Les afrocolombiennes du Réseau Kambirí présentent leurs projets à la radio
Les femmes afrocolombiennes du pays, organisées à travers le Réseau Kambirí, produiront et émettront des franges horaires d’analyses dans quatre municipalités du pays. E projet est organisé par la Direction des Communications du Ministère de la Culture.
Depuis le 8 mars, le Réseau des Femmes Afrocolombiennes Kambirí occupera un nouvel espace de communication. Il s’agit d'une frange d’analyse et d’opinion qu’elles même produisent et diffusent dans les émissions de radio communautaires de Buenaventura, Florida et Cartago (Valle del Cauca), et de Tumaco (Nariño), dans le cadre du programme 'Radios Citoyennes: espaces pour la démocratie', du Ministère de la Culture.
Selon Aura Dalia Caicedo, directrice du Réseau Kambirí, "l’émission de ces programmes constitue une opportunité très importante, puisque par leur biais, nous articulons notre projet, non seulement auprès des femmes afrodescendantes, mais aussi de la communauté en général, en pensant à un meilleur futur pour les leaders qui participent aux processus d’autonomie dans le pays”.
‘Radios citoyennes : espaces pour la démocratie’ est un projet de communication communautaire qui crée des espaces de débat et d’analyse sur des sujets d’intérêt public au niveau local et régional.
La réalisation d’émissions de radio qui sont diffusées en frange (quotidiennement et à la même horaire) par les stations communautaires et publiques du pays favorise des réflexions et suscite des débats qui conduisent à la transformation des réalités quotidiennes.
Pour su part, le Réseau Kambirí, terme africain qui signifie “permettez-moi d’enter dans cette famille”, est formé par des femmes déplacées, amas de casa, travailleuses sociales, psychologues, enseignantes, chanteuses et poétesses qui cherchent des processus de formation dans des thématiques liées à la participation politique, aux droits des femmes, au territoire et à la territorialité, l’estime de soi entre autres sujet d’intérêt particulier.
En plus des dirigeantes, des hommes qui travaillent grâce à Kambirí participent également à la production des franges horaires pour le développement de leurs différentes propositions.
Les thématiques analysées dans les tranches horaires des radios citoyennes touchent la gastronomie, la médecine traditionnelle, les expressions artistiques, les pratiques ancestrales, le leadership de genre, la participation aux affaires publiques et les différents rôles de la femme afrodescendante dans son quotidien.
Dans ce sens, le Réseau Kambirí a établi une Alliance de travail avec les radios communautaires Florida Stereo 96.0 (Florida/Valle); Cartago Stereo 89.9 (Cartago/Valle); Chimía del Pacífico 94.9 (Buenaventura/Valle) et Radio Mira (Tumaco/Nariño), avec lesquelles des horaires d’émission ont été choisies selon les caractéristiques de la population de la municipalité. Cette alliance a été rendue possible grâce au programme National de Concertation du Ministère de la Culture.
Ainsi, les ‘Radios citoyenne’ ont pour la première fois des émissions pensées, produites et mis en onde du point de vue de la femme afrodescendante.
Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/
Pour d’autres informations, communiquer avec :
Grupo de Divulgación y Prensa - MinCultura
Catalina Hoyos Vásquez - Valentina Lara
Teléfono 3424100 Exts. 3152 - 3146
Beatriz Ramirez une afrodescendante nouvelle directrices de l’Institu National des Femmes de l’Uruguuay
Par Agence EFE – Montevideo
Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/
La militante uruguayenne Beatriz Ramirez, 54 ans, est devenue ce vendredi la première afrodescendante à occuper le poste de directrice de l'Institut National des Femmes de l'Uruguay (Inmujeres), après avoir été nommée à ce poste par le nouveau président de pays, José Mujica.
Des sources de l'organisme qui relève du ministère du Développement Social ont indiqué à EFE que Ramirez a pris ses fonctions ce vendredi après avoir quitté son poste de directrice du Département des Femmes Afrodescendantes au sein de la même institution.
"C'est un antécédent très nouveau car c'est la première fois qu’une femme afordescendante occupe cette position " ont indiqué des sources de Inmujeres à Efe.
On estime que sur les 3,3 millions d’habitants en Uruguay, 9% sont d'origine africaine.
" La plupart vit dans un niveau élevé de pauvreté et ont fait peu d'études", ajoutent ces sources.
Née en 1956, Ramirez a terminé ses études secondaires et les deux premiers cours de la carrière des services sociaux, en plus de plusieurs cours sur le genre dans le Groupe d'études sur la condition de la Femme en Uruguay (GRECMU) entre 1989 et 1990, et à l'Institut Brésilien de la Femme Noire - Geledés en 1994.
En tant que professeure, elle a donné des cours à l'Association Noire de Défense et de Promotion des Droits Humains (Pérou, 1997) et à la Global Afrolatin and Caribbean Initiative (États-Unis, 2006-2007).
Elle a été conseillère municipale suppléante de Montevideo entre 2000 et2005 et membre de l'Unité Thématique des Droits des Citoyens, un poste qui lui a permis en 2001 de faire partie de la délégation uruguayenne qui a assisté à la Conférence Mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance à Durban (Afrique du Sud).
Elle a également participé à une mission de paix en Colombie en 2002 et aux Rencontres Régionales Parlementaires Noires à Brasilia et au Costa Rica.
