19 août 2008
L’Exposition Picturale "Figures Révloutionnaires d’Afrique " à Aragua au Venezuela
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Le Ministre des Relations Extérieures a fait don d’une réplique de l’exposition picturale "Rostros Revolucionarios de África"(Figures Révolutionnaires d’Afrique) à la Maison de la Diversité de l’État d’Aragua située à San Mateo. |
Le délégué de la Maison de la Diversité Culturelle de l’État d’Aragua (Casa de la Diversidad Cultural), Enrique Arrieta Chourio a expliqué l’objectif de l’activité au cours d’une cérémonie organisée pour l’ouverture officielle de l’exposition dans la région,
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Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga |
11 août 2008
À la découverte de Casa áfrica du sénégalais Ibrahima Gaye à Belo Horizonte
La rencontre avec nos ancêtres. Écouter les conteurs d’histoire, exalter et la culture africaine– par le biais de la musique, de la danse, du théâtre, la cuisine et les coutumes costumes... "Tant qu’il n y aura pas de lions historiens, la gloire de la chasse ira toujours au chasseur "
PAR CIDA SILVA |PHOTOS : NETUN LIMA
TRADUCTION DU PORTUGAIS PAR GUY EVERARD MBARGA
TOUT A COMMENCÉ AVEC L’ARRIVÉE au Brésil du sénégalais Ibrahima Gaye. Il avait choisi la ville de Belo Horizonte où il s’installa pour créer et développer le Centre Culturel Casa Africa (CCA) par le biais de multiples actions, toutes fonctionnant à plein régime. C’était en 2003. L’objectif de cette entité est de propager, de cultiver, de diffuser et de préserver la culture africaine et de sa diaspora, et toutes ses formes de manifestations, en sauvegardant ses valeurs, et en produisant non seulement un plus grand rapprochement entre nous, noirs d’ici et de là-bas, mais également ouvert à l’échange et au développement mutuel entre toutes les ethnies.
Après cinq années d’existence, la Casa África a déjà réalisé des événements auxquels ont assisté des personnalités illustres du Brésil et d’autres parties du monde. Entre autre personnalités, on peut signaler le directeur des arts au Ministère de la Culture du Sénégal Alioune Badiane; la compagnie théâtrale de Peter Brook; la cinéaste et anthropologue américaine Sheila Walker; l’anthropologue jamaïcain Moore; l’ambassadeur de Cuba au Ghana Rashed Inusah; Les Go de Koteba, groupe de théâtre musique et danse et Germaine Acogny, sénégalaise et précurseur de la danse afro contemporaine. Des artistes comme Marlene Silva, Maurício Tizumba (chanteur, compositeur et acteur), ale groupe de théâtre Olodum, Babilak Bah, Celso Moretti et le groupe Tambolelê (inspiré par les tambours de Minas, mélange la sonorité d’origine africaine au swingue de la musique contemporaine mondiale).
La Casa África offre au public une série d’activités permanentes : exposition d’arts plastique, culinaires et de littérature. Tout se passe dans une ambiance typiquement africaine. Pour visiter l’espace pendant les heures commerciales, il faut prendre rendez-vous par téléphone. La semaine culturelle du Sénégal fait partie du calendrier de manifestations du CCCA et a lieu autour de la date de la libération du Sénégal de la domination française, le 4 avril 1960.
PROJETS |
Cine Casa África: vise à amener le travail réalisé par le cinéma africain – une des manifestations culturelles de ce peuple la moins connue au Brésil – au public de Belo Horizonte. Des films du continent noir font déjà partie des événements produis à la Casa África filmes do continente negro.

Expresso África: Une émission actuellement retransmise par la radio UFMG Educativa FM, de l’Université Fédérale de Minas Gerais. Son lancement a eu lieu en avril. Il s’agit d’un programme éducatif qui parle aux auditeurs de la culture, de l’histoire et de la diversité de la "Mère Afrique". En une heure, on passe des entrevues, des proverbes africains, de la littérature ou des recettes culinaires. On peut également écouter Expresso África sur www.casaafrica.com.br. L’émission devrait être accessible bientôt dans d’autres états brésiliens.
