Le Bloc nègre des Afrodescendants des Amériques (Partie III)
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Rafael Savoia Coordinateur du Centre Comboni Afrique/Afrodiáspora, Vérone, Italie Les afroaméricains représentent un sujet émergent, au côté de celui de la femme dans la politique et dans l’économie des pays d’Amérique Latine. Aux États-Unis, le mouvement noir des années chaudes de la deuxième moitié des années 60 a réussi des conquêtes sociales et politiques non négligeables, avec des sénateurs, des députés, des maires de grandes villes. Le malaise se fait cependant encore sentir:il suffit de penser au soulèvement de Los Angeles (1992) ou la marche du “million d’hommes noirs ” (1995) initiée par Louis Farrakhan, qui ne cache pas son intérêt pour les noirs d’Amérique Latine comme le révèle son voyage à Cuba. Les noirs pèsent même désormais lors des élections présidentielles. Il n’est pas insignifiant que George Bush ait choisi comme proches collaborateurs des personnalités afroaméricaines de la trempe de Colin Powell, secrétaire d’État et Condeleezza Rice, conseillère à la sécurité, ainsi qu’un ministre noir Roderick R. Paige en charge de l’Éducation. En prenant librement des indiens, des métisses, des européens, les noirs ont donné vie à de nouvelles cultures qui ont influencé la culture occidentale elle-même. Il suffit de penser à la contribution en terme de droits humains, impulsée par le mouvement de Martin Luther King, et également la musique afro. Après des siècles d’oppressions, ils ont réaffirmé leurs religions et leurs modes de vie, en contribuant à la réalité latinoaméricaine. Ils ont laissée une trace ineffaçable dans la culture des pays les plus puissants. La nécessité d’une relation avec l’Afrique est également à noter, comme le fit comprendre Malcom X dans son discours aux chefs d’États africains: “Vos problèmes ne se résoudront jamais, tant que nos problèmes de noirs étatsuniens au moins ne seront pas résolus . Vous ne serez jamais respecté, tant que nous ne serons pas au moins respectés.’’
Les luttes des afroaméricains –culturelles, sociales et politiques- ont également eu comme résultat la reconnaissance de la spécificité dans les Constitutions de certains pays comme la Colombie, l’Équateur, le Brésil –le cas de plus avancé est celui de la loi 70 de Colombie sur l’identité, l’éducation et la terre des communautés afrocolombiennes – et une telle reconnaissance commence à trouver une traduction dans les législations courantes. Certains parlent d’une solidarité qui se manifeste dans un pluralisme multiethnique, pluriculturel qui s’oppose à l’exploitation d’une race par une autre. Parce que le racisme est encore un lourd héritage. Comme l’ont dénoncé les différentes rencontres comme le Séminaire préparatoire Bahia-Sergipe de septembre 2000, en vue de la “Conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et les formes connexes d’intolérance” de septembre de 2001 en Durban, Afrique du Sud. Dans ce contexte se profile la nécessité –également dans le mouvement noir- de l’autocritique et d’une “éthique de l’amour”, comme dit Cornel West: “L’amour de soi et des autres sont des moyens d’accroître l’estime de soi même et d’animer la résistance politique au sein de sa propre communauté … Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga http://latinoamericana.org/2002/textos/castellano/Savoia.htm |
L’expérience afro latine
Ria Richardson
10/2/2003
J’entre dans un bar bondé de monde. Je me sens nerveuse, car beaucoup d’entre eux me regardent bizarrement. Je m’avance pour payer et la caissière se met à me parler dans un très mauvais anglais. Moi je lui réponds en espagnol pour lui rendre la tâche plus facile, et le visage de la dame change d’expression, comme si j’étais un fantôme.
Il n y a aucune différence entre moi et les autres personnes qui emplissent cette salle qui puisse les mettre mal à l’aise, excepté le fait que je suis une afro-latine.
