San Basilio de Palenque, une histoire de liberté
‘Viajes a la memoria, la huella de una nación’ se poursuit ce samedi 29 mai à 11:00 p.m. par la chaine Caracol, avec ce documentaire consacré à San Basilio de Palenque, dans lequel la présentatrice Mabel Lara sera la voyageuse qui découvre l’histoire de ce lieu.
Bogotá, D.C. mayo de 2010. La présentatrice Mabel Lara effectuera un voyage mémoriel dans un territoire qui s’est figé dans le temps, San Basilio de Palenque, lieu mythique auquel elle est unie depuis qu’elle a pris connaissance des luttes des noirs pour la liberté, un lieu de plus déclaré en 2005 comme ‘Chef d’Œuvre du Patrimoine Oral et Immatériel de la Humanité’ par l’UNESCO.
L’histoire centrale su quatrième chapitre de la série documentaire ‘Viajes a la memoria, la huella de una nación’( Voyages mémoriels, l’empreinte d’un nation) porte le titre ‘Una historia de libertad’ (Une histoire de liberté). Cette production sera consacrée à la liberté et à la résistance culturelle vécue par San Basilio de Palenque. Le chapitre raconte les événements de la fin du 16ème siècle et du début u 17ème siècle lorsqu’à Carthagène des Indes arrivèrent cent hommes et femmes africains qui allaient devenir des esclaves.
Parmi eux, allait se distinguer l’histoire de Benkos Biohó, un esclave né dans la région de Biohó (Guinée Bissau – Afrique de l’Ouest), qui fut séquestré par le trafiquant portugais Pedro Gómez Reynel, vendu au commerçant Juan Palacios et plus tard revendu à Cartagena à l’espagnol Alonso del Campo en 1596.
Biohó, connu comme l’un des leaders des esclaves marrons en Colombie, a réussi à échapper vers la région forestière en s’éloignant vers e sud-est de Carthagène d’où il organisa la résistance des noirs contre les espagnols, qui deviendra plus tard le Palenque de San Basilio. De là, on organisait les fuites des esclaves marrons, déclaré par Décret Royal du Roi d’Espagne en 1713 comme le premier Pueblo Libre d’Amérique.
Tout au long de ce voyage nous verrons comment les habitants de San Basilio de Palenque sont profondément convaincus qu’ils sont les héritiers d’une tradition de lutte qui a commencé il y a plusieurs siècles. Des hommes, des femmes, des enfants et des personnes âgées résistent et maintiennent en vie leurs souvenirs qu’ils transmettent fièrement en langue des palenques et avec le son libre du tambour.
'Viajes a la memoria, la huella de una nación' est un projet audiovisuel en format documentaire qui commémore le Bicentenaire des Indépendances, lequel est coordonné par la Direction des communications du Ministère de la Culture et l’Université d’Antioquia, avec le soutien de la ChaineCaracol.
Profil du voyageur:
Mabel Lorena Lara, journaliste et présentatrice de nouvelles est née à Puerto Tejada (Cauca) et considère Cali comme sa seconde ville. Communicatrice Social spécialisée en Gerencia Sociale de la Pontificia Universidad Javeriana. Après avoir travaillé sur la chaine régionale Telepacífico pendant sept ans, elle a été appelée pour intégrer l’équipe journalistique de la Chaine Caracol. Elle est une activiste de la lutte contre le cancer du sein, elle a intégré le groupe honorable des cinq finalistes du célèbre concours de la Femme Colombienne Fucsia La Riviera 2008, entre autres décorations qui l’ont distingué dans le milieu journalistique national.
Traduit de l’espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/
Les noirs jouent des seconds rôles dans leurs propres histoires à la Tv brésilienne
Les feuilletons ayant pour sujet l'esclavage racontent encore les faits selon la vision des blancs.
Dans les histoires que la télévision brésilienne raconte au sujet de l'esclavage au Brésil, il est fréquent de voir des acteurs noirs occupant des rôles de soutien et des acteurs blancs occupant les rôles principaux.
Alors que l’on célèbre en ce 13 mai l’abolition de l’esclavage au Brésil, le reportage de R7 est découvrir les raisons profondes qui expliquent ce type de représentation.
Pour Daniel Martinez, titulaire d’une Maîtrise en sociologie à l'UFMG (Université Fédérale de Minas Gerais), la représentation des esclaves dans les feuilletons et les miniséries répète l'histoire que les Brésiliens apprennent à l'école.
La novela n’est que l’un des autres espaces dans lequel le discours que nous apprenons dans les livres d'histoire est répété, dans lequel le noir ne reste qu’un esclave qui fut libéré par la bonté de la Princesse Isabel [qui a signé la libération des esclaves en 1888].
