Mini biographie ANTONIETA DE BARROS, première femme noire à assumer un mandat populaire au Brésil
Colombie : Les Afrodescendants invisibles de Cali
Manuel Tiberio Bermúdez
La ville de Cali et la Colombie en général prétendent ne pas être racistes, mais les noirs qui vivent dans la ville et qui selon les statistiques atteignent 26, 4% de la population affirment le contraire. Ils indiquent qu’en Colombie et à Cali, la discrimination, le racisme, l’exclusion de tout ce qui est lié aux afrodescendants se faire sentir. Les afro descendants se sentent exclus de presque tout : santé, logement, services publiques, éducation, la politique, le marché de l’emploi, mais leur réclamation principale est centrée sur le faire qu’on leur reconnaisse la dignité d’être humain qu’ont les hommes et les femmes noires de Colombie. La population noire de Cali et de la Colombie n’est pas convaincue par le discours selon lequel leurs concitoyens ne les excluent pas, ne sont pas racistes, n’ont rien contre les noirs, car la réalité est tout autre. Il existe un racisme subtil, mais très évident. Le fait qu’ils aient un rôle déterminé, par exemple, que les femmes noires servent uniquement pour les emplois domestiques est discriminatoire, exclusif et raciste. Les négritudes du pays, et spécialement celles de la ville de Cali et de la Valle del Cauca en général sont conscientes que la structure de la Valle est clairement socialement raciste et la subordination ( dépendance )des communautés afro dans le département est très notoire. Ce sont eux qui profitent le moins de tout ce qui est lié au bien-être social et ce sont eux qui souffrent le plus, en plus d’avoir une longue histoire de dépouillement, puisque leurs terres qu’ils avaient auparavant rendu viables et cultivables leurs ont été arrachés. L’histoire des afrodescendants a toujours été abordée en partant de l’esclavage et leur contribution au développement de la région ou du pays n’a jamais été pris en compte. La société en général, consciemment ou inconsciemment a ségrégué tout ce qui est afrodescendant dans son entourage, et les choses étant comme elles sont à Cali, l’une des villes qui en tant que territoire possède plus de musées, le noir et sa culture y sont invisibles, il n y a même pas de monuments liés aux faits mémorables les concernant, liés à leur histoire, ils sont totalement invisibilisés. On dirait qu’il existe un complot social pour que le noir ne soit pas présent dans la ville. Les afrodescendants à Cali se sont imposés un devoir, celui de rendre visible le racisme existant de manière à l’éliminer peu à peu. Il a été proposé, par diferentes entités et groupes d’actions, de mettre en évidence la place à laquelle a été relégué la race noire par les blancs et les métisses, non pas comme une déclaration de guerre, mais pour susciter la prise de consciente de telle sorte soit effacé de l’imaginaire collectif cette idée qui semble rester permanente en tous et selon laquelle les noirs ne sont pas des êtres humains. - Manuel Tiberio Bermúdez, Journaliste indépendant, Cali Traduit de l’Espagnol par Guy everard Mbarga Source: Actualidad Colombiana, Boletín Quincenal, Edición 447, marzo 12 – 26 de 2007 http://www.actualidadcolombiana.org/
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Graciela Josefina Dixon, Noire et Présidente de la Cour Suprême de Justice du Panama
Graciela Dixon est la première femme noire de l’histoire du Panamá à occuper la présidence de la Cours Suprême de Justice, la plus grande instance dans la structure de l’administration judiciaire au pays.
La République du Panama est un État souverain et indépendant. Son gouvernement est unitaire, républicain, démocratique et représentatif. Le pouvoir public émane uniquement du peuple ; il est exercé par l’État par le biais de la distribution des fonctions que remplissent les Organes Exécutifs, Législatif et Judiciaire, comme l'indiquent les deux premiers articles de la Constitution Politique de la République du Panama qui régit les principes sociaux, économiques et politiques du pays.
L’organe exécutif est présidé par le président Martín Torrijos; l’organe législatif présidé par Elías Castillo et l’organe Judiciaire est présidé par Graciela Dixon.
Elle est la première femme noire de l’histoire du Panamá à occuper la présidence de la Cours Suprême de Justice, la plus grande instance dans la structure de l’administration judiciaire au pays.
Par Julio Bermúdez Valdés
Qui est Graciela Dixon
Graciela Dixon a été élue en 2005 présidente de la Cour Suprême de Justice du Panama, après huit ans passés en tant que Magistrate.
Elle une avocate originaire de Colón, diplômée de la Faculté de Droit de l’Université de Panamá en 1978, et qui depuis ses années d’étudiantes mène le combat social et ne renie pas son passé qui se réaffirme dans ses convictions, même si elle admet que les années lui ont appris que le monde est plus large et englobe plus que ce qu’elle concevait à cette époque.
Fille de John Dolnad Dixon et Janette Clair Caton (keyton), elle est née à Ciudad de Colón *(Ville de Colón) et a passé son enfance à Rue Numéro 8 entre l’avenue Meléndez et Santa Isabel.
Elle a fait son école primaire au collège catholique San Vicente de Paul (Saint Vincent de Paul) et secondaires à Abel Bravo. Elle est mariée avec Humberto Cerrud et est la mère de Graciela Libertad.
