Je commence par les purifier pour qu’ils soient prédisposés à obéir au message que je vais leur passer. Puis, selon le cas, je prescris des infusions, des bains de siège, des pommades ; mais tout cela est naturel, sans produit chimique”, explique Quinonez.

Sa méthode est différente de celle des shammans autochtones, en particulier en ce qui concerne les divinités auxquelles ils s’en remettent, comme le démontre leurs coutumes.

Alors que les autochtones remercient la Pacha Mama (Terre Mère), les afrodescendants peuvent faire leurs demandes au dieu des chrétiens et même invoquer les Orishas ou le Vaudou qui sont des forces de la nature.

Fanny Velasquez, “remediera” de San Lorenzo, à Esmeraldas, guérit le mal de foie avec des herbes et des cataplasmes. "J’utilise des plantes comme le discancel, yantén, boloncillo, le camillón et la feuille santa. Une fois que l’on a tous les ingrédients, on les broie et on en extraie le jus auquel on ajoute des gouttes de citron, on laisse reposer à l’extérieur dans la nuit. On le prend les 9 jours suivants à jeun ”, recommande Velazquez.

Autant Quinonez que Velazquez font partie des 130 médecins ancestraux afroéquatoriens enregistrés dans tout le pays. Et leurs méthodes prennent en compte trois éléments: les savoirs personnels, la responsabilité et la modestie. Ainsi, lorsqu’un patient se rend à leurs sessions – indique Quinonez -la première étape consiste à parler avec lui pour déterminer son état émotionnel, car" très souvent les maladies sont de l’âme, il faut donc assainir cet aspect pour voir ce dont le corps souffre”.

Irma Bautista, une militante afroéquatorienne et membre de la Direction de la Santé Interculturelle confirme que les personnes de ce groupe ethnique ont l'habitude d'appliquer des méthodes de guérison de leurs ancêtres comme une alternative à la médecine clinique.

Une étude réalisée par Bautista indique que pour comprendre le système de santé des Afrodescendants, il faut connaître leurs croyances, leurs traditions et leurs façons de voir le monde. "Il y a le respect et la crainte de la nature, tous ses éléments sont vivants et ont de l’énergie que l’on peut transmettre. Pour nous, il y a des personnages mythologiques et spirituels qui peuvent guérir ou causer des maladies ", dit-elle.

Les afrodescendants acceptent cependant le diagnostic des médecins que ce soit ceux formés à l’occidentale ou ceux de leurs propres guérisseurs. Ces derniers émettent leur jugement après avoir observé des comportements. “Quand quelqu'un a le mal de foie, il a la bouche amère, une mauvaise haleine, son estomac, et ce qui leur faut, c’est de prendre beaucoup d’eau , décrit Velázquez.

Bautista souligne que le tout est traité par herbologie, car c’est la base des "remedieros. “Il y a quelques mois nous avons eu une conversation avec un savant du Mali qui nous a dit que les Africains soignent toutes leurs maladies avec des herbes. Mais, il disait que dans des pays comme le nôtre, cette forme de guérison ne sera bientôt plus totalement applicable, car il existe de nombreuses variétés de plantes qu’on ne retrouve pas ici”.

Les accouchements sont une autre occasion d’avoir recours aux pratiques ancestrales chez les afrodescendants. Bautista affirme qu’à Borbón, lieu où cette ethnie est bien implantée, 80% des femmes préfèrent la sage-femme qui applique les techniques ancestrales au médecin.

Elisa Sanchez, cinquante ans incarne l’assurance d'un accouchement effectuée en appliquant cette connaissance, qu’elle a, dit-elle, appris de ses tantes. “
J'ai mis au monde plus de cinq cents enfants et tous en bonne santé, dit-elle fièrement”.

Tout comme une grossesse traitée dans le cadre d’une consultation hospitalière, Sanchez fait un contrôle mensuel de ses patients. "J’observe la position du bébé, je détermine si c’est une fille ou un garçon, je l’ajuste ...en utilisant uniquement mes mains”, dit-elle.

Après l'accouchement, Sanchez fait un suivi pendant quarante jours, et les mères restent par conséquent chez elle pour que la sage-femme les nourrisse.

Traduit de l’Espagnol Par Guy Everard Mbarga

diversidad@telegrafo.com.ec

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29 octobre 2009

Haiti : De l’instruction et du respect pour les « restavèk » à l’IHDC


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PUERTO PRINCIPE, Haití, 29 de octubre de 2009.- Dans la commune de Tabarre, un faubourg de Port-au-Prince, une institution travaille depuis 10 ans en faveur des enfants défavorisés de la zone. Il s’agit de l’Institut de développement humain et communautaire (IHDC). Dirigée d’une main de fer par une femme au grand cœur, Nicole César, cette institution donne à ces enfants ce qui leur manque le plus : instruction et affection.

haitLa majorité d’entre des enfants fréquentant l’Institut de développement humain et communautaire sont des « restavèk », c’est-à-dire des enfants placés en domesticité dans des familles d’accueil. Les autres sont des enfants issus de famille très pauvres et/ou de rues. Mais tous un point commun, la précarité.