Le sociologue tient à rappeler que le premier feuilleton Brésilien ayant une actrice noire est Xica da Silva avec Taís Araújo qui passait entre 1996 et 1997 sur Manchete, une chaine aujourd’hui disparue.
- Elle jouait effectivement le rôle principal. Mais elle a réussi à devenir l’épouse du négociant en diamants, elle avait des esclaves et elle assumé l'identité blanche. Elle mettait même la poudre de riz sur son visage pour garder la peau claire.
Martins affirme qu’il manque encore à la Télévision une production qui dépeint le quotidien du Brésil esclavagiste selon la vision des habitants de la senzala, mais il ne croit pas à la réceptivité du spectateur.
- Je pense que le Brésilien a encore des préjugés, et je ne sais pas si un feuilleton de ce type aurait de bons taux d’audience. C’est pourquoi je pense qu’il est difficile que cette révolution se produise. À la télévision, comme dans Sinhá Moça, les Noirs doivent encore être sauvé par les Blancs. Le feuilleton n’a pas encore réussi à quitter la grande maison (celle du propriétaire) pour effectivement aller dans les quartiers des esclaves (senzala).
La vision des noirs serait intéressante selon Mary Ceica
L’actrice de Record, Mary Ceica dit qu'elle ne pense pas que le public ait des préjugés, mais plutôt qu’il n’est pas habitué à voir la vision des choses du noir au premier plan.
- Les novelas racontent encore l’histoire à partir du regard du dominateur. Le téléspectateur essaie toujours d’avoir de l’affection pour les personnages noirs. Changer la vision de l’histoire serait hyper intéressant et je pense que le public accueillera bien un tel changement.
L'actrice, qui a récemment joué le rôle de la servante Quinlá dans la minisérie A História de Ester espère que Record va continuer à investir dans la production épique et elle propose même une histoire biblique, où les Noirs ont un rôle majeur.
- La reine de Saba était noire et était très importante ... Peut-être que c’est de là que provient l'histoire du roi Salomon.
Source : R7
Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
La La Vazquez: "Je suis noire, et je suis portoricaine "
Par Latina Staff
Traduit de l’Anglais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/
La La Vazquez n’est pas la femme-trophée d’une star de la NBA. Bien sûr, elle est la fiancée de la star de la NBA Carmelo Anthony. Mais dans le numéro d’Avril 2010 du magazine Latina, Vazquez, 30 ans, précise qu’elle a roulé sa bosse longtemps avant cet épisode.
La La Vazquez correspond parfaitement à la description de la femme indépendante, même si elle partage son lit avec son multimillionnaire, joueur de basket-ball, son fiancé, Carmelo Anthony. "Je ne pense pas que les gens comprennent à quel point j’ai bossé dur pour obtenir ce que j’ai," indique-t-elle à Latina. Elle sait que les gens ont des questions, et elle est prête à y répondre.
"Malgré tout ce que j’ai accompli par moi même," dit Alani "La La" Vazquez dans le numéro d’Avril 2010 de Latina magazine, "Je sais ce que les gens disent de moi: '[Carmelo] ne va pas l’épouser. Elle a cette alliance, mais il l’a fait maintenant attendre. Il ne l’aime pas vraiment...' Pour une fois...J’aimerais raconter l’histoire telle qu’elle est. Et non pas telle qu’on la raconte."
"Je quittais l’antenne à 6 heures, je prenais une douche et je me rendais directement en cours" se souvient La La de ses débuts à la radio alors qu’elle était à 16 ans une animatrice vedette durant la tranche de nuit (dans une radio) à Atlanta. Quand Ludacris a obtenu sa propre émission, La La a dû faire une pause avec la sienne pour devenir sa partenaire en ondes. "Ils ne voulaient pas de moi là-bas," indique-t-elle à Latina. " On en plaisante aujourd’hui. Mais je devais me battre pour m’accrocher à ma place."
Parlant de sa fiancée, la star des Denver Nuggets Carmelo Anthony indique à Latina Magazine : "Je ne la faisais pas attendre. Si j’attendais quelque chose, c’était qu’elle se pose. Elle faisait ses propres choses, elle s’occupait de ses affaires et on était heureux. Lorsqu’est venu le temps de passer à l’étape suivante, nous l’avons fait. Point barre."
Sur ses origines noires portoricaines:
À propos de “L’essai,” comme elle dit solennellement : “The responses hurt” ; un article à la première personne qu’elle a récemment écris pour Latina.com sur le fait d’être portoricaine, et dans lequel elle explique que, depuis son enfance, les gens ont souvent assumé qu’elle est noire. “Ce que je suis effectivement!”, dit elle en criant presque.