Elle est la fondatrice de l'Alliance Stratégir pour les Afro-Américains, les Groupes de Jeunes -Acsun (Association Culturelle et Sociale Noire ) et du Réseau des Femmes Afrolatines et Afrocaribéennes - République dominicaine, 1992.
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Visite humanitaire de Serena Williams au Kenya
MAKUENI, Kenya – Juste un an après s’être rendue au Kenya pour l’ouverture de l’École Secondaire Serena Williams à Matooni , Serena Williams est retournée dans ce pays pour poursuivre ses efforts humanitaires.
Williams est arrivée le 22 février pour une mission humanitaire de trois jours durant laquelle elle inaugurera l’École Secondaire Wee à Makueni, dans la province de l’Est du Kenya.
La nouvelle école est située à environ 50 kilomètres de la première. Au cours de son séjour dans le pays, Williams s’informera des progrès de l’école de Matooni et organisera un atelier de tennis avec les élèves des deux écoles.
Williams est partenaire du géant de la technologie Hewlett Packard et de l’initiative Build African Schools. Elle est également l’ambassadrice mondiale de la compagnie et a également travaillé avec le Starfish Great Heart Charity pour les orphelins en Afrique du Sud.
Hewlett Packard équipera les écoles d'ordinateurs, d'imprimantes et de connexion internet, tout en formant les enseignants et les élèves locaux.
Ken Mbwaya, le directeur général de Hewlett pour l’Afrique de l’Est a indiqué que "En tant qu'ambassadrice de Hewlett Packard, Serena a été touchée par la détresse des enfants de ces régions. "
Son initiative a motivé beaucoup de ces enfants à apprendre, malgré les défis qu’ils doivent affronter chaque jour et les limitations.
"62 % des Kényans vivent dans la pauvreté absolue, ce qui veut dire que certains enfants intelligents sont freiné dans la réalisation de leur potentiel. Il s’agit là d’un réal obstacle à la réalisation de Vision 2030 et nous devons nous attaquer à cela avant d’envisager la pénétration des technologies de l’information dans le Kenya rural. L'éducation est la meilleure plateforme où investir car cela se reflète positivement sur l’ensemble des communautés."
Durant son séjour au Kenya, Serena a rendu visite au Vice Président Kalonzo Musyoka qui a loué les efforts qu’elle fait en établissant ces écoles.
Musyoka a indiqué que son partenariat avec le fabricant majeur d’ordinateur Hewlett-Packard (HP) et avec l’Organisation Humanitaire - Build African Schools, va transformer les communautés rurales en les équipant d’école et d’équipement scolaire tout en les aidant à atteindre le lettrisme informatique.
Il a fait ses commentaires dans sa résidence de Jogoo lors d’un coup de fil de courtoisie de la vedette du tennis.
Le Vice Président, qui l'a également invité à s'associer à sa Kalonzo Musyoka Foundation pour accorder des bourses aux élèves qui en ont besoin, a suggéré que sous la nouvelle constitution, Serena Williams mériterait bien la double nationalité qui lui a été proposée.
"Elle a assurément touché les vies de nombreux kényans et mérite par conséquent une telle reconnaissance si elle le désire,'' a-t-il déclaré.
Serena Williams a indiqué qu'elle continuerait non seulement d'ouvrir et de soutenir des écoles au Kenya, mais qu'elle en construirait et fournirait des ordinateurs à d'autres pays en Afrique.
Elle a ajouté qu'elle s'engageait à contribuer à "mettre un sourire " sur les visages de nombreux pauvres de la société.
La championne s’est contentée d’apprécier la proposition de double nationalité, en ajoutant que son seul problème serait la confusion dans les Aéroports Internationaux à savoir si elle devait remplir les formulaires en tant qu'Américaine ou Kényane.
Mademoiselle Williams a inauguré l'École Secondaire Wee à Matiliku dans le district de Makueni ce Mardi.
Source : http://www.blacktennispros.com/
Traduit de l’Anglais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/
La situation financière des Noirs Américains l’année du recensement 2010
Un portrait financier de l’Amérique Noire dans la perspective du Recensement de 2010 aux États-Unis.
En 2008, l’emploi chez les principaux groupes raciaux et ethniques, à l’exception des Asiatiques était plus bas qu’il y a un an.
Les ratios emploi-population (la proportion de la population qui occupe un emploi):
Noirs : 57,3 %. Ce schéma présentant un ratio emploi-population relativement bas chez les noirs persiste chez les noirs depuis de décennies.
Asiatiques : 64,3% - Hispaniques: 63,3 % - Blancs: 62,8 %
Emplois selon le sexe
Les hommes adultes noirs (20 ans et plus) avaient un ratio emploi-population de 63,9 %, confirmant un modèle de long terme. Les Hispaniques avaient le ratio le plus élevé à 78,6 %.
Les femmes noires adultes avaient le deuxième ratio emploi-population à 59,1%. Les Asiatiques avaient le ratio le plus élevé à 59,3 %.
Patrons et Employés
En 2008, 50% des hommes Asiatiques occupaient des postes de gestion ou des emplois professionnels, contre 34% des hommes blancs, 23% des hommes noirs et 15% des hommes hispaniques.
Environ 4 hommes noirs sur 10 travaillaient dans les services, la vente et occupaient des emplois de bureau. Les hommes Noirs étaient également plus susceptibles que les autres de travailler dans la production, le transport, et dans le déménagement de matériel.
