Présentation du film ‘Akwantu – The Journey’, une histoire des marrons de la Jamaïque
Dans une célébration appropriée pour la saison des fêtes, la doublure jamaïcaine Roy T. Anderson qui est installé à Hollywood a permis aux médias de faire une brève incursion dans l’histoire avec le visionnage afrocentrique en avant-première de son film à paraitre Akwantu, qui raconte l'histoire des Marrons jamaïquains.
L'ambiance pour le lancement de vendredi dernier avait été mise par le son des tambours, les abengs et les femmes qui dansaient.
L’écho de l’abeng à l’intérieur de la salle de conférence de l’Institute of Jamaica sur East Street à Kingston était merveilleux. Financé, raconté et réalisé par Anderson, Akwantu – The Journey amène les spectateurs dans un voyage dans l'histoire des marrons, de l’Afrique et de la Jamaïque.
Le directeur exécutif de l'Institut de la Jamaïque, Vivian Crawford, a noté la pertinence du film durant la période de Noël.
Selon Crawford, c'est une saison pour célébrer les ancêtres.
Sneak Peek
Un abeng
Une version courte du film a été montrée aux hommes et femmes des médias, qui en voulaient plus à la fin.
Le publiciste Paul H. Williams, au nom d’Akwantu, a déclaré qu'il était honoré de représenter un mouvement impliquant la célébration de la riche culture de la Jamaïque.
Il a par la suite invité le colonel Frank Lumsden, qui a parlé au nom de la communauté Marronne. Le Colonel Lumsden a déclaré que les réalisateurs avaient fait la promesse de documenter l'histoire des Marrons.
Il a ajouté qu'il appréciait le travail d'Anderson, car il a montré une passion authentique.
"C'est un moment extraordinaire pour nous .... Il y a tellement d'histoire en jeu .... Ce film aura la même pertinence que Young Warriors, et les gens de partout l’apprécieront ", indique-t-il.
Le Professeur Verene Shepherd de l'Université des Indes occidentales, Mona, a également fait allusion à la saison.
Selon Shepherd, durant la période de Noël, les Jamaïcains devraient prendre un certain temps pour se souvenir des ancêtres qui sont morts pour la liberté.
Traduit de l'Anglais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/
http://jamaica-gleaner.com/gleaner/20111220/ent/ent1.html
Un film pour briser le silence sur un massacre d'Afrocubains en 1912
Bravant la pluie diluvienne du vendredi 14 Octobre 2011, plus de cinquante personnes parmi lesquelles des diplomates de la Barbade, Trinidad et Tobago, Haïti, Sainte-Lucie, les Bahamas, le Congo, le Nicaragua et la Bolivie; des historiens et d'autres invités spéciaux ont été ébranlés et n'ont pu retenir leurs larmes lors de la première du deuxième chapitre du documentaire "1912, Breaking the Silence", (1912, Voces para un silencio - 1912, Briser le silence) à la Casa del Alba magnifiquement restauréede La Havanne. 
Ce documentaire puissant a été construit et soutenu par la contribution et l'analyse d'un grand nombre d'historiens , de sociologues, d'éducateurs, de chercheurs les plus respectés de Cuba, ainsi que des documents, des photos, des coupures de journaux, des images de première classe d'une richesse inétdites, accompagné d'un arrière plan musical émouvant.
Comme la plupart des familles ou des nations ayant une vilaine histoire, certains membres de la société peuvent choisir de croire que ces événements ne se sont jamais déroulés, d'autres peuvent souhaiter qu'elle sera oubliée et mourra, tandis que d'autres peuvent essayer de la laisser cachée sous le tapis ou encore tirer sur le messager.
Depuis presque 100 ans, la plupart des livres d'histoire de Cuba ont consacré deux paragraphes ou moins pour décrire péjorativement ce qui était connu comme la «petite guerre des nègres», en disant qu'elle était causée par des noirs racistes fauteurs de troubles et séparatistes, qui se sont révoltés contre un gouvernement démocratiquement élu, le forçant à rétablir la loi et l'ordre dans le pays.
