Transplantation de la moelle osseuse : espoir pour les drépanocytaires afrobrésiliens
Le recours à la transplantation de la moelle osseuse pourrait représenter une chance de guérison pour les porteurs de l'anémie falciforme, une maladie chronique et génétique prévalente ches les noirs.
Cette perspective favorable a été partagée par le coordinateur de l'Association Brésilienne des Personnes souffrant de Maladies Falciformes (Associação Brasiliense de Pessoas com Doenças Falciformes -Abradfal), Elvis Silva Magalhães lors d'une audience publique organisée par la Commission des Droits Humains et de la Législation Participative (CDH) pour marquer ce jeudi 27 octobre la Journée Nationale de Luttes pour les Droits des Personnes souffrant de Maladies Falciformes.
Elvis Magalhães est un exemple de la réussite de cette technique. Après avoir vécu avec les séquelles de l'anémie falciforme – yeux jaunes et peau pâle, ulcères des jambes et érections involontaires – pendant 38 années, il a été guéri en 2005, en recevant la moelle osseuse de son frère. Il se bat actuellement pour la couverture régulière de cette procédure par le Système Unique de Santé (Sistema Único de Saúde - SUS) et pour que les gouvernements des états s'engagent à rendre disponible le "dépistage néonatal" pour favoriser une détection précoce de la maladie.
Le président du Centre des Traditions Afro-Brésiliennes (Centro de Tradições Afro-Brasileiras - Cetrab), Marcelo dos Santos Monteiro est convaincu que seule l'approbation d'une loi fédérale spécifique permettra d' augmenter et de rendre effectives les actions d'assistance aux porteurs de maladies falciformes. La mesure constituera l'une des priorités de la campagne 2012: Année Nationale pour la Conscientisation sur les Maladies Falciformes (Ano Nacional pela Conscientização das Doenças Falciformes) qui aura pour marraine la chanteuse Zezé Mota.
D'ailleurs, la méconnaissance du problème n'épargne même pas les professionnels de la santé selon les commentaires de la ministre en chager du Secrétariat des Politiques de Promotion de l'Égalité Raciale, Luiza Bairros. Instituée en 2009 et renforcée par l'approbation du Statut de l'Égalité Raciale, la Politique nationale de Santé de la Population Noire doit toujours avancer dans l'application des actions prévues, non seulement du point de vue du contrôle de l'anémie falciforme, mais d'autres troubles (hypertension, diabètes, myome) prévalents chez les noirs et qui pour cela, exigeraient une attention spéciale portée a ce segment de la population.
Des mesures spécifiques liées aux domaines d'action des Ministères du Travail, du Sport et de la Sécurité Sociale ont également été réclamées. Selon les explications de la représentante de la Fédération Nationale des Associations des Maladies Falciformes (Fenafal), Ana Palmira, les malades mènent une lutte pour la protection de l'employabilité, puisque les crises constantes et permanentes déclenchée par la dysfonction les rend vulnérables aux licenciements. Dans la sécurité sociale en ligne, a exigé l'octroi des prestations continues, non seulement dans le cas de séquelles graves.
La réinsertion de cette partie de la population sur le marché du travail a constitué une des préoccupations Ade la docteure Isaura Cristina Soares de Miranda, représentante du Secrétariat de la Santé de São Paulo. Elle a également demandé le soutien du Ministère du sport pour la viabilisation de l'hydrothérapie dans les piscines publiques, une activité visant à améliorer la qualité de vie du patient.
Selon le sénateur Paul Davim (PV-RJ), huit des 27 États n'ont toujours pas inclus le la recherche de l'anémie falciforme lors du dépistage néonatal. Ce n'est pas le cas du District fédéral, du Rio Grande do Norte, de São Paulo, d'Alagoas, dont des représentants des Secrétariat d'État à la santé étaient présents à l'audience du CDH et ont soutenu que, malgré les difficultés, ils s'engagent à s'occuper des porteurs de l'anémie falciforme à travers le diagnostic du dépistage néonatal, la fourniture de médicaments et la réalisation de la greffe de moelle osseuse.
Outre Paul Davim et de l'auteur de la demande de débat et président du CDH, le sénateur Paulo Paim (PT-RS), les sénateurs FR Eduardo Suplicy (SP), Marta Suplicy (SP) et Wellington Dias (PI) ont manifesté leur préoccupation quant à une plus grande assistance du pouvoir public aux individus porteurs de drépanocytose.
Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
Par Simone Franco - Source: Agência Senado
Un Congrès Afrodescendant sur la santé et la médecine traditionnellr s'est tenu en Équateur
Quito (Pichincha).-Du 10 au 12 octobre s'est tenu à Quito le ‘Congreso Afrodescendiente de las Américas y el Caribe. Salud, Medicina Ancestral e Interculturalidad’ qui a vu la participation de plus de 150 représentants de l'Équateur, de l'Argentine, du Brésil, du Venezuela, du Honduras, du Chili, de la Colombie, du Nicaragua, de Cuba, des États-Unis et d'autres pays.

Les débats qui ont ponctué l'événement portaient sur les thématiques comme l'analyse de la situation santiaire des afrodescendants, le droit à la santé pour tous et tous, les Objectifs de Développement du Millénaire, le genre, la santé sexuelle et reproductive des jeunes afrodescendants et des indigènes et la médecine ancestrale.
L'un des engagements pris lors de la réunion a été l'établissement de la variable de l'interculturalité dans les politiques de santé publique.
"Les organisations de santé internationales comme l'Organisation Panaméricaine de la Santé ont tracé une feuille de route en matière de politique de santé, sur la quelle ils doivent inclure l'expérience des populations afrodescendantes. Il faut comprendre de quelle manière le racisme impacte sur le système de santé ", a déclaré Humberto Brown, un chercheur à l'Université de New York.
La directrice de la Santé Interculturelle, Miryan Cornejo, a indiqué que : "il est nécessaire de disposer de services de santé plus conviviaux et moins discriminants."
Au cours du Congrès, le livre "Memoria: I Congreso Afroecuatoriano, Salud, Medicina Ancestral e Interculturalidad", ("Mémoire: Premier Congrès Afroéquatorien, Santé, Médecine Ancestrale et Interculturalité"), a également été présenté. Il eflète les apports obtenus lors du congrès l'an dernier, organisé à Quito en Octobre et Septembre .
Le document regroupe plus de vingt travaux qui donnent un large aperçu de la relation entre la santé, les droits humains et les peuples afroéquatoriens en Équateur et en Amérique latine.
"La situation sanitaire des Afroéquatoriens était très peu documentée, car la grande richesse de cette population c'est l'oralité. Cependant, pour parler de la santé des Afroéquatoriens, il faut connaître l'histoire de son peuple ", a déclaré le Directeur Général de la Santé , Juan Moreira.
Il a deplus indiqué qu'au Ministère de la Santé sera prochainement créé un nouveau Sous-Secrétariat pour la Promotion, la Prévention, les Droits et le Multiculturalisme.
"Cela représente une avancée pour le pays et un défi en même temps, puisque il y a peu de pays qui ont pu développer cette thématique et cette publication servira de point de référence pour continuer à travailler pour une santé intégrale et inclusive", a souligné le Dr Moreira.
L'événement a été organisé dans le cadre dela célébration de l'Année Internationale des Afrodescendants, en vue de renforcer les mesures nationales et la coopréation et internationale en faveur des afrodescendants, pour la pleine jouissance de leurs droits et leur participation et leur intégration dans tous les domaines politique, économique, social et culturel de la société.
/ MSP
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
Insécurité alimentaire pour les afroboliviens des Yungas
La Paz, (JORNADA)
Une étude réalisée par le Programme Alimentaire Mondial (PAM) révèle que la population afrobolivienne des Yungas, subit une insécurité alimentaire et ne diversifie pas son alimentation, car cette dernière est déficitaire en nutriments nécessaires pour l’organisme et, que 44% des enfants de moins de 2 ans débutent leur alimentation de manière inadéquate, une situation qui les expose à une plus grande vulnérabilité face à la malnutrition et aux maladies infectieuses.
"Malgré la reconnaissance légale et institutionnelle progressive de nos droits et de notre identité, le peuple afrodescendant demeure pauvre parmi les plus pauvres de Bolivie. Une telle situation fait que nous continuons de vivre dans une situation de vulnérabilité et par conséquent d’exclusion" a indiqué le député afrobolivien Jorge Medina, Président de la Commission des Nations et des Peuples.
L'étude a été publiée en présence de Vitória Ginja, la représentante du PAM en Bolivie , et révèle que 14,9% des enfants afrodescendants de moins de 5 ans présentent un retard de croissance, plus faible que la moyenne rurale de 32,5%, et de même, un foyer sur trois ne réussit pas à couvrir au moins 90 % de l’énergie requise provenant de la consommation de protéines, de glucides et de graisse, et présentent en plus un déficit en consommation de calcium, de fer et de vitamine.
Autre facteur de précarité, l'entassement dans lequel vivent 4 foyers sur 10, en plus du risque de contracter des maladies diarréhiques qui touchent les groupes les plus vulnérables, puisque 46,5 % s'approvisionne en eaux de versants, de fleuves et de puits, ce qui détermine une connsommation biologique minimale des alimentts dans les familles étudiées.
L’étude en question a été présentée dans le hall de la Viceprésidence dans un livre intitulé "Evaluación de la Seguridad Alimentaria de los Pueblos Afrodescendientes en las Comunidades de los Yungas de La Paz"(Évaluation de la Sécurité Alimentaire des Peuples Afrodescendants dans les Communautés des Yungas de La Paz).
Medina a affirmé que la population afrobolivienne subit également les conséquences de la non amélioration du niveau d’éducation et de l'infrastructure hospitalière.
Le législateur a souligné que l’étude que l’étude montre la vision et les besoin de la population afrobolivienne qu’il représente, suite à un long processus, des chiffres révélateurs constituent désormais des outils de travail pour changer les imaginaires individuels et collectifs par l'impulsion de politiques publiques de bénéfice intégral et la reconnaissance pleine de ce groupe.
Il a de même rappelé que l'Assemblée Générale de l'Organisation des Nations Unies (ONU), lors de sa 64ème session a approuvé la déclaration de l'année 2011 comme Année Internationale des Afrodescendants dans le but de renforcer les mesures nationales et la coopération régionale et international pour garantir leurs droits économiques, sociaux et culturels.
Pour sa part, la représentante du PAM en Bolivie, Vitória Ginja, explique que l’étude a pour finalité d’approfondir les aspects relevantes de la vivencia de chaque foyer, de connaitre ses habitudes et la qualité de son alimentation, l’accès, l’usage et la disponibilité des aliments, l’utilisation de la terre, la production et l’exposition aux risques en général et les capacités de réponses à ces derniers, de même que l’accès à la santé et à l’éducation, des actions qui réflètent un panorama de leur situation alimentaire et nutritionnelle.
"Cette étude évoque le mode de vie de la population afrobolivienne, mais elle met l’accent sur sa situation de sécurité alimentaire et nutritionnelle. Nous avons voulu contribuer à faire que le pays dispose de l’information spécifique, car il existe très peu d’informations sur ce groupe de personnes", a-t-il indiqué.
Elle a indiqué que le PAM espère que les résultats de l’étude serviront à l’avenir pour que soient assumées des politiques en faveur de ce secteur de la société bolivienne.
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
http://www.jornadanet.com/n.php?a=67264-1
Chez les africains américains, la lutte contre la dépression silencieuse continue
Depuis des siècles, les Noirs américains comme leurs homologues blancs se battent contre les problèmes de santé mentale. Les choses s'améliorent, mais nous avons encore du travail devant nous.
Par cordon Jefferson
Traduit de l'Anglais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
Il est acceptable d'être déprimé. Peu importe qui vous êtes, ce n’est pas un problème, et il n y a certainement aucune honte à souffrir des affres de la santé mentale. Cependant, cette problématique est cruciale pour les Africains-Américains, qui, compte tenu du fait qu'ils font face, chaque jour de leur vie, à un racisme profondément enraciné, ont de nombreuses raisons d’être déprimés. Cependant, même s’ils se battent beaucoup contre cette maladie, les études démontrent que les Noirs ne sont pas confrontés à la dépression à des taux supérieurs à ceux des Blancs. Là où ils dépassent ces derniers, c’est dans le fait de souvent souffrir en silence.
Pour de nombreuses raisons, les problèmes de santé mentale demeurent un tabou au sein des communautés noires, dont certaines vénèrent des qualités comme la force et l'autonomie. La dépression comme problème médical, qui peut amener des personnes à chercher l'aide de médecins et des thérapeutes, ne cadre pas souvent avec les normes d'une vie urbaine et pauvre, même si elle est certainement aussi présente qu’ailleurs.
Bien que de nombreux africains américains continuent d’ignorer leur souffrance, il y a tout de même une lueur d’espoir puisque les professionnels de la santé deviennent de plus en plus conscients des stigmates qui accompagnent la souffrance de leurs patients Noirs. Dans un article de PsychCentral, Therese Borchard écrit, “J’ai assisté à un programme de patient ambulatoire durant six semaines au Laurel Hospital[ du Maryland] dont la moitié du groupe était composée d’Africains Américains. Leurs témoignages m’ont horrifié. La plupart des africains américains ne pouvaient révéler ce qu’ils faisaient (le programme de patient ambulatoire) à aucun membre de leur famille, le stigmate étant tellementi profond, immense et vaste.”
Gardez à l'esprit que Borchard est une femme blanche. Qu'elle devienne parfaitement consciente de la signification de la santé mentale dans la communauté africaine-américaine n’est peut pas idéal-cela lui a pris tant de temps?-Mais c'est un signe que les choses avancent.
Une dernière chose à noter encore et encore : les médecins ne peuvent pas lire dans les esprits. Même si des personnes comme Borchard sont serviables et aimables, elles manquent de clairvoyance et ne peuvent pas vous aider si vous n’allez pas vous faire soigner ou si vous ne leur parlez pas honnêtement de ce que vous ressentez. Il n'y a aucune honte à être déprimé ou anxieux ou en colère. À la rigueur, ce sera plus embarrassant lorsque vous agirez avec irrationalité à cause de ces émotions incontrôlées et que vous finirez en prison, aliéné de vos amis, ou pire. Si vous avez besoin d'aide, dites-le haut et fort.
(Photo: Carl JUSTE / MCT / Landov)
http://www.bet.com/news/health/2011/07/21/the-fight-against-black-depression-continues.html.html
Le double combat de Miss Univers Jamaïque 2011 contre la drépanocytose
Par Nadine Wilson Rédactrice, All Woman
Elle est encore dans son petit nuage après son couronnement le week-end dernier en tant que Miss Univers Jamaïque 2011, mais Shakira Martin affirme qu'elle est pressée de commencer sa campagne de sensibilisation sur l'anémie falciforme (drépanocytose) dans les prochaines semaines.
Étant elle même drépanocytaire, Martin céclare qu'elle s'était inscrite à la compétition dans l'espoir d'obtenir une plus grande plate-forme pour augmenter la sensibilisation sur la maladie. Ayant battu 16 autres filles pour s'assurer le titre tant convoité, elle va enfin pouvoir voir son rêve se concrétiser.
"C'est connu, mais les gens n'en savent pas beaucoup sur la drépanocytose", dit Martin à All Woman.
Les parents de la reine de beauté avaient le trait drépanocytaire qui signifiait qu'ils avaient 25% de possibilité de procréer un enfant atteint d'anémie falciforme. Même si son frère aussi ne possède que le trait, elle a été diagnostiquée avec la maladie, ce qui a rendu son enfance un peu difficile.
"La vie était un défi, il y avait des restrictions quant aux activités que je pouvais faire, comme nager dans la piscine pendant de longues périodes de temps ou aller à la plage. Je pouvais toujours aller à la plage, mais je ne pouvais pas rester dans l'eau toute la journée parce que je ne voulais pas me retrouver en situation de crise ", explique-t-elle.
Pourtant, Martin croit qu'elle est plus chanceuse que d'autres drépanocytaire depuis qu'elle ne tombe malade qu'environ deux fois par an. Son pire épisode à ce jour s'est produit l'année dernière quand elle a commencé à enseigner élèves du préscolaire.
"Je suis très chanceuse. Chaque fois que je rencontre un nouveau médecin, il dit , vous ne ressemblez pas à une personne souffrant de drépanocytose, vos yeux ne sont pas vraiment jaunes et vous êtes très rose. "
Martin, qui fait le va-et-vient entre la Floride et la Jamaïque affirme que même si certaines personnes sont compréhensives, d'autres par contre la discriminent.
"Au collège, je prenais cinq ou six cours par semestre. Tout le monde sait que l'école est difficile, mais chaque fois que j'étais malade, comme pendant une ou deux semaines, j'avais disons quatre de mes six professeurs qui n'étaient disposés à travailler avec moi sous aucun prétexte. J'ai dû baisser ma charge de travail à cause de cela. Je n'ai pu prendre qu'un ou deux cours par semestre parce que je ne voulais pas risquer de tomber malade et de ne pas être en mesure de rattraper mon travail ", dit-elle.
Mais Martin n'a jamais utilisé sa maladie comme une béquille et a persévéré pour accomplir ses objectifs avec les encouragements de sa famille et de ses amis. Même après avoir été hospitalisée dans un hôpital basé en Floride pendant la compétition de Miss Univers, elle a tout de même été capable de vivre l'événement jusqu’à ce qui s'est avéré pour elle une fin très fructueuse.
La lauréate de Miss Jamaica Univers affirme que la plupart de ses collègues concurrentes se sont montrées encourageantes et désireuses d'en apprendre davantage sur la maladie et sur la façon dont elles pourraient contribuer à accroître la sensibilisation.
"Le cancer est une maladie terrible à avoir, mais les gens en sont tellement conscients qu'ils vont automatiquement vous aider à faire ce que vous voulez, mais la drépanocytose change votre vie, une maladie qui menace la vie et on doit avoir la même empathie par rapport à la drépanocytose que pour toute autre maladie. Simplement parce qu'on ne la voit pas, beaucoup de gens pensent qu'elle n'est pas aussi sérieuse qu'elle l'est", indique la reine de beauté.
Martin affirme qu'elle envisage d'aller dans le plus grand nombre d'hôpitaux et d'écoles possible pour partager des informations sur la maladie et dit qu'elle va poursuivre sa campagne de sensibilisation même après la fin de son année de Miss Univers Jamaïque.
Sa mère Andrea Hall indique qu'elle est fière du fait que sa fille envisage d'attirer plus d'attention à la maladie et de sensibiliser le public aux défis auxquels sont confrontés ceux qui vivent avec elle.
"Je sens qu'elle est assez grande et qu'elle est prête à pouvoir passer le mot à ce sujet et à aider les autres. Je me suis assuré quand elle était petite de rencontrer tous ses enseignants afin qu'ils puissent avoir une compréhension complète de ce dont il était question, car je connais les préjugés auxquels sont confrontés un très grand nombre de personnes qui l'avaient ", dit-elle.
En plus d'accroitre la sensibilisation sur la drépanocytose, Martin indique qu'elle se prépare également pour le concours Miss Univers qui aura prochainement lieu au Brésil.
Traduit de l'Anglais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
Maladie d'Alzheimer et crise de la santé mentale chez les africains américains
La maladie d'Alzheimer est un problème croissant dans la population américaine des Africains-Américains et des Hispaniques. Les Non-Blancs ont ainsi un risque significativement plus élevé de développer la démence. En fait, les Africains-Américains sont presque deux fois plus susceptibles de contracter la maladie d'Alzheimer que les Blancs.
Actuellement, aucune cause génétique connue n’explique cette disparité dramatique. Les chercheurs croient que cela pourrait être lié à d'autres conditions de santé répandues dans les communautés africaines-américaines et hispaniques. Des maladies comme le diabète, les maladies cardiaques et l'hypertension peuvent contribuer à un risque accru d'attraper la maladie d'Alzheimer.
La maladie d'Alzheimer est un trouble qui détruit les cellules du cerveau et cause la perte de mémoire. Il peut en résulter une perturbation du quotidien et la maladie est progressivement fatale .C’est la septième cause principale de décès aux États-Unis.
Alors que la durée de vie moyenne d'un africain américain a augmenté ces dernières années, cela n'a pas entraîné une amélioration de la santé. La santé de notre cerveau n'a pas suivi le rythme de l'extension de la durée de vie.De plus en plus de personnes âgées souffrent de démence et un nombre disproportionné d'Africains-Américains sont affligés par la maladie d'Alzheimer.
Pour aggraver les choses, les gens qui sont les plus à risque de développer la maladie sont beaucoup moins susceptibles de subir un diagnostic approprié. Selon une étude réalisée par Alzheimer’s Foundation of America, les Africains-Américains et les Hispaniques sont plus susceptibles d'attribuer les symptômes de la démence au cours normal du vieillissement.
Quelque 70% des Africains-Américains contre 53% des Caucasiens pensent que la démence est naturellement censée se produire chez les personnes âgées. Ce qui signifie que les personnes qui présentent des symptômes précoces de début d'Alzheimer ne reçoivent pas les soins médicaux nécessaires.
Si la maladie d'Alzheimer est incurable à ce jour, toute forme de démence n'est pas l' Alzheimer. D'autres raisons peuvent expliquer le fait qu'une personne âgée présente des symptome de démence, et certains d'entre eux peuvent être traitées.
Certains problèmes de circulation peuvent créer des moments d'oubli nt avoir des effets indésirables sur les capacités cognitives.
En reconnaissant les symptomes le plus tôt, les professionnels médicaux peuvent faire des recommandations qui pourraient améliorer la santé du cerveau d'individus ayant certains types de démence. La recherche en santé du cerveau suggère qu'il y a des comportement que vous pouvez adopter pour diminuer vos chances de développer une démence.
Améliorer votre santé globale aura le plus gros impact sur la santé de votre cerveau au fur et à mesure que vous vieillissez. Cela est dû au fait que le cerveau est vulnérable aux lésions causées par une mauvaise alimentation et les maladies cardiovasculaires. En commençant un programme d'exercice avec un régime judicieux riche en légumes frais, en grains entiers et aliments faibles en gras, vous pouvez étendre votre durée de vie et dans le même temps, améliorer votre état de santé.
Les personnes âgées sont invitées à consulter un médecin avant de commencer tout type de programme d'exercice ou d’opérer tout changement important de leur régime alimentaire. Commencez par augmenter votre activité physique lentement, au jour le jour, et enfin, accélérez les efforts pour être beaucoup plus actif que vous ne l’êtes en ce moment. Des études ont montré que juste la marche régulière, 30 minutes par jour, trois jours par semaine, aura un impact considérable sur votre santé globale.
Dans les mois du début d’un programme d'exercices de marche, vous devriez observer une diminution de la pression artérielle élevée, de faibles niveaux de mauvais cholestérol et une augmentation de l'énergie ainsi qu'une meilleure digestion et un sommeil plus profond. Les gens qui marchent régulièrement, vivent plus longtemps et réussissent mieux les tests cognitifs. Et le meilleur dans tout ça, c’est qu’il ne coûte rien de sortir et de commencer à marcher. Avec autant à perdre, il est vital que nous encouragions nos aînés à entamer un programme de fitness.
Traduit de l'Ang lais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
Chômage des noirs américains et santé mentale de leurs enfants
Traduit de l’Anglais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
La persistance du chômage a augmenté la tension dans de nombreux foyers noirs aux États-Unis. Les relations sont tendues. Certains ont perdu leurs maisons. La dette des particuliers augmente. La couverture d'assurance maladie fait défaut.
Les experts affirment désormais que les effets des difficultés économiques affectent également la santé mentale des enfants de ces ménages.
Les Noirs ont toujours le taux de chômage le plus élevé parmi tous les groupes ethniques - 16,1% - selon les statistiques du chômage publiées aujourd'hui 6 Mai 2011). Et bien que les enfants de tous les milieux puissent réagir négativement au stress des parents, les enfants noirs sont particulièrement touchés.
"Les enfants sont très observateurs", indique la Dre Alfiee Breland-Noble, professeure adjointe de psychiatrie au Duke University Medical Center. "Ils s'harmonisent avec les changements d'humeur, avec les changements du ton de votre voix, si vous avez l'air fatigué et votre niveau d'énergie."
Dr Michael Pratt, professeur adjoint de clinique au Département de psychiatrie au SUNY Upstate Medical Campus confirme: "Les enfants empruntent les signaux émotionnels de leurs parents. Un parent stressé entraine un enfant stressé."
Comme les enfants, surtout les plus jeunes enfants, ne possèdent pas la maturité sémantique ou émotionnelle pour exprimer leur propre stress, il se manifeste par d'autres moyens.
"Ils vont jeter la poupée contre le mur, ou s'affirmer agressivement ", explique la Dre Breland-Noble. "Ils ne vont pas crier sur leur mère, alors ils crient sur leur meilleur ami, ou à l'école donnera une réponse audacieuse à l'enseignant."
Selon la Dre Breland-Noble, les enfants un peu plus âgés peuvent présenter des signes de dépression que l'on prend souvent pour de la paresse ou des sautes d'humeur stéréotypes des adolescents. Cela inclut un sommeil significativement plus ou moins long, l'irritabilité ou la colère et le fait de se nourrir beaucoup plus ou beaucoup moins que d'habitude. Certains enfants deviennent préoccupés par la mort. D'autres auront des comportements à risque, tels que la promiscuité sexuelle. Le chômage a d’ailleurs d'autres caractéristiques distinctes dans les ménages noirs.
Dans une étude menée auprès de 7.000 ménages, les enfants noirs de la classe moyenne dont les parents ont perdu leur emploi étaient trois fois plus susceptibles de différer leurs projets d’études supérieures. Certains de ces enfants sont plutôt entrés dans le marché du travail afin de soutenir financièrement le ménage, avait observé Ariel Kalil, l'auteur de l'étude et psychologue du développement à l'Université de Chicago.
Une étude plus ancienne, également réalisée par Kalil, démontrait que les enfants de mères célibataires qui sont restées au chômage pendant une période prolongée de temps développaient une faible estime de soi et étaient davantage susceptibles de décrocher de l'école. Près de la moitié de tous les ménages noirs ont une mère célibataire comme chef de famille.
Toutefois, le Dr Carl C. Bell, qui pratique depuis près de 40 ans, et occupe actuellement le poste de directeur de l’Institute for Juvenile Research de l'Université de l'Illinois à Chicago, affirme que " l’adversité n'est pas nécessairement une mauvaise chose."
Dans le cas d'un parent qui travaille, qui était distant émotionnellement et exténué par le travail, rester à la maison en cas de chômage peut avoir des effets positifs sur les enfants. Le fait pour l'enfant de voir plus d'égalité homme-femme est également bénéfique si, par exemple, le papa est davantage aidant à la maison dans les tâches domestiques, indique la Dre Breland-Noble.
Le Dr Bell estime que la croissance post-traumatique - ou le développement émotionnel qui se produit après l'adversité - peut avoir des avantages psychologiques à long terme, et qu’elle est essentielle pour aller de l'avant dans la gestion des événements stressants. "Elle vous oblique à vous rendre compte de ce qui est vraiment important", dit-il.
Les experts sont d'accord que les enfants qui se sentent en sécurité, ont une bonne idée de qui ils sont, ont des relations solides avec les autres, et dont les parents sont résilients ont tendance à mieux gérer que les autres enfants. Les parents sont encouragés à avoir avec leurs enfanta un dialogue ouvert, selon leur âge, sur le stress et les changements de mode de vie attendus au début de la période de chômage
La Race, le sexe et le revenu déterminent le niveau de santé aux États-Unis
La race, le sexe et le niveau de revenu déterminent les facteurs de risque et l'accès aux soins de santé aux États-Unis, révèle une étude publiée jeudi dernier, selon laquelle l'élimination de certaines inégalités permettrait d'économiser des milliards de dollars chaque année.
L'accès aux soins de santé, l'exposition aux risques environnementaux et aux facteurs de risque de comportements varient grandement selon l'origine, le sexe l’origine ethnique et la classe sociale des gens, souligne le rapport des Centers for Disease Control and Prevention (CDC).
Selon le CDC, l'élimination de certaines différences pourrait sauver 6,7 milliards de dollars par an.
Par exemple, les hommes et les femmes afroaméricains ont beaucoup plus de propension que les blancs à mourir d'une maladie cardiaque ou d’un AVC.
Le taux de grossesse des adolescentes chez les Hispaniques est cinq fois supérieure à celle des Asiatiques, et les foyers vivant autour du seuil de pauvreté sont plus susceptibles d'être habités par des fumeurs que les ménages à revenu plus élevé.
Les Natifs Américains ont le taux le plus élevé d'accidents de la circulation (29 pour mille).
En général, les hommes sont quatre fois plus susceptibles de se suicider que les femmes.
Par contre, les décès dus à la consommation de drogues sont plus élevés chez les blancs non hispaniques et plus bas chez les Asiatiques et les insulaires du Pacifique.
L'hypertension artérielle est plus fréquente chez les Noirs (42%) que chez les Blancs (29%).
D’autre par, le taux d'hospitalisation augmente d’autant que le niveau de revenu diminue .
Source: Terra
Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
Les afrobrésiliennes courent plus le risque de mourir en avortant
Une enquête de l’Institut de Médecine Sociale de l’Université Régionale a révélé que les afrobrésiliennes courent un plus grand risque de mourir lors d’un avortement.
L’institution d’éducation supérieure de Río de Janeiro indique dans son étude que la possibilité de mourir pour une femme noire ou métisse dont la gestation a pris fin de manière forcée est de 2,5 fois plus élevée que chez une blanche. "Les femmes noires sont vulnérables. Elles n’ont pas de ressources", souligne Mario Monteiro.
Le co-auteur de l’étude a pris comme exemple l’état de Bahia, dont la population est majoritairement afrobrésilienne et où l’interruption du processus de grossesse représente la première cause de mortalité maternelle depuis le début des années 90, selon les chiffres de l’institut IPAS.
L’étude dénonce "la criminalisation de l’avortement qui condamne les femmes noires à mort", affirme Margareth Arilha, directrices exécutive de la commissions de la Citoyenneté. Elle indique que la forte pression de l’Église Catholique empêche que l’on légifère sur cette thématique.
De LATAM et www.publimetro.cl
Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
Selon des psychologues, le racisme augmente la mortalité des noirs au Brésil
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S. Paulo- Le racisme est un fort déterminant social dans les conditions de santé et est responsable de taux élevés de morbidité et de mortalité de la population noire au Brésil. La conclusion des psychologues et de chercheurs sera un des thèmes centraux de la première Rencontre Nationale des Psychologues Noir et des Chercheurs sur les Relations Interraciales et de la Subjectivité au Brésil (I Encontro Nacional de Psicólogos (as) Negros (as) e Pesquisadores (as) sobre Relações Interraciais e Subjetividade no Brasil - PSINEP), qui se tiendra entre le 13 et le 15 Octobre à l'Institut de Psychologie de l’Université de S. Paulo (USP).
La rencontre est inédite dans le pays et, selon Marcio Jose da Silva, consultant en Éducation et en Politiques Publiques du CEERT (Centre d’Études des Relations de Travail et des Inégalités) l'idée est d'encourager l'organisation d'un segment de la catégorie des psychologues qui par ses spécificités ethniques et raciales, fait face à des barrières sociales pour son plein développement.
Idéologie raciste
Les chercheurs ont également conclu que l'accès à la formation universitaire et même à un pouvoir d'achat plus élevé ne garantit pas l'égalité des droits et de traitement. "Les psychologues Noirs doivent également faire face aux discriminations qui limitent leur performance et leur reconnaissance", ajoutent-ils.
Idéologie raciste
Les organisateurs de la Rencontre constatent que, au-delà des taux élevés de morbidité et de mortalité de la population noire, "l'idéologie raciste se manifeste à travers des relations interpersonnelles présentes au quotidien, dans l’environnement de la famille, au travail, à l’école, dans la religion, entre autres."
"La force des représentations sociales cristallisées dans l'imaginaire collectif garantit la persistance de préjugés et de pratiques discriminatoires, avec des conséquences dévastatrices dans la formation de l'identité et la subjectivité de ce groupe de population, ce qui se reflète dans la souffrance psychique", ajoutent-ils.
On prévoit que près de 350 psychologues, étudiants, chercheurs spécialisées dans les relations interraciales et les intéressés de l’ensemble du pays se réunissent pour discuter de ces questions et d'autres, qui ont déjà été l’objet de discussions lors de réunions préparatoires qui ont déjà eu lieu dans le Pará, à Bahia, à Goiás et à Rio de Janeiro.
Réseau des professionnels
En plus de constituer un cadre propice à la formation d'un réseau de professionnels qualifiés pour la promotion de l'égalité ethnique et raciale, les participants à la Rencontre devront établir un plan d'action visant à étendre les lignes de recherche et de travaux liés à la thématique.
Les sujets débattus seront répartis en trois axes: 1 – Relations Historiques entre la psychologie et le racisme : la production de connaissances, la pratique et la formation, 2 - le racisme et la souffrance psychique : Défis pour la psychologie et pour les psychologues; 3 – la configuration du monde professionnel et social pour le psychologue Noir au Brésil.
En plus du CEERT et de l’Institut AMMA Psique e Negritude, les autres organisations suivantes apportent leur soutien : le Centre d’Études et de Défense du Noir du Pará (CEDENPA), l'Institut Silvia Lane de Psychologie et d’Engagement Social, Maria Mulher - Organisation des Femmes Noires - L'Observatoire Noir et le Réseau des Femmes Noires du Paraná.
L'événement est également soutenu par le Conseil Fédéral de Psychologues, les Conseils Régionaux de la 3ème, la 5ème et la 6ème région et le Département de Psychologie Social et du Travail de l'USP, le Secrétariat de la Santé de l'État, le CONE de la municipalité de São Paulo, le Fonds de Développement des Nations Unies pour la femme (UNIFEM), le SEPPIR, et l'Union des psychologues Sao. Paulo.
Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/



