Sciences : L’ADN retrace l’origine des Afro-brésiliens dans certaines régions d’Afrique
Carolina Glycerio et Silvia Salek
Une étude génétique a identifié pour la première fois par le biais de l’ADN les régions de l’Afrique ayant le plus contribué à la formation de la population brésilienne. Le travail, mené par le généticien Sérgio Danilo Pena, professeur titulaire de biochimie de l’Université Fédérale de Minas Gerais (UFMG) indique que la plus grande partie des ancêtres du groupe étudié venait du Centre Ouest de l’Afrique – région incluant l’Angola, le Congo et le Cameroun - suivie par l’Ouest (Nigeria, Ghana, Togo, Côte d’Ivoire) et par le Sud est de l’Afrique.
Selon l’étude qui a analysé l’ADN mitochondrial des individus , mitochondrial, 44,5% avaient un ancêtre ancestral au Centre Ouest de l’Afrique, 43% à l’Ouest de l’Afrique et 12,3% au Sud Est dans la région ou se trouve actuellement le Mozambique.
Appelé marqueur de lignage, l’ADN mitochondrial est transmis de la mère aux fils. Dans la pratique, l’ADN mitochondrial d’une africaine d’il y a 400 ans est identique à celui d’un descendant au Brésil, s’il n y a eu aucune mutation.
Même si l’enquête a été menée sur un groupe de noirs à São Paulo, l’étude a une représentativité nationale car, avec les migrations internes, pendant et après l’esclavage, la ville est devenu, d’une certaine manière le chaudron génétique du Brésil.
Selon Pena, la plus grande partie des résultats confirme les thèses historiques sur le sujet, y compris la découverte très récente de chercheurs selon lesquelles le Mozambique a eu une contribution beaucoup plus significative que ce l’on croyait auparavant.
Documents brûlés
Selon l’étude, l’origine des esclaves conduits au Brésil a toujours été un sujet nébuleux, sans documentation complète. Pour éviter des demandes d’indemnisation, des documents historiques sur l’esclavage ont été brûlés après l’abolition en 1888.
On estime que entre 3,6 millions et 4 millions d’esclaves auraient déporté au Brésil entre 1550 a 1870. Mais, il n’existe pas de données par exemple sur le nombre d’africains transportés illégalement après 1830, quand le Brésil signa un traité avec l’Angleterre pour en finir avec le commerce des esclaves. L’absence de ses informations empêche que l’on sache exactement d’où venaient les africains emmenés au Brésil.
Au-delà de cela, le port d’embarquement, enregistré dans les archives ne reflète pas absolument l’origine géographique des esclaves qui , très souvent étaient capturés dans l’intérieur, à des centaines de kilomètres du littoral.
"Chaque port drainait un vaste territoire. Quelquefois, les personnes étaient capturées et devaient voyager mille kilomètres avant d’atteindre le littoral ", indique Pena, qui a également fait une incursion dans l’histoire et ‘anthropologie sociale.
"Vengeance du vaincu"
Pour arriver aux chiffres pour chaque région, Pena a analysé les lignées maternelle et paternelle des 120 individus qui ont participé à l’étude. L’objectif était de parvenir à leurs ancêtres les plus lointains des deux côtés.
Cela est possible pour l’étude du chromosome Y, qui se transmet uniquement de père à fils et de l’ADN mitochondrial qui est hérité (par les deux sexes) de la mère. Ces marqueurs de lignage, exceptés les cas de mutations, ne se mélangent pas avec les autres gènes et se maintiennent pratiquement inaltérés tout au long des générations.
Ainsi, un noir brésilien "charge" dans le chromosome Y des informations génétiques de ses ancêtres masculin de différentes générations antérieures et dans l’ADN mitochondrial des ancêtres féminins.
Bantus
Pour distinguer les différentes régions, Pena a utilisé le principe génétique qu’il appelle la "vengeance du vaincu". Il explique : un groupe appelé Bantu, qui prédomine dans l’Ouest de l’Afrique s’est répandu de part le continent, et les hommes ont commencé à se reproduire avec les femmes des autres régions.
Ainsi, le fruit de ce "croisement" a commencé à également charger l’ADN mitochondrial des mères qui finirent par laisser dans les fils engendrés par les hommes du groupe dominant Bantu les informations génétiques de la région géographique à laquelle elles appartenaient.