Petite fille d’immigrants grenadins, alors adolescente, elle rencontre un profsseur qui la marquera pour la vie : Alfred Rowe, qui lui apprendra à porter la couleur de sa peau avec fierté et à maintenir son auto estime." Nous sommes noirs et beaux, nous sommes noirs et intelligents", rappelait alors celle qui est à présent la présidente élue de la Cours Suprême au cours de l’entrevue qu’elle nous a accordé.
"J’ai commencé à penser qu’il avait raison, à tel point que je me souviens que lors de la première insurrection estudiantine à laquelle j’ai participé c’était un jour ou j’avais décidé d’aller à l’école avec des tresses. On m’a emmené à la direction, car j’avais fait un canrroll. Cette coiffure était inadmissible et on m’a emmené à la direction. Mon professeur, en signe de protestation est venu à l’école avec des chaussures de couleur différente à chaque pied, une manière de témoigner de ma protestation", se souvient-elle.
Elle nous a confessé deux jours après l’élection qu’elle ne pouvait pas croire que c’était réel, quelque chose de semblable à ce que Ricardo Stevenes disait au cours d’une émission de la radio de Colon: "S’il vous plait…ne me réveillez pas." Une phrase qui résume l’impact et la joie de la communauté afroantillaise, et de ceux qui reconnaissent en la Magistrate Dixon une femme talentueuse et progressiste.
Dans son bureau, derrière elle, au fond à gauche, Graciela Josefina Dixon Caton possède l’emblème qui la définit: une photo de Martin Luther King, le défenseur des droits civils des noirs et à l’ombre duquel elle a grandi.
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga
http://www.diadelaetnia.homestead.com/Graciela.html
Le Réseau des Femmes Afrolatinoaméricaines et Afrocaribéennes dénonce les inégalités
En Amérique Latine et dans les Caraïbes vivent 75 millions de femmes noires, mais le nombre d’entre elles occupant des hautes fonctions politiques ou dans l’Administration publique n’atteint même pas le nombre de 50. Être afrodescendant "c’est être au plus bas dans l’échelle sociale de la région ", dénonce la nicaraguayenne Dorotea Wilson, coordinatrice de la Red de Mujeres Afrolatinoamericanas, Afrocaribeñas y de la Diáspora (Réseau des Femmes Afrolatinoaméricaines, Afrocaribéennes et de la Diaspora) (www.mujeresafro.org).
"L’inégalité et l’iniquité sont visibles: nous sommes peu ou pas présents dans les espaces de prise de décisions. Notre situation est l’une des pires", indique Wilson dans une entrevue récemment accordée à l’agence 'IPS News'.
Être pauvres, femmes et noires --dit-elle-- "nous oblige à réaliser un effort immense contre la discrimination et la xénophobie", explique Wilson, ex mairesse et ex législatrice au Nicaragua en plus d’être leader de l’organisation non gouvernemental 'Voces del Caribe'(Voix des Caraïbes).
La coordinatrice du Réseau, qui regroupe 33 pays a accordé une entrevue téléphonique du Panama ou elle a participé les 18 et 19 juin derniers, avec trente autres personnes à la Rencontre Intergénérationnelle des Femmes Afrodescendantes de l’Amérique Latine, sous les auspices du Fond fes Nations Unies pour l’Enfance (Unicef).
Les participantes à cette réunion ont présenté une position unitaire en vue de la 10ème Conférence Régionale sur la Femme d’Amérique Latine et des Caraïbes qui se tiendra à Quito, Équateur entre le 6 et le 9 août prochains à l’initiative de la Commission Économique des Nations Unies pour l’Amérique Latine (CEPAL).
À Quito, l’un des thèmes centraux sera la situation du travail domestique féminin. La moitié des femmes employées dans ce secteur travaillent plus de 48 heures par semaines, sans salaires adéquats ni accès à la sécurité sociale, selon les données de la CEPAL, qui rappelle que en plus, "des millions de travailleuses ne reçoivent même pas de salaire". Une grande partie de cette force de travail est composée de femmes indigènes et afrodescendantes.
DISCRIMINATION RACIALE ET SEXUELLE.
Selon les informations données par Wilson, la race et la condition féminine fonctionnent comme un "ancrage" à la pauvreté. Au Brésil par exemple, 71% des femmes noires travaillent dans le secteur informel, une proportion supérieure à celle des hommes noirs (65%), des femmes blanches (61%) et des hommes blancs (48%).
Toujours au Brésil, la population blanche est 2,5 fois plus riche que la population noire. En Colombie, 80% des afrodescendants vivent dans la pauvreté extrême et à Cuba, le seul pays américain ayant un système économique socialiste, ils habitent dans les pires habitations et ont les emplois les moins bien rémunérés.
"Il est très difficile d’être noir dans notre région, et plus encore lorsqu’on est femme, je le sais, car moi-même j’ai dû affronter des vexations dégradantes plusieurs fois ", explique Wilson, qui vient de Puerto Cabezas, une région autonome de l’Atlantique Nord nicaraguayen, qui a neuf frères et est fille d’un mineur et d'une maîtresse de maison.
En 1975, alors religieuse missionnaire, Wilson est entré dans les rangs du Front Sandiniste de Libération Nationale (FSLN), d’idéologie gauchiste avant de mener des actions armées contre la dictature de Anastasio Somoza.
En 1979, le dictateur renversé, Wilson devient la première mairesse de Puerto Cabezas puis députée à l’Assemblée Nationale législative pour la côte caribéenne. Elle fait toujours partie du FSLN qui, après avoir perdu le pouvoir lors des élections de1990 l’a récupéré aux élections de fin 2006, au cours desquelles Daniel Ortega a été élu président.
