19 décembre 2011

La Capoeira afrobrésilienne s’exporte avec grand succès dans le Golfe Persique

 

par Rajarshi Aditya Chaudhuri

 capoeira

La première fois que Sergio Souza de Oliviera a entendu parler de la capoeira, il  était encore un garçon de 14 ans grandissant au Brésil. "Les Capoeiristes étaient légendaires. Ils étaient légendaires car ils étaient en mesure de combattre jusqu’à six adversaires en même temps. Chaque capoeiriste était respecté et tout le monde voulait en devenir un, "se souvient-il. Et c’est là qu’a commencé  l'amour de Sergio pour cet art martial unique et qui dure jusqu’à aujourd'hui. "J'ai actuellement 55 ans et je l'aime toujours autant que le jour où j'ai commencé", dit-il.

Et on ne peut que tout aimer dans ce sport. "Il existe très peu de sports et d’arts martiaux regroupant des activités aussi complètes que la capoeira", déclare Sergio. "Quel autre sport combine les activités sociales comme le chant, la danse et le jeu d’instruments de musique avec des activités physiques comme la gymnastique et les arts martiaux?", demande-t-il.

Il est mieux connu sous le nom de Mestre Nago, en référence à son rang de Maître Capoeira de ABADA-Capoeira, l'une des plus grandes organisations de capoeira dans le monde.

Et la semaine dernière, il a organisé un évènement-exposition de trois jours sur la Capoeira dans la capitale qui a réuni les capoeiristes de tout dans le Moyen-Orient, d’Europe et du Brésil. "J’ai déménagé à Muscat il y a quelques années, et je peux voir cette fois-ci que le sport est devenu beaucoup plus populaire. En fait, environ 60% de tous les participants prenant part à l'événement cette année sont des Omanais, " estime Mestre Nago.

Cette forme d'art afrobrésilien datant du 16ème siècle se joue avec des capoeristes debout dans un cercle appelé ‘roda’, qui chantent, applaudissent et jouent des instruments de musique, tandis que deux athlètes combattent au centre du cercle. "La capoeira est une forme d’art très social et la roda représente le lien social qui unit les camarades capoeristes. Même à l'intérieur de la roda, les capoeirists ne sont pas exactement en train de combattre l’un  contre l’autre, ils travaillent les uns avec les autres pour maîtriser l'art de la capoeira", explique Christian Elombo, connu dans les cercles capoeiristes sous le nom de Graduado Negro, superviseur de la branche de l’Abada-Capoeira dans le Golfe Persique.

"Je pense que la capoeira serait parfaitement compatible avec la culture d’Oman", dit Negro. "  Des aspects de la culture omanaise, comme trainer  avec des amis, faire du sport et profiter de la musique font tous partie de la capoeira." Et c'est la raison pour laquelle il pense que le sport va continuer à croître en popularité ici à Oman. Negro enseigne actuellement la capoeira aux  jeunes des écoles comme l'ABA et de l’École française de Muscat de même qu’à Muscat Oasis. "Comme davantage de gens se renseignent sur ce sport et envisagent de s'impliquer, je prévois commencer à donner des cours à Sohar également."

"La capoeira consiste au respect des personnes et de leurs différents points de vue, "  dit Negro. "Et donc toute personne, quelque soit sa manière de s’habiller ou sa religion et ses coutumes peut pratiquer la capoeira. Si quelqu'un veut porter un foulard ou une abaya, tant qu'il met l'uniforme en dessous, il  sera le bienvenu dans le cercle capoeiriste. "

Hisam al Rawas est un récent diplômé universitaire qui a commencé à s’'intéresser à la capoeira après avoir regardé un film. "J'étais à l'université au Royaume-Uni quand j’ai commencé à pratiquer la capoeira et quand je suis venu ici, j'ai été surpris de voir que ABADA-Capoeira était également présent ici." Il a décidé de les rejoindre immédiatement. "J'aime la langue portugaise. Le chant, les instruments ... tout dans cette forme d'art me fascine. "

 L’ami d’Hisam, Saleh al Kudoori estime que la capoeira a aidé à développer sa personnalité. "Si tu es timide, la capoeira te permettra de t’ouvrir, en te rendant plus social. Elle aide à s’exprimer de tellement de manières différentes ", affirme Saleh. Il fut l'un des premiers à être entrainé  par Negro ici, à Muscat et il dit qu'il aimerait continuer à le faire pour le reste de sa vie. "La capoeira n'est pas quelque chose que l’on fait de manière sporadique. C'est un mode de vie ", indique-t-il.

Mestre Nago pense que la capoeira pourrait vraiment aider les enfants à faire des choix de vie sains dans un pays ayant l'un des taux de diabète  les plus élevés au monde. "Dans le monde d'aujourd'hui où le diabète et l'obésité deviennent plus répandus, la capoeira pourrait vraiment aider les jeunes à faire des meilleurs choix de vie. La Capoeira peut non seulement aider à atteindre de meilleures caractéristiques physiques comme la coordination, la souplesse, de meilleurs réflexes et l'attention, mais l'aspect social de ce sport peut les aider à prendre de meilleures décisions de vie comme éviter de fumer et de boire. C’est l’un des sports les plus complets auxquels peuvent participer des jeunes."

 Negro ajoute que même si la Capoeira enseigne l'art de l'auto défense, ce sport encourage fondamentalement le respect des autres cultures et pourrait vraiment aider à lutter contre les problèmes sociaux comme l'intimidation. "La leçon de capoeira enseigne que parfois se défendre ne signifie pas nécessairement riposter, parfois cela veut dire serrer la main et s’en aller" dit-il.

 Traduit de l'Anglais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

http://www.theweek.co.om/disCon.aspx?Cval=5855

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12 décembre 2011

Racisme et football au Honduras

 

 TEGUCIGALPA.- Il semble incroyable qu’en plein 21ème siècle la société continue de faire des distinctions en ayant pour point de départ l’origine ethnique des personnes, la discrimination raciale est un mal qui a toujours existé, mais qui paradoxalement s'est amplifié pendant l’époque moderne.



suazo

Les afrodescendants ont été d'un grand apport pour le football national, mais ils restent discriminés.

 

Dans la Grèce classique, il existait une un mépris marqué pour les autres peuples, mais pas à cause de leur apparence ethnique, mais à cause de leur condition d’étrangers. Les grands philosophes grecs reconnaissaient en les égyptiens, qu’ils décrivaient comme noirs, de dignes représentants de la civilisation.


Peu après, au moyen âge, les noirs étaient associés à la richesse du monde islamique et il y eu de nombreux saints noirs, mais à l’âge moderne, les chrétiens persécutèrent les juifs parce qu’ils les considéraient comme une race inférieure.

Le racisme est une idéologie basée sur la supériorité de quelques races ou ethnies sur d’autres, cependant de long en large de l’histoire, il se trouve que, de manière permanente, les gens de couleur noire ont été victimes des cruautés de ceux qui se sentent des êtres divins et il suffit de rappeler les époques anciennes, lorsque les afrodescendants étaient condamnés à réaliser les travaux les plus dépréciables.

Malheureusement, le sport n’a pas échappé à ce fléau, le football en particulier, sport roi et dans lequel de nombreux afrodescendants sur la base de leurs efforts et de leurs adresses ont gagné une place, continue d’être attaqué par le racisme, puisque de manière constante, certains avec ou sans raison se plaignent d’avoir été victime de discrimination raciale.