46% des femmes asiatiques occupaient un poste de gestion ou un emploi professionnel, comparé à 41% des femmes blanches, 31 % des femmes noires et 24% des femmes Hispaniques.
En contraste, 64 % des femmes Hispaniques travaillaient dans les services, la vente et occupaient des emplois de bureaux contre environ 60 % des femmes noires, 53 % des femmes blanches et 46 % des femmes Asiatiques.
Les Noirs représentaient 11 % de l’ensemble des détenteurs d’emplois en 2008, mais ils constituaient environ un quart ou plus de ceux qui occupaient plusieurs emplois spécifiques, parmi lesquels aide-infirmiers (35 %), agents de sécurité et chauffeurs de bus (environ 30% chaque) et travailleur social (25 %).
Nos Revenus
Le revenu moyen annuel des foyers noirs en 2008 était de 34218 dollars, en baisse de 2,8 % (en dollars constants de 2008) par rapport à 2007.
Même si les noirs et les Hispaniques ont atteint des niveaux d’éducation et ont évolués vers des emplois mieux rémunérés, leurs revenus demeurent nettement inférieurs à ceux des Asiatiques ou des blancs.
En 2008, les revenus médians hebdomadaires habituels des salariés employés à plein temps étaient de 589$ pour les noirs et de 529 pour les Hispaniques, contre 861$ pour les Asiatiques et 742$ pour les blancs.
Les salaires des hommes noirs (620$) et des hommes hispaniques (559$) étaient de 75 et de 68 % respectivement des gains des hommes blancs (825$).
Les salaires des femmes noires (554$) représentaient 85 % des gains des femmes blanches (654$), un ratio plus élevé que chez les hommes noirs et blancs.
Pour les hommes, la disparité des salaires entre les employés noirs et hispanique et ceux des blancs ou des asiatiques est resté stable pour tous les principaux groupes professionnels. Par exemple, en 2008, les salaires hebdomadaire habituels des hommes asiatiques (1403$) et des hommes blancs (1255$) occupant à plein temps des postes de gestion, des emplois professionnel et des postes apparentés étaient bien au dessus des gains des hommes hispaniques (1002$) et des hommes noirs (892$) ayant les mêmes emplois.
Chez les femmes, l’écart de salaires est généralement moins élevé que celui des hommes et dans certaines catégories professionnelles majeures, les niveaux de salaires sont assez proches. Dans les emplois de gestions, professionnels ou des emplois apparentés par exemple, les salaires des femmes noires (763$) et des femmes hispaniques (775$) correspondait à environ 85 % de celui des femmes blanches (900$). Dans la plupart des catégories professionnelles, les femmes asiatiques possédaient les salaires les plus élevés.
Notre propriété
Les revenus des 1,2 millions d’entreprises ayant des propriétaires noirs en 2002 étaient de 88,6 milliards de dollars. Les entreprises appartenant aux noirs représentaient 5 % de l’ensemble des entreprises non agricoles aux États-Unis.
Il y avait 129329 entreprises appartenant à des noirs dans l’État de New York en 2002, un nombre le plus élevé de tous les États. New York City à elle seule comptait 98080 entreprises, en tête de toutes les villes.
Il y avait 10716 entreprises appartenant à des noirs qui opéraient en 2002 with receipts of 1 millions de dollars ou plus.
Il y avait 969 entreprises appartenant à des noirs comptant 100 employés ou plus en 2002.
Propriétaires
46 %. Pourcentage de foyers de noirs vivant dans des logements dont ils sont propriétaires.
Les chômeurs
Le taux d’emplois des noirs était le plus élevé en 2008, soit 10,1 %, contre 7,6 % pour les Hispaniques, 5,2 % pour les blancs et 4,0 % pour les Asiatiques.
En 2008, les taux pour les hommes et les femmes adultes noirs (de 20 ans et plus) étaient respectivement de 10,2% et 8,1%. Les noirs sans emploi étaient restés dans cette situation de plus longues périodes que les chômeurs des autres groupes. En 2008, la durée moyenne du chômage chez les noirs était de 12,1 semaines.
Les Pauvres
Près d’un quart des noirs sont pauvres, la proportion la plus importante quelque soit le groupe racial.
Près d’un quart des noirs sont pauvres, la proportion la plus élevée quelque soit le groupe racial.
Une famille noire sur cinq est pauvre, le plus souvent parce que tant de familles noires pour chef une femme célibataire.
Le seuil de pauvreté pour une famille de quatre personnes en 2008 était de 22 025$; pour un individu, il était de 10.991$.
Traduit de l'Anglais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/
Les femmes afroéquatoriennes prêchent le droit
Las Martinas est un groupe de femmes qui font la promotion des actions contre la discrimination à l’encontre de leur groupe ethnique. 
Douze femmes afro- équatoriennes de la communauté de San Martin, située dans le quartier Caminos de la Libertad au nord de la ville forment le groupe Las Martinas.
Selon, Alba Pavón, l'une des membres de ce groupe, il est né suite aux conversations entre voisines qui se racontaient leurs problèmes quotidiens avant de réaliser qu'elles étaient toutes semblables.
Elles ont ainsi décidé de parler avec les autres femmes et familles du secteur, de les écouter et de voir de quelle manière elles pouvaient aider à résoudre les principaux problèmes et, surtout, lutter contre la discrimination qu’elles subissent dans leurs relations quotidiennes.