Plus de 3.000 hommes, femmes et enfants furent massacrés, puis il y eut une chasse aux sorcières et une peur de longue durée qui fut insuflée aux noirs et aux métiseses Cubains par le biais de coups, du lynchage et de meurtres pour se conformer ou autre.
La cause de ce crime haineux n'a jamais été le sujet d'aucun département d'histoire ou des médias de masse, toujours prompts à dénoncer des crimes semblabes commis ailleurs.
Gloria Rolando, à la fois réalisatrice et productrice, a apporté une contribution monumentale à l'historiographie de Cuba, dans une tentative honnête de nous aider à remettre les pendules de notre histoire à l'heure, un plaidoyer pour la justice en faveur des victimes et une occasion unique de commencer le processus de guérison sans laquelle, Cuba ne deviendra jamais un phare de la justice et de l'égalité sociale.
Traduit de l'Anglais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
http://www.havanatimes.org/?p=54689
Danny Glover à Cuba pour une rencontre des cinéastes africains et caribéens
L'acteur nord américain Danny Glover sera à la tête d'une importante délégation de cinéastes d'Afrique et de la Caraïbe qui prendront part ici à une rencontre sur la production audiovisuelle de ses régions et sur leurs liens culturels et identitaires.
Organisé par la Oficina de la Muestra Itinerante de Cine del Caribe (Bureau de l'Exposition Itinérante du Ciné de la Caraibe), le rendez-vous se tiendra la semaine prochaine à l'Hôtel Nacional de Cuba, et comprendra des débats, des tables rondes et des communications sur les composantes esthétiques et narratives de la filmographie des deux territoires.
En conférence de presse ce vendredi, le cinéaste cubain Rigoberto López, président de la Muestra, a affirmé que ce sera un moment unique pour amorcer un dialogue qui facilitera des perspectives réelles de collaboration.
La grande Caraïbe serait méconnaisable selon lui sans l'empreinte des millions d'africains qui ont contribué à la formation de notre histoire et de notre spiritualité.
La rencontre s'inscrit dans le cadre de l'Année Internationale des Afrodescendants déclaré par l'UNESCO et abordera des thématiques comme la participation de la femme dans le cinéma africain et caribéen, le rôle des médias audiovisuels dans la construction de l'identité des enfants et des adolescents, et la recherche des alternatives pour la distribution et la projection des films.
Plus de 40 réalisateurs, universitaires et spécialistes de tout le continent africain et de pays comme les États-Unis, le Brésil, l'équateur, le Panama, le Mexique, la République Dominicaine, Aruba et de la Barbade prendront part à la rencontre.
Parmi ceux qui ont confirmé leur présence se distinguent le cinéaste et professeur Manthia Diawara, directeur de l'Institut des Études Afroaméricaines de l'université de New-York, le réalisateur Zozimo Bulbul, directeur du concours du cinéma noir au Brésil et l'ancien ministre de la culture malien Cheick Omar Sissoko.
Seront également présents la présidente du Parlement Surinamien Jennifer Geerlings Simons, le président de l'Association des cinéastes du Sénégal , Manssur Sora Wade, et le réalisateur malien Souleiman Sisse.
Parallèlement, se tiendra pour la première fois dans la capitale et dans 11 autres villes de l'ile une Semaine du Ciné Africain, avec 16 films de 12 pays, parmi lesquels Bamako, du mauritanien Adberrahmane Sissako.
La muestra sera inaugurée par El hombre que grita, Prix Spécial du Jury de Cannes 2010, à la production duquel assisterason directeur Mahamat Saleh Haroun.
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
Melissa De Soussa, actrice afropanaméenne : "Tous les latinos ne ressemblent pas à des blancs"
Par Lee Hernandez
L'actrice panaméenne Melissa De Soussa, mieux connue pour son rôle de la contrôlante Shelby dans la comédie romantique The Best Man (1999) a révélé en exclusivité à Latina.com qu'elle est en négociations pour jouer dans la suite à la com-rom. "On parle de faire une suite à The Best Man!", a révélé De Soussa . " Je suis impatiente de le faire!"