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga
http://www.europapress.es/noticiasocial.aspx?cod=20070622190104&ch=313
Dorotea Wilson
Les afronicaraguayens lèvent la voix (partieI)
(Publié le Lundi, 11 juin de 2007)
Par: Audra D.S. Burch.
Traduction : Guy Everard Mbarga
Dans les villages retirés parsemés sur les deux rives du grand et boueux fleuve Kukra sur la côte atlantique, un mouvement culturel et de droits civils discret est en train de naître.
Une jeune fille noire de 17 ans, et haute de presque six pieds fait des tours dans la cuisine, enchantée par les broderies de perles emmêlées sur le vêtement qu’elle portera lors du premier concours de la beauté afrocaribéenne du village.
Un chanteur de reggae de 47 ans qui raconte la douleur et l’espoir de son peuple en chansons est rentré dans l’histoire en devenant le premier noir à remporter la récompense culturelle la plus importante du pays.
Une activiste de 30 ans lâche finalement ses cheveux et les laisse pousser au naturel, une action qui représente sa race beaucoup plus que la couleur de sa peau.
Ces histoires font partie du lent mais radical changement de conscience parmi les noirs, ici au Nicaragua et dans tout l’Amérique Latine. C’est quelque chose de semblable au mouvement des droits civils au Etats-Unis, mais sans les lynchages, les bombes et les arrestations massives. Dans toute la région, presque totalement hispanique, les noirs réclament plus de droits et revendiquent de nouveau leur identité culturelle.
'Durant des années, c’était beaucoup plus facile de `ne pas être ' noir et de s’appeler autrement'', dit Michael Campbell, qui a grandi à 18 milles en aval du fleuve, à Bluefields. ``Mais la clé de notre avenir consiste à renforcer notre identité, dire que nous sommes noirs et que nous sommes fiers de l’être.
Les gouvernements latinoaméricains leur prêtent enfin leur attention et ont commencé à s’occuper des inégalités raciales qui existent depuis l’époque de l’esclavage.
Les autorités commencent seulement maintenant à compter la population noire, mais la Banque Mondiale estime que leur nombre varie entre 80 et 150 millions, par rapport aux 40.2 millions aux États-Unis.
Le nouvel élan de changement est impulsé par le soutien de politiciens afroaméricains et des groupes de droits civils par le biais de la globalisation: la capacité technologique de partager des expériences humaines communes. De fait, les pays latinoaméricains qui étaient à une autre époque isolés ont désormais accès à des chaînes de télévision de culture populaire comme MTV et BET, qui transmettent des messages sociaux au monde entier.
La semaine dernière, Gregory Meeks, membre du Congrès des Etats-Unis, représentant démocrate de New-York était à la tête d’une délégation des membres du Caucus Noir du Congrès invité d’un débat télévisé diffusé dans tout le pays depuis une municipalité de Colombie avec le président Alvaro Uribe sur les conditions de vie des afrocolombiens.
''Les mouvements noirs ont pu obtenir que ce concept soit remis en question et que l’on admette que la démocratie raciale est une grande idée et une espèce de rêve merveilleux, mais qui ne s’est pas encore fait réalité '', indique George Reid Andrews, auteur de Afro-Latin Americans et professeur de race comparatives de l’Université de Pittsburgh. ``Je pense qu’il s’agit d’une véritable réussite''.
La population noire du Nicaragua est la plus nombreuse de l’Amérique Centrale, mais à l’Assemblée Nationale, il n y a que un membre de cette race, Rachel Dixon Brautigam, élue l’an dernier.
Seulement autour de un sur cinq résidents des quartiers à prédominance noire au Nicaragua a accès à l’eau potable, comparé à la moyenne nationale de trois sur cinq.
Entre 4 et 17 pour cent disposent d’électricité, comparé à la moyenne nationale de 49 pour cent.
Il y a 20 ans, le pays a reconnu les noirs et les indigènes par le biais de lois d’autonomie, en rendant possibles la réclamation de ressources naturelles, l’établissement des démarcations de terres communautaires, l’auto gouvernement et la réclamation de leurs entités ancestrales.
Pendant des années, la lutte a majoritairement été abordée en termes régionaux: la côte atlantique, avec en tête les villages comme Bluefields et Puerto Cabezas, contre la côte pacifique; anglais contre espagnol, créoles contre métisses descendants du mélange des espagnols et des indigènes. Les créoles descendants de maîtres anglais et de leurs esclaves caribéens, s’identifient souvent eux-mêmes en tant que noirs.
''La race et la région sont inextricablement liés'', dit Juliet Hooker, native de Bluefields et professeure assistante de l’Université du Texas. ``En réalité, nous n’avons jamais été reconnus dans l’histoire nationale sur l’identité. Une grande partie de la discrimination a été vécue sous le voile de la côte sur laquelle nous vivons''.
À présent, pour les noirs (quelques 477,000, ou 9 pour cent des 5.3 millions de nicaraguayens) le mouvement a pour objectif a pour objectif majeur la visibilité.
Ce n’est pas la première fois que les noirs se mobilisent.
Une organisation de noirs avait débuté sur la côte dans les années 1920, avec le message nationaliste de Marcus Garvey.
