31 mai 2008

Éducation Brésil : Des livres pour rappeler l'importance des noirs brésiliens

(30/05/2008 - 10:39) 

Les écoles publiques du Brésil ne peuvent pas faire l’écho du préjugé racial parmi les jeunes. Dans un grand nombre d’écoles, ce qui se passe c’est qu’il y a une omission sur l’importance de la culture noire dans la composition de la société. "Le préjugé racial n’est pas un problème des noirs, c’est un problème du Brésil. C’est un problème qui doit être combattu par tous les brésiliens". L’affirmation est du secrétaire à l’Éducation Permanente, l’Alphabétisation et la Diversité André Lázaro, faite lundi dernier (26 mai) lors du lancement de quatre nouveaux produits antiracistes du Ministère de l’Éducation.

A partir de ce mois, tous les secrétariats municipaux et d’État de l’éducation recevront de livres et un jeu pédagogique accompagné du manuel de l’enseignant et de l’élève. L’objectif suivi est que les produits puissent préciser la contribution des noirs dans la culture brésilienne et garantir que les écoles publiques brésiliennes soient des espaces de combat du préjugé. "Le Brésil ne se reconnait pas comme un pays raciste, ce qui est un obstacle important dans le combat pour l’égalité", indique Lázaro. Selon le secrétaire, le premier pas pour faire face au préjugé racial au Brésil est de reconnaitre la dimension du problème.

Au Brésil, il est commun de ne reconnaitre que les conséquences de l’esclavage. Cette vision, selon Lázaro ne reconnait pas les contributions des noirs tout au long de l’histoire. "Ils ont été des agents civilisateurs du pays. Ils ont apporté des technologies agricoles et métallurgiques que nous méconnaissions et cela doit être expliqué " a souligné le secrétaire.

Pour la chercheure et réalisatrice des publications Glória Moura, le pays n’a toujours pas reconnu son identité. "Si nous nions au rôle du noir son importance, nous sommes alors face à un pays ayant une identité incomplète", a estimé la chercheure pour laquelle l’édition des deux livres est la réalisation d’un rêve. "Depuis 1987, nous travaillons pour rendre ce jour possible", a expliqué celle qui a regroupé les histoires des quilombos de divers états brésiliens.

Le premier tirage des publications est déjà en train d’être livré dans les écoles. Le deuxième, en phase de production doit être prêt dans les trois prochains mois. Deux produits sont destinés de préférence aux écoles quilombolas - o jogo Yoté et le livre Estórias Quilombolas. Les œuvres sont destinées aux professeurs et aux élèves de l’école primaire et secondaire. Le jeu fournit des images de personnages noirs célèbres du Brésil comme Chiquinha Gonzaga, Mãe Menininha et João do Pulo. Genre de jeu de dames, le divertissement fonctionne également comme une reconnaissance des noirs qui furent importants dans la constitution de la société brésilienne. De fait, le joueur ne peut 'manger' le pion du collègue que s’il raconte l’histoire du personnage. Un livret pour les petits –qui raconte l’histoire de deux personnages --accompagne chaque jeu, ainsi qu’un autre pour l’enseignant.

Traduit du portugais par Guy everard Mbarga

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30 mai 2008

La semaine de l'Afrocolombianité a été célébrée

Publié le Lundi, 19 Mai 2008) 

La célébration vise à souligner la diversité culturelle et généréer les mécanismes d'approptriation pouvant permettre aux colombiens de "valoriser la richesse d'un pays multiethnique et pluriculturel

Les colombiens célèbrent  depuis ce lundi et pour la première fois la Semaine de la Diversité et de l'Afrocolombianité ( Semana de la Diversidad y la Afrocolombianidad) dans 16 villes et municipalités du pays, a annoncé la Ministre de la Culture ue Paula Marcela Moreno.

La fonctionnaire a expliqué que la célébration vise à la célébration vise à souligner la diversité culturelle et généréer les mécanismes d'approptriation pouvant permettre aux colombiens de "valoriser la richesse d'un pays multiethnique et pluriculturel."