Selon Pavon, la discrimination est un problème très grave pour ce groupe, puisque ce n'est pas un phénomène qui prendra fin uniquement par la lutte de la communauté afro. Il est également nécessaire que l'État garantisse l'accès aux droits ainsi que la protection de ces mêmes droits.
"Être noire en Équateur fait que vous devez vous battre deux, trois, dix fois plus pour quelque chose que vous voulez obtenir."
Las Martinas ont commencé leur travail il y a quatre ans. Alba était l’initiatrice de ce groupe, elle qui après avoir été abandonnée par son partenaire et devant s’occuper de deux filles décida de s’en sortir et de venir en aide à ses voisines.
Justement, parmi les problèmes rencontrés par les femmes, on retrouve l’abandon des enfants par les parents et la violence intrafamiliale, la non légalisation de leurs terres, le manque d'éducation et l'analphabétisme.
On estime que 80% des femmes de ce groupe ethnique subissent les agressions et ne dénoncent pas leurs partenaires.
Tania Moreno, Procureur du Ministère Public spécialisée en délits sexuels dit que la violence intrafamiliale au sein de ce groupe ethnique est un problème qui reste caché, puisqu’on estime que 80% de ces femmes subissent des agressions et ne portent pas plainte car , compte tenu de leur situation économique, elles dépendent de leurs partenaires pour soutenir leurs familles.
Et puis il ya les femmes qui décident de porter plainte, et peu de temps après, se laissent convaincre par les promesses de leurs partenaires et retirent la plainte.
Pour éviter la répétition de ce cercle, Alba indique que les Martinas se réunissent tous les mardis, pour planifier le travail à réaliser et elles rendent des visites les mercredi dans leur quartier.
Lorsqu’elles détectent un problème de violence au sein du foyer, elles tentent de convaincre les femmes de la nécessité de faire respecter leurs droits.
"En cas d'abus, nous n’encourageons pas la dénonciation, mais plutôt à ne pas se laisser de nouveau maltraiter. On atteint cet objectif quand les gens s’aiment, se respectent et augmentent leur estime de soi", dit-elle.
Lidia Lara, une autre membre du groupe, dit que l’un des moyens d'augmenter l'estime de soi des gens est qu’ils apprennent davantage sur l'histoire africaine.
C’est dans ce cadre que les Martinas ont obtenu le soutien de l'Institut de Formation Afroéquatorien, où elles reçoivent des cours en trois modules pour apprendre l'histoire de leur peuple en Équateur et dans le monde. Ainsi, les femmes prennent possession de leurs origines et lors de visites dans les maisons, elles transmettent ce savoir.
En outre, elles ont créé des manières ludiques d’enseigner aux enfants sur cette thématique et de faire qu’ils se sentent fiers d'être noirs.
Lydia dit que dans le secteur, par exemple, ils ont célébré la Neuvaine de Noël, au cours de laquelle chaque jour un groupe d'enfants était chargé de raconter des histoires sur les héros et les personnages africains qui ont joué un rôle très important pour la liberté de leur peuple et qui se sont battus pour leurs droits.
Juan Espinoza a participé à la Neuvaine et il affirme que le fait d’avoir des connaissances sur les noirs qui ont joué un rôle important le fait se sentir fier de ses origines.
"À l'école, on ne nous apprend des histoires qu’avec des personnes blancs et métisses. Nous les noirs, nous n’apparaissons nulle part et cela fait que tout le monde pense que nous n'avons rien réalisé et que cela justifie le racisme ", soutient-il.
Alexandra Ocles, secrétaire général adjointe du Secrétariat des Peuples, des Mouvements Sociaux et de la Participation Citoyenne pense qu'une façon de vaincre le racisme et d'autres problèmes qui touchent son ethnie, c’est que le peuple afrodescendant s’approprie son passé de lutte et qu’il sache qu’il a le droit d’occuper des espaces qui lui ont été refusé historiquement et pour lesquels il s’est battu.
Selon Ocles, la société dans son ensemble doit également connaitre ces antécédents pour respecter et surtout, pour qu’elle ne vive pas en croyant que les noirs n’ont pas pris part aux luttes sociales de manière active.
Concernant les droits sexuels et de la reproduction, Les Martinas donnent également de l’information à ce sujet pour que les femmes prennent connaissance des méthodes de planification familiale et qu’elles aillent se faire faire des bilans de santé. Elles préparent également des présentations sur le respect du corps et au sujet de l’abus sexuel.
Le groupe a également obtenu que l’une des coopératives de la région leur accorde des crédits. Alba indique que dans un premier temps, ils devaient servir à créer des micro- entreprises, mais que, compte tenu des nouveaux besoins de chaque famille, elles ont utilisé l’argent pour acheter des la nourriture, des appareils électroménagers, payer des dettes, des soins médicaux et pour l’éducation de leurs enfants.
Les prêts sont accordés de manière périodique, avec des délais prolongés et, une fois qu’un prêt est annulé, elles peuvent immédiatement accéder à un autre. Les montants prêtés vont de 100 à 500 dollars.
Quant au problème de l'éducation, Alba dit que le quartier est composé de 80 familles, soit environ 320 personnes originaires de Juncal et de Chalguayacu, dont 80% des adultes, particulièrement les femmes, ne savaient ni lire ni écrire.
La conséquence, selon elle, est qu’ils ne trouvaient pas d’emplois décents et lorsque c’était le cas, ils ne percevaient pas le salaire qui leur était dû. "Les chefs abusaient de ceux qui ne savaient pas lire et les faisaient signer des reçus et des contrats qui les faisaient exploiter ".