Griot: révérence à l’oralité africaine | ||
Les Griots, dans la tradition africaine sont les conteurs d’histoire, des musiciens des poètes et maitres dans l’art de la rhétorique. Les griots sont responsables de la sauvegarde de la culture de l’Afrique et des Diaspora Africaine .Ils explorent la dimension rythmique et sonore de la parole. Le Centre Culturel réalise une nuit par mois un événement durant lesquels sont présentés ces maitres qui réalisent un show décontracté qui finit par provoquer le rapprochement de l’audience et des artistes. En 2007, dans le cadre d’un partenariat avec la Fondation Municipale de la Culture et grâce à des ressources offertes par le Fond des Projets de la Loi Municipale d’encouragement à la Culture ( Fondo de Projetos da Lei Municipal de Incentivo à Cultura) de Belo Horizonte, la Nuit du Griot fut plus intense. Ils étaient sortis de la Casa et avaient mis les pieds dans des lieux mieux adaptés comme le Palais des Arts et la Casa do Conde (les deux dans la capitale mineira). Le Griot de 2008 qui débutait le 5 juin avec des hommages à Abdias Nascimento (avec des projections de films sur ce célèbre militant dans le combat contre la discrimination raciale au Brésil, et des dialogues). Le 7 août, ce sera au tour du chanteur Chico César. Nei Lopes, écrivain confirmé dédié à la culture noire se retrouvera sur la scène le 11 septembre. Raquel Coutinho illuminera la fête le 10 octobre. La clôture aura lieu le 11 novembre avec le chanteur mineiro Vander LeeRicardo Aleixo, interprète de poésies. |

ÉDUCATION |
Cultura Afro nas Escolas (Culture Afro dans les Écoles- CAE). Il s’agit d’une action essentiellement socio-éducationnelle qui vise à faire connaitre l’histoire du continent africain aux professeurs et aux élèves de l’école primaire et secondaire. L’objectif est la valorisation et la promotion de la culture noire, conquises par le biais de la loi 10.639, promulguée en 2003. Avec la participation de la Pontifícia Universidade de Minas Gerais, sont organisées des expositions, des conférences, des ateliers, des débats permettant de former les professeurs (mal préparés dans la grande majorité des cas). Même si elle a été mise en pratique depuis 2004, elle ne fut adoptée officiellement qu’en 2005, en partenariat avec la Fondation Municipale de la Culture de Belo Horizonte. On a déjà enregistré la participation de huit écoles municipales aux activités centrées sur l’histoire, les arts, la cuisine..., ce qu’on considère comme un plan pilote. La loi de l’État pour l’encouragement à la culture étant en cours, le projet est en attente d’application dans d’autres régions de l’État.
Centre de Documentation et de recherche – La Bibliothèque Cheikh Anta Diop, le père du panafricanisme est considéré comme le plus grand penseur africain du 20ème. Il est l’auteur de recherches ayant révélé la négritude et révolutionné l’histoire africaine et du monde lorsqu’il prouva que la race humaine entière provient de descendants africains noirs. L’objectif du Centre est de devenir le centre de références pour les recherches littéraires et historiographiques sur l’Afrique et sa Diaspora.
LOISIRS |
La Casa África a également des programmes pour le divertissement des personnes qui la fréquentent, toujours basés sur la diffusion de la culture de ce continent.
Le Fest'Afro Brasil a transformé la capitale Belo Horizonte en scène des arts nègres, en engageant des artistes brésiliens et africains, des présentations incluant la musique, la danse, la peinture, des conférences, des conférences, des feiras d’artisanat et de beauté, des lancements littéraires, des expositions d’arts plastiques, des spectacles et de danse. La première édition qui a connu un grand succès a été célébrée en décembre 2007.
La date du prochain est déjà prévue Ce sera du 7 au 12 décembre.
Africando-bar. C’est un espace thématique du Centre Culturel dans lequel sont servies des repas de la cuisine africaine et des boissons exclusives au son du continent. C’est un passage nocturne par les enchantements africains.
FABIANA COZZA À LA NUIT DU GRIOT La chanteuse a évoqué avec RAÇA BRASIL ce que représente pour elle la Casa África. Fabiana Cozza a participé au dernier FestAfro aux côtés d’artistes brésiliens et africains parmi lesquels Maurício Tizumba, Titane, Sergio Pererê, Fanta Konaté (de Guinée) et d’autres chanteurs du Sénégal. "Ce festival a été communicatif et le public de Belo Horizonte a accueilli avec beaucoup de passion et de respect toutes les attractions présentées en grand nombre", déclare-t-elle. Pour elle, le Centre Culturel "est un espace qui promeut l’expérience et la pratique des savoirs que nous avons hérité des cultures et des cultes africains les plus différents ".Elle révèle que participer aux projets de cette organisation signifie "aliment et échange, ou encore, permet de vivre l’expérience des savoirs africains, comme la fête, le rituel ...". Pour la Nuit du Griot, le 10 juillet, l’artiste indique être en train de créer un spectacle auquel participera le danseur Irineu Nogueira. |
École de Langues. Le CCCA dispose en son siège d’une salle dans laquelle sont donnés des cours d’anglais, de français, de portugais (pour les étrangers) et d’espagnol. Une nouvelle configuration de ce secteur cette année et des cours de langues africaines, par exemple le Yoruba, seront implantés. Il existe également des projets de distributions de bourse d’études aux élèves faisant partie du secteur public, qui ont des besoins ou qui passent par des situations à risque.

http://racabrasil.uol.com.br/edicoes/121/artigo87761-4.asp

30 mai 2008
La semaine de l'Afrocolombianité a été célébrée
| Publié le Lundi, 19 Mai 2008) |
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La célébration vise à souligner la diversité culturelle et généréer les mécanismes d'approptriation pouvant permettre aux colombiens de "valoriser la richesse d'un pays multiethnique et pluriculturel |
| Les colombiens célèbrent depuis ce lundi et pour la première fois la Semaine de la Diversité et de l'Afrocolombianité ( Semana de la Diversidad y la Afrocolombianidad) dans 16 villes et municipalités du pays, a annoncé la Ministre de la Culture ue Paula Marcela Moreno. La fonctionnaire a expliqué que la célébration vise à la célébration vise à souligner la diversité culturelle et généréer les mécanismes d'approptriation pouvant permettre aux colombiens de "valoriser la richesse d'un pays multiethnique et pluriculturel." "La Colombie est un pays dont l'environnement et la culture sont divers, ce qui représente une composante fondamentale de l'identité collective et et constitue la base de la cohésion sociale ", a indiqué la ministre Moreno. La Journée Mondiale de la Diversité Culturelle a été établi par l'Assemblée Générale des Nations Unies pour l'Éducation, la Sciences et la Culture(UNESCO) en novembre 2001 (célébré le 21 mai en Colomboie). Le parlement colombien a établi la même date pour la commémoration de la Hournée de l'Afrocolombianité, en mémoire de l'abolition de l'esclavage dans le pays par le biais d'une loi promulguée le 21 mai 1851. Selon les chiffres publiés par le Ministère de la Culture, la Colombie compte plus de 80 peuples indigènes et 11,6 millions d'Afrocolombiens qui représentent respectivement 1,5 et 26,83% de la population . La population afrocolombienne se concentre dans 14 des 32 départements du pays. De même, 65 langues indigènes restent présentes en Colombie parmi les 200 qui existaient au moment de la Conquête. Traduit de l'Espagnol par Guy everard Mbarga |
| Source : Noticias RCN |
30 avril 2008
Le carnaval de Salvador au service de la lutte contre le 'racisme cordial' brésilien
Le journal allemand Sueddeutsche Zeitung affirme dans une de ses éditions (début février 2008) que "le Brésil noir mène une révolte au carnaval de Salvador".
Top model Naomi Campbell avec Ilê Ayê au Carnaval bahianais Dans un article intitulé "La lutte contre le racisme cordial" consacré au carnaval de la ville – décrit comme "une démonstration de beauté et de confiance en soi noires" – le journal affirme que "derrière les sons euphoriques de la samba il y a un positionnement politique clair; celui de l’exigence de la fin du racisme". Le journal indique que le carnaval - par la manière dont il est célébré par les groupes comme Olodum, Araketu et Ilê Ayê, et la tradition de la capoeira, une "philosophie en mouvement" qui était le thème du carnaval de 2008 dans la ville- est aujourd’hui "au service de la lutte culturelle contre le 'racisme cordial'". "Ce ne sont pas les lois qui discriminent les personnes, comme ce fut le cas en Afrique du Sud où les institutions comme ce fut le cas des États-Unis. Ce qui fait tomber le mythe de la démocratie raciale vantée au Brésil ce sont les innombrables interdictions subtiles, qui excluent une grande partie des personnes de la vie sociale", raconte le reportage. "Le racisme est une réalité brésilienne, qui se perd au milieu des nouvelles sur la guerre des trafiquants dans les favelas et le crime organisé dans les grandes métropoles". Le journal allemand ajoute qu’il existe "des tendances racistes évidentes " au Brésil: "quand on est un jeune homme noir, on meurt jeune dans les rues brésiliennes ou très souvent on ne survit pas à un séjour en prison". Au carnaval de Salvador, la plus grande ville africaine en dehors de l’Afrique et dans laquelle "encore dans les années 70 les blancs enlevaient leurs enfants de la rue quand les 'groupes afros'passaient", les marginalisés sont rois et les tambours noirs assument pendant six jours le pouvoir dans la ville", indique le journal. Le journal loue le travail de conscientisation et de récupération de l’histoire faite par les groupes, dans une ville dont "près de 80% des habitants sont afrobrésiliens", mais dans laquelle "les héros noirs sont absents des salles de classes". Traduit du portugais par Guy Everard Mbarga |
http://www.bbc.co.uk/portuguese/reporterbbc/story/2008/02/080205_pressreview_tppu.shtml
16 mars 2008
Manifestations de la “danse afro” en Argentine
Cet écrit est tiré d'un livre sur l'histoire de la danse afro à Buenos Aires qui sera édité prochainement dans notre pays.
Par Paula Inés Picarel*
Traduit de l’Espagnol Par Guy Everard Mbarga
A la fin des années 80, lorsque j'ai découvert cette danse, je me suis demandé plus d'une fois ce qu'était cette “chose” qu'on dansait. Pendant plusieurs de ces premières années, j'avais du mal à répondre clairement. Comment peut-on définir avec des mots ce qu'une personne fait avec le cœur?

Peu de recherches ont véritablement été faites pour trouver une définition qui couvre cette danse dans sa complexité. Les premiers professeurs, pionniers dans son enseignement furent afrobrésiliens et afrocubains. Des hommes et des femmes, qui, dans leur majorité sont encore vivants et continuent de l'enseigner en Argentine. Alors, c'est quoi la danse afro? Est-ce une danse brésilienne, afrobrésilienne, afrocubaine ou afroargentine? Est ce un mode d’expression et de communication, un langage intérieur ou une technique de danse? Commençons par le commencement.
En fait, il est possible de trouver une forte relation entre ce qu'on appelle en Argentine tout simplement “danza afro” et la région occidentale de l’Afrique subsaharienne, dans le fond celle dans laquelle vit le peuple yoruba et qui a eu une très forte influence au Brésil et à Cuba à partir de la traite des esclaves. Cependant, il y a également des expressions de cette danse liées à d'autres peuples africains, mis en esclavage dans la région actuelle du Pérou, de la Bolivie, de la Colombie ou des États-Unis et qui ont donné lieu à d'autres divertissements et formes de danse afro que l'on pratique également dans notre pays. En Uruguay et en Argentine, l'expression culturelle qui en découla fut le candombe, une célébration qui ne fait pas partie du passage en revue de ces pages.
Dans ce document, nous nous référerons à ces expressions du mouvement très enracinées en Argentine à partir de la renaissance démocratique des années 80, qui sont intimement liées au peuple africain yoruba et qui sont arrivées dans notre pays à partir du Brésil et de Cuba. Cette précision faite, revenons à notre parcours historique.
La danse, pour les yorubas, n'est pas séparée du reste de la vie. Les yorubas apprennent à danser comme ils apprennent à manger. L'art, la religion, la création, le travail, etc., sont des catégories modernes et occidentales, produit du besoin, de la nécessité de classer ou de nommer les choses. Cependant, ces noms qui nous servent à nous approcher de la compréhension du monde nous gênent en même temps lorsqu’il faut aller en profondeur dans ce qui constitue la cosmogonie des cultures originaires.
La première catégorie sur laquelle nous devons réfléchir est celle qui nous amène à penser chaque acte vital comme une partie d’un tout indivisible. Ainsi, l'acte religieux ou créatif, ou le travail s’intègrent de nouveau dans une même manifestation. Manifestation pour sa part exprimée de multiples façons qui cohabitent dans le même temps et le même espace. Regardez n’importe quel documentaire sur les cultures originaires africaines, et vous constaterez immédiatement que la même scène regroupe des disciplines et des activités différentes. Que font-ils en fin de compte? Il serait difficile de prioriser une des activités par rapport aux autres : la danse par rapport au chant, le chant par rapport au joueur de tambour, le jeu de tambour par rapport aux bras de la femme qui, en plus de chanter et de danser est en train de réaliser un travail quelconque (elle pile des graines dans le mortier, travaille la terre, lave des vêtements, etc.). La scène multifacétique, ne perd pas son intégrité et ne se scinde pas en classifications divisoires.
On pourrait retrouver cette même scène dans une maison de candomblé, expression afroaméricaine qui est le fruit du métissage et de l'adaptation interculturelle, nécessité d'un temps historique qui a marqué le destin de l'Amérique , qui n'est plus la même depuis lors et qui cohabite avec une éternelle et douloureuse contradiction en son sein : celle d’une part de perpétuer positivement des croyances qui n'ont pas succombé à l' “acculturation” et au déracinement, qui ont résisté et survécu de nos jours et qui façonnent également les identités latinoaméricaines actuelles et d’autre part, celle d’avoir été la cause de l'exploitation, du supplice et de l'agonie de leurs ancêtres, dont les descendants de nos jours se comptent en millions.
Le candomblé est une expression religieuse afroaméricaine qui a pris forme au Brésil, particulièrement dans la région de San Salvador de Bahía et Rio de Janeiro. Il est arrivé en Argentine grâce à ce pays frère. À Cuba s’est développée une expression religieuse afroaméricaine dénommée Santería. Sa pratique et ses caractéristiques sont très similaires au candomblé.
Les maisons de candomblé sont de véritables réservoirs de culture. Au delà du fait que leur expression a pris la forme religieuse, produit des inévitables classifications et typologies dont nous les occidentaux avons besoin pour comprendre le monde , les maisons de candomblé et les santerías conservent cette essence intégrée du mouvement de la vie comme un tout inséparable et interrelié dans ses formes intérieures. Dans le candomblé, la danse occupe une place aussi importante que l'alimentation ou la musique. Elle est de plus complètement fonctionnelle, une caractéristique de la danse afro que nous traiterons plus loin. Ce sont ces danses, qui sorties du contexte sacré du candomblé ou de la santería, constituent le fondement de la danse afro argentine et qui trouvent en chaque professeur de nouvelles modalités. Cependant, ce fondement est difficile à trouver à l'état pur. Si toutes les formes de danse afro que j'ai vu jusqu'à présent le conservent effectivement, le divertissement et le croisement avec d'autres langages du mouvement (comme la danse jazz, la danse classique, la danse contemporaine, l'acrobatie, la danse- contact, le théâtre, l'improvisation, etc.) sont des caractéristiques distinctives de la danse afro. Ainsi, la danse afro est un langage qui, en principe retire des mouvements déterminés du cadre sacré et les combine avec d'autres formes expressives.
Nous verrons, dans de nouveaux chapitres, de nombreuses autres caractéristiques historiques de cette danse et de ses formes.
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Aujourd'hui, elle se consacre à la diffusion des ces danses et d'autres pratiques très ancrées dans son pays. Elle est également journaliste et communicatrice, organisatrice d'événements de promotion, de naturalisation et permettant de rendre visible la culture afroaméricaine dans son pays. Elle est en train d'écrire un livre sur l'histoire de la danse afro à Buenos Aires qu'elle publiera bientôt.
Mini Bio de Paula Inés Picarel : De nationalité argentine, elle fait des recherche sur la culture afroaméricaine et le patrimoine culturel vivant de l'Afrique dans ce continent . Dans les années 80 , elle a également étudié en Argentine des styles de danses avec les professeurs venus du Brésil, qui ont grandemeent contribué à la revalorisation de la culture noire de l'Argentine, présente depuis les temps de l'esclavage
14 février 2008
Nei Lopes crée un dictionnaire pour révéler les écrivains noirs brésiliens
"J'ai senti qu'il était nécessaire de sortir de l'invisibilité le grand contingent d'écrivains noirs existants dans notre panorama littéraire ", affirme Lopes. "Et montrer également la manière dont les noirs sont habituellement traités, avec des stéréotypes qui ont façonné de manière biaisée la perception de la société brésilienne sur nous, afrodescendants de tous les niveaux." Selon lui, ces stéréotypes ont atteint les telenovelas, avec les personnages de la bonne à tout faire, du noir voleur etc. Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga http://www.irohin.org.br/onl/clip.php?sec=clip&id=2794 DICIONÁRIO LITERÁRIO AFRO-BRASILEIRO |
19 janvier 2008
Les afrouruguayens célèbrent le Candombe de San Baltasar depuis 200 ans
Extrait d’un texte d’Oscar D. Montaño

Le Candombe a été la synthèse, la somme et l’amalgame de la contribution de plus de 20 peuples africains, dont les membres furent emmenés par la force de leur terre.
Peu après l’année 1800, les africains de ces différents peuples se réunissaient tous les 6 janvier pour invoquer leurs entités spirituelles par l’intermédiaire de la figure catholique de Baltasar, roi mage afro, sans éveiller les soupçons des autorités et des “maîtres”.
Aux débuts du XIXème siècle, les chants et les danses étaient réalisées sur la Place du Marché (Plaza del mercado) et au Cubo del sur, qui faisait face à la mer dans la côte sud. Ils se tenaient particulièrement entre le 25 décembre et le 6 janvier, des dates durant lesquelles les autorités le permettaient du moment qu’ils étaient précédés par des visites de courtoisie et d’hommages dans les habitations des principaux dignitaires. Elles se répétaient de plus de manière sporadique lorsque l’occasion se prêtait, même si c’est cela qui donna naissance aux protestations répétées des voisins et par conséquent aboutissaient à l’interdiction du Conseil Municipal dans les premiers temps et de la police par la suite.
Le Candombe est le nom générique que l’on donna aux différentes danses d’origine africaine sur ces terres. Chacun de ses plus de 20 peuples avait sa langue, son mode de vie, sa vision et ses sentiments, sa culture, ses danses et ses chants (dépendamment de la situation, soit une célébration soit des funérailles). Le Candombe est le “produit de l’unification en un concept unique.
CANDOMBE. Mot dérivé du préfixe Ka et de Ndombe (peuple angolais), de la langue - dialecte Kimbundu, ramification des langues bantus parlées au Congo, en Angola et dans diverses régions de l'Afrique du sud y. On peut dire que étymologiquement, le vocable serait un apport Banguela, du fait que ce peuple Ndombe ait été le plus nombreux - important en nombre et qui a connu le plus de notoriété à Montevideo.
Mais en ce qui concerne la formation du concept musical, de la danse, de la symbologie qui constitue le Candombe tout au long du 19ème siècle, il n’y a aucun doute quant aux apports des différents peuples africains qui entretinrent leurs Salles de Nation.
Le rôle joué par le Candombe fut fondamental, en résistant à tous les embates de l'esclavage, à toute la répression constante et quotidienne qu'ils subissaient. C'était une façon de réagir et de se rebeller contre les impositions et l'asservissement dont ils étaient l'objet. C'était une façon de conserver leurs coutumes et par leur biais de se sentir vivants.
N'oublions pas que l'esclavage perdura pendant la république.
Le Candombe avait une richesse instrumentale impressionnante, étant l’expression culturelle la plus importante des afrouruguayens. On peut affirmer, sans risque de se tromper que ses origines sont africaines.
Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga
05 janvier 2008
Les Afroparaguayens célèbrent la “Grande Fête du Kamba” ce week-end
La principale fête de la communauté Afroparaguayenne se célèbre chaque 6 janvier, en hommage à Saint Balthasar (San Baltasar). À cette occasion, on savoure le déploiement des expressions artistiques du ballet kamba kua, l’un des plus connus au pays. Ce samedi 5 janvier se prépare la 17ème édition de la “Grande Fête du Kamba” ( “Gran Fiesta del Kamba”) avec des propositions renouvelées de numéros artistiques les plus traditionnels d’Afrique ![]()
Selon les organisateurs, ce nouveau numéro consiste à faire deux ou trois parades au cours de la procession principale et à chacune d’elle, le Ballet Kamba kua effectuera une manifestation rituelle et de guérisons à travers la danse utilisée à cet effet.
Le folklore paraguayen sera présenté par divers représentants de la musique, de l’humour et de la danse nationale. On retrouvera entre autres Ricardo Flecha, Juan Cancio Barreto, Quemil Yambai, le groupe Renacer de Villarrica, Carlitos Vera et le Ballet de danses Vivencias de Zeballos Cue.
C’est avec un grand acharnement et de l’amour que la communauté afroparaguayenne a réussi à conserver ses traditions et son tribut à son saint patron, sans chercher à en tirer des avantages personnels. Ils cherchent ainsi à conserver une culture traditionnelle très importante pour eux, car grâce à elle, ils se sont distingués et continuent d’exister.
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LEURS ORIGINES
Kambakua, territoire des noirs, est le nom de la communauté afroparaguayenne résidant dans la municipalité de Fernando de la Mora, ville voisine d’ Asunción. Lorsqu’ils arrivèrent au pays en 1820, ils disposaient de 100 hectares de terre. Aujourd’hui ils n’en conservent que deux.
Durant la période coloniale, les afroparaguayens étaient connus localement sous le nom de pardos(mulâtres). En 1785, ils représentaient 11 % de la population. Plusieurs bourgs comme Aregua, Emboscada et Guarambaré furent établis en tant que communautés nègres. Les origines de cette communauté remontent au régiment de 250 Lanciers, des hommes et des femmes qui accompagnèrent le héros uruguayen José Gervasio Artigas dans son exil au Paraguay en 1820.
Ils furent installés près d’Asunción, dans la municipalité qui porte actuellement le nom de Fernando de la Mora sur quelques 100 hectares de terre. Pendant la période de la dictature, la communauté fut violemment dépossédée de 90 % de ses terres par l’État Paraguayen. Ils ne vivent actuellement que sur deux hectares et essayent de récupérer un cinquième des hectares desquels ils furent expropriés autrefois.
À l’époque, sur ces cent hectares de terre, ils pouvaient cultiver, faire des plantations, élever des animaux. Ils s’y consacraient déjà auparavant, mais actuellement, la grande majorité travaille comme maçon, peintres, mécanicien pour ce qui est des hommes, et les femmes en tant qu’employées domestiques et blanchisseuses. C’est ce qu’ils savent faire, puisque très peu d’entre eux purent accéder à l’éducation, ce qui rend difficile l’ouverture pour un autre type d’emploi.
En 1999, ils ont constitué une organisation sans but lucratif pour se battre afin que l’État reconnaisse la population afrodescendante qui ne se trouve pas seulement à Kambakua mais également à d’autres endroits comme Paraguari (Kamba Kokue - Chacra de los negros) et Emboscada.
L’an dernier, après une grande persévérance, ils ont réussi à présenter un recensement de ces trois communautés, ce qui leur a permis de connaître leur nombre et dans quelle situation ils se trouvent.
La communauté est installée dans un quartier où 90 % des personnes sont nées et ont vécu à Kambakua. “Nous sommes tous parents, cousins, frères, oncles, grands parents, etc”, soulignent les habitants.
Traduit de l’espagnol par Guy everard Mbarga
http://www.jakueke.com/articulo.php?ID=6085
03 janvier 2008
Des griots d’Afrique au hip hop – Sons, échos et résonnances de l’océan
Prof. Fabio Sambartolomeo
Traduction : Guy Everard Mbarga

J'ai été surpris cette année par l'énorme accueil reçu par le séminaire d'appréciation de la musique afroaméricaine “Sonidos ecos y resonancias del océano”, que nous avons présenté-présentons les 12, 19 et 26 octobre au siège du Centre Culturel Paco Urondo, dépendant de l’UBA. Nous essayons de mettre en évidence une fois de plus, la présence de la culture traditionnelle de la côte occidentale de l'Afrique subsaharienne dans les différents genres de la musique populaire latinoaméricaine.
KOOL HERC AFRIKA BAMBAATAA Les origines du hip-hop remontent à 1973. Déjà à l’époque, un adolescent noir du nom d’Afrika Bambaataa inondait le Bronx River de ses improvisations réalisées sur sa console. Un jeune jamaïcain, Kool DJ Herc, à l'est du Bronx en faisait de même. Grandmaster Flash, un génie de la console gagnait de la notoriété plusieurs kilomètres plus loin dans le sud. Tous basaient leur art sur l'improvisation réalisée sur différentes expériences sonores, presque toujours sur un tourne disque avec une console qui reproduisait un fois et une autre fois un refrain en vogue à l’époque en guise de pédale. C’est justement à un maitre de cérémonie (mc) du nom de Lovebug Starsky que l’on attribue le terme hip-hop qui semble être la partie d’une improvisation vocale.
Il y a déjà quelques années que j'observe avec étonnement la grande avancée de ce qu'on appelle le Hip Hop dans la culture occidentale. Ce genre, en plus de pénétrer chaque fois plus dans presque tous les styles de la musique populaire possède une présence africaine évidente en plus des caractéristiques qui la rapprochent du paradigme de la musique d'origine.
Nous nous arrêterons maintenant pour analyser ces qualités qui font du Hip-hop un fidèle reflet qui unit les deux marges de l'Atlantique. Les cultures d’origine possèdent certains aspects qui les éloignent d'une certaine manière de la culture occidentale moderne. En premier lieu, on pourrait citer le phénomène de la non-fragmentation de la culture africaine traditionnelle. Cette non-fragmentation se fait évidente dans le fait que lors de l'événement culturel afro, l'art, la science, la religion et d'autres aspects de la vie se présentent comme une seule expression, un mouvement dans lequel la musique par exemple se trouve intimement liée à d'autres aspects de la vie.
Cela semble également être le cas du hip-hop, qui loin d'être un genre musical à la mode se présente comme un style de vie dans lequel la musique, la danse, les costumes, l'art du graffiti, l'idéologie et même l'attitude face au monde interagissent et appartiennent à un grand état de l'être.
Depuis les lointaines côtes de l'Afrique de l'Ouest jusqu'aux poètes du Bronx, l'improvisation est une ressource récurrente. Pilier dans le jazz, le hip-hop en tant que fidèle héritier appuie également sa colonne vertébrale sur les vers improvisés.

On retrouve donc l’improvisation, non seulement comme colonne vertébrale du genre, mais également comme une claire évidence de son lignage africain.
Les bateaux négriers menés en Amérique ne transportèrent pas que des personnes et de la douleur. Nous avons déjà fait référence à la non-fragmentation ; et justement, le fait musical et fondamentalement le fait rythmique ne faisait pas partie d’autre chose que la vie même. Et plus encore, les corps des personnes. La musique de l’Afrique de l’Ouest nous montre que la rythmique n’appartient pas seulement au tambour, mais fondamentalement au corps même de l’être humain. Le battement des paumes de main, le mouvement du corps, la voix humaine, sont tous dépositaires d’une culture qui a traversé l’océan en se construisant et en se reconstruisant, nous laissant un héritage non seulement musical, mais plus encore, philosophique.
De plus, la polyrythmie est l’habitat naturel des deux cultures. Celle-ci, de même que les applaudissements, les cris, les plaintes, les battements des pieds au sol et la participation du public, ont survécu au passage des siècles sur les deux rives de l’océan.
Dans la musique traditionnelle yoruba on trouve diverses cellules rythmiques superposées, fonctionnant comme de véritables phrases rythmiques. Il ne s’agit pas d’une donnée de faible importance si l’on considère les points de vue déjà dépassés des anthropologues des débuts du siècle qui affirmaient que la musique africaine était pauvre dans sa mélodie. Il est ainsi intéressant de prendre en compte l’élément rythme comme de véritables phrases renfermant un grand concept, non seulement en relation à la polyrythmie mais également à la fonctionnalité de la musique.
Ce grand concept du rythme comme partie du corps de l’homme et par conséquent de sa musique se fait plus évidente dans le hip-hop et dans d’autres cultures héritières du fait africain.
http://www.revistaquilombo.com.ar/revistas/30/q30.htm
31 décembre 2007
L’art Afro-Portoricain célébré au Musée de Nuestra Raíz Africana
Depuis 1999, La Plaza San José dans le Vieux San Juan dispose d’un espace pour documenter, préserver et faire connaitre l’influence de la race noire à Porto Rico.
Le musée célèbre l’héritage africain de l’île de Borinquen à travers des peintures, des photographies, des documents et des artefacts qui évoquent différentes périodes historiques. Selon ce qui est indiqué sur la brochure du musée, l’un de ses objectifs est de préserver, de collecter, documenter et diffuser l’histoire et la culture de Porto Rico dérivée de l’expérience des habitants noirs de l’île.
Les expositions du musée ont été ordonnées chronologiquement, en documentant l’origine, l’histoire et l’arrivée des esclaves africains à Porto Rico. Le premier niveau dispose de diverses salles d’exposition qui permettent de connaitre la géographie, la structure sociale et la religion des groupes d’esclaves africains qui arrivèrent sur l’île en provenance de l’Afrique Centrale et de l’Ouest. Parmi les principaux groupes ethniques qui se distinguent, on retrouve les Ashanti, les Yoruba, les Bantus et les Congo.

Une des salles informe sur la terrible traversée des noirs esclaves vers le Nouveau Monde à travers des peintures et des photographies des 16ème et 17ème siècles. Elle compte également une reconstitution de ce trajet qui montre comment les esclaves étaient entassés et beaucoup d’entre eux périssaient. Deux témoignages impressionnants qui font foi de la terrible réalité qu’ils ont vécue.
Les salles du deuxième étage invitent à connaitre l’influence de la culture africaine dans la réalité de Porto Rico. De la rencontre des africains avec les indiens Taínos à la présence de la religion Yoruba que l’on connait aujourd’hui sous le nom de Santería et qui fusionne la croyance en des dieux Yorubas et des saints catholiques.
D’autres expositions illustrent la vie des noirs qui habitaient l’île depuis l’abolition de l’esclavage en 1868. Les africains et leurs descendants avaient peu ou pas d’opportunités d’évoluer et durent affronter la discrimination.
Une photo du célèbre afroboricua Rafael Cordero fait connaitre son combat pour offrir une éducation aux garçons et aux filles noirs et à tous ceux qui en avait besoin. Il donnait les cours de chez lui et allait finalement réussir à ouvrir une école dans la zone connue aujourd’hui sous le nom de Viejo San Juan (Vieux San Juan).
Il ne pouvait pas manquer une section dédiée à la musique et à l’art. Le musée conserve des tambours utilisés pour jouer la "Bomba", un style musical d’origine africaine, de même que des vêtements traditionnels des danseuses. De la même manière, des artefacts montrent comment les festivals, les coutumes et la nourriture typique de Porto Rico ont leurs racines en Afrique.
Une des expositions les plus festives montre l’art Afro-Portoricain de diverses localités comme les masques utilisés lors des festivals musicaux de Loiza, dont la population est en majorité noire. Des peintures de célèbres artistes portoricains comme Samuel Lind et Antonio Broccoli faisant allusion à des scènes de musique, de danse et de tambours de Bomba et de Plena sont également exposés.
Traduit de l‘Espagnol par Guy everard Mbarga
http://es.caoba.org/edicion8/cultureclub/arte/museo/article.html
http://www.seeingblack.com/2004/x021304/puertorico.shtml





En mars de l'année dernière, au cours d'un débat, l'écrivain et compositeur Nei Lopes a entendu un collègue de table ne citer que des auteurs blancs en parlant du thème "Le noir dans la littérature brésilienne". Tel a été la graine qui a permis de commencer la production du Dictionnaire Littéraire Afro Brésilien "Dicionário Literário Afro-Brasileiro"Dictionnaire Littéraire Afro-Brésilien) désormais publié.