Le président de la FIFA, Joseph Blatter s’est vu embourbé dans un grand scandale après avoir affirmé que le racisme n’est pas un problème dans le football.
Récemment le président de la FIFA, Joseph Blatter, s'est vu embourbé dans un scandale, après avoir affirmé que le racisme n'est pas un problème dans le football et qu'il y avait des thématiques plus importantes à résoudre.

Suite à ces déclarations qui ont été qualifiées de "maladroites" par le Syndicat International des Footballeurs el grand patron de la FIFA a dû faire amende honorable et a affirmé que ses paroles avaient été mal interprétées.

Le sport hondurien n’a pas échappé à ce mal, en pleine phase finale de l’Apertura les voix se sont de nouveau élevées qui parlent de discrimination raciale, un phénomène qui n'a rien de nouveau, mais qui pendant un moment a disparu du contexte footballistique, jusqu'à ce que l'arbitre Mario Moncada et le jouer de l'Olimpia, Johnny Palacios ont allumé la mèche et s'affrontent dans un échange de commentaires et de répliques.


Le joueur l'accuse de l'avoir traité de "noir de merde", lors du duel qui a opposé Atlético Choloma à l' Olimpia, l'arbitre qui a une petite-fille noire, nie farouchement l'accusation.


Il faudra attendre que l'affaire soit réglée, mais ce qui est sûr c'est qu'elle doit servir à attirer l'attention des autorités, car il est indéniable que le racisme est présent dans le football, et il est temps d'y mettre fin avant que la situation ne prenne des accents plus graves.

green

Luis Green, qui dirige le Secrétariat d’État en charge des Peuples
Indigènes et des Afrohonduriens affirme que la discrimination raciale
est le produit de l'ignorance.


"Noir de merde, ce ne pouvait être qu’un noir, les noirs ne réfléchissent pas avant 18 heures, les noirs ne servent qu’à cuisiner le poulet, il manque juste une queue à ce noir pour être un singe "; sont des phrases que l’on entend régulièrement quand un afrodescendant fait une erreur dans un match de football, des assertions qu’on ne fait pas lorsque celui qui fait le mauvais choix est un blanc ou un amérindien.


Le Secrétaire d'État en charge des Peuples Indigènes et Afrohonduriens (Sedinafroh), Luis Green, qui a autrefois travaillé dans le milieu du football en tant qu’entraineur, a ses propres explications des raisons expliquant que ce type de situations se produit dans le sport hondurien et de la manière de les combattre.


"Combattre le racisme c’est éduquer et c’est la responsabilité de tous, ce type de préjugés ne devraient pas exister, l’espèce humaine est une seule et dans sa totalité est originaire d’Afrique, l’humanité a été injuste avec les afrodescendants, et le Honduras n’a pas fait exception, la Ligue Nationale, la Fédération de Football ont un grande n tarea et c'est que les gens connaissent la grande contribution des afrodescendants au sport national et principalement dans les classifications des sélections aux mondiaux d'Espagne 82 et Afrique du Sud 2010".


Consulté pour savoir s'il considère qu'il existe un vide dans les lois qui est préjudiciable aux afrodescendants, il a été clair en concluant que sa race est en désavantage par rapport au reste de la société.


"Nos populations sont en désavantage face à la société, les gens de La Mosquitia et de tous les secteurs afrodescendantes ont été oubliés, car géographiquement, ils sont très éloignés, mais cela ne doit pas être une excuse, nous avons justement trouvé dans le sport une fenêtre pour progresser et il s’avère illogique qu’il y ait des gens qui nous regardent de haut , ça urge que les autorités appliquent la loi au pieds de la lettre pour mettre fin à la discrimination raciale".

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Beaucoup d'afrodescendants commencent à forger
leurs rêves sur les plages du pays.


Selon l’ancien entraineur des Fuerzas Básicas de Olimpia, la situation est grave, et il indique même qu’il ne trouve pas prudent d’amener les enfants afrodescendants dans les événements sportifs, car ils peuvent subir des dommages sévères en entendant les insultes des supporters".


"On ne peut pas exposer un mineur, c'est la première chose à faire, car dans le cas contraire cela peut causer des dommages irréversibles, imaginez un gamin de 6 ans qui entend que l’on crie aux afrodescendants des noms comme noir de m…, qu’il ne réfléchit pas ou qu’il lui manque juste une queue pour être un singe, c'est sûr qu'il grandira avec un traumatisme, parfois, il y a des adultes qui sont affectés par ce type de commentaire, pour un enfant cela peut devenir traumatique, personne ne les appelle blanquito, mais eux ils se permettent de nous negritos, personne ne peut être déterminé par sa couleur de peau".
Green a également une explication sur la raison pour laquelle les footballeurs afrodescendants sont en général utilisés comme défenseur, attaquants ou milieu défensif, mais presque jamais comme ceux chargés de créer le jeu.

Si on jette un œil sur les équipes de la Ligue Nationale, on ne trouve dans aucune d’elle un afrodescendante qui joue le rôle de 10.
"Il existe une stigmatisation, certains considèrent que les afrodescendants ne peuvent être que des défenseurs ou des attaquants, ce type d'entraineurs avec cette mentalité finissent toujours par échouer, car définir la place sur le terrain d'un joueur nécessite une étude et non de la déterminer par son origine ethnique ".
L'attaquant Carlos Pavón a été l'un des footballeurs honduriens les plus en vue au niveau international.

Il a rappelé le cas du joueur Wilson Palacios, qui durant toute sa vie à La Ceiba a été milieu de terrain, mais lorsqu’il est venu dans la capitale, on l’a fait joué latéral, puis lorsqu’il est allé en Europe, c’est logique qu’il se soit adapté très vite à jouer au milieu, puisque c'est un poste qu'il connait déjà.

Enfin Green est allé jusqu’à affirmer que le président de la FIFA, Joseph Blatter, ne restera pas à son poste parce qu’il est raciste et il a ajouté que le racisme est le produit de l’ignorance, et que les autorités de la Liga Nacional (LINA) doivent prendre les choses en main sur le sujet, car sinon, ils perdront leur soutien.


"Blatter ne restera pas à son poste parce qu’il est raciste, et le racisme est totalement le produit de l’ignorance, dans notre football, Selim Canahuati qui dirige la Lina et Rafael Callejas de la Fédération de Football, doivent se battre pour éviter ce mal, car dans le cas contraire, les répercussions seront sérieuses ".

Ironiquement, le Honduras a été l’hôte du Premier Sommet Mondial des afrodescendants, ce qui n'est pas une donnée insignifiante et il parait par conséquent illogique que l'on continue d'enregistrer des cas de discrimination raciale.

*Joseph Blatter ne poursuivra pas à la FIFA parce qu'il est raciste selon Luis Green qui dirige le Secrétariat d'État en charge des Peuples Indigènes et Afrohonduriens.


*Les peuples  afrodescendants sont en désavantage par rapport au reste de la société.