"La Colombie est un pays dont l'environnement et la culture sont divers, ce qui représente une composante fondamentale de l'identité collective et et constitue la base de la cohésion sociale ", a indiqué la ministre Moreno.

La Journée Mondiale de la Diversité Culturelle a été établi par l'Assemblée Générale des Nations Unies pour l'Éducation, la Sciences et la Culture(UNESCO) en novembre 2001 (célébré le 21 mai en Colomboie).

Le parlement colombien a établi la même date pour la commémoration de la Hournée de l'Afrocolombianité, en mémoire de l'abolition de l'esclavage dans le pays par le biais d'une loi promulguée le 21 mai 1851.

Selon les chiffres publiés par le Ministère de la  Culture, la Colombie compte plus de 80 peuples indigènes et 11,6 millions d'Afrocolombiens qui représentent respectivement 1,5 et 26,83% de la population  .

La population afrocolombienne se concentre dans 14 des 32 départements du pays.

De même, 65 langues indigènes restent présentes en Colombie parmi les 200 qui existaient au moment de la Conquête.



Traduit de l'Espagnol par Guy everard Mbarga
  Source : Noticias RCN

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Les Afrocolombiens victimes de la consommation d’huile de palme du Royaume-Uni selon un rapport

La passion des britanniques pour le chocolat, les gâteaux et les chips alimente une violente campagne qui contraint les paysans Colombiens à quitter leurs terres pour rendre disponible les terres pour établir des plantations de palmiers à huile, indique un rapport daté d’aujourd’hui.

Les consommateurs anglais sont devenus le marché d’exportation le plus important de la culture controversée utilisée pour la margarine et  la pâtisserie ainsi que pour la pâte dentifrice, le savon, les détergents et les cosmétiques.

L’augmentation de la demande a soutenu une expropriation impitoyable par les groupes paramilitaires dans les régions rurales de Colombie, indique War on Want- un groupe de défense des droits humains basé à Londres- dans le rapport.


Bien qu’étant l’un des plus grands consommateurs des produits tirés de l’Huile de palme en provenance de Colombie, le Royaume-Uni ignore l’impact dévastateur de cette culture sur la vie des communautés indigènes et Afro-Colombiennes.”


Le rapport détaille les nombreuses saisies de terre dans la région du sud-ouest pacifique les agriculteurs de subsistance ont été expulsé et dans certains cas tués par les groupes armés qui cherchent supposément à se faire de l’argent grâce au boom de l’huile de palme.

Jens Mesa, président de National Palm Growers Federation a indiqué au Guardian que cette culture apportait au pays des investissements dont il a grand besoin et que les cas d’expropriation étaient isolés.

Nous déplorons ce qui s’est passé à Uraba [Colombie]. L’ensemble de l’industrie de l’huile de palme a été stigmatisée par ce fait. Le conflit n’existe pas à cause de l’huile de palme, mais à cause du traffic de drogue. Le coca déplace même l’huile de palme dans certaines zones.”

Traduit de l'Anglais par Guy Everard Mbarga

http://www.guardian.co.uk/world/2008/may/12/colombia.food

Le chocolat, la margarine ou le savon que nous voyons sur les étagères de nos supermarchés contiennent de l’huile de palme qui a de grandes chances de provenir d’un pays où les gens sont forcés de quitter leur terre, dont certains d’entre eux sont tués brutalement, pour réponde à la demande internationale.”

Au cours des quatre dernières années, la Colombie a plus que doublé ses terres de culture à 350000 hectares, avec un quart des exportations en direction du Royaume Uni et une grande partie du reste destinée à l’Allemagne et à l’Espagne. La Colombie est le cinquième plus grand exportateur d’huile de palme après la Malaisie, l’Indonésie et la Thaïlande.

Le gouvernement de la Colombie fait la promotion de cette culture comme étant une alternative légitime au coca, la matière première pour la cocaïne qui entretient le conflit entre les rebelles gauchistes, les milices de droite et les forces de sécurité. Le Président Alvaro Uribe, l’allié le plus proche de Washington en Amérique du Sud a également fait la promotion du biofuel et a indiqué qu’il espère que la zone cultivée sera décuplée dans les dix prochaines années pour dépasser les 3millions d’ hectares.

