Haïti dans la conscience de la France et des États-Unis
PAR JUAN TH*
*L’auteur est avocat et journaliste.
Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/
Les États-Unis et les puissances européennes, surtout la France, ont une bonne occasion de rendre à Haïti une partie des richesses qu’ils ont arrachées à ce peuple pendant des siècles.
Je ne parle pas des miettes humanitaires suite aux 400 mille tonnes de TNT, représentant la force du tremblement de terre de 7,3 qui a dévasté Port-au-Prince, la capitale haïtienne. Les aides humanitaires ne résoudront pas le problème haïtien. Avant le séisme, Haïti était un territoire fantôme de neuf millions de morts-vivants, sans éducation, sans santé, sans avenir. Le tremblement de terre n’a fait que reprocher au «monde civilisé» la misère de la population la plus misérable du continent. Haïti, comme Fidel Castro a rappelé dans sa réflexion jeudi dernier, mérite un meilleur sort, car il s'est battu pour obtenir son autodétermination et son bien-être.
L'écrivain uruguayen Eduardo Galeano, auteur de Las Venas Abiertas de América Latina, écrivait il ya quelques temps: "En 1803, les Noirs d'Haïti administrèrent une terrible raclée aux troupes de Napoléon Bonaparte, et l'Europe ne pardonna jamais cette l'humiliation infligée à la race blanche. Haïti fut le premier pays libre des Amériques. Les États-Unis avaient conquis leur indépendance auparavant, mais il y avait un demi-million d'esclaves qui travaillaient dans les plantations de coton et de tabac. Jefferson, qui était propriétaire d’esclaves, disait que tous les hommes sont égaux, mais il affirmait également que les Noirs furent, sont et demeureront inférieurs. Le drapeau des hommes libres s’éleva sur les ruines. La terre haïtienne avait été dévastée par la monoculture du sucre et détruite par les calamités de la guerre contre la France, et un tiers de la population était tombée au cours du combat. Commença alors le blocus. La nation qui venait de naitre fut condamnée à la solitude. Personne ne lui achetait rien, personne ne lui vendait, personne ne la reconnaissait. "
Le professeur Juan Bosch, auteur du formidable livre " De Cristóbal Colón a Fidel Castro”, écrivit dans son œuvre “Composición Social Dominicana” que la révolution haïtienne fut “la seule qui constitua à la fois une guerre sociale des esclaves contre les maîtres, une guerre raciale de noirs contre blancs, une guerre civile entre les forces de Toussaint et celles de Rigaud, une guerre internationale des français et des haïtiens contre les espagnols et les anglais, et enfin une guerre de libération nationale qui allait aboutir à la création de la première république noire le monde ”.
Mais Haïti n’a connu ni la paix ni la tranquillité tout au long de son histoire. Les tyrans et les traîtres en ont eu raison, tout comme les interventions militaires. On peut dire que l'histoire d'Haïti, comme celle de la plupart des pays d'Amérique latine, est l'histoire du pillage et de la mort.
Haïti n'a pas de pétrole, ni or, ni diamants, ni forêts. Les puissances ont tout pris ce qui peut avoir de la valeur. Les multinationales ne sont pas présentes à Haïti, parce qu’il n y a pas d’affaires à y faire. C’est une partie de la tragédie de ce peuple. À Haïti il n'y a que la pauvreté, il n'y a que la mort et la désolation. Pas à cause du tremblement de terre, cela dure depuis de nombreuses années. Le tremblement de terre majeur en Haïti, c'est la faim qui les tue chaque jour, c'est la misère qui les exclut et les condamne à mort.
Les États-Unis et la France, partenaires dans de nombreuses guerres en cours, peuvent mettre en place un plan pour reconstruire Haïti. Après la Seconde Guerre mondiale, il y eut le plan Marshall qui permit de reconstruire les pays européens qui avaient été dévastés par la guerre. Taiwan doit ses progrès, non pas à un miracle, mais au soutien financier des puissances capitalistes qui tentaient de miner la révolution socialiste de Mao Tse-Toung en Chine. Les États-Unis et les autres puissances économiques du monde disposent de ressources plus que suffisantes aller au secours d'Haïti en créant un plan de reconstruction. Haïti n'est pas digne de pitié ou de tristesse. Haïti mérite une coopération économique massive qui contribue à son développement intégral.
L’Afro Américain (AA) et l’Africain Français (AF)
exercice pratique d’identité / différence
C’est bien connu la même couleur de peau n’est pas forcément synonyme de proximité culturelle ou identitaire voire sociale, sauf chez les Africains et en particulier chez les Noirs où on se donne tous du "Frère" indépendamment de ses origines. Pas forcément à juste titre...
Ce constat m’a conduit à me rebaptiser African-French (AF) en référence à l’African-American.