Les dirigeants et activistes noirs disent qu’ils sont en train de définir et de redéfinir collectivement ce que signifie être noir ici. Ils travaillent en suivant un agenda ambitieux incluant de nouvelles démarcations pour une meilleure représentation politique, une éducation bilingue et un curriculum d’histoire noire pour les écoles publiques. Et en mars, l’Assemblée Nationale a approuvé une mesure de réformes pour l’inclusion des questions raciales dans le nouveau code pénal.
Elizabeth Forbes, 85, known as ‘Ms. Lizzie' -- on the porch with grandchildren Sean, on her lap, and Brandy, and with Jayson MacField, 8, peering from the window -- is helping to revive the ties of Bluefield's blacks to their heritage. Nine percent of Nicaragua's population is black. (Charles Trainor Jr./Miami Herald)
Jusqu’à présent, il n’existait pas de lois anti discriminatoires ou d’action affirmative. Malgré cela, un projet de loi interdisant le racisme au niveau institutionnel a dépéri à l’Assemblée durant plus de deux ans, sans obtenir assez de soutien pour être approuvé.
'Les descendants d’africains voient ce que le monde extérieur est en train de faire. Cela a donné lieu à un état de conscience qui les amène à dire: `Nous aussi nous pouvons le faire' '', affirme Meeks, qui collabore également avec les noirs au Pérou et en Bolivie. ``Ils voient ce que le mouvement des droits civils a fait aux Etats-Unis et ils savent qu’ils sont également capables de bénéficier de ses mêmes droits''.
Students share a bench -- and some candy -- during a break in classes at Moravian High School in Bluefields. A black-history curriculum for public schools is on the agenda of black leaders and activists. (Charles Trainor Jr./Miami Herald) Le mouvement contredit l’idée, extrêmement répandue, selon laquelle l’Amérique Latine a observé le mouvement des droits civils des Etats-Unis sans inquiétude et à distance, car cette région n’était pas raciste et les noirs de là-bas étaient intégrés.
Il y a seulement quatre ans, le Brésil a créé un poste ministériel pour gérer la question raciale. En Colombie, les activistes ont obtenu une législation qui reconnaît légalement les noirs et leur histoire. À Cuba, ils se forment chaque fois plus de groupes non politiques pour s’occuper des problèmes raciaux, y compris le Mouvement des Droits Civils Martin Luther King. Et en République Dominicaine voisine, certains noirs se battent avec les autorités pour obtenir le droit d’être catégorisés ''noirs'' sur leurs cartes nationales d’identité.
Carmen Joseph, a caterer and mother of eight children in Bluefields, Nicaragua, prepares potato salad as her granddaughter Britney Cash, 5, stands by. 'Some folks don't say they are what they are,' she said. 'You see, I am black, and I raised my family up knowing they were black.' (Charles Trainor Jr./Miami Herald) Les statistiques montrent que les noirs de la région ont plus de possibilités de naître pauvres, de mourir jeunes, de lire avec difficulté et de vivre dans des habitations disposant de peu de commodités.
Dancers Scharllette Allen, 15, and Jennifer Fredricks, 15, will preform in a local Afro cultural festival in the town of Pearl Lagoon. (Charles Trainor Jr./Miami Herald)
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Les afronicaraguayens lèvent la voix (partieII)
(Publié le Lundi, 11 juin de 2007)
Par: Audra D.S. Burch.
Traduction : Guy Everard Mbarga
Dans les années 60, à mesure que le mouvement des droits civils se développait aux Etats-Unis, les noirs formèrent une coalition pour négocier de meilleures conditions de vie. Cet effort a disparu avec le début de la révolution sandiniste de 1979. Après la guerre, les sandinistes promirent de mettre fin à la discrimination raciale et de promouvoir les cultures nationales. En même temps, on les accusa justement du contraire, c’est-à-dire d’opprimer les groupes déjà marginalisés.