En janvier , les procureurs ont ouvert une enquête formelle contre des propriétaires de 23 plantations de palmeraies à huile à Uraba, soupçonnés d’être liés aux forces paramilitaires.

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27 mai 2008

De la dépendance socio-économique et politique des afrodescendants

Par Guy Everard Mbarga

Le problème principal auquel sont confrontés les Afrodescendants en Amérique (Hispanique, ibérique, anglo-saxonne) et dans le reste du monde est le même qu’ils rencontrent en Afrique : la dépendance et l’impuissance économique et financière et ses principales corollaires que sont la pauvreté, le chômage, l’exclusion sociale…

Il y a évidemment des différences dans les constructions historiques et dans les manifestations actuelles de ce phénomènes selon qu’on est par exemple un Africain en Afrique, un Afrocolombien ou encore un Afroaméricain. On pourrait de même affirmer que le problème numéro un rencontré par les Afrodescendants est plutôt celui du racisme et de la discrimination raciale qu’ils subissent depuis l’époque de l’esclavage.

Un débat existe d’ailleurs entre ceux qui estiment que le problème des noirs est d’abord social (des noirs vivant des situations sociales difficiles comme tous les citoyens) et ceux qui pensent qu’il est tout d’abord racial (des noirs vivant des situations sociales difficiles parce qu’ils sont noirs). Il s’agit en fait des deux faces d’une même et seule réalité. Tout dépend ici de l’angle par lequel on l’aborde. Personne ne peut nier qu’il existe une grande discrimination et du racisme contre les noirs de l’Amérique du Sud en passant par l’Amérique Centrale jusqu’en Amérique du Nord.

La seule importance dans ce débat (problème racial ou social) réside dans le choix des politiques mises en place pour corriger la situation : des politiques antidiscriminatoires et correctrices des inégalités raciales (Affirmative Action, quotas dans les universités publiques par exemple), ou des politiques sociales et économiques habituelles dans une société où la discrimination raciale est mineure ou inexistante (du fait de l’inexistence d’une diversité) visant à réduire le chômage ou à augmenter le pouvoir d’achat.

Dans la plupart des cas d’ailleurs, les deux types de politiques sont appliquées, et lorsqu’il n y en a qu’un seul qui l’est, c’est quand le pouvoir politique (exécutif, législatif et judiciaire) décide de n’accorder aucune attention particulière à la réalité économique et sociale désastreuse que vit un groupe ethnique spécifique.

La majorité des pays d’Amérique Latine par exemple se trouvent entre le pire et le mieux, de ceux qui n’agissent pas à ceux qui mettent en place des politiques  correctrices.

Et parmi ces derniers on distingue encore ceux qui font beaucoup (même beaucoup de bruit), mais ont peu de résultat en terme d’amélioration des conditions de vie des afrodescendants,  et au contraire ceux qui agissent moins, mais de façon plus efficace.

Comme on dit pourtant en football, seul le résultat compte. Et pour aller dans le sens de l’efficacité, que l’on soutienne la thèse du problème racial ou du problème social-économique, en contradiction avec le pourcentage qu’ils représentent, les réalités sont les suivantes pour les noirs des Amériques:

-          les taux de chômage sont de loin plus élevés chez les afrodescendants que la moyenne générale,

-          leur revenu en général est très souvent de loin inférieur à la moyenne,

-          leur représentation politique  est souvent inexistante ou très faible,

-          les investissements publics sont très souvent faibles ou inexistants dans les zones peuplées en majorité par les afrodescendants,

-          le pourcentage d’entre eux fréquentant les écoles, collèges, lycées et universités est très faible par rapport à la moyenne générale,

-          les afrodescendants sont souvent locataires plutôt que propriétaires de leur logement ou des terres qu’ils habitent ou exploitent,

-          le pourcentage d’hommes afrodescendants en prison est souvent beaucoup plus élevé que la moyenne,