Pourtant des similitudes entre un AA et un AF il en foisonne. D’abord nous parlons fort. Demander à un occidental, qui surprend ou entend une conversation entre deux Africains ou un groupe de Noirs. Il vous dira au son de leur voix qu’ils sont en train de se disputer. Que nenni !
Chez les femmes AA, j’ai reconnu la même façon de pester contre ces "pères absents" si présente chez les AF
En déambulant dans le quartier historique des Noirs à Harlem à New York ou encore dans certains coins majoritairement habités par des AA à Brooklyn ou à Chicago, j’avais l’impression d’être transporté au marché Mokolo à Yaoundé au Cameroun ou au marché Colobane à Dakar au Sénégal.
Quand j’étais invité à dîner chez des amis AA, j’étais happé par des effluves envoûtantes, des odeurs d’épices et autres arômes qui me ramenaient dans la cuisine de mes tantes, mère et grand-mère.
En plus, la femme est la colonne vertébrale de la famille chez les AA comme chez les AF : elle s’occupe notamment de l’éducation des enfants ... De facto, elle est le chef de famille. Chez les femmes AA, j’ai reconnu la même façon de pester contre ces "pères absents" si présente chez les AF
Chez nombre de AA j’ai aussi retrouvé l’art de la dramatisation. Le culte pour la tragédie. Un petit rien est transformé en un +grand-tout+ ; un incident anodin devient un accrochage grave ; les récits des épopées ; un hématome un traumatisme ; une simple engueulade une dispute sanglante... Vu sous cet angle un AA n’est pas différent d’un AF.
Que dire en outre de notre approche de l’esthétisme. Nous partageons les mêmes canons de beauté. Le AA et l’AF préfèrent la femme selon Botero plutôt que l’icône des magazines de mode et des podiums. Le AA et l’AF célèbrent la femme avec une poitrine voluptueuse et une paire de fesses opulente.
Je me sens plus proche d’un "Français de souche" que d’un AA.
Il n’empêche que malgré ces points de convergence, je me sens plus proche d’un "Français de souche" que d’un AA. Prenons le sport, au coeur de nos deux sociétés.
David, mon ami AA, n’était là pour personne le jour des matches de football américain, un sport auquel je ne comprenais pas vraiment les rudiments. J’ai essayé de m’y intéresser mais je n’ai jamais réussi à éveiller une quelconque flamme au grand dam de mon ami, pour qui c’est LE sport.
A l’inverse, David n’avait pas compris que je gagne d’assaut les bars de sport en 2008 pour regarder les matches de la Coupe d’Afrique des nations de football et des mois plus tard pour le championnat d’Europe des nations de football.
Il ne s’expliquait pas que je puisse montrer tant d’engouement pour le "soccer", une discipline sportive peu exaltante selon lui. En parallèle, mon autre ami Norbert, un franco-belge, multipliait les paris sur les rencontres de football. Nous échangions nos pronostics. Nous parlions le même langage. David en était exclu. Il nous renvoyait involontairement pour sa part à notre statut d’étrangers quand il s’agissait de "sports US".
Plus qu’un hobby, David et moi avions à l’opposé une culture différente. Le football américain pour lui était au coeur de la fierté américaine, tandis que le "soccer" était un pan de mon quotidien.
Quand le AF célébrait la victoire du premier Noir à la tête du pays le puissant du monde, le AA y voyait l’aboutissement du long et ardu combat pour les droits civiques.
Ce qui me frappait aussi chez les AA, c’était l’empreinte indélébile du passé. Les blessures de leur histoire ont développé chez eux une soif de revanche et un besoin de s’affirmer contre l’autre coûte que coûte.
Certes le colonialisme et la ségrégation ne sont pas comparables et n’ont pas engendré des catastrophes physiques, sociales, psychiques identiques mais ils sont tous deux encore prégnants. Le premier sous la forme de néocolonialisme et la seconde s’est transformée en discriminations raciales.
Pour autant le AF que je suis ne s’inscrit pas dans la revanche. Il n’a pas d’acrimonie contre le colonisateur. Peut-être à tort.
Or le AA reste marqué par l’esclavage et ses relents. L’élection de Barack Obama à la Maison-Blanche n’a pas apaisé cette colère.
Quand le AF célébrait la victoire du premier Noir à la tête du pays le puissant du monde parce qu’elle signifiait, pour lui, que l’homme noir n’était pas un bon à rien, le AA y voyait l’aboutissement du long et ardu combat pour les droits civiques. Non que les deux visions soient incompatibles mais elles dénotent un état d’esprit qui distingue fondamentalement le AA du AF.
La vie m’a appris à être noire
Source: O Globo -
par: AZUETE FOGAÇA*
Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga
La première fois que j’ai écrit sur la question raciale au Brésil, c’était dans les années 70, en réponse à un texte lu dans "Folha de S.Paulo", qui comparait la société brésilienne à celle sud-africaine, et qui concluait que, si le Brésil adoptait certaines mesures semblables à celles de l’apartheid, la situation des noirs serait meilleure qu’elle l'était alors.
