Projet de loi pour une reconnaissance juridique des Afroboliviens
Le Parlement prévoit d’étudier cette semaine le projet de loi de reconnaissance juridique de l’ethnie afro-descendante en prenant en compte qu’il délimite avec précision la non appartenance aux peuples indigènes et originaires, elle précise également sa propre identité historique et culturelle.
Le document, en son article 1, indique que l’État établit l’égalité juridique des descendants africains en Bolivie, en leur accordant tous les droits, garanties et obligations établies par la Constitution Politique de l’État (CPE), les lois, les traités et les conventions internationales et internationales qui sauvegardent les peuples indigènes et originaires.
"La Bolivie, libre, indépendante, souveraine, multiethnique et multiculturelle reconnait au peuple afro-descendant de Bolivie son droit à conserver et è renforcer ses propres institutions politiques, économiques, sociales et culturelles, se portant ainsi garant de sa culture, son histoire, ses us et coutumes, son identité, ses valeurs et ses langues", indique un autre article du projet publié par l’ APN.
Le troisième article établit que les autorités naturelles du Peuple Afro-descendant pourront exercer les fonctions d’administration, en application de ses propres normes en accord avec les us, les coutumes et les procédures, du moment qu’elles ne sont pas contraires aux CPE et aux lois en vigueur dans le pays.
En fin, le document qui compte sept articles déclare la Saya Afroboliviana patrimoine culturelle de Bolivia et le Pouvoir Exécutif reste en charge du développement de politiques de développement, de promotion, de préservation et de diffusion de cette culture.
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga
Source: ABI
Les Afroboliviens bientôt inclus dans la nouvelle Constitution?
Le Centre Afrobolivien pour le Développement Intégral et Communautaire (Centro Afroboliviano para el Desarrollo Integral y Comunitario -CADIC) a souligné l'inclusion de la communauté afrobolivienne dans le nouveau texte Constitutionnel, ce qui permettra sa participation aux politiques d'intérêt national et dans le domaine culturel.
Pour lutter contre l'exclusion sociale, le nouveau texte de la Constitution consolide comme politique d'État la révolution démocratique et culturelle qui propose parmi ses principaux objectifs la construction d'une nouvelle identité nationale basée sur le respect mutuel, la valorisation du collectif et la diversité pour rompre avec la culture colonialiste.
L'article 3 du Chapitre 1 de la nouvelle Constitution Politique de l'État établit que "le peuple bolivien est formé par la totalité des boliviennes et des boliviens appartenant aux différentes de classes sociales, aux nations et aux peuples indigènes, originaire, paysans et aux communautés interculturelles et afroboliviennes ".
La majorité de la population afrobolivienne se trouve dans les régions de Tocaña, Chijchipa, Chicaloma, Villa Remedios, Mururata et d'autres. L'ensemble des afroboliviens représentent plus 35 000 personnes dans l'ensemble du pays.
Jorge Medina Barra, directeur Exécutif du CADIC indique que "nous les afros nous sommes également boliviens. Plus de 500 ans d'histoire nous donnent également des droits".
"Cela permettra que nous soyons présents dans toutes les taches de la Patrie et de dire que nous faisons partie de la Bolivie et que nous avons une culture propre", ajoute-t-il.
Il explique que la communauté afrobolivienne, située dans les Yungas, département de La Paz, a constamment réclamé son inclusion avec tous les droits et les devoirs, en tant que l'une des communautés ethniques de Bolivie écartée depuis des siècles de la participation à la vie publique.
Il a également rappelé que les afroboliviens sont restés esclaves jusqu'en 1952 lorsqu'a eu lieu la Révolution Nationale, et qu'aujourd'hui ils ont été rendus invisibles et restent écartés.
Selon lui, les demandes spécifiques de la communauté comprennent les problématiques de l'éducation, de santé, de la discrimination, de la terre, du territoire et de la territorialité, du tourisme et du genre.
Il a insisté auprès de l'Agence Bolivienne d'Information sur le fait "que le nouveau texte constitutionnel représente un événement historique, puisque après plus de 500 de lutte et de revendication pour la reconnaissance en tant que peuple, nous avons réussi à faire inclure la thématique du peuple Afrobolivien dans le nouveau texte constitutionnel".
PARTIE DE LA DIVERSITÉ
Pour sa part, Marfa Inofuentes a déclaré que "l'inclusion du peuple afro dans la nouvelle Constitution Politique de l'État a constitué un travail et un effort que nous avons réalisé pour démontrer notre inclusion à la population bolivienne avec toutes nos cultures et pour faire partie de la grande diversité".
"Nous espérons que tous les boliviens diront avec en toute conscience oui à la nouvelle Constitution, pour que nous puissions dire que nos droits seront réellement revendiqués. Pour cela, le peuple Afro bolivien dont la communauté représente plus de 35.000 habitants diront oui au nouveau texte Constitutionnel ", a indiqué Inofuentes.
Selon elle, les autorités rendent ce secteur de la population visible par le biais de ce processus de changement. Elle considère qu'il s'agit d'un début positif pour que toutes les communautés des afroboliviens puissent atteindre un plus grand développement et que la population puisse vivre dans des conditions dignes.
La proposition de la communauté afrobolivienne de son inclusion dans le nouveau texte de la Constitution a été élaborée au cours d'audiences publiques, de séminaires, d'ateliers lui permettant de faire connaitre ses revendications.
Le Secrétaire General de la Préfecture Alejandro Zapata, a pour sa part déclaré que le département ne regorge pas seulement de richesses pétrolières, minière, faunique et de la flore, mais qu'il ya également des trésors humains comme la communauté afrobolivienne.
Il reconnait que la culture aforbolivienne a toujours été exclue et marginalisée, mais pour en finir avec l'exclusion, des processus de participation et d'inclusions des régions Sud et Nord Yungas sont en marche.
Une preuve du changement, la "Saya Afrobolivienne" a été déclarée "Patrimoine Historique Culturel et Intangible de La Paz" par le Conseil Départemental car elle représente l'image et l'identité culturelle non seulement d e la région, mais de la Bolivia entière devant les pays du Monde.

La déclaration prétend récupérer et conserver la musique et la danse de la "La Saya" afrobolivienne qui identifie non seulement les personnes, mais toute la région des Yungas de La Paz.
En plus de cette déclaration, toute la communauté afrobolivienne installée depuis 500 ans dans les différentes communautés des municipalités de Coroico, Coripata, Chulumani et Irupana, dans les provinces Nord et Sud Yungas, département de La Paz a été reconnue.
Les intérêts économiques qui faisaient fonctionner la pratique du commerce des esclaves au 18ème siècle ont fait émigrer la population africaine en Amérique Latine.
Son origine africaine est implicite dans la déformation du vocable Nsaya d' Origine Kikongo (Afrique); ainsi, la saya signifie étymologiquement : travail en groupe sous la direction d'un chanteur principal. Elle est composée de musique, de danse, de poésie et de rythme, et on se sert à la fois de la métaphore et de la satire en abordant les thèmes relatifs à l'esclavage et à la situation actuelle.
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga

Propositions des Afroéquatoriens à l'Assemblée Nationale Constituante
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Les 7 et 8 février derniers, j’ai accompagné une délégation d’afroéquatoriens à Ciudad Alfaro, Montecristi. |
L’objectif était de présenter la proposition du peuple afrodescendant à l’Assemblée Nationale Constituante. La proposition suggérait que la Nouvelle Constitution conçoive une nation sur le modèle multiethnique, interculturel, inclusif et sans racisme. On dira que ce qui a été vécu au cours de ces dernières années fut une espèce de "multiculturalisme Light", qui a favorisé une inter culturalité superficielle, un corporatisme ethnique fut institué en plus de son incapacité à freiner la pauvreté, l’exclusion sociale, le racisme et les inégalités. Traduit de l’Espagnol par Guy everard Mbarga |
Source: Actualidad Étnica |
Venezuela. Remplacer afrodescendants par africains dans la constituion
Remplacer le mot afrodescendants par africains dans l'article 100 du Projet de Réforme Constitutionnelle est l'une des propositions en discussion au Palais Fédéral Législatif, a indiqué le député de l'Assemblée Nationaleble (AN) pour l'état de Cojedes, Heiden Pirela.
L'article 100 proposé dans la réforme du Chef de l'État indique que :
«La République Bolivarienne du Venezuela est le produit historique de la confluence de cultures diverses, c'est pourquoi l'État reconnait la diversité de ses expressions et valorise les origines indigènes, européennes et afrodescendantes qui ont donné naissance à notre Grande Nation sud américaine. Les cultures populaires, celles des peuples indigènes et des afrodescendants, constitutives de la venezolanité,
jouissent d'une attention spéciale, permettant la reconnaissance et le respect de l'interculturalité sous le principe d'égalité des cultures.
La loi mettra en place des outils pour encourager et stimuler les personnes, institutions et communautés qui font la promotion, soutiennent, développent ou financent des plans , des programmes et des activités culturelles dans le pays
ainsi que la culture vénézuélienne à l'extérieur (...)».
Le député a donc spécifié que le changment proposé consite à remplacer le mot afrodescendants par africains en ce qui concerne nos affluences culturelles.
«Nous avons tous des racines africaines, d'une certaine façon. Nos racines se trouvent en Afrique, celles de notre négritude, de la même manière que l'on doit valoriser nos racines indigènes et européennes», a-t-il ajouté.
Un autre apport de cet article cité par Pirela se rapporte à l'ajout des organisations sociales et du mot projet.
«Nous allons le porter à l'Assemblée Nationale lorsqu'aura lieu le débat sur la réforme article par article », a-t-il indiqué.
Pirela a souligné que des articles comme celui là et en général la réforme proposée par le Président vise à davantage consolider l'égalité et de donner à ce principe une place dans la constitution, «car si nous sommes dans le socialisme, nous devons tous rechercher l'égalité autant dans les faits que dans les mots».
Les secteurs représentatifs de la population de couleur tiennent un débat ce jeudi au Palais Fédéral Législatif sur la réforme qui sera par la suite présentée à l'Assemblée Nationale et à tout le pays, au sujet de la participation du peuple au débat et la
promotion de la proposition du Président.
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga
| Source: Agencia Bolivariana de Noticias |
Les Afrodescendants dans les Législations des Amériques et de la Caraïbe(jusqu'en 2005)
Paulo Paim à São Paulo pour défendre le Statut de l’Égalité Raciale
Paim est l’invité du Mouvement Brasil Afirmativo, qui fait campagne en pour l’approbation immédiate du projet de Statut qui proposé au Congrès il y a 11 ans ainsi que du PL 73/99 qui réserve des quotas pour les noirs et les indigènes dans les Universités, et de l’Université Zumbi dos Palmares dans laquelle il sera reçu par le recteur José Vicente au campus de Barra Funda. 80% du corps professoral de l’Université est composé de noirs.
Le sénateur arrivera à l’Université à 17h et participera à une cérémonie qui réunira des étudiants et des leaders noirs et anti-racistes qui luttent pour la promotion de l’égalité raciale dans le pays. Selon José Vicente, la visite du sénateur est une occasion importante pour sensibiliser la société sur l’importance du Statut, non seulement pour la population noire, mais pour le Brésil.
Le projet de Statut de l’Égalité Raciale prévoit l’adoption de quotas sur le marché du travail, dans l’accès à l’éducation et dans les médias, entre autres revendications historiques de la population noire.
Il prévoit également l’inclusion question couleur/race dans les administrations publiques et des organes gouvernementaux comme moyen de contribuer à ce que l’État aient des politiques publiques qui respectent le principe d’équité, ce qui n’est pas le cas actuellement.
São Paulo est la ville comptant le plus grand nombre de noirs (noirs et métisses) en dehors de l’Afrique avec 3,3 millions de personnes sur ses presque 11 millions d’habitants selon un étude de la Fondation Seade, basée sur le PNAD/2005. L’État pour sa part est celui qui compte le plus de noirs, soit 12,5 millions d’habitants.
CAMPAGNE
La campagne de collecte des signatures en faveur de l’approbation du Statut de l’Égalité Raciale a débuté en juillet de l’année dernière, ayant été lancée par le Mouvement Brasil Afirmativo, comme élément de l’invitation à la Parade Noire – la plus grande manifestation noire et anti-raciste réalisée à São Paulo, à l’occasion de la Journée Nationale de la Conscience Noire le 20 novembre.
L’objectif des organisateurs est de recueillir jusqu’en juillet prochain 100 000 signatures dans tout l’État qui seront déposées par une commission de leaders aux présidents de l’Assemblée Arlindo Chinaglia, et du Sénat Renan Calheiros, comme moyen de pression pour que les parlementaires votent le projet.
La proposition du sénateur Paim, qui fut présentée en 1995 alors que ce dernier était député pour le Rio Grande do Sul a déjà été approuvé par le Sénat, malgré quelques modifications importantes comme le retrait du Fond de Promotion de L’Égalité Raciale, transformé en une PAC (Proposition d'Amendement à la Constitution) qui est également en attente de discussion au Congrès.
Le Fond prévoit les ressources nécessaires pour l’adoption des politiques publiques prévues dans le Statut.
Le sénateur à indiqué à l’Agence Afro ethnique de Nouvelles – Afropress (www.afropress.com), que le projet est par contre en “stand-by” à l’Assemblée et que le gouvernement adopte une position ambiguë: il dit qu’il est en faveur mais ne mobilise pas pour autant sa base pour le voter.
C’est la raison pour laquelle il pense que seule la mobilisation de la société permettra de sensibiliser les parlementaires pour qu’ils votent le projet.
Source: Afropress – Agência Afroétnica de Notícias
Avant l’Université, le sénateur sera à 14h participera à une conférence du CONAD – Comisão do Negro e Assuntos Anti-Discriminatórios de l’ OAB (Ordre des Avocats du Brésil), et il y sera reçu par le Président Luiz D’Urso. Paulo Paim rencontrera également les dirigeants du Syndicat des Employés de Commerce de S. Paulo, une entité pionnière dans l’adoption d’une politique de quotas pour les noirs sur le marché du travail.
Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga
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Le sénateur Paulo Paim, auteur du projet de Statut de l’Égalité Raciale se rendra à São Paulo le 25 mai prochain pour parler de l’importance de l’approbation du statut qu’il considère comme la lettre d’émancipation de la population noire du Brésil.
République Dominicaine, pas de droits pour les haïtiens et les noirs
Adital -
La discrimination raciale enracinée contre les immigrants haïtiens vivant en République Dominicaine donne lieu à des expulsions en masse et à la négation de certificats de naissance à des milliers de filles et de garçons. L’information est de Amnistie Internationale publiée lors de la Journée Internationale pour l’Élimination de la Discrimination Raciale.
"Des lieux de travail jusque dans les rues, les immigrants haïtiens qui vivent en République Dominicaine occupent l’échelon le plus bas dans l’échelle sociale. Les droits les plus fondamentaux leurs sont niés ainsi qu’à leurs enfants nés en République Dominicaine, sous le regard de l’État et de la société dominicaines", a déclaré Gerardo Ducos, enquêteur de Amnistie Internationale sur les Caraïbes.
Au moins un demi million d’haïtiens vit en République Dominicaine, ou ils travaillent dans l’agriculture et la construction. Fuyant la pauvreté de leur pays, ils font des travaux pénibles et mal payés. Chaque année, entre 20.000 et 30.000 haïtiens sont expulsés de la République Dominicaine, dans la majorité des cas sans supervision judiciaire.
Les expulsions sont si arbitraires qu’on est allé jusqu’à expulser de leurs propres pays des citoyens dominicains car ils "semblent être haïtiens". Le 4 janvier 2006, Matilde, une fillette de huit ans fut appréhendée dans les rues de Santo Domingo par des agents qui la giflèrent deux fois, si fort qu’elle eut la bouche ensanglantée. Par la suite, ils la conduisirent dans un centre de détention pour immigrants illégaux sans lui permettre de contacter ses géniteurs et elle y fut retenue toute la nuit. Ce qui la sauva de l’expulsion vers le Haïti voisin fut l’intervention d’une organisation locale des droits humains qui démontra qu’elle était citoyenne dominicaine. Du seul fait qu’elle était noire, les agents avaient jugé qu’il était évident qu’il s’agissait d’une haïtienne et qu’elle était dans le pays sans autorisation légale.
Le rapport d’Amnistie Internationale a également révélé que la discrimination raciale empêche les dominicains d’ascendance haïtienne d’obtenir des certificats de naissance. Sans ce certificat, ces personnes ne peuvent pas faire des études au-delà du primaire ni obtenir un document d’identité lorsqu’ils atteignent les 18 ans, ce qui les empêche d’accéder au marché du travail et d’exercer le droit de vote.
Eduardo est né en République Dominicaine. Il a 42 ans, mais ne dispose pas du certificat de naissance ou de tout autre moyen d’identification, car son père et sa mère sont haïtiens. Ses quatre enfants ne disposent pas non plus d’aucun document d’identité, alors qu’ils sont nés en République Dominicaine. Pour pouvoir solliciter ne serait-ce qu’un acte de naissance, Eduardo devrait payer des droits de 147 dollars US (un montant supérieur aux revenus mensuels de la famille), et en plus de cela, le gouvernement pourrait le lui refuser.
"La République Dominicaine doit agir pour protéger les droits des immigrants haïtiens et de leurs fils et filles dominicains. C’est sa responsabilité légale", a indiqué Gerardo Ducos.
Amnistie Internationale a demandé aux autorités dominicaines de mettre fin aux expulsions arbitraires des immigrants haïtiens ainsi qu’aux politiques discriminatoires qui empêchent les dominicains d’ascendance haïtienne d’obtenir la nationalité dominicaine.
Traduit de l'Esapgnol par Guy Everard Mbarga
http://www.adital.com.br/site/noticia.asp?lang=ES&cod=26797
Source: Amnistie Internationale
Boycott du vote d’une loi en faveur des afro-brésiliens
Brasília – Le sénateur Paulo Paim (PT-RS), a accusé le bureau directeur de la Chambre des Députés, y compris son président , Aldo Rebelo, (PC do B/SP) de boycotter le vote du Statut de l’Égalité Raciale ( Estatuto da Igualdade Racial), qui est en discussion au parlement (brésilien) depuis 1995.
"Tous les statuts ont déjà été votés, sauf celui de l’Égalité Raciale", a-t-il affirmé, ajoutant qu’il soupçonne que la mauvaise volonté n’est que du racisme déguisé.
Le Statut est une synthèse des revendications historiques du mouvement noir et prévoit que 20% des rôles d’acteurs et de figurants aux afro-brésiliens dans les émissions et les publicités à la télé et le même pourcentage leur soit également réservé dans la fonction publique.
Pour essayer d’accélérer le vote, le sénateur a accepté de retirer de la proposition l’exigence de la création d’un Fond de Promotion de l’Égalité Raciale (Fundo de Promoção da Igualdade Racial) qui devait être administré par le Ministère de l’économie et de la transformer en une Proposition d’Amendement Constitutionnel. "Techniquement, la Chambre peut effectuer le vote du statut n’importe quand, c'est une question de volonté", indique Paim. "On peut supposer que cette mauvaise volonté est liée à la culture du racisme de la société brésilienne" accuse t’il.
Le Statut peut (donc) être voté à n’importe quel moment, tout ne dépend que de la volonté du président Aldo Rebelo. Ce dernier pour sa part, émet des réserves concernant le texte, estimant que le problème n’est pas racial mais plutôt social. Malgré les manœuvres visant à ce que le projet reste bloqué, le vote doit intervenir au premier semestre de l’année prochaine.
Outre le racisme, Paim, pense qu’il existe une querelle d’ego autour de la paternité du projet. "Il y a beaucoup de gens qui attisent le feu de ce bûcher des vanités. Ce sont surtout des gens qui ont peur que les noirs occupent plus de place dans la société", affirme t’il, ajoutant que le degré d’urgence du Statut peut être mesuré par la dernière enquête effectuée par l’Institut Brésilien de Géographie et de statistiques (Instituto Brasileiro de Geografia e Estatística), selon lequel au Brésil, les noirs gagnent, en moyenne, la moitié des salaires des blancs.
Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga

Le sénateur Paulo Paim
Une nouvelle loi en faveur des populations afroéquatoriennes
Luis Ángel Saavedra. 20 Jul, 2006
Les Afro équatoriens saluent l'instrument légal qui protège leurs droits, mais indiquent qu'il ne mettre pas à lui seul fin à la discrimination.

L'Équateur au cours du dernier Mondial, avec une majorité de joueurs noirs
Les communautés noires de l'Équateur tentent de changer leur réalité socioéconomique et de renforcer leurs propres modes d'organisation et de développement, qui ne correspondent pas nécessairement au monde métis et à la vision du monde indigène.
La Loi des Droits Collectifs des Populations Noires et Afro équatoriennes, entrée en vigueur le 22 mai dernier y contribue.
La nouvelle loi établit diverses garanties pour la protection des droits des populations afro équatoriennes. Son entrée en
vigueur a cependant mis sur la table du débat une histoire de discrimination qu'il n'est pas facile de dépasser – surmonter par la seule promulgation d'une loi.
Peter Segura, dirigeant du Réseau pour la Défense de la Dignité, la Vie et la Nature (REDIVINA), rappelle qu'il existe déjà un cadre institutionnel depuis 1998 qui reconnait l'Équateur comme un État multiculturelle et multiethnique, mais il indique que cela n'a pas grandement contribué à l'éradication de la discrimination existant contre les populations noires.
"Notre histoire est liée au processus de l'esclavage, et c'est tout ce qu'on enseigne dans les écoles. Notre identité est associée au football, à la danse et à la musique, et c'est la seule chose que l'on sait de notre peuple. Notre image est celle de la délinquance, et la seule chose que les gens pensent c'est que être noir c'est être délinquant et être noire est associée à la prostitution. Tout cela c'est de la discrimination", affirme Segura.
Histoire de discrimination
En effet, l'histoire de la population afro équatorienne est une histoire de discrimination économique, sociale et culturelle. Selon le recensement de la population de 2001, 5% de la population de plus de 15 ans s'auto considère comme afrodescendante, ce qui correspond à quelques 600 000 personnes, nombre auquel il faut ajouter 300 000 enfants.
De cette population 7 sur 10 sont considérés comme pauvres, c'est-à-dire qu'elles vivent avec moins de 2.5 Dollars Américains par jour. En 2004, la dernière évaluation réalisée par l'Institut National de Statistique et de Recensement de l'Équateur a révélé 42% de la population est pauvre et 9 le sont extrêmement. Les indices de pauvreté au sein de la population noire sont supérieurs à la moyenne nationale.
Sur le plan social, il y a deux aspects qui inquiètent le plus la population afro équatorienne: l'éducation et les stéréotypes. Aux déficiences d'infrastructures scolaires et à la difficulté d'accès de la population noire au système éducation supérieure s'ajoute l'absence totale de contenus qui correspondent aux caractéristiques socioculturelles de la population afrodescendante.
"Les professeurs ne sont pas formés à ce qui se réfère à la culture noire. Il est nécessaire de travailler sur des propositions ethno éducatives qui favorisent l'inter culturalité", affirme Alexandra Ocles, jeune intellectuelle noire du Centre d'Études et de Recherche pour Afrodescendants.

Alexandra Ocles
Pour Juan García, autre leader et intellectuel noir parmi les plus influents, organisateur des fameux "palenques" (communautés) dans la province de Esmeraldas au nord, la proposition de l'ethno éducation implique de "redéfinir (lui donner un nouveau sens) la propriété intellectuelle collective de la connaissance ancestrale, valoriser l'identité et les traditions au niveau spirituel, culturel, linguistique, social, politique et économique ".
La nouvelle loi cherche à répondre à cette demande et définit, comme axe transversal dans les programmes d'éducation de base et du baccalauréat la connaissance des cultures noires et afro équatoriennes du pays; en même temps qu'elle garantit l'ethno éducation afro équatorienne.
Aucune organisation au niveau national
Concernant son organisation, à l'exception de la Confédération Nationale Afro Équatorienne (CNA) crée en 1999 et inconnue légalement jusqu'en 2003, et de la Coordination Nationale des Femmes Noires de l'Équateur (CONAMUNE), également créé en 1999, il n'existe pas d'organisations noires de niveau national. Les organisations sont indépendantes les unes des autres et arrivent tout au plus à avoir un caractère régional. Elles sont situées dans les régions ou la présence de la population afrodescendante est plus importante, comme la province d'Esmeraldas, la région d'El Chota dans la province de montagneuse d'Imbabura, et dans les deux principales villes équatoriennes: Quito et Guayaquil.
À ce sujet, García explique: "L'aspect local est important, la territorialité du palenque en tat qu'espace de construction d'une communauté, indépendante dans sa gestion, mais liée aux autres par son identité; de là vient la difficulté de créer une grande organisation nationale qui représente la population afro équatorienne ".
L'absence d'organisations nationale n'a pas favorisé un plus grand impact au niveau des organisations d'État, ce qui a provoqué un nouveau type de discrimination, celle dite de "l'hégémonie de la vision indigène". Les nécessités de développement des populations noires ont été envisagées dans l'optique de la vision indigène; et pour cette raison, dans tous les programmes gouvernementaux de développements pour les populations indigènes, les populations noires y ont également été considérées. La loi approuvée est en voie solutionner ce problème en séparant les perspectives de développement communes conçues pour les populations indigènes et noires dans le cadre du Conseil de Développement des Nations et des Populations de l'Équateur (CODENPE), qui deviendra désormais une institution éminemment indigène.
C'est le Conseil National de Développement Afro Équatorien (CONDAE), créé par la nouvelle loi qui sera chargé de concevoir les politiques et les stratégies de développement des populations afro équatoriennes.
"Nous espérons que ce ne sera pas quelque chose de plus parmi celles qui restent écrites ", indique Segura, qui affirme en plus qu'il croit plus en la mobilisation sociale pour la défense des droits qu'à l'accumulation de lois.
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga
http://africa.oneworld.net/external/?url=http%3A%2F%2Fwww.latinamericapress.org%2Farticle.asp%3FIssCode%3D%26lanCode%3D2%26artCode%3D4764