-          un nombre beaucoup plus élevé de femmes afrodescendantes occupent des emplois de domestiques, de gardiens de sécurité ou d’autres à faible revenu, pénibles ou dangereux,

-          leur image est souvent plus associée à des valeurs négatives, ridicules ; elle est souvent sujette au dénigrement,

-          les noirs sont souvent sous ou non représentés à la télévision publique et dans les média en général,

-          très souvent ils luttent pour obtenir une reconnaissance citoyenne égale à celle des autres

-     leur contribution historique à la construction de la nation est très souvent ignorée…

En somme, des points de vue de l’emploi, l’éducation, l’attention publique, l’image, la citoyenneté, la représentation politique etc., les afrodescendants dépendent d’une bonne volonté autre que la leur.

À mon avis, les afrodescendants en Amérique cherchent tout d’abord à vivre des conditions plus agréables, comme les autres citoyens. À la rigueur, un racisme sans effet sur leur niveau et leur condition de vie ne les gênerait pas plus qu’autre chose. En d’autres termes, si les pourcentages d’emploi, la représentation politique et sociale, les investissements publics en leur faveurs, leur présence dans les écoles, collèges et universités, les revenus, la situation par rapport à la propriété de logement ou des territoires, le taux d’incarcération etc. étaient égaux, équitables, proportionnels par rapport à la situation générale, on n’en parlerait pas comme d’un problème racial et les afrodescendants ne le vivraient pas ainsi.

Le racisme tout seul ne serait donc pas dramatique. C’est lorsque, comme dans la très grande majorité des cas il s’accompagne de discrimination et entraine des conditions de vie misérables qu’il le devient.

La seule solution pour que le racisme et la discrimination raciale n’ait plus aucun effet sur la grande majorité des afrodescendants, notamment en Amérique Latine est que ces derniers obtiennent une indépendance économique, financière et dans une certaine mesure politique. L’exemple de la réussite d’autres communautés et de leurs descendants dans le monde du point de vue économique et financier est un exemple à suivre. Ces communautés, du fait de leur indépendance économique et financière sont invisibles en tant que problème. Ou encore, les manifestations et les aspects positifs de leurs vies sont largement plus visibles que les aspects négatifs. 

Guy Mbarga 

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24 mai 2008

Le Brésil investit pour attirer les touristes afro-américains

Marta Suplicy

Le Brésil investit pour attirer les touristes afro-américains
(19/05/2008 - 10:41)

La ministre du Tourisme, Marta Suplicy a indiqué que des ressources pour le développement de l’infrastructure destinée à recevoir les touristes noirs des États-Unis sont octroyées au gouvernement de Bahia par son ministère. Selon elle, ce segment de la population nord-américaine "commence déjà à découvrir les délices de Bahia par le biais de la recherche de leurs racines". Elle était présente à l’audience publique sur le tourisme ethnique organisée ce jeudi par la Commission du Tourisme et du Sport.

Les noirs des États-Unis ont une capacité de génération de revenu qui les place dans une position équivalente à la onzième (11ème) puissance économique mondiale, selon les indications données par le président de l’Association Nationale des Collectifs d’Entrepreneurs Afro-Brésiliens, João Bosco Borba. Les Afro-américains dépensent 54 milliards de dollars chaque année en tourisme et déboursent en moyenne 1500 dollars par voyage en achat de marchandises.

Investissement

En pensant à ce filon, des investissements dans le tourisme ethnique au Brésil commencent à surgir, comme l’a souligné la ministre. "Ils aiment les racines africaines ; les rituels religieux, la gastronomie, la musique. Et on trouve tout cela à Bahia", a-t-elle déclaré. Selon elle, le ministère a utilisé 11 millions de dollars depuis octobre en publicités vantant la destination Brésil aux États-Unis en direction du public noir dans des villes comme Miami, New-York, Atlanta, Los Angeles et Chicago. "Aujourd’hui, les noirs possèdent 12% du PIB nord-américain. Ils voyagent, et peuvent voyager au Brésil", a-t-elle souligné.

