Le Garifuna Collective de retour d’une performance aux Jeux Olympiques

Mais le point fort de la tournée a été la performance à l’Olympiade Culturelle ans le cadre des Jeux Olympique d'Hiver 2010 à Vancouver, Canada. Nous avons rencontré le groupe ce matin et recueilli leurs impressions après la tournée - où – aussi bizarre que cela semble - pour la première fois, ils ont dû jouer face à des publics assis. Desiree Diego nous a indiqué que le Collectif de Femmes les a amenés à se lever.
Desiree Diego, Chanteuse d'Umalali
“Il faut faire ce changement quand tu es sur scène, parce qu'il faut leur faire ressentir que tu es connecté avec eux, il faut donc essayer de les faire quitter leurs sièges, ce qu'ils ont fait, car quand tu les invites… il y a même des étudiants pour lesquels nous avons joué auxquels on a demandé de monter sur scène et ils ont dansé avec nous. Ils ont même chanté avec.”
Joshua Arana, Collectif Garifuna
“La musique parle une seule langue, elle parle la musique. C'est une langue universelle, soit tu l'aimes, sois tu ne l'aimes pas, et ce qu'il y a avec ça c'est que pour une raison quelconque les gens ont tendance à apprécier ce qui st différent et ce que nous proposons est différent de ce à quoi ils sont habitué, ce fut donc exceptionnel.”
Sam Harris, Collectif Garifuna
“Je pouvais voir les gens ressentir l’effet de ce que la musique essaie de dépeindre et des fois tu regardes cela et tu vois la réaction des gens. Une des choses sur lesquelles je me base, ce sont les rédacteurs, ceux qui écrivent, ceux qui donnent le résultat le jour suivant, ceux qui écrivent pour les magazines. C’est vraiment sur eux que le tout repose et tous les articles étaient vraiment bons, ils étaient bons.”
Keith Swift,
“Comment était la réception?”
Joshua Arana,
“C'était super, exceptionnel. En réalité, c'était beaucoup mieux que ce à quoi les promoteurs s'attendaient.”
Keith Swift,
“Quels furent les points forts de cette tournée?”
Joshua Arana,
“Cette fois-ci, ce fut évidemment Vancouver. Nous avons joué pour les Olympiques et les billets étaient tous vendus, même avant que nous soyons sur place, et la musique a très bien été reçue, donc c'était super.”
Desiree Diego,
“Le point fort pour moi ce fut ces femmes sur la scène, pour nous le fait de prendre les devants et être sur la scène comme on a l’habitude de le faire, mais nous étions d’abord en retrait et maintenant on prend les devants.”
Al Ovando, En charge de la Logistique
“Il y a eu plusieurs moments forts, de nouveaux endroits pour les groupes, chaque fois que nous allons quelque part d'autre, c'est nouveau, chaque endroit est comme totalement différent du suivant, donc à chaque endroit, il y avait quelque chose unique et c'est vraiment une bonne chose pour le groupe et une belle expérience pour moi également .”
Keith Swift,
“Quel a été le point fort pour vous?”
Sam Harris,
“Il y en a eu quelques-uns, mais je pense que Vancouver s’est avéré vraiment bien, je pense que le New Hampshire c'était également superbe. Les autres c’était OK, mais je pense que ces deux là étaient vraiment les points forts.
”
Le Collectif Garifuna a joué dans plus de 20 pays sur 3 continents. Ils présenteront des performances en Europe en Juillet prochain.
Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/
Célébration de la “Journée de l’Amour Afro” à l’Université du Pacifique
Conférences, tables rondes, défilés de mode avec des tenues africaines, expositions artistiques, soirées dansantes, et des pratiques de jeux traditionnels ont agrémenté l’événement qui se tenait Campus Universitairet.
La "Journée de l’Amour Afro (Día del Amor Afro)" est une manifestation née en 2005 à l’initiative d’un groupe d’étudiants de l’Université del Pacífico et de l’Université del Quindío, en tête desquels le chercheur Santiago Maure. Elle a pour but de reconnaitre et à d’intégrer à la ville les contributions apportées par les afrodescendants à la construction du pays, et de renforcer le patrimoine culturel qui définit les afros du Pacifique colombien.
Selon Juana Francisca Álvarez, directrice des Arts et de la Culture à Université del Pacífico, "cette journée permet de souligner certaines caractéristiques de la culture afrodescendante par un dialogue qui lie le passé et le présent, en mettant un accent particulier sur les potentialités ".
La docteure Nancy Vor Eck et Félix Suárez Reyes, détenteur d’une Maitrise, ont pris part à cette cinquième édition par leurs réflexions sur la culture afro. Pour sa part, le docteur Santiago Maure, par le biais d’une vidéoconférence a exprimé sa joie de voir comment l’initiative qu’il a lancée a pu se prolonger dans le temps. Il a ainsi félicité ses organisateurs ainsi que la Rectrice de l’Université, docteure María Carmela Quiñones Góngora, pour son engagement dans la perspective ethnique.
Par la réalisation de cette nouvelle édition du "Día del Amor Afro", l’Université del Pacífico continue de démontrer qu’elle est une institution qui contribue au renforcement de l’identité ethnique et communautaire des communautés du Pacifique colombien.
Source : http://www.soydebuenaventura.com
Traduit de l'Espagnol Par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/
Des artistes afrocolombiens brillent lors d’une rencontre de danse internationale Afro
L’événement est considéré comme une vitrine de la culture de populations noires du Pacifique.
Rédaction Esmeraldas
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/
On connait les vainqueurs du plus grand rendez-vous de la culture afro qui se tient chaque année à la plage de Las Palmas à Esmeraldas lors du Carnaval. Les artistes venus de la Colombie
Ce festival considéré comme la plus importante vitrine des arts des populations noires du Pacifique a ainsi connu un succès.
600 artistes prenaient part à cette édition, parmi lesquels des musiciens et des danseurs venus de six pays. Agustín Ramón Sanmartín, directeur du Conservatoire de Musique d’ Esmeraldas a indiqué que l’on peut constater les progrès en termes de qualité, de création et d’interprétation en musique et en danse traditionnelle et libre. Il a mis l’accent sur les souligné que les apports harmoniques, qui représentent l’essence rythmique qui caractérise la culture afro. 
Pour la ville d’Esmeraldas et ses autorités, ce festival, qui fêtait ses neuf ans est un défi qui les oblige à s’améliorer chaque année.
C’est ce qu’estime Katia Ubidia, directrice de la culture de la Ville. En réalité il s’agit d’un évènement annuel qui réunit chaque année des milliers de personnes. Lors des spectacles, on fait ressortir l’élégance des danses enlevées et sensuelles et la musique joyeuse à base de percussion. Les paroles sont toujours. Ils chantent à la vie, à la nature sans oublier leur passé lointain d’esclavage.
Les organisateurs estiment que 4000 personnes se sont réunies au quotidien pour profiter du spectacle Le caractère gratuit des spectacles - une contribution culturelle de la Municipalité qui est responsable de l’organisation- est un détail sans doute important.
Musique antillaise : Le tumbélé, connaissez ous?
Jean-Christophe Laurence |
La planète réédition n'a décidément plus de frontières. Poussés par le vent de la mondialisation, les archéologues du disque continuent d'explorer de nouveaux territoires, en quête de perles exotiques oubliées.
C'est notamment le cas du label anglais Soundway qui, après s'être longtemps concentré sur l'Afrique de l'Ouest (Ghana Soundz, Nigeria Special) vient de lancer Tumbele! et Panama! 3, deux compilations consacrées à la musique antillaise et panaméenne des années 60 et 70.
Disons-le haut et fort: Tumbele! est notre coup de coeur du dernier mois. Cette collection de 20 chansons est non seulement idéale pour toute soirée tropicale qui se respecte, mais c'est aussi un excellent polaroïd de la scène musicale qui a fait vibrer la Martinique et la Guadeloupe de 1963 à 1974.
On y découvre une foule de groupes inconnus avec des noms délicieux (Les Kings, les Léopards, l'Ensemble Abricot, Monsieur Dolor et les Guitar Boys) qui parcouraient les îles avec ce nouveau son destiné aux planchers de danse. À la biguine, musique vedette de l'époque, se mélangeaient les rythmes afro-caribéens traditionnels (Tumbélé, Gwo Ka), le kompa haïtien, le groove latino-américain et même la rumba congolaise. On était encore loin du zouk, mais déjà, le métissage était surprenant. Certains groupes, comme Les Loups Noirs et La Perfecta, allaient même jusqu'à intégrer quelques touches de psychédélisme à leur melting pot créole, créant une mixture pour le moins décalée.
Versant latino de ce mélange improbable, l'album Panama! 3 (troisième volume de la série) s'avère tout aussi surprenant. Gravées entre 1960 et 1975, les 23 chansons ici sauvées de l'oubli nous rappellent que le Panama ne se résume pas à son canal, à son fameux chapeau et à son fort taux de criminalité.
Grâce à sa population cosmopolite et à sa position géographique hautement stratégique (à la jonction des deux Amériques et de deux océans), ce petit pays d'Amérique centrale s'est créé une culture tout à fait unique, au carrefour de toutes les influences.
Entre calypso caribéen, cumbia sud-américaine, guaracha cubaine, guajira-jazz et rythmes primitifs, sa musique ne fait pas exception. Ce qui est exceptionnel, en revanche, c'est que Panama! 3 documente une période tout à fait particulière de ce style bigarré, alors marquée par l'influence de la musique soul américaine et l'apparition des guitares électriques. Plutôt funky, le résultat ne manquera pas de séduire les amateurs de groove et les DJ branchés qui veulent sortir des sentiers battus.
Alors voilà. Si vous n'aviez pas prévu de semaine dans le Sud pendant les Fêtes, voilà de quoi compenser: deux fascinants voyages dans l'espace et le temps, qui témoignent d'une richesse planétaire à peine exhumée. Bonnes vacances sur la plage...musicale.
Deuxième Festival de la Marimba à Cali
Cette deuxième version du Festival de la Marimba compte réunir plus de 50 000 spectateurs. La Ministre de la culture clôturera le Festival en compagnie de José Antonio Torres ‘Gualajo’ et Yury Buenaventura.
Bogotá, décembre 2009. La Secrétaire de la Culture de la Valle a inauguré ce vendredi à Cali le IIème Festival de la Marimba auquel prennent part 16 groupes de Valle, Cauca et de Nariño, en compétition pour la couronne du ‘Roi de la Marimba 2009’.
Ce sont 160 musiciens qui participent à ce grand événement qui se tient sur la Plaza de Toros de Cañaveralejo entre le 18 et le 20 décembre.
Les groupes participants sont les suivants
‘Semilla Africana’, de Puerto Tejada, Cauca.
‘Amanecer Guapireño’, de Guapi, Cauca.
‘Huellas Africanas’, de Puerto Tejada, Cauca.
‘Fundación Folclórica Manglares’, de Pradera, Valle.
‘Zapato al Pie’, de Mosquera, Nariño.
‘Semillas del Litoral’, de El Charco, Nariño.
‘Nuevo Renacer’, de El Charco, Nariño
‘Raíces Folclóricas del Pacífico’, de Popayán.
‘Ruiseñores’, del Pacífico de Buenaventura, Valle.
‘Estampa Folclórica’, de Buenaventura, Valle.
‘Los Hijos del Folclor’, de Buenaventura, Valle.
‘Guascanato’, de Ladrilleros, Valle.
‘Chachajito’ de Buenaventura, Valle.
‘Marimbas, Bantúes’, de Buenaventura, Valle.
‘Chigualito’, de Bogotá, Cundinamarca.
‘Huellas del Pacífico’, de Cali, Valle.
Nino Caycedo, secrétaire à la Culture del Valle a confirmé que seront présents les invités internationaux comme le Roi la Marimba en Équateur, “Papá Roncón” et le Groupe Folklorique Taller de Danzas D´Perú. Les groupes colombiens qui participeront en tant qu’invités ce cette version du Festival sont: Totó la Momposina qui donnera un spectacle spécial de musique de marimba, les groupes traditionnels de marimba Socavón, Benigna Solís et les Belajé del Pacífico, Canalón et Corculguapi.
La ministre de la Culture, Paula Marcela Moreno Zapata, est l’invitée spéciale pour la clôture du Festival ce 20 décembre, qui aura pour manifestation spéciale la performance d’un ensemble de musique de la région Pacifique, sous la direction du Groupe Bahía (Candelario González), du maitre Gualajo et du célèbre chanteur colombien Yury Buenaventura.
Les personnalités chargées d’évaluer les 16 groupes qui prennent part à cette seconde édition du Festival de la Marimba sont: la Sénatrice Piedad Córdoba; le maitre Héctor Javier Tascón, spécialiste de la marimba et des rythmes du Pacifique Sud; le musicien Emeris Solís, expert en percussion folklorique ; l’écrivain et journaliste Umberto Valverde et la chanteuse originaire de Guarapi Benigna Solís.
Pour plus d’information :
Secrétariat de la Culture de Valle del Cauca
Tel 092-6200063 o 092-6200064
Cellulaire: 3006109361
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga
Journée Nationale du Candombe, de la Culture AfroUruguayenne et de l’Équité Raciale
La célébration de la “Journée Nationale du Candombe, de la Culture Afrouruguayenne et de l’Équité Raciale”, montre la richesse d’un collectif, et vise à faire connaitre leurs origines et à promouvoir leurs droits. D’autre part, l’Uruguay présentera le Plan National contre la Discrimination dans le cadre de l’Année Internationale du Rapprochement des Cultures en 2010, organisé par l’UNESCO, a annoncé María Elena Martínez la Directrice des Droits Humains du MEC.
À l'occasion de la célébration le 3 décembre de la “Journée Nationale du Candombe, de la culture afrouruguayenne et l'Équité raciale”, diverses activités spécifiques sont réalisées durant le mois de décembre et elles visent à promouvoir leurs droits et leurs manifestations culturelles.
Notre pays a demandé à l'UNESCO de déclarer le candombe musique de notre société apportée par les descendants d'africains, explique la Directrice des Droits Humains du Ministère de l'Éducation et de la Culture María Elena Martínez.
Bien qu'il s'agisse d'une manifestation qui fortement répandue, les afrodescendants constituent une minorité dans notre pays, environ 10% de sa population, avec un pouvoir
social, économique et culturel relatif. C'est la raison pour laquelle on considère que leur survie est en danger.
La Déclaration émise par l'UNESCO en 2009 est d’une extrême importance pour cette expression culturelle et pour notre société.
Le candombe, qui est d'autre part très apprécié par le peuple uruguayen, permet de reconnaitre l’existence des afrodescendants qui ont de plus des caractéristiques culturelles propres que l'on doit également reconnaitre, explique la Directrice.
Le collectif ethnique représenté par les Afrodescendants se trouve dans une situation de désavantage des points de vue économique, culturel, social, de l'habitat par rapport à la société uruguayenne.
Par conséquent, affirme Martínez, la “Journée du Candombe, de la Culture Afrouruguayenne et de l'Équité Raciale” vise à faire prendre conscience de l'histoire de ce groupe.
Cette journée est l'occasion de montrer un groupe dans toute sa richesse, de connaitre ses origines et de prendre conscience du soutien dont ils ont besoin pour exercer leurs droits à l'égalité.
Dans ce cadre, le gouvernement met en place diverses politiques publiques. Avec le soutien du Ministère des Transports et des Ouvrages Publiques (MTOP) ainsi que l'Intendance Municipale de Montevideo (IMM), la récupération et la construction de logements.
D'autre part, le Ministère de l'Éducation et de la Culture octroie des bourses qui permettent aux diplômés universitaires d’effectuer des études à l'étranger, et des démarches sont en cours dans le même sens pour l’Éducation secondaire.
Dans le même temps, des études sont réalisées pour connaitre la situation des afrodescendants avec plus d'exactitude au niveau de leur participation à l’enseignement tertiaire.
Le recensement qui sera réalisé en 2010 permettra de connaitre les chiffres sur les zones de résidence, la situation au niveau de la santé, l'éducation et d'autres aspects.
On pourra ainsi disposer des données concrètes pour planifier les politiques les plus adéquates et les plus efficaces.
De plus, à l'occasion de la célébration en 2010 de l'Année du Rapprochement des Cultures organisé par l'UNESCO, la Direction des Droits Humains du MEC se prépare à réaliser le Plan National contre la Discrimination.
L’élaboration du Plan a surgi du compromis assumé par notre pays devant le Conseil des Droits des Nations Unies. Des techniciens provenant d’autres pays participent à cette initiative soutenue par la Coopération espagnole et par les Nations Unies.
Le Plan représente la contribution de l'Uruguay aux cultures, en considérant la richesse qu'implique l'apport d'une culture nouvelle pour une société et que “les sociétés les plus riches sont celles qui intègrent différentes cultures”, comme l'indique les Nations Unies. L'Uruguay en est un clair exemple.
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga
Le musicien hondurien Aurelio Martínez affirme que "l’artiste n’est pas compatible avec la politique"
Londres, 5 déc (EFE).- Facilement rieur et d’un air jovial, le musicien hondurien Aurelio Martínez devient sérieux lorsqu’il parle de la politique dans son pays, après être sorti "brûlé" de son périple de député, pour n’avoir pas pu faire avancer ses projets et du fait qu’il est en désaccord avec la manière dont le président Manuel Zelaya a été écarté du pouvoir.
"On arrive avec ses rêves et on se rend compte qu’on ne peut les réaliser, puisqu’il faut être parrainé par un de ses dinosaures parmi les dirigeants politiques dominants", se lamente Martínez, dont le mandat de député se termine en janvier 2010.
Le musicien se trouve actuellement à Londres où il a donné un concert vendredi lors de la soirée d’adieux du programme de mécénat bi-annuel organisé par la compagnie de montres Rolex, grâce auquel il a partagé la scène et des expériences avec Youssou N'Dour, considéré comme l’un des artistes africains les plus influents.
Aurelio Martínez est de l’ethnie garífuna, provenant du mélange des esclaves africains arrivés sur le continente américain au 18ème siècle et les indigènes mayas, avant d’être éparpillés dans les régions de la Caraïbe du Belize, du Guatemala, du Honduras et du Nicaragua.
L’artiste hondurien chante ainsi dans la langue de cette communauté –même s’il a également des chansons en espagnol-, un détail qui reflète la tentative de défendre l’identité d’une ethnie "discriminée" et disséminée dans divers pays.
C’est la situation de pauvreté et de précarité qui touche certains des lieux d’établissements garífunas au Honduras qui l’a poussé à se présenter aux élections, même si sa carrière politique est désormais terminée.
Il admet, résigné, que "l’artiste n’est pas compatible avec la politique. Du moins avec la politique traditionnelle, partisane".
Martínez est devenu l’un des premiers députés garífunas à siéger au Congrès du Honduras, le théâtre d’une polémique qui a eu un retentissement International après le coup d’État qui a poussé le président Manuel Zelaya hors du pays en juin dernier.
"Zelaya a fait beaucoup de mauvaises choses durant son mandat, mais je ne suis pas d’accord avec la manière dont les choses se sont faites", indique le musicien hondurien, particulièrement préoccupé des conséquences sur les plus défavorisés de son pays des sanctions internationales suite au coup d’État.
Les garífunas –également connue comme "la communauté noire"- subissent une discrimination raciale comparable par exemple à celle dont souffrent les haïtiens en République Dominicaine à cause du ton plus sombre de leur peau, une réalité que n’oublie pas l’artiste.
Fortement influencé par la religion catholique-comme en témoigne le crucifix qui pend sur sa poitrine-et adepte de certains rites ancestraux de son peuple, Martínez affirme qu’il espère pouvoir un jour signifier la même chose pour le Honduras que son mentor pour le Sénégal.
"J’ai passé presque un moi avec Youssou et c’était incroyable. J’ai fait la connaissance de sa famille, de son travail social, et je pense que là-bas, il est plus important que le Premier Ministre", souligne le hondurien, admirateur du musicien africain pour le Soutine qu’il apporte aux plus pauvres.
Durant son séjour dans le pays africain, il a non seulement réalisé "un rêve qu’il avait depuis longtemps", mais il a également pu monter sur la scène avec Youssou N'Dour et Performer devant 45.000 personnes lors de l’inauguration d’un stade sportif.
Il se sent "aimé et respecté" par son pays, le Honduras, même s’il aimerait être connu pour ce qu’il considère comme ses meilleures chansons, chantées en garífuna, et non seulement pour la thématique "Pompa con pompa" ("Fesses et fesses").
"Le Honduras est à ses débuts au niveau culturel. Le pays devrait reconnaitre la culture garífuna comme l’Europe ou l’Asie le font. Il faudrait investir dans la culture vivante, plutôt que de se préoccuper uniquement de conserver de vieux édifices de l’époque coloniale espagnole comme le fait le Gouvernement ", revendique un Aurelio Martínez combattif.
Dans un futur immédiat, le musicien prévoit sortir un nouvel album, un travail qui n’a pas encore de titre, mais dont il promet qu’il continuera de refléter les préoccupations sociales de son peuple.
Agencia EFE S.A.
Une exposition à la recherche de l’âme afroéquatorienne
Bien que les minorités ethniques vivent au sein de la société équatorienne depuis des siècles, très peu de personnes les connaissent réellement de l'intérieur.
C'est l'avis d'Edizon León, un artiste et gestionnaire culturel afrodescendant qui expose son travail à la Maison des Arts La Ronda (Casa de Artes La Ronda ) (Au 999 de la traditionnelle rue La Ronda) de même que Patricio Estévez et d'Alice Trepp.
Selon lui, la relation que la majorité de la société continue d'établir avec le monde afro est basée sur des préjugés. “Des préjugés qui peuvent être autant négatifs que positifs, naturellement entre guillemets. Les gens pensent que l’afrodescendant est violent, pauvre, délinquant ou paresseux. Ou d'un autre côté, qu'il est seulement capable de jouer au football ou la marimba”.
Ces constructions symboliques empêchent un rapprochement véritable des afrodescendants, et poursuit León, rend impossible une communion dans la vérité humaine avec ces groupes.
L'exposition ‘Fotoescultura’ qui sera présentée à la Ronda jusqu'au 6 décembre a été organisée pour contrecarrer un peu cette perception. L'horaire diffère quelque peu selon les journées. Le mardi de 09:30 à 17:307:30, le mercredi et jeudi de 09:30 à 20:00, le vendredi et samedi de 09:30 à 23:00, et le dimanche de 11:00 à 15:00. L'entrée est toujours gratuite.
León comme Estévez a réalisé des collections photographiques qui décrivent le quotidien des communautés noires du nord d'Esmeraldas, de la valle del Chota et de différents quartiers de Quito. Le format utilisé est principalement celui du portrait, qui donne une sensation immédiate de proximité et d'identification.
Sont également présentées plusieurs sculptures de l'artiste équatorienne de parents suisses Alice Trepp, qui a réalisé des pièces grandeur nature représentant différents personnages comme des vendeurs, des personnes âgées et des enfants.
Cette rencontre entre la photographie et la sculpture permet de construire un regard intérieur autour de la façon d'être des communautés afroéquatoriennes et de leurs coutumes culturelles.
Traduit de l’Espagnol Par Guy Everard Mbarga
Jay-Z, Will et Jada Pinkett Smith, producteurs associés de la comédie musicale ‘Fela!’
Par PATRICK HEALY
Traduit de l’Anglais par Guy Everard Mbarga
Jay-Z, Will Smith et Jada Pinkett Smith ont signé un contrat en tant que producteurs de la nouvelle comédie musicale de Broadway "Fela!, et seront présents lors de la soirée de lancement du spectacle au Théâtre Eugène O'Neill lundi prochain 23 novembre, selon un responsable de la publicité.
"Fela!" sera la première occasion pour Jay-Z et les Smith de rejoindre une équipe de production d'un spectacle de Broadway. Leur implication artistique dans la comédie musicale ne sera que minime, étant donné que le spectacle est déjà en avant-première et avait été acclamée par les critiques lors de son passage à l’Off Broadway l'an dernier.
Mais la présence de trois personnalités de haut calibre lors de la soirée d'ouverture, et la probabilité qu'ils feront la promotion du spectacle à travers des apparitions à la télévision et des entrevues auprès des médias élargiront à coup sûr le profil du public prospectif de "Fela!", à un moment où les amateurs de théâtre ont l'embarras du choix pour les comédies musicales de Broadway.
Les reprises de "Ragtime", "Finian's Rainbow" et "Bye Bye Birdie" ont débuté cet automne, tout comme la nouvelle comédie musicale "Memphis", et le retour tant attendu de "A Little Night Music" de Stephen Sondheim qui sera lancé le mois prochain. Plusieurs spectacles musicaux de la saison dernière, comme "Billy Elliot", "Hair" et "Next to Normal" restent très courus.
Conçu par le vainqueur du Tony Award, le chorégraphe Bill T. Jones,"Fela!" est centré sur la vie et sur le travail de la superstar de l'afrobeat Fela Anikulapo Kuti. Aucune star connue à grande échelle n'est présente dans le casting, ce qui rend l'implication de Jay-Z et des Smith un atout encore plus important du point de vue marketing.
Le montant investi par les trois stars dans la comédie musicale restait inconnu, et aucun d'eux n'était immédiatement disponible pour des entrevues selon le responsable de la publicité Billy Zavelson.
Il a également confirmé que la date d'ouverture serait le 23 novembre, comme prévu initialement. Jay-Z avait auparavant un conflit d'horaire pour le 23 novembre, le 24 est donc devenu une option dans le cas où les Smith pouvaient réorganiser leur propre agenda. Mais l'organisation des emplois du temps des trois vedettes a été négociée, et chacun d'eux fera une apparition relativement rare sur le tapis rouge de Broadway.
La ville de Houston au Texas établit un "Andy Palacio Day"
Par Adolph Lucas -
Traduit de l’Anglais par Guy Everard Mbarga
Novembre 2009
Le chanteur, auteur-compositeur et champion du peuple Garifuna, Andy Vivian Palacio sera reconnu par la ville de Houston, au Texas le 2 décembre, jour de son anniversaire.
La journée sera connue sous le nom d’Andy Palacio Day. La ville de Houston reconnaît les contributions d’Andy Palacio à la musique Garifuna et l'héritage de l'œuvre de sa vie sur la culture Garifuna.
Le maire de la ville de Houston, Bill White, fera la proclamation de cette journée. Selon White, Andy Palacio a laissé une marque importante sur l'histoire contemporaine, et il affirme que les riches traditions culturelles sont très populaires auprès de nombreux citoyens de Houston.
"Andy Palacio, du Belize, est un exemple remarquable de poète, de musicien et de militant, " affirme M. White.
Le maire a rappelé qu’Andy Palacio était le premier artiste musicien en provenance du Belize à avoir un clip vidéo à la télévision internationale, et il a popularisé la musique Garifuna et promu une plus forte connaissance des peuples Garifuna par le biais de son art.
Andy Palacio a reçu le prix du "Best New Artist" lors de la cérémonie des Caribbean Music Awards en 1991 et a reçu le BBC Award for World Music in the Americas en 2008.
Il est né le 2 Décembre 1960 et a grandi dans le village côtier de Barranco, travaillant sur une courte période comme enseignant avant de se tourner vers la musique. Il est mort le 19 Janvier 2008.
Palacio avait été nommé Ambassadeur Culturel de Belize et Administrateur Adjoint de l'Institut National de Culture et d'Histoire en 2004, et s’était dévoué à la préservation de la musique et de la culture Garifuna.
En 2007, les années de travail de Palacio avec le projet Stonetree’s Garifuna All-Stars atteint son apogée avec la sortie de l'album acclamé Wátina. Wátina présentait une équipe multigénérationnelle de musiciens Garifunas du Belize, du Guatemala et du Honduras (dont le chanteur octogénaire Paul Nabor).
Avec le succès de l'album Wátina, Palacio fut nommé Artiste de l'UNESCO pour la paix et remporta le prestigieux Prix WOMEX en 2007.
En tout, il a sorti plus de cinq albums originaux, dont le tout premier Nabi en 1990. Il a également beaucoup voyagé pour faire la promotion de sa musique et pour des performances.
Le 17 Janvier 2008, Palacio est soudainement tombé malade avec deux "attaques ressemblant à un ictus." Selon un communiqué de presse de Stonetree Records, il est mort à Belize à 21:00 heures le 19 de Janvier "d’une hémorragie cérébrale massive et grave du cerveau, d’une crise cardiaque et d'une insuffisance respiratoire. "
Les Garifuna célèbreront le Garifuna Settlement Day, le jeudi, 19 Novembre, avec pour thème de l'album d’Andy Palacio WATINA, Gunfuli wamei hayumahan wayunagu, qui signifie : allez, répondons à l’appel de nos ancêtres.