Par: Jairo LANDA


Au hasard 


*Zéro arbitre afrodescendant dans la Ligue Nationale
*Des Afrodescendants présidents d'équipe dans le championnat? Aucun
*Il n y a aucun entraineur afrodescendant en première division
Réalité


*En faisant un bilan des derniers joueurs appelés à la sélection nationale nationale par Luis Suárez, les afrodescendants apportent 53% de l'effectif


*Wilson Palacios, David Suazo, Carlos Pavón et Gilberto Yearwood, tous afrodescendants sont les qui ont le mieux représentés le Honduras au plan international

 

Autres sportifs de renom


Rolando Palacios
Miguel "Muñeco" Gonzales
Jeimy Bernárdez
Randy Lamber
Ronald Bennett

Samuel Caballero: Nous nous battrons pour éradiquer le racisme


*Il faut envoyer un message de réflexion aux supporters pour qu'ils comprennent que l'on ne peut discriminer personne à cause de sa couleur de peau.


Le président de l'Asociación de Futbolistas Agremiados de Honduras (AFAHO), Samuel Caballero, reconnait que le racisme dans le football hondurien n'a pas été traité de manière correcte, car très souvent, ce qui sont affectés se taisent.

Il affirme cependant que dans le cadre de ses fonctions de dirigeant de l'AFAHO, un des principaux objectifs est justement d'attaquer la discrimination, car en plein 21ème siècle ce type de situation ne devrait pas exister.

"Nous nous battrons pour éradiquer le racisme, on parlera avec les footballeurs pour qu'ils dénoncent toute personne qui ose les discriminer, ce qui se passe c'est que très souvent il ya un manque de courage et cela explique que les faits restent impunis".
Consulté sur la manière d'éviter les phrases péjoratives dont sont vistimes les joueurs afrodscendants de la part des supporters dans les stades, il a indiqué qu'il faut lancer une campagne de conscientisation.

"Il faut envoyer un message de réflexion aux aficionados pour qu'ils comprennent qu'on ne peut discriminer personne à cause de sa couleur de peau, il faut faire des campagnes adressées aux gens pour qu'on comprenne que tous les êtres humains sont égaux, peu importe notre origine ethnique ".


Caballero va dans le même sens que Green concernant le préjudice qui peut résulter chez un enfant qui entend les offenses que crient les supporters dans les stades contre les afrodesdecendants, et il indique qu'il faut mettre fin à cette situation dès maintenant, car on ne peut pas priver les mineurs d'assister aux événements sportifs.
Selim Canahuati: Nous devons en finir avec la discrimination.

Selon le président de la LINA, Selim Canahuati, la seule manière d'en finir avec le racisme c'est par le biais de l'éducation qui permet à la société de comprendre que l'on ne peut différencier d'aucune manière.

"Il faut en finir avec la discrimination et le racisme, la meilleure manière de les neutraliser c'est une bonne éducation, la discrimination raciale est un phénomène mondial et c'est en tant que tel que nous devons l'affronter ".
Canahuati souhaite que la société soit régie par des codes éthiques et moraux, qui empêchent de mépriser quiconque à cause de ses origines ethniques et il est inconcevable que dans le football les afrodescendants reçoivent des phrases blessantes à cause de la couleur de leur peau.

"Le racisme doit disparaitre, au mieux nous n'avons pas accordé l'importance nécessaire au sujet, mais lors de la réunion des présidents des équipes qui se tiendra samedi, c'est l'un des points à traiter, nous devons l'éradiquer".

 

 Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com

http://www.latribuna.hn/2011/12/01/racismo-y-deporte-enemigos-irreconciliables/



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25 octobre 2010

Rolando Palacios, sprinter Garifuna à l’école d’Usain Bolt

Le sprinter hondurien Palacios s’entraine en Jamaïque avec l’homme le plus rapide de la planète, le jamaïquain Usain Bolt .

palacios1Le catracho passera deux années en Jamaïque  et nous raconte comment ont été ces deux semaines aux côtés du recordman mondial des Jeux Olympiques de Beijing 2008.

C’est une expérience inoubliable de s’entrainer avec le meilleur sprinter du monde et c’est indescriptible. Bolt est tellement simple, il nous traite très bien”, raconte Palacios depuis Kingston.

La terre du reggae sera le refuge de Palacios pendant les deux prochaines années.

Les premiers jours, je regardais Usain Bolt et je n’y croyais pas de le voir si prés, c’est un gars dont on a du mal à croire qu’il fait les même exercices que nous alors qu’il est l’athlète le plus célèbre au monde”, indique Palacios.

L’hondurien vit dans un hôtel au centre de Kingston, entouré de reggae, d’athlète de haut niveau, et de marijuana, une drogue légale dans ce pays.

Je vis dans un hôtel, mais j’ai mon propre appartement, on le partage à quatre et franchement, je fais ce sacrifice parce que je veux devenir meilleur que Bolt, même si cela semble irréel, il faut toujours penser grand ”, affirme-t-il.

L’alimentation est celle d’un athlète professionnel et on suit les thérapies dans un hôpital, nous sommes à différents endroits. Pour l’instant, je considère que je suis très bien et j’apprends”, raconte le sprinter de Sambo Creek, Atlántida .

Parler des drogues dans un pays comme le nôtre est un tabou, mais en Jamaïque, se promener dans les rues avec la marijuana pur qui brûle, c’est normal.

Je suis sorti un peu dans la ville, mais je n’aime pas trop le faire, ici la marijuana c’est normal, et ça me fait tourner la tête quand je sens ces choses. Quand je sors et que je sens de la marijuana, je me dis que ça peut m’affecter r, puisque que cette drogue produit des effets et fait voir des choses bizarres (rires), vaut mieux que je reste dans ma chambre tranquille et éviter que quelque chose m’arrive”, indique l’hondurien.

La langue est l’une des barrières sur laquelle Rolando bute pour le moment, puisqu’il ne parle pas anglais, même si cela ne lui enlève pas le désir de se surpasser.

C’est une motivation d’être ici, puisque au Honduras, je m’entrainais seul et ici, je suis avec différents athlètes, qui peuvent certes me battre, mais que je peux également battre”, dit avec une grande confiance.

Je connais peu l’anglais et cela a constitué l’une des difficultés, mais j’ai un traducteur qui m’aide. Des fois, je veux demander un truc à Bolt et c’est impossible, j’espère l’apprendre avec le temps”, conclue-t-il.

Pour l’instant, il est prévu que l’athlète reste en Jamaïque jusqu’au mois d’octobre de l’année prochaine. L’entraineur me dit que j’ai des dispositions.

TEGUCIGALPA.- Le sprinter Hondurien Cruz Rolando Palacios vient de passer deux semaines de sa vie  dans un environnement différent en Jamaïque, désormais sous les ordres de Glen Mills et il s’entraine avec Usain Bolt. Il a cependant l’intention de devenir un athlète de renom.

palacios2Il s’adapte peu à peu à sa nouvelle vie. “La première semaine a été difficile, à faire connaissance avec mes compagnons et à m’adapter à la ville, mais au cours de la deuxième semaine, je me sentais déjà différent”, indique l’athlète hondurien depuis son lieu de repos dans la capitale jamaïcaine.

En compagnie de nombreux sportifs qui curent dans les mêmes épreuves que lui, Palacios travaille avec dévouement pour améliorer l’aspect technique qui doit aller avec ses prédispositions innées.

Comment vous sentez-vous après 15 jours passés en Jamaïque?

Je me sens très bien, je travaille fort avec un horaire de 3:00 à 6:30 le soir.

Quel travail spécifique faites-vous?

-Pendant ces deux semaines, on n’a fait que du travail technique pendant ces plus de trois heures, dès la semaine d’après, on va travailler plus intensément, car on va aller sur la montagne.

Est-ce que vous entrainez déjà sur la piste de tartan?