Délaissés par leurs parents en proie aux pires difficultés économiques, ces enfants se voient obligés, dès leur plus jeune âge, de lutter seul pour survivre. Et pour y arriver, ils s’adonnent-ils à toute sortes d’activités.

En effet, dans leur maison d’accueil, les restavèk sont le plus souvent responsables de la plupart des tâches ménagères et prennent soin des enfants de leur famille d’accueil. Les enfants des rues, quant à eux, se prêtent essentiellement au nettoyage des voitures ou e livrent à la mendicité.

Les enfants de l’IHDC sont aussi de petits travailleurs, même quand ils sont dans leur propre famille. Et parmi eux figurent des petits coursiers, ou des « chercheurs de clients » pour les transports publics… un quotidien fait d’obligation, de servitude, de maltraitance au détriment de l’instruction voire de l’affection.

A son retour au pays, après avoir vécu 30 ans aux Etats-Unis et travaillé dans le social, la communication et des droits civiques, Nicole César s’est sentie interpellée par la situation des enfants défavorisés, particulièrement ceux en domesticité. Pour elle, il était impérieux d’entreprendre une action en leur faveur. « Nous avons commencé par distribuer des vêtements et des chaussures aux enfants démunis de notre quartier, mais nous avons estimé que ce n’était pas suffisant », explique Mme César.

Pour donner plus de poids à son action, elle a mis sur pied avec son mari et deux amis de la communauté de Boston, l’IHDC. Pendant deux ans, l’Institut a travaillé à Carrefour-feuilles, un quartier pauvre de la capitale haïtienne. Il a ensuite ouvert ses portes à Tabarre, une commune dans laquelle il vient en aide aux enfants défavorisés, depuis 8 ans.

« Ce que vivent ces enfants est inhumain. Ici, nous les traitons comme s’ils étaient nos propres enfants ». Respect, compassion, amour sont, en effet, le credo de l’IHDC dont les 30 membres du personnel se dévouent pour la cause de ces petits.

haiLa nécessaire réhabilitation identitaire

Apporter un peu d’humanité dans leur existence passe d’abord par l’attribution d’une identité à ces enfants. En effet, la plupart de ses enfants ne connaissent que leur prénom, ne disposant pas d’acte de naissance. Nombre d’entre eux retiennent uniquement des sobriquets, tels « Ti Jacques» / petit Jacques.

Les familles d’accueil disent la plupart du temps ignorer le nom complet de l’enfant. Raison pour laquelle, dès leur arrivée à l’IHDC, de nombreuses démarches sont entreprises auprès de la famille d’accueil afin de pouvoir retrouver leur nom complet.

Autre priorité dudit centre, l’éducation. Dans leur programme de formation figurent l’éducation religieuse, éducation civique, éducation artistique. Prenant en compte le fait que ces enfants n’aient jamais fréquenté d’institution scolaire, l’IHDC a mis sur pied, à leur profit, un programme académique spécial. Le but de ce programme est de leur permettre de pouvoir intégrer le système scolaire normal.

Ces jeunes bénéficient également d’un repas chaud par jour et de services de santé, qui, parfois, proviennent de personnes de bonnes volontés. A titre d’exemple, une équipe de médecins américains originaires de la ville de Boston rentrés en Haïti avait offert, l’an dernier, des consultations médicales gratuites aux enfants de l’IHDC.

Un défi au quotidien

A chaque jour suffit sa peine à l’IHDC car les défis sont quotidiens. « Si nous sommes encore actifs c’est un véritable miracle », comme le souligne Mme César. L’an dernier, les difficultés étaient telles que la directrice craignait de devoir fermer l’institution. L’organisme humanitaire qui vit essentiellement des dons des amis des membres fondateurs, et des revenus de Mme César, par ailleurs directrice de Santé de l’ONG haïtienne FONKOZE, a du mal à joindre les deux bouts.

Pour pouvoir poursuivre son action, la directrice « rêve de ce qu’il y a de mieux pour ses petits protégés et son personnel ». Mais le mieux coûte cher et les entrées ne sont pas toujours au rendez-vous, malgré les contributions de certaines institutions de la place, telles le Consortium National d’Education Civique (CNEC), la Fondation Panaméricaine pour le Développement (PADF), le Fonds d’Assistance Economique et Social (FAES).

hait1 Retenir les enfants, obtenir quotidiennement l’adhésion de leurs parents adoptifs pour que les petits viennent à l’institut sont aussi un enjeu de grande taille. Ces enfants peuvent être occupés à diverses tâches dans leur domicile ou ailleurs. Avec le temps, le personnel de l’IHDC a développé des stratégies pour s’assurer de leur présence régulière.