Il aura fallu près de trois décennies avant que les régimes sandinistes prennent des mesures significatives. Il y a à présent un optimisme prudent avec le retour de ce gouvernement. A Garífuna boy, kicking a soccer ball, is part of a dwindling group descended from shipwrecked Africans exiled to Honduras in 1797. (Patrick Farrell/Miami Herald) Bien que la côte atlantique est peuplée depuis le 17ème siècle, la première route qui relie la côte avec le reste du pays a été construite il y a seulement 50 ans. Elle est encore non praticable en saison de pluies et n’est pas encore terminée. Une grande partie du mouvement contemporain sur la côte provient d’individus morts il y a très longtemps: Martin Luther King Jr. et Bob Marley. Le message ferme d’égalité de King et les paroles sociales des chansons de Marley sont arrivés ici dans les années 70, portés par des jeunes qui travaillaient dans les bateaux de croisière et ramenaient des livres et de la musique. A horse is ferried across the Kukra River, where black awareness is rising in villages. (Charles Trainor Jr./Miami Herald) Le dirigeant non officiel de Pearl Lagoon, William Wesley, un individu chaleureux au sourire facile vit sur la rue principale, avec vue sur le village. Dans le salon de sa maison trône un portrait de King accroché près du téléphone. Avec ses huit enfants, Joseph a passé sa vie à monter et à descendre les collines de Bluefields et s’est établi comme l’une des matriarches du pueblo. ``Je n’ai pas honte. Je ne renie pas ma couleur, mais d’autres si''. Sur cette côte, il existe un amalgame d’indiens miskitos, de métisses et de noirs. Les ancêtres d’autres afronicaraguayens étaient des noirs affranchis qui émigrèrent de la Jamaïque et d’autres pays caribéens, attirés par les emplois fixes disponibles pour ceux qui parlaient anglais. Les histoires abondent de personnes s’étant cachés derrière une peu sombre et qui se sont fait passer pour des indiens miskitos, ou des métisses . Koreth Reid McCoy, 17, gets her hair combed by 'Ms. Vilma' in preparation for a black beauty pageant in Pearl Lagoon. 'I'm so proud of my heritage and my ancestry,' she said.(Charles Trainor Jr./Miami Herald) Elle semble ne pas toucher le sol sur la route, longue de plus d’un mille, pour voir le beau vêtement de lilas clair avec des perles qu’elle portera lors du concours de beauté. Au cours de la dernière décennie, ces concours annuels exlusivement réservés aux jeunes filles de race noire sont célébrés, mais celui-ci sera le premier qui se tiendra en même temps qu’un festival culturel africain à Pearl Lagoon. Philip Montalban Ellis sings about his hometown, Bluefields. 'I been trying to sing songs that say something and that uplift my people,' he said. (Charles Trainor Jr./Miami Herald) http://www.iidh.ed.cr/comunidades/Diversidades/noticia_despliegue.aspx?Codigo=6492 http://elinformativo.grupo-intech.com/index.php?option=com_content&task=view&id=163&Itemid=31 http://www.elnuevoherald.com/167/story/51418.html http://www.miamiherald.com/multimedia/news/afrolatin/part1/index.html http://www.americas.org/item_32772
Le dernier tronçon de Managua à Bluefields se traverse en barque par le fleuve Escondido. Malgré son éloignement, la zone n’a jamais été complètement isolée du monde extérieur. Certains résidents ont le téléphone, écoutent la radio et regardent des émissions étrangères à la télé, et quelques uns ont même accès à internet.
''Les jeunes venaient et parlaient de ces gens'', dit Wesley, un maître à la retraite. ``J’en savais déjà des choses, mais je voulais savoir plus. Je me suis retrouvé dans les enseignements de King et de Malcolm X. J’ai découvert mon patrimoine africain. Nous devons apprendre de ce qu’ils disaient pour nous aider à créer une route que nous tous pouvions suivre''.
À Bluefields, Carmen Joseph, ou ''Miss Carmen'', qui selon de nombreuses personnes fait la meilleure salade de pomme de terre dans tout le village, sort de chez un voisin pour évoquer le sujet, car elle le considère trop délicat pour en parler à l’intérieur de la maison.
''Oui'', susurre-t-elle, sans regarder de face. ``Il y a des gens qui ne disent pas ce qu’ils sont. Je suis noire, et j’ai élevé ma famille de telle sorte qu’elle sache qu’elle est noire''.
Pour pouvoir apprécier l’histoire de la race dans cette région, il faut comprendre l’héritage kaléidoscopique de l’esclavage, la diabolisation et la négation de la négritude et la pratique du mélange racial.
Les choses se compliquent encore avec le manque des données de recensements fiables, du fait des habituels décomptes réduits, et car certains noirs ne s’identifient pas comme tels.
'C’est difficile de se mobiliser alors qu’on est encore en train de récupérer notre identité et qu’on commence à utiliser le terme `noir' '', dit Hooker, la professeur de Texas dont le père fut conseiller régional.
Il y a un an, Shirlene Green Newball, qui a grandi à Puerto Cabezas, a laissé sa permanente poussé jusqu’à ce qu’elle disparaisse. ''J’ai voulu démontrer et savoir qui je suis'', dit Newball, qui travaille pour une organisation féminine.
Newball a réfléchi un temps sur ce que signifiait être noir ici. Elle a considéré tous les termes: morena, coolie, afro, chocolate, negra. Elle a alors décidé que les cheveux naturels seraient l’expression la plus pure de la négritude.
''On voit un mouvement noir authentique sur la côte, mais les choses avancent lentement '', dit Kwame Dixon, un professeur assistant d’Études Afroaméricaines de Syracuse University.
À Pearl Lagoon, qui compte 3000 habitants, les chiens dorment sur le quai, la rue principale est plus un chemin poussiéreux, , la musique country- western sort des portes et des fenêtres et Koreth Reid McCoy se presse de rentrer chez elle à la fin des cours à l’école.
''J’adore la façon que la robe tombe, les couleurs, le style'', dit Koreth, sa voix résonnant comme une berceuse. ``Ça me rappelle l’Afrique. Je suis très fière de mon patrimoine, de mes ancêtres''.
En sortant de chez elle Koreth sort dans la rue, et accompagnée par des fillettes souriantes pieds nus marche jusqu’au fleuve et revient sur ses pas, si tranquille et glamour, comme si elle était sur le podium d’un défilé de mode. Puis soudainement, ou peut être pas si soudainement que cela, elle représente plus qu’une jolie jeune fille portant un joli vêtement. Koreth est un symbole de possibilités culturelles.
``Je veux que les gens sachent d’où nous sommes ''.
Depuis aussi loin qu’il se souvienne, et surtout quand les choses allaient mal, Philip Montalbán, - qui porte ses dreadlocks jusqu’aux hanches et une guitare qui l’accompagne presque toujours - chante sur l’expérience noire .
``Nous devons nous battre, sinon nous mourrons. Dieu sait que nous avons besoins d’être libérés, il sait que c’est la seule solution...''.