-Non, on fait la partie technique dans une installation de grama(gazon) qui appartient à Usain Bolt, mais par la suite on la fera sur le tartan. Pour l’instant, nous avons travaillé les abdominaux, la poitrine et le dos

Est-ce qu’il a d’autres étrangers dans le Centre de Haut Rendement?

-Oui, nous sommes nombreux, il y a même quelqu’un qui vient de Malaisie, et 30 jamaïcains qui ont le même rêve.

Et comment vous traite l’entraineur?

-Très bien, entre mon traducteur et les camarades, ça va bien. Je suis dans le même hôtel que certains, chacun a sa chambre privée.

L’alimentation est elle adéquate?

-Oui, il y a pas mal de poissons, plus que ce que l’on peut consommer au Honduras. Il y a aussi pas mal de viande, pas de soucis non plus à ce niveau.

Le centre d’entrainement est-il éloigné de l’endroit où tu loges?

-Non, c’est tout près, au début c’est l’entraineur qui m’y amenait, maintenant je le fais seul, en marchant ça me prend dans les 15 minutes.

Comment va ta motivation?

-C’était difficile la première semaine, mais je suis maintenant très motivé, je travaille fort, et je fais ce que l’entraineur et ses quatre assistants nous demandent.

Que ferez-vous la semaine prochaine pendant l’entrainement ?

-Le plan de travail prévoit un horaire le matin de 7 H 00 à 9 H 00 , et de 3H00 à 6 H30 l’après midi.

Que se passe-t-il en ce qui concerne la technique?

-C’est là mon problème, il me faut beaucoup de technique, c’est la raison pour laquelle on est en train de travailler cet aspect, mais le professeur me dit que j’ai beaucoup de prédispositions, et il veut même que je me mette à pratiquer les 40 mères, puisqu’il dit que j’ai la taille et la foulée adéquates, je lui ai dit que je n’envisageait pas cette épreuve qui est très difficile, et que moi mon truc, c’est le

200 mètres

plat.

Pour 2011, quel est l’objectif en temps de course?

-Sur

200 mètres

plats, je veux être à 20:10 et sur 100 à 10 ou 10:10, en atteignant ces temps, je suis parmi les 8 meilleurs du monde et je peux aspirer à une médaille lors du mondial d’athlétisme de Daegu en Corée l’année prochaine ou bien aux Jeux Panaméricains de Guadalajara.

Est-ce que vous renforcez l’objectif prévu chaque jour?

-Oui, je me bats pour aller loin, je sais que je peux le faire. C’est pourquoi je fais le sacrifice d’être loin de ma famille et de ne pouvoir la voir pendant un an. Je veux me faire respecter et ce n’est qu’en m’entrainant fort que je peux y arriver.

Est-ce que vous communiquez avec cotre famille?

-Je parle presque tous les jours avec ma mère, comme je ne peux pas la voir, j’ai la possibilité de parler avec elle et avec mes frères.

http://www.latribuna.hn/web2.0/?p=194533

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

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18 juin 2010

Jozy Altidore, footballeur américain, cœur haïtien

Par Associated Press Juin 17, 2010 13:17

Traduit de l'Anglais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

IRENE, Afrique du Sud (AP) - Jozy Altidore porte les États-Unis sur sa poitrine, mais il a Haïti dans son cœur.

haitiDévasté par le séisme qui a secoué en Janvier dernier la patrie de ses parents - et où beaucoup de ses parents vivent encore - Altidore s’est alors déconcentré. Son travail, c’est footballeur, et une saison n'a jamais été plus importante que la dernière, avec Hull qui se battait pour ne pas descendre en division inférieure en Premier League anglaise et la Coupe du Monde qui était dans seulement quelques mois.

Mais comment pouvait-il se concentrer sur un match alors que les gens mouraient? Alors que les enfants étaient devenus orphelins et vivaient dans la rue? Alors qu’un pays qui fait partie de son héritage était dans la souffrance?

“C'était déprimant, décourageant pendant un certain temps ", déclarait Altidore ce mercredi. "Même pendant que je jouais au football, parfois, le football n'était même pas dans mon esprit. C'était tout simplement le pire des états esprits possibles dans lequel je pouvais être, à jouer dans le plus grand championnat au monde, pour une équipe qui essayait d’éviter la relégation. On a besoin que tous les joueurs soient là. "

Prêté à Hull par Villarreal en août dernier, les attentes envers Altidore étaient élevées, lui dont on espérait qu’il s’intégrerait bien en Premier League. Les joueurs de champ américains ont eu un succès grandissant en Angleterre, et le grand attaquant meurtri a un bon toucher près des buts.

Mais les Tigres ont été décevants, et Altidore n’a pas été d'un grand secours. Il n’ a marqué que deux buts - un en Championnat et un en Coupe de la Ligue, la troisième compétition en importance en Angleterre - et a raté les deux derniers matchs de la saison après avoir donné un coup de tête à Alan Hutton de Sunderland qui avait jeté le ballon sur lui.

Tenter d'expliquer les luttes Altidore finit par ressembler à autant d'excuses. Écoutez-le parler d’Haïti, et vous commencerez alors à comprendre.

Ses parents, Joseph et Giselle, ont quitté leur pays pauvre pour les États-Unis il ya environ 35 ans. Aucun d’eux ne parlait anglais. Giselle avait 300 $ en sa poche, Joseph en avait 500. Avec le temps, Joseph est devenu ingénieur et Giselle infirmière, et le couple et leurs quatre enfants se sont finalement installés à Boca Raton, en Floride.

Haïti n'était cependant jamais loin. Giselle et Joseph y avaient laissés leurs frères et sœurs, et ils y amenaient parfois leurs propres enfants en visite.

"Quand on y allait, on restait trois semaines", déclare Altidore.

Bien qu'il soit né dans le New Jersey et ait passé toute sa vie aux États-Unis, la connexion avec Haïti était si forte qu’Altidore a au moins envisagé la possibilité de jouer pour ce pays. Mais il aurait fallu obtenir un passeport haïtien et, probablement, renoncer au passeport américain.

"C’était là une décision vraiment difficile", dit-il," parce que toute ma famille avait des passeports américains. "

Il montra plutôt sa loyauté en portant un bracelet aux couleurs à la fois d’Haïti et des États-Unis.

"Chaque fois que j'en ai l'occasion, je fais toujours l'éloge de mes gens en Haïti", indique Altidore. "J'essaie juste d'équilibrer un peu des deux, et faire preuve de respect pour les deux pays."

Le père d’Altidore était en visite en Angleterre lorsque le tremblement de terre de 7,0 degré d’amplitude  a frappé. Les lignes téléphoniques et les connexions Internet ayant disparues, ils ont passé des jours à essayer de savoir si plus d'une douzaine de membres de leur famille étaient en sécurité. Altidore lança des appels sur Twitter, demandant à ses fans de prier pour Haïti et donner de l'argent. Il est également apparu à CNN chez “Larry King Live  et à ESPN pour attirer l'attention sur l'effort de secours.

" Transportez-vous là-bas et imaginez à quel point vous auriez-peur et vous seriez déchiré ? S'il vous plaît faites tout votre possible pour les aider. Je vous en prie ", disait l’un de ses tweets.

Malgré la place précaire occupée par Hull en Premier League, le manager Phil Brown donna à l’attaquant deux semaines de congés. Altidore envisagea de se rendre en Haïti et rechercher ses parents disparus, mais décida finalement qu'il devait rester en Angleterre pour aider Hull et rester en forme pour les échéances avec l’équipe des États-Unis en Coupe du Monde.

Peu importe combien il essayait, il n’arrivait cependant pas à arrêter de penser à Haïti.

"Je n’arrivais pas à me concentrer sur le football pendant les trois, ou quatre mois suivants", dit-il. "C’était difficile de ne pas cliquer sur les nouvelles, de ne pas entendre parler d’Haïti et puis, d’aller faire des recherches et faire toutes ces choses."

Le temps a atténué son désespoir, et Altidore ressemble de nouveau à ce  gars de 20 ans insouciant. Il sait bien que la Coupe du Monde pourrait être déterminante pour son avenir professionnel; appartenant toujours à Villarreal, une bonne performance en Afrique du Sud pourrait lui valoir un autre prêt ou un transfert définitif.

Et dans une motivation plus proche de son cœur, la Coupe du Monde est l'occasion d'attirer l'attention sur la situation de détresse continuelle en Haïti.

" Mon seul message serait juste d'imaginer comment vous vous sentiriez si c'était votre fils ou votre fille de ... 5, 6, 7 ans et vivant dans la rue", indique Altidore. "
C'est difficile pour moi d’y penser tous les jours, et c'est la raison pour laquelle je suis heureux de pouvoir avoir cette chance d’essayer de me représenter non seulement moi-même, mais eux aussi."

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30 mai 2010

Le médaillé olympique de natation afroaméricain Cullen Jones en campagne

Par NewsOne Staff –A NewsOne Exclusive

cullenAvec le Memorial Day qui approche, la saison à la plage et à la piscine est sur le point de commencer pour de bon. Mais une nouvelle étude publiée par USA Swimming montre que de nombreux Noirs américains ne peuvent pas se joindre à la fête en toute sécurité: 70% des enfants afro-américains ont peu ou pas de capacité de nager, presque deux fois plus que les enfants blancs, selon le rapport. De plus, les enfants noirs de 14 ans et moins sont 2,6 fois plus susceptibles de se noyer fatalement que les enfants blancs du même groupe d'âge.


Ce sont ces disparités qui ont conduit USA Swimming à mettre en place l’initiative Make a Splash qui vise à réduire les statistiques de noyades chez les jeunes des minorités en leur donnant accès à des cours de natation, à coût réduit ou gratuits pour les enfants à travers le pays.

Le médaillé d'or olympique Cullen Jones est leur principal porte-parole, et il passera cet été en tournée dans plusieurs villes américaines afin de sensibiliser sur la sécurité dans l'eau chez les minorités.


Jones, qui n’est que le troisième noir-américain à avoir jamais intégré l’équipe de natation olympique des États-Unis est personnellement familier avec les dangers d’une faible capacité de nager.


Quand j'avais 5 ans, je me suis presque noyé”, dit-il. Lors d’une activité dans un parc aquatique avec sa famille, sa chambre à air s’est retournée et il est passé sous l’eau. Son père a pu le sauver et Jones a eu besoin d’être réanimé, mais il est finalement reparti indemne.


"Beaucoup d'enfants ne sont pas aussi chanceux que je l’ai  été, " dit Jones, " Alors je me suis dit que [l’enseignement de l'a sécurité dans l’eau] était une chose dont j’avais besoin de faire partie et sur laquelle je devais mettre mon empreinte. "


L’étude de
USA Swimming a déterminé que, plutôt que le coût des cours de natation, l’absence d'encouragement de la part des parents est en fait le principal obstacle pour l’apprentissage de la natation par les enfants des minorités.

C'est générationnel. Les parents ne savent pas comment, et ne le considèrent pas comme l’une de leurs priorités,” déclare Jones. Cette méconnaissance engendre une grande peur, ce qui explique en grande partie l'hésitation des parents à envoyer leurs enfants prendre des cours de natation.


Certains parents pensent tout simplement  à l'eau comme le feu:  Ne t’en approche pas ’”, dit Jones. Par conséquent, beaucoup d’enfants noirs et Latinos n’apprennent jamais à nager. D'autres enfants essayent d’apprendre à nager par eux-mêmes et développent une fausse confiance qui peut être dangereuse.

Pour évaluer si un enfant est vraiment en sécurité dans l'eau selon Jones, les questions importantes suivantes s’imposent : “Peux-tu nager sur environ 20 mètres-? Peux-tu nager sur une longueur de piscine ? Peux-tu te tenir au-dessus de l'eau pendant 1 minute? Si tu tombais dans l’eau, pourrais-tu te rendre par toi-même dans la partie peu profonde?

En fin de compte, Jones espère que, grâce à la campagne Make a Splash, les parents verront l’importance de s’assurer que leurs enfants sont capables de nager. En dehors de la peur de l'eau, d'autres obstacles révélés par l’étude consistent en des inquiétudes à propos de l'image- les effets du chlore sur les cheveux et la peau - et la disponibilité de cours gratuits ou à faible coût et de bonnes piscines.


Il est important de prendre le temps d'apprendre. Vous ne permettriez pas aux enfants de monter en voiture sans ceinture de sécurité ", indique Jones, et c’est pareil pour la sécurité dans l'eau.


Mais Jones s'empresse d'ajouter que l'apprentissage de la natation ne se résume pas totalement à la catastrophe, à la morosité, et aux statistiques sur les noyades.
"Savoir nager ouvre un monde de plaisir complètement différent dans la piscine", dit-il. "Si vous pensez à la sécurité dans l’eau, l'eau peut être votre meilleur ami."

Traduit de l’Anglais par Guy Everard Mbarga  http://guyzoducamer.afrikblog.com/

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23 décembre 2009

Judo: Teddy Riner a encore faim

judo

Chrystel BOULET-EUCHIN franceantilles.fr 23.12.2009

PARIS (Reuters) - A 20 ans, il compte déjà trois titres de champion du monde de judo et un complexe sportif porte son nom mais Teddy Riner en veut encore plus, à commencer par un titre olympique.

Samedi dernier, il a assisté à Lesquin, dans le Nord, à l'inauguration du complexe Teddy Riner, comme une nouvelle ligne à son palmarès déjà riche.

"Quand j'ai vu mon nom sur le bâtiment, je suis resté bouche bée, stupéfait. J'ai regardé mon père et lui aussi était bouche bée. C'est super, j'avais la tête dans les étoiles", a raconté à Reuters le jeune prodige du judo français, qui a décroché son premier titre mondial chez les seniors alors qu'il était encore juniors en 2007.

"C'est beau, ça va avec le palmarès. Je compare ça à un titre car c'est tellement énorme".

Champion du monde des lourds en 2007 et 2009, champion du monde toutes catégories en 2008 et médaillé de bronze aux Jeux de Pékin la même année, Teddy Riner vise bien évidemment le titre olympique à Londres, en 2012.

D'ici là, d'autres titres mondiaux seront mis en jeu et de nouveaux succès pourraient lui permettre de se faire un palmarès plus important que celui de David Douillet, quadruple champion du monde et double champion olympique, auquel il n'aime pas être comparé.

"Moi, j'ai déjà fait tout ça à 20 ans. Lui, à cet âge, n'avait rien gagné. J'ai déjà fait tout ça mais je ne dirais pas que c'est mieux que lui", affirme le jeune homme, qui doit encore patienter deux ans et demi avant d'aller chercher le titre olympique à Londres.