Ainsi, si dans un premier temps, l’institut ne recevait des enfants âgés de six ans et plus. Aujourd’hui, des touts petits sont aussi admis, il s’agit des petits que gardent les aînés.

« Nous avions constaté que plusieurs enfants ne venaient pas parce qu’ils devaient garder les petits de leur famille d’accueil. Nous avons proposé qu’ils viennent aussi », explique Mme César. La venue des enfants des parents adoptifs est considérée par les responsables de l’institution comme une véritable victoire.

La sensibilisation de la famille d’accueil fait partie également des actions de l’IHDC. Et elle prend plusieurs formes, notamment des visites à domiciles ou encore des séminaires de formation à leur intention. A croire les responsables, ces stratégies permettent au et à mesure aux parents adoptifs de poser un autre regard sur le restavèk, le considérer moins comme une source d’ennuis.

L’action de Nicole César pour ces enfants n’est pas passée inaperçue. Ce 23 octobre elle a reçu le prix Héros de l’Hémisphère. Un prix décerné par la Fondation Panaméricaine pour le Développement (PADF) à un simple citoyen dont « le travail apporte un changement important dans la vie de sa communauté ».

A quand la fin du phénomène restavèk?

Si des petits pas sont faits vers l’amélioration des conditions de vie des enfants de l’IHDC -les responsables disent constater moins de violences corporelles- il n’en demeure pas moins que les enfants restent victime entre autres, de maltraitance psychologique, corporelle, stigmatisation et marginalisation.

Et dans la majeure partie de leur production artistique se reflète la violence dont ils sont souvent l’objet, telle l’initiation sexuelle précoce. Cette triste réalité est aussi présente dans leurs jeux. Aussi, le personnel se voit-il obligé de confisquer révolver en plastique, lame de rasoir, limes à ongles dont ils se servent pour se menacer mutuellement, mais également des pots en plastique contenant de l’alcool.

Le vécu inhumain, comme le qualifie Mme César, des enfants de l’IHDC est quasi identique à celui des 150.000 à 500.000 restavèk du pays. De nombreuses organisations locales et internationales tirent la sonnette d’alarme sur ce sujet, les Nations Unies, entre autres.

Ainsi, le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies a organisé le 16 septembre dernier un dialogue interactif sur cette problématique avec la rapporteuse spéciale sur les formes contemporaines d’esclavage, Gulnara Shahinian. Des recommandations sont faites par la Rapporteuse spéciale afin de combattre cette forme de maltraitance.

Elles portent notamment sur la nécessité de « faciliter l’enregistrement des enfants à la naissance dans l’ensemble du pays », de « permettre aux familles pauvres des communautés rurales de développer une activité agricole », de « veiller à ce que l’enseignement primaire soit obligatoire et gratuit », « de procéder à une décentralisation pour trouver une solution aux problèmes économiques et sociaux ».

- Rédaction : Martine Denis Chandler

- Edition : Uwolowulakana Ikavi

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Les Afroéquatoriens veulent faire valoir leur histoire

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À la Casa de Ébano, des expositions rappelant l’histoire des afrodescendants en Équateur sont organisées

Antécédents

En 1455 le Pape Nicolas V déclare les Africains des êtres sans âme et des ennemis de Dieu, ce qui va permettre la traite négrière qui suivit plus tard.

En 1998, les AfroÉquatoriens obtiennent leur reconnaissance historique en tant que  "peuple ".

En 2001, le Plan d'Action de la Troisième Conférence Mondiale contre le Racisme, presse les États à lutter contre tout acte de discrimination ou de racisme contre les afrodescendants.

Afin de promouvoir l'interaction entre tous les groupes ethniques, la Maison Main d’Ébène (Casa Mano de Ébano) réalise actuellement trois activités de socialisation autour de l’histoire et la culture afroéquatoriennes : une exposition artistique,  un processus d'éducation pour les jeunes et des représentations des anciens modes de vie collectifs.

Par le biais des ces initiatives, le centre culturel a déjà sensibilisé plus de 3000 personnes - dont 90% sont des afrodescendants et 10% d’autres ethnies- à la culture afro.

