Les jeunes afrocolombiens boursiers Martin Luther King se réunissent pour un Congrès de Leadership
Par ColordeColombia
Traduit de l’espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/
De Bogotá, Cali et Quibdó, ils se sont rendus à Medellín pour une rencontre culturelle et formative de trois jours, organisée par l’Ambassade des États-Unis et le Centre Colombo Américain de la ville.
Au cours des quatres dernières années, 122 jeunes, en grande majorité afrocolombiens ont été becados pour apprendre l’anglais pendant deux ans dans les Centres Colombo Amricain de ces villes. 23 à Bogotá; 34 à Medellín; 39 à Cali; et 26 à Quibdó.
Plusieurs d’entre eux efectuent actuellement des études de troisième cycle universitaire aux États-Unis et beaucoup parmi eux se distinguent par leur rendement académique et leur leadership dans ses universités. D’autres ont passé des années académiques stimulantes aux États-Unis.
À Cali, les 12 boursiers de la deuxième promotion ont créé la Fondation Intégrale de Coopération Social (Fundación Integral de Cooperación Social, Ficso) pour canalyser leur engagement auprès de la communauté.
Ce programme, dirigé par la Section Culturelle de l’Ambaasade des États-Unis est un pari qui réussit bien. Permettant de compléter des études d’anglais, il prévoit également une formation en leadership.
Ainsi, du 14 au 17 mai était prévu le Deuxième Congrès de Leadership pour les Boursiers Martin Luther King, Jr (II Congreso de Liderazgo para los Becarios Martin Luther King, Jr) avec un profil supérieur et une méthodologie participative.
La Ministre de la Culture, Paula Moreno; le Ministre Conseiller de l’Ambassade des États-unis, Brian Nichols; le Directeur Général du Centre Colombo Américain Michael Cooper; et la Directrice Exécutive de FUNDACOLOMBIA, Juliana Rubiano devaient être présents à l’ouverture du congrès.
Les organisateurs ont invité un expert international, Michael Leslie, PhD et professeur de l’Université de la Florida pour diriger l’atelier sur le leadership.
Le Congrès considère les actions culturelles, des rencontres sociales, des sorties didactiques entreprenariales au Recinto Quirama, à La Ceja; et la visite du Projet d’Assistance à l’Enfance ( Proyecto de Asistencia a la Niñez - PAN) dans le quartier de Buenos Aires à Medellín.
Parmi les conférenciers nationaux, Daniel Mera, sociologue et chroniqueur qui devait présenter le thème "Leadership et de la responsabilité sociale des nouveaux professionnels de la population noire afro" et Mónica Palacios, enseignante de l’Université Autonome de Occidente, de Cali, sur les "Actions ayant un impact social".
Parmi les boursiers qui devaient intervenir se distinguent principalement Yuri Alexander Romaña, Jhon Anderson Hinestroza, Milena Constanza Ordoñez et Diego Armando Perlaza.
Un des organisateurs du Congrès, Jeremy L. McNeal, Ph.D., directeur académique du Centre Colombo Américain de Medellin (Centro Colombo Americano de Medellín) nous a donné sa vision générale du groupe de Boursiers Mlk.
Du premier Congrès de Boursiers MLK en 2007 à ce deuxième, quelles observations faites-vous dans l’évoultion du groupe?
Ce qu’il y a de bien et que nous avons pu constater avec les cohortes, c’est l’engagement que les Boursiers diplômés (2007) ont par rapport au programme. Beaucoup d’enre eux continuent de prendre part aux ateliers de leadership, clubs de conversation et qui réalisent des projets d’impact social avec les Boursiers actuels (2009).
On a également constaté un engagement fort auprès des communautés par le biais de la participation à des gestiones permettant de réinvestir leurs connaissances dans celles-ci, comme des ateliers, des tutorats, des activités de volontariat et la création de foncations qu’ils mettent eux-mêmes en place.
De plus, les Boursiers se focalisent davantage dans la réalisation de programmes d’échange à l’étranger et continuent de forjando leurs apprentissages linguistiques pour pouvoir accéder à ces opportunités. Ce qu’il y a de bien et qu’on a pu constater cette évolution chez les deux groupes, autant les Bousiers actuels que des diplômés.
Peut-on dire que les boursiers MLK sont connectés avec l’esprit de leadership de Martin Luther King aux États-Unis?
Oui, et cela se voit dans leur engagement à porter leurs connaissances auprès des communautés. Beaucoup d’entre eux, par exemple, donnent des cours d’anglais de base dans certains secteurs de Medellín dans lesquelles sont établies des populations vulnérables. En plus, ils donnent des ateliers, font des présentations et des accompagnements dans les domaines du leadership, du droit des enfants, de l’histoire, de la santé et de la santé sexuelle à des jeunes qui se trouvent en situation de risque élevé. Beaucoup de Boursiers appartiennent à des groupes sociaux pour Afrodescendants, mais leur leadership va au-delà; ils ont également créé leurs propres organisations dont l’objectif est de contribuer au développement continuel des communautés vulnérables de leurs villes de résidence ou natales.
Francisco Pírez , jeune avocat afrouruguayen de l’orphelinat à l’Organisation Mondiale du Commerce
Francisco Pírez, un jeune avocat afrodescendant représentera l’Uruguay à l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Pírez a vécu son enfance et son adolescence dans un foyer de l’Iname (Institut National du Mineur, actuel Institut de l’Enfant et de l’Adolescent de l’Uruguay) où il s’est forgé un esprit de dépassement.
"J’ai étudié parce que je ne voulais pas revivre les souffrances padecimientos que j’ai souffert lorsque j’étais enfant", indique Pírez âgé de 30 ans. Après avoir vécu son enfance et son adolescence à l’Iname, il a atteint un haut piédestal : il sera la voix de l’Uruguay auprès de l’OMC.
Comme l’indique le portrait fait par le journal El País, de Montevideo datant de février, après avoir obtenu son diplôme d’avocat à l’Université Catholique (qui lui a offert une bourse durant une bonne partie de son cursus) et travaillé pendant trois ans pour l’étude (bureau d’avocat) Ferrere, Pírez évaluait l’option d’aller travailler aux États-Unis. Il avait obtenu en 2009 sa maitrise en Commerce Extérieur à l’Université de Tucson, Arizona et il y avait également étudié l’anglais.
Cependant, un coup de fil du sous-secrétaire à l’Industrie Edgardo Ortuño, qui le connaissait depuis 1998, puis un autre du Ministère des Affaires Étrangères, ont changé ses plans. Le 12 avril dernier, la résolution le nommant chef de la délégation de l’Uruguay auprès de l’OMC, et dans la même semaine, il a été désigné ambassadeur du service diplomatique.
Ainsi, Pírez sera le premier noir à représenter l’Uruguay dans cet organisme international ayant son siège à Genève en Suisse où Pírez devait se rendre ce mois de mai pour assumer ses nouvelles fonctions, en remplacement du représentant du moment du gouvernement uruguayen auprès de l’OMC, Guillermo Valles Galmés.
Pírez a eu l’intuition lorsqu’il était tout petit, que les études seraient son sauveur et il a réaffirmé cette hypothèse dans sa jeunesse. Il devait faire face à deux obstacles: provenir d’un foyer de l’Iname et être afrodescendant. Le directeur du foyer Salterain cultiva en lui cette certitude. Ce dernier Elbio Martínez encourageait ses internes à étudier, en les conseillant et par le biais de pénitences (d’études), indique El País. Cependant, peu d’entre eux allaient réussir à finir le lycée.
Pírez débuta son périple à l’Iname (actuel Inau) alors qu’il était enfant. Sa mère avait quitté la maison familiale dans le quartier Cordón en les abandonnant lui ainsi que ses trois sœurs de 12, 9 et 6 ans. Pendant six ans, Pírez vécut avec son père qui travaillait en tant que maçon et durant l’été, il vendait des glaces. Un problème entre son père et sa sœur ainée entraina la séparation de la famille suite à une dénonciation des voisins. "Nous étions dans une situation presque d’abandon", se souvient Pírez.
Alors que les sœurs étaient envoyées dans un couvent catholique, il entra au Foyer Suárez de l’Iname. Peu de temps après, il fut transféré au Foyer Garibaldi où il vécut 8 années.
En 1988, l’Iname inaugura le foyer Salterain, situé sur la rue homonyme. Pírez était sur la liste de 12 enfants qui y furent transférés. "J’étais un enfant calme. Il fallait que je m’intègre aux autres internes", raconte-t-il. De temps en temps, il voyait ses sœurs, ce qui lui a permis de maintenir le lien avec elles. Il avait vu son père pour la dernière fois alors qu’il avait 13 ans. "Je lui ai dit qu’il devait suivre sa vie, et moi la mienne. Il a compris, et ne m’a plus jamais cherché", dit-il selon une citation d’El País.
Il termina le lycée à Zorrilla avec une moyenne de 8o%. En même temps, il étudiait l’anglais et il réalisa avec sérieux les activités que le directeur Martínez organisait dans le foyer, comme les échecs, le théâtre, la menuiserie la sculpture sur bois.
"L’ambiance du foyer était préparée pour que tu te sentes chez toi. J’avais des vêtements propres, de la nourriture, de l’eau chaude pour me baigner. Avant le foyer, je ne disposais pas de tout cela", rappelle-t-il.
Au cours de la dernière année du Cycle de Base, Pírez put se rendre compte que les études "réduisaient" l’écart entre les riches et les pauvres. Et ce fut là ce qui le motiva à terminer le lycée et à faire des études de droit.
Traduit de l’espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/
Les jeunes afroéquatoriens d’Esmeraldas planifient les activités de l’année
Les membres de la Pastorale Juvénile Afro de Esmeraldas (Équateur ) se sont réunis pour planifier les activités à mettre en place en 2010 et ont dans le même temps analysé les différentes thématiques liées à la sauvegarde des valeurs culturelles de peuple afro.
Cette première rencontre régionale permet de réaliser un chronogramme de travail autour de la thématique ‘Solidarité, mission et interculturalité’, que les jeunes mettront en place dans chacune de leurs paroisses.
Par conséquent, chaque région présente ses réalisations futures, de même que sa mission et sa vision quant à la manière de les mener à bout, comme l’a indiqué Henry Armijos Porozo, responsable de la Pastorale Juvénile Afro.
Solidarité
Ladite organisation intervient à San Lorenzo, Borbón, Limones, Esmeraldas, Viche et Muisne qui participent activement à ces rencontres et aux suivis des résultats respectifs.
“Notre but est de valoriser le noir, notre culture en général, car nous devons nous sentir fier de nos origines, c’est la raison pour laquelle nous devons nous former chaque jour pour avoir des opportunités dans la vie ”, indique Henry Armijos.
Selon Oswaldo Ruiz, le coordinateur, on inculque aux enfants qu’ils doivent également alimenter la partie spirituelle pour être des personnes de bien et ainsi arriver à toucher les autres , “car nous nous basons sur la devise :Afroéquatoriens, mondialisons la solidarité”.
Objectifs
Les objectifs de ces rencontres sont que les jeunes participants soient sensibilisés sur la nécessité de renforer la culture afroéquatorienne et sur le rôle qu’ils peuvent jouer dans ces processus.
De plus, elles visent à récupérer le savoir ancestral et connaitre les formes culturelles pour que les jeunes liés à l’organisation recréent ces pratiques et les articulent en fonction de leurs dynamiques quotidiennes.
Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/
DÉCLARATION DES JEUNES AFRODESCENDANTS DU PÉROU ET DES ÉTATS-UNIS
Suite à l’expérience vécue en participant aux journées éducatives des jeunes de Chiclayo du 8 au 16 août 2009 dernier dans la ville de Zaña-Chiclayo au Pérou, nous les jeunes afrodescendants avons eu l’occasion pour la première fois de découvrir les problématiques des populations afrodescendantes des Amériques et des Caraïbes, ce qui nous amène à déclarer ce qui suit:
1. Nous considérons comme étant important le besoin de créer et de renforcer les liens solidaires avec les filles et les fils de la diaspora africaine. Nous devons créer un réseau visant à faciliter la communication et l'unité entre les afrodescendants.
2. De promouvoir le dialogue, la recherche et la diffusion de nos richesses ancestrales et notre situation actuelle.
3. Nous proposons de nous unir pour lutter contre toutes les formes de racisme et de discrimination, et de même, de formuler un discours politique cohérent qui représente l’ensemble des afrodescendants devant les États des Amériques. Il est nécessaire d'inciter les États à élaborer des politiques respectant la diversité culturelle et à promouvoir la reconnaissance des afrodescendants.
4. D’encourager l'engagement et la sensibilité des jeunes en affirmant le patrimoine culturel de nos communautés rurales et des quartiers urbains. C’est dans ce sens que nous avons soutenu (l’idée des) musées communautaires des afrodescendants dans les Amériques et les Caraïbes. Nous soutenons la proposition visant à créer un réseau de musées de la diaspora africaine.
5. Nous apprécions les savoirs traditionnels et toutes les expressions sociales, culturelles, religieuses, politiques, productives, scientifiques et artistiques des afrodescendants des Amériques et des Caraïbes.
6. De générer une politique d'État qui inclut l'éducation ethnique et en particulier l'histoire de l'Afrique, de la diaspora et les contributions diverses des Afrodescendants sur chacun de nos territoires.
7. Nous devons être des acteurs sociaux au sein de nos communautés pour générer des processus de changement permettant d’améliorer la qualité de vie des jeunes et celles de nos familles. Des mesures urgentes sont requises pour surmonter la pauvreté et l'exclusion. Nous avons besoin de meilleures conditions d’emploi, d’éducation, de santé, de logement et services de base pour nos populations.
8. Nous reconnaissons et apprécions toutes les ethnies et les cultures du monde, et dans ce sens, nous faisons la promotion du dialogue et des relations interculturelles harmonieuses pour promouvoir la paix et la démocratie. Nous, les nouvelles générations voulons l'équité, l'égalité et le respect mutuel.
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga
Les personnes soussignées ont signé cette déclaration.
-Reyes Gálvez, Carlos Eugenio. Villa María del Triunfo-Lima
-Sánchez Cabana, Jenny Elizabeth. Cercado-Lima
-Reyes Gálvez, Claudia del Pilar. Villa María del Triunfo- Lima
-Gonzales Matute, Sharún Mía. Comas- Lima (Makungu para el Desarrollo)
-Medrano Bustamante, Luisa Anaí. Surco- Lima
-Ramírez Shupingahua, Jorge Rafael. La Perla- Callao-Lima
-Belahonia Aguirre, Víctor Rodolfo. Villa María del Triunfo- Lima
-Cortez Alache, Stefany. San Juan de Lurigancho- Lima
-Olivares Valer, Rossi. Cercado- Lima
-Mendoza Villamarín, Luis Lorenzo. El Carmen- Chincha-Ica
-Campos Ramos, Aymet. Guayabo- El Carmen Chincha-Ica
-García Ramos, Erica. Guayabo- El Carmen Chincha-Ica
-Pachas Chávez, Jorge Rodolfo. Sunampe-Chincha-Ica
-Alzamora Zapata, Ony Wendy. Yapatera-Chulucanas-Piura
-Alvarado Bermeo, Diana Eloisa. Yapatera-Chulucanas-Piura
-Núñez Montenegro, Luis David. Zaña- Chiclayo
-Mondragón Saavedra, Roberto. Capote- Picsi- Chiclayo
-Juárez Marchena, Daniela. Zaña- Chiclayo
-Valdivia Correa, Juana Aeropajita. Zaña- Chiclayo
-Berry, Maya Janeen. New York City. New York USA
-Williams, Jessica Ashley Jeanene. Chattanooga-Tennessee. USA
-Burga Navarrete, Natalia Del Milagro. Zaña- Chiclayo
-Apaéstegui Alvarado, Dean Michael. Zaña- Chiclayo
-Briones Romero, Valdermar. Zaña- Chiclayo