Les États-Unis sont le deuxième pays qui fournit le plus de touristes au Brésil, juste derrière l’Argentine. Malgré cela, seuls 1,2% des touristes américains voyagent au Brésil. C’est la raison pour laquelle le Brésil doit investir sur ce public selon la ministre.

Valorisation sociale

La députée Lídice da Mata (PSB-BA) qui a été à l’origine de cette audience a indiqué que la ville de Cachoeiro ( Bahia ) a l’habitude de recevoir des touristes afro-américains à l’occasion de la Festa de Nossa Senhora da Boa Morte.

Elle a souligné que ce genre de touriste veut dépenser de l’argent, mais souhaite également trouver une bonne infrastructure. Lídice da Mata a également mis l’accent sur l’importance social de l’encouragement du tourisme ethnique: "Il y a dans cette niche de travail une valorisation sociale du noir brésilien".

Le secrétaire au Tourisme de Bahia, Domingos Leoneli a pour sa part souligné que l’état est en trin de formater des accords avec des termes de conduite pour ceux qui travaillent dans le tourisme ethnique. Il a indiqué que le candomblé, par exemple n’est pas une attraction touristique, mais une activité religieuse et doit être traité avec le même respect que la Basilique de Basilique de Saint Pierre au Vatican par exemple.

Le représentant de la Fondation Palmares, Antônio Pompeu a indiqué qu’un travail d’intégration entre la culture et le tourisme est en train d’être réalisé. La priorité est donnée au Parc Mémorial Quilombo dos Palmares – le premier parc culturel afro-brésilien au Pays, inauguré en fin d’année dernière à Alagoas.

Agência Câmara

Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga

Lire Aussi

Bahia, la Mecque des Afro-Américains

Le Parc Mémorial Quilombo dos Palmares

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Sur Caoba : Liya Kebede présente LemLem, marque de vêtement pour fillettes

Après avoir pénétré avec succès le monde de la mode, d’être devenue la première femme noire à représenter la célèbre ligne de maquillage Estee Lauder et après avoir fait ses premiers pas dans l’industrie cinématographique, Liya Kebede continue de nous surprendre. Elle a lancé il y a peu de temps une ligne de vêtement exclusive pour fillettes du nom de LemLem , qui signifie "fleurir".

Kebede espère que ce nouveau projet contribuera au développement de son pays natal, l’Éthiopie. "C’est merveilleux de pouvoir donner et aider les gens", indique-t-elle. “Mais, en fin de compte, l’Éthiopie doit sortir de la pauvreté par le biais du pouvoir économique et la possibilité de donner des emplois aux gens. Comme dit le diction: offre un poisson à un homme, puis apprends lui à pêcher."

Pour Kebede, LemLem représente un petit pas vers le possible démarrage d’une industrie. Par le biais de LemLem des manufactures textiles  des marchés de l’Ouest de l’Afrique ont l’opportunité de faire leur promotion. Les pièces sont parfaitement à l’image de la créatrice: modernes, chic et ethniques. De plus, elles ont une finition de type tailleur et les broderies et les tissages manuels sont réalisées avec les techniques traditionnelles d’Éthiopie.

La Top-modèle qui représente sa marque n’est personne d’autre que Raee , sa fille âgée de deux ans qui a hérité du  charme et de la malice de sa mère.

Vous pouvez admirer quelques modèles de la ligne ci-dessus. Pour plus d’informations, visitez son site au www.lemlem.com

Traduit de l’Espagnol pr Guy everard Mbarga

http://es.caoba.org/edicion8/chicyguapa/moda/lemlem/article.html

Color con clase© caoba 2006-2008

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Une revue sénéglaise lancée à Bahia

(20/05/2008 - 08:26) 