Aujourd’hui, Montalbán s’assoit sur une vieille chaise rouillée sous un citronnier dans sa cour, jouant à la guitare.
''J’ai essayé de chanter des chansons qui transmettent un message et qui encouragent mes gens. Nous nous sommes tellement battus '', affirme Montalbán. ``J’ai la responsabilité de porter le message de mon peuple''.
Cette année le gouvernement nicaraguayen a reconnu l’art de Montalbán en lui octroyant son plus grand prix national. Il y a encore très peu de temps, l’idée qu’un noir soit même candidat déclaré à était impensable.
''Je pense que j’accepte cette récompense pour toute une race'', indique Montalbán. ``J’espère que cela a un sens''.
Pablo Bachelet, du Miami Herald, et le correspondant spécial Tim Rogers ont contribué à ce reportage .Source: El Nuevo Herald
Douglas Quintero : ‘Nous voulons combattre les préjugés raciaux’
Publié en décembre 2006 Esquel, Afroamérica et le Comité de Défense du Peuple travaillent ensemble pour les droits humains.
Douglas Quintero, directeur national du Comité de Défense des Droits du Peuple Afroéquatorien parle de la nécessité pour les afroéquatoriens de connaître leurs droits plus en profondeur et de travailler ensemble pour les défendre. Pour quelle raison avez- vous décidé de former les citoyens afroéquatoriens sur leurs droits? Un des problèmes que tous les équatoriens, et pas seulement les afrodescendants, partagent est celui de la méconnaissance de leurs droits. Il s’agit du bouillon de culture pour que les gouvernants, à leur tour fassent table rase du peu qu’il reste à cette nation. Comme l’État ne nous protège pas, nous avons vu en cela la nécessité de générer ces processus organisationnels de telle sorte que les gens comprennent que la seule manière de faire valoir leurs droits c’est de les connaître. Tout cela est fait, évidemment en tenant compte de la chance que nous avons de faire partie du Comité de Défense du Peuple et des contacts que nous avons avec la Fondation Esquel. Les droits des citoyens afrodescendants sont-ils souvent violés? En permanence. Dans quels espaces? Dans tous les espaces, car le racisme est structurel. C’est-à-dire qu'il part des instances de l’État. Le 9 décembre nous étions présents à un forum de politique publique et on m’a raconté que deux frères afrodescendants, des avocats, avaient été torturés, leur honneur et leur dignité avaient été terni par des membres de la Police Nationale, simplement parce qu’ils étaient allés chercher un client au Pénitencier un samedi. Ils ont été mis en prison pendant trois jours sans aucune autre forme de procès. Si cela leur est arrivé à eux qui sont des avocats, on peut imaginer l’ampleur de ce qui peut arriver aux gens de nos communautés. Les droits économiques, sociaux et culturels sont violés. L’accès à la santé n’existe pas, la biodiversité n’est pas respectée, l’accès au travail est impossible. De quelle manière la discrimination affecte-t-elle ? La discrimination fait très mal. J’ai été victime de discrimination raciale. Mes enfants ressentent les préjugés de la discrimination. Tant que l’Équateur continuera de penser que la différence de couleur représente la différence humaine, nous resterons véritablement perdus dans l’espace. Et que doit on faire pour nous débarrasser de cette tare? Par la connaissance. Je pense que l’un des éléments qui pourrait palier à la révolte intérieure que les afroéquatoriens ressentent face à la discrimination raciale c’est le savoir contre l’ignorance de ceux qui ne savent pas qui nous sommes fondamentalement, car ils ne se connaissent et ne se trouvent pas eux-mêmes. Les stéréotypes doivent disparaître de notre histoire. Il y a deux années, dans le journal Extra on avait publié deux nouvelles : l’une faisait référence à un individu qui avait violé une fillette à Quito et l’autre à un noir qui avait violé une femme âgée. Les deux sont des délits aberrants, mais la différence est que dans le premier cas, il s’agissait d’un individu et dans le second, il s’agissait d’un noir. Par conséquent, une femme qui lit cette nouvelle voit automatiquement en un noir un violeur, tandis qu’elle peut être avec l’individu qui a violé une fillette, mais qui restera toujours un individu. Et comment servent ces ateliers dans ce cadre lamentable de racisme et d’exclusion? Ils servent de moyen d’exigibilité de droits. Ce projet, au-delà de former les comités d’action communautaire forme des capacités. L’atelier prévoit de former 40 personnes et chacune d’elle formera à son tour un groupe de dix autres personnes. Nous aurons ainsi 400 membres dans le groupe de défense des droits humains. Quelles droits promeuvent-ils ? Premièrement, nous souhaitons combattre les préjugés raciaux. Deuxièmement, nous voulons mettre beaucoup d’emphase sur les droits collectifs, c’est pour cela que nous allons utiliser une consultation populaire comme bannière pour la lutte pour éviter que, en cas de réforme de la Constitution, les ennemis du peuple abrogent les articles 83, 84 et 85. Et troisièmement, les droits économiques, sociaux et culturels - qui sont étrangers pour le peuple afroéquatorien. Ces trois principes, dans le cadre de l’universalité des droits humains vont marquer l’exercice de ces promoteurs avec le dynamisme que Esquel donne à ce projet. Les personnes prenant part à l’atelier seront-elles capables de tout cela? C’est au moins cette aspiration que nous avons. Nous sommes en train de faire un suivi de leur travail, il y en a qui ont leur comité d’action communautaire, nous allons renforcer ce comité, lui donner une existence juridique et chercher les ressources pour équiper leurs bureaux et facilite leur travail.