"Quand le Bantu arrive dans une région déterminée, - en tant que dominateur, il se reproduit avec les femmes de la région et de là l’ADN mitochondrial des femmes 'entre' dans la population Bantu. Nous avons donc pu différencier les trois groupes de cette façon", affirme Pena.
Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga
BBC Brésil
BBC BRASIL.com – Tous les droits réservés. Tout type de reproduction sans autorisation écrite de BBC BRASIL.com est interdit.
Les Garifunas revivent leur arrivée au Honduras
Le Prix Afrique - Brésil marque les commémorations de la Journée de l’Afrique à São Paulo
São Paulo, 24/5/07 – En commémoration de le Journée de l’Afrique - instituée par l’ONU le 25 mai 1963 - le Centre Culturel Africain organise la seconde édition du Prix Afrique- Brésil (Prêmio África-Brasil) ce vendredi25 mai à 20 heures. La cérémonie aura lieu au Novotel Jaraguá, ou 33 autorités et personnalités du Brésil et du Continent Africain recevront le Trophée Mama África 2007, un symbole qui reconnaît les initiatives de ceux qui divulguent la culture et l’histoire de l’Afrique, à travers leur travail et réalisent des efforts pour resserrer les liens entre les brésiliens et les africains, que ce soit en encourageant la connaissance et la meilleure compréhension de leur culture, ou en valorisant les communautés afrodescendantes dans la politique de diversité. Le président de la Fondation Culturelle Palmares/MinC, Zulu Araújo, participera à l’évènement et représentera le ministre d’État de la Culture Gilberto Gil.
www.princeadekunle.com/premio2007
Chaque personnalité recevra une récompense des mains du président du Centre Culturel Africain, le prince nigérian Adekunle Aderonmu. "C’est la meilleure façon pour nous de célébrer cette date si spéciale. Ce trophée représente la fusion de deux peuples, unis par des liens indissolubles de sang, d’histoire et de culture, mais qui ne sont unis qu’il y a peu d’années pour chercher à connaître leurs origines plus profondément, en vue de construire une citoyenneté plus solide ", a conclu le prince.
Le Prix Afrique – Brésil 2007 verra également la participation de plusieurs célébrités, personnalités et invités d’honneur. La cérémonie sera l’occasion d’une grande confraternité entre les personnalités brésiliennes et africaines – Seront également présents les ministres Joaquim Barbosa (STF) et Matilde Ribeiro (SEPPIR), le député fédéral Régis de Oliveira, le présentateur Chico Pinheiro, le président des Éditions Madras Wagner Veneziani Costa, les rois nigérians Oba Gabriel Adebisi Onafuwa, Oba J A Osunsami J P Adesemowo Olugbadebo et le gouverneur de l’État Ogun,( Nigéria) Otunba Gbenga Daniel, en plus des ambassadeurs de divers pays. Des spectacles de musique et de danses africaines seront également présentés.
Réparti en 13 catégories(artistes, entreprises, entrepreneurs, politiciens, organisation sociale, véhicule de presse, gouvernement, éducation, justice, africains au brésil et religieux) le IIème Trophée Afrique – Brésil (Prêmio África-Brasil ) sera remis à des personnalités comme le Ministre de la Culture Gilberto Gil, au Sénateur Paulo Paim, à l’actrice et présentatrice Regina Casé, à la Chaîne de télé TV Futura, à l’entreprise O Boticário, aux chanteurs Martinho da Vila et Thobias da Vai-Vai et au chirurgie nigérian Dele Adesina, entre autres personnes indiquées. La présentation de l’événement sera assurée par la journaliste Claudia Alexandre et l’animateur radio Moisés da Rocha. La liste complète des personnes nominées se trouve sur le lien suivant :
Au cours de l’événement, le Centre Culturel Africain fera le lancement de la Revue África Magazine et du "Programme l’Afrique à l’École", projet de responsabilités sociales qui fera la promotion de cycles d’exposés et de conférences pour des élèves des écoles publiques et privés, en menant des activités ludiques et des enseignements sur l’histoire de l’Afrique, en plus des visites encadrées à la bibliothèque du CCA (Centre Culturel Africain) , qui contient des publications, produits d’artisanat et des œuvres d’artistes de différents pays du Continent Africain à son siège dans le quartier de Barra Funda à São Paulo. Le Programme "Afrique à l’École " est une action affirmative correspondant à la Loi 10.639 du Gouvernement Fédéral qui établit l’enseignement de l’Histoire de l’Afrique et de la Culture Afro-brésilienne dans les écoles de tout le pays.