L'actrice de 43 ans affirme la suite lui demanderait de reprendre son rôle. "C'est exquis! J'ai hâte!" déclare De Soussa. Même si la plupart des fans voient Shelby comme un antagoniste, De Soussa affirme qu'elle ne considère pas le rôle de cette façon. " Je ne la vois pas comme la femme la plus terrible au monde", dit-elle en riant. "Mais ce que j'aime, c'est que les gens se souviennent le nom du personnage et quand ils m'approchent dans la rue, ils m'appellent Shelby." De Soussa ajoute que les hommes et les femmes ont des sentiments différents vis-à-vis du personnage. " Il y a des femmes qui viennent m'approchent et disent," Je t'aime, tu es exactement comme moi! " dit-elle. " Les gars me regardent du genre méfiant- ils me regardent et disent" voilà les problèmes qui arrivent ", car ils pensent que je suis comme Shelby," dit-elle.
De Sousa affirme que le fait d’avoir un rôle principal dans The Best Man comme seule Latina dans une distribution entièrement noire a fait qu'elle soit cataloguée dans des rôles pour Noirs à Hollywood. " Parce que j’étais impliqué dans The Best Man et je ne jouais pas le rôle d'une Latina- un peu comme Zoe Saldana a joué une fille noire dans Guess Who - ce qui arrivait en quelque sorte à cause de la couleur de ma peau", explique De Soussa. " On m’auditionnait toujours pour des rôles de noire. "
Mais De Soussa voulait également jouer des rôles de Latina, elle a donc parlé à son agent à l'époque. "J'ai dit à mon agent, 'vous savez quoi? Je suis Latina et je devrais me présenter pour des trucs pour lesquels Rosario [Dawson] se présente. Mon agent m'a répondu:' Vous jouez des rôles de noire,' et j'ai dit 'Bon, avez-vous regardé mon nom de famille?', indique Melissa en riant. "J'ai dû me battre pour le faire."
De Soussa va finalement réalisé son souhait! Elle jouera une Latina dans la nouvelle série de BET, Reed Between the Lines (qui débute à l'automne), et dit que le fait de représenter les afroLatinas à la télévision est important pour elle. "Il y a des gens qui viennent vers moi et me disent 'merci de représenter les Afrolatinas - et il m'est venu à l’esprit que cela a réellement un sens pour les gens qui me ressemblent", explique De Soussa. "Dès que je m'en suis rendue compte, j'ai eu l'impression que c'était ma mission de jouer de pareils rôles et de faire comprendre aux gens que tous les Latinos ne ressemblent pas à des blancs-nous ne sortons pas d'un unique moule", dit-elle.
De Soussa affirme qu'elle est heureuse de voir le succès des Afrolatinas à Hollywood, surtout en ce qui concerne de Zoe Saldana, avec laquelle est partage la vedette dans le film indie, Constellation (2005). "En fait, j'ai joué la sœur Zoé dans un film et je suis très fière d'elle", explique De Soussa. "Elle est belle et talentueuse - J'aurais simplement souhaité qu'il y ait plus [d'AfroLatinas]", dit-elle. "J'en veux plus, plus, plus et plus encore!"
Pourtant, De Soussa dit qu'il ya davantage d'opportunités pour les AfroLatinas qu'il n'y en a jamais eu. "Vous savez à Hollywood, c'est une affaire de cycles", explique-t-elle. "Quand Slumdog Millionaire est sorti, on a commencé à voir plus d'indiens dans les spectacles. Lorsque Rosie Perez avait la côte, on voulait auditionner toutes les Latinas. Donc, c'est une question de cycles. Mais je pense vraiment que les Latinos font leur marque et c'est beaucoup plus fréquent que ce ne l'était dans le passé ", dit-elle.