La première forme de socialisation de l'histoire de l’ethnie se fait par l'exposition "Le chemin de l'esclavage", où les visiteurs peuvent en apprendre sur les luttes d'indépendance du peuple noir. Sonia Viveros, directrice générale du Centre Culturel Afroéquatorien explique que l’objectif de ce projet est que les afrodescendants connaissent et aiment leur culture et qu’ils disposent des outils pour lutter contre la discrimination et pour gagner des espaces de participation.

C’est pour savoir pourquoi nous sommes noirs, d'où nous venons, ce que nous avons apporté à la société ainsi que nos luttes revendicatives qui ne sont pas encore terminées ", affirme Viveros.

Et elle ajoute qu'il s'agit là d'un moyen de conscientiser tout le monde sur les combats qu'a dû mener la population noire pour en arriver à une certaine égalité dans la période moderne.

La directrice affirme également qu'en raison de la migration et des changements d’environnement, de nombreuses familles afrodescendantes ont soit perdu leurs traditions, ou alors leurs enfants ne les ont jamais connues. C’est la raison pour laquelle a été initié ce travail visant à recouvrer la culture chez les groupes jeunes.

Une des façons d'atteindre leur objectif est l'enseignement des danses traditionnelles afroéquatoriennes auxquelles participent des enfants, des adolescents et des adultes plus âgés. Cependant, on ne leur enseigne pas seulement les chorégraphies, mais aussi l'origine de ces rythmes, la raison pour laquelle on les dansait et à quel moment. “
Les Afrodescendants doivent respecter les traditions et savoir qu'ils ne dansent pas pour divertir les autres, mais pour revendiquer une vision du monde que l’on a voulu détruire."

Et cette technique de transfert de connaissances aux nouvelles générations fonctionne pour Cesar Teran, qui à 14 ans, joue et danse la marimba. Il sait tout cela parce que, depuis plus de 100 ans, sa famille transmet ce savoir.

Et il reconnait que si effectivement ses parents et grands-parents  lui ont raconté comment son peuple est arrivé en Équateur, beaucoup de ses camarades de classe ne savent rien sur leur appartenance ethnique, et encore moins "sont intéressés par leurs traditions".

Casa de Ébano essaye par conséquent d'utiliser une autre technique de transmission de la culture par la représentation de ce qu'on appelle  “Casas de los Abuelos” (maisons des anciens), qui sont des maquettes grandeur nature  montrant les expériences de vie des populations afrodescendantes de la Sierra et de la Côte. Une méthode par laquelle, selon Vivero, on peut connaitre l'ensemble du parcours de ses ancêtres et "évaluer le poids de leurs sacrifices."


Mais ce n'est pas la seule chose qui est faite dans le but de revendiquer l'histoire, selon Jose Chala, secrétaire exécutif de la Corporation de Développement Afroéquatorienne (Corporación de Desarrollo Afroecuatoriano- Coda). Pour lui, une étape essentielle consiste à renforcer la présence de la culture africaine dans les manuels scolaires d'histoire.   

À ce sujet, Ariruma Kowii, sous - secrétaire de l'Éducation pour le Dialogue Interculturel du Ministère de l'Éducation explique que le Ministère a publié un premier livre ayant pour titre “Nuestra Historia: Documento Didáctico Pedagógico de Etnoeducación Afroecuatoriana”(Notre Histoire : Document Didactique Pédagogique d'EthnoÉducation AfroÉquatorienne) dont les contenus sont généraux et peuvent être utilisés à tous les niveaux d'éducation pour faire connaitre cette ethnie.

 
De plus, Kowii explique qu'un travail est actuellement en cours sur un manuel de coexistence ethnique et culturelle que l'on souhaite institutionnaliser en 2010.

Cet outil permettra de former les enseignants à la sauvegarde des valeurs culturelles de chacun de leurs étudiants de sorte que ces derniers puissent être fiers de leur histoire.

Jusqu'à présent, le travail a débuté avec les écoles et les collèges les régions du pays où il y a une plus grande concentration de populations afrdescendantes que sont Esmeraldas, Valle del Chota, la Concepción et Salinas.

Mayra Rios, une élève de cinquième  est l'une des bénéficiaires. Elle se consacre à faire des apprentissages sur ses origines, car elle affirme que si les jeunes AfroÉquatoriens ne commencent pas à réhabiliter leur culture et à exiger qu'elle soit étudiée par tous les élèves des écoles, toute l'histoire de ce peuple et de ses luttes se perdront.