SUPPORTER DU PSG

Difficile de trouver la motivation en attendant l'échéance ? "Non, sur chaque compétition où je me présente, c'est pour aller chercher la plus belle des médailles mais évidemment, les Jeux, c'est l'objectif", répond-il.

Et s'il devait décrocher le titre en 2012, poursuivrait-il sa carrière qui sera déjà bien longue au plus haut niveau ?

"Je n'y ai jamais pensé, c'est dur de répondre. Mais oui, je continuerai, je pense."

Teddy Riner, inconditionnel supporter du Paris Saint-Germain, a pratiqué de nombreux sports lorsqu'il était plus jeune et garde des amis dans toutes les disciplines.

On le retrouve d'ailleurs sur tous les terrains, comme lors de la finale de Gaël Monfils au Master Series de Paris-Bercy en novembre ou lors du retour sur le ring du boxeur Jean-Marc Mormeck la semaine dernière.

"Tous les événements sportifs où il y a de l'enjeu, je suis là. Mormeck, je l'ai connu en 2007 et on est resté en contact. Gaël, c'est mon pote. Il y a Lilian Thuram aussi qui est un peu mon père spirituel, et Patrick Vieira", dit le champion, qui est également lié à l'humoriste et comédien Titoff et au slameur Grand Corps Malade.

"Mais mon plus grand pote, c'est Mamadou Sakho, qui joue au PSG. Quand on goûte à Paris, on y reste. J'ai aussi des copains dans le rugby. Je m'entends bien avec tout le monde, je ne suis pas compliqué."

Malgré son palmarès, Teddy Riner est en effet resté un garçon bien, simple et quand on lui demande ce qu'il voudrait que l'on retienne de lui, la réponse est simple, comme lui.

"J'aimerais bien que les gens m'aiment pour ce que je suis et pas pour ce que j'ai fait. Je fais les mêmes choses qu'avant d'être champion du monde. Je suis accessible", dit-il.

Edité par Patrick Vignal

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16 décembre 2009

Le problème racial du football brésilien

Le plus remarquable dans la victoire il y a deux semaines en championnat national de l'équipe brésilienne de Flamengo, ce ne sont pas les 17 années que le club a dû attendre, ni l'été indien que vit Dejan Petkovic, le milieu serbe de 37 ans. La véritable surprise réside dans le fait que le club ait un entraineur noir en la personne de Jorge Luís Andrade.

Le spécialiste de  SporTV Telmo Zanini en a parlé comme d'une "étape importante" et a indiqué que  "l'on espère que ce jour deviendra symbolique pour le football brésilien et qu ecela aidera à ouvrir les portes pour les entraineurs noirs."

Alors qu'on acclamait Andrade comme étant le premier entraineur noir à avoir remporté le championnat national du Brésil, certains fans du Flamengo ont signalé que  Carlinhos, le manager qui dirigeait leur équipe lors de leur dernier titre en 1992 était en réalité le premier. Mais Carlinhos est généralement perçu comme étant un métisse.


Le problème de l'identité raciale  – et de savoir qui est classé noir – au Brésil reflète le préjugé plus général auquel sont confrontés les entraineurs noirs. Il s'agissait pour Andrade de la sixième fois qu'il occupait ce poste à Flamengo qui l'avait nommé alors qu'on en était au tiers du championnat. Mais c'était la première fois qu'il l’était en tant que permanent. Voté entraineur brésilien de l'année, il a été applaudi pour avoir mis en place les éléments ayant permis au Flamengo de repartir à la conquête d’une victoire en championnat auparavant improbable, en exploitant les talents rebelles d'Adriano, de Petkovic et de Zé Roberto. À l’époque,  la nomination d'Andrade avait été critiquée, et beaucoup s'attendaient à ce que Flamengo embauche plutôt une célébrité. Ce qui veut dire en d’autre termes avec un plus gros salaire, un entourage coûteux et – presque toujours – un blanc. Aucun autre club brésilien de Première Division n'est entrainé par une personne qu'un média Brésilien pourrait considérer comme étant un homme noir.


Andrade lui même reconnait le problème. "Beaucoup pensaient que j'étais incapable de faire du bon travail, et puis il y a le problème de la couleur. Au Brésil, il y a peu d'entraineurs noirs." Et cette règle s'applique même à des clubs comme Flamengo et Vasco qui furent  au premier plan lorsqu’il s’est agi de faire tomber les barrières pour faire intégrer les joueurs noirs il y a environ 70 ans.

Les clubs brésiliens obérés semblent plus vouloir jeter l’argent entre les mains de l'élite des managers blancs du pays plutôt que d'engager des entraineurs moins chers qui s’avèrent être noirs. Des joueurs bien connus et devenus entraineurs, tels que Lula Pereira et Claudio Adao ont bénéficié de moins d'opportunités que des collègues blancs ayant des qualifications semblables au cours des 20 dernières années.

Andrade a remporté quatre championnats en tant que joueur avec le Flamengo – plus que n'importe lequel des entraineurs actuels de première division. Mais sa modestie personnelle a limité sa participation aux activités en dehors du terrain comme des conférences et des apparitions dans les médias qui ont attiré beaucoup de ses contemporains. Au Brésil, l'autopromotion semble être devenue aussi importante que la préparation de l'équipe.

Un coup d’œil aux équipes Brésiliennes en Coupe du Monde renforce cette impression. Aucun des joueurs noirs de la Coupe du Monde 1970 ne s’est taillé une carrière de grand entraineur, malgré les incursions du capitaine de cette équipe, Carlos Alberto Torres dans le management. La barre pouvant être atteinte par les entraineurs noirs au Brésil reflète également les attitudes des directeurs des clubs de football du pays, qui sont blancs dans une majorité écrasante.

Sans surprise, l'un des entraineurs brésiliens noirs ayant obtenu le plus de succès a dû quitter le pays pour vivre la réussite. Didi, la star de Botafogo et des équipes brésilienne de 1958 et de 1962, a conduit le Pérou en quarts de finale de la Coupe du Monde 1970 en tant qu'entraineur.

En réalité, peu de choses semblent avoir changé depuis l'époque de Gentil Cardoso, il y a un demi-siècle. Tout en étant le premier entraineur noir d'un club important,  Cardoso fut l'entraineur qui avait fait signer Garrincha à Botafogo. Sa réussite signifia  qu’il allait bénéficier d’une période à la tête de l’équipe nationale en 1959.

50 ans plus tard, le Brésil a un entraineur national blanc, Dunga, nommé sans aucune expérience précédente. Carlos Alberto Parreira l'un des entraineurs blancs de l'élite, est le Brésilien en charge de l'équipe d’Afrique du Sud pour la Coupe du Monde 2010. Malgré le succès d'Andrade, on pourrait encore attendre longtemps avant que des entraineurs noirs ne percent dans l'apartheid qui règne dans le football brésilien.

Robert Shaw - When Saturday Comes

Traduit de l’Anglais par Guy Everard Mbarga


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08 décembre 2009

Andrade devient le premier entraineur noir champion du Brésil avec Flamengo

de Folha Online et Diário OnLine

andrade

Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga

L’entraineur de Flamengo, Andrade, est entré dans l’histoire ce dimanche en devenant le premier entraineur noir champion du Championnat Brésilien. Le titre a été conquis après la victoire de l’équipe carioca sur le Grêmio par 2 buts à 1, ce dimanche au stade de Maracanã lors de la dernière rencontre de la compétition.

Andrade est désormais le quatrième entraineur à avoir remporté cette compétition après l’avoir gagné en tant que joueur (quatre titres conquis avec le Flamengo en 1980, 1982, 1983 et 1987) et un pour Vasco (1989).

Il avait prit le poste d’entraineur par intérim de l’équipe de Gávea en juillet à la place de Cuca, tandis que les dirigeants du club cherchaient un entraineur sur le marché. Cependant, avec les victoires face au Santos à Vila Belmiro et Atlético-MG au Maracanã, la direction le confirma à ce poste.

Différent des autres entraineurs, Andrade n’aime pas beaucoup parler et sait que ce sont les joueurs qui sont les acteurs dans le football.

Il a conquis les joueurs de l’équipe qui n’aimait pas Cuca, et Flamengo a foncé vers le titre, confirmé ce dimanche au Maracanã.

Dans le passé, Andrade avait été appelé à plusieurs reprises pour entrainer l’équipe principale par intérim. Dès 2004, l’ancien milieu de terrain prit l’équipe carioca en charge à sept reprises –dont 5 fois à titre intérimaire.

Entraineur adjoint du club, il tira l’équipe de la Série B grâce à une série de bons résultats dans les phases finales du Brasileiro-2004. Malgré cela, il fut l’adjoint de neuf entraineurs avant d’être confirmé cette année.

En 2004, l’ancien joueur Junior, alors manager de football, essaya de confirmer Andrade. Il dit avoir entendu, en plus des commentaires sur l’inexpérience de l’entraineur, des arguments racistes contre la nomination d’Andrade.

"Quand on a abordé les qualités et les défauts, il y a eu des commentaires de ce type. En plus de son inexpérience à ce poste, ils disaient qu’il était un noir avec une mauvaise diction", rappelle Junior.

Habitué à servir au Flamengo, l’entraineur n’entre pas dans la polémique. "Ça vient de personnes qui pensent encore ainsi au 21ème siècle. Cela ne mérite aucun commentaire".

Selon le chercheur Luciano Cerqueira, coordonnateur de la campagne "Mande um cartão vermelho para o racismo no futebol" (Carton rouge au racisme dans le football), le titre d’ Andrade va attirer l’attention sur le manque d’entraineurs noirs dans le football.

"Dans le football règne la même pensée que dans la société en général. Le noir peut occuper des espaces déterminés, mais pas d’autres. Il peut jouer, faire partie de la commission technique, mais il ne doit pas prendre les rênes, celle du chef qui a les idées ", affirme-t-il.

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17 octobre 2009

David Sommeil, pas à pas

Vincent MACHENAUD France-Antilles Guadeloupe 16.10.2009

sommSa vie de footballeur semble déjà loin... Désormais, David Sommeil marque son retour à la vie tout court.

Le 20 août 2008, le défenseur de Valenciennes était victime d'un malaise cardiaque à l'entraînement. Aujourd'hui, il poursuit sa lente rééducation. « David va beaucoup mieux. » Près de quatorze mois ont passé depuis l'accident du défenseur de Valenciennes survenu lors d'un entraînement, le 20 août, qui l'avait plongé dans le coma pendant une dizaine de jours. Clarisse Sommeil, son épouse, délivre des nouvelles rassurantes. « Mais vous comprendrez qu'il ne tienne pas à parler aux journalistes. Il préfère pour l'instant que le public conserve une image de lui, celle qu'il offrait quand il avait son intégrité, qu'il rayonnait de sa bonne humeur. Même s'il l'a conservée malgré les difficultés. On doit respecter sa douleur. C'est délicat... »

Le 18 décembre, la famille a quitté le Nord, direction le Sud-Ouest, pour leur maison située dans la banlieue médocaine de Bordeaux. « C'est mon mari qui l'a décidé. Cette ville évoque de beaux souvenirs pour nous. Nous y avons été parfaitement accueillis par les gens du club, par le président Triaud, discret et attentif. Nos deux enfants ont vite trouvé leurs marques. C'est un refuge, le cadre est idéal pour reconstruire une vie. » Réapprendre à mener une existence normale. Marche après marche. Pas à pas.

« Mon mari a parcouru un très long chemin »

Au cours de balades dans la forêt avoisinante, « et du lundi au vendredi midi, depuis le milieu de l'été, dans un établissement où il est pris en charge, s'épanche doucement Clarisse, il y réalise un travail formidable de rééducation » . Un silence, et elle poursuit : « Mon mari a parcouru un très long chemin. Il a franchi le stade de la dépression, il a relevé la tête. Il faut seulement se montrer un peu patient. Un an, c'est long, en même temps ça file vite... » « Il a retrouvé son regard volontaire de bel homme! Je suis fier de sa ténacité. Ça n'a pas été facile toutes les heures, David a serré les poings, n'a jamais lâché. Désormais, nous sommes pleins d'optimisme. »

En visite au Haillan

Les pénibles démarches entreprises pour reconnaître l'accident du travail ont abouti après l'examen d'un expert à Bordeaux, et c'est un souci envolé. Ce qui doit suivre maintenant est, d'ailleurs, plus important. Aujourd'hui, le seul objectif qui compte est que David recouvre l'intégralité de ses capacités. « S'il n'est pas prêt à retrouver le terrain » , comme Clarisse l'avoue avec un sourire dans la voix, « au ping-pong, il écrase tous ses adversaires de la clinique » , s'enthousiasme Marius Trésor, témoin presque quotidien du rétablissement de son « compatriote » guadeloupéen.

« David, je l'ai connu quand il avait 5 ans, j'ai une photo de nous qui date de cette époque. Son père était un ami. Comme je n'habite qu'à une vingtaine de kilomètres de chez eux, je passe dès que mon emploi du temps me le permet, et il n'est pas rare qu'ils se déplacent chez nous. » Un soutien, une présence bénéfiques pour le couple. « Catherine et Marius sont plus que présents, dit Clarisse. Leur dévouement nous fait un bien énorme. »

Ses potes dans le milieu ne l'ont pas oublié. Par appels ou textos, le vigilant Antoine Kombouaré, qui lui a rendu visite, tout comme Pauleta, débarqué par surprise, Olivier Dacourt et Steve Marlet. Luc Sonor le grand frère, William Gallas ou encore Antoine Sibierski s'enquièrent régulièrement de sa santé. « Je l'ai déjà amené au Haillan, raconte Marius. La dernière fois, le staff a arrêté la séance en le voyant dans la voiture et tout le monde est venu le saluer. Il est allé dans la salle de musculation, il a discuté avec Ramé, Planus, Chamakh, notamment, tous ceux qu'il avait côtoyés lors de son passage aux Girondins. Il était heureux. C'était un moment assez fort, un de ces moments qui le font avancer. »

Là, comme cela se produit de plus en plus souvent, David s'est montré bavard, enjoué. « Il a encore des problèmes d'élocution, mais depuis qu'il a arrêté de prendre des médicaments qui bloquaient sa déglutition, il s'exprime très bien quand il se sent à l'aise avec son entourage, et ses souvenirs reviennent, précise Marius. Il est pratiquement autonome, il est surtout beaucoup plus actif. » En écho, Clarisse Sommeil répète : « On va vers le meilleur, alors qu'on se dirigeait vers le pire. Ce qu'il a réalisé est exceptionnel. » À bientôt, David!

- Bio express

35 ans

Né le 10 août 1974 à Pointe-à-Pitre

1,79 m ; 75 kg

Défenseur. International guadeloupéen.

Parcours : Saint-Lô (1992-93), Caen (1993-1998), Rennes (1998-2000), Bordeaux (2000-janvier 2003), Manchester City (janvier 2003-janvier 2004), Marseille (janvier-juin 2004), Manchester City (2004-2006), Sheffield Utd (2006-07), Valenciennes (2007-août 2008).

Palmarès : champion de France de L2 en 1996 ; Coupe de la Ligue en 2002.

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12 octobre 2009

Marie-José Pérec : « C'est important pour moi d'apporter quelque chose à mon île»

Perec(Dominique Chomereau-Lamotte)

Interview. Marie-José Pérec, ambassadrice de l'athlétisme antillais auprès de la Fédération française, signait hier la convention de partenariat entre la Fédération, la Ligue d'athlétisme et la Région, dans le cadre du « Plan Caraïbes » de la FFA.

Marie-Jo, vous voilà de retour au pays, avec le titre d'« ambassadrice de l'athlétisme antillais » dans le Plan Caraïbes de la Fédération. Qui vous a sollicitée pour vous investir ?

Au départ, l'idée vient du président de la Ligue, Camille Élisabeth, qui a fait un état des lieux de l'athlétisme guadeloupéen et a demandé à la Fédération de se pencher sur les problèmes que l'on rencontre ici. Bernard Amsalem, le président de la Fédération, m'a alors sollicitée. J'ai rapidement accepté de m'engager. D'une part, parce que je suis d'ici et qu'à ce titre, je connais bien les problèmes que peuvent rencontrer les athlètes guadeloupéens. J'ai aussi pris du recul sur ma carrière, et je suis maintenant prête à m'investir dans ce genre de projets. Et puis, contrairement à 2001, où un projet similaire n'avait pu aboutir, il y a cette fois beaucoup de moyens mis en oeuvre pour que ce « Plan Caraïbes » devienne rapidement concret, de façon à permettre aux jeunes d'atteindre le haut niveau sans avoir à s'expatrier. La Guadeloupe, et le sport en Guadeloupe, ont tout à y gagner. C'est important, pour moi, de continuer à apporter quelque chose à mon île.

On vous a vue consultante en athlétisme pour des médias en Métropole, mais vous replongez concrètement dans le milieu en Guadeloupe...

Oui, j'ai cherché, en essayant plusieurs choses, à voir comment je pouvais à ma façon apporter quelque chose à l'athlétisme. Avec mon expérience d'athlète, j'ai énormément de choses à partager, à donner. Commencer à le faire ici, aux Antilles et dans toute la Caraïbe, ça me va bien! Parce que ce qui s'est passé ici ces derniers jours, avec la présentation du projet de « Plan Caraïbes » , ce n'est que le début de quelque chose qui va grandir et bientôt profiter à tout le monde. On ne fait que commencer par un endroit où on sait qu'il y a beaucoup de talents et un grand vivier.

(Dominique Chomereau-Lamotte)

La première chose que vous ayez faite à votre arrivée, mercredi soir, c'est de rencontrer les jeunes athlètes, les yeux dans les yeux...

Oui, j'ai tenu à arriver en Guadeloupe avant le reste de la délégation de la Fédération. Pour aller voir ma famille mais surtout pour rencontrer les athlètes. Et j'ai voulu discuter avec eux seuls, sans leurs parents ou leurs entraîneurs. Parce que les gamins ne sont jamais les mêmes en présence d'adultes. Là, on a pu avoir des échanges francs, ils m'ont exposé leurs problèmes, m'ont dit leurs besoins pour progresser. Ça a été un moment extraordinaire pour moi, une belle expérience, parce que j'ai pu recueillir plein d'informations pour aider les jeunes.

Parmi ces jeunes, il y avait Johanna Danois, la seule athlète de Guadeloupe à avoir participé aux derniers championnats du monde de Berlin, sur 200 m. Vous reconnaissez-vous en elle ?

Oui, en effet. En tout cas, c'est une jeune fille qui a un mental de championne...

Puis vendredi, vous avez échangé avec les dirigeants et entraîneurs locaux... Êtes-vous satisfaite de l'accueil qui a été réservé au projet « Plan Caraïbes » ?

Oui! Parce que je crois que les entraîneurs pensaient qu'on venait leur imposer quelque chose, alors qu'en fait, on venait échanger avec eux avant de finaliser le projet, parler avec eux des problèmes qu'ils rencontrent, des solutions qu'on pourrait éventuellement apporter. Pour l'instant, nous n'en sommes qu'aux grandes lignes de ce « Plan Caraïbes » . Ces discussions avec les entraîneurs nous ont permis d'avancer énormément dans notre réflexion. C'est très important car, comme l'a dit le président de la Fédération, nous ne pourrons avancer qu'en travaillant ensemble. Le projet va maintenant s'étoffer de tous ces échanges que nous avons eus ici.

Plus personnellement, êtes-vous satisfaite des réactions en Guadeloupe après votre nomination en tant qu'ambassadrice de l'athlétisme antillais ?

Oui, j'ai le sentiment que tout le monde est ravi. Moi, j'ai vraiment envie d'apporter mon expérience pour faire avancer l'athlétisme. J'ai pu échanger avec des gens qui ont envie de faire bouger les choses, envie de nous accompagner. Moi aussi je suis venue avec beaucoup d'envie! Je suis très motivée pour que quelque chose émerge de ce projet.

Antoine Chérubin disait jeudi que « vous offrez à la Guadeloupe votre auréole » , ça ne vous met pas un peu la pression ?

Non, pas du tout! Je suis confiante et j'ai confiance en les Guadeloupéens.

« Je crois que les entraîneurs pensaient qu'on venait leur imposer quelque chose, alors qu'en fait, on venait échanger avec eux avant de finaliser le projet. » (Dominique Chomereau-Lamotte)

Week-end - 17 millions pour le Creps

S'il est ambitieux, ce Plan Caraïbes est aussi doté de moyens importants. Ainsi, 17 millions d'euros seront dévolus à un réaménagement du Creps du Raizet, dirigé par Michel Dach. Un centre médico-sportif, avec une unité de soins, de récupération et une salle de musculation, est en train de voir le jour. Il est projeté de lancer la construction d'un nouveau bâtiment administratif, d'une unité de restauration, d'un complexe hôtelier de niveau deux étoiles. Il est également prévu d'implanter, dans l'enceinte même du Creps, un établissement scolaire niveau collège et lycée. Enfin, la piste sera totalement reconstruite, de façon à en faire un outil d'évaluation à la performance.

Par ailleurs, la Fédération a obtenu du Ministère de la Jeunesse et des Sports un montant de 100 000 euros par an pour accompagner Marie-José Pérec dans sa mission.

Week-end - La convention signée hier

Tous aussi désireux de redynamiser l'athlétisme antillais, Marie-José Pérec Bernard Amsalem, président de la Fédération française (2e à droite), Victorin Lurel, président de la Région Guadeloupe, Michel Dach, directeur du Creps Antilles-Guyane, et Camille Elisabeth, président de la Ligue guadeloupéenne d'athlétisme, ont signé hier après-midi la convention de partenariat dans le cadre du « Plan Caraïbes » de la FFA.

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