Désormais, avec le soutien d'une volontaire, les femmes de la zone ont été alphabétisées, et pour confirmer leurs connaissances, et ont fréquenté une école où elles ont pu passer des épreuves pour obtenir le certificat.
D’autre part, en raison de l'afflux d'Haïtiens, grâce au Service Jésuite pour les Réfugiés le quartier a été en mesure d’obtenir que des cours d’Espagnol soient donnés à ce groupe, car nombre d'entre eux sont exploités ou n’ont pas d'emplois parce qu’ils ne connaissent pas la langue.
Carline Merilien, une haïtienne membre de Las Martinas, affirme que l'appartenance à ce groupe l’a aidé à atteindre ses autres compatriotes de manière à améliorer leur séjour dans le pays. "Faire partie d’un groupe te fait te sentir soutenue et on a plus de force pour se battre et survivre."
Grâce à ce travail, Les Martinas aspirent à avoir 50 membres cette année.
lreal@telegrafo.com.ec
Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/
Le Livingston Post-Garifuna
Par: Gustavo Berganza
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga
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Chaque année qui passe, la diaspora des Garifuna s’intensifie. Les jeunes hommes et femmes qui vont à New York où se trouve une importante communauté d'expatriés originaires de Belize et du Honduras, ainsi que du Nicaragua et de Livingston. Chaque année, le Livingston des garifuna change de visage et isole encore davantage ses habitants originels. Il suffit de jeter un coup d'œil sur les entreprises existantes à Livingston pour se rendre compte du grand déplacement économique et social expérimenté par les garinagu. Les hôtels et les pensions sont principalement détenus par des gens venant de la capitale, de Barrios Puerto, ou par des étrangers. Le commerce de détail enregistre une hausse de plus en plus visible du nombre de K’iche’s. Provenant en grande majorité de Momostenango, les k’iche’s sont propriétaires de la plupart des magasins de taille moyenne.
Selon un document préparé par Alfonso Cortes Arrivillaga pour CODISRA (2009), la population garifuna de Livingston s'élève aujourd'hui à environ 3000 personnes, dont la grande majorité se trouve dans le centre ville.
Sur la rue principale, un seul magasin est géré par un garifuna. La pêche artisanale est devenue une activité marginale à cause de la prédation de la pêche commerciale.
À l’arrivée des K’iche’s, il faut également ajouter celle de la q'eqchi 's, qui représentent 48 % de la population, c'est-à-dire qu’il s’agit du groupe ethnique le plus important de Livingston (Bureau Municipal de la Planification (OMP) de Livingston). Les relations entre q’eqchi’s et Garinagu n’ont pas vraiment toujours été bonnes. Les Garinagu souffrent dans ce sens une double discrimination, non seulement de la part des ladinos, qui continuent de les considérer comme des personnages exotiques, mais aussi d’un grand nombre des membres des groupes Mayas.
Pour empirer les choses, le sida a affecte grandement les garifuna. Les jeunes infectés aux États-Unis retournent à Livingston pour que leurs proches en prennent soin. Mais il y a quelques autres problèmes spécifiques à la municipalité qui se sont produits et liés à cette situation. La situation de population côtière, l'afflux du tourisme et la proximité de Puerto Barrios a une incidence sur le problème, qui à cause de la stigmatisation qu'elle provoque, semble être sous-estimée dans les statistiques sur la santé.
Puis, à Livingston même, les chefs de famille ne sont pas des hommes, ni de jeunes femmes, mais plutôt des femmes du troisième âge en charge de leurs petits-enfants. Même si l'afflux des transferts d’argent qui ont permis que certaines familles puissent améliorer leurs logements, on peut affirmer que la plupart des pauvres sont concentrés chez les Garifunas, pour lesquels il n'ya pas d'emplois convenables à Livingston.
Le résultat est un Livingston différent, qui se retrouve avec une composition démographique dont ses habitants d'origine n'atteignent pas 7% de la population totale. Et comme dans le reste du pays, ce sont les habitants originaires qui souffrent d'exclusion, de discrimination et de pauvreté. C'est le Livingston du XXIème siècle : Le Livingston post-garinagu.
Après 30 ans dans la drogue, une vie qui bascule grâce au dépistage du sida
WASHINGTON — "Le sida m'a sauvé la vie": tirée in extremis de l'enfer de la drogue grâce à un dépistage du sida, Charlene Cotton, une Afro-Américaine séropositive de 48 ans, a reconstruit sa vie malgré la maladie, ultime vestige de ses sombres années accrochées à l'héroïne.
Charlene est tombée dans la drogue à 12 ans, peu après le décès de sa mère. A Washington, elle se retrouve avec sa soeur chez un oncle violent. Son adolescence, c'est le monde de la nuit, la prostitution, la naissance d'un fils à 18 ans. Et la dépendance à la drogue.
Les doses servent simplement à soulager le manque, à se tenir debout et à se déplacer. Utiliser des seringues propres est secondaire. "Tout ce qui m'importait c'était d'en avoir encore et encore et encore. C'est ça, la maladie de l'héroïne".
En octobre 2003, alors que Charlene sort chercher sa dose, une travailleuse sociale l'accoste et lui offre un dépistage gratuit du sida, dans une camionnette. A 42 ans, Charlene apprend qu'elle est séropositive et le vit comme une révélation: "C'est Dieu qui est venu vers moi et qui m?a secouée. J'avais le choix entre mourir à petit feu ou bien revivre", raconte-t-elle.