Manifesto da Aliança PanafricanistaCe 21 mai, en anticipation des commémorations de la Journée de l’Afrique dont la date officielle est le 25, l’Agence Afro-Latine et Euro-Américaine d’Information (Agência Afro-Latina e Euro-Americana de Informação - ALAI ) devait lancer la première édition brésilienne de la Revue Destin de l' Afrique, une publication bilingue qui marquera le partenariat de l’ONG formée en 1999 par des journalistes bahianais et des militants des mouvements sociaux pour la négritude et pour les droits humains, tels que l’ Alliance Panafricaniste du Sénégal. L’évènement devait se tenir dans le cadre de la programmation du  20ème anniversaireCasa do Benin, avec la participation de l’ambassadeur du Isidore Monsi, du Président de la Fondation Gregório de Matos, Paulo Lima et de l’éditeur de la revue Lamine Faye, également coordinateur  de l’Alliance Panafricaniste et conseiller du Président de la République du Sénégal, de journalistes et d’intellectuels.

L’édition transculturelle évoque le Carnaval Afro de Bahia sous différentes approches, observé par les journalistes du Canada, du Sénégal, des États-Unis, du Nigéria, de la France, des pays où l’Alliance a une représentation et qui ont participé au Programme d’Échange d’Information de l’ALAI. A travers le projet, les communicateurs des pays africains et de leurs diasporas ont visité le Brésil pour connaitre les diverses réalités et le quotidien de la population afro-brésilienne.

Le programme sera réalisé dans l’autre sens et emmènera les communicateurs (les professionnels afro-brésiliens sont prioritaires) dans ces pays pour connaitre leur réalité multi et intra culturelle.

La revue Destin de l'Afrique constitue un bras de l’Alliance Panafricaniste et fait partie d’une proposition d’internationalisation de la solidarité et de la promotion de l’engagement, un mouvement pour le panafricanisme dans les pays où il existe une population afro-descendante. L’Alliance Panafricaniste a été convoqué par l’actuel président de la République du Sénégal, Abdoulaye Wade au cours de la Deuxième Conférence des Intellectuels Africains et de la Diaspora (CIAD II) qui s’était tenu il y a deux ans au Salvador et défend l’union des pays Africains au sein d’une organisation politique à l’exemple des États-Unis d’Amérique. La publication a été rendue possible au Brésil grâce à l’appui local reçu par l’ALAI de la Fondation Gregório de Matos-Casa do Benin, du Secrétariat du Tourisme-Bahiatursa, des groupes  afro Okánbi et Malê de Balê et l’organisation de la préservation de la culture afro-brésilienne Omi-dudu, Cantina da Lua entre autres. La revue sera également bientôt accessible par le biais de l’agence virtuelle de l’ALAI, www.alaionline.org.

Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga

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18 mai 2008

Destrozar las paredes de las soledades afrodesciendentes

Guy Everard Mbarga

Para ilustrar las diferencias que separan los angloparlantes de los franco parlantes canadienses, se usa la expresión "las dos soledades".

Los Afrodescendientes de América Latina, descendientes de los esclavos africanos que tienen el portugués y el español como lenguas oficiales principales, representan unas de las soledades que existen en el seno del Mundo Negro .

Los sitios de Internet especializados que tratan los temas históricos o contemporáneos relacionados a los Afrodescendientes de América Latina son escasos, demasiado especializados y centrados en el folclore u ofrecen información, mayoritariamente y únicamente publicadas en castellano o en portugués.

La falta o extrema escasez de noticias sobre la vida cotidiana de estos afrodescendientes en la lengua del otro, por ejemplo el francés, constituye un obstáculo, una pared que impide la (re)conexión, el reparto, el intercambio. La lengua del uno es el obstáculo que le impide acceder al cotidiano o a la historia del otro. Eso se verifica particularmente con el africano o el Afrodescendiente franco parlante en comparación con el Afrodescendiente de América Latina del qué hablamos específicamente aquí.

Estos que hablan mayoritariamente el portugués y el español por lo tanto no pueden hacer la conexión automática con la mayoría de los africanos por ejemplo (o de los antillanos franco parlantes o angloparlantes) que hablan principalmente el Inglés y el Francés. Eso se puede comprobar fácilmente si se observa y se comparan las lenguas oficiales en los dos continentes y la repartición de la población que les habla.