Oscar Henrique Cardoso, ACS/FCP/MinC
Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga
http://www.palmares.gov.br/003/00301009.jsp?ttCD_CHAVE=615
Epsy Campbel : "La Situation Marginale des Afro-Américains est Insoutenable"
Epsy Campbell, Leader Afrocostaricaine
L’apport historique et académique des professionnels afrodescendants de la Colombie et d’Amérique Latine s’expose dans le cadre de la Deuxième Rencontre des Professionnels Afro-Colombien et Premier Afroaméricain. À ce jour, la rencontre a réuni plus de 2000 assistants, 16 orateurs internationaux et 22 nationaux ainsi que 18 invités spéciaux.
Que pensez vous de l'ethno éducation ?
Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga http://www.mineducacion.gov.co/cvn/1665/article-119006.html |
Marizabel Blanco, directrice des relations avec les communautés afrodescendantes: "Le racisme persiste encore dans notre pays"
Le mois de mai est propice pour célébrer et exalter la grande contribution de nos frères afrodescendants dans la construction de notre grand pays. Un effort qui part du président même qui cherche à restituer le respect pour l’identité et l’attachement à nos racines. Stimuler des valeurs d’égalité marque le futur des meilleurs citoyens.
Par: Yorkman Reinoso
Marizabel Blanco
Le mot noir ou noire pour faire référence à une personne de couleur est très souvent utilisé dans notre pays, avec différentes connotations évidemment, certaines basées sur l’affection, d’autres sont péjoratives, racistes. De toute manière, ce terme si populaire comporte des caractéristiques très peu affables, qui excluent délibérément ou non.
Depuis l’arrivée du président Chávez au pouvoir, un sujet tabou comme celui du racisme a pris sa place et est devenu un sujet actuel de base dans le débat général. Pour ces raisons et dans le cadre du mois du fait Afrovénuézélien, terme propice et bien mérité par cette grande partie de la population de notre pays, la jeune directrice des relations avec les communautés afrodescendantes, Marizabel Blanco, évoque avec nous la façon dont persistent les marques d’une déformation de l’esprit qui souille notre mélange particulier, et nous fait pénétrer dans une série de projets qui ont pour objectif, sous ‘impulsion du président Chávez, de revendiquer et d’exalter la valeur de nos populations noires, de nos afrodescendants.
Pour quelle raison le terme afrodescendants est-il devenu si populaire dans le Vénézuela actuel, Surtout si l’on tient compte du fait qu’il y a dix ans on aurait pu dire qu’il ne faisait pas partie de notre vocabulaire commun ?
C’est exact, car on parlait de noirs, de façon totalement méprisante. Même aujourd’hui on continue de parler de “noirs”, le terme afrodescendant est nouveau est encadré dans un contexte juridique qui naît de la Conférence de Durban qui s’est tenue en 2000 en Afrique du Sud, durant laquelle tous les pays se sont mis d’accord sur l’appellation Afrodescendants quelque soit la partie du monde dans laquelle est arrivée la diaspora africaine, disons comme conséquence d’un processus d’esclavage et dans d’autres période pour des motifs politiques plus proches de la contemporanéité.
C’est la raison pour laquelle le terme a été consacré dans notre pays. Après notre visite à cette rencontre, il s’est institutionnalisé, et en particulier, nous encourageons l’usage de ce terme au Ministère de la Culture car c’est une manière de reconnaître notre identité, notre culture, nous encourageons le débat dans notre diversité et nos différences. Parmi les Afrodescendants comme unité il y a la diversité, les afrodescendants dans notre pays se différencient dans leurs coutumes qu’ils soient de Paria ou de Miranda.
De quelle manière la communauté afrodescendante a-t-elle apporté sa contribution au pays?
On peut l’observer sous divers points de vue, dans le cadre politique avec son action remarquable à n’importe quelle époque, comme par exemple l’action héroïque de libération de Jose Leonardo Chirino, le marron Andrezote à Yaracuy, et dans notre histoire actuelle avec des exemples comme l’ancien ministre de l’éducation Aristóbulo Istúriz, le député Modesto Ruiz, la negra Antonia, et beaucoup d’autres afrodescendants qui ont été exemplaires. Mais il y a aussi d’autres domaines dans lesquels le talent des afrodescendants s’est distingué comme dans les arts, le sport…cependant, sans obtenir sa place dans ce qui représente la communauté.