Aux Etats-Unis, le nombre de femmes séropositives n'a cessé d'augmenter depuis le début de l'épidémie. Les Afro-Américaines représentent une part disproportionnée des nouvelles contaminations: comme Charlene, 66% des femmes malades du sida sont noires. Et la capitale des Etats-Unis est la région la plus touchée du pays: 3% de la population est porteuse du VIH.
Charlene n'a gardé qu'un souvenir de ses trente années de toxicomanie, une photo floue en noir et blanc. Sa maigre silhouette se détache de celles de proches venus à l'enterrement de sa soeur, peu avant qu'elle apprenne sa séropositivité. "Je ressemblais à un squelette, à un sac d'os", commente-t-elle.
Repenser à ces années de drogue reste pénible, car soigner une dépendance est un travail quotidien. "Le plus dur, ça a été de me faire confiance. C'est de ma faute si je suis séropositive, c?était de ma faute si j'étais à la rue. Si je suis partie de chez moi c'est parce que j'avais envie de me défoncer", explique-t-elle.
Les femmes séropositives ont tendance à avoir des revenus et un accès aux soins inférieurs à ceux des hommes séropositifs, mais davantage de responsabilités familiales.
"Il faut payer le loyer, s'occuper des enfants. La dernière chose à laquelle pensent ces femmes, c'est le sida", explique Layeida Hugues, du Women's Collective, une association qui aide les femmes afro-américaines séropositives à Washington.
Charlene bénéficie de Medicaid, une assurance maladie totale pour les plus démunis: ses médicaments sont gratuits et elle présente depuis six ans un état stable.
"Mamie est séropositive!", s'exclame Charlene en montrant les photos de son petit-fils dans son appartement. Charlene croit à la prévention et à l'éducation des plus jeunes: expliquer la différence entre la séropositivité et le déclenchement du sida et surtout montrer que l'on peut vivre avec deux prises de médicaments par jour.
Pour le Women's Collective, elle arpente maintenant les quartiers sensibles de la capitale. Entre distribution de préservatifs et de dépliants sur le sida, Charlene incite les habitants à se faire dépister gratuitement dans la camionnette de l'association. Tout comme la femme qu'elle était il y a encore six ans.
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Présentation d'un documentaire présentant des témoignages de femmes afropéruviennes combattant le racisme
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga
L'histoire officielle a une dette envers les afrodescendants. Le racisme est une réalité quotidienne imprégnée dans notre culture depuis l'époque de la conquête et reste présente dans nos jugements et nos valeurs, dans notre langage, dans les idéaux de beauté et dans l'imaginaire.
Le nouveau documentaire AfroPerú: Tomando la palabra, produit par Lundu Centro de Estudios y Promoción Afroperuanos rt réalisé par Guarango Cine & Video, décrit cette réalité à traves sept témoignages de vie, de valeur et de dignité d'afropéruviens à la recherche de leur identité ; des expériences exemplaires qui se suman pour la récupération des contributions et les efforts des afrodescendants pour la formation de la nation péruvienne.
Le lancement de ce documentaire se fera ce mercredi 9 décembre à 19 heures au Centre Culturel de l'Université Cayetano Heredia de Miraflores (Av. Armendáriz 445 Miraflores), et coincidera avec un moment historique pour le peuple Afropéruvien et pour le pays, apr`s que l'État, par le biais de la Résolution Suprême Nº 010 – 2009 MIMDES, ait demandé le "pardon historique au peuple afropéruvien pour les abus, l'exclusion et la discrimination commis à ses dépens ".
AfroPerú: Tomando la palabra touche des thèmes comme la discrimination et les problèmes d'accès à l'éducation et la recherche et la revalorisation de l'identité des afropéruviens.
Dans une approche directe et véridique, il constitue un riche témoignage audiovisuel dans lequel une population, relégués depuis de nombreuses années, prend la parole .
La recherche de l'identité de la population afropéruvienne est devenue une bataille pour la dignité, pour se valoriser comme des personnes appartenant à une tradition culturelle dont elles sont les héritières. Le Pérou est l'un des pays de la région dont les politiques publiques adressées à la population afrodescendante sont faiblement développées, malgré les compromis assumés internationalement.
C’est ainsi que le dernier rapport émis par le Comité pour l'Élimination de la Discrimination Raciale de l'Organisation des Nations Unies au cours du mois d'août de l'année en cours a fait un certain nombre de recommandations qui mettent en évidence l'absence de politiques publiques en faveur de ce secteur de la population.
Dans le film de 25 minutse, Rebeca Godos, administratrice d'entreprise, Sofía Carrillo, communicatrice et Carmen Luz Medrano, Reyna Ormeño et Jeanette, entre autres personnages narrent leurs expériences, prennent la parole.
Témoignages de Vie
Rebeca Godos: Sa formation, elle l'a faite en Administration des entreprises, elle est dévouée au travail social. Elle a réalisé une spécialité Genre à l'Université Catholique. Issue d'une famille pauvre, et étant la sœur ainée, elle a du travailler encore petite fille pour que tos ses frères puissent étudier. Elle a été employée domestique alors qu'elle était au secondaire et en sortant du collège, car elle ne trouvait pas un autre emploi.