“Mais je suis aussi 100% portoricaine et j’en suis fière. Les gens ont déformé les choses et pensaient que je disais que je suis portoricaine et que je ne suis pas noire. Ce n’est pas ce que je disais. C’est tout simplement que quand je dis à quelqu’un que je suis portoricaine, je ne veux pas m’entendre répondre par la personne ‘Tu n’es pas Portoricaine, tu es noire.’ Comme si tu ne peux qu’être l’un ou l’autre. Est ce que je ressemble à Jennifer Lopez? Non. Clairement, je suis une femme noire. Quelque soit la manière que tu veux définir cela, c’est ce que je suis. Et je suis aussi une femme hispanophone Portoricaine. Un point un trait.”
La télévision états-unienne ouvre les portes aux Afroaméricains
Photo: Archivo particular
De gauche à droite: Marg Helgenberger, Paul Guylfoyle et Laurence Fishburne, de 'C.S.I'.
'C.S.I.' et les nouveaux projets poilciers auront des acteurs de 'race noire' comme protagonistes.
Il y a cinq ans, une reprise de la série Kojak, le célèbre détective chauve et amateur de confiseries qui immortalisa l’acteur Telly Savalas dans les années 70, ne put soutenir son audience. Malgré l’expérience de l’acteur afroaméricain Ving Rhames (l’acteur principal), la trame n’allait pas plaire et la série fut annulée après sa première saison.
Même si le pari était risqué pour la chaine américaine à l’époque, la situation a désormais radicalement changé, puisque les acteurs Noirs sont les protagonistes de plus en plus de séries et de projets ambitieux à la télévision américaine.
Laurence Fishburne, choisi comme acteur de C.S.I. en remplacement de William Petersen en est un bon exemple. Dans son rôle du docteur Raymond Langston, il est regardé en moyenne par 100 millions de spectateurs dans le monde entier.
On se souvient également de Fishburne, qui a fait le saut au petit écran après une carrière intense au cinéma, comme le premier acteur noir à avoir interprété Otelo au cinéma en 1995.
Il n’est pas le seul. Désormais Forest Whitaker (Le Dernier Roi d’Écosse) est l’acteur principal d’une nouvelle série policière basée sur le succès de Criminal Minds.
C’est également le cas de la britannique Gugu Mbatha-Raw, qui jouera un rôle dans Undercovers, le projet le plus récent de J.J. Abrahams, (créateur de Lost et d’Alias); qui tourne autour d’un couple qui cache une vie consacrée à l’espionnage.
Mbatha-Raw a participé à la nouvelle version de la série de science fiction Dr Who. L’acteur Dennis Haysbert, un des premiers à interpréter un président noir à la télévision pendant quatre saisons dans la série 24, a amené la chaine NBC à étudier la possibilité de mettre à l’écran Making Friends With Black People, une comédie sur un afroaméricain qui se consacre à la politique, une trame devenue familière depuis le phénomène présidentiel de Barack Obama.
Bien que les minorités raciales ont une apparition garantie dans les productions télévisuelles états-uniennes, le nouveau terrain gagné (c’était déjà le cas dans la comédie depuis de nombreuses années) est lié aux changements politiques expérimentés par le pays dans son histoire récente.
Ce panorama est partagé par Jada Pinkett, actrice et épouse de Will Smith, qui a un travail garanti grâce à la confirmation de Hawthorne, un drame médical sur TNT.
"La planète est en train de changer et la télévision devra le refléter", disait Shonda Rhimes, la productrice de Grey's Anatomy'dans une phrase célèbre lors d’une entrevue. Cette série s’est caractérisée par le fait de compter trois personnages principaux noirs. Dommage pour Ving Rhames, puisque l’époque actuelle aurait été la meilleure pour garder Kojak en vie.
Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/
Aucun premier rôle Afro dans la version colombienne de Grey's Anantomy
Même si à première vue, il s’agit d’une décision peu significative, elle a causé un certain malaise, étant donné que la série américaine compte deux personnages afroaméricains parmi ses acteurs principaux.
L’acteur Henry Castillo est l’une des principales victimes de cette situation. Il explique s’être présenté à l’audition pour le rôle de Javier Burgos, un cardiologue qui dans la version originale est interprété par Isaiah Washington.
"On m’a appelé il y a presque deux mois et on m’a envoyé le synopsis du personnage et deux scènes. Au départ, il s’agissait d’envoyer une vidéo, mais je n’étais pas le seul, puisqu’ils ont également appelé Walter Díaz (qui a pris part à la série Luzbel), qui vit en Floride", se souvient Castillo.