Je ne connaissais pas l'histoire de mes ancêtres en profondeur, on apprend sur les luttes des indigènes dans les manuels scolaires, mais jamais sur nous les Noirs. Mes grands-parents vivent dans le Chota et eux ils nous en parlaient un peu, mais moi je veux vraiment en savoir sur l'histoire des Noirs et sur leur courage qui leur a permis de survivre des siècles d'oppression. "

Et c’'est précisément pour que les autres jeunes expérimentent le même processus que le Ministère, selon Kowii, introduira dans le Programme d’Étude, dans tous les centres(d’études), les chapitres contenant des thématiques culturelles des indigènes et des afrodescendants. En attendant, ce programme a déjà été initié dans les "École du Millénaire (Escuelas del Milenio) comme projet pilote de la qualité de l'éducation ethnique et pour l'an prochain,  l'année scolaire suivante, on envisage de le mettre en place dans les écoles d'autres villes. (LR)   

Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga

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27 octobre 2009

L’ afropanaméenne Melanie Isabel Taylor Herrera lauréate d’un Prix littéraire en septembre dernier

FANNY D. ARIAS CH.
farias@prensa.com

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L'écrivaine panaméenne Melanie Elizabeth Taylor Herrera âgée de 37 ans est la lauréate du Vème Concours Centre- Américain Rafaela Contreras dans la section Conte Écrit par des femmes 2009, avec une histoire de son livre  Camino a  Mariato.

Cette œuvre compte 13 contes étalés sur  105 pages. "Le conte a obtenu la récompense, il porte également le titre Camino a Mariato et il a six pages," dit Taylor.

Camino a Mariato regroupe des  histoires écrites entre 2008 et début 2009. “Quand je les ai mis ensemble, il s’est avéré qu’ils avaient tous des points féminins en commun” raconte-t-elle avec un sourire.

"Ils abordent tous des thématiques féminines, mais sous des angles différents, et de plus,  les protagonistes de chaque histoire sont à la recherche de quelque chose ", précise-t-elle.

Je ne peux pas révéler trop de détails sur l'histoire gagnante”, dit-elle d'un ton espiègle. Elle souligne cependant que dans leur quête, les protagonistes découvrent à la fin ce qu'ils ont perdu et qui les en a dépossédé.

"Le nom de l'histoire symbolise l'aspiration et cette recherche difficile de quelque chose. Mais il faut lire l'histoire ", précise-telle.

D'autre part, elle indique que l'Association Nicaraguayenne des Écrivaines (Asociación Nicaragüense de Escritoras) par le biais de la Maison d'édition Amerrisque sera chargée de la publication de l'œuvre.

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“Ils me donneront un certain nombre de livres avec lesquels je ferai une présentation au Panamá. Cet événement se déroulera en novembre ou décembre de cette année”, explique-t-elle.

Cette écrivaine aime les livres depuis qu'elle est petite fille. “J'aime écrire, car j'ai toujours été entourée de livres, d'ailleurs, ma mère écrit aussi ”.

Taylor est diplômée en Psychologie de l'Université de Panamá et détient une maitrise en Musicothérapie de la  Hahnemann University à Philadelphie aux États-Unis.

Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga

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26 octobre 2009

L’actrice afrobrésilienne Taís Araújo et le noir à la télé

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Ce n’est pas "seulement" la dictature du fer à défriser les cheveux qui est en jeu dans les cheveux bouclés que porte Taís Araújo dans "Viver a Vida" (Globe) de Manoel Carlos et qui font tant parler.

Son personnage dans le feuilleton de 20 heures marque une étape de l'histoire des Noirs dans la télédramaturgie brésilienne.

Tel est l’avis du spécialiste de la thématique, le réalisateur Joel Zito Araujo, auteur du livre et documentaire "Negação do Brasil – O Negro na Telenovela Brasileira" (Le déni du Brésil - Le noir dans la telenovela Brésilienne) "(2000). Non seulement parce qu'elle est la première vedette noire en prime time, mais aussi parce que le traitement donné au personnage est inédit. Cette fois, Taís n’est pas insérée dans un environnement blanc, comme ce fut le cas dans "Da Cor do Pecado" (De la Couleur du Péché)[feuilleton qui passait à 19 heures en 2004], lorsque l’actrice est devenue la première vedette noire dans un feuilleton dont la thématique n’était pas l’esclavage.

Dans "Viver a Vida", elle a une famille noire dans laquelle chaque membre a son histoire. Pour Joel, le fait que le personnage est un top modèle est important pour l'estime de soi des Noirs.

C’est aussi un fait sans précédent que les cheveux crépus soient valorisés et non défrisés, comme dans les rôles précédemment interprétés par Taís. Dans "A Favorita", la novela précédente dans laquelle elle jouait, les cheveux étaient si lisses qu’elle devait porter une perruque. Le responsable de la distribution des rôles de "Viver a Vida", Fernando Torquatto dit qu'il était temps pour Taís d’apparaitre avec ses cheveux naturels. Il voulait du Glamour Black, de l'exubérance des cheveux naturels.