Pour moi, ce type d’incident n’a rien anormal. Bien qu’il y ait des millions d’afro latins comme moi, beaucoup sont incapables de comprendre qu’un noir puisse également être latino. Il y a des gens dans notre école qui ont vécu des expériences similaires.
Les hispanos à la couleur de peau sombre sont descendants des esclaves africains qui furent emmenés en Amérique Latine.
Puisque nous sommes hispanos et noirs, nous appartenons aux deux cultures. “Je peux faire partie des deux races; la race noire et la race hispanique," dit Leonel Caro, un dominicain en classe de neuvième année. Nous pouvons être comme Juelz Santana, un dominicain qui fait du hip-hop, ou si on veut, on peut danser la salsa comme le vénézuélien Oscar de León.

D’autre part, certaines personnes pensent qu’un problème est survenu entre les afro-américains et les afro latins. “J’ai ressenti que les africains d’ici ne me regardent pas de la même manière, il n y a pas d’unité," commente María Yordan-Torres, une enseignante afro portoricaine de Blair. Par exemple, Luís Murillo, un afro colombien et ancien maire en Colombie déclare: “Il y avait quelques jeunes hommes afro - américains qui passaient et ils me lancèrent ‘hey, un afro américain qui parle l’espagnol,’ puis ils se sont mis à rire."
Javiela Evangelista, une dominicaine qui fait sa maîtrise en études latino-américaines et afro-américaines pense que, “En général, ceux qui ont obtenu le pouvoir sont de descendance européenne. Je crois que c’est pour cette raison qu’ils essaient de nier tout ce qui est africain," indique Evangelista.
Il y a des raisons expliquant cette ignorance. “ Je me suis rendu compte que les gens d’Amérique Centrale me regardent bizarrement, peut être parce qu’il n y a pas une forte présence africaine dans leurs pays," indique Tracey Davis qui est en onzième.
D’autres pensent que le manque de connaissance de l’africain a été causé par la présence des Etats-Unis dans la région. Evangelista pense que les Etats-Unis ont créé cette mentalité. Elle donne l’exemple de l’invasion des Etats-Unis en république Dominicaine qui ont donné le pouvoir au Rafael Trujillo. Ce dernier a essayé de “purifier" ou “clarifier" la population dominicaine. Une division s’est ainsi créé au sein de la population, affirme Evangelista.
Beaucoup de gens ne pensent pas que j’ai du sang latino. “J’étais très surprise car tu es si noire que ça m’a donné l’impression que tu es d’ici," me dit la bolivienne Andrea Sempertegui de la classe de onzième.
Je ne peux pas non plus allée dans beaucoup d’endroits sans me sentir mal à l’aise. Une fois, je suis allé acheter des billets pour aller voir le salsero Gilberto Santa Rosa. On est finalement arrivé au début de la queue et la dame en service n’a jamais fait attention à moi, elle a plutôt continué à s’occuper des gens derrière moi, comme si j’étais invisible.
Le fait de nier la présence africaine s’est aggravé. En République Dominicaine , il est très évident que la majorité de la population a du sang noir, mais beaucoup d’entre eux nient leur identité africaine. Je suis allé à Saint Domingue et il y avait des gens plus noirs que moi qui me disaient que je ne pouvais pas être dominicaine tellement je suis noire.
Il est dommage que certains afro-latinos nient leur identité et leurs racines. J’espère que l’on pourra abandonner les préjugés pour former une communauté latine plus unie.
Traduit de l'Espagnol par Guy everard Mbarga
http://silverchips.mbhs.edu/inside.php?sid=2138
Femmes afrodescendantes d’Amérique Latine et Résistances
"Tu dois faire l’amour aussi bien que tu marches"…me lançait un homme qui circulait sur la route avec son auto. "On m’a dit que les femmes noires sont de bonnes amantes", disait un autre en croyant me faire un compliment.

"Le pantalon rouge ne va pas bien aux femmes de ta couleur, cette couleur est très choquante sur elle," commentait une vendeuse en me voyant en essayer un.
