03 septembre 2008
Guayas, la ville des Afroéquatoriens
Rédaction Esmeraldas 
Selon une étude, la population afrodescendante la plus importante du pays (216 922) vit à Guayas. Ils sont également très nombreux à Esmeraldas et Imbabura.
Pour Lorgio Banguera, la vente de cocadas ne constituait pas une opportunité d’avancer dans la vie. Pendant plus de quinze années, il a parcouru les plages et les rues d’Esmeraldas, jusqu’au jour où il décida de changer de métier.
Cet afrodescedant déménagea avec sa femme et ses deux enfants à Guayaquil. “Nous avons pris cette décision car nous pensions qu’il y avait plus d’opportunités d’emploi dans les grandes villes”.
Il ya maintenant quatre années qu’il vit à Guasmo et sa situation n’a pas changé.
Après avoir vécu l’expérience d’arrimeur sur les marchés, il s’est dit qu’il était mieux de revenir à la vente de cocadas. “Je n’ai pas obtenu un bon emploi, et à présent je parcours les rues de Guayaquil avec mon produit”.
Les processus de migration interne ont changé la carte de la population du pays au point de faire de la province de Guayas la terre d’accueil du plus grand nombre d’afrodescendants.
Telle est la conclusion d’une étude réalisée par le Système d’Indicateurs Sociaux du Peuple Afroécuatorien (Sispae), publié cette semaine à Esmeraldas lors de la rencontre des Droits Humains de la Population Afrodescendante de l’Équateur.
Selon cette enquête, on retrouve à Guayas 216 922 noirs, un nombre supérieur à celui des provinces d’Esmeraldas (153 746), d’Imbabura (16 492) et de Carchi (8 291). 4,97% des 12 156 608 d’équatoriens sont afrodescendants.
Selon Olfa Reinoso, coordinatrice régionale de la Fédération des Organisations et des Groupes Noirs de Pichincha (Fognep), la diffusion de ces chiffres est un grand pas qui permettra de commencer à penser à des projets de développement en faveur de cette ethnie. “Le problème c’est que le manque d’indicateurs nous a rendu invisibles en tant que peuple ”.
Concernant la situation de l’enfance et de l’adolescence, les chiffres sont également préoccupants. À Esmeraldas par exemple, trois enfants Noirs sur 100 meurent avant d’avoir atteint l’âge de six ans à cause de la malnutrition et à la santé.
Pour Ketty Valencia, présidente de la Fédération Unitaire des Quartiers d’Esmeraldas, cet indicateur n’est qu’une preuve de la marginalisation et de la pauvreté qui touche la population noire de l’Équateur.
“Dans les communautés rurales, il n’ya pas de dispensaires médicaux, dans les écoles il n y a pas de matériel didactique et nous n’avons aucune autre option que de travailler dans l’agriculture”, assure la dirigeante.
Cela est patent dans les communautés comme Santa Ana (Mira), où les femmes doivent marcher de longues heures pour emmener leurs enfants malades au dispensaire de La Concepción.
“C’est un véritable drame. Mon petit Bryan (trois ans) est tombé malade récemment et alors qu’il souffrait, je marchais très vite. Je croyais que j’allais le perdre. Ça lui a causé une forte colique”, raconte Arsenia Congo.
Paulino Nazareno, dirigeant du canton San Lorenzo (Esmeraldas) indique que l’analphabétisme est un des autres problèmes qui les touche. Selon lui, dans les zones rurales, le nombre d’enseignants est insuffisant et l’infrastructure éducative est déplorable.
Cristin Munduate, représentante du Bureau de l’Unicef en Équateur explique que pour faire une analyse de la situation des Afrodescendants, il faut tenir compte d’un aspect : ceux qui vivent dans leur propre communauté n’ont pas les mêmes besoins que ceux qui ont émigrés vers Quito et Guayaquil par exemple.
Dans le premier cas, les besoins sont historiques, comme le manque de services de base, et dans le deuxième cas, les problèmes sont liés au chômage, à la violence et au racisme.
Pour l’instant, Banguera ne pense pas retourner à Esmeraldas. Une des raisons qu’il évoque est que ses enfants sont déjà inscris dans une école Guayaquil. “Ici, la situation est plus difficile, quand les gens de chez moi me disent qu’ils veulent venir, je leur dis qu’il est mieux de rester là-bas, où ils ont au moins beaucoup de connaissances.”.
Emilio Maldonado a une opinion semblable, lui qui s’est installé à La Bota (Quito) depuis Avril 2001. “Je suis venu ici, attiré par la ville, mais c’est une fausse illusion”.
Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga
http://www.elcomercio.com/noticiaEC.asp?id_noticia=217443&id_seccion=10
03 mai 2008
La présence des noirs et des femmes dans les grandes entreprises augmente peu
Canal Executivo plus grandes entreprises du pays reste moindre et a peu augmenté au cours des dernières années. Selon la troisième édition de l’enquête Profil Social, Racial et de Genre des 500 Plus Grandes Entreprises du Brésil et leurs Actions Affirmatives (Perfil Social, Racial e de Gênero das 500 Maiores Empresas do Brasil e Suas Ações Afirmativas) réalisée par Ibope Inteligência en partenariat avec l’Institut Ethos, le monde de l’entreprise brésilienne n’a pas réussi à renverser le cadre d’uniformité au sein des entreprises dans lesquelles prédominent les hommes et les blancs. Dans l’étude conduite par Helio Gastaldi, directeur du service et de la planification de Ibope Inteligência, a été diagnostiquée la nécessité pour les entreprises réexaminer l’efficacité des actions affirmatives utilisées, car celles-ci ne donneraient aucun effet significatif. “La majorité des entreprises ne font pas cet effort, et même celles qui le font ne réussissent pas à traduire cela en résultats effectifs”, dit-il. premier niveau des entreprises n’a pas pu augmenter au-delà d’un point percentuel (p.p). Comparativement aux résultats de l’année 2005, les noirs ont avancés de 0,1 p.p. Quant aux femmes, elles n’ont avancé que de 0,9 p.p. – l’égalité des races et des sexes est loin d’être atteinte, et stagne relativement depuis 2003. Même si les chiffres des noirs ont augmenté de 3,0 p.p de 2003 à 2005, ils ont de nouveau reculé en 2007 de 1,3 p.p. Les femmes pour leur part n’ont réussi qu’à retrouver la marque qu’elles possédaient en 2003, en avançant de 2,4 p.p. Toujours selon la même étude, la quantité de présidents d’entreprises qui déclarent que la proportion de noirs dans les entreprises est “convenable” est significative. Le nombre de ceux qui jugent que la présence des femmes dans les entreprises est convenable est également élevé. Pour 39% des présidents, la proportion d’une femme dans chaque groupe de dix directeurs est convenable. Pour 34% d’entre eux, il n y a aucun problème dans le fait d’avoir quatre noirs pour chaque groupe de 100 cadres. dans la nouvelle réalité du monde globalisé qui présuppose leur adaptation aux différentes cultures. “Dans un pays hétérogène comme le Brésil, l’uniformité de ses entreprises réduit leur capacité à se lier aux différents publics qui existent ici ”. Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga | |
10 avril 2008
Témoignage : Le quotidien des jeunes Afropéruviennes
Par Monica Carrillo
Traduit de l'anglais par Guy Everard Mbarga
En tant que femme Afropéruvienne, je suis confrontée à la discrimination raciale et sexuelle chaque jour. J'aimerais vous raconter comment se déroulent deux heures de ma vie à marcher dans les rues au Pérou. À 17 h, je rencontre un père et son fils. Le père me montre du doigt. Il rigole et dit “Un monstre, un monstre! Est-ce que tu vois le monstre?” L'enfant dit, “Sa peau est brûlée!” A 18 h, je rencontre deux hommes sur mon chemin. L'un d'eux me demande, “Madame, tu es Africaine? Mon docteur dit que tu es le meilleur remède, car tu peux rendre un homme très heureux.” À 18 h 10, un chauffeur de taxi se met à me suivre. Il me dit de monter dans sa voiture: “Négresse, allez.”Je m'énerve et je crie vers sa direction. Il dit, “Tu devrais même me remercier de te regarder.” Il ne s'agit pas juste d'une mauvaise journée. C'est pareil tous les jours. Imaginez donc ce qui arrive aux filles Afropéruviennes plus jeunes que moi, des fillettes qui vivent dans la ville pauvre d’El Carmen ou dans un port du nom d’El Callao, situé à Lima.
Les touristes ayant de l'argent les approchent constamment, leur demandant de danser pour des sous -ou pour avoir des relations sexuelles. Et ces filles pensent qu'elles doivent dire “oui.” Elles pensent que le sexe est la seule façon d’avoir une vie meilleure. J'ai créé mon organisation, LUNDU, il y a six ans, car je voulais que les jeunes Afropéruviens aient plusieurs choix. Depuis 2004, Coalition soutient notre travail auprès des jeunes à El Carmen. Nous travaillons avec les enfants et les adolescents - le plus souvent des filles-pour développer les techniques de résistance au sexisme, au préjugé et à ce que nous appelons racisme internalisé qui nous fait haïr notre culture et nos propres corps.
Une des méthodes que nous utilisons pour aider les enfants et le les jeunes à apprécier leur identité Afro péruvienne est par le biais d'une activité appelée le Masque. On demande aux filles faisant partie de notre programme de fabriquer un masque de leurs visages en plâtre. On leur demande par la suite de porter le masque, de lui donner un nom, et de raconter une histoire imaginaire à son sujet.
Esmerelda, qui a 19 ans raconte l'histoire de son masque: “Je m'appelle Maria. Je suis blanche, et j'ai des cheveux bruns et raides. Mes yeux sont bleus. J'ai ma propre école de danse. Je voyage à l'étranger”. Comme beaucoup de filles faisant partie du programme, Esmerelda, qui est Afro-péruvienne a créé un personnage qui est blanc, ayant des cheveux raides et aux yeux bleus. Esmerelda enlève alors son masque, et raconte sa propre histoire:
“Je m'appelle Esmerelda. Je suis noire. Je n'aime pas mon visage. Il est si gros. Je n'aime pas danser pour des sous. ”Quand les filles comparent l'histoire de leur masque avec la leur, elles deviennent en colère, et se mettent à pleurer-leur réalité est si différente de leurs rêves. Alors, en groupes de pairs et avec l'équipe de LUNDU, nous travaillons à construire leur estime de soi - pour qu'elles aiment réellement les personnes qu'elles sont, de belles jeunes femmes noires. Nous sommes en train d'établir un nouveau centre de jeune à El Carmen. Avec ce centre, on pourra atteindre plus de personnes qui ont besoin de notre soutien. Avec Coalition, rendre plus de jeunes femmes plus fortes contre la violence, les abus, les relations sexuelles forcées, les grossesses non désirées et le SIDA. Nos filles croient que leurs vies ont une valeur. Lorsque les touristes leur demandent de danser, ou d'avoir des relations sexuelles, nos filles peuvent dire “non”. Elles apprennent à vivre sans porter un masque.
www.racismonuncamas.com
and www.oruperu.com
23 février 2008
Les jeunes afrodescendants d’Amérique Centrale s’unissent
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La nouvelle communauté régionale disposera de réseaux de jeunes à Belize, au Costa Rica,au Guatemala, au Honduras, au Nicaragua et au Panamá, a souligné Luis Diego Segura, auxiliaire de l’Unité de Société Civile et de Participation de la Fundapem ( Unidad de Sociedad Civil y Participación de la Funpadem) |
Les jeunes Centre américains descendants des africains ont annoncé la création en ce jour d’un groupe d’action pour se regrouper afin de faire face à la situation d’exclusion dont ils souffrent dans la région.
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Source: Prensa Latina |
Traduit de l'Espagnol par Guy everard Mbarga
20 janvier 2008
Statistiques ethniques pour politiques publiques spécifiques aux afrovénézuéliens
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Le Premier Diagnostic Pilote de l’Auto Reconnaissance Ethnico-Raciale ( Diagnóstico Piloto del Autorreconocimiento Étnico-racial) a été réalisé avec pour objectif de déterminer le nombre de vénézuéliens qui se reconnaissent comme afrodescendants. |
Le plan diagnostic a été organisé par le Bureau de Liaison avec les Communautés Afrodescendantes du Ministère du Pouvoir Populaire chargé de la Culture. Ce premier diagnostic représente un pas en avant vers la visibilité statistique de la population afrovénézuélienne, puisqu’il permet de construire les critères théoriques et méthodologiques nécessaires pour le dénombrement de la population d’origine africaine.
Traduit de l’Espagnol par guy everard Mbarga |
Source: Agencia Bolivariana de Noticias |
16 novembre 2007
SÉGRÉGATION - La couleur de l’espace urbain au Brésil
A partir de l’analyse de la configuration urbaine du District Fédéral , il est plus facile de comprendre de quelle manière les inégalités territoriales agissent pour le maintien des inégalités raciales au Brésil.

Marcel Cláudio Sant’Ana, Professeur en Planification Urbaine (UnB) et conseiller technique au Ministère des Villes
Traduction du Portugais : Guy Everard Mbarga
Muni d’une quantité considérable de bon sens commun, il est difficile pour un brésilien de croire que sous certains aspects, l’institution de pratiques racistes au Brésil est pareille à l’institution des mêmes pratiques dans la société nord-américaine ou sud africaine: Après tout, bombardé depuis son enfance par l’idéologie de la démocratie raciale, au cœur de notre notion d’identité nationale, ce brésilien, dans le ‘meilleur esprit ’ de la Liberté - Égalité - Fraternité, a peu de chances de s’interroger sur la manière dont l’action des facteurs raciaux agit sur la formation de la structure sociale brésilienne, sur la stratification sociale et l’inégalité qui en découle.
Dans cette perspective, ou les facteurs raciaux sont déconsidérés, puisqu’ils ne peuvent être reconnus dans le plan officiel de nos pratiques culturelles, malgré le fait qu’ils règnent dans le plan officieux, et sous la toile de fond d’une théorie économiciste, ce brésilien entend l’inégalité sociale uniquement par la voie économique, qui prend la population comme un tout, indépendamment du groupe racial auquel il appartient, restaurant l’assurance de notre mythe d’origine— un pays construit pour une relation harmonieuse entre blancs, indiens et noirs—, et qui permet de plus de consolider la naturalisation des inégalités raciales et de l’appropriation nationale et des biens de l’État par la population blanche, sans l’inconvénient des conflits raciaux explicites.
Lorsque l’on aborde le questionnement sur nos villes, sur les inégalités sociales reproduites sur le territoire physique, les mêmes présupposés sont validés par le sens commun et par les théories déterministes de fond économiciste: si d’un côté la vision orthodoxe de la science économique soutient les explications sur la stratification sociale, dans le même sens et subordonné à ce processus, on trouve également un courant de pensée sur la structuration de l’espace urbain comme processus résultant du déterminisme économique qui régit l’action des individus. Ainsi, les recherches sur la ségrégation socio-spatiale et l’inégalité urbaine se sont structurées sous la base déterministe, dans laquelle l’économie, ou mieux, la domination du capital financier , les facteurs d’ordre économique, directement et indirectement, indépendants de la réalité sociale et les facteurs d’ordre économique, directement et indirectement, indépendamment de la réalité sociale et de sa localisation sur le globe terrestre (à la lumière d’un processus économique globalisé), est prise comme base pour l’entendement des questions des espaces intra-urbains. 

De ce discours fallacieux, un point doit être considéré comme véridique : les actions et les acteurs agissant dans la formation de notre structure sociale sont les mêmes à agir dans la formation de notre espace urbain. Espace territorial et espace social sont des maillons indissociables d’un même courant, des maillons qui se valident l’un l’autre pour affirmer et renforcer la structure même. De cette manière , quand l’on pense aux villes brésiliennes, on doit penser à leur rôle face à notre processus de formation socio-économique, à nos pratiques culturelles/idéologiques, aux réponses qu’elles donnent pour le maintien d’un statu quo qui débute dans la période coloniale avec l’esclavage et qui reste présent jusqu’à aujourd’hui, dans une société d’économie de marché.
Ici, les inégalités urbaines jouent un rôle important dans le maintien des inégalités sociales au Brésil. Partant de l’analyse de la configuration urbaine du District Fédéral (DF) et la formation historique de son espace urbain, il est plus juste de parler de la structuration urbaine de la ségrégation raciale, il est plus juste de comprendre comment l’inégalité territoriale agit pour le maintien des inégalités raciales brésiliennes.
Le DF présente une situation particulière en terme de composition raciale de la population.Noirs et blancs assument une égalité numérique: la population blanche représente 49,15% de la population totale et la population noire 49,57% (PDAD-2004). Mais cette égalité n’implique pas une égalité de répartition dans l’espace urbain, et encore moins dans l’appropriation des équipement publics et de services urbains: Comme on peut le voir sur la carte, la population noire se concentre dans les régions périphériques du DF ou dans des zones de dégradations socio – environnementales les plus proches de la zone de concentration du travail et du revenu — Brasília. Cette concentration de la population noire dans des zones périphériques coïncide directement avec la distribution de la population des analphabètes, avec la concentration des actions policières, de chômage , d’irrégularité foncière, d’habitations en dessous des normes, de moindre offre de services publics (principalement de santé et d’éducation), des équipements de loisir, entre autres. Tout ce qui finit par constituer une intersection de variables négatives sur la population n
oire.
Nous avons ainsi dans les Régions Administratives (RA) de plus grande concentration de la population noire comme Estrutural (66%), Recanto das Emas (63%) Brazlândia (64%), une moyenne de revenu par habitat mensuel R$ 790,50, tandis que dans les RA à majorité blanche, comme Lago Sul (85%), Lago Norte (70%) et Brasília (77%),un revenu de R$ 8408,00. Il est important ici de révéler les extrêmes de la distribution de revenus et de la concentration de population noire: Lago Sul présente un revenu de R$ 11.276,00 tandis que Estrutural en présente un de R$ 499,00.
L’exemple de ce qui se passe avec la distribution du revenu nous permet de nous rendre compte que en ce qui concerne les données sur la scolarisation et le taux d’analphabétisme de la population, la même condition d’exclusion se répète: les RA ayant le plus grand pourcentage de population du nordeste, noire, avec un revenu inférieur et un plus grand pourcentage de population jeune occupent les pires positions du point de vue des taux de scolarisation. La population ayant un niveau supérieur complété se trouve majoritairement dans les Régions Administratives ayant un plus grand pourcentage de population blanche. Par conséquence, la population ayant un diplôme incomplet est en majorité concentrée dans les RA ayant un pourcentage de population noire plus élevée.
En terme d’irrégularité foncière, la même opposition est constatée. Les RA dont la proportion de la population noire est majeure(citées dans le paragraphe précédent) présentent une moyenne de 28,3% de terrains en situation d’irrégularité foncière, tandis que les RA dont la concentration de la population blanche est plus importante présentent une moyenne de 1.02% de terrains en situation irrégulière.

Ces oppositions entre les territoires de plus grande concentration de noirs et ceux de plus grande concentration de population blanche se reflète dans diverses recherches. Pour beaucoup, cela est dû à la structure même de l’espace urbain du District Fédéral constitué lors de sa construction: Brasilia, dans son Plan Pilote, était destiné à l’habitat de la bureaucratie haute et moyenne de l’État qui devait être transférée de Rio de Janeiro, soit des blancs en majorité. L’établissement des milliers de personnes originaires du nordeste, des noirs en majorité, illusionnés par le rêve de l“Eldorado do Cerrado”, qui venaient construire la capitale du pays n’était pas prévu.
Les noirs ont fini par être destinés aux zones distantes du centre réservé à la population blanche: zones déstructurées, ayant une infrastructure urbaine inégale, une moindre possibilité d’accès à l’emploi, à l’éducation et aux loisirs - des zones dont la qualité de vie urbaine est très mauvaise. On peut parler d’une ségrégation planifiée par l’État, dans laquelle les nordestinos, des noirs étaient écartés.
Et dans ce jeu officieux, de constante consolidation de l’appropriation des avantages sociaux par le groupe social blanc, au détriment de la population noire, encore une fois originaires du nordeste et noirs devaient être placés en marge du merveilleux projet de développement de la nation.
http://www.irohin.org.br/imp/template.php?edition=19&id=70
04 novembre 2007
Les spécialistes critiquent le racisme dont sont victimes les prisonniers afrobrésiliens
L’avocate Ana Luíza Pinheiro Flauzina, spécialiste en Justice Criminelle a indiqué durant une audience publique sur le système carcéral qu’il faut comprendre le rôle qu’occupe le racisme dans le système pénal brésilien.

Ana Luíza (D): Les pénitenciers ont été
utilisés comme un instrument d'extermination des noirs.
Selon elle, le système des prisons est violent, car il est structuré pour le racisme, puisque les noirs, qui forment une bonne partie de la population carcérale, seraient considérés comme des êtres inférieurs. Ana Luíza est allée plus loin en affirmant que les pénitenciers ont été utilisés comme un instrument d’extermination des noirs.
Ana Luíza suggère à la Commission d’Enquête Parlementaire (CPI) du Système Carcéral l’approbation d’un Statut de l’Égalité Raciale (Projet de Loi 6264/05), déposé à l’Assemblée , ainsi que l’adoption de politiques d’inclusion sociale. "Il n’existe pas de projet qui essaye effectivement mener les jeunes noirs de la périphérie vers d’autres formes d’accès à la santé et à l’éducation. L’État ne dialogue avec cette partie de la population que par la voie pénale ", a-t-elle indiqué.
Politiques Publiques
Le rapporteur du CEN, le députée Domingos Dutra (PT-MA), concorde avec la chercheure. "Ainsi, comme le gouvernement a un ensemble de politiques publiques d’égalité raciale pour ceux qui sont libérés, il faut également avoir un programme spécial pour la population noire qui se trouve dans les prisons. Il est plus important de penser à des politiques publiques qu’à un arsenal légal, car je pense que le pays a déjà été assez attentiste ", insiste-t-il.
Idéologisation
L’écrivain et journaliste Percival de Souza a critiqué le parisianisme et l’idéologisation du système carcéral. Concernant par exemple l’approche politique du système, Souza a cité le cas de l’État de São Paulo. Selon lui, alors que le PCC se développait, le gouvernement paulista niait l’existence de la faction. Le journaliste a également indiqué que le système légal officiel ne fonctionne pas de manière si efficace, alors que la loi interne des prisons est inflexible, comme les peines de bannissement, de châtiment et même de mort.
Percival de Souza a également critiqué les activités de resocialisation développées dans les prisons. Selon lui, apprendre à un prisonnier à planter, par exemple ne sert pas à le resocialiser, puisque la majeure partie de la population carcérale est urbaine et le prisonnier libéré ne fera pas le travail de la terre à sa sortie de prison.
Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga
Source : Agência Câmara
http://afrobras.org.br/index.php?option=com_content&task=view&id=3193&Itemid=1
Le Primeiro Comando da Capital (PCC) est une organisation de criminels existant au Brésil, crée pour supposément défendre les droits des citoyens emprisonnés dans le pays.

28 août 2007
Journée Internationale du Souvenir de la Traite des Esclaves et de son Abolition le 23 août
Depuis 1998, l’UNESCO rappelle à la communauté internationale l’importance de commémorer le 23 août , Journée Internationale du Souvenir de la Traite Négrière et de son Abolition. Cette date ne célèbre pas seulement cette nuit historique de au cours de laquelle des esclaves de la zone française de l’île de Saint Domingue se soulevèrent pour briser leurs chaînes et mettre en marche l’insurrection qui allait aboutir à la révolution haïtienne. Cette date vise également à rendre hommage à tous ceux qui ont œuvré collectivement et individuellement pour le processus irréversible de l’abolition de la traite négrière et de l’esclavage dans le monde entier.
Depuis 1998, l’UNESCO rappelle à la communauté internationale l’importance de commémorer le 23 août , Journée Internationale du Souvenir de la Traite Négrière et de son Abolition. Cette date ne célèbre pas seulement cette nuit historique au cours de laquelle des esclaves de la zone française de l’île de Saint Domingue se soulevèrent pour briser leurs chaînes et mettre en marche l’insurrection qui allait aboutir à la révolution haïtienne. Cette date vise également à rendre hommage à tous ceux qui ont œuvré collectivement et individuellement pour le processus irréversible de l’abolition de la traite négrière et de l’esclavage dans le monde entier.
Cet engagement et les stratégies d’action appliquées pour combattre le système inhumain de l’esclavage allaient avoir une influence considérable sur les mouvements de défense des droits humains.
Au-delà de l’acte commémoratif, cette Journée internationale a pour but de nous amener à réfléchir sur une passé tragique, sans doute lointain, mais dont les séquelles continuent d’alimenter les injustices et les exclusions de notre époque.
Réfléchir sur la barbarie que nos sociétés sont capables de pratiquer avec la conscience parfaitement tranquille est encore plus nécessaire et salutaire si l’on considère que des millions d’hommes, de femmes et d’enfants souffrent encore l’horreur des nouvelles formes que recouvre l’esclavage. Dans ce sens, les rappels des tragédies passées peuvent éclairer sur les drames actuels de l’exploitation et de la déshumanisation.
En dernier lieu, l’objectif poursuivi par la proclamation de cette Journée du Souvenir est de réconcilier les exigences de la vérité historique avec les obligations de maintenir vive la mémoire et susciter, en même temps le débat sur ces problèmes qui sont le fait ee faire face aux souvenirs douloureux, de maintenir le dialogue interculturel et d’exercer la citoyenneté démocratique dans les sociétés multiethniques et multiculturelles.
Cette année, la célébration de la Journée Internationale du Souvenir de la Traite et de son Abolition revêt un cachet particulier. En effet, en 2007, on célèbre le bicentenaire du vote au Parlement du Royaume Uni de la loi qui en 1807 a aboli la traite des esclaves noirs dans les colonies britanniques.
Tout au long de cette année, autant au Royaume Uni que dans les différents pays du Commonwealth se tiendront (ou se sont tenues)des activités et des manifestations visant à créer les conditions pour encourager une plus grande prise de conscience sur les répercussions de la traite des esclaves dans les transformations du monde. Parmi ces cérémonies, il faut citer la commémoration du 25 mars 2007 à l’Assemblée Générale des Nations Unies ; l’instauration par la Mairie de Londres de Londres d’une journée de commémoration de l’esclavage, l’inauguration d’un musée national et d’un centre ayant pour but d’encourager la compréhension de la traite transatlantique à Liverpool et le lancement du projet "Joseph" au Ghana. De nouvelles découvertes scientifiques dans d’autres domaines jusque là peu explorés impriment également un nouvel élan au projet "La route de l’esclave".
Les activités réalisées dans le cadre de ce bicentenaire sont aussi diverses que les circuits de la traite négrière et les situations d’esclavage. L’UNESCO se réjouit d’avoir contribué à cette dynamique en faveur de la reconnaissance et de la commémoration de l’histoire de la traite et de l’esclavage dans le monde entier. Cette prise de conscience se met en place même dans des pays et des régions du monde qui ne se sentaient pas concernées par ce phénomène ou qui montraient des réticences à la réouverture de ces chapitres sombres de leur propre histoire. La mobilisation toujours plus forte et efficace dans les milieux éducatifs et scientifiques, des artistes, des associations de jeunes et des organisations non gouvernementales appuie notre engagement et confirme la justesse de la création il y a plus de treize ansduprojet "La route de l’esclave".
En considérant clairement le sens éthique et politique de ce problème, en mettant l’accent sur l’approche scientifique multidisciplinaire et en privilégiant une approche globale de cette tragédie, le projet "La route de l’esclave" a eu un impact tant au niveau international que local. Malgré cela, nous devons tous redoubler d’efforts pour que l’histoire de la traite négrière et de l’esclavage trouve une place qui lui sied dans les programmes d’éducation de base, les manuels scolaires et les productions audiovisuelles.
Koichiru Matsuura, Directeur Général de l'Unesco
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga
http://www.piedadcordoba.net/ipw-web/portal/cms/modules.php?name=News&file=article&sid=2178
24 août 2007
Propositions pour les jeunes Uruguayens afrodescendants
Les afrodescendants uruguayens représentent 10 % de la population nationale. |
Un travail regroupant des propositions pour l’amélioration des conditions de vie et les attentes de la population uruguayenne afrodescendante, qui représente 10% de la population totale du pays sera présenté lundi pour commencer à être élaboré par le Ministère du Développement Social. |
Source: Ansalatina.com
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga |
05 août 2007
Enquête : Plus d'uruguayens se considèrent afrodescendants
![]() * Le salon des actes de l’ Upaep a servi de cadre à la présentation du rapport "Le profil démographique et socioéconomique de la population uruguyaenne selon son ascendance raciale". La diffusion de ces données coïncide avec la célébration de la Journée Mondiale de Population. Le travail a été présenté dans le cadre d’une série de conférences intitulée "Analyse de la société uruguayenne".
Les études qui analysent les principaux thèmes relevés par l’Enquête Nationale Élargie sur les Ménages ( Encuesta Nacional de Hogares Ampliada, ENHA) de 2006 ont été réalisées avec l’appui du L'UNFPA, Fonds des Nations Unies pour la population et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). L’ouverture de la présentation a été l’œuvre de la directrice Technique de INE, l’économiste Alicia Melgar, qui a souligné le travail de l’Institut National des Statistiques (INE) dans la collecte des données. Par la suite, la docteure Wanda Cabella et l’économiste Marisa Buchelli ont résumé le vaste travail réalisé et ont expliqué qu’au cours des 20 dernières années, l’INE a incorporé des questions sur l’identité raciale. On demandait aux personnes interrogées à quelle race elles pensaient appartenir (jaune, blanche, indigène, noire ou métisse entre autres) et quelle ascendance croyaient elles avoir (avec les mêmes options). "La classification était subjective, et nous ne savons pas en fonction de quoi ils ont choisi leur ascendance", expliquent-elles. Si les résultats mettent bien en évidence qu’il existe une inégalité (sociale, économique, éducative et démographique) bien marquée entre les groupes d’ascendance, le travail n’aborde pas strictement le problème de la discrimination raciale. Une des données les plus surprenantes de l’ ENHA 2006 au sujet de la composition raciale de la population uruguayenne est la très forte croissance des minorités raciales par rapport aux chiffres relevés par l’INE dix ans auparavant. "La population afrodescendante, qui en 1996 représentait 5,9% du total est passée à 9,1% dans l’ ENHA, et la population qui s’est auto identifiée comme indigène est passée de 0,4% à 2,9%", expliquent les auteurs. Le vaste rapport souligne le fait qu’au nord du río Negro, la proportion de la population afrodescendante est significativement supérieure par rapport aux départements du Sud. À Artigas et Rivera, la population afrodescendante représente entre 15% et 25% du total de la population départementale. Au contraire, dans les départements du Sud du pays, la population noire se situe en dessous de la moyenne nationale, à l’exception de Montevideo et Rocha, ou la proportion de la population noire est égale à la moyenne du Nord du pays. À Montevideo, les afrodescendants ont tendance à être très peu nombreux dans les quartiers de la côte et leur nombre augmente à la sortie de Montevideo et dans les zones périphériques. La population blanche, habiteplus pour sa part dans les quartiers de la côte. Les résultats démontrent qu’il y a une plus grande proportion de femmes noires en unions libres. Il existe également un taux de mortalité plus élevé au sein de la population afro par rapport à la population blanche. 40% des femmes noires ont eu des enfants à un âge plus précoce. Miguel Pereira, directeur de Mundo Afro, a expliqué après la présentation que, même si ce n’est âs nouveau, l’enquête montre que le racisme et la discrimination sont présents au sein de la société uruguayenne à tous les niveaux. "Nous ne sommes pas présents en politique. Il y a un seul député afrodescendant (Edgardo Ortuño), ce qui montre bien que nous sommes mis de côté dans les décisions de pouvoir", soutient t’il. Dans le même temps, il exige une plus grande participation de l’État et de la société civile pour la garantie de leurs droits. "Il doit y avoir des politiques d’État", conclue-t-il. * http://www.larepublica.com.uy/lr3/larepublica/2007/07/12/comunidad/264934/cada-vez-mas-uruguayos-se-consideran-afrodescendientes-mestizos-o-indigenas/ | |