Le secret de ces cheveux bouclés est l’hydratation et le leave-in. Le coiffeur Marco di Antonio Biaggi, une célébrité, dit que la novela renforce la tendance de l’anti – fer à défriser, bien que le personnage utilise également les cheveux lisses.

Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga

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Interview d’Aron Ranen sur la prise de contrôle du Business des soins de cheveux Blacks

La Retrospective de Samedi publiée hier servait à préparer la table pour l’Interview d’aujourd'hui. Aron  Ranen est un cinéaste - documentariste et un professeur de cinéma  basé à  Los-Angeles qui, en 2006 a achevé une série en 4 parties sur la prise de contrôle de l'industrie des soins du cheveu Black

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Voici quelques-unes de  ses trouvailles :

a.) Une loi coréenne de 1960 interdit l'exportation de cheveux coréens, et qui s’assure que les perruques faites de cheveux coréens ne peuvent être fabriquées qu’en Corée.

b.) Les entreprises Coréennes-américaines ne vendent parfois pas des produits en gros aux fabricants noirs, une façon de les faire sortir du business des soins capillaires.

c.) Certains propriétaires de magasins Coréens-américains sont dans le business depuis des décennies, tandis que les propriétaires noirs se battent pour survivre.

d.) Certains propriétaires de magasins coréens refusent de vendre les produits des entreprises appartenant à des Noirs dans leurs magasins, un moyen qu’ils utilisent pour maintenir les opérateurs de soins capillaires Black en dehors de ce secteur d’affaires.

e.) une très grosse absence d'unité au sein de la communauté noire dans le secteur des soins capillaires – les prix bas et la commodité sont souvent préférés plutôt que de soutenir les propriétaires d'entreprises Black.

f.) Aron a également été le témoin de la création de la Black Owned Beauty Supply Association dont l'objectif est de gagner une part plus importante des 9 milliards de dollars de l’industrie cosmétique et du soin des cheveux noirs et de l'industrie cosmétique.

J'ai posé quelques questions à Ranen au sujet de son documentaire:

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Pour commencer, je voudrais mettre les choses au clair ; si l’on se fie à votre autre documentaire autre ", Did We Go", qui pose la question de savoir si les astronautes américains ont effectivement atterri sur la Lune en 1969, il semble que vous êtes en quelque sorte un théoricien de la conspiration. Pensez-vous que cela fait qu’il est difficile pour les gens de prendre votre documentaire sur les cheveux noirs au sérieux?

AR: Non, si vous examinez le film sur Lune, qui d'ailleurs a été commandé par l'État de l'Ohio, il s’agit véritablement d’un examen du rôle des nazis dans la NASA et des crimes qu'ils ont commis pendant la deuxième guerre mondiale, et de la manière dont le gouvernement américain a couvert ces crimes pour que ces anciens nous mènent sur la lune. Il commence par mon voyage pour découvrir les réalités sur la mission Apollo 11, et finit sur la partie sur les nazis... J'ai fait un autre film sur ce sujet ayant pour titre appelé "The Lost Von Braun". Le film sur la Lune "DID WE GO ?" a également été sélectionné pour une première au Musée d'Art Moderne de New York (nouvelle série documentaire) et on m'a fait prendre un vol de la Californie pour la première de New York City. Pour plus d'infos: http://www.villagevoice.com/2000-02-08/film/the-dark-side-of-the-moon-landing/

Comment vous êtes-vous intéressé à l'industrie du soin des cheveux noirs?

AR: Je suis intéressé à ce sujet à cause de l’injustice qui y prévaut et qui peut être réparée.

Vos documentaires parlent de la prise de contrôle par les coréens du marché des soins capillaires blacks. Avez-vous déjà creusé pour savoir POURQUOI c’est arrivé? Je veux dire, pourquoi les immigrants coréens? Et pourquoi les soins capillaires des noirs? Comment les Noirs ont-ils perdu  leur emprise sur leur propre marché? À quel moment ont-elles commencé à se  détériorer?

AR: Dans mon film, cela remonte 1965, lorsque les commerçants de perruques coréennes ont ciblé le consommateur noir américain, et ont fait pression sur le gouvernement coréen pour qu’il interdise l'exportation des cheveux bruts - naturels ... donnant ainsi aux Coréens d’avoir la main mise sur la fabrication de perruques faits avec des cheveux humains et des extensions. Les documents exposés dans mon film ne décrivent que le marché des soins capillaires noirs comme étant leur cible ... sans donner de réponse sur la raison.

Votre description des immigrants coréens constituait une partie principale du problème, c’est-à-dire du fait qu’ils ont contribué à un manque de propriétaires noirs dans l'industrie des soins capillaires. N’avez-vous jamais trouvé quelque chose dans leur histoire collective ayant suscité votre sympathie?