Presque 40 ans et de nombreuses luttes plus tard, il est décevant, mais aucunement surprenant d’observer le refus par la société brésilienne d'accepter l'existence des inégalités raciales entre nous. Si l'on prend au sérieux ce que ces messagers de l'égalité raciale disent, le Brésil serait le seul pays dont le passé esclavagiste n’aurait pas généré des préjugés, la discrimination et les inégalités basées sur les différences ethniques et culturelles entre blancs et noirs.
Il est impossible, dans ce cas de ne pas associer, d’une certaine façon, ce refus de l’existence du racisme à la négation de l’Holocauste. Dans le monde occidental, qui inclut le Brésil, la thèse absurde d’Ahmadinejad trouve une réponse juste dans l'Histoire, par les témoignages des survivants, les photos des camps de concentration, les documents du gouvernement nazi et d'autres données qui prouvent la tentative d'extermination; et la mobilisation permanente des juifs est extrêmement importante pour qu'une telle horreur ne se reproduise pas. Mais dans le cas du racisme brésilien, les faits de l’Histoire du Brésil (História do Brasil) qui révèlent les racines de la question raciale, on réserve l'oubli aux données socioéconomiques qui confirment la discrimination, on réserve la méfiance, comme s'ils s'agissaient de données fabriquées; aux témoignages des noirs sur les humiliations subies et à leurs revendications égalitaires ou réparatrices des injustices historiques, on réserve le discrédit et le message explicite de ce qu'on appelle "racisme à l'envers".
C’est dans ce contexte que la Journée Nationale de la Conscience Noire est de façon erronée perçue comme une commémoration exclusive de la population noire, alors qu’elle devrait être la journée durant laquelle cette société brésilienne, qui se dit métissée et hostile au racisme, devrait montrer sa fierté d’avoir, dans sa formation et sa construction, et aux côtés de l'héritage européen, l’immense et importante contribution des noirs.
Mais malheureusement, ce n’est pas le cas. Le discours de l’égalité s’oppose à des pratiques, qui en vérité démontrent une certaine nostalgie de la période de l’esclavage, ou du temps où les noirs se résignaient dans la condition de subalternité, de la mãe-preta (maman noire) et des mucamas qui trompaient leurs nostalgies avec les héritiers de la casa-grande, la demeure des maitres, tout comme aujourd’hui on se plaint du manque d'employés domestiques qui sacrifiaient leurs propres vies pour prendre soin de diverses générations d'une même famille. Le discours du métissage comme évidence de l'égalité raciale s'oppose au constat d qu'une grande partie de ce métissage est dû à des actes forcés, à l'usage des esclaves comme objets sexuels, une réalité qui survit d'une certaine manière jusqu'à présent, dans l'exploitation négative de l'image de la femme noire et dans la condamnation à la misère et qui conduit à la prostitution.
La conscience Noire signifie la connaissance et la compréhension de cette réalité, et du combat pour la changer. Cela veut dire créer des modèles positifs, pour que les enfants et les jeunes noires croient qu’ils peuvent être des professeurs, des ingénieurs ou des médecins, qu’il n y a rien de mauvais à avoir le nez plat et la peau foncé, que personne ne nait prédestiné à devenir un criminel ou une prostituée et qu’il faut s’organiser pour faire face aux mécanismes sociaux qui perpétuent les inégalités . Au Brésil, appeler à au métissage et se dire noir est facile. Vivre en tant que noir est difficile. Lorsque j’étais une fillette, je n'étais qu'une métisse à la peau marron. La vie m’a appris à être noire.
AZUETE FOGAÇA est professeure à l’Université Fédérale de Juiz de Fora.
Recensement 2010 au Panama : Race, ethnicité et classe sociale
ANA ELENA PORRAS*
Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga
J'ai récemment lu dans les journaux locaux, la nouvelle intéressante selon laquelle un groupe de citoyens afropanaméens mène actuellement une campagne visant à inclure la question raciale sur les ancêtres de race noire dans les Recensements Nationaux de 2010, avec l'intention de rendre visible la présence afrodescendante au sein de la société panaméenne.
Jusqu'à présent, et ce depuis 1970, nos recensements Nationaux n'incluent la question ethnique et raciale que lorsqu'elle s'applique aux autochtones du Panama, et elle a pour but de compter sa population, évaluer ses caractéristiques vitales, socioéconomiques et ses migrations.
Les conclusions que suggère cette information statistique sont brutales: (1) que les foyers de pauvreté extrême se situent dans les régions indigènes, (2) que l'État et la Nation du Panama soutiennent des pratiques systémiques d'exclusion et de discrimination de ses populations indigènes et (3) que les populations indigènes, pour leur part, ont besoin d’élaborer des projets de développement économique pour leurs régions.