Le 10 mai 1795 est une date représentative dans notre histoire pour le sens du soulèvement de José Leonardo Chirino, mais pour les communautés afrodescendantes, a-t-elle une importance pareille ou cela passe-t-il inaperçu ?
Si vous posez la question dans le contexte de l’état Falcón, tout le monde répondrait par l’affirmative, et au-delà de Falcón, tout afrodescendant qui se définit comme tel répondra également de même, car l’exploit de José Leonardo a une implication symbolique de résistance, de lutte, de réussites. Il est une figure qui par conséquent mérite sa place dans l’histoire et qui a servi de base pour que durant le mois de mai l’on célèbre le sentiment de la lutte afrovénézuélienne dans notre pays.
Nous nous battons pour que les dates aussi importantes que le 28 mai - quand le dernier bateau chargé d’esclaves est arrivé à Puerto Cabello, et également le Jour du Marron au cours du même mois (une date que l’on veut officialiser dans l’état Yaracuy )soient popularisés. Dans le cadre de la Commission Présidentielle contre le Racisme, nous nous battons pour des revendications en vue de la sauvegarde de notre héritage a.
Pourquoi y en a-t-il donc qui crient sur tous les toits que le thème de l’afro descendance n’a pas lieu d’exister puisque selon eux le racisme n’existe pas au Venézulela?
Partons de l’époque de la colonie quand tous les systèmes de la traite des esclaves étaient utilisées justement pour créer le moule de l’opinion de cette population, qui travaillait déjà sous la domination des blancs auxquels cela ne convenait pas que les afrodescendants s’intéressent à la connaissance de leurs origines ou de tout vestige de leur culture, de leurs traditions, de leurs racines africaines, tout avait pour objectif d’encourager le mépris pour leur nature de “noir ” face à la condition du blanc.
Des mécanismes de pouvoir et de domination très cruels, qui cependant se maintiennent sous d’autres modalités très subtiles et qui font que au jour d’aujourd’hui, beaucoup d’afrodescendants rejettent leurs racines, leurs origines. On parle là d’endoracisme ou de honte ethnique. C’est pour cela qu’il est triste qu’autant de personnes, que ce soit de l’opposition ou des sympathisants du pouvoir, minimisent le sujet ou mieux, ne reconnaissent pas la valeur de ces contributions des noirs africains à notre histoire. Ils ne comprennent pas que le respect pour notre diversité culturelle passe par la reconnaissance de tous ceux qui font partie de cette grande nation, qu’il s’agisse des indigènes, des immigrants ou des afrodescendants.
Le racisme persiste donc dans notre pays…
Naturellement et de plusieurs manières, discrimination contre les femmes, dans, dans la gestion des images, du point de vue médiatique, dans le monde du travail, de l’éducation, il existe des pratiques d’enseignement qui l’impulsent, même dans nos communautés, mais avec le concept révolutionnaire qui promulgue l’égalité de façon très claire. L’avenir que les nouvelles générations doit nous offrir un pays plus uni et attaché à ses racines.
Que pensez-vous du Décret de l’Assemblée Nationale qui commémore l’action héroïque, source de liberté de José Leonardo Chirino?
Eh bien, il s’agit d’un acte qui dignifie ce grand personnage noir, qui crée un cadre de référence pour les afrodescendants et démontre à tous comment on est en train de se battre contre l’exclusion. C’est un exemple à suivre par d’autres instances de pouvoir, se remémorer les dates historiques, les exalter et les faire connaître. Traduit de l'Espagnol par Guy everard Mbarga http://www.minci.gob.ve/entrevistas/3/13717/el_racismo_todavia.html
Paulo Paim à São Paulo pour défendre le Statut de l’Égalité Raciale
Paim est l’invité du Mouvement Brasil Afirmativo, qui fait campagne en pour l’approbation immédiate du projet de Statut qui proposé au Congrès il y a 11 ans ainsi que du PL 73/99 qui réserve des quotas pour les noirs et les indigènes dans les Universités, et de l’Université Zumbi dos Palmares dans laquelle il sera reçu par le recteur José Vicente au campus de Barra Funda. 80% du corps professoral de l’Université est composé de noirs.
Le sénateur arrivera à l’Université à 17h et participera à une cérémonie qui réunira des étudiants et des leaders noirs et anti-racistes qui luttent pour la promotion de l’égalité raciale dans le pays. Selon José Vicente, la visite du sénateur est une occasion importante pour sensibiliser la société sur l’importance du Statut, non seulement pour la population noire, mais pour le Brésil.
Le projet de Statut de l’Égalité Raciale prévoit l’adoption de quotas sur le marché du travail, dans l’accès à l’éducation et dans les médias, entre autres revendications historiques de la population noire.
Il prévoit également l’inclusion question couleur/race dans les administrations publiques et des organes gouvernementaux comme moyen de contribuer à ce que l’État aient des politiques publiques qui respectent le principe d’équité, ce qui n’est pas le cas actuellement.
São Paulo est la ville comptant le plus grand nombre de noirs (noirs et métisses) en dehors de l’Afrique avec 3,3 millions de personnes sur ses presque 11 millions d’habitants selon un étude de la Fondation Seade, basée sur le PNAD/2005. L’État pour sa part est celui qui compte le plus de noirs, soit 12,5 millions d’habitants.
CAMPAGNE
La campagne de collecte des signatures en faveur de l’approbation du Statut de l’Égalité Raciale a débuté en juillet de l’année dernière, ayant été lancée par le Mouvement Brasil Afirmativo, comme élément de l’invitation à la Parade Noire – la plus grande manifestation noire et anti-raciste réalisée à São Paulo, à l’occasion de la Journée Nationale de la Conscience Noire le 20 novembre.
L’objectif des organisateurs est de recueillir jusqu’en juillet prochain 100 000 signatures dans tout l’État qui seront déposées par une commission de leaders aux présidents de l’Assemblée Arlindo Chinaglia, et du Sénat Renan Calheiros, comme moyen de pression pour que les parlementaires votent le projet.
La proposition du sénateur Paim, qui fut présentée en 1995 alors que ce dernier était député pour le Rio Grande do Sul a déjà été approuvé par le Sénat, malgré quelques modifications importantes comme le retrait du Fond de Promotion de L’Égalité Raciale, transformé en une PAC (Proposition d'Amendement à la Constitution) qui est également en attente de discussion au Congrès.
Le Fond prévoit les ressources nécessaires pour l’adoption des politiques publiques prévues dans le Statut.
Le sénateur à indiqué à l’Agence Afro ethnique de Nouvelles – Afropress (www.afropress.com), que le projet est par contre en “stand-by” à l’Assemblée et que le gouvernement adopte une position ambiguë: il dit qu’il est en faveur mais ne mobilise pas pour autant sa base pour le voter.
C’est la raison pour laquelle il pense que seule la mobilisation de la société permettra de sensibiliser les parlementaires pour qu’ils votent le projet.
Source: Afropress – Agência Afroétnica de Notícias
Avant l’Université, le sénateur sera à 14h participera à une conférence du CONAD – Comisão do Negro e Assuntos Anti-Discriminatórios de l’ OAB (Ordre des Avocats du Brésil), et il y sera reçu par le Président Luiz D’Urso. Paulo Paim rencontrera également les dirigeants du Syndicat des Employés de Commerce de S. Paulo, une entité pionnière dans l’adoption d’une politique de quotas pour les noirs sur le marché du travail.
Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga
|
Le sénateur Paulo Paim, auteur du projet de Statut de l’Égalité Raciale se rendra à São Paulo le 25 mai prochain pour parler de l’importance de l’approbation du statut qu’il considère comme la lettre d’émancipation de la population noire du Brésil.
Quilombo Conceição das Crioulas et le projet imaginaire de Pernambuco
La Communauté Quilombola de Conceição das Crioulas est située à 550 Km de Recife dans la municipalité de Salgueiro, dans la région intérieure centrale de pernambuco. Selon les témoignages des habitants les plus anciens, au début du 19ème siècle, six femmes noires libres, guidées par l’esclave fugitif Francisco José de Sá arrivèrent dans la localité et s’aperçurent que le sol était fertile, et travaillèrent avec ardeur à la culture et au filage du coton.En juin 2001, l’Université Fédérale de Pernambuco en partenariat avec le Sebrae et l’Association Quilombola de Conceição das Crioulas – AQCC a initié le projet Imaginário Pernambucano dans la communauté. Par le biais de bureau de gestion de qualité et de groupe de consultants en design, plus de 30 produits ont été développés.
A partir de ce projet, l’ AQCC a monté de nouveaux partenariats avec entre autres l’OXFAM et le Centre Culturel Luiz Freire, élargissant son champ d’action aux domaines de la gestion, l’éducation et la communication.
De nos jours, c’est é l’artisanat– confectionné avec de l’argile, de neoglaziovia, de paille et de l’ imbira, qui fournit un revenu aux habitants de la communauté. À Conceição das Crioulas, chaque pièce produite raconte l’histoire et réaffirme l’identité ethnique de sa population. Par le biais la production artisanale, la lutte de la population du quilombo pour la conquête des droits et pour la possession effective de leurs terres passe également par la conquête de nouveaux appuis et gagnant une projection nationale et internationale.
En mai 2002, durant la Rencontre Nationale des Expériences Sociales Innovantes (Encontro Nacional de Experiências Sociais Inovadoras), l’Association Quilombola de Conceição das Crioulas – AQCC obtenait le premier prix Banco Mundial de Cidadania( Banque Mondiale Citoyenne), en reconnaissance du projet de valorisation de l’artisanat de la communauté, développée par le projet Imaginário Pernambucano.
La production et la vente de produits de l’artisanat de Conceição das Crioulas encourage la création d’emplois et est source de revenus dans la communauté. Acquérir une pièce produite par ces artisanes et artisans est une attitude socialement responsable, car elle rend possible l’amélioration de la qualité de vie de citoyens brésiliens et la consolidation d’un commerce solidaire.
Traduit du portugais par Guy everard Mbarga
http://www.imaginariopernambucano.com.br/areasdeatuacao_conceicaodacrioulas.shtml
La Saya afrobolivienne ,patrimoine culturel intangible
Avril 21, 2007
La Paz, Bolivie --
Après une démonstration massive de son identité en dansant la Saya Afrobolivienne, la communauté afrobolivienne a reçu des mains du préfet de la Paz José Luis Paredes la déclaration comme Patrimoine Culturel et Intangible. Avec la déclaration, toute la communauté afrobolivienne qui se trouve dans les différentes communautés des municipalités de Coroico, Coripata, Chulumani et Irupana, dans les provinces Nord et Sud Yungas du département de La Paz ont également été reconnues. La Présidente du Mouvement Culturel Saya Afroboliviano, Marfa Inofuentes, au moment de remercier tous les habitants de La Paz de partager le moment historique a indiqué que la déclaration essaye de sauver et de conserver la musique et la danse de " La Saya" afrobolivienne qui identifie non seulement les personnes, mais également toutes la régions de Los Yungas de La Paz.
Au moment de la remise de la résolution numéro 1694, qui reconnaît comme Patrimoine Culturel et Intangible du département de La Paz, le préfet José Luis Paredes a indiqué qu’il "ne suffit pas de remettre des résolutions, il s’agit d’une avancée, mais ce n’est pas suffisant."
Ainsi, l’autorité a fait référence à l’Assemblée Constituante en indiquant que "depuis El Alto avons soutenu l’Assemblée pour avoir une nouvelle Constitution pour toute la diversité du pays soit incluse, et comme partie de celle-ci, c’est la communauté afrobolivienne qui doit être reconnue", a-t-il souligné.
Le Préfet s’est de plus engagé à aider et à travailler, avec l’Honorable Conseiller Départemental, comme il l’a fait, en déclarant la morenada, kullawada, llamerada et d’autres patrimoine de l’humanité.
À la fin de la cérémonie, toute la communauté afro bolivienne, les autorités départementales et invités spéciaux comme les ambassadeurs de l’Allemagne, du Pérou, de la Colombie, du Paraguay, des Etats-Unis, du Mexique et d’autres membres du corps diplomatique ont participé à la danse SAYA AFROBOLIVIANA.
ORIGINE DE LA SAYA AFROBOLIVIENNE
Les intérêts économiques qui régissaient la pratique du commerce des esclaves au 18ème siècle ont fait que la population africaine émigre* en Amérique Latine. Comme la musique et la danse font partie de la vie de l’être humain, les deux ont également voyagé sur la terre des Andes ou elle s’est adaptée aux pratiques ancestrales déjà existantes.
Son origine africaine est implicite dans la déformation du vocable Nsaya d’origine Kikongo (Afrique); ainsi, la saya signifie étymologiquement travail en commun sous la direction d’un chanteur principal. Elle est composée de musique, danse, poésie et rythme, on y utilise bastante la métaphore en plus de la satire en touchant aux thèmes de la l’esclavage et de la situation actuelle. La Saya afrobolivienne présente des éléments de l’ancêtre africain ; cependant, elle possède certaines particularités syncrétiques aymaras comme les vêtements, particulièrement pour les femmes.
COSTUMES ET CARACTÉRISTIQUES
Les caractéristiques de la Saya sont bien définies. Les hommes entonnent, avec leurs voix puissantes, des couplets, que les femmes répètent avec les belles nuances de leurs voix de sopranos. Les mouvements de la danse sont très cadencés et sensuels. Les femmes, le port très droit, bougeant les hanches et faisant des pas courts marquent la chorégraphie.
Les hommes avec beaucoup de plasticité jouent au bombo et au regue regue portant le rythme. Les femmes formant deux files ont en avant et les hommes sont en arrière, portant les instruments de musique.
Les vêtements sont de couleur blanche, les femmes portent des jupes avec diverses lanières de couleurs, au niveau de l’ourlet et entourés dans la partie supérieure, des corsages aux manches courtes, un décolleté , tout le corsage étant bordé et orné de ruban, de dentelles et de zigzag, le sombrero en main et une couverture de couleur, pliée et accrochée sur le bras droit.
Ils portent des sandales (ojotas). Un ou deux des caporaux (achachis) vêtu comme le contremaître, qui étant brun portait le même style de vêtements que ceux du maître de l’époque coloniale. Le caporal tient un fouet qu’il utilise pour garder la discipline des danseuses. De plus, ils portent des grelots aux chevilles. Les bombos sont confectionnés par des personnes expertes, car on utilise des troncs qui doivent être élaboré d’une façon délicate qui donne une sonorité adéquate. Les regue regues sont faits de tiges creuses taillées en forme de canal en spirale qui se joue avec petit bâton mince. ORGANISATION POLITIQUE Ils sont organisées en Syndicats Agricoles affiliés aux Centrales Agricoles et à la Confédération Syndicale Unique des Travailleurs Paysans de la Bolivie (Centrales Agrarias y la Confederación Sindical Única de Trabajadores Campesinos de Bolivia). ORGANISATION ÉCONOMIQUE Les Afroboliviens réalisent des activités agricoles destinées au marché. Leurs principaux produits sont le manioc, la banane, la racacha (un tubercule), l’orange, la walusa et le maïs. La principale activité qui les lie au marché est la récolte, l’approvisionnement et la vente sacrée de la feuille sacrée de coca. De plus, ils chassent, pêchent et récoltent divers fruits sauvages. SYMBOLISME Les Afroboliviens croient aux esprits, en relation à l’environnement naturel,. Selon certaines versions émises par ses membres, ils croient aux esprits et développent certains rituels "magico- religieux ". Enfin, il faut rappeler que durant la session du conseil départemental, on a également déclaré "Patrimoine Culturel et Immatériel Cultural les Trésors Humains Vivants se trouvant dans le Département de La Paz". Il s’agit des trésors suivants : Araonas, Afrobolivien, Aymaras, Esse Ejja, Iruhito Urus, Lecos, Mollos, Mosetenes, Quechuas, Tacanas, Toromona, Kallawayas. Cette déclaration a pour but de sauvegarder le Patrimoine Culturel Immatériel qui se trouve dans le département de La Paz, dans ses différentes régions ou terres écologiques ou ils sont encore pratiqués par les communautés, les groupes et les individus. Cependant, une grande partie des savoirs et des techniques associées à la musique, la danse, le théâtre et l’artisanat sont en danger de disparition, du fait de la diminution du nombre de ses pratiquants, du désintérêt croissant des jeunes et du manque de moyens financiers. 
![]()
Les parlementaires afrodescendants ont favorisé la nomination de PAULA MARCELA MORENO
Les membres du Caucus Afro américain aux Etats-Unis ont réclamé au gouvernement du président URIBE une plus grande présence de l'État dans les localités peuplées de noirs du pays lorsqu'ils ont pris connaissance des chiffres sur le chômage, la santé, l'assainissement de Base, l'infrastructure routière et L'espérance de vie au sein de cette population, après que leurs collègues du "caucus" des parlementaires afro colombiens, les aient informé du manque d'attention du gouvernement à leurs communautés ; Ainsi que sur leur présence dans les hautes sphères de l'état.
La visite des congressistes afroaméricains en Colombie et leur écoute de la société civile noire et de ses dirigeants sur la situation que vivent les afrodescendants et le fait même que certains des congressistes comme DONALD PAYNE ont eux-mêmes visité de façon non officielle la ville de Quibdo et ont pu observer le retard de l'une des communautés noires par rapport au reste du pays fut un autre aspect fondamental pour que la problématique des Afro colombiens mérite l'intérêt du BLACK CAUCUS.

La pression des américains fut telle que une semaine avant la nomination de MORENO comme ministre de la Culture, le président URIBE en visite à Washington à la recherche du soutien des membres du Congrès au Traité de Libre Échange a également nommé un autre afro colombien ANDRES PALACIOS vice ministre du Travail et de la sécurité sociale .
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga
Profil de la Ministre de la Culture
Nom: PAULA MARCELA MORENO 
Age: 28 Ans Lieu de naissance: Bogotá DC. Études: Ingénieure industriel, spécialisée dans les domaines de la Gestion de Projets Langues: Anglais, Italien et Français Expérience.
Donald Payne
Les "Caucus" de congressistes Afrodescendants en Colombie et aux États _Unis ont joué un rôle fondamental dans sa nomination.

La nomination de PAULA MARCELA MORENO (ci-dessus) en tant que ministre de la culture en Colombie pourrait être pris comme un clin d'œil du gouvernement du président ALVARO URIBE VELEZ au BLACK CAUCUS (Groupe de Congressistes Afroaméricains membre du congrès des États-Unis) formée de 42 membres, un chiffre suffisant pour compter lors du vote du Traité de Libre Échange entre les deux nations.
Paula Marcela Moreno Zapata, afrocolombienne, 28 ans et ministre de la Culture
L’ingénieur industrielle Paula Marcela Moreno Zapata, a été désignée par le Président Álvaro Uribe Vélez Ministre de la Culture après la démission de la détentrice actuelle, Elvira Cuervo de Jaramillo.
La jeune ministre de la culture de Colombie
Bogota, 10 mai. (SNE).- “Je suis une représentante de la communauté afrodescendante, une afrocolombienne née ici à Bogotá, mais mes raciens se trouvent au nord de Cauca, à Santander de Quilichao. Je représente ma communauté, et en tant que femme afrodescendante, je me sens très fière”, a-t-elle indiqué.
Moreno Zapata est née à Bogotá le 11 novembre 1978, et elle enseigne actuellement à l’Université Autonome de Colombie, à la faculté d’Ingénierie dans laquelle elle est diplômée.
Elle est titulaire d’une Maîtrise de l’Université de Cambridge (Angleterre), et est diplômée en langue et en culture italienne de L’Istituto Italiano Di Cultura. La nouvelle ministre maîtrise l’anglais, l’italien et le français
.
Elle a également de l’expérience dans la réalisation de travail communautaire, et de recherche pour des organisations internationale et des institutions éducatives. Elle est actuellement consultante de l’Organisation Panaméricaine de la Santé et des Universités du Pacifique et des Andes (Universidades del Pacífico y de Los Andes).
Entre autres travaux, elle s’est distingué en tant que consultante de la direction des ethnies du Ministère de l’Intérieur et de la justice, et consultante de l’Asociación de Consejos Comunitarios de Timbiquí y Asomanosnegra (Association des Conseils Communautaires de Timbiquí et Asomanosnegra) .
Elle a également travaillé pour la Fundación Panamericana para el Desarrollo (Fupad, Fondation Panaméricaine pour le Développement), Chemonics International Inc, Fescol, la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement ((CNUCED) à Genève (Suisse), la Chambre de Commerce de Bogotá, et la Central de Juventudes.
Parmi ses publications on distingue: “Afro-Colombians: the different meanings of the African diaspora”. Publié dans l’Encyclopédie de la Diaspora Africaine de la Florida International University. Septembre 2006.
“An organizational approach to the biodiversity management by local communities in developing countries”, écrit présenté lors de la conférence Critical Management Studies (Cambridge) et “Panorama social, político y económico para el ingeniero industrial colombiano” (Panorama social, économique de l’ingénieurie industrielle colombienne), en 2002 pour l’Université Autonome de Colombie ( Universidad Autónoma de Colombia), entre autres.
Paula Moreno remplacera Elvira Cuervo de Jaramillo qui occupait ce poste depuis le 25 janvier 2006.
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga

Andres Palacios, Vice Ministre du Travail (centre) et Paula Moreno Ministre de la Culture








