11 janvier 2012

Des jeunes des afrodescendants du Nicaragua à la recherche d'opportunités

Par Jésus-Salgado

 

caribeDes jeunes entrepreneurs du Collège Moravo qui ont obtenu leur diplôme l’an dernier. Courtoisie / FIN

Sur la côte Caraïbe du Nicaragua, le niveau de pauvreté dépasse les 80% par rapport aux 45% enregistrés dans l’ensemble du pays. Selon un rapport établi par le centre des droits humains citoyens et autonomes, cette situation a peu à peu eu des répercussions négatives sur les familles de la côte, en affectant de manière directe les adolescents et les jeunes, principalement indigènes et afrodescendants des deux Régions Auotonomes.

"J'ai arrêté d’étudier parce que je suis tombé enceinte quand j'étais en quatrième année,  maintenant je me consacre à m’occuper de mes deux enfants et cela fait qu’il est impossible de continuer avec mes cours", explique le jeune Yajaira Martinez qui vit à Pancasan, un quartier de Bluefields.

Le manque d'emplois dans les Régions Autonomes a provoqué la désintégration des familles, la majorité des pères ont abandonné leurs familles pour aller à la recherche de meilleures conditions de vie, une situation qui eu des conséquences négative dans les relations pères-enfants.

"Je suis venu en vacances, je ne peux pas étudier, je travaille au Costa Rica et j’envoie ce que je peux du  peu que je gagne à la maison, mais la situation devient de plus en plus difficile", indique Juan Carlos Morales, 23 ans et qui a réussi sa première année de secondaire.


L’étude intituée Situation des Adolescents et des Jeunes Afrodescendants de la Côte Caraïbe du Nicaragua (Situación de Adolescentes y Jóvenes Afrodescendientes de la Costa Caribe de Nicaragua ) signale que les principaux problèmes des jeunes âgés de 18 à 26 ans, sont l’alcoolisme à  22% , la criminalité à 5%, le chômage à 2%, les grossesses précoces à 9%, la discrimination à 11%, le manque d'information à 3%, la prostitution à 3%, les abus sexuels à 3%, l’analphabétisme à 3%, le manque de soutien à 2% et les drogues à 37% .

En faisant une analyse d’ensemble des raisons qui mènent à ces problèmes, ils ont indiquécomme facteurs principaux le manque d'attention ou de communication, soit de leurs parents soit des autorités.

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com

http://www.elnuevodiario.com.ni/departamentales/237747

 

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02 décembre 2011

33% d'Afrodescendants en Amérique Latine, dont 50% vivent dans la pauvreté

Selon l'étude réalisée par la Banque Interaméricaine de Développement (BID), l'Amérique Latine est une des régions avec le plus d'inégalités au monde, à cause du manque d'opportunités basées sur des questions raciales et ethniques.

afro

L'étude intitulée “El BID y los afrodescendientes en América Latina” révèle que les personnes de descendance africaine représentent 33% de la population d'Amérique Latine et des Caraibes et on estime que 50% d'entre eux vivent dans des conditions de pauvreté.

Il recommande pour ces raisons la nécessité d'encourager le développement dans les communautés afrodescendantes, pour combler les brèeches économiques et sociales de la région , car l'exclusion continue des ces habitants de la vie économique et culturelle a une incidence sur la gouvernance démocratique, la sécurité citoyenne et dans l'atteinte des Objectifs de Développement du Millénaire.

Éducation: Les afrodescendants de toute la région ont 50% moins de chances de fréquenter l'école secondaire que les blancs.


Égalité des sexes: Au Brésil, les femmes afrodescendante forment le segment de revenus les plus bas de toute la population, La participation politique des femmes afrobrésiliennes est mineure ; leur participation dans les fonctions législatives électives est trèes faible.

 Mortalité infantile : Le taux de mortalité infantile dans la ville èa prédominance afrodescendante d'Esmeraldas en Équateur est le double de la moyenne nationale. Dans la communauté afrodescendante de la côte pacifique de Colombie est quatre fois supérieur à la moyenne nationale.


Santé maternelle : Les femmes afrobrésiliennes ont trois fois plus de probabilité de mourir pendant l'accouchement que les femmes blanches. 57% des bébés de mèeres afrocolombiennes sont prématurés.


APPROCHE DU BID

Le BID s'est associé aux Nations Unies pour célébrer l'Année Internationale des Afrodescendants 2011 et promouvoir les programmes visant à assurer leur inclusion dans tous les aspects économiques, politiques et culturels de la société au cours d ela prochaine décennie. Un exemple des programmes en question est le développement du plan de fonctionnement visant à encourager l'implémentation du dévelloppement en fonction de l'identité ethnique et de la race culturelle en 2012-2013 (PY).

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com

 

http://www.cronicaviva.com.pe/index.php/mundo/america/32221-afrodescendientes-son-el-33-de-america-latina-pero-50-vive-en-pobreza

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23 novembre 2011

Une étude du Pnud révèle la misère que vivent les afrocolombiens


 

Une des conclusions de l'étude du PNUD Colombie sur la situation des afrodescendants est que la discrimination que subit cette population la rend plus vulnérable.

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María Victoria Correa | Medellín | 




Un peu plus de la moitié de la population afrodescendante se couche sans avoir pris l'un des trois repas quotidiens. C'est l'une des nombreuses révélations que fait l'étude Les Afrocolombiens face aux objectifs de développement du Millénaire présentée par le Programme des Nations Unies pour le Développement en Colombie (PNUD) dans le cadre de l'Année Internationale des Afrodescendants.

L'étude souligne la situation grave concernant l'analphabétisme à San Basilio de Palenque, le fait qu'il y ait dans le Chocó cinq fois plus de décès des nouvelles mères qu'à Bogota et aussi que l'informel constitue le modèle d'emploi ordinaire chez les afrodescendants.

 

Il indique également que le travail des femmes afrocolombiennes rentre dans le cadre de l’informel dans la préparation des aliments, le commerce de détail, l'artisanat et des services domestiques.

L'étude du PNUD fait cinq recommandations qui sont les suivantes:

Formuler et appliquer un plan national de lutte contre le racisme et la discrimination raciale.

Renforcer la capacité d'action politique de la population afrocolombienne à exiger des droits et concerter les options pour avancer dans le développement humain et vers la réalisation des Objectifs de Développement du Millénaire.

Concevoir et mettre en œuvre des plans et des programmes différentiels avec une approche territoriale dans les régions de concentrations urbaines des afrocolombiens.

Inclure la variable ethnique dans les registres d'information de l'État pour faciliter la prise de décision en faveur des Afrocolombiens.

Ci dessous la situation des afrocolombiens concernant les Objectifs de développement du Millénaire

 Pauvreté Extrême

 

La première chose que le rapport révèle c'est une comparaison entre la pauvreté et la pauvreté extrême chez les personnes afrocolombiennes et celles qui ne le sont pas. Il indique que tandis que 60% des afrocolombiens se trouvaient dans la pauvreté et 24% dans l'indigence, les chiffres  pour la population non-ethnique étaient de 54% et 18,6% respectivement. Le rapport indique que les différences de 5,9 et de 5,5 points de pourcentage révèlent les écarts dans l'accès aux opportunités et des conditions de bien-être entre les deux populations.

Le Choco est le département ayant les plus forts taux de pauvreté, où il atteint 70,5%, presque le double de la moyenne nationale. De plus, 41% des habitants du Choco vivent dans la pauvreté extrême, 2,5 fois davantage que dans l'ensemble du pays, dont le taux est de 16,4%. Face à la question de l'accès à la nourriture, le panorama  général est prometteur selon l'étude. Cependant, des données précises montrent que cet indicateur a empiré dans quatre départements, parmi lesquels le Chocó, département afro par excellence, où la prévalence de la malnutrition infantile est de 2,6 points au-dessus de la moyenne nationale de 28. Le rapport souligne également que les niveaux élevés de malnutrition à La Guajira et Sucre, restent parmi les plus hauts du pays. En plus, selon l'étude, un peu plus de la moitié de la population afrodescendante de Colombie termine la journée dans avoir pris une des trois repas nécessaires.

 

Éducation de base


L'étude révèle que dans les départements ayant une population afrodescendante, les taux d'analphabétisme peuvent être jusqu'à six fois plus élevés que la moyenne nationale, comme dans le cas de Nariño et jusqu'à trois fois comme pour Chocó, Sucre ou César.

L'étude indique de plus que pour la Colombie, le défi se trouve au niveau de l'éducation préscolaire et moyenne. Au préscolaire, les 45 municipalités ayant une population afrodescendante ont un taux moyen de couverture de 76% tandis que la moyenne nationale est de 86%. Cependant, l'étude souligne que en ce qui a trait à la couverture de l'éducation de base, la Colombie a atteint les objectifs de Développement du Millénaire (OMD) avec des indicateurs de près de 100% de couverture universelle bénéficiant sans distinction aux enfants afrodescendants et aux enfants non-ethnique.


 L'étude note que l'un des cas les plus préoccupants est celui de San Basilio de Palenque, puisque si on compare son taux d'analphabétisme avec les taux des territoires auxquels il appartenait en 2005, les différences sont significatives, le Palenque ayant ceux les plus élevés. L'analphabétisme à San Basilio est de 8,6%t, alors qu'en Colombie, il est de 2,01 %. Autres cas relevés dans le rapport, celui de Cartagena où 32% d’adultes afrodescendants sont analphabètes et à Buenaventura où 10% de la population n'a pas terminé un cycle complet d'éducation. De plus, 25 des 100 municipalités ayant les plus faibles taux de couverture préscolaire sont afrocolombiennes.



Durabilité de l'environnement

Les indicateurs associés aux Objectifs de Développement du Millénaire (OMD) comprennent la reforestation, la couverture de l'approvisionnement en eau, en égouts et l'assainissement de base ainsi que la qualité des de l’habitat. Parmi les données importantes, l'étude révèle que 83 % des cinq millions d'hectares de territoires collectifs des afrocolombiens sont couverts de forêts. Cependant, l'exploitation minière, les conflits armés et les déplacements ont eu un impact incalculable sur ces territoires et sur leurs populations, fragilisant les niches écologiques, l'économie des afrodescendants et leurs structures socioculturelles et productives. La couverture en eau potable, en égouts et d'assainissement rural de base font partie des cibles visées et les domaines dans lesquels la population afrocolombienne a le plus grand retard. 

 

 Les couvertures en eau potable sont plus faibles dans les régions Caraïbes et Pacifique. À Cartagena, seulement 63,6 % des foyers afrocolombiens sont reliés aux égouts. Dans les départements du Nariño et du Cauca (Pacifique) on retrouve l’un des plus importants déficits qualitatifs de l’habitat du pays pour près de 70% des cas. Les chiffres rapportés pour cet ODM permettent de reconnaître l'énorme retard qui existe dans la couverture d'eau et de service d'assainissement de base entre les territoires peuplés d’afrodescendants et ceux ne l’étant pas, une brèche qui se répète dans chacun des cas. Il en est de même en ce qui concerne les énormes écarts, spécialement dans la qualité des logements de la population afrocolombienne.

L'équité et la mortalité infantile


La plus forte proportion de femmes ayant déclaré avoir été agressées physiquement par leur époux ou partenaire, selon le rapport, se trouve dans la région Pacifique (41,1%), et la plus faible proportion dans la région Caraïbe (29,5 %), avec comme base la moyenne nationale de 37,4%.

 

L'étude indique que ces résultats ne peuvent pas inférer un lien entre l'ethnicité et la violence, étant donné que  les données extrêmes correspondent aux deux régions comptant le plus d’afrodescendants. 

 

Selon le rapport, le cas de la région Pacifique est plutôt attribuable à la situation de violence qui touche actuellement cette zone qui a généré des changements dans les rôles des femmes. Il précise également qu'il est urgent qu’il y ait davantage d’informations statistiques permettant de connaître la dimension de cette réalité afin de pouvoir définir des politiques dans ce sens.

 

Le rapport note que les revenus perçus par les femmes afrodescendantes qui travaillent est inférieur à celui des femmes et des hommes qui n'appartiennent pas à ce groupe ethnique.


D'autre part, et face à l’objectif de réduction de la mortalité infantile, l’étude indique que la région Caraïbes est celle qui présente le plus de cas de mortalité chez les enfants de 1 et 5 ans, suivi par Bogotá et la région  Pacifique. De même, l'espérance de vie à la naissance a augmenté, ce qui montre de manière indirecte des améliorations des conditions de santé des habitants, et aussi qu’ont diminué les taux de mortalité générale, maternelle et infantile.

 Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com

http://www.elcolombiano.com/BancoConocimiento/E/el_hambre_se_siente_mas_si_se_es_negro/el_hambre_se_siente_mas_si_se_es_negro.asp

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10 septembre 2011

Les afromexicains doivent chanter l'hymne national pour prouver leur nationalité

 

 México, DF - La non reconnaissance de la population afrodescendante au Mexique, conjugée à la militarisation du pays pour cause de lutte contre la délinquence a provoqué des actes de discrimination contre cette population dans l'état de Guerrero, où souvent "on nous confond en détention provisoires avec les migrants honduriens ou cubains et la preuve de notre identité que l'on nous demande c'est de chanter l'hymne National même avant de nous demander une identification officielle ", dénonce Benigno Gallardo, du Mouvement National Afromexicain.

afromexDans une entrevue précédent sa participation au forum d'analyse sur les engagements en suspens de l'État mexicain 10 ans après la Conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et les formes connexes d'intolérance qui s'est tenue à Durban, en Afrique du Sud, l'activiste a signalé que les expériences dans ce sens dans la région s'étendent au système éducatif, judiciaire et de la santé.

"Dans les systèmes de santé, les noirs n'ont pas droit à un lit; ils doivent attendre de nombreuses heures pour recevoir des soins dans les hôpitaux, seulement à cause de leur couleur de peau", accuse-t-il.

Pastor Elías Murillo, spécialiste du Comité pour l'Élimination de la Discrimination Raciale de l' Organisation des Nations Unies a fait référence au cas d'un passager à l'aéroport de la ville de México qui du fait qu'il "avait la peau noire fut obligé par les autorités des migrations de chanter l'Hymne National pour démontrer sa condition de citoyen mexicain ", ce qui constitue une "preuve éloquente de la profondeur des défis que nous avons dans tous les pays latinoaméricains dans ce processus visant à atteindre l'égalité et en ce qui concerne le respect de la diversité raciale".

Gallardo de la Rosa affirme que avec la célébration de l'Année Internationale des Afrodescendants, promulgué par l'ONU pour cette année 2011, "nous les organisations qui travaillons à Guerrero, Oaxaca et Veracruz disposons désormais de scènes nationales qui nous permettent de demander d'être reconnus ".

Il signale qu'une première étape dans cette reconnaissance est l'incorporation par la que Commission Nationale du Développement des Peuples Indigènes de deux isión conseillers nationaux afrodescendants, même "s'il faut encore changer la rédaction de nombreux textes légaux dans le pays pour être inclus dans les politiques publiques de manière différenciée, comme les sont les 62 groupes ethinuqes enregistrés".

afromex1Il indique que même si elle est la première communauté à s'être établie dans certaines régions de la République, la population afrodescendante s'est toujours vu cachée dans le métissage et n'a jamais bénéficié d'une reconnaissance en tant qu'ethnie avec sa langue propre.

Il affirme qu'il n'existe pas de registre précis de la population au Mexique, mais on sait qu'ils se trouvent principalement à Guerrero, Oaxaca et Veracruz, et dans une moindre mesure à Michoacán, Guanajuato et Jalisco.

Au cours de la rencontre organisée par le Secrétariat des Relations Extérieures et le Conseil National pour la Prévention de la Discrimination a été présenté le Guide pour l'action publique contre la discrimination de la population afrodescendante au Mexique qui s'adresse aux autorités pour les orienter dans la réalisation de leurs engagements dans ce domaine.

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com

http://www.vanguardia.com.mx/militarizarelpaishaagravadolasegregacionhaciapoblacionnegra-1092917.html

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18 juillet 2011

Les afrouruguayens réclament des quotas politique, syndical et d’accès à l’emploi

 

Les collectifs afrodescendants réclament que l’État leur garantisse une participation et appellent à l’éducation pour mettre fin à la discrimination.

Matías Rótulo

 afrouruguayo Afrodescendants. Ils réclament la reconnaissance et la diffusion de la culture afro dans les médias de masse avec des "modèles positifs".

Les afrodescendants uruguayens réclament à l’État que leur soit garanti des quotas de participation à différents secteurs de la société. Ils réclament l’accès à la politique, au syndicalisme, à la santé et aux propositions culturelles.

 Ils demandent aussi la garantie de sanctions contre ceux qui commettent des actes de discrimination. De plus, ils souhaitent que l’on sensibilise les enseignants, les élèves et leurs familles, les policiers, les fonctionnaires de justice et les avocats pour traiter la discrimination en partant des milieux où elle se pratique.

 Suite à la consultation des différents acteurs de la société civile pour l’élaboration du Plan National contre la Discrimination par le Ministère de l’Éducation et de la Culture (MEC), les collectifs afrodescendants convoqués à y prendre part ont présenté une série de revendications visant à renforcer les mécanismes d’égalité raciale pour combattre la discrimination. C’est pour cette raison qu’ils suggèrent que dans l’élaboration du Plan en question soit inclus l’étude du quota politique pour les afrodescendants, de la même manière qu’un quota politique de femmes a été sanctionné par une loi pour l’égalité des sexes.

 La revendication de quotas touche les domaines de l’emploi, ainsi que de la participation artistique et syndicale. Selon le document, ces collectifs réclament "la garantie que 10% des accès aux postes d’emplois soient réservés aux afrodescendants".

 Ils sollicitent également que dans le domaine syndical soit créé"un département des afrodescendants, comme il en existe un pour les femmes, par le biais duquel sera réalisé un suivi de la situation en terme d’emploi des afrodescendants,et qui servira de conseil dans les situations de discrimination et des discriminations graves subies ".

 Ils recommandent de la même manière que soient établis "un bureau ou une commission dans le MTSS ( Ministère du Travail et de la Sécurité Sociale ) qui étudiera la discrimination raciale et la discrimination raciale grave, et des mesures et sanctions économiques, de même que la communication et les résolutions publiques pour que les cas soient connus".

 En ce qui concerne la santé, ils attendent également que l’État créé un quota d’accès des afrodescendants au postes du personnel de santé dans le secteur public et dans le privé. La communauté afrodescendante souhaite également que dans les historiques cliniques de l’ensemble des chaires soient intégrés l’item race-ethnie et que"des groupes interdisciplinaires soient formés dans une perspective ethnique", par exemple "chez les utilisateurs de drogues", puisque que "on entend qu’il peut y avoir des aspects socioculturels qui ont une incidence (dans la dépendance aux drogues), raison pour laquelle cette perspective devrait être intégrée".

 Ils relèvent en outre la nécessité que"des fonds soient affectés pour les recherches sur les maladies à propension ethnique et leur traitement ".

Ils indiquent également qu’il est "nécessaire " que soit établi"un quota de participation des afrodescendants aux propositions artistiques développées au niveau de l’état ainsi que la promotion de leur participation aux propositions qui ne proviennent pas de l’état ou privées et un quota de représentation des manifestations culturelles afrouruguayennes dans les propositions développées par l’État.

 En ce qui concerne la culture, ils soulignent qu’il est prioritaire que soient créés des espaces de formation et d’information sur les différents aspects de la culture afrouruguayenne et demandent donc l’affectation de fonds spécifiques"pour le développement de propositions de la culture afro dans lesquelles sont impliqués les afrodescendants".

 DEMANDES

 * Sanctions. Les afrodescendants demandent"l’application des sanctions contre des personnes, des organisations et les institutions dans lesquelles des actes de discrimination raciale et ethnique ont été commis".

* Curriculum. Les collectifs ont demandé que l’on intègre la perspective de la non discrimination raciale dans le curriculum des études de formation des maitres et des professeurs.

* Accès. Une autre demande est que soient menées des études"sur les difficultés d’accès à la culture pour élaborer des propositions".

 

http://www.larepublica.com.uy/comunidad/462784-los-afrodescendientes-reclaman-cuota-politica-sindical-y-laboral

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10 juillet 2011

Les afrouruguayens victimes d’une “constante” discrimination raciale

 Le samedi 4 juin dernier, Tommy, un nigérian de 28 ans, qui vit à Montevideo et travaille comme gardien de sécurité à l’hôpital Maciel est allé danser au “Kalú”.


afrouruguayos

Il était accompagné d’un touriste américain qui lui avait demandé un endroit pour danser de la musique électronique. Après avoir commandé une tequila au comptoir, il s’est rendu aux toilettes. En ressortant, il remarque deux portiers qui communiquent à distance. Il retourne au comptoir, et les agents de sécurité l’agrippent alors par l’épaule, lui attachent les mains avant de le jeter en dehors du local.

Il affirme avoir reçu une véritable raclée à l’extérieur. Le nigérian a dû être opéré à l’œil droit, les médecins lui ont prescrit des verres de contact et il ne sait toujours pas s’il pourra revoir correctement.

La semaine dernière (semaine du 20 juin), une marche a eu lieu pour Tommy, et pour dénoncer la  discrimination et le racisme en Uruguay, une marche qui s’est terminée devant la Cour Suprême de Justice –CSJ-.

Cette affaire représente le dernier épisode de discrimination raciale relaté par les médias. Mais selon Mundo Afro, il s’agit d’une  réalité constante ” et quotidienne, même si elle n’est pas tant visible.

Selon une publication de l’hebdomadaire Búsqueda, les Noirs représentent 10% de la population uruguayenne. À peine 10% de cet ensemble sont des professionnels universitaires, politiques ou entrepreneurials, et dans le même temps, 40% d’entre eux vivent sous le seuil de la pauvreté et un nombre proche correspondant à 37% occupe un emploi non qualifié.

Le salaire moyen de la population afrodescendante est en moyenne 29% moindre que celui des blancs occupant la même fonction.

El Espectador a échangé avec Néstor Silva, responsable de la Communications de Mundo Afro, pour qu’il explique dans quels domaines se reflète la discrimination en Uruguay.

Silva a fait allusion au cas du jeune nigérian, mais  a également évoqué d’autres cas violents, comme celui d’une femme brésilienne qui réside à Montevideo qui a été embauchée dans un magasin où elle s’est fait insulter à plusieurs reprises, sans compter les agressions racistes d’une collègue qui es tallé jusqu’à  lui donner des corps.


La dame ne s’est pas défendue. Au final, la brésilienne a été renvoyée pour  mauvaise conduite” et celle qui l’avait agressée a reconnu qu’elle était raciste lorsqu’on lui a posé la question.


Pour Silva, de toutes les manières, le racisme se voit dans l’exclusion sociale de la population noire:

Au cours des derniers jours, autant cette affaire du jeune nigérian que d’autres ont fait la manchette. Du point de vue de la violence et à cause de la brutalité de la volée, c’est ce type de racisme que nous reconnaissons”, mais “en réalité, le racisme se manifeste par d’autres formes aussi brutales et violentes et qu’en théorie, personne ne pratique”, comme le démontrent “les données sur l’excluions qui existent”, indique Silva.

Silva parle par exemple ici des la qualité des emplois auxquels accèdent les Noirs en  Uruguay. Jeudi dernier, le journal La República indiquait ceci à ce propos : Tandis que  46% des adolescents noirs ne fréquentent pas l’école,  33% de lycéens non noirs en font autant. Ici se poursuivent les inégalités ayant commencé avec les parents de ces jeunes noirs, indique une étude académique de 2010.

Cela se traduit en deux années de moins d’étude pour les afrodescendants par rapport à ceux qui ne le sont pas. En ce qui concerne la rémunération, les Noirs gagnent 35% de moins que les blancs uruguayens tout en exerçant la même fonction.

Pour Silva, le racisme est une attitude idéologique: “le racisme est structurel, mais il est avant tout idéologique”. Cette situation  “nous concerne tous et c’est ainsi parce que nous sommes tous éduqués par le système de cette manière. Dans l’imaginaire collectif, il n’existe aucun noir de référence, et c’est pour cela que dans la réalité il n y en a pas. Le pays considère le candombe comme une expression propre mais les gens ne connaissent pas des artistes afrouruguayens en dehors de Lágrima Ríos ou Ruben Rada”.

Il y a un écart énorme entre les possibilités de progrès du groupe des afrodescendants et le reste de la société”, indique Silva en se basant sur les pourcentages des études anthropologiques de la faculté de sciences sociales et d’autres divulgués par l’INE. “C’est une réalité ancrée dans l’histoire”, ajoute-t-il.

Selon Silva, même si la société s’est améliorée au niveau socioéconomique et que les indices de pauvreté et d’autres ont baissé, la brèche demeure la même.
Silva compare la situation des Noirs à celle de la femme en Uruguay: le problème de  discrimination de genre. La manifestation est la même au niveau du travail, mais elle valorisation diffère.

El Espectador a eu un échange avec Romero Rodríguez, spécialiste des questions relatives à la discrimination en Uruguay, qui fut conseiller du gouvernement de Tabaré Vázquez et également conseiller de l’ONU pendant 11 ans.

Rodríguez affirme que ce n’est pas que les uruguayens soient racistes, mais il s’agit d’un phénomène mondial et pas Nouveau qui est né avec les colonies et s’est perpétué.

 Dans le cas de l’Uruguay, il a rappelé que les Nations Unies ont déjà prévenu notre pays qu’il s’agit d’un problème à résoudre  et que bien que  quelque chose a été fait”, à son avis, beaucoup reste à faire.

Selon l’expert, le Parlement doit agir dans ce sens.”Nous sommes dans une situation de –‘éruptions de violence qui se sont avérées très graves, le Parlement devrait prendre des mesures et je crois qu’il doit légiférer en conséquence ”, et aussi  dans le plan d’éducation, le thème des actions affirmatives doit être consolidé”, parce que ce problème “concerne l’ensemble de la société, mais les victimes représentent 10% de la population”.

Rodríguez, qui est directeur de l’Institut Supérieur de Formation  Afro a informé El Espectador de quelle manière se manifeste la discrimination au quotidien dans notre pays. A ce sujet il dit ceci : “Surtout sur le marché du travail, on ne retrouve pas la composante afrodescendante dans le développement des professions ”, mais en plus “on voit qu’il faut collaborer  en ce qui concerne les femmes noires, une problématique qui nécessite de plus grandes ressources. Ces faits violent reviennent fréquemment, et aucune année ne s’écoule sans qu’on en dénombre. Et même s’ils sont isolés, ils nous engagent à y réfléchir plus sérieusement parce qu’ils se répètent”.

Rodríguez parle de “négrophobie”. Selon le spécialiste, il faudrait faire fonctionner une  Commission Honoraire de Lutte contre le Racisme, qui n’a pas fonctionné, mais qui a réalisé certaines choses : plusieurs ministères ont tenu compte de la variable ethnique et raciale pour établir les politiques publiques, mais pas avec la force nécessaire.

El Espectador a consulté le chercheur pour qu’il suggère ce qu’il y a à faire :

Il me semble qu’il faudrait mettre en place un plan national d’actions affirmatives avec l’appui de Tous les secteurs, pas celui qui existe, mais un autre qu’il faudrait faire en faisant appel aux spécialistes et en formant un cadre d’action, avec le parlement, encore plus alors que l’on traverse l’année des afrodescendants”, conclue-t-il.

Surtout, dit Rodríguez, dans l’optique du Sommet Ibéroaméricain  de novembre à San Salvador, qui selon son agenda abordera parmi d’autres la thématique de la discrimination contre la population.

Ce jeudi, La República indiquait que l’IMM et le MEC offriront  20 bourses aux lycéens afrodescenants, présentées comme  une incitation qui rentre dans les politiques publiques d’action affirmative” qui s’adressent à cette population, “qui présente des indices déficitaires supérieurs à la moyenne en terme de rendement et de permanence dans le système éducatif”.

Les élèves du primaire recevront  $ 800 mensuels entre mars et décembre, alors que ceux du secondaire recevront une allocation de 1000 pesos par mois.

Pour Néstor Silva de Mundo Afro, sur une scène socioéconomique et culturelle qu’il qualifie de  terrible”, ces 20 bourses s’avèrent “pour le moins démagogiques”.

Il ajoute que des “mesures en profondeur et des études plus sérieuses”, sont nécessaires. Des actions affirmatives ne devraient pas être considérées si elles ne sont pas accompagnées de politiques à moyen et à long terme. Au contraire, c’est un acte de bienfaisance. En terme clair,  Silva considère cette mesure de la vingtaine de bourse aux lycéens comme de l’aumône.

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga  http://guyzoducamer.afrikblog.com 

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27 juin 2011

Des sanctions plus sévères pour les femmes noires de peau plus foncée aux États-Unis?

Il y a eu beaucoup de discussions et de recherche sur la question de savoir si la nuance de la peau des africains-américains joue un rôle dans la réussite d'une personne dans la vie et dans la façon dont la société le traite. Et il semble désormais que le débat se soit étendu au système judiciaire. Une étude récente menée à l'Université Villanova a constaté que le ton de la peau avait un effet direct sur la durée des peines de prison requises pour les femmes noires dans le système carcéral de Caroline du Nord, de même que le temps qu’elles purgent leurs peines.

 prison

La recherche a découvert que les femmes noires qui étaient perçus comme ayant un teint clair étaient condamnées à des peines beaucoup plus indulgentes, avec à peu près 12% moins de temps en prison que celles qui ont une peau foncée. Les femmes noires de peau claire purgent également environ 11% moins de temps en prison que leurs homologues de peau foncée. L'influence du ton de la peau dans la vie d'une personne a souvent été examinée et débattue, mais cette nouvelle étude met en lumière le fait que le couleurisme, ou la préférence raciale basée sur la peau, est peut-être très bien effective dans notre système judiciaire, et cela pose la question suivante : la justice est elle vraiment aveugle aux États-Unis?

"La justice n'est pas aveugle, en fait, il est plus juste de décrire la justice comme étant myope," déclare Lance Hannon, professeur de sociologie à l'Université Villanova qui est co-auteur de l'étude avec le professeur de sociologie Robert Defina et l’ancien étudiant de troisième cycle Jill Viglione.

"La justice est trop souvent décidée par la capacité à sympathiser avec un accusé ou avec la victime du crime. La compassion quant à elle, est souvent le produit de plus grandes forces sociales comme la ségrégation et la représentation de certains groupes par les médias. Parmi les Noirs, les caractéristiques associées à la blancheur semblent avoir un impact significatif sur les résultats importants dans la vie, comme la quantité de temps qu'on passe en prison. L'étude en question s’ajoute à un nombre croissant de recherches sur le coleurisme qui souligne la complexité du racisme dans notre société. "

L'équipe de recherche a examiné le maximum de peine de prison possible à purger et le temps réel que plus de 12 000 femmes noires condamnées à la prison en Caroline du Nord ont purgé de 1995 à la mi-2009 en utilisant les données du Département des Services Correctionnels de la Caroline. Les informations incluaient la couleur des cheveux, la couleur de yeux, la taille, le poids, le bâti du corps et le ton de la peau du détenu. Et alors qu'une autre étude menée en 2006 par le Centre de Recherche Urbaine du Mississippi a trouvé une corrélation entre la nuance de peau noire foncée chez les hommes et les inconvénients dans le crime et la punition, l'étude de Villanova est la première à analyser l'effet que le teint de la peau a le traitement et sur la peine des femmes noires dans le système de justice pénale.


Hannon affirme que le groupe a découvert des informations sur la nuance de peau des femmes détenues en menant une autre étude sur l'impact de l'incarcération sur les enfants en utilisant les mêmes données. Après avoir lu d'autres travaux sur la manière dont le couleurisme affecte les résultats de liés à l'emploi, et en entendant le sénateur Harry Reid parler du ton de la peau du Président Obama en janvier 2010, le groupe a été incité à approfondir leurs recherches. Hannon indique que si les résultats des recherches sont alarmants, ce qui les a le plus frappé c’était la nette différence de traitement préférentiel donné aux femmes noires minces et de peau claire dans le système carcéral.

"Nous avons été surpris de voir que les femmes noires qui ont été jugées comme étant ‘minces’ ont eu une peine moins lourde, en gardant comme données constantes le type de crime et plusieurs autres variables", dit-il. " Cette conclusions suggère que les femmes noires plus forte reçoivent peut-être une peine parce qu’elles enfreignent les normes sociétales de la féminité. Ou encore dit autrement, les femmes noires minces semblent tirer profit de normes sociétales par rapport à celles qui ne sont pas considérées comme étant minces. A ce niveau, nous ne sommes pas certains si cette conclusion se généralise à des femmes d'autres origines raciales / ethniques. "
Cette étude n'est pas la première à mesurer l'importance d’une peau plus claire pour déterminer les conséquences sur la vie des Africains-Américains. En 2006, l'Université de Géorgie a révélé que les employeurs préféraient recruter des hommes au teint clair plutôt que leurs homologues de peau foncée.


Et en 2005, A Girl Like Me, un documentaire primé de Davis Kiri qui avait è l’époque 18 ans, a examiné les normes de beauté ainsi que les perceptions de la société basée sur les différences en fonction des différences de ton de peau. Une adolescente dans le film, Glenda, y affirme qu'une personne à la peau claire est considéré comme plus belle, tandis qu'une autre fille, Jennifer, dit à Davis qu'elle se sent laide parce qu'elle a la peau foncée.

Les images dans les médias n’aident pas non plus. En 2008, Beyoncé Knowles a même été l’objet d’une controverse au sujet de sa couleur de peau, lorsqu’une publicité de L'Oréal Paris Coloration de Cheveux Feria a présenté une version prétendument plus claire de la star. Cela a suscité des débats sur les normes de la beauté au sein de la communauté noire.


Une étude-recherche réalisée en avril 2011 et publié par Proceedings of the National Academy of Sciences a conclu que les préjugés raciaux inconscients sont présents, même lorsqu'il s'agit de décider à qui nous feront confiance, etquand on prend des décisions importantes sur des choses comme l'argent.
"Comme culture, nous nous efforçons de ne pas laisser le préjugé racial être un facteur significatif dans la façon dont nous choisissons de faire les choses et à un niveau individuel, nous supposons tous que nos croyances reflètent nos actions, mais nous devons savoir que ce ne sera pas toujours le cas", selon des déclarations faites à ABC News en avril dernier par Elizabeth Phelps, psychologue à l'Université de New York et co-auteure de l'étude.


Claudia Martin partage l’affirmation selon laquelle teint de peau et traitement des noirs dans la société sont liés.Martin, qui est africain-américain, affirme que même si elle croit que le coleurisme existe dans toutes les ethnies, elle pense que des études comme celle de Villanova sont nécessaires pour aider à établir un dialogue et de permettre à la communauté noire d’avoir une meilleure compréhension de ce problème.

"C’est malheureux et inquiétant de savoir que deux femmes peuvent commettre le même crime, mais que parce que l'une est plus jolie ou plus mince ou a une peau plus claire, elle recevra une sentence et purgera une peine de moins longue durée", dit-elle. "La manière dont la société perçoit les personnes, et particulièrement ses conséquences dans le système de justice, ne doit pas être déterminé par la race d'une personne, sans parler du teint de la peau. Même si j'ai vu que certaines femmes plus claires de peau sont traités différemment, je ne veux pas généraliser, et par-dessus tout, je crois que la façon dont une personne est traitée est déterminée par la mentalité de la personne avec laquelle ils interagissent. Et c'est pourquoi je pense qu'il est important d'avoir des discussions comme celle-ci pour pouvoir en tant que communauté surmonter ces problèmes. "

On retrouve la phrase suivante postée sur le site internet du département des services correctionnels de la Caroline du Nord: ". Le Départements des services correctionnels de la Caroline du Nord ne discrimine pas sur la base de la race, de la couleur, du sexe, de la religion, de l'origine nationale, de l'âge ou d’un handicap". Mais nulle part n'est mentionné le ton de la peau. Cette étude signifie-t-elle que le couleurisme est une donnée que les responsables des systèmes de justice pénale à travers le pays devraient commencer à prendre conscience? Ce problème devrait-il les préoccuper? Bien qu'un porte-parole du Département des services correctionnels de la Caroline du Nord a refusé de commenter l'histoire, il a envoyé ce message par courriel.


"Le travail de notre bureau consiste à faire appliquer les ordres des tribunaux, de s’assurer que les délinquants purgent les peines que les tribunaux déterminent", indique Keith Acree, responsable de l'information publique pour le département du Nord Caroline du Service correctionnel. "En tant que tel, je ne pense pas qu'il serait approprié pour nous de faire des commentaires sur cette étude." 

Hannon indique cependant que le Département des Services Correctionnels de la Caroline du Nord devrait être félicité pour la publication de ce type de données et que plusieurs États devraient prendre note.

"Je voudrais souligner que si la Caroline du Nord n’avait pas mis ces données à disposition du public et facilement accessibles, nous n'aurions pas été en mesure d'enquêter sur la question", dit-il. "Ce serait super si d'autres États suivaient leur exemple en fournissant au public des données de justice criminelle importantes pour le public."

Globalement, Hannon et ses collègues affirment que la réponse à leur recherche a été positive et que les résultats de l'étude représentent tout simplement un morceau d'un grand puzzle qui requiert l'attention du public.

"Lorsqu'il est rassemblé, ce puzzle forme une image inquiétante du racisme institutionnel et individuel continuel," dit-il. " Il ne suffit plus de comprendre la discrimination raciale en s’appuyant uniquement sur la perspective des avantages relatifs des Blancs par rapport aux non-Blancs. À mon avis, nous avons récemment fait beaucoup de progrès en termes de réduction du volume de la discrimination dans le système pénal, mais nous avons encore du chemin à faire. "

Traduit de l'Anglais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com


http://www.thegrio.com/news/is-justice-colorblind-in-post-racial-america.php

 

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25 juin 2011

Les Noirs de New York retournent dans le Sud des États-Unis

ParDAN BILEFSKY

Traduit de l'Anglais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com

 

Traditionnellement dans la famille Brown, le Sud des États-Unis était un lieu de fontaines d'eau reservées aux Blancs et de lynchages à l'abri de l'obscurité. C'était un endroit que des N oirs comme sa mère avaient fui.


new-york

Mais pour Déborah Brown du Queens, une fonctionnaire à la retraite âgée de 59 ans, le Sud est désormais synonyme de providence.Trois générations de sa famille - 10 personnes en tout - quittent New York et déménagent à Atlanta, pour un nouveau départ économique et, en quelque sorte, renouer avec un passé amer. Parmi eux se trouvent Déborah, sa mère de 82 ans et son fils de 26 ans, qui a déjà décroché un emploi et y est déjà installé.

Le ralentissement économique a propulsé un changement démographique frappant : les New-Yorkais noirs, dont beaucoup sont jeunes et ont fait des études supérieures, prennent la direction du sud.
Environ 17% des Africains-Américains qui ont déménagé vers le Sud en quittant d'autres États au cours de la dernière décennie venaient de New York, soit beaucoup plus que de tout autre État, selon les données du recensement. Sur les 44 474 personnes qui ont quitté l'État de New York en 2009, plus de la moitié, soit 22 508 est allée vers le Sud, selon une étude menée pour le New York Times par le département de sociologie du Queens College.

Le mouvement ne se limite pas à New York. Selon les démographes, le pourcentage de Noirs qui quittent les grandes villes de l'Est et du Midwest et qui mettent le cap sur le Sud atteint désormais son plus haut niveau depuis des décennies.

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"Je ressens une forte influence spirituelle qui pousse à retrouner dans le Sud", indique Déborah Brown.
Les enclaves de la classe moyenne comme Jamaica et St. Albans dans le Queens nourrissent cet exode. Des personnalités Noires importantes- telles que James Brown, WEB Du Bois et Ella Fitzgerald - ont vécu à St. Albans, un quartier désormais frappé par un chômage élevé et des saisies de maisons.

La migration de la classe moyenne africaine-américaine contribue à faire fléchir les prix des maisons déjà en baisse. Selon les leaders noirs, cela prive égalemet leur communauté d'investissement et du leadership de certains de leurs professionnels les plus instruits.

Le mouvement marque une inversion de ce qu'on a appelé Great Migration (la Grande Migration), qui a duré à peu près de la Première Guerre Mondiale aux années 1970 et a vu les Africains-Américains déménager vers le nord qui s'industrialisait, pour échapper à des préjugés et pour trouver du travail.
Spencer Crew, professeur d'histoire à l'université George Mason, qui fut le conservateur d'une importante exposition sur la Grande Migration à la Smithsonian Institution, indique que l'exode actuel de New York est en grande partie provoqué par la période économique difficille. New York est de moins en moins abordable, et les noirs voient plus d'opportunités dans le Sud.
Le Sud représente désormais la réussite potentielle pour les New-Yorkais noirs comme ce ne fut jamais le cas avant, déclare le professeur Crew. Dans le même temps, des emplois syndiqués de la fonction publique qui autrefois avaient attiré des milliers de Noirs dans la ville deviennent de plus en plus rares.

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"New York a perdu un peu de son cachet auprès des noirs", indique le professeur Crew. "Pendant la Grande Migration, les Noirs sont partis au nord parce qu'on pouvait trouver du travail si on était prêt à se battre.Mais aujourd'hui, il faut moins d'effort pour survivre dans le Sud qu'à New York. Beaucoup de Noirs ont également des racines émotionnelles et spirituelles dans le Sud. C'est comme retourner à la maison."

 

Déborah Brown, qui a passé 35 ans à enquêter sur la fraude aux allocations pour l'État de New York, a peut-être ressemblé à l'incarnation du rêve américain noir à New York.
Dans les années 1950, ses parents en provenance d'Atlanta ont déménagé à Harlem, puis dans le Queens . Sa grand-mère était domestique, son grand-père était un maçon brique. Une génération plus tard, ses parents étaient prospères. Son père est devenu un haut fonctionnaire des impôts pour l'État; sa mère était secrétaire de direction à la commission des services correctionnels de l'État.
Mais elle affirme que New York est désormais moins accueillante. Déborah envisage de rejoindre, Rachid, son fils de 26 ans qui a quitté le Queens et déménagé à Atlanta l'an dernier après avoir obtenu un diplôme en criminologie, mais n'a pas pu trouver un emploi à New York. A Atlanta, elle est devenue shérif adjointe en quelques semaines et espère ouvrir un restaurant.


"Dans le Sud, je peux acheter une grande maison avec un jardin, comparé à la boîte à chaussures que mon épargne-retraite me permettra de m'acheter à New York," dit-elle.

Le révérend H. Floyd Flake, pasteur de la cathédrale Greater Allen African Methodist Episcopal de Jamaica dans le Queens, forte de 23000 membres, affirme qu'il perd des centaines de fidèles chaque année qui déménagent en Floride, en Géorgie,en Caroline du Nord et en Virginie.

 

"Pendant des décennies, le Queens a été l'endroit où les membres de la classe moyenne africaine-américaine allait acheter leur première maisom et fonder une famille", déclare M. Flake . "Mais à présent, on voit la tendance inverse avec des Africains-Américains qui sentent que ce n'est plus aussi facile à réaliser et que le Sud est plus bienveillant que New York."


Certains Noirs affirment qu'ils s'en vont non seulement pour trouver un emploi, mais aussi parce qu'ils sont aigris par rapport aux relations raciales.

Candace Wilkins, 27 ans, de St. Albans, qui demeure au chômage malgré un diplôme de commerce, envisage de déménager à Charlotte, NC
Elle affirme que sa décision a été motivée par une altercation avec la police.
Selon les témoins, en Mars 2010, Candace Wilkins a été projeté contre une voiture par un policier blanc après avoir essayé d'aider un voisin noir qui était interrogé. Elle a été accusée de résistance à une arrestation et de conduite désordonnée, selon le bureau du procureur du district du Queens.

Candace Wilkins conteste les accusations, qui sont en instance, et a déposé une plainte contre la police. Une porte-parole de la police a indiqué qu'une enquête était en cour concernant sa plainte.

"La boucle de ma vie est bouclée", déclare Wilkins, dont la grand-mère est née au milieu des champs de coton de la Caroline du Nord et a déménagé dans le Queens dans les années 1950.


"La génération de ma grand-mère a quitté le Sud et est venue dans le Nord pour échapper à la ségrégation et au racisme", dit-elle. "A présent, j'y retourne parce que New York est devenu comme l'ancien Sud dans ses attitudes raciales".

Beaucoup de noirs New-Yorkais qui se trouvent déjà dans le Sud disent avoir peu d'envie de retourner dans cette ville, même si elles sont nostalgiques à l'allusion des métros ou des nuits de Harlem.

Danitta Ross, 39 ans, une courtière en immobilier qui vivait dans le Queens, dit qu'elle a déménagé à Atlanta il ya quatre ans lorsque sa compagnie, en réponse à l'accroissement du nombre de New-Yorkais noirs qui déménageaient vers le sud, a commencé à offrir des séminaires de relocalisation. Elle a aidé à les organiser et a été intrigué.


Danita Ross dit qu'elle avait grandi en entendant des histoires sur la ségrégation à table. Elle dit que la ville d'Atlanta qu'elle a découvert est un lieu cosmopolite de concerts de musique classique, de mariages interraciaux et de maisons opulentes dont des Noirs en sont les propriétaires.


Mère célibataire, elle affirme que pour 150 000 $, elle était en train d 'acheter une maison de sept pièces, avec un garage pour trois voitures, sur une belle parcelle de terrain.

Daanita Ross dit qu 'elle a eu un choc culturel dans le Sud, et a été surprise de constater que les Noirs avaient tendance à l'auto-ségrégation, même dans des quartiers riches.

Elle dit que le Sud - et pas New York -est désormais son chez soi.
"Les gens en Géorgie ont une autre mentalité et la vie est plus détendue et confortable ici", dit-elle."Il ya tout simplement beaucoup plus d 'opportunités."

http://www.nytimes.com/2011/06/22/nyregion/many-black-new-yorkers-are-moving-to-the-south.html?_r=1&pagewanted=2

 

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24 juin 2011

La vie de déplacés d’une communauté afrocolombienne : “Notre terre, c’est notre vie”

 

ELMERCURIODIGITAL

 

BUENAVENTURA, Colombie, (ACNUR) – Au cours des 20 dernières années, Mario s’est vu obligé de fuir à deux reprises de la communauté afrocolombienne de La Gloria, mais il revient toujours, décidé à demeurer dans son lieu d’origine. “C’est ici ma communauté, c’est ici que se trouvent mes racines”, indique l’homme de 50 ans lors d’une visite dans ce bourg endormi, où vivent environ 1.000 personnes déplacées.

 

déplacés

La Gloria se trouve dans un lieu humide et exubérant voisin de la ville ruineuse et violente de Buenaventura, le Port colombien le plus important de l’Océan Pacifique et enclave essentielle pour les importations et les exportations, y compris les embarcations illicites de drogues, de métaux précieux, d’armes et de personnes.

 Cette ville a également été un point d’attraction pour la population civile fuyant la violence et les menaces qui tourmentent les zones rurales et riveraines de l’intérieur, entre Buenaventura et les contreforts des Andes. Au mois d’avril dernier, plus de 800 personnes ont fui la ville pour échapper aux combats chaque fois plus violents entre groupes armées qui luttent pour prendre le contrôle des exploitations minières et de la culture de la coca.

 Selon les chiffres officiels, il y a dans la ville approximativement 73.000 déplacés internes ”, explique une responsable de la protection de l’ACNUR “Il y a également quelques communautés en danger dans les zones rurales qui ont décidé de demeurer sur leurs territoires [ou à leur proximité] dans une forme de résistance”, ajoute-t-elle, en faisant référence à des endroits comme La Gloria. 

Pour les afrocolombiens comme Mario, la terre est fondamentale et c’est la raison pour laquelle beaucoup de déplacés retournent sur leurs terres collectives ancestrales, quand ils en ont la possibilité, dont la propriété leur est reconnue en vertu de la l’emblématique Loi Nº 70 promulguée en 1993.

 Notre terre c’est notre vie”, dit un membre du Processus des Communautés Noires (Proceso de Comunidades Negras), une association qui lutte en faveur des droits des afrocolombiens. “Si nous nous voyons obligés d’abandonner notre terre et notre territoire collectif, nous disparaitrons en tant que groupe et nous finirons par vivre dans la ville avec un style de vie occidental et nous perdrons notre identité”. 

L’ACNUR comprend cette façon de penser, et en mettant une plus grande emphase sur la prévention, l’agence pour les réfugiés soutient les mesures visant à aider les communautés rurales “pour qu’elles ne soient pas obligées de quitter leurs territoires et aient la possibilité de revenir sur une période de temps relativement courte ”, indique Terry Morel, représentante de l’ACNUR en Colombie. 

Plus loin tu fuis, plus il est probable que tu passes plus de temps déplacé, et cela signifie une lus grande destruction du tissu social de la communauté et plus de souffrance en général”, ajoute-t-elle. 

La Gloria a été créée en 1967 par des personnes originaires des autres régions de l’ouest de la Colombie, comme Mario et ses parents, qui recherchaient des opportunités économiques. Dès la moitié des années 1990, la ville a accueilli des familles qui fuyaient les combats que se livraient les groupes armés rivaux pour le contrôle des territoires de l’intérieur. 

Mais selon Mario, cette violence a également affecté La Gloria, une communauté riche en ressources comme le bois, le charbon et l’or. La communauté, dont le sol fertile favorise l’agriculture, fonctionne comme une coopérative presque autosuffisante. 

Son leader a été obligé de fuir à deux reprises –en 1997 puis en 2001– après avoir rejeté l’offre des groupes armées irréguliers qui opéraient dans le secteur. “J’ai refusé de m’associer à eux et ils ont essayé de me tuer”, dit-il. “Être déplacé c’est comme être stigmatisé, donc je n’ai pas voulu me faire enregistré comme déplacé”, ajoute-t-il. Mais la majorité des personnes dans cette situation le font.

 Mario qui est père de cinq enfants est retourné dans sa région d’origine dans le département de Cauca, vers le sud et est revenu lorsque le danger était écarté. Il a échappé, avec quelques cicatrices, mais d’autres n’ont pas eu autant de chances ; un de ses amis a été assassiné en présence de ces enfants.

 

Maintenant que le danger a diminué, d’autres sujets préoccupent Mario, comme l’urbanisation croissance et par extension, la nécessité de préserver La Gloria, qui n’a pas été reconnu comme un territoire afrocolombien collectif par les autorités dans le cadre de la Loi Soixante-dix. “On continue de mettre la pression pour être reconnus, même si nous disons que nous sommes une zone rurale, ils nous incluent dans le plan de développement urbain”, indique-t-il.

 

Mario craint que certaines personnes souhaitent exploiter la zone et construire des usines plantas pour y traiter les ressources naturelles de La Gloria. Pour l’instant, lui et ses voisins continuent d’accueillir les familles déplacées, leur offrant un quart d’hectare de terre pour bâtir une maison simple en bois et en tôle et cultiver des fruits et des légumes pour leur propre consommation.

 

Il y a des projets coopératifs qui bénéficient à l’ensemble de la communauté, comme l’élevage de poules et de cochons. Mario évoque des projets d’aquaculture et d’horticulture. “Nous avons assez de quoi nourrir la communauté et vendre les excédents”

 

 

À La Gloria, il n y a pas d’eau courante (ils utilisent l’eau de pluie et celle provenant d’une source naturelle) ni de systèmes d’aqueduc et d’égouts, même s’ils ont l’électricité. La clinique la plus proche se trouve à trois kilomètres. Cependant, Mario dit qu’ils sont prêts à se passer du grand confort, car “ici, même si nous sommes déplacés de nos lieux d’origine, nous pouvons préserver nos pratiques traditionnelles, notre identité et notre culture”.

 Ce n’est pas une vie facile, et ils sont exposés aux maladies comme la malaria, les maladies de la peau et la diarrhée, mais au moins pour eux c’est un foyer.

 

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com

http://www.acnur.org/t3/noticias/noticia/nuestra-tierra-es-nuestra-vida/

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17 juin 2011

La perfection de la femme noire

posté par Naj Kamau

Dès le départ, permettez-moi de remercier BrownSista.com de m'avoir invité à dire quelques mots sur la grandeur des femmes noires. Je suis vraiment honoré de pouvoir bénéficier de l’occasion rare de partager des données très importantes avec un prestigieux magazine.

perfection

Récemment, le magazine en ligne Psychology Today a approuvé un article écrit par un de ses employés, basé à Londres qui a essayé d'attaquer l'image sacrée de la femme noire. Son argumentaire de base affirme que le concept de la beauté ne peut être appliqué aux femmes noires, car il s'agit d'une caractéristique exclusive des femmes qui ne sont pas noires. (Kanazawa: 2011, Psychology Today). Chose curieuse, compte tenu du fait que la croissance importante des interventions de chirurgie plastique à travers le monde est due à des femmes qui ne sont pas noires, qui veulent obtenir des caractéristiques ethniques des femmes Noires, je dirais que les femmes autres que noires seraient en désaccord avec la conclusion de Psychology Today.

 

En réalité, nous savons donc tous très bien que les femmes noires sont belles. Même si mes découvertes sont applicables à la notion de "beauté", elles sont insuffisantes pour décrire la femme noire globale, car elles n'expriment pas son essence distincte d'ensemble et ne parlent pas non plus de son héritage illustre. La beauté, ou devrions-nous dire la "beauté naturelle" fait partie d'une force harmonique constituée de l'esthétique, de la maternité, de l'intelligence, de l'héritage et de la sophistication. La beauté naturelle est alors un aspect d'un concept beaucoup plus vaste.

Par conséquent, un concept plus approprié (au minimum) pour décrire les femmes noires serait de dire que les femmes noires sont parfaites.

Depuis plusieurs années, j'examine les données spécifiques qui expriment la grandeur de la femme noire en général et sa perfection en particulier. J'ai ensuite testé ces données avec certaines relations dysfonctionnelles dont certains d'entre nous font l'expérience. J'ai également étudié différents blocages qui empêchent les femmes noires de se rendre compte de leur perfection. Ci-dessous sont indiquées certaines de mes conclusions:

(1)L'agressivité démontrée envers les femmes noires ne s'explique pas par le fait qu'elles sont moins belles. Les femmes noires sont attaquées parce qu'elles sont la personnification de la beauté et les archétypes absolus de la perfection, ce qui engendre par la suite la jalousie des femmes et des hommes.

(2) Les ciblages négatifs des femmes noires sont des distractions visant à les empêcher d’être conscientes de leur perfection. C'est ainsi. Si vous êtes trop occupés à essayer de vous convaincre que vous n'êtes pas laide, votre niveau de conscience ne considérera même jamais la perfection.

(3) Certains hommes Noirs ont porté l'étendard anti-femme noire parce qu'ils se sont écartés de leur principale source d'amour et d'inspiration: la femme noire. Métaphoriquement parlant, le poisson a décidé qu'il n'a plus besoin d'eau.

(4) les hommes noirs se sont enhardis contre elle parce les femmes noires ne s’attendent plus ou ne requièrent plus de leur homme noir l’adoration au sens propre, une ancienne pratique qui maintenait la solidité des relations.

(5) Les femmes noires sont "culpabilisées" dans le but de les pousser à ne s’aimer que sous conditions.

Certes, accepter le concept de la perfection de la femme noire n’est peut-être pas facile à comprendre au départ, surtout quand les femmes noires subissent de manière constante et répétitive un traitement emprunt de négativisme. Néanmoins, les femmes noires sont des survivantes ultimes, et la possibilité de démontrer leur perfection est facile à faire.

S'il vous plaît assurez-vous de continuer à suivre cette série avec BrownSista.com.

Naj Kamau, MA, est auteur et chercheur spécialiste qui vit à St. Louis, Missouri. Il peut être contacté par mail à nksilent@yahoo.com

Traduit de l'Anglais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

 

http://brownsista.com/the-perfection-of-black-women/

 

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