Si ces expériences de recensement serviront effectivement de référence aux nouvelles proposition d'inclusion de la question sur l'ascendance africaine, il s'agira d'une action inédite en République du Panama et beaucoup plus difficile, étant donné qu'il n'existe pas de territoire régional pour les groupes afrodescendants, ni de langue différenciée de la culture dominante (face à la perte croissante de l'anglais chez les afroantillais ), en plus de la réalité d'une société raciste qui pousse culturellement l'afrodescendant à déprécier et à nier ses racines africaines par le biais de pratiques de travail, matrimoniales, de systèmes de prestige et d'exclusion économique.
Partant de là, pour obtenir des résultats raisonnablement crédibles, il faudra une campagne didactique expliquant les objectifs et les bénéfices de ce recensement, autant pour les premiers concernés que pour les autres. Il faudra également affiner la méthodologie de classification par filiation, dans les cas de métissage et dans les cas de métissage et prendre des décisions quant à suivre ou non le modèle nord-américain d'hypofiliation, par lequel seul un des ancêtres, appartenant à une minorité, dans ce cas d'origine noire, définira la classification de la personne recensée.
À mon avis, le Recensement National 2010, avec une question sur la race, offrira à tous les panaméens une opportunité précieuse de réfléchir sur la présence et la contribution socioéconomique des groupes humains afrodescendants du Panama actuel, de même que sur ce que nous sommes et ce que nous aspirons à être comme Nation, au 21ème siècle.
Cet exercice nous donnera l’occasion de faire face à la contradiction abyssale que nous avons créé entre l’utopie d’un Panama divers et pluraliste et le pays le plus inégal au monde (après le Brésil) dans les pratiques de distribution de la richesse. Les chiffres récents et fiables (2008) établissent la pauvreté au Panama à un taux de 32,7%. Je pense qu’il est absolument légitime et pertinent de rechercher entre autre chose où se situe la population afropanaméenne dans ces chiffres. Existe-t-il des relations socioculturelles entre la race, l’ethnie et la pauvreté au Panama?
Sur la route conduisant aux recensements de mai 2010, j'essaierai de contribuer à la campagne visant à rendre visible la présence de la population afrodescendante au Panama, à travers l'examen de certains concepts autour des termes “Race”, “Ethnicité ”, et “ Classe sociale ”, selon les paradigmes en vigueur de l'anthropologie culturelle et physique, de même que leurs interrelations dans les pratiques culturelles de la société panaméenne. Je vous invite à lire les articles successifs dans lesquels j'aborderai ces thèmes, qui, malheureusement, dans notre environnement, reçoivent encore le traitement que l’on dispense aux tabous : Le silence.
*Anthropologue et professeure de l'Université de Panamá.aeporras@gmail.com
L’actrice afrobrésilienne Taís Araújo et le noir à la télé
Ce n’est pas "seulement" la dictature du fer à défriser les cheveux qui est en jeu dans les cheveux bouclés que porte Taís Araújo dans "Viver a Vida" (Globe) de Manoel Carlos et qui font tant parler.
Son personnage dans le feuilleton de 20 heures marque une étape de l'histoire des Noirs dans la télédramaturgie brésilienne.
Tel est l’avis du spécialiste de la thématique, le réalisateur Joel Zito Araujo, auteur du livre et documentaire "Negação do Brasil – O Negro na Telenovela Brasileira" (Le déni du Brésil - Le noir dans la telenovela Brésilienne) "(2000). Non seulement parce qu'elle est la première vedette noire en prime time, mais aussi parce que le traitement donné au personnage est inédit. Cette fois, Taís n’est pas insérée dans un environnement blanc, comme ce fut le cas dans "Da Cor do Pecado" (De la Couleur du Péché)[feuilleton qui passait à 19 heures en 2004], lorsque l’actrice est devenue la première vedette noire dans un feuilleton dont la thématique n’était pas l’esclavage.
Dans "Viver a Vida", elle a une famille noire dans laquelle chaque membre a son histoire. Pour Joel, le fait que le personnage est un top modèle est important pour l'estime de soi des Noirs.
C’est aussi un fait sans précédent que les cheveux crépus soient valorisés et non défrisés, comme dans les rôles précédemment interprétés par Taís. Dans "A Favorita", la novela précédente dans laquelle elle jouait, les cheveux étaient si lisses qu’elle devait porter une perruque. Le responsable de la distribution des rôles de "Viver a Vida", Fernando Torquatto dit qu'il était temps pour Taís d’apparaitre avec ses cheveux naturels. Il voulait du Glamour Black, de l'exubérance des cheveux naturels.
Le secret de ces cheveux bouclés est l’hydratation et le leave-in. Le coiffeur Marco di Antonio Biaggi, une célébrité, dit que la novela renforce la tendance de l’anti – fer à défriser, bien que le personnage utilise également les cheveux lisses.
Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga
Colombie : Combattre la pauvreté plutôt que le racisme
Par Daniel Mera Villamizar*
Traduit de l'Espagnol par guy Everard Mbarga
Cela vaut-il la peine de débattre sur ce qui constitue le principal problème des Noirs de la Colombie? Il y a peu de temps, le Conseil des ministres a répondu à cette question par la négative par 'correction politique'.
En droite ligne de la tendance actuelle consistant à ne pas être en désaccord avec ceux qui s’occupent de la problématique des afrocolombiens, peut-être en partie de peur d’être taxé de «raciste», personne n’a rien dit au Vice Président Santos.
Cependant, les choses auraient été différentes si la question était posée comme suit : s'il nous était possible d'éliminer d'un seul coup un de ces deux problèmes qui touchent la population noire, lequel choisirions-nous ", la pauvreté ou le racisme? Parce que bien choisir le problème principal a son importance.
Presque tous les colombiens Noirs élimineraient la pauvreté, car leur combat quotidien porte un nom : la survie, le bien-être, le progrès. Ils savent qu’entre vivre bien tout en bataillant face aux préjugés raciaux (pas tous) ou rester pauvres dans une communauté sans préjugés raciaux, le premier choix est de loin le meilleur.
Chacun a pu constater que le respect des Noirs augmente proportionnellement à ses progrès socioéconomiques, même un chouya de plus que ce qui se passe avec les autres. En fin de compte, il est presque inévitable de conclure que les Colombiens sont plus «classistes» que «racistes».
Le débat s’arrête-t-il donc là? Pas du tout. Certaines personnes influentes pensent que le "racisme structurel» est la cause de la pauvreté de la population noire.
Même si cela était vrai, il serait plus politique et pratique de donner la priorité à la lutte contre les inégalités, plutôt qu’à la lutte contre le racisme, pour la même raison qu’il est plus facile d’invoquer les principes partagés qu’exiger des réparations pour le passé : parce que les gens seront réticents et n'accepteront (…)pas d'accusations ou la culpabilité historique, et la conversation sociale restera embourbée dans des termes négatifs ( "vous êtes racistes, non je ne suis pas raciste").
Encourager la société à avancer vers l'égalité en réduisant la (plus) grande pauvreté des groupes défavorisés peut par contre mener à un débat social plus productif.
Au fait, c’est quoi le "racisme structurel" et explique-t-il la pauvreté? On dit qu’il s’agit de «l’effet social» du «racisme quotidien et diffus du citoyen ordinaire, silencieux, culturellement établi, non explicite qui n'est visible que dans les statistiques qui démontrent les désavantages des personnes discriminées.
Il est bon de nuancer : i) il faut être «Dieu» pour discerner et percer ainsi le coeur, la raison, les valeurs et les comportements quotidiens, ii) par conséquent, qu’est ce qui cause donc la pauvreté chez les Colombiens qui ne sont pas noirs ? ii) il existe d’autres réalités structurelles comme les régions en retard de développement et isolées, et iv) c’est être extrêmement pessimiste que d’ignorer l'impact de l'éducation et l'évolution culturelle sur le comportement social.
Le «racisme structurel» comme matrice d'un champ d'étude c’est bien, mais qu’un discours gouvernemental et des politiques publiques en découlent, sans plus, est une chose à laquelle il faut penser à deux fois.
Si le racisme est le second problème, il faut continuer à l’affronter, avec plus d'imagination et d'efficacité. Mais si la pauvreté est le problème, il faut examiner les propositions avec attention. On perd très vite le point central et elles deviennent insuffisantes.
* Conseil d'Administration de la Fondation Color de Colombia
http://www.elespectador.com/columna158611-pobreza-no-el-racismo
Mon avis sur le texte : L’auteur de ce texte ignore complètement l’histoire des noirs de son pays qui sont issus de la traite négrière de l’esclavage. La société blanche colombienne a certes aussi des pauvres, mais elle a toujours eu des riches, des personnalités occupant les hauts rangs dans la société à tous les niveaux (politique, économique, dans la justice, au niveau des médias…etc…) Très peu de noirs proportionnellement à leur importance dans ce pays ont occupé ses positions. Les politiques publiques réparatrices (du type affirmative action) spécifiques sont nécessaires pour la minorité afrocolombienne. L’État colombien a toujours lutté contre la pauvreté en général, mais très souvent et tout au long de l’histoire, les afrocolombiens se sont sentis lésés, marginalisés et le rattrapage social ne s’est jamais opéré. Si cette lutte contre la pauvreté en général avait été efficace, aujourd’hui les statistiques sur les afrocolombiens ne seraient pas disproportionnelles par rapport à celles des autres communautés.
OPINION: Les noirs devraient-ils être reconnaissants pour l’esclavage ?
Par RK Byers

Je lisais les commentaires en ligne dans le New York Daily News au sujet de la femme politique du Kansas Lynn Jenkins qui suggérait que le Parti républicain avait besoin d'un "Grand Espoir Blanc", et l'un des répondants (que je suppose) Noir avait estimé comme on pouvait s’y attendre l’opinion négative selon laquelle l’attitude de Mme Jenkins est “raciste ”.