Peu à peu, elle est entrée dans le travail social qu'elle a débuté dans l'Organisation Traperos de Emaus, avant d'en devenir la première femme présidente. Par la suite, elle travailla dans d'autres organisations sociales et féministes. Actuellement, elle travaille come indépendante, et donne des ateliers sur le développement personnel, le leadership, la gestion d'entreprise, la communication et le genre.
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Elle a une vision très claire de la situation de la population afro, du racisme et des contributions de sa culture.
"Au bout du compte, j’ai dû travailler à la maison, mais je me suis dit, je vais étudier, je ne vais pas rester comme ça, le travail à la maison était un moyen pour atteindre d’autres objectifs". "Je pense que le Pérou et les grands leaders dont une dette envers les afrodescendants, celle de récupérer les contributions et le rôle d’acteur dans les hauts faits ayant conduit à la liberté des afropéruviens. " "Je crois que l'histoire des afrodescendants,de même que celles des andins doit être re-décrite".
Sofía Carrillo: Est communicatrice sociale, elle a donc travaillé plusieurs années pour la presse, se spécialisant dans la presse sportive. Elle travaille actuellement pour Innpares, un projet d'éducation sexuelle et elle est également membre de la Mesa de Lucha contra el Racismo.
Avec ces derniers, elle réalise les campagnes comme "Sácale tarjeta roja al racismo"(Carton rouge au racisme), une campagne menée dans les stades de football où Sofía se rend avec d'autres collaborateurs. En tant que professionnelle, elle a fait à des moments difficiles d'agression et de discrimination, en plus des agressions subies parce qu'elle est une femme et qu'elle est afrodescendante.
"La seule chose que j'espère de la vie c'est que la liberté soit réelle, que la liberté soit réelle, que l'équité soit réelle, que les afropéruviens hommes et femmes aient les mêmes opportunités, nous ne demandons ni plus ni moins que les autres, seulement les mêmes opportunités".
"Il y a une nécessité pour l'État péruvien de reconnaitre que nous sommes un groupe ethnique discriminé, exclu, déprécié, envers lesquels il a des obligations et il y a des actions spécifiques au niveau politique qui doivent être menées". "Mon outil dans la vie fut l'éducation, ça été mon outil et mon arme pour lutter et faire face à ce que je ressentais comme un monde hostile pour moi ".
Carmen Luz Medrano/Reyna Ormeño/Jeanette: Toutes deux des jeunes femmes de Chincha qui font partie du projet de boursiers de Lundú et présentent des ateliers aux enfants de la région, qui comprennent la réflexion, la peinture et la musique. Elles ont reçu le soutien économique de l'organisation pour pouvoir payer leurs études supérieures. De plus, elles participent en tant qu'employés de la Casa de Lundú (La maison de Lundu) à El Carmen, Chincha. Il est possible de peut constater auprès d'elles de quelle manière l'éducation peut faire changer la vision et la mentalité des personnes. Ces filles, comme par exemple Carmen Luz, pensaient que la vie s'arrêtait à faire des travaux à la maison et attendre de se marier un jour. Aujourd'hui, grâce à l'accès à l'éducation, elle rêve de créer une grande entreprise dont elle sera la gérante et également de se marier et d'élever ses enfants, mais sans cesser d'être une professionnelle.
Lundu vise le développement de la population afrodescendante à travers la lutte contre le racisme, le sexisme et d'autres formes de discrimination dans une perspective interculturelle, intergénérationnelle et de genre. Elle encourage la recherche et la défense des Droits Humains de la population afrodescendante et contribue à la création de programmes, de lois et politiques en faveur de cette population.
Les femmes afrocolombiennes revendiquent leurs droits à Cartagena
Même si elles ont reconnus que leur voix se fait déjà entendre à plusieurs endroits du pays, elles ont réclamé de la part du gouvernement et de la société civile en général une plus grande reconnaissance dans plusieurs domaines.
En fin de semaine dernière, environ 300 femmes de race noire se sont rencontrées à Cartagena pendant deux jours pour analyser et débattre du processus de revendication de leurs droits, dans le cadre de la VIème Assemblée des Femmes Afrodescendantes de Colombie (de la VI Asamblea de Mujeres afrodecendientes de Colombia.)
L'événement a reçu l'appui du Secrétariat de l'Intérieur et de la Vie en Commun Citoyenne du District, qui l'a également coordonné.
"Cette réunion est un espace qui travaille en faveur de la revendication des droits sociaux, culturels et économiques des populations afrodescendantes du pays, principalement dans la perspective du sexe faible", indique Sindi Meza, secrétaire de l'Intérieur du District.
Selon la fonctionnaire, la commune de Cartagena, par le biais de son programme de reconnaissance de la diversité ethnique, applique actuellement une stratégie d'inclusion sociale visant à valider les droits de cette population dans le District de Cartagena.
"C'est dans ce cadre que nous reconnaissons le rôle de la femme afrocolombienne à travers un processus d'inclusion sociale. L'Administration de la mairesse Judith Pinedo est engagée à générer ses espaces de rencontre et de réflexion autour du rôle de la femme afrocolombienne ; autour de la construction et de la cohésion sociales", déclare Meza.
Meza est l'une des nombreuses femmes afrodescendantes qui occupent des hautes fonctions dans le District de Cartagena. Cependant, lors de l’assemblée de Cartagena, il a été établi que la route reste longue pour que la femme de couleur ébène occupe la place qu'elles revendiquent.