C’est évident que toutes les femmes sont exposées aux agressions sexuelles dans les lieux publics, privés et dans l’environnement familial. Mais en plus de ce fardeau, la femme noire porte sur ses épaules (et sur son derrière) le mythe selon lequel elle a une hypersexualité teinte d’exotisme au sens le plus primitif du terme. Pour les femmes afrodescendantes des Amériques, lutter contre le machisme a été trois fois plus difficile au cours de la longue histoire d’oppression qui avant de leur nier leurs droits en tant que femmes leur nia leurs droits en tant qu’être humain et en tant que personne libre.
RÉSISTENCE DES FEMMES ESCLAVES
Fernando Romero dans sa classification des afronegrismes dit que le vocable negra (noire, négresse) a toujours eu parmi nous une acception raciale de caractère dédaigneux qui fut très commune, même s’il fut également utilisé en termes affectifs...
Remontons au XVIIème siècle pour comprendre le processus que vécurent les femmes esclaves. Dès la puberté, beaucoup étaient prostituées (dans le sens de mises en prostitution) et – ou étaient obligées d’avoir des relations sexuelles avec les maîtres. Elles étaient également utilisées comme reproductrices d’esclaves, c’est-à-dire qu’on les croisait avec un esclave étalon sain et fort pour avoir une main d’œuvre de premier niveau et coûtant un prix élevé.
Il y eut diverses formes de résistances. Les traditions orales conservées jusqu’à ce jour racontent que certaines avortaient sans que le maître se rende compte ou se suicidaient dans les cas de dépression extrême. Ces mesures drastiques étaient pour elles la meilleure preuve d’amour pour leurs enfants, car elles leurs évitaient la condamnation et la souffrance d’une vie d’esclave.
Un autre groupe achetait la liberté de ses enfants dans une lutte dramatique contre le temps. Plus les années passaient, plus le prix de la créature augmentait et l’argent accumulé devenait insuffisant.
Il y a également des résistances importantes dans d’autres pays d’Amérique. C’est le cas de l’esclave brésilienne Anastacia qui vécut de nombreuses années avec un masque sur le visage ressemblant à une muselière pour animaux, qu’elle ne retirait que pour manger. Son péché: elle avait refusé d’avoir des relations sexuelles avec le fils de son maître.
Les femmes afropéruviennes ont également été le symbole de la lutte contre l’oppression esclavagiste et le régime patriarcal généralisé dans toutes les classes sociales durant le siècle dernier. Dans un essai sur la vie quotidienne urbaine des esclaves en 1800, Cristine Hunefeld raconte l’histoire de la famille Lasmanuelos qui, générations après générations fit des efforts courageux pour acheter la liberté de ses membres. Les personnes qui aidèrent Manuela lors de ces premiers contacts avec la ville étaient des femmes, noires et esclaves, avec des degrés divers de relative indépendance vis-à-vis de leurs maîtres. Les hommes se sont joints à cette aide de façon lointaine, indique Cristine.
Cela signifie que celles qui se sont impliquées dans la lutte de Manuela et de son époux Manuel fut le secteur le moins reconnu de la société esclave: les femmes. La décision au sein de la famille pour savoir celui ou celle dont on allait acheter la liberté en premier favorisa largement les femmes. La raison était que elles pouvaient maintenir le lien avec l’époux et les enfants s’ils étaient séparés de l’entourage, attitude qui s’avérait toujours plus difficile pour les hommes.
REDÉCOUVRIR LES SOURCES DU POUVOIR
Il s’avère difficile d’évoquer l’identité, entendue comme l’ensemble de caractéristiques spécifiques, communes qui servent d’élément rassembleur pour que les personnes soient classées au sein de groupes déterminés. Le thème des identités ethniques interagit étroitement avec les identités sexuelles et de genre.
Pour les femmes afrodescendantes des Amériques, faire un travail à ce sujet a signifié une triple tache. La discrimination de genre est accompagnée de la discrimination raciale et de la marginalisation que cause la pauvreté. Nous pensons qu’il est important de recouvrer l’érotisme en tant que pouvoir, comme le dit l’écrivaine Audre Lorde(1).