Así, las lenguas de los colonos y de los esclavistas europeos no sólo sirvieron para transmitirnos y tratar de hacernos engullir una cultura que no es nuestra. Son, de la misma manera causante hoy de las soledades Afrodescendientes, es decir este aislamiento, esta división lingüística, política, cultural, más o menos grande que caracteriza cada comunidad de la diáspora africana, particularmente la de América Ibérica. Es por otro lado también el caso en África donde las realidades de los franco parlantes no preocupan siempre los angloparlantes. Esta separación, estimulada por las diferencias de lengua, no solo tiene impacto sobre el acceso a la información sobre el otro, pero también sobre el intercambio o la conexión social, turística, política, económica, cultural, educacional etc...

Unas iniciativas deben ser aplicadas, por un lado y el otro (los africanos y su diáspora) para permitir a los Afrodescendientes y a los africanos alargar su horizonte en lo que se refiere a las referencias que les parecen, y les ofrecerían orgullo y servirían de modelos para ellos. Eso solo es posible si se abre el candado lingüístico que invisiviliza y hace inexistentes los unos para los otros.

La misión de los comunicadores, los periódicos, traductores, lingüistas es primordial. Son los que pueden crear este interés de las poblaciones (y no sólo de los expertos). En este sentido fue creado hace dos años el blog de los Negros de América Latina (En Francés). Esta iniciativa consiste en la facilitación de noticias históricas y de actualidad sobre los Afrodescendientes de América Latina traducidas del español y del portugués al francés, principalmente para los Afrodescendientes franco parlantes (pero no exclusivamente). El tiempo ha permitido dar se cuenta del inmenso interés del grande público y de numerosos intelectuales. No obstante, esta iniciativa que avanzará y crecerá solo representa un grano de arena entre millones de granos de arena de posibilidades.


Guy Mbarga

La colaboración que se inicia con la Revista Caoba es en este sentido. Cada africano, Afrodescendiente de la diáspora que comparte el mismo ideal de intercambio al seno del Mundo Negro puede contribuir, transformar un grano de arena de posibilidad en realidad.

Guy Everard Mbarga (20 dic.1975) es un traductor Camerunés, quien hoy en día reside en Canadá y trabaja como profesor en la Educación primaria. Apasionado por la Afrodescendencia, principalmente la de América Ibérica, ha traducido más de 280 textos (del Español, del Portugués y del Inglés al Francés) sobre este tema. Guy es Licenciado en Educación (Universidad de Ottawa, Canada) y en Lenguas Extranjeras Aplicadas al Comercio Internacional -Inglés-Espanol- de la Universidad de Picardie Jules Vernes, Amiens, Francia. En adición, cuenta con una licenciatura en Técnicas Económicas de Gestión Internacional de las Empresas de la misma institución.

http://guyzoducamer.afrikblog.com/

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El King y nuestros sueños para la Afrodescendencia

Por Guy Everard Mbarga

El 4 de abril, se conmemoró el día de la muerte de Martin Luther King, el líder afroamericano luchador por los derechos civiles de sus hermanos de color negra. Su historia es famosa, y no vamos a repetirla. Lo qué si debemos hacer es celebrar esta fecha, pensando en nuestros sueños por un futuro de verdadera hermandad entre los africanos y sus descendientes en el mundo.

El sueño de MLK poco a poco se realiza, aunque difícilmente. En fechas como esta tenemos la ocasión de reflexionar sobre nuestros sueños; aprovecho la oportunidad para compartir mis sueños... Los de un africano, partidista de un acercamiento a los afrodescendientes del mundo, y especialmente a los de América Latina.

Sueño que un día cada país africano celebrará El Mes de la Afro descendencia o El Mes de la Diáspora Africana.

Sueño que un día cada afrodescendiente, descendiente de esclavizado ya no necesitará una visa o un permiso para visitar la tierra de sus ancestros.

Sueño que un día el continente africano manifestará su solidaridad financiera, humana y política con Haití, el primer país negro independiente.