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://www.fondodemocracia.org/archivos/p_dic_2006.pdf |
Le Candomblé et les religions afrobrésiliennes (II
Óscar Arce Ruiz
2. Les religions afrobrésiliennes.
2.1. Caractéristiques de base.

Claudi R. Cròs, dans son œuvre La civilisation afro-brésilienne, identifie trois caractéristiques essentielles de la religion afrobrésilienne:
- 1) La possession par la divinité par le biais de la transe,
- 2) le caractère personnelle de la divinité qui protège celui qui lui voue un culte durant toute la vie, et
- 3) la plasticité dans la personnification des divinités (1977: 112).
En conservant ces trois normes fondamentales, la religion africaine réinventée au Brésil suite à la diaspora s’assurait l’union formelle avec les pratiques originales.
Le mot "candomblé" provient de la fusion de mots d’origines distinctes: Candombe (d’origine bantu) et Ilé (d’origine yoruba).
Ils fusionnent durant l’époque de l’esclavage au Brésil, principalement dans la zone centre nord.
Cela est dû au fait que dans cette zone il existe une plus grande influence des groupes "nagô" (yoruba-lukumi) dans les cultes religieux, mais les premiers à arriver dans cette zone et à intégrer l'influence du jeu des tambours furent les "bantus" (angola-congo).
Quand le maître blanc demandait aux esclaves ce qu’ils étaient en train de faire lorsqu’ils chantaient et frappaient le tambour en l’honneur des divinités, ceux-ci répondaient: "Nous sommes en train de faire le candombe-ilé"; c’est-à-dire qu’ils frappaient les tambours bantus au rythme du candombe dans l’ Ilé (maison) pour les Orixás.
Concernant l’espace dédié aux célébrations liturgiques, on peut faire la différence entre cet espace sacré qui s’insère dans la ville même, au point d’être installé dans une maison ou dans une habitation quelconque de cette dernière (Río de Janeiro), et l’espace –plus large- assigné au terreiro dans l’état de Bahía.
Il est important de signaler également la relation de l’homme africain–entendu selon la conception de Sodré- avec l’espace (2002: 65).
Selon l’auteur, toutes les opérations d’accès à la connaissance de cet homme africain s’accompagnent d’une certaine conquête de l’espace.
Dans ce sens, dans certains rituels d’initiation africains, on apprend au jeune à traiter et à concevoir son propre corps comme un microcosme, un monde à échelle réduite. La même idée régit la représentation cosmologique qui existe à l’intérieur de la maison.
Dans ce contexte, les croyances et les pratiques religieuses qui voyagent au Brésil avec les esclaves africains prennent des directions différentes selon leur origine. Ainsi apparaît le candomblé pratiqué dans l’État de Bahía-, le candomblé de Angola-Congo, le candomblé de Caboclo –connu dans le sud du Brésil sous le nom de umbanda-, le candomblé jéjé ou Casa de Minas, ou le candomblé de Angola.
Il est possible de distinguer chacune de ces nations par la façon de frapper le tambour, par la musique, la langue utilisée pour les cantiques, les vêtements liturgiques ou certaines caractéristiques du rituel.
2.2. La préservation de l’identité africaine au Brésil
La solidarité née entre les captifs noirs à l’époque de l’esclavage, a facilité la naissance de nouveaux cultes capables de dépasser les vieilles divisions ethniques. Selon Bastide, “ne trouvant plus le noir dans le nouveau continent, les cadres anciens et africains de leurs mémoires collectives, il fallait se trouver – ou s’inventer- de nouveaux cadres institutionnels” (1969: 88).
Cela fut possible grâce à la plasticité de la culture africaine et grâce au concept du Ketu ou consensus. La nouvelle expérience religieuse, syncrétique par sa plasticité s’est donc révélé être comme une source de souvenir de la terre de laquelle ils furent éloignés, une source de création de nouveaux points de référence symboliques dans la nouvelle situation, tout cela régit par la nécessité de résistance à la force externe des blancs.
Il faut également tenir compte que le fait que les religions afrobrésiliennes n’ont pas de caractéristiques de messianisme–en contraste avec les religions occidentales-, laisse un espace vide qu’ont tendance à combler les relations de sociabilité . C’est ainsi que s’explique le fait que les orixás ne sont pas uniquement des entités religieuses, mais principalement des soutiens symboliques qui veillent à la continuité du groupe . C’est-à-dire qu’il s’agit de conducteurs de règles sociales.
L’agglutination des orixás dans le terreiro favorise par conséquent, la création d’un nouvel espace mythique et historique ou la fonction prévalente est celle de la conservation du patrimoine symbolique responsable d’autre part de la continuité de la cosmologie africaine au Brésil, en octroyant aux orixás le rôle de source symbolique de l’identité entre les noirs brésiliens.
Traduit de l'Esapagnol par Guy Everard Mbarga
http://www.diariosigloxxi.com/noticia.php?id=20736
Colombie : Vers l’intégration des afrodescendants?
(Vendredi 25 Mai 2007) Par: Hernando Salazar
La nomination d’une ministre et d’un vice ministre noirs a engendré un débat sur la situation des afrocolombiens.