Il est nécessaire de se convaincre du fait que l’érotisme, perçu comme une ressource fondamentalement féminine et spirituelle signifie l’affirmation d’une énergie créative qui permet de partager le plaisir physique, émotionnel, spirituel ou intellectuel, c’est-à-dire que c’est la jouissance même de la vie. Cette caractéristique est une source de pouvoir fortement conservée par les femmes noires des Amériques malgré les vexations subies. Elle a été vulgarisée, stipendiée et diabolisée au cours des années par la société, les médias et même confondue par les femmes elles-mêmes qui n’ont pas découvert son sens réel.
* S’emparer de ce pouvoir doit alors passer par la redécouverte et la revalorisation de cette arme qui peut être utilisée dans nos discours sur l’identité féminine et sur l’identité nègre.
Ce sera également un élément important pour affronter les agressions sexuelles quotidiennes auxquelles nous sommes exposées dans divers milieux.
Le jour viendra où lorsqu’on évoquera cette source, en se regardant dans un miroir, on se dira la même chose que María teresa Ramírez, poétesse dominicaine: "Ils disent que je suis brillante. Il faut voir ce qu’ils veulent dire".
* Pour se perpétuer, toute oppression doit dénaturer les sources de pouvoir au sein de la culture de l’opprimé.
(1) Audre Lorde, especial Fempress1995
traduit de l'espagnol par Guy everard Mbarga
http://www.rebelion.org/ddhh/negras170601.htm
lesbienne et féministe
Audre Lorde, femme noire,
L’indéniable héritage africain en Amérique Latine
La colonisation de l’Amérique a impliqué l’arrivée forcée sur le continent d’un grand nombre d’hommes et de femmes africains, obligées de participer a la construction de ce qu’on appelle alors le "Nouveau Monde". Par leur dimension, leur présence en nombre - numérique, leur énorme capacité de travail, leur hétérogénéité, leur richesse culturelle et leurs valeurs, les africains par leur apport ont contribué à déterminer les profils qu’allaient acquérir les sociétés américaines émergentes. Cinq siècles plus tard, cet apport reste vivace sous des formes et des rythmes en accord avec le mode de fonctionnement de ces sociétés. De nos jours, les afro descendants représentent au moins 30% de la population du continent, dépassant les 160 millions de personnes.
L’héritage africain nourrit notre identité américaine (en plus de l’apport indigène, caucasien, juif, asiatique parmi tant d’autres) même s’il a rarement été reconnu et beaucoup moins apprécié et célébré qu’il aurait dû. Son influence se ressent dans tous les coins et recoins de l’Amérique hispanique et portugaise : de Veracruz, Oaxaca et Guerrero au Mexique, en passant par les côtes du Golfe du Honduras en Amérique Centrale, sur tous les territoires insulaires des Caraïbes, sur les littoraux Pacifique et Atlantique de Colombie, au Vénézuéla voisin, au nord est du Brésil et même jusqu’au Río de la Plata, jusqu’au Cône Sud. Contrairement à une croyance répandue, cet héritage n’est pas seulement le patrimoine des afro descendants ou de ceux dont les traits physiques révèlent des liens ininterrompus avec l’Afrique.
Comme le soutient l’anthropologue et chercheuse, spécialiste de la diaspora africaine Sheila Walker "la composante afro représente une partie intégrale de la société entière dans chacune des jeunes nations d’Amérique Latine et des caraïbes ". Le bagage culturel alimente les répertoires culturels Latino-Américains. Pour le démontrer, il suffit tout simplement de considérer différentes formes d’expressions de la spiritualité, les vocables africains incorporés autant a l’Espagnol qu’au Portugais, les plats, la musque et les danses traditionnelles qui identifie chacun de nos pays. Même les noms de certaines de ces danses "nationales " furent créés en Afrique Centrale ou sont apparentés a la langue bantou (*). C’est le cas de la "samba" brésilienne, de la "rumba" cubaine et de la "bomba" portoricaine.