En réponse à ce message, un autre répondant (que je suppose) blanc a écrit (et il s'agit là d'une citation directe) "Reconnais tout simplement que sans les Blancs, vous ne seriez même pas ici."
Et par chance, j'étais seul, car je me suis mis à crier comme un fou et je suis tombé de ma chaise en riant. Voyez-vous, c’est exactement ce que j’avais toujours soupçonné.
La raison pour laquelle aucune plainte des Noirs et leurs complaintes continuelles face au "racisme" tombent dans des oreilles de sourds ou de malentendants est surtout qu’un grand nombre de ceux qui les entendent ne peuvent pas s'empêcher de penser à quel point nous sommes ingrats de nous plaindre.
De leur point de vue, nous avons été sauvés de notre continent arriéré, primitif, affligé par la pauvreté, et amenés ici pour notre propre bien. La façon dont ils voient désormais les choses est que, s’ils n’avaient pas été là, nous serions encore plantés sur une terre infestée par le SIDA et d’autres maladies, tout en attendant soit que l’un de nos membres soit coupé pour avoir volé un diamant d’une exploitation dans laquelle nous sommes supposés travailler ou alors tué lors d’un coup d’état inévitable.
Et alors que, bien sûr, l'esclavage en lui-même a pu être un peu dur, il devrait être perçu comme un peu plus qu’un apprentissage précédant l’accession à la civilisation humaine totale, et ce n'était certainement pas plus dur que tout ce que les Noirs endurent volontairement pour s'engager dans les fraternités et les associations étudiantes Noires. Ou même non plus à tout ce que nous avons traversé naturellement en Afrique non plus.
Selon moi, une des raisons pour lesquelles on nous gave de telles informations négatives sur l’Afrique, c’est de renforcer l’idée selon laquelle nous sommes chanceux en tant que Noirs Américains d'être ici. Nous sommes censés être reconnaissants.
Gardez donc cela à l’esprit la prochaine fois que vous ouvrirez vos bouches pour vous plaindre, Amérique noire. Si vous étiez réellement malheureux ici, vous seriez déjà partis.
Par RK Byers 31 août 2009 9:22
Traduit de l’Anglais par Guy Everard Mbarga
Source : NewsOne
Des colombiens Noirs à la Télé?

Aujourd’hui (il y quelques semaines), El Tiempo et plusieurs blogs publient la nouvelle selon laquelle la version colombienne de Grey´s Anatomy n’aura pas d’acteurs noirs. Et le débat est grand. Des acteurs noirs comme Henry Castillo, Walter Díaz et Borja se sentent discriminés.
Mais au-delà du sentiment que cela a pu ou non provoquer chez les afrocolombiens du milieu, il y a un problème plus profond : dans cette série américaine de Sony Entertainment Television qui a réussi, même en Colombie, à déloger les novelas de RCN et de Caracol en termes d’audience, les personnages noirs sont des professionnels qui ont du Pouvoir.
Oui… avec P majuscule. Ce sont des personnages réellement influents et ayant des pouvoirs dont dépendent d’autres médecins du point de vue professionnel. Dans Grey´s Anatomy, le chef du service de chirurgie, le cardiologue et le chef des internes sont Noirs … ils sont très importants.
Est-il nécessaire de poser le problème en termes raciaux? Le directeur pense que non. Selon le journal El Tiempo: “Dans la perspective de Sergio Osorio, directeur de la série en Colombie, le sujet n’est lié à aucun type d’exclusion à cause de la race. "Nous avons réalisé quelques 12 'castings' de Burgos (le personnage), mais la même chose s’est passé avec beaucoup de personnages blancs. On n’imagine pas la quantité d’acteurs qui sont restés en dehors du processus", explique-t-il.”.
Mais, selon moi, il faut évidemment aborder la discussion en termes ethniques et raciaux. Pourquoi le fait d’établir des personnages noirs dans la série à des postes de pouvoir serait, pour beaucoup, un peu moins que de la simple fiction dans un contexte comme celui de la Colombie, c’est à ce niveau qu’il faut agir pour changer cet imaginaire national généralisé dans lequel les noirs ne sont bons que pour certains métiers : sportifs, musiciens, ouvriers, vendeurs de fruits ou employés de service.
Ce sujet nous pose plus qu’une question : Quelle est la place des Noirs à la télévision colombienne?, A quels facteurs ou de qui dépend cette place?, pourquoi ce manque d’opportunités?
Au-delà de la recherche ou non des coupables, il y a un fait: la version colombienne de Grey´s Anatomy était une bonne occasion de montrer qu’en Colombie, l’histoire de cette communauté a également changé et qu’il existe désormais d’excellents professionnels Noirs à des postes de pouvoir (même si c’est à un niveau moindre qu’aux États-Unis).