Il indique qu’il a parlé avec l’équipe de production de la série et leur a proposé de se déplacer pour passer l’audition à Bogotá. Le même scénario s’est produit par Díaz. "À l’époque, je leur ai dis que j’étais en vacances (étude linguistique) et que je pourrais voyager, mais lorsqu’ils m’ont expliqué qu’ils n’avaient pas d’argent pour le billet, j’ai décidé de m’y rendre par mes propres moyens".
Castillo reconnait que la production ne lui a jamais assuré qu’il obtiendrait le rôle, mais, il a précisé qu’il avait voyagé car le directeur lui a fait comprendre qu’il y avait de grandes possibilités qu’il incarne le personnage.
Après un vol éclair, il a fait les auditions et il est retourné aux États-Unis Selon lui, Díaz a également atterri à Bogotá pour les essais. Le temps a passé, et le téléphone des acteurs n’a jamais sonné, et plus tard, ils ont appris qu’ils n’avaient pas été choisis et le rôle avait attribué au cubain Rolando Tarajano, qui n’est pas noir.
De plus, l’acteur Jorge Cao, lui aussi Cubain, a été choisi pour l’interprétation d’un autre personnage afroaméricain dans la production américaine.
Il s’agit de Ricardo Cepeda, directeur de l’hôpital où se déroule l’intrigue de Grey's Anatomy.
"Il me semble terrible qu’en Colombie où l’on a 30% de population afro, qu’on ne la voit pas à la télé. Je prends souvent part à plein d’audition, mais on m’appelle trop peu souvent, c’est le business, mais, pourquoi changer les deux personnages noirs ?", demande Castillo.
Selon Sergio Osorio, directeur de la série en Colombie, le sujet n’a rien à voir avec une quelconque exclusion raciale.
"Nous avons réalisé quelques 12 'castings' de Burgos (le personnage), mais la même chose s’est passé avec beaucoup de personnages blancs. On n’imagine pas la quantité d’acteurs qui sont restés en dehors du processus", explique-t-il.
Selon lui, au début, on a voulu respecter le format de la série originale en cherchant des acteurs de race noire, mais "comme les options ne cadraient pas avec les exigences des personnages, nous avons décidé d’aller dans un autre sens", ajoute Osorio.
Pour sa part, l’acteur Óscar Borda, qui n’a pas participé à l’audition pense que cette situation reflète ce que vivent les artistes de sa race dans le milieu.
"Malheureusement, personne n’a accordé de l’importance au noir en tant que tel. Ici, il y a des acteurs comme Ramsés Ramos, Jorge Montarrosa, James Vargas ou Luis Tamayo, 'El Palabrero' de la telenovela Guajira, qui ont une grande qualité ", affirme Borda.
Même s’il affirme qu’il n’a rien contre les acteurs choisis, il affirme que les situations comme celles là impliquent une attention plus profonde quand aux opportunités qu’e les afrodescendants ont à la télévision.
"Il faut que l’on réglemente (comme au États-Unis) de telle sorte que chaque série ait un noir, évidemment, avec le talent et la qualité exigée par le rôle qu’on lui attribue. En plus, si on copie les séries étrangères, copions les au moins bien ", conclue-t-il.
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga
http://www.eltiempo.com/culturayocio/tvyfarandula/protagonista-de-version-colombiana-de-greys-anantomy-no-sera-negro_5619328-1
Série documentaire sur les Afrodescendants d'Amérique Latine
Afro-Latinos "La historia que nunca nos contaron*" est une série documentaire pour la télévision produite de manière indépendante par Creador Pictures, LLC. Le programme illustrera l'histoire et célébrera la riche culture des populations d’ascendance Africaine.
Le documentaire couvre l'histoire, partant de la manière dont les esclaves ont été amenés en Amérique Centrale et du Sud et de la période durant laquelle cela s’est produit, en passant par les sujets relatifs à l'identité dans la communauté espagnole d'aujourd'hui. On estime à environ 200 millions le nombre d’Afrodescendants en Amérique latine, mais la majorité d’entre eux ne détiennent ni pouvoir politique, ni pouvoir économique.
Ce documentaire nous amène à connaître les Afrolatinos qui se trouvent dans les nations de langue espagnole et portugaise. Il renseignera également les personnes désinformées et conduira, nous l’espérons - à des changements sociaux dans toute Amérique Latine.
La série documentaire débute avec le trafic des esclaves vers les années 1500 et rappellera les Marrons et leurs communautés de palenques. Il couvrira la théorie polémique de la présence africaine en Amérique préhispanique.