Sueño que un día cada país africano celebrará los héroes y las heroínas, los líderes del pasado y contemporáneos de América Latina; los Zumbí dos Palmares, Alonso de Illescas, Ambrosio Mondongo, Juan Pablo Sojo, Adalberto Camargo, Gaspar Yanga, le Roi Miguel, Benkhos Bioho, Makandal, José Luis Chirino, Dessalines, Nanny, Piedad Cordoba, Sebastian Lemba, Reina Guiomar, Ursula Conga, Francisco Congo, Cudjoe, Cuffy, Julien Fédon, Andresote, Lorenzo Mombo, Toussaint Louverture...

Sueño que un día cada país africano tendrá una Secretaría de Estado o un Ministerio de las Relaciones con los Afrodescendientes.

Sueño que un día cada país de África tendrá su Museo de la Afrodescendencia, para celebrar la historia de las diferentes comunidades afrodescendientes de América.

Sueño que un día tendremos en cada país africano El Monumento o la Estatua del Esclavo Desconocido.

Sueño que un día viviremos los Juegos Deportistas de África y de sus Diásporas.

Sueño que un día veremos el Álbum Fotográfico Anual de los Afrodescendientes.

Sueño que un día todas las universidades africanas, los colegios y las escuelas africanas tendrán un programa de estudios de la Diáspora de Afrodescendientes del Mundo.

Sueño que un día cada afrodescendiente de América tendrá un padrino o una madrina en África, quien será como el hermano, la madre o o el pariente del que fue separado.

Sueño que un día viviremos el concurso o el Encuentro culinario, turístico, de belleza...de África y de los Afrodescendientes del mundo...

Sueño que un día las paredes que separan las soledades afrodescendentes caerán.

Versión en Francés de este artículo

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05 mai 2008

Les bahianais (en majorité noirs)ont un faible QI selon un professeur de l'Ufba

Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga

Par: Redaction - Source: Afropress - 1/5/2008

Salvador – Les déclarations du coordinateur du Cours de Médecine de l’Université Fédérale de Bahia (UFBA), Antonio Dantas, 69 ans qui a attribué les mauvais résultats  des étudiants de la Faculté à l’Enade (ils ont obtenu la note de 2), au “faible QI des bahianais”, continue de provoquer la révolte, particulièrement des leaders noirs pour lesquels ces affirmations représentent le racisme explicite contre les noirs et leur culture.

Depuis Nina Rodrigues – le médecin bahianais directeur et l’un des fondateurs de la Faculté de Médecine de Bahia, et le chef de file le  plus illustre du racisme scientifique– aucune personnalité publique importante n’avait fait des déclarations de ce genre.

Selon le président d’Olodum, João Jorge Rodrigues, Dantas a visé les bahianais, mais ce qu’il voulait atteindre ce sont les noirs et leur culture. “L’Olodum a été attaqué par lui lors d’une entrevue à la radio du fait qu’il s’agit d’un symbole du mouvement noir Brésilien et qui lutte en faveur des politiques d’actions affirmative à Bahia et au Brésil avec d’autres entités et personnes. En réalité il voulait transmettre un message des racistes aux militants antiracistes et il a choisi quelque chose qui représente notre pouvoir symbolique, l’Olodum”, affirme João Jorge. Il ajoute que l’entité enverra une en son nom plainte au Ministère Public de Bahia contre Dantas.

Dans ses déclarations, Dantas a affirmé que  “le bahianais joue au berimbau car il n’a qu’une seule corde” pour illustrer le QI supposément faible des bahianais. “S’il avait plus de cordes, il n’y arriverait pas”, avait-il affirmé, en ajoutant qu’il y a des exceptions à la règle.

Le gouverneur Jaques Wagner (PT) a attribué les déclarations, a “une irruption d’imbécilité" de la part du coordinateur. Le recteur de l’UFBA, Naomar Almeida Filho a réclamé le congédiement de Dantas de son poste de coordinateur du collège du cours de Médecine, ce qui dépend à présent de la congrégation de la faculté qui se réunira dans les prochains jours pour discuter de ce sujet.

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