AR
: Je comprends que l'employé de salon de beauté travaille dur et de longues heures chaque jour, et ce sont les gens qui sont en haut de la pyramide qui ont été à l'origine du maintien des Afro-Américains et des Londoniens Noirs hors de l'industrie.

Dans quelques articles, j'ai lu que vous pointez les «micro-crédits» comme la réponse pour les entreprises noires. Pourquoi en êtes vous venu à cette conclusion?

AR: Je crois que la seule solution c’est d'ouvrir 100 à 500 magasins juste à côté des magasins préexistants détenus par les coréens. Ce sont des investissements…pas des prêts…il faut que le Capitole Noir (parlementaires noirs) réalise que c’est un bon investissement... ouvrir les magasins, construire une chaine de distribution, et garder des dollars dans les collectivités et mettre fin à la "criminalisation des consommateurs" présente dans de nombreux magasins asiatiques. Cela va créer un arc en ciel d'emplois de 10 $ dans les magasins à 100,000 $ dans le marketing et la distribution. Je vois déjà des Reality Shows sur BET où les gens sont en compétition pour que leurs produits entrent dans les magasins appartenant aux noirs!

Dans tout ce que vous avez vu et entendu, qu’est-ce-qui vous a le plus choqué?

AR:

Le manque d’intérêt d’Oprah, de Bill Cosby, des Églises Noires de voir cela comme une opportunité…et de créer un buzz et une action économique autour du Business des cheveux et de l’approvisionnement

Traduit de l’Anglais par Guy Everard Mbarga

Source : http://bglhonline.com

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25 octobre 2009

Torture des Esclaves : quand les enfants noirs servaient d’appât pour alligators

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Traduit du Portugas par Guy Everard Mbarga

L'histoire de l'esclavage doit être racontée sans que soient dissimulés les actes d'inhumanité et d'humiliation vécus par nos ancêtres, de même que l’héroïsme qu’exigeait leur résistance qui a permis notre survie sur des terres étrangères.

Il existe un oubli volontaire des différentes facettes de la vie quotidienne de l’esclave, et de nombreux enseignants évitent de parler des tortures subies par nos ancêtres, en alléguant que nos enfants connaissent déjà de nombreuses difficultés et que le fait de rappeler des événements d'une extrême violence perpétrés par l'homme blanc chrétien esclavagiste affectera l’estime de soi de l’enfant et sera l’occasion de moqueries contre lui dans la classe.

Les éducateurs ont tort, car l'histoire ne devrait pas et ne peut être cachée et retouchée selon le bon vouloir des académiciens qui vivent en embellissant l'esclavage pour satisfaire la fausse démocratie raciale.

Pendant l’esclavage, diverses formes de tortures furent perpétrées indépendamment du sexe et l'âge. Le plus horribles concernent les enfants noirs, et dans la mémoire des Africains des États-Unis, elles renvoient à l’époque où ils étaient utilisés comme appât pour les alligators en Floride.allig3

Peu après la guerre civile américaine, plusieurs images décrivant l'horreur de l'esclavage comme un affront à la population noire furent créées. Elles évoquaient particulièrement les souvenirs des enfants noirs servant d’appâts. Sur cette image (ci-dessous), on note à quel point l'image de l'enfant est bestiale.allig1

Les alligators sont la thématique de ces images. L'analyse d'une vaste collection d'artefacts appartenant à des racistes, avec des images d'Afro-Américains révèle plusieurs questions d'intérêt commun. L'une d’elle est la représentation de la population noire (souvent à poil), en particulier les enfants, comme de la nourriture pour les alligators. On peut retrouver des images des Noirs comme "appât pour Alligator" sur des gravures, des cartes postales, et même sur la publicité de produits. Certains articles modernes relient toujours les Noirs aux alligators affamés.

Ci-dessous sont affichées quelques images qui reflètent la violence raciale. Elles vous permettront de réfléchir par vous-mêmes sur les objectifs humiliants qui ont servi à attaquer tout un peuple afrodiasporique:

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Ci dessous : Campagne Présidentielle aux États-Unis de l’année dernière. Convention nationale du Parti Républicain. Un représentant de la Floride portait un chapeau- alligator rappelant ce massacre de la population noire. Notez les détails et tirer votre propre conclusion:

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Il s’agit d’un chapeau en alligator, avec une poupée semblable au candidat à la présidence Barack Obama dans les mâchoires.