Malgré l’existence d’une loi et la reconnaissance constitutionnelle qui pour certains sont des modèles dans le monde, de nombreux noirs de Colombie sont pauvres, sont victimes du conflit armé, ont été déplacés de force, se sentent discriminés et se plaignent du racisme et de "l’invisibilisation".
Álvaro Uribe, président de Colombie
"Seulement dans l’éducation de base, les afrocolombiens ont un retard de 30 ans sur le reste du pays", ajoute-t-il. Il affirme qu’il a bon espoir que les plans intégraux que le gouvernement national est en train de promouvoir aident à surmonter cette situation. Pastor Murillo Dans une conversation avec BBC Mundo, Jorge Rojas, directeur de la Consultoría en Derechos Humanos y Desplazamiento (CODHES, Cabinet-conseil en Droits Humains et Déplacement), affirme qu’il y a quelques 700.000 afrocolombiens déplacés par le conflit interne.
Adriana Maya C’est la raison pour laquelle le fait que le président Álvaro Uribe ait nommé une femme noire, l’ingénieure Paula Marcela Moreno comme Ministre de la Culture et un autre afrocolombien Andrés Palacios, comme Vice Ministre des Relations de Travail au Ministère de la Protection Sociale a attiré l’attention.
L’une d’elle, la sénatrice de l’opposition Piedad Córdoba, a affirmé à BBC Mundo que la discrimination n’est pas seulement présente au niveau de l’État, mais également dans le secteur privé .Córdoba affirmé qu’elle ne connaît aucun afrocolombien qui aux commandes d’une compagnie privée importante dans le pays. La Sénatrice Piedad Córdoba
Selon elle, le fait qu’il y ait une ministre afrocolombienne aide à compenser les stéréotypes sur les femmes noires que beaucoup vient uniquement comme "bonnes, baby-sitters ou prostituées".
Certains secteurs ont interprété la nomination de Moreno comme le fruit de la pression des congressistes démocrates afroaméricains des Etats-Unis, comme condition de l’approbation par le Congrès de ce pays du texte duTraité de Libre Échange avec la Colombie.
"Dès son premier gouvernement Uribe 'envisageait' de nommer des afrocolombiens, mais il ne l’avait pas fait", ajoute Mosquera au micro de la BBC.
Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga
http://news.bbc.co.uk/low/spanish/latin_america/newsid_6691000/6691309.stm | |
Le Candomblé et les religions afrobrésiliennes (I)
Óscar Arce Ruiz
Cet article traite des dimensions spatio-temporelles de l’une des religions afro-américaines les plus étudiées: le candomblé et spécialement le candomblé de Bahía. Il débute par une brève considération générale des religions d’origine africaine que l’on retrouve au Brésil pour démontrer par la suite les aspects liés à l’altération de l’espace et du temps que le candomblé suppose et une brève relation avec les œuvres Lo sagrado y lo profano et Sobre algunas formas primitivas de clasificación (Le sacré et le profane et Sur certaines formes alternatives de classification) de Eliade, et de Durkheim et Mauss respectivement.
1. Introduction
Une religion est un système solidaire de croyances et de pratiques qui unissent dans une même communauté morale appelée Église tous ces adhérents.
C’est ainsi que Durkheim définit la religion dans son œuvre Las formas elementales de la vida religiosa (Les formes élémentaires de la vie religieuse) (1986: 29). Il établit également la distinction dichotomique entre “sacré et profane”, qui explicite la tendance humaine à la croyance en un ordre supérieur des choses.
Cette distinction, portée sur le champ spatio-temporel nous permet de rendre évidente l’expérience distincte qu’assume l’être humain en tant que être religieux face aux espaces et aux temps sacrés et aux espaces et aux temps profanes.
Ainsi, même pour l’homme profane - pour lequel l’espace est homogène et neutre (1998: 22) – il existe une série de valeurs qui dénotent un traitement de l’espace qui est très loin de l’homogénéisation ce celui-ci, et qui établit, selon les paroles de Eliade, “les lieux saints de son univers privé”.
Il est donc évident que le traitement sacré dans l’espace et le temps est lié à la nécessité d’établir un ordre dans l’existence de l’homme, qui permet de créer une réalité ordonnée qui régit le chaos dans lequel il ne pourrait pas se développer. Pour cette raison, la validité de toutes les théories mystico – religieuses se base sur le fait qu’elles ne sont pas une explication de la création et de l’ordre cosmique, mais plutôt une invention arbitraire crée pour ordonner l’expérience sociale par le biais de conventions rituelles, de la même façon que le langage ordonne la pensée par le biais des paroles.
Le cas du candomblé –et, par extension, des religions afro-américaines- présente une caractéristique dont on doit tenir compte : la séparation obligée de la terre africaine. La fracture qui survient du fait de passer d’une vie traditionnelle au système de l’esclavage suppose des crises personnelles et sociales de portée et de conditions différentes qui affectent également le champ de la religiosité qui doit trouver de nouveaux cadres de références et conquérir de nouveaux espaces pour affirmer l’identité des esclaves.

Dans cette situation, le culte nègre, caractérisé par sa plasticité doit beaucoup s’ouvrir, du fait de la situation d’hostilité externe, en recréant et en inventant de nouveaux moyens de survivance de la pensée africaine au Brésil alors que l’expression des esclaves s’américanise.
Traduit de l’Espagnol par Guy everard Mbarga