Par conséquent, il vaudrait la peine de refléter cette réalité dans ce petit écran hypnotiseur, ce petit monde de grandes représentations qui raconte notre histoire et révèle les héros de nos nouvelles cosmologies.
Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga
http://lossonidosinvisibles.blogspot.com/
États-Unis : De 'Noir' à 'Africain-Américain': que sommes-nous?
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Par Farah Griffin
Traduit de l’Anglais par Guy Everard Mbarga
Depuis l'arrivée des Africains dans ce qui deviendra les États-Unis, la question de la dénomination a été centrale pour l'identité noire. La capacité de s’identifier, en tant qu’individu et comme groupe, est un acte d'autodétermination. Tout au long de notre histoire, les noms choisis par les noirs pour s'identifier représentent également des efforts de présenter une identité et un sentiment d’agent-contrôleur qui est beaucoup plus grand que l’espace confiné à eux alloué par une société suprématiste historiquement blanche.
Les premiers habitants noirs du Nouveau Monde étaient "Noirs" ou " Africains" - appelés ainsi par leurs ravisseurs européens. Il est très improbable que les captifs se soient compris comme étant Africains, car leur sentiment identitaire fondamental était peut-être la langue, la parenté, la famille, le clan et le groupe ethnique.
Ils se sont peut-être compris comme étant originaires d’une région particulière ou d'un ensemble des pratiques religieuses. Jusqu’au moment où ils ont commencée à se comprendre comme "Africain", c’était comme un élément défini comme autre que les Blancs : Essentiellement une différence de couleur de peau mais aussi de croyance, de conduite et de sensibilité.
Finalement ils allaient accepter la désignation d’Africain. Ceux qui étaient libres utilisèrent même le terme "African" pour identifier leurs premières institutions :African Methodist Episcopalian, African Methodist, First African Baptist, The African Free School. De manière significative, bien qu’on les appelait également «Noir", plus souvent que non, ils choisirent plutôt la désignation d’ "Africain". Pourtant, alors que les efforts pour encourager la colonisation commencèrent à grandir au 19ème siècle, beaucoup de noirs ont commencé à insister sur leur identité d’Américains et sur leur investissement et leur contribution à la nation en plein essor.
Tout au long des 18ème et 19ème siècles, les Africains asservis et leurs descendants allaient de différentes manières faire allusion à eux comme "Noir ", "negro", "Coloré" et " africain- américain ".
Avec le mouvement de conscience noir des années 60, les jeunes noirs adoptèrent le terme "Noir", qui avait auparavant été utilisé de manière péjorative.
Le mot "Noir" était perçu comme un terme qui embrassait et incluait des personnes à la peau noire à travers le monde : une désignation qui marquait la force, la beauté et le nombre. Ce terme était également libre de toute association avec une nation, un état, ou même l'hémisphère Occidental
De manière significative, aucun des tout premiers termes n'avait été utilisé pour ne signifier que la couleur de peau, tout comme ces personnes s'appelant "'Africain", " africain américain ", "Negro", "Colored" et "Noir" qui étaient de toutes les couleurs imaginables.
Fondamentalement, il s’agissait là de désignations politiques, culturelles et historiques. (Pendant les années 80 de jeunes activistes britanniques ont commencé à utiliser le terme "Noir" pour identifier à la fois des personnes afrodescendantes et ceux dont les ancêtres venaient de l’Inde.)
Lorsque le Révérend Jesse Jackson a vulgarisé le terme africain américain dans un discours en 1988, c'est devenu une façon de reconnaitre à la fois une identité nationale ainsi qu’une relation avec tous les afrodescendants.
Il n'est pas surprenant que le terme soit rentré dans l’usage populaire pendant la campagne Présidentielle 1988 de Jackson. Au cours des deux dernières décennies, la question de l’identité noire aux États-Unis reste vivante.
Cette fois, le défi ne provient pas d'une force raciste extérieure mais des différences intra-raciales rendues plus évidentes par l'immigration à grande échelle des noirs du continent Africain et des Caraïbes.
Bien que de tels immigrants soient toujours venus aux États-Unis, les pressions de la lutte des noirs pour la liberté pendant les années 60 ont conduit à l'Immigration Act de 1965, qui a révisé les nombreuses restrictions basées sur la race contenues dans la législation précédente.
Par conséquent, le nombre de noirs ayant des racines plus directes en Afrique Sub-saharienne a triplé au cours des vingt dernières années, tandis que le nombre d'immigrants en provenance des Caraïbes a augmenté de presque 60 %. Ces changements démographiques défient les limites du vocable Africain américain.
L'expression en elle-même est certainement assez large pour couvrir tous ces groupes, mais elle ne reconnaît pas la spécificité historique de chacune de leurs expériences et leur rapport historique avec l'état nation.
Pourtant, dans cette ère de globalisation accrue, cette expression est peut-être trop étroite.