Le lancement de la VIème Rencontre des Femmes Afrodescendantes s’est déroulé dans la fraternité et d'une grande joie chez les participants qui se sont servis de la poésie, la musique, la créativité et de leur voix pour revendiquer les leaders afrodescendants qui ont contribué à leur culture
"Je suis enthousiaste en voyant autant de choses merveilleuses dans cette ville et je suis très motivée par la forte assistance à l'événement d'où doivent sortir des conclusions et des actions très importantes pour nous ", a déclaré María Martínez, afrocolombienne de Antioquia.
Les représentantes venues des communautés afrodescendantes d’Antioquia, Bolívar, Chocó, Valle del Cauca, Cauca et Bogotá ont pris part à cette assemblée.
Après l’ouverture de l’Assemblée, les afrodescendantes se sont rendues à la Plaza de los Coches, ou plusieurs groupes de musique se sont produits et ce fut également l'occasion d'une lecture et de récits de vers poètes noirs.
JUAN CARLOS DÍAZ M.
Correspondants de EL TIEMPO
CARTAGENA
Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga
Racisme à Cuba – Lettre de l’épouse du Prisonnier afrocubain Darsi Ferrer
Lettre envoyé par l’épouse du Dr Darsi Ferrer
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Mot du Dr Carlos Moore
Demande urgente aux organisations noires du Brésil: S'il vous plaît, faire circuler de toute urgence, par solidarité, cette lettre envoyée de Cuba par l’épouse du leader cubain noir, Dr Darsi Ferrer, récemment emprisonné par le régime.
Au cours de ces dernières semaines, le mouvement noir à Cuba est fortement frappé par le régime bicéphale Fidel-Raul Castro.
Dr. Charles Moore.
Lettre ouverte de Yusnaimy Jorge Soca, épouse du Dr Darsi Ferrer
"J'appelle à la solidarité envers la cause soutenue par le Dr Darsi Ferrer"
Je suis une jeune cubaine, mère d'un enfant de 8 ans qui pleure tous les jours sur ma poitrine à cause de l'absence de son père, le Dr Darsi Ferrer, mon mari.
C’est un cubain afrodescendant qui se trouve injustement en prison, survivant dans des conditions infrahumaines un traitement cruel et dégradant, pour avoir consacré ses efforts à la lutte pour les droits civiques de nos compatriotes.
Dr. Darsi Ferrer est un professionnel et non un délinquant comme le taxe le régime ; il est diplômé de médecine, sensible à la douleur de l’autre et son seul délit est que, de manière pacifique, et inspiré par l’exemple des grands hommes tels que Martin Luther King et Mahatma Gandhi, il pratique la désobéissance civile pour éveiller la conscience du peuple cubain, et réclamer la reconnaissance et la protection des libertés et des droits fondamentaux des personnes.
Le régime raciste qui martyrise notre nation depuis 50 ans ne lui pardonne pas, entre autres labeur philanthropique, le fait qu’il soit noir et qu’il ait mené une campagne contre l'apartheid, pour mettre fin à la discrimination immorale et illégale que nous les cubains subissons dans notre propre pays, tout simplement à cause de nationalité.
En plein XXIème siècle, les étrangers et la caste détentrice du pouvoir jouissent de tous les privilèges, alors qu’il est interdit au reste des Cubains des choses élémentaires telles que :
Visiter des centres touristiques déterminés, de nous faire soigner dans les cliniques exclusives dotées des ressources adéquates ; d’entrer et sortir du pays ; de nous déplacer librement sur l’ensemble du territoire national ; de posséder une entreprise privée permettant de soutenir la famille, de choisir le type d'éducation de notre préférence pour nos enfants ; de disposer de ce qui sont sensées être nos propriétés ; d’accéder à Internet ; de nous exprimer librement ; de nous associer de manière indépendante selon nos intérêts privés.
Le comble c’est que l'État verse des salaires de misère aux travailleurs en monnaie nationale et vend la majorité des produits en devises, à des prix totalement exagérés, en plus de nombreuses autres manifestations de marginalisation et de racisme.
La sanction du gouvernement contre Darsi tente de faire taire sa voix et d'empêcher ses actions par l’usage de la force et des procédés arbitraires.
Ces dernières années, il a été victime de harcèlement, de menaces, de bastonnades de la part de groupuscules menés par l'appareil répressif de sécurité de l'État, d'enlèvement et d’arrestation arbitraire, d’expulsion de son emploi de médecin et à présent de prison depuis le 21 Juillet 2009.
Personnellement, j’ai également subi des passages à tabac à cause de notre travail, ainsi que des arrestations arbitraires et des actes de répudiation, où des dizaines d'individus agressifs nous terrorisent à la maison sans se soucier du traumatismes qu'ils provoquent à notre enfant avec une telle cruauté, un enfant contre la vie duquel ils ont une fois attenté à alors qu’il n’avait que 5 ans.
Je ne plaide pas pour la libération de mon mari ; nous assumons tout le sacrifice que nous impose ce combat afin que notre peuple parvienne à jouir de la liberté, de la justice et de la démocratie.
Ce que je demande à toutes les organisations des droits civils c’est de manifester leur solidarité envers la cause digne soutenue par le Dr Darsi Ferrer, qu’elles tendent la main aux Cubains et qu’avec leur soutien solidaire, elles renforcent nos espoirs.
Source : Divulgation - Carlos Moore
Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga








