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Noirs d'Amérique Latine

Textes traduits de l'Espagnol témoignant du passé et du quotidien des Noirs d'Amérique Latine et des Caraibes

21 août 2008

Les Églises Africaines américaines et la crise HIV-SIDA

AIDS HIV Church Black Reverend Deborah Warren of the Regional AIDS Interfaith Network

Reverend Deborah Warren founded the Regional AIDS

Interfaith Network in Charlotte, N.C. (CBS)

CHARLOTTE, N.C., 17Août 2008

(CBS) Dans la première partie de notre reportage sur le SIDA chez les Africains Américains du Sud (des États-Unis), beaucoup disent que le stigmate associé à la maladie empêche les gens d’en parler ouvertement et honnêtement. Nulle part ailleurs, cela n’est aussi clair que de la chaire, mais un correspondent de CBS News, Randall Pinkston explique dans la seconde partie que certaines églises commencent à l’évoquer.

L’église noire- traditionnellement un grand porte parole pour le changement social – a curieusement été silencieuse sur la crise du SIDA qui touché la communauté Africaine Américaine, et d’autres l’ont même trouvé négligente.

Lorsque Demarsh Tarver a contracté le SIDA dans l’Alabama, il dit que le pasteur lui a demandé de prier pour le pardon.

"Lorsque j’ai tendu la main à l’église, j’ai eu le sentiment d’avoir été condamné à cause de mon style de vie," indique Tarver. "Dans le fond, je lui ai dit en un si grand nombre de mot d’aller au diable."

Même si les pasteurs à travers le sud ont offert une petite consolation aux personnes infectées par le virus, les activistes du SIDA disent qu’ils ont besoin que les églises noires aident à enrayer la vague de nouveaux cas de HIV/SIDA.

Alors que les Africains Américains représentent 19% de la population du Sud, Pinkston affirme qu’ils comptent pour 56% des nouveaux cas de SIDA dans la région.

C’est un problème que les hommes de Dieu doivent aborder, indique le Révérend Claude R. Alexander, Jr., de la University Park Baptist Church à Charlotte, N.C.

Alexander fut l’un des premiers à aborder la crise de la chaire de l’église.

Selon Alexander, "l’Église doit évoluer et clarifier expliciter qu’il s’agit d’une maladie comme toutes les autres."

En parlant de leur chaire, les pasteurs doivent construire des attitudes d’amour et d’acceptation plutôt que de jugement, indique le Révérend Deborah Warren du Regional AIDS Interfaith Network.

Pour promouvoir le changement, Warren a fondé RAIN en 1992, pour rassembler les ministères et essayer de changer les attitudes.

"Si nous ne voulons pas dire aux membres de nos églises que le fait d’être homophobe est un péché, alors nous sommes vraiment en train de jouer au yoyo avec la vérité," déclare le Révérend Clifford Matthews de St. Luke's Church.

Mais comme Pinkston l’indique, ils doivent le faire tout en continuant à respecter les croyances essentielles et à en rester délicatement proche.

"Du moment que, particulièrement dans notre ministère, nous n’encourageons pas l’infidélité, que nous appelons l’adultère ou la fornication, nous n’allons pas changer ce principe particulier," indique le pasteur Corey Bradley de la New Birth Church de Charlotte, N.C.

Doucement, les ministères Africains Américains commencent à reconnaitre le besoin urgent d’agir au sujet de l’épidémie du HIV-SIDA dans la communauté noire. Quelques églises offrent même des tests périodiques dans le sanctuaire, mais faire venir les gens sur les bancs d’église pour les faire adopter ce message est une autre affaire.

"Quand les agences locales viennent faire des tests les Dimanches après le service, le nombre de personnes qui vont effectivement dans la pièce et qui font le test est souvent très faible," affirme le Révérend Michelle Jones de la Friendship Baptist Church.

Selon Jones, au cours des cinq années durant lesquelles le Friendship Baptist a offert des services sur place, seuls 50 à 60 membres de l’église ont fait le test du HIV à l’église.

"Hé bien, c’est mieux que rien," indique Jones. "L’optimisme est très important dans ce ministère."

Malheureusement, c’est un optimisme qui reste seulement partagé par une poignée de leaders religieux ici. Sur près de 700 lieux de culte à Charlotte seulement, seuls 75 ont rejoint le Regional AIDS Interfaith Network.

Traduit de l’Anglais par Guy everard Mbarga

http://www.cbsnews.com/stories/2008/08/17/eveningnews/main4356729.shtml

Randall Pinkston

Vidéo : http://www.cbsnews.com/video/watch/?id=4356657n

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20 août 2008

La légalisation de l’homosexualité pour vaincre le sida dans les Caraïbes selon les experts

Les experts présents à la Conférence sur Sida de Mexico City indiquaient jeudi dernier que les relations sexuelles entre hommes, qui sont répandues dans la région Caraïbe doivent être décriminalisées, sinon le SIDA ne sera jamais vaincu.

Les participants à la Conférence sur le Sida qui a duré six jours et a regroupé plus de 22 000 personnes ont indiqué qu’il était très compliqué pour les hommes d’avoir accès aux tests du SIDA et au traitement potentiel dans la région ayant le deuxième taux le plus élevé de personnes atteintes du HIV/SIDA dans le monde, soit 1% de la population.

Le chiffre représente plus d’un quart de million et se situe au second rang seulement derrière l’Afrique Subsaharienne.

La moitié des hommes caribéens ont eu des contacts sexuels avec une personne du même sexe, et entre 80 et 90% (d’entre eux) ont eu des relations sexuelles avec un autre homme au moins une fois, selon des données fournies par des psychologues en Jamaïque et à Trinité et Tobago.

"Il sera impossible d’avoir une prévention efficace du HIV/SIDA dans la Caraïbe si nous ne décriminalisons pas les relations (sexuelles) entre les hommes," indique Michael Kleinmoedig, journaliste et activiste des Antilles.

Le stigmate et la discrimination, un problème qui touche les personnes atteintes de HIV/SIDA à travers le monde sont particulièrement graves dans la région.

"Les droits Humains sont limités pour les hommes qui ont des relations (sexuelles) avec d’autres hommes. Ils ne sont pas reconnus comme un groupe valide par la loi et de nombreux pays les cachent silence leur nient leurs droits," indique Kleinmoedig.

Plusieurs d’entre eux sont mariés et ont des enfants.

De plus, quelque 20% des personnes ayant le HIV dans le région, principalement les femmes, ont contracté le virus de leur partenaire, affirme Peter Figueroa, directeur de l’épidémiologie et du Sida pour le gouvernement jamaïcain.

Dans une note positive rare, il a souligné que l’accès universel au traitement contre le SIDA à Cuba.

Environ 33 millions de personnes dans le monde sont infectées par le HIV, et 90% d’entre eux vivent dans les pays en développement.

AFP

Traduit de l’anglais par Guy Everard Mbarga

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24 juillet 2008

La puberté précoce et ses dangers chez les Afroaméricaines (Deuxième partie)

Susan H. ShaneLorsque j’ai découvert les bourgeons de sein de ma fille, j’ai vidé ma maison de toutes les bouteilles d’eau en plastique et j’ai arrêté de laisser ma fille manger des repas d’école chauffés dans des récipients en plastique. Je l’ai juste fait sur une intuition. Et à mon grand soulagement, j’ai vu ses bourgeons de sein baisser au cours du mois qui suivait. En fait,  au moment où elle a rencontré le docteur deux semaines plus tard, ceux-ci s’étaient réduits à tel point qu’il ne fut pas impressionné. Une amie dont la fille avait eu des poils pubiens à l’âge de 6 ans et demi jeta tous les récipients en plastique de chez elle et eut la satisfaction de voir les poils pubiens de sa fille disparaitre.

Traduit de l’Anglais par Guy Everard Mbarga

Ces anecdotes ne sont pas soutenues par des statistiques solides, car les études dans ce domaine ne sont pas encore prioritaires, mais elles cadrent parfaitement avec ce que l’on a récemment appris au sujet des plastiques.

Les plastiques en Polycarbonate (arborant le numéro 7) sont fabriqué avec du bisphénol A ou BPA solide et durable, l’un des produits synthétiques les plus abondants de nos jours. Plus de six milliards de livres de BPA sont produits aux États-Unis chaque année. Il se trouve dans tellement de produits qu’il est impossible de tous les nommer, mais on y retrouve les sealants (sillons) et les plombages dentaires, certains récipients alimentaires, 80% des sacs poubelles et plusieurs bouteilles d’eau. Le BPA s’infiltre également des décharges vers les nappes phréatiques et se retrouve dans l’air intérieur. Un rapport du Centers for Disease Control datant de 2008 a démontré que 93% de personnes examinées au hasard avaient du BPA dans leur urine, mais les niveaux les plus élevés furent trouvés chez les Noirs, les femmes, les jeunes enfants et les pauvres.

La plupart des biberons sont fait de plastique polycarbonate. Il s’avère que 3.5 ppb (parties par milliard) de BPA des nouveaux biberons s’infiltre dans le lait et huit fois cette quantité s’échappent de biberons usés et chauffés. Les enfants noirs sont essentiellement nourris au biberon—seuls 5% de femmes noires nourrissent exclusivement leurs bébés aux seins dans leurs six premiers mois, comme le recommande l’OMS. Les femmes Noires pauvres sont particulièrement  détournées de l’allaitement maternel par la formule gratuite dispensée par le programme Women Infants and Children (WIC).

L’an dernier, le gouvernement fédéral a parrainé une assemblée de 38 chercheurs pour déterminer les effets du BPA sur les humains. Le groupe a déclaré que le BPA agit de la même manière sur les humains que sur les animaux et les niveaux sur l’humain causent des effets négatifs sur la santé. Le BPA pourrait contribuer à l’épidémie d’obésité que nous connaissons et qui est déjà lié à la puberté précoce. Encore plus pertinent pour nous: les scientifiques ont conclu que la puberté précoce est directement liée à une exposition à faible dose au BPA.


Un autre groupe de produits chimiques synthétiques utilisés pour rendre le plastique flexible a été lié au bourgeonnement précoce des seins chez les filles. Ces produits chimiques, appelés phtalates, sont utilisés pour fabriquer le polychlorure de Vinyle, ou PVC, (portant le numéro 3) que l’on utilise pour fabriquer plusieurs tuyaux transportant l’eau. On les retrouve également dans les emballages alimentaires, les doublures des boites en carton contenant des liquides ou des aliments gras, les tuyaux médicaux, les capsules time-release, les jouets pour enfants, les répulsifs insectes et d’innombrables produits de soins personnels. Cette dernière catégorie incluse les shampoings, les lotions et les déodorants. Le CDC a découvert que les phtalates composent jusqu’à 3 pour cent de certains de ces produits. Les femmes en âge de procréer représentent le groupe le plus exposé aux phtalates.

Une autre façon dont nous sommes exposés aux hormones, c’est évidemment par le biais de notre régime alimentaire. Il existe six hormones sexuelles et de croissance permises par la Food and Drug Administration pour le gros bétail commercial. Lorsque les gens mangent de la viande de bœuf, ils ajoutent ces hormones dans leurs systèmes. Personne ne sait si le fait de manger de la viande produite dans le commerce joue un rôle dans la puberté précoce, mais le doute existe à coup sûr. •••

Les Noirs souffrent disproportionnellement par rapport aux blancs dans la plupart des mesures de santé aux États-Unis et la puberté précoce chez les filles Noires rentre dans cette longue liste alarmante. Chaque facteur de risque de puberté précoce affecte plus les filles noires que les filles blanches. Un des modes d’exposition des filles Noires à encore plus de produits chimiques que les filles blanches, c’est évidemment est par l’usage abondant de produits de soins des cheveux. En 1998, le Dr. Chandra Tiwary a rapporté l’histoire épouvantable de quatre filles Noires, dont l’une âgée de seulement 14 mois avait développé des seins et des poils pubiens après avoir utilisé un produit capillaire contenant des hormones. Les signes de la puberté chez les filles ont disparu lorsqu’elles ont cessé d’utiliser les produits capillaires. Une petite étude réalisée en 2002 a trouvé que, comparativement aux familles blanches et aux familles d’immigrants africains, les parents Noirs Américains utilisaient les produits capillaires contenant des hormones environ quatre fois plus souvent sur eux et sur leurs enfants. Lorsque j’ai fait une recherche google du groupe de mots “soin des cheveux au placenta,” j’ai trouvé 95 produits à vendre. Le placenta, qui provient principalement du mouton, est une usine à hormone, qui produit des progestines, des oestrogènes et les hormones de croissance en abondance.

Même si une famille n’utilise jamais les produits de soins personnels contenant du placenta animal ou des hormones, les produits réguliers de soins de cheveux sont pleins de toutes sortes de produits chimiques qui pourraient poser des risques sur la santé.

L’ Environmental Working Group dispose d’un site très informatif, Skin Deep Cosmetic Safety Database (www.cosmeticsdatabase.com) sur lequel sont évalués des milliers de produits de soins personnels relativement à leurs effets sur la santé. L’une des catégories est le potentiel qu’un produit chimique a de perturber les hormones. Sur 78 assouplissants pour cheveux classés par le groupe, Africa’s Best est le plus dangereux.

Pour ceux parmi nous qui aiment les parfums, le fait que Skin Deep nous mette en alerte contre toutes les fragrances est une mauvaise nouvelle. Le mot “Fragrance” est un fourre-tout orthographique regroupant 4000 produits chimiques différents, et une fragrance particulière dans un produit peut contenir jusqu’à 40 produits chimiques 40. Les grandes compagnies reformulent leurs produits aussi souvent que tous les trois mois, selon l’analyste de recherche d’un Groupe de Travail sur l’environnement, ce qui rend difficile la tache du consommateur qui veut s’assurer continuellement de la sûreté des produits.

Sur les 100 000 produits chimiques synthétiques qui pénètrent notre environnement, 10 000 d’entre eux sont utilisés dans les produits de soins personnels et seulement environ 10 % d’entre eux ont été testé du point de vue de leur sûreté. Le gouvernement fédéral compte habituellement sur les fabricants de produits chimiques pour la réalisation de leurs propres tests. Chaque produit chimique est testé individuellement même si les êtres humains sont exposés chaque jour à des produits chimiques qui ont des effets qui interagissent. Le gouvernement américain n’étudie pas si les produits chimiques auxquels nous sommes exposés affectent nos hormones, nous ne devons par conséquent pas nous tourner vers lui pour savoir  si les produits quotidiens provoquent une puberté précoce chez les filles.

D’autres pays ont été beaucoup plus dynamiques dans la protection de leurs citoyens. L’union Européenne a par exemple interdit les phtalates dans les cosmétiques en 2003 et dans les produits pour enfants en 2005. Les états et les gouvernements locaux font mieux que le gouvernement américain. La Californie a interdit les phtalates dans les jouets et les produits pour bébés à partir de 2009, et d’autres états suivent son leadership. La ville de San Francisco a passé une loi interdisant le BPA dans les jouets et les produits pour enfants, quelque chose que même l’Europe n’a pas fait. Même les compagnies individuelles font des changements —la Deep Rock Water Company à Denver arrête d’utiliser les bidons d’eau en polycarbonate car ils laissent échapper du BPA.   
 
La poitrine de ma propre fille, qui a presque 10 ans aujourd’hui reste joyeusement plate Je range ses repas dans des thermos et dans des bouteilles d’eau en métal. Mais je frémis en voyant ces camarades de classe en ligne pour faire chauffer leur boite de lunch en et manger et boire des aliments de la maison dans des récipients en plastique. Certaines filles ont déjà des poitrines proéminentes et avec tout ce que j’ai déjà appris, je suis inquiète pour leurs futurs.

 
Susan H. Shane est biologiste et mère.
http://www.colorlines.com/article.php?ID=380&p=1

Africa’s Best Kids Organics, No-Lye Organic Conditioning Relaxer System with ScalpGuard” semble sécuritaire, n’est-ce pas?

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20 juillet 2008

Santé : Les excuses aux noirs de l’American Medical Association ne suffisent pas

Les Politiques d’État et des sociétés médicales utilisaient des règles du 19ème siècle pour écarter les noirs de la profession médicale et des soins de santé

Par Docteur FÁTIMA OLIVEIRA ( fatimaoliveira@ig.com.br ) 

Traduit du Portugais par Guy everard Mbarga 

L’information n’a pas reçu l’écho qu’elle aurait dû avoir dans les médias, si l’on considère que le racisme est une plaie à éliminer. Je parle de la demande de pardon de l’Association Médicale Américaine (AMA), assumant ainsi le fait qu’elle avait adopté durant plus d’un siècle des pratiques racistes envers les médecins et les patients noirs  - des attitudes qui se reflètent dans  "le nombre dérisoire de docteurs noirs et dans le taux élevé de maladies affectant les noirs  et les autres minorités ".

Aux États-Unis, 3% des docteurs sont noirs, et parmi les femmes docteurs, elles représentent seulement 1% - explicable  si l’on ajoute le racisme à l’histoire mondiale de la médecine, qui recommande jusqu’au milieu de siècle l’exclusion des femmes. Jusqu’à 1960, rares étaient les hôpitaux aux États-Unis qui acceptaient des noirs en tant qu’internes - condition sine qua non pour exercer la médecine dans le pays. 


Il y a plus de 40 ans, les docteurs noirs insistaient pour que l’AMA condamne les  "politiques d’État et des sociétés médicales locales qui utilisaient des règles du 19ème siècle pour exclure les noirs" de la profession médicale et des soins de santé. De plus,   cet organe représentatif  de l’appareil formateur des professionnels de santé, comme au Brésil, ne recueille pas les données médicales solides fondées sur les preuves des singularités  du découpage racial/ethnique dans la santé.

Jusqu’à 2005, l’ AMA ne condamna jamais les pratiques racistes, que ce soit émanant de l’État (Cas Tuskegee, Alabama, 1932-1972) ou de ladite Association, et n’adopta pas des comportements éthiques et politiques antiracistes  dans la médecine face à des données  prouvant ces comportements, comme en ce qui concerne les "recherches de John Canto " (-Université de l’ Alabama, 2000) et de l’enquête réalisée sur les parents de petites filles noires et hispaniques dans les hôpitaux (Baltimore-Maryland, 1990).

Dans le c
as Tuskegee, il s’agissait d’une étude scientifique sur la syphilis sur 600 noirs, 399 porteurs de la maladie et  auxquels l’usage de pénicilline fut refusé! Il ne restait que huit survivants en 1997 lorsque le président américain leur demanda pardon! les "recherches de John Canto " ont révélé que les noirs ont moins de chances d’obtenir un meilleur traitement pour les infarctus – pour cent blancs adéquatement traités, ils n’étaient que 85 noirs dans le même cas. La deuxième enquête a constaté que les parents noirs et hispaniques ont peur du racisme dans les hôpitaux, les bébés noirs et hispaniques, au delà de six mois ont 70% moins de probabilité que les blancs de recevoir une bonne assistance médicale et la disparité de la qualité de la santé entre les noirs et les blancs ne diminue pas, même lorsque les noirs ont une éducation et un revenu raisonnable. 


C’est cruel, n’est-ce-pas
? Aux États-Unis, les noirs représentent 12,8% de la population ; avant l’ouragan Katrina (2005), ils présentaient les données suivantes: 32% des pauvres; en  2004, 19,7% d’entre eux n’avaient accès à aucune assistance médicale contre 11,3% des blancs; 24,2% de ceux qui recevaient moins de 25 000  US$ par année n’avaient pas d’assurance médicale ,  car il n  existe pas aux États-Unis d’accès universel de droit aux soins de santé; et des  433 professeurs embauchés en 2003 par les universités d’élite  (Yale, Harvard, Princeton et Columbia), seuls 14 étaient noirs.  Katrina a mis à nu les indicateurs sociaux et raciaux des États-Unis, obligeant le président de l’AMA, John Nelson, à aborder le racisme lors du séminaire intitulé  "Soins de santé et élimination des disparités " (2005).


Dans la période post
-Katrina, un gros titre indiquait : "Les différences raciales causent 84 000 morts aux États-Unis ", dans un article de  Ernest Moy et David Atkins (Britsh Medical Journal, 21.10.05), qui concluait: le racisme aux États-Unis cause chaque semaine un  "ouragan Katrina virtuel"  (!), traduit par une plus grande  incidence du diabète, de cardiopathie,  du cancer, du Sida, d’abus de drogues et d’alcool, surtout parmi les noirs, en plus du chômage, de la pauvreté et  d’aliénation– les mêmes  facteurs qui ont laissé la population de la Nouvelle Orléans à la merci de Katrina "contribuent aux différences dans la santé des groupes pauvres et des minorités raciales". La leçon à tirer est donc que l’équité dans les soins de santé est une arme de lute contre le racisme. 

Publié le 15/07/2008 sur www.otempo.com.br 

http://www.mhariolincoln.jor.br/index.php?itemid=5390 

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11 juillet 2008

La puberté précoce et ses dangers chez les Afroaméricaines (Première partie)

Susan H. Shane

Traduit de l’Anglais par Guy Everard Mbarga

JUSTE APRÈS QUE MA FILLE AIT ATTEINT L’ÂGE DE 7 ANS, elle est venue me voir et m’a annoncé nerveusement qu’elle avait des bosses sur sa poitrine. J’ai palpé sous ses mamelons et il y avait effectivement des bosses proéminentes et dures. Une amie à moi était passée par là avec sa fille de  7 ans, donc ma première très brève panique à propos du cancer fut remplacée par la réalisation alarmante que des seins apparaissaient sur ma petite fille. Je prenais un rendez-vous avec notre docteur de famille, mais il était absent pour deux semaines.

Entre temps, j’allais sur google faire une recherche sur “la puberté précoce ” et je découvrais la littérature sur les causes environnementales de la puberté précoce. Je découvrais également que l’histoire familiale et que les expositions prénatales et un peu après la naissance jouent un rôle déterminant. J’avais adopté ma fille lorsqu’elle avait trois mois. Si je savais qu’elle n’avait jamais été nourrie au sein, je savais peu de choses sur son histoire ou celle de sa mère biologique. Je me lançais alors à la recherche de tout ce qui avait trait à la puberté précoce chez les filles, en fouillant dans la littérature médicale, en glanant des informations sur les étagères des bibliothèques, explorant les sites webs des organisations environnementales et en discutant avec des scientifiques qui sont aux prises avec ce problème.

Pourquoi étais-je si inquiète du fait que ma fille noire de 7 ans commençait à être pubère à 7 ans? En tant que mère blanche ayant eu ses menstruations à 13 ans, j’étais effrayée par l’idée de ma fille devant gérer la sexualité à un si jeune âge. Ma peur allait augmenter lorsque je découvrais des études qui montraient la litanie de risques sociaux pour les filles qui grandissent précocement: faible estime de soi, augmentation de la dépression, relation sexuelle précoces et usage et abus de drogue et d’alcool.

Plus inquiétant encore était l’augmentation des risques en terme de santé liés à la puberté précoce, le cancer du sein, le diabète de type II, les maladies cardiovasculaires et le syndrome polylystique ovarien. Les filles qui ont grandissent prématurément atteignent leur taille d’adulte plus tôt, et si cela se produit à 12 ans, elles courent un grand risque de développer une forme très agressive de cancer du sein. Je savais qu’il fallait agir.

L’une des premières découvertes que j’allais faire est que les filles vivaient des expériences différentes avec la puberté en fonction de leur race. Une étude datée 1997, conduite par des bureaux de pédiatre à travers le pays, avait trouvé que les filles montraient les premiers signes de puberté environ un an plus tôt que ce qui était considéré comme normal. Plus frappant encore était le fait que les filles noires commençaient leur puberté environ un an avant les filles blanches.

Comparé à une fille blanche de 8 ans, environ 4 fois plus de filles Noires de 8 ans développaient des poils pubiens et des tétons. L’âge auquel les filles ont leurs premières règles a également chuté (bien que de façon moins radicale) au cours des 30 dernières années, et les filles Noires précèdent les filles Blanches d’une demie année sur ce point.

Le Dr. Paul Kaplowitz du Children’s National Medical Center à Washington, D.C., a suggéré que les différences génétiques entre les Blancs et les Noirs pourraient expliquer la puberté précoce chez les filles Noires.

Il se demande si les gènes impliqués dans la résistance à l’insuline, qui se produit plus souvent chez les Noirs peut prédisposer les filles Noires à la puberté précoce en affectant leur niveau d’hormone. Cependant, en 1944, les filles des deux races commençaient leur puberté au même âge. Aujourd’hui, les filles de familles Noires aisées en Afrique du Sud et au Cameroun ont leurs premières règles au moins un an plus tard que les filles Noires aux États-Unis, et les filles Kenyanes ont les leurs en moyenne quatre ans plus tard que les filles Noires d’ici.

Les docteurs ont suggéré que la hausse spectaculaire de l’obésité enfantine contribue à la puberté précoce. On sait que le fait d’être gros augmente les œstrogènes dans le corps des filles, et l’œstrogène est le principal déclencheur du bourgeonnement des seins. À tout âge, le pourcentage de filles Noires qui sont trop grosses est nettement plus élevé que celui des filles blanches. Cependant, les chercheurs ont conclu que, bien que l’obésité joue un rôle, elle n’est pas la seule cause de la puberté précoce. Ma fille par exemple est très  mince, donc l’obésité n’était même pas un possible coupable dans son cas.

Cependant, lorsque j’ai commencé à examiner les causes environnementales, une image plus claire a commencé à se former. Le Dr. Sandra Steingraber, auteur du rapport du Breast Cancer Fund’s comprehensive 2007 intitulé “The Falling Age of Puberty in U.S. Girls” estime que la puberté précoce est un “désordre écologique” résultant d’un réseau complexe d’influences environnementales. Polluants, plastiques et produits chimiques pourraient constituer les causes cachées de la puberté précoce chez les filles, et les filles noires semblent plus vulnérables.

•••

Susan H. Shane est biologiste et mère.
http://www.colorlines.com/article.php?ID=380&p=1

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31 mai 2007

Sciences : L’ADN retrace l’origine des Afro-brésiliens dans certaines régions d’Afrique

Une étude génétique a identifié pour la première fois par le biais de l’ADN les régions de l’Afrique ayant le plus contribué à la formation de la population  brésilienne. Le travail, mené par le généticien Sérgio Danilo Pena, professeur titulaire de biochimie de l’Université Fédérale de Minas Gerais (UFMG) indique que la plus grande partie des ancêtres du groupe étudié  venait du Centre Ouest de l’Afrique – région incluant l’Angola, le Congo et le Cameroun - suivie par l’Ouest (Nigeria, Ghana, Togo, Côte d’Ivoire) et par le Sud est de l’Afrique.

Selon l’étude qui a analysé l’ADN mitochondrial des individus , mitochondrial, 44,5% avaient un ancêtre ancestral au Centre Ouest de l’Afrique, 43% à l’Ouest de l’Afrique et 12,3% au Sud Est dans la région ou se trouve actuellement le Mozambique.

Appelé marqueur de lignage, l’ADN mitochondrial est transmis de la  mère aux fils. Dans la pratique, l’ADN mitochondrial d’une africaine d’il y a 400 ans est identique à celui d’un descendant au Brésil, s’il n y a eu aucune mutation.

Même si l’enquête a été menée sur un groupe de noirs à São Paulo, l’étude a une représentativité nationale car, avec les migrations internes, pendant et après l’esclavage, la ville est devenu, d’une certaine manière le chaudron génétique du Brésil.

Selon Pena, la plus grande partie des résultats confirme les thèses historiques sur le sujet, y compris la découverte très récente de chercheurs selon lesquelles le Mozambique a eu une contribution beaucoup plus significative que ce l’on croyait auparavant.

Documents brûlés
Selon l’étude, l’origine des esclaves conduits au Brésil a toujours été un sujet nébuleux, sans documentation complète. Pour éviter des demandes d’indemnisation, des documents historiques sur l’esclavage ont été brûlés après l’abolition en 1888.

On estime que entre 3,6 millions et 4 millions d’esclaves auraient déporté au Brésil entre 1550 a 1870. Mais, il n’existe pas de données par exemple sur le nombre d’africains transportés illégalement après 1830, quand le Brésil signa un traité avec l’Angleterre pour en finir avec le commerce des esclaves.  L’absence de ses informations empêche que l’on sache exactement d’où venaient les africains emmenés au Brésil.

Au-delà de cela, le port d’embarquement, enregistré dans les archives ne reflète pas absolument l’origine géographique des esclaves qui , très souvent étaient capturés dans l’intérieur, à des centaines de kilomètres du littoral.

"Chaque port drainait un vaste territoire. Quelquefois, les personnes étaient capturées et devaient voyager mille kilomètres avant d’atteindre le littoral ", indique Pena, qui a également fait une incursion dans l’histoire et ‘anthropologie sociale.

"Vengeance du vaincu"
Pour arriver aux chiffres pour chaque région, Pena a analysé les lignées maternelle et paternelle des 120 individus qui ont participé à l’étude. L’objectif était de parvenir à leurs ancêtres les plus lointains des deux côtés.

Cela est possible pour l’étude du chromosome Y, qui se transmet uniquement de père à fils et de l’ADN mitochondrial qui est hérité (par les deux sexes) de la mère. Ces marqueurs de lignage, exceptés les cas de mutations, ne se mélangent pas avec les autres gènes et se maintiennent pratiquement inaltérés  tout au long des générations.

Ainsi, un noir brésilien "charge" dans le chromosome Y des informations génétiques de ses  ancêtres masculin de différentes  générations antérieures et dans l’ADN mitochondrial des ancêtres féminins.

Bantus
Pour distinguer les différentes régions, Pena a utilisé le principe génétique qu’il appelle la "vengeance du vaincu". Il explique : un groupe appelé Bantu, qui prédomine dans l’Ouest de l’Afrique s’est répandu de part le continent, et les hommes ont commencé à se reproduire avec les femmes des autres régions.

Ainsi, le fruit de ce "croisement" a commencé à également charger l’ADN mitochondrial des mères qui finirent par laisser dans les fils engendrés par les hommes du groupe dominant Bantu les informations génétiques de la région géographique à laquelle elles appartenaient.

"Quand le Bantu arrive dans une région  déterminée, - en tant que dominateur, il se reproduit avec les femmes de la région et de là  l’ADN mitochondrial des femmes 'entre' dans la population Bantu. Nous avons donc pu différencier les trois groupes de cette façon", affirme Pena.

Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga

BBC Brésil

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06 juin 2006

Sciences : Enquête sur " l’énigme africaine" dans la communauté noire uruguayenne

L'hôpital Clínicas étudie les symptômes comme les brulures, la douleur et la dilatation de l'estomac

Andrés Urioste

Helicobacter pylori c'est son nom scientifique. Il s'agit d'une bactérie qui se trouve dans tous les corps humains et la gastrite est l'une des maladies les plus connues qu'elle provoque. Les personnes de race noire ont une "particularité" qui fait que la bactérie se comporte "différemment" dans leur organisme. C'est pour quoi ils font l'objet d'une étude de la communauté  scientifique. En Uruguay, c'est la Chaire de Gastroentérologie de la Faculté de Médecine qui mène la recherche.

Jusqu'à présent, seules  20 personnes ont pu franchir les deux étapes de cette étude qui se déroule au quatrième étage de l'Hôpital de Clínicas. Les enseignants en charge de la Clinique Gastroentérologie de la Faculté de Médecine y reçoivent en consultations pour des symptômes précis : brulure ou douleur à l'entrée de l'estomac, dilatation ou pesanteur de l'estomac après chaque repas et sensation de digestion lente.

Les scientifiques américains et européens l'appellent  "l'énigme africaine". L' Helicobacter pylori représente un défi pour les médecins de ces pays dont 90% de la population en souffre, alors que l'organisme des personnes de race noire présente une particularité qui fait qu'ils ne vont pas jusqu'à en mourir. 

En Uruguay, l'étude est réalisée dans le cadre d'un projet réalisé à l'Hôpital de Clínicas à la recherche de l' Helicobacter pylori : "la bactérie qui affecte l'estomac et qui peut provoquer la gastrite et des ulcères, entre autres maladies", indique Andres Urioste, Technicien en  Radiothérapie et membre de l'équipe de santé de Mundo Afro à LA REPUBLICA .

"C'est une bactérie que nous avons tous,  le mieux qu'elle peut provoquer c'est une gastrite,  le pire c'est le cancer de l'estomac".

L'Uruguay est le premier pays à réaliser cette étude après l'Afrique et ce qu'on tente de "découvrir" c'est la raison pour laquelle cette bactérie se comporte de façon différente sur des populations distinctes. 

Les études réalisées jusqu'à présent démontrent que la bactérie s'associe à la pauvreté dans certains endroits, et parmi les populations blanches comme en Europe ou aux Etats-Unis, le cancer arrive plus rapidement. Cependant, dans les zones pauvres et peuplées de noirs, cette maladie ne se développe pas.

"Les professionnels se demandent "pourquoi?"; dans ce cas l'ethnie  joue le rôle de facteur protecteur et pourquoi, lorsqu'il  y a cancer, ce n'est jamais dans la même proportion que dans d'autres communautés".

A partir de la réponse qui en sortira, les professionnels uruguayens cherchront à déterminer quelle pourrait être la capacité développée par les organismes de ces personnes face à la bactérie, "s'il s'agit d'une capacité propre due à un conditionnement biologique quelconque ou est-ce pour une autre raison, qui jusqu'à présent n'a pas trouvé d'explication".

Le résultat sur les populations africaines est résumé ici : "Ils ont tous la bactérie, mais aucun d'eux ne mourra parce qu'il l'a". "Dans ce pays, il a déjà été démontré que la population noire présente une résistance particulière à cette bactérie", indique Urioste.

L'étude en Uruguay est à mi parcours de son déroulement, et il reste encore cinq mois de recherches, puis les prélèvements (échantillons) obtenus seront transférés dans des laboratoires aux États-Unis.

Pour que l'étude soit une réussite, les chercheurs ont besoin de disposer d'un nombre précis  de volontaires, ou au moins de deux fois le nombre de ceux qui sont déjà enregistrés pour l'instant ( 20 ). 

L'étude qui se déroule au quatrième étage de l'Hôpital de Clínicas ne concerne que les personnes de race noir ayant 18 ans et plus, de lundi à vendredi entre 8 heures et midi. Si pendant la consultation et après l'étude de gastroentérologie on découvre que le patient a la dite bactérie, un traitement gratuit lui sera administré pendant le temps nécessaires les mois suivants. * 

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga

Publié en avril 2006 -

http://www.larepublica.com.uy/lr3/?a=nota&n=207032&e=2006-04-03

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