01 octobre 2008

Des nouvelles de la journaliste Afrocolombienne Mabel Lara

Mabel Lara, la nouvelle présentatrice afrocolombienne de Caracol Noticias a été désignée l’une des femmes les plus représentatives de la Colombie par les lecteurs de la 'Revista Fucsia'.

"Je suis un produit et en tant que tel, j’ai beaucoup à donner ", indique Mabel Lara, la nouvelle présentatrice de Caracol Noticias, qui depuis son arrivée à Bogotá s’est transformée en un méga phénomène médiatique. Et elle n’arrive pas à trouver une explication à cela. "Peut-être est ce parce que je représente beaucoup de femmes ordinaires, parce que je suis noire ou pour la crédibilité que je reflète", répond-elle, encore surprise par ce qui lui est arrivé en si peu de mois et pas certaine d’avoir trouvé la bonne raison pour le justifier.

Ce qui est sûr, c’est que cette femme noire aux traits fins et aux réponses courtes a réussi en moins d’un mois à se positionner dans le monde de la présentation des nouvelles, et son visage est désormais reconnu, non seulement par les téléspectateurs de la Valle del Cauca, mais également par ceux de tous les coins du pays.

Bien que la célébrité lui soit tombée dessus plutôt qu’elle ne s’y attendait, Mabel Lara garde les pieds sur terre et reste convaincue qu’elle a encore beaucoup à démontrer et un long chemin à parcourir. "Les gens n’ont pas encore vu ce dont je suis capable en direct, lors de retransmissions spéciales dans la rue, soit tout ce qui constitue en fait mes points forts ", dit-elle, convaincue par les sept années durant lesquelles elle dirigea et présenta un magazine d’information quotidienn et en direct sur Tele Pacífico.

Mais sa plus grande fierté réside dans le travail social qu’elle effectue depuis des années avec passion dans des fondations sans but lucratif avec les communautés de déplacés, des femmes chef de famille et dans le cadre de la lutte contre le cancer du sein. "Je suis journaliste spécialisée en gestion sociale et je me vois travailler exclusivement dans ce domaine quand ma tête et mon corps ne me permettront plus de faire de la présentation ".

Cependant, avec son regard chaleureux et son timbre de voix impressionnants, elle a attiré l’attention des téléspectateurs à présent devenus ses fans inconditionnels. Ces derniers d’ailleurs ont voté en masse pour  qu’elle soit élue la Femme de l’année 2008 par la Revue Fucsia, qui l’a nominé en compagnie de femmes importantes et représentatives du pays. Et là encore, comme si cette reconnaissance si soudaine ne suffisait pas, elle a obtenu la deuxième place, tout à fait honorable si l’on tient compte du fait que la gagnante n’était autre que la première dame, Lina Moreno de Uribe et qu’elle s’est placée devant des personnalités comme Clara González de Rojas et Íngrid Betancour dont on a tant parlé ses derniers temps.

"Les noirs ont voté pour moi, je pense qu’ils ont fait bloc et se sont envoyés des courriers. Le plus significatif dans tout ça, c’est ce que m’a dit la directrices de la revue ; que chacune de nous représente la femme colombienne et je crois que beaucoup s’identifient à moi ", précise-t-elle.

Elle est heureuse, même si ses journées sont intenses et débutent avant même l’apparition du soleil. Elle se réveille à quatre heures du matin pour être ponctuelle à la chaine de télévision, où  après l’incontournable session de maquillage, elle se prépare pour l’émission de sept heures du matin. Quand elle se termine, Mabel participe à la réunion de la rédaction, déjeune rapidement et va dans la rue pour faire ce qu’elle aime le plus : "M’imprégner de la réalité et des gens, car le présentateur qui oublie son côté journaliste à coup sûr s’efface peu à peu", explique-t-elle.

Avant la mi-journée, elle retourne à la chaine pour retoucher son maquillage et animer l’émission suivante qui se termine à trois heures de l’après-midi. Là prend également fin son rôle de présentatrice et débute celui d’épouse et de femme d’affaires, puisqu’elle partage avec son partenaire une boite de production d’émissions télévises qui gère actuellement divers projets.

Pour l’instant, cette femme originaire du département du Cauca, née à Puerto Tejada et ayant grandi à Cali veut continuer à prendre du plaisir dans son travail de présentatrice et journaliste de la chaine Caracol, même si de nombreux médias ont déjà affirmé qu’elle a reçu une proposition intéressante d’une chaine internationale. "Je ne veux pas en parler. Je suis là où je suis, un point un trait", conclut Mabel.

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga

Source: Carolina Abad

Des Youtube de Mabel Lara 1 , 2, 3

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Posté par guyzoducamer à 03:36 - - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
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02 janvier 2008

Mábel Lorena Lara Dinas , journaliste afrocolombienne de Telepacífico

En s’appuyant sur un effort constant en terme de créativité, la journaliste Mábel Lorena Lara Dinas a consolidé sa position dans la conduite et dans la direction de l’émission recueillant le plus d’audience de Telepacífico.

En juillet 2005, Mábel Lorena Lara Dinas a fait un pas important dans sa carrière professionnelle, qui l’a placée devant le public colombien et étranger lorsqu’elle a pris la tête de la présentation de l’émission la plus harmonieuse de la chaine Telepacífico.

Après trois années passées à la présentation de Nuestra Herencia (Notre Héritage), une émission de contenu folklorique, sur les coutumes et sur la culture afrocolombiennes, la communicatrice originaire de Cauca a atteint l’un de ses plus grands rêves en devenant l’image institutionnelle du Canal du Soleil (El Canal del Sol).

Critique, audacieuse et réflexive, Mábel Lorena n’a pas laissé sa beauté s’imposer sur le contenu, démythifiant ainsi grâce à son travail et ses efforts, multipliés depuis qu’elle présente l’émission Espejo Contigo, le vieux préjugé colombien qui qualifie les belles femmes de creuses et superficielles.

La journaliste n’a pas mis de limite à sa carrière. Alors que de nombreuses jeunes de son âge passent leur temps à remplir leurs vies d’activités capricieuses, elle fait le pari de la formation constante pour offrir un produit de qualité aux milliers de téléspectateurs qui regardent son émission chaque jour.

Sa vie se déroule à mille à l’heure. Alors qu’elle débutait la présentation de l’émission qu’elle dirige, elle a fait une spécialisation en Gestion Sociale à l’Université Javeriana et a acceptée le défi de devenir enseignante à l’Université Santiago de Cali.

Cependant, au milieu de la clameur de son activité quotidienne, elle s’arrange pour cultiver son autre passion : la musique qu’elle savoure avec délectation, spécialement s’il s’agit de Caetano Veloso ou de Mayte Martín. Les ainés l’attendrissent et elle pleure facilement, car si de sa mère elle a hérité de la rigueur et de la mystique d’une maîtresse consacrée, elle a par contre reçu du côté paternel le caractère sensible de ces ancêtres.

Même si elle est heureuse du travail qu’elle réalise à Telepacífico, elle n’écarte pas la possibilité d’aller sur une des chaines de télé les plus syntones en Colombie, pour présenter les nouvelles, faire du reportage et, en passant, commencer à combler le manque d’afrocolombiens dans les espaces de télévision les plus implantés au pays.

“Il manque des noirs sur ces chaines, pour générer des processus d’identité, des personnes capables de contribuer à la dynamique d’un média commercial”, indique la journaliste qui rêve d’un espace régional, sans limitations qui répond aux intérêts en terme d’informations de la population du Cauca, de Chocó et Nariño…

Mábel s’arrête dans ses réflexions pour préciser que ces concepts obéissent à sa vision en tant que journaliste, et elle insiste pour dire que Telepacífico répond au rêve qu’elle a d’être quelqu’un, sans arrêter d’être elle-même. “Je ne suis pas une reine de beauté, je ne mesure pas 1,80m… Cette chaine, parce qu’elle est publique, me permet de montrer qui je suis, d’où je viens, à travers les contenus que je dirige ”.

Tout n’a pas été rose depuis son arrivée sur la chaine régionale dirigée par l’historien Germán Patiño, peut-être l’un des intellectuels qui connait le mieux la culture du Pacifique. Sa présence dans une émission ayant une audience aussi importante a entrainé de la méfiance et de la jalousie, qu’elle a pu supporter grâce au travail et à son intelligence, et par le biais d’un journalisme sérieux et profond.

Elle est restée dans une ligne qui aborde les sujets touchant à la réalité locale et régionale, et c’est pour cette raison qu’elle s’identifie à sa chaine, qui essaie d’avancer dans ce sens malgré ses ressources limitées.

Elle n’hésite pas à défendre sa conception de ce que doit être la télévision régionale, de laquelle elle demande une plus grande originalité, pour qu’elle ne devienne pas une copie de la télévision nationale. “La solution réside dans le fait de parier sur les langages et les identités. Je fais partie de ce processus, de cette tentative de faire quelque chose de différent. Mais nous pouvons avancer dans la mesure où nous sensibilisons l’entreprise privée pour qu’elle investisse également dans la région ”. Quand elle parle de politique, Mábel a recours aux mêmes arguments et applaudit les décisions qui déterminent des alternatives différentes, quand on lui demande le rôle des médias dans les processus électoraux.

En tant que femme afrodescendante, elle est attachée aux initiatives visant à améliorer les conditions de vie des autres afrodescendants et exprime son optimisme quand aux succès possibles par l’intermédiaire de la Bancada de Congresistas Afrocolombianos (Caucus de Parlementaires Afrocolomiens).

“Nos leaders ont besoin de formation. Ils doivent tourner leur regard sur les gens. Le problème se trouve dans le fait qu’on élit très rarement les meilleurs, alors qu’on a des gens prêts et disposés à travailler pour le collectif. D’un autre côté, il manque d’équité dans le gouvernement. C’est un combat que doivent mener nos parlementaires.”

Entretemps –pense Mábel avec force– attachée à la défense des intérêts collectifs,  le combat doit être individuel, en gravissant des positions pour servir de référents positifs pour ceux qui attendent qu’on leur montre la voie.

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga

http://www.revistaebano.com/pages/television.html

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Posté par guyzoducamer à 23:32 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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