L’impact africain en Amérique est tellement immense qu’il touche même les pays de la région qui se sont le plus engagés dans l’exaltation de leurs "origines européennes" ou qui assurent ne pas avoir le moindre lien avec l’Afrique. Dans tous les cas, l’affirmation de l’ "européité" fut rehaussée aux dépens du passé africain, dont les traits furent proprement occultée. Dans ce sens, un des cas paradigmatiques est celui de l’Argentine. Jusqu'au milieu du XIXème siècle, le pays compta une importante composante de sa population qui était afro descendante qui résidait autour de la ville de Buenos Aires. Par la suite, cette métropole se transforma en un "Paris en Amérique" et se transforma avec fierté en reflet du Vieux Monde. De la même manière, durant les guerres d’indépendance, les noirs argentins se sont battus de façon aguerrie dans les rangs des en las filas des armées nationales naissantes.
Malgré les "oublis" de l’histoire et la négation systématique, les échos de cette présence noire continuent de résonner jusqu'à présent, même s’ils s’avèrent indéchiffrables pour les jeunes générations. Un des plats populaire et traditionnel de en Argentine est le "mondongo", même si l’on ignore que ce mot a des résonances indéniablement africaines. Certains anthropologues et chercheurs indiquent que le vocable "tango" (qui définit la danse traditionnelle du Río de la Plata) provient de "tanga" qui en langue kikongo signifie "fête ou festival".
Il faut reconnaître la multi culturalité de notre héritage, ainsi que la diversité distinctive de nos sociétés qui constitue sans doute sa plus grande force. Un processus de valorisation et de compréhension plus objectif de notre passé permettrait d’affronter plus aisément les défis de la difficile réalité latino américaine, parmi lesquels on retrouve le racisme institutionnalisé, la marginalisation politique et l’exclusion sociale des groupes ou des minorités ethniques et la pauvreté chronique des secteurs les plus vulnérables…
Traduit de lEspagnol par Guy everard Mbarga
http://www.elpanamaamerica.com.pa/archive/11302002/opinion06.shtml
(*) Aux Langues Bantous
Génocide statistique
Publié en septembre 2004
Les populations afro descendantes d'Amérique Latine et des caraïbes restent les victimes d'un rejet, à en croire les données du CEPAL (Comisión Económica para América Latina) selon lesquelles 92% de ces communautés vivent en dessous du seuil de pauvreté, alors qu'ils représentent à peine 30% de la population totale du continent, et sont discriminés ou marginalisés dans leur majorité.
L'association des Peuples Menacés ( Asociación para los Pueblos Amenazados, APA) demande à ces gouvernements d'arrêter de taire la présence de ces populations afro descendantes déjà assez lésées. La communauté internationale et l'Union Européenne doivent exercer une pression sur ces pays pour qu'ils travaillent à l'amélioration des conditions de vie des plus pauvres.
Nils Katstberg, directeur du Bureau Régional de l' UNICEF (Fondo de las Naciones Unidas para la Infancia), pour l'Amérique Latine et les Caraïbes indiquait en fin août, dans le cadre de la "Journée de sensibilisation sur l'esclavage et son impact dans la société actuelle" que les afro descendants sont ceux qui souffrent le plus de la discrimination et de la violation de leurs droits, ayant un taux d'analphabétisme 35%, ce qui démontre la faible éducation qui leur est offerte.
Le directeur de l'UNICEF a indiqué que les afro descendants subissent les nouvelles formes de l'esclavage, tels que les abus sexuels. Il a notamment insisté sur le fait important que la majeure partie des pays latino-américains sont coupables d'un génocide statistique en ce qui a trait à la publication des données relatives aux différentes ethnies en excluant des questions liées à l'ethnie d'origine. Les minorités disparaissent de ces registres, puisqu'elles ne sont pas prises en compte.
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga