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
“Ananse 2010”, premier Festival de Cinéma et de Vidéos Afro en Colombie
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Du 16 au 19 NOVEMBRE
Les populations d’ascendance africaine vivant en Colombie présentent une complexité diverse en ce qui concerne le traitement des besoins fondamentaux et de développement communautaire en tant que sujets de droit individuel et collectif ; qui résulte du processus de colonisation exercée par certains pays européens il y a plusieurs siècles sur le territoire américain, ce qui a donné naissance à un moyen créatif de mettre en pratique les savoirs de leur culture ancestrale pour s'adapter à un environnement étranger et hostile, ainsi qu’à la capacité d'assimilation et de dialogue avec d'autres pratiques culturelles, qui ont permis une résistance et en même temps un nouveau mode de vie capable de supporter un système de domination et ensuite de favoriser l’atteinte de la liberté.
Sans doute, dans l'histoire du pays de nombreuses expériences sont mises en évidence qui montrent des hommes et de femmes noirs courageux qui ont été déterminants lors de certaines étapes pour l’accession à 'indépendance vis-à-vis de l'autorité espagnole, en plus de devenir des acteurs essentiels durant la formation des éléments clés de l'identité nationale, tels que les forces militaires, la littérature, la musique, le sport, la politique, la production économique et la construction des ouvrages civils ; et dont la reconnaissance est évidemment invisible.
Pendant de nombreuses décennies, les communautés afrocolombiennes ont également observé, impuissantes, le fait de ne pas se voir, ni de se sentir parties prenantes directes dans la construction de l'univers médiatique, particulièrement audiovisuel ; dans une Colombie qui rend invisible et homogénéise la présence, l’image et la contribution de l'image du noir, en utilisant lles médias pour montrer des vérités fragmentées de ces communautés, en diffusant une vision dans laquelle ne figurent en tant que contribution à la culture nationale que les manifestations artistiques et la gastronomie.
À l'heure actuelle, il y a de nombreuses personnes intéressées à enquêter sur les changements que vivent les noirs dans les contextes différents dans lesquels ils vivent ; des réalisateurs audiovisuels qui ont trouvé chez les peuples afros de différentes régions du pays, un bouillon de culture permettant de réaliser des histoires qui méritent d'être racontées de manière à pouvoir donner un nouveau sens à leur origine et à leur contribution apportée historiquement et progressivement au développement de la Colombie en tant que acteurs sociaux.
En ce sens, ils sont de plus en plus nombreux les producteurs, les communicateurs et les vidéastes impliqués dans la tâche consistant à apporter de la diversification et de la complémentarité d'un imaginaire afrocolombien plus proche de la vision du monde de ses multiples protagonistes.
En tenant compte de cette prémisse, le but de ce festival est de créer un espace où se rejoignebt les réalisateurs intéressés par la thématique afro, et de former une plate-forme nationale permettant de mettre à la portée du public colombien ces œuvres qui ont la particularité de montrer une série de représentations, peut-être plus proches du ressentir des communautés de la diaspora africaine dans notre pays, mais qu’ils ne retrouvent pas dans les médias traditionnels.
Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
Les droits de Besouro acquis pour le marché international
Par Paulo Mussoi
Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/
Avant même sa première internationale qui a eu lieu lors du Festival du Cinéma de Berlin, les droits de Besouro ont été acquis par un distributeur international. Il s’agit de la Shoreline Entertainment, dont la caractéristique principale est d’ouvrir les portes du marché mondial aux films produits en Amérique Latine.
Selon Kátia Machado, représentante internationale de Besouro, le fait que les droits du film ont été acquis avant même sa première à l’étranger est un fait important.
“Normalement les entreprises attendent la présentation du film à l’extérieur de son pays pour évaluer son acceptation et ainsi en acquérir les droits. Les choses ont été différentes avec Besouro, puisque les négociations ont eu lieu avant, ce qui preuve que la production a des caractéristiques intéressantes pour le marché international”, explique-t-elle.
La première de Besouro en dehors du Brésil a u lieu le 15 février lors dans la section Panorama Spécial du 60ème Festival International du Cinéma de Berlin.
Ailton Carmo, Jessica Barbosa et João Daniel à Berlim
Besouro a clôturé dimanche dernier sa participation à la 60ème Édition du Festival International du Cinéma de Berlin en grande pompe. La session d’au revoir a eu lieu au Zoo Palast, où étaient présents le réalisateur João Daniel Tikhomiroff accompagné de deux acteurs Ailton Carmo et Jéssica Barbosa, qui depuis le début de l’événement se sont attelés à accomplir leur agenda lors du festival.
Sélectionné pour la section Panorama Spécial, la production a été très bien reçue par le public et particulièrement par les médias internationaux.
La revue américaine “The Hollywood Reporter une des plus importantes publications du secteur considère Besouro comme un des ‘”rares films d’arts martiaux qui associe une histoire captivante et un thème social”.
La critique souligne également les “scènes d’actions bien chorégraphiées et dan l’ambiance du sanctuaire naturel impressionnant du Brésil, dans la Chapada Diamantina”. La revue décrit le directeur comme étant “fort et efficace” et qualifie la bande sonore du film de “ surprenante et variée”.
Et maintenant destination Miami
Et le prochain vol international de Besouro est également déjà prévu. Après l’achat de ses droits par le distributeur américain Shoreline Entertainment, le film a été sélectionné pour le 360ème Festival International des Films de Miami, où il sera présenté à deux sessions, les 7 et 13 mars.
Le DVD de Besouro déjà disponible au Brésil
Le DVD de Besouro est déjà disponible chez les distributeurs et dans les magasins de l’ensemble du Brésil. Le DVD présente, en plus du film, des contenus additionnels qui montrent les coulisses des tournages, sous le regard de la directrice Kátia Lund, auteure du making- of de la production. Parmi les extras, on retrouve l’enregistrement de la préparation des acteurs et l’entrainement effectué par l’équipe des scènes d’actions, sous la houlette du chinois DeeDee. Le film est également disponible dans magasins de DVD au prix d’environ 26 R$.
Bientôt un film sur la vie de Nathaniel Sweetwater premier noir en NBA
P. Cazón | 21/11/2009
Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga
Le réalisateur et scénariste Martin Guigui portera au grand écran la vie de Nathaniel Sweetwater Clifton, premier joueur Afroaméricain à avoir évolué en NBA. Sweetwater sera précisément le titre du film qui racontera la dureté du chemin parcouru par Nat pour atteindre les sommets de la NBA, son rêve, en surmontant l'obstacle le plus insurmontable pour sa réalisation, le racisme de la société américaine des années 50. Nat fut le premier, il a ouvert la voie et a enchainé huit saisons de NBA.
L’acteur Wood Harris incarnera l’ailier et le film débutera par ses premiers pas à Chicago, lorsqu’il était encore un espoir et qu’il évoluait chez les Rens de New York, une équipe d’afroaméricains. Son arrivée en NBA s’est produite le 3 Novembre 1950, année où il a débuté avec les Knicks de New York. Les fans l'appelaient Sweetwater (eau douce) et sa moyenne fut de dix points et neuf rebonds jusqu'à sa retraite en 1958. Nat mourut d'un infarctus le 31 août 1990 à l’âge de 65 ans, dans son taxi, et il fut enterré au cimetière Restvale à Alsip dans l'Illinois.
Le film est actuellement en phase de production et sera présenté en avant-première en 2010, même si la date n'est pas encore fixée. Aux côtés de Wood Harris, ont retrouvera des acteurs comme Danny DeVito et le musicien Smokey Robinson, entre autres, pour dépeindre le monde tel que vécu par Sweetwater.
Belle envolée de 'Besouro' dans les salles de cinéma brésiliennes
Le film racontant l’histoire du capoériste bahianais fait près 180 000 entrées en une semaine

PAR KAMILLE VIOLA, RIO DE JANEIRO
Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga
Rio - Le très attendu long métrage 'Besouro " de Jean Daniel Tikhomiroff, a déjà réalisé de bons résultats quelques jours après sa sortie dans les salles. Lancé le 30 octobre dernier, le film du réalisateur Carioca avait déjà attiré 174.802 spectateurs dans 144 salles jeudi dernier, avec un revenu de R 1.629.087 $.
La curiosité entourant le long métrage est plus que justifiée: avec un budget de 12 millions de dollars - élevé selon les critères nationaux - il s'est permis le luxe de recruter le chinois Ku Huen Chiu, qui a travaillé dans des films comme 'Matrix', 'Le tigre et le dragon 'et' Kill Bill ' en tant que chorégraphe des combats du film.
L'histoire est basée sur le livre ‘Feijoada no Paraíso’ de Marco Carvalho, une sorte de biographie romancée du légendaire capoériste bahianais qui affronta les préjugés raciaux au début du 20e siècle. Selon plusieurs histoires sur Besouro, il avait le corps «blindé» grâce au Candomblé et était même capable de ‘voler’.
Les scènes de combat de «Besouro» ont été chorégraphiés par des Chinois qui ont travaillé sur des films comme 'Matrix' et 'Kill Bill' | Photo: Divulgation
“La Capoeira n'avait jamais été faite ainsi. Et l'histoire du personnage nécessitait cette relation avec ce monde magique ”, explique João Daniel. Interprète du personnage principal, la recrue Ailton Carmo, professeur de capoeira, assure que les vols du film ne sont pas aussi fantaisistes que ça. “Il n y a pas tant de différence avec ce que nous faisons. En outre, pensez-vous que dans le karaté, la vedette vole dans les airs? Il ne vole pas. Il a donc besoin d'effets spéciaux "compare-t-il.
Comme Ailton, un autre personnage important du film, Quero-Quero est interprété Anderson Grillo dont le métier n’est pas non plus celui d’ acteur. “Pour moi, il était essentiel que les deux soient des capoéiristes exceptionnels. Je ne voulais pas me limiter à des acteurs qui auraient appris pendant quelques mois ”, explique le directeur. Il a donc demandé à la responsable du casting - Fatima Toledo (de "Pixote" et "Tropa de Elite ', entre autres) de transformer les athlètes en acteurs.
La culture noire est représentée non seulement par les Capoéristes, mais aussi par les orixas qui apparaissent dans plusieurs scènes. "La plupart des acteurs sont noirs. Et de beaux noirs. C'est un film dont l'acteur principal est noir, un héros, et c'est très important au Brésil. Cela brise certains paradigmes ", analyse John Daniel.
La saga de capoéiriste sur Internet
Avant même la sortie de ‘Besouro’, un buzz s’était déjà créé autour du film qui a même concouru pour représenter le Brésil dans sa tentative d'obtenir une place pour les nominations aux Oscars dans la catégorie des films étrangers. “Un passage du film est resté pendant deux heures sur un site. Quelqu’un l’a pris et l'a fait passer sur YouTube. En 48 heures, il comptait le plus grand nombre d'accès de l'histoire du cinéma national”, dit João Daniel.
Afrique, Amérique et Brésil : rencontre du cinéma noir à Rio
Rio -- Estação Realengo (Carlos Maia) O Passo de Madureira (Tiago Araújo), 5x favelas (Carlos Diegues) Turismo no Rio (Anderson Quak) sont quelques-uns des films auxquels les cariocas vont facilement s’identifier, en particulier ceux qui vivent dans la banlieue de Rio.
Ils font partie de la IIIème Rencontre de Cinéma Noir Brésil, Afrique et Amériques (III Encontro de Cinema Negro Brasil, África e Américas) qui, pour la troisième fois consécutive a fait le choix de la ville comme toile de fond, preuve que Rio reste un point central autant pour la production que pour la diffusion de la culture.
La cinéaste américaine Yoruba Rinchen lors de la production de son Promised Land, qui sera projeté lors du festival. Photo: Divulgation.
Officiellement ouvert lundi, la programmation de la Rencontre de Cinéma Noir qui a pour directeur le cinéaste brésilien Zózimo Bulbul, apporte un large éventail de productions provenant des quatre coins du monde. Et cerise sur le gâteau, les prix proposés sont peu élevés : 3 $ ou en entrée gratuite.
L'un des temps forts de l’événement est un documentaire, Espelho / Obama, réalisé par l'acteur Lázaro Ramos au cours de l'investiture du Président des États-Unis, Barack Obama. La projection du fruit de la première expérience de Lázaro derrière la caméra se tiendra le 15 novembre au Ciné Odéon.
Jusqu’au 18 novembre prochain, Rio sera le théâtre de la diffusion de 50 titres, parmi lesquels des documentaires, de longs, moyens et courts métrages de fiction, en majorité réalisés par de jeunes réalisateurs dans une fourchette de 20 à 40 ans. En tout, 23 films brésiliens, 14 africains, cinq provenant des Caraïbes et cinq Américains, en plus d’un film Canadien et d’un Colombien.
Et pour offrir un plus grand nombre d’occasions au public, l'événement a lieu à différents endroits de la ville. Du 9 au 15 Novembre, les activités sont concentrées au Centre, avec pour lieux d’accueil le cinéma Odeon BR, le Centre Culturel Justice Fédérale à Lapa (où une tente sera montée sur une place ouverte), et le Centre Afro Carioca de Cinéma où les rencontres quotidiennes se tiennent en matinée. Dans la zone Sud, l’Espace Tom Jobim, au Jardin botanique abrite la Rencontre entre le 16 et le 18.
"Notre objectif est de montrer la force et l'importance de la culture noire qu’on a tenté de cacher pendant tellement d’années et pour laquelle nous luttons encore aujourd’hui pour la sortir de l'invisibilité", dit Bulbul. "Notre objectif est de promouvoir le dialogue entre le Brésil et l'Afrique, et montrer qu’il ya de nombreuses similitudes entre les deux cultures, même après tant d’années de rupture. La Rencontre représente notre Quilombo cinématographique, notre point de résistance", explique le cinéaste.
Et pour en arriver là, outre la projection de films, le Festival organise des rencontres entre les professionnels et le public pour des débats avec des producteurs, des critiques, des étudiants et par les biais d’ateliers de formation gratuite.
Cette année, la IIIème Rencontre de Cinéma Noir Brésil, Afrique et Amériques a connu une augmentation du nombre des pays participant , en attirant des œuvres non seulement en provenance d’Afrique et du Brésil, mais également des Amériques du Nord et Centrale. La grande nouveauté provient de la jeunesse des cinéastes présents à la Rencontre et de la présence des américains Yoruba Rinchen et Thomas Allen Harris, représentant la personne honorée lors de cette édition, le documentariste St. Claire Bourne. Chacun présente deux films.
Deux films Caribéens font partie de la programmation : Mensajero de Los Dioses, Roble de olor, et Hacer arte, hacer justicia, tous de l’auteur Cubain Rigoberto Lopez, qui était également présent lors de la dernière Rencontre.
Les films sont répartis en 3 catégories – Longs métrages, documentaires et fiction – les 23 films brésiliens abordent les thèmes de la vie des quartiers, les traditions et la fiction au quotidien. Parmi ceux-ci, en particulier dans les longs métrages - Em Quadro - A História de 4 Negros na Tela, de Luiz Antonio Pillar, et Barracão de Waldir Xavier.
Pour connaitre l’horaire complet de la IIIème Rencontre de Cinéma Noir Brésil, Afrique et Amériques, visitez l’adresse :
http://www.encontrodecinemanegro.com.br/programacao/index.html
Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga
Les Africains Américains se branchent sur Nollywood
Par Tanangachi Mfuni
Traduit de l'Anglais par Guy Everard Mbarga
Harlem resident Tawana Lowe, 54, who has a collection of more than 350 Nollywood movies, says she no longer buys American films.
Les films nigérians ont sauvé la vie de la survivante du cancer Tawana Lowe après que les docteurs aient coupé son sein portant une tumeur. Clouée au lit suite à des traitements de radiation agressifs en été 2008, la résidente de Harlem à NEW YORK a passé ses journées en regardant des films comme “Hope Alive” au sujet d’un homme innocent qui est emprisonné pour un crime qu’il n’a pas commis.
Pour l’ancienne employée de bureau de l’hôpital de la ville, qui a lutté pour recevoir des allocations pour adulte handicapé tout en luttant contre le cancer, les films étaient un oracle. “Ma vie est dans ces films,” affirme Lowe en parlant des films à petit budget et indépendant tournés quelque part en Afrique de l’Ouest et connus pour leurs scénarios fertiles, allant du