Je partage l’avis de la poétesse Gwendolyn Brooks, qui préféra toujours le terme "Noir", parce qu'il incluait les gens à travers le monde entier - de l'Afrique à l'Asie, l'Europe, du Pacifique Sud et des Amériques.
Farah Griffin est Professeure d’Anglais et de Littérature Comparée et des Études Africaines-Américaines; Directrice de l'Institut de Recherche en Études africaines-américaines (Institute for Research in African-American Studies)à l'Université de Columbia. | |
http://www.thegrio.com/2009/07/black-or-african-american.php
Réflexions sur le discours d’Obama à l’Afrique : les colonisateurs ne sont jamais partis

Par Aisha Brown
Traduit de l’Anglais par Guy Everard Mbarga
Le 11 juillet 2009 fut un jour historique pour les États-Unis et pour le continent africain alors que le premier Président africain-américain Barack Hussein Obama s’est rendu à Accra, au Ghana ouu il s’est adressé au Parlement Ghanéen.
La simple présence du président Obama en tant que fils d'un éleveur de chèvre kényan et leader du monde libre était la preuve d’un puissant changement symbolique dans la politique globale. Lors de son premier message présidentiel adressé au continent africain, le Président Obama a promis le soutien des États-Unis pour les dirigeants démocratiques africains et pour son développement socio-économique.
Il a déclaré que "l'histoire est en marche" et que "l'avenir de l'Afrique est entre les mains des Africains." Le président a aussi tendu la main de l'Amérique comme partenaire de l'Afrique en déclarant que "... au 21e siècle, nous sommes appelés à agir selon notre conscience et notre intérêt commun" pour ce faire.
Le discours du président Obama en Afrique, bien qu'empreint d’espoir, reflétait tout de même la même arrogance, le déplacement du blâme et le paternalisme que les dirigeants Occidentaux montrent depuis que les nations indépendantes du continent ont commencé à émerger.
Les puissances Coloniales restent fermement impliquées dans l’avenir des Africains parce qu'elles ne sont jamais parties. Après la mort du colonialisme traditionnel, le néo-colonialisme lui a succédé dans son règne sur le continent.
Les monarques et les chefs d'État européens ont vite été remplacés par les directeurs généraux, les sociétés multinationales et les investisseurs privés. En ébranlant davantage l'autonomie africaine, le Fonds Monétaire international (le FMI) et la Banque Mondiale sont intervenus pour noyer les espoirs de développement intérieur de l'Afrique avec les milliards de dollars de prêts à taux élevés et des Programmes d'Ajustement Structurels (PAS), qui coupent des programmes sociaux essentiels centrés sur l'éducation et la santé maternelle et de l’enfant, pour promouvoir la privatisation et le commerce avec ses anciens colonisateurs.
Les Africains ne peuvent pas contrôler leur avenir parce qu'il a été acheté par les sociétés multinationales appartenant aux Occidentaux et par des institutions financières globales depuis des décennies. En outre, les allégations d'abus commis contre les Africains par les sociétés néocoloniales sont nombreuses.
Le 8 juin 2009 la compagnie pétrolière Shell (Royal Dutch Shell) a payé 15,5 millions$ aux populations d’Ogoni au Nigeria après avoir été reconnue complice de violation de leurs droits humains, incluant l'exécution en 1995 de l'activiste et auteur Ken Saro-Wiwa et de huit autres personnes.
Pendant ce temps en Afrique du Sud, des compagnies européennes spécialistes de l’exploitation minière de diamants et d'or continuent de compromettre la sécurité et la santé de leurs employés; beaucoup ne fournissant pas les soins de santé adéquats ou des environnements de travail sécuritaires à leur personnel.
Et au Congo, la quête de la France pour l’acquisition des ressources minérales et les minéraux comme le coltan, utilisé pour alimenter les téléphones cellulaires, les iPods et les ordinateurs portables a alimenté des décennies de guerre civile dans le pays.
Tout comme les colonisateurs dessinèrent la carte coloniale il y a une génération, les néo-colonialistes sont en train de partager les ressources du continent de manière à approfondir les conflits ethniques et les conflits liés aux frontières nationales créés il y a 50 ans. Le président Obama a déclaré dans son discours à l’Afrique que "la Liberté est votre héritage. Maintenant, c'est votre responsabilité de construire sur la fondation de la liberté."
Mais l'Occident n'a pas libéré l'Afrique. Les chaines d'il y a un siècle restent visibles. Le paternalisme doit mourir pour que les Africains puissent réclamer cette liberté. Ce sont chacun des dollars de dette internationale et chaque de ces sociétés étrangères qui contrôle ses ressources. Si la liberté est l’héritage de l'Afrique, alors, le vieux modèle Occidental de néo-colonialisme et de paternalisme doit mourir pour que les Africains puissent la mériter.
Aisha Brown - Fondatrice du Projet Global Awareness et Associée du Programme Racial Wealth Divide de Institute for Policy Studies