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walter_passosWalter Passos : historien, théologien et membre de COPATZION (Communauté pan-africaniste de Sion). Alias: Kefing Foluke. E-mail: walterpassos21@yahoo.com.br

Skype: lindoebano

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À la découverte de la marque de vêtement afrobrésilienne “Balaco”

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Le projet "L'Africain présent en nous" a été idéalisé par Julia Vidal, designer diplômée de l'Université fédérale de Rio de Janeiro. Son but est de sauvegarder les racines brésiliennes par le biais du design.

Elle a pour cela réalisé un long travail de recherche sur les noirs qui sont venus au Brésil, sur leurs origines en Afrique et sur leur arrivée dans le pays.

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En étudiant les influences culturelles telles que l’art, la danse, les vêtements et autres, elle a élaboré une série de patrons de vêtements inspirés par la symbologie  afro-brésilienne.

Le résultat est un livre qui raconte un peu le travail de recherche, présente un ensemble de dessins et de modèles, et parle de la marque de vêtements Balaco qui fait une relecture de l’habillement africain et afro-brésilien et révèle sur les vêtements une partie des modèles élaborés au cours du projet.

Aujourd'hui, Balaco crée des modèles/motifs et accessoires inspirés par les symboles de la culture afro-brésilienne. Toutes les pièces - vêtements et accessoires-, ravivent la Brésilianité et informent le public sur le sens de chaque pièce ou  motif.

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La marque Balaco utilise des éléments qui se distinguent par leur Brésilianité pour d’identifier. Voici les réponses données par certains clients auxquels nous avons demandé ce que leur rappelle Balaco: la samba de roda, la musique de Jorge Ben, coucher de soleil, été, bière glacée, le design, l'équilibre, la couleur, le carnaval, la musique de Gilberto Gil, le mouvement, Ipanema, la samba-afro de Vinicius de Moraes, la distraction, le sable, Bahia, les pieds nus, la nature, le batuque, Lapa ...

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Balaco participe aux événements de mode de  Rio de Janeiro et de Sao Paulo. On peut également le retrouver dans les magasins qui distribuent diverses marques dans les quartiers de Lapa et de Copacabana dans la ville de Rio de Janeiro. Les clients peuvent recevoir les services de Balaco dans son atelier situé à ou pour les commandes nationales et internationales par téléphone au  (21) 3903-8776 et sur sont site : www.balaco.net.

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La créativité, l'exclusivité et le confort sont les concepts de base de notre travail. Nous voulons renouveler l'identité brésilienne, par la rédemption de nos origines, et par le design urbain et contemporain.

Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga

>>>>>>> www.balaco.net <<<<<<<

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24 octobre 2009

Chocquibtown fait danser les rythmes afrocolombiens au public de l’Inde

EFE

Extrait traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga

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Le groupe a participé à la Semaine culturelle de la Colombie que l'Inde célèbre à l’occasion des 50 années de relations diplomatiques entre les deux pays.

Le populaire groupe colombien ChocQuibTown a clôturé ce vendredi la célébration de la deuxième Semaine culturelle de la Colombie en Inde, avec un concert de musique latino entraînante dans la ville méridionale de Chennai.

Il s’agissait ce soir de la troisième performance du groupe Colombien en Inde, après le concert qui s'est tenu mardi dernier à Bhuvaneshvar, dans l'État oriental d'Orissa, et  celui de jeudi dernier qui a levé le public de New Delhi.

Gloria et Miguel Martinez, Carlos Valencia et le reste du groupe, candidat au Grammy Latino 2009, ont porté à la capitale indienne leur musique particulière qui mêle le hip-hop, le reggae ou le rap à la salsa et aux rythmes traditionnels colombiens comme la cumbia, le Bunde et le currulao.

L’Auditorium Kamani à New Delhi plein à craquer n’a pas résisté au rythme de leur musique et de leur danse, alors qu’ils ont livré certaines de leurs chansons les plus connus de ChocQuibTown comme Pescao Envenenao, Somos Pacífico ou encore De Dónde Vengo Yo.

Le demi millier de personnes qui a occupé l’auditorium, un mélange de publics indien, latino-américain et d’autres étrangers résidant à New Delhi, ont montré leur enthousiasme face au groupe en abandonnant leurs sièges pour danser, en applaudissant et en criant, et de réclamer deux chansons supplémentaires avant de les laisser partir.

"L’accueil des gens a été fantastique, tout ce monde qui dansait dès la première chanson, comme s’ils comprenaient les paroles, comme s'ils comprenaient ce qu’on essayait de communiquer avec ces quelques rimes qu’on a ", a déclaré la chanteuse Gloria après le concert au Kamani.

"Ils ne nous ont pas demandé une chanson, mais deux chansons deux fois de suite! Et pour nous, c'est un immense honneur de partager avec les gens de Delhi et de pouvoir montrer la culture de la Colombie, un visage différent de la Colombie", a-t-elle ajouté.

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