Elle se poursuit en analysant la proximité et les différences religieuses entre l'Église Catholique et les pratiques Yoruba et le Vaudou. On en apprend également de ces cérémonies religieuses et sacrées à travers la danse et la musique. Le tambour est par exemple un instrument très spécial utilisé dans la musique latine aujourd’hui, mais combien des personnes connaissent son histoire ? Le documentaire aura aussi un segment consacré à la gastronomie Afrolatine, qui montrera l'influence Africaine sur la vie des Latinos.
On retrouve encore des dialectes Africains mélangés à l'Espagnol dans des endroits comme San Basilio de Palenque, et nous avons même découvert un dictionnaire de mots espagnols d'origine Africaine. L'identité sera un segment spécial étant donné qu'il concerne des millions d'Afrolatinos au niveau mondial. Nous interviewons des personnes des États-Unis à l'Argentine sur des sujets tels que "les bons cheveux, les mauvais cheveux”, les mariages interraciaux et encore plus, beaucoup plus.
L'un des chapitres les plus importants du documentaire est celui qui traite des sujets sociaux qui affectent les communautés Afrolatines. Nos producteurs n’ont pas seulement documenté les problèmes, ils ont de plus vécu dans les communautés pour obtenir une information de première main sur leur situation.
Nous avons constaté que dans la majorité des pays, il y a un manque de soutien du gouvernement, peut être à cause de la discrimination ou simplement à cause de la corruption, mais ce documentaire va plus loin pour relater la réalité.
Nous espérons qu’il permettra de rendre les frères et sœurs Afrodescendants visibles aux yeux des hommes politiques et de la société en général. Réalisons des changements pour nos populations, et que justice et égalité soient établies.
* Afrolatinos, l'histoire qu'on ne nous a jamais raconté. Série documentaire
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga
Taís Araújo jouera le rôle principal d’une novela en grande heure d’écoute sur Globo
L’information a été donnée le 6 mars dernier en soirée au cours d’une conversation de l’auteur Manoel Carlos avec Taís Araujo. L’actrice jouera le rôle d’Helena, premier rôle de “Viver a Vida”, une novela qui remplacera “Caminho das Índias” en grande heure d’écoute sur TV Globo.
Grâce à ce rôle, Taís fait désormais partie d'une groupe sélect d'actrices comme Regina Duarte, Cristiane Torloni et Vera Fischer, qui ont déjà été baptisées Helena dans des œuvres antérieures de cet auteur qui a l’habitude de toujours faire porter ce nom au premier rôle dans ses novelas. La première performance de Taís Araújo dans un premier rôle à la TV fut dans la novela “Xica da Silva”, de l’ancienne TV Manchete. Après sept ans sur Globo, elle joue son premier rôle en tant qu’actrice principale pour cette chaine, dans le rôle de Preta, de la novela ”Da Cor do Pecado”. Une autre performance de taille sur cette chaine pour Taís fut dans le rôle d’Ellen dans “Cobras e Lagartos” dans laquelle elle donnait la réplique à l’acteur Lázaro Ramos. Elle a récemment joué le rôle d’Alícia dans la novela ”A Favorita” aux côtés de Milton Gonçalves. La première de “Viver a Vida” est prévue le 14 septembre prochain. Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga http://www2.afrobras.org.br/index.php?option=com_content&task=view&id=359&Itemid=1 |
Des nouvelles de la journaliste Afrocolombienne Mabel Lara

Mabel Lara, la nouvelle présentatrice afrocolombienne de Caracol Noticias a été désignée l’une des femmes les plus représentatives de la Colombie par les lecteurs de la 'Revista Fucsia'.
"Je suis un produit et en tant que tel, j’ai beaucoup à donner ", indique Mabel Lara, la nouvelle présentatrice de Caracol Noticias, qui depuis son arrivée à Bogotá s’est transformée en un méga phénomène médiatique. Et elle n’arrive pas à trouver une explication à cela. "Peut-être est ce parce que je représente beaucoup de femmes ordinaires, parce que je suis noire ou pour la crédibilité que je reflète", répond-elle, encore surprise par ce qui lui est arrivé en si peu de mois et pas certaine d’avoir trouvé la bonne raison pour le justifier.
Ce qui est sûr, c’est que cette femme noire aux traits fins et aux réponses courtes a réussi en moins d’un mois à se positionner dans le monde de la présentation des nouvelles, et son visage est désormais reconnu, non seulement par les téléspectateurs de la Valle del Cauca, mais également par ceux de tous les coins du pays.
Bien que la célébrité lui soit tombée dessus plutôt qu’elle ne s’y attendait, Mabel Lara garde les pieds sur terre et reste convaincue qu’elle a encore beaucoup à démontrer et un long chemin à parcourir. "Les gens n’ont pas encore vu ce dont je suis capable en direct, lors de retransmissions spéciales dans la rue, soit tout ce qui constitue en fait mes points forts ", dit-elle, convaincue par les sept années durant lesquelles elle dirigea et présenta un magazine d’information quotidienn et en direct sur Tele Pacífico.
Mais sa plus grande fierté réside dans le travail social qu’elle effectue depuis des années avec passion dans des fondations sans but lucratif avec les communautés de déplacés, des femmes chef de famille et dans le cadre de la lutte contre le cancer du sein. "Je suis journaliste spécialisée en gestion sociale et je me vois travailler exclusivement dans ce domaine quand ma tête et mon corps ne me permettront plus de faire de la présentation ".
Cependant, avec son regard chaleureux et son timbre de voix impressionnants, elle a attiré l’attention des téléspectateurs à présent devenus ses fans inconditionnels. Ces derniers d’ailleurs ont voté en masse pour qu’elle soit élue la Femme de l’année 2008 par la Revue Fucsia, qui l’a nominé en compagnie de femmes importantes et représentatives du pays. Et là encore, comme si cette reconnaissance si soudaine ne suffisait pas, elle a obtenu la deuxième place, tout à fait honorable si l’on tient compte du fait que la gagnante n’était autre que la première dame, Lina Moreno de Uribe et qu’elle s’est placée devant des personnalités comme Clara González de Rojas et Íngrid Betancour dont on a tant parlé ses derniers temps.
"Les noirs ont voté pour moi, je pense qu’ils ont fait bloc et se sont envoyés des courriers. Le plus significatif dans tout ça, c’est ce que m’a dit la directrices de la revue ; que chacune de nous représente la femme colombienne et je crois que beaucoup s’identifient à moi ", précise-t-elle.
Elle est heureuse, même si ses journées sont intenses et débutent avant même l’apparition du soleil. Elle se réveille à quatre heures du matin pour être ponctuelle à la chaine de télévision, où après l’incontournable session de maquillage, elle se prépare pour l’émission de sept heures du matin. Quand elle se termine, Mabel participe à la réunion de la rédaction, déjeune rapidement et va dans la rue pour faire ce qu’elle aime le plus : "M’imprégner de la réalité et des gens, car le présentateur qui oublie son côté journaliste à coup sûr s’efface peu à peu", explique-t-elle.
Avant la mi-journée, elle retourne à la chaine pour retoucher son maquillage et animer l’émission suivante qui se termine à trois heures de l’après-midi. Là prend également fin son rôle de présentatrice et débute celui d’épouse et de femme d’affaires, puisqu’elle partage avec son partenaire une boite de production d’émissions télévises qui gère actuellement divers projets.

Pour l’instant, cette femme originaire du département du Cauca, née à Puerto Tejada et ayant grandi à Cali veut continuer à prendre du plaisir dans son travail de présentatrice et journaliste de la chaine Caracol, même si de nombreux médias ont déjà affirmé qu’elle a reçu une proposition intéressante d’une chaine internationale. "Je ne veux pas en parler. Je suis là où je suis, un point un trait", conclut Mabel.
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga
Source: Carolina Abad
Des Youtube de Mabel Lara 1 , 2, 3
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Mábel Lorena Lara Dinas , journaliste afrocolombienne de Telepacífico

En s’appuyant sur un effort constant en terme de créativité, la journaliste Mábel Lorena Lara Dinas a consolidé sa position dans la conduite et dans la direction de l’émission recueillant le plus d’audience de Telepacífico.
En juillet 2005, Mábel Lorena Lara Dinas a fait un pas important dans sa carrière professionnelle, qui l’a placée devant le public colombien et étranger lorsqu’elle a pris la tête de la présentation de l’émission la plus harmonieuse de la chaine Telepacífico.
Après trois années passées à la présentation de Nuestra Herencia (Notre Héritage), une émission de contenu folklorique, sur les coutumes et sur la culture afrocolombiennes, la communicatrice originaire de Cauca a atteint l’un de ses plus grands rêves en devenant l’image institutionnelle du Canal du Soleil (El Canal del Sol).
Critique, audacieuse et réflexive, Mábel Lorena n’a pas laissé sa beauté s’imposer sur le contenu, démythifiant ainsi grâce à son travail et ses efforts, multipliés depuis qu’elle présente l’émission Espejo Contigo, le vieux préjugé colombien qui qualifie les belles femmes de creuses et superficielles.
La journaliste n’a pas mis de limite à sa carrière. Alors que de nombreuses jeunes de son âge passent leur temps à remplir leurs vies d’activités capricieuses, elle fait le pari de la formation constante pour offrir un produit de qualité aux milliers de téléspectateurs qui regardent son émission chaque jour.
Sa vie se déroule à mille à l’heure. Alors qu’elle débutait la présentation de l’émission qu’elle dirige, elle a fait une spécialisation en Gestion Sociale à l’Université Javeriana et a acceptée le défi de devenir enseignante à l’Université Santiago de Cali.
Cependant, au milieu de la clameur de son activité quotidienne, elle s’arrange pour cultiver son autre passion : la musique qu’elle savoure avec délectation, spécialement s’il s’agit de Caetano Veloso ou de Mayte Martín. Les ainés l’attendrissent et elle pleure facilement, car si de sa mère elle a hérité de la rigueur et de la mystique d’une maîtresse consacrée, elle a par contre reçu du côté paternel le caractère sensible de ces ancêtres.
Même si elle est heureuse du travail qu’elle réalise à Telepacífico, elle n’écarte pas la possibilité d’aller sur une des chaines de télé les plus syntones en Colombie, pour présenter les nouvelles, faire du reportage et, en passant, commencer à combler le manque d’afrocolombiens dans les espaces de télévision les plus implantés au pays.
“Il manque des noirs sur ces chaines, pour générer des processus d’identité, des personnes capables de contribuer à la dynamique d’un média commercial”, indique la journaliste qui rêve d’un espace régional, sans limitations qui répond aux intérêts en terme d’informations de la population du Cauca, de Chocó et Nariño…
Mábel s’arrête dans ses réflexions pour préciser que ces concepts obéissent à sa vision en tant que journaliste, et elle insiste pour dire que Telepacífico répond au rêve qu’elle a d’être quelqu’un, sans arrêter d’être elle-même. “Je ne suis pas une reine de beauté, je ne mesure pas 1,80m… Cette chaine, parce qu’elle est publique, me permet de montrer qui je suis, d’où je viens, à travers les contenus que je dirige ”.
Tout n’a pas été rose depuis son arrivée sur la chaine régionale dirigée par l’historien Germán Patiño, peut-être l’un des intellectuels qui connait le mieux la culture du Pacifique. Sa présence dans une émission ayant une audience aussi importante a entrainé de la méfiance et de la jalousie, qu’elle a pu supporter grâce au travail et à son intelligence, et par le biais d’un journalisme sérieux et profond.
Elle est restée dans une ligne qui aborde les sujets touchant à la réalité locale et régionale, et c’est pour cette raison qu’elle s’identifie à sa chaine, qui essaie d’avancer dans ce sens malgré ses ressources limitées.
Elle n’hésite pas à défendre sa conception de ce que doit être la télévision régionale, de laquelle elle demande une plus grande originalité, pour qu’elle ne devienne pas une copie de la télévision nationale. “La solution réside dans le fait de parier sur les langages et les identités. Je fais partie de ce processus, de cette tentative de faire quelque chose de différent. Mais nous pouvons avancer dans la mesure où nous sensibilisons l’entreprise privée pour qu’elle investisse également dans la région ”. Quand elle parle de politique, Mábel a recours aux mêmes arguments et applaudit les décisions qui déterminent des alternatives différentes, quand on lui demande le rôle des médias dans les processus électoraux.
En tant que femme afrodescendante, elle est attachée aux initiatives visant à améliorer les conditions de vie des autres afrodescendants et exprime son optimisme quand aux succès possibles par l’intermédiaire de la Bancada de Congresistas Afrocolombianos (Caucus de Parlementaires Afrocolomiens).
“Nos leaders ont besoin de formation. Ils doivent tourner leur regard sur les gens. Le problème se trouve dans le fait qu’on élit très rarement les meilleurs, alors qu’on a des gens prêts et disposés à travailler pour le collectif. D’un autre côté, il manque d’équité dans le gouvernement. C’est un combat que doivent mener nos parlementaires.”
Entretemps –pense Mábel avec force– attachée à la défense des intérêts collectifs, le combat doit être individuel, en gravissant des positions pour servir de référents positifs pour ceux qui attendent qu’on leur montre la voie.
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga
http://www.revistaebano.com/pages/television.html
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93% de présentateurs de la télévision publique sont blancs au Brésil
Le pourcentage de journalistes travaillant devant les caméras de la TVE (Rio), de TV Cultura (SP) et de TV Nacional (DF) obéit au patron suivant : 93,3% sont blancs ou euro descendants; 5,5%, noirs (noirs + métisses) afrodescendants et 1,2% descendants d’amérindiens. On note également une sous représentation thématique de la communauté noire dans la programmation de ces émissions. Cette donnée fait partie de la recherche Onde está o Negro na TV Pública? (La place du noir dans la Télévision Publique) réalisée par la Fondation Culturelle Palmares. Cet aspect fut l’un de ceux débattus durant le séminaire TV Pública, Ação Afirmativa e Direitos Humanos (La Télévision Publique, l’Action Affirmative et les Droits Humains) qui s’est tenu le 11 décembre dernier à l’auditorium du Syndicat des Journalistes Professionnels de la Ville de Rio de Janeiro, et organisé par la Commission des Journalistes pour l’Égalité Raciale (Cojira-Rio).
Pour Délcio Teobaldo, journaliste de la TVE et professeur d’université, il est important que des femmes noires et des hommes noirs apparaissent devant les écrans, mais également, et plus particulièrement dans la production des programmes diffusés. “C’est important, car ces professionnels peuvent influencer le contenu de ce qui est transmis aux téléspectateurs”, affirme-t-il.
Le président du Syndicat des Artistes et des Techniciens de Spectacles et des Divertissements de Rio de Janeiro (Sated), Jorge Coutinho a révélé qu’au cours d’une réunion récente avec les dirigeants de TV Globo durant laquelle la question salariale fut débattue pendant six heures de suite, il a abordé le problème de l’insertion des noirs et de leurs communautés dans la programmation de l’émetteur.
Le communicateur Marcio Gualberto, coordinateur du Collectif des Entités Noires (Coletivo de Entidades Negras) dans le Rio de Janeiro et éditeur du blog Palavra Sinistra a fait remarquer qu’il est faut créer des stratégies pour les femmes et les hommes noirs puissent se former pour affronter le marché du travail dans cette période de digitalisation de la télévision et de la radio au Brésil. Coutinho est allé dans le même sens et a ajouté qu’il s’agit de l’une des préoccupations de son administration au Sated.
Gualberto a également critiqué la façon de choisir la composition du Conseil d’Administration de Empresa Brasil de Comunicação (EBC), même s’il reconnait que les conseillers choisis ont une représentativité dans leurs champs d’action. “La société civile organisée devrait être entendue par le gouvernement fédéral avant toute définition sur le mode de constitution du Conseil d’Administration”, souligne-t-il.
La coordination de la table de conférences était à la charge de la journaliste Angélica Basthi, membre de la Cojira et conseillère de l’organisation non gouvernementale Justiça Global. Elle a rappelé que le Brésil a activement participé en 2001 à la Conférence Internationale de la lutte contre le Racisme organisée par l’ONU à Durban, en Afrique du Sud. “En signant le document final de cette rencontre officielle, il (le Brésil) s’est engagé à mettre en œuvre toutes ses résolutions, y compris la promotion de la communauté noire dans la communication sociale et sur le marché du travail”, a-t-elle observé.
Le journaliste Carlos Alberto de Oliveira, ou Caó, conseiller de l’Association Brésilienne de Presse (Associação Brasileira de Imprensa, (ABI), a affirmé que ce qu’on appelle la Télévision Publique doit avoir comme finalité principale de contribuer à l’organisation et à la mobilisation de l’opinion publique brésilienne pour mener le pays à une institution dans laquelle on vit une véritable égalité raciale. “Sans cela, si rien n’est fait, il n y aura pas de Brésil, il n y aura pas de civilisation qui puisse commencer et se terminer ”, affirme Caó, ex-président du Syndicat des Journalistes Professionnels de Rio et auteur de la loi qui criminalise le racisme au Brésil depuis 1989.
Le séminaire a été enregistré en vidéo par une équipe de TV Rocinha, représentée par le producteur Lindemberg Silva, et une autre de la Centrale Unique des Favelas (Central Única de Favelas, Cufa), représentée par les producteurs Carlos Saci et Clécio Gomes. Un documentaire institutionnel de Antes das palestras foi exibido o documentário institucional da TV Rocinha.
L’événement a reçu le soutien de la Commission d’État de Lutte contre la Discrimination Raciale de la Centrale Unique des Travailleurs du Rio de Janeiro (Comissão Estadual de Combate à Discriminação Racial da Central Única dos Trabalhadores do Rio de Janeiro,CECDR/CUT-RJ), representée par son coordinnateur Cláudio Vovô.
Source: Syndicat des Journalistes
Traduit du Portugais par Guy everard Mbarga
http://www.irohin.org.br/onl/new.php?sec=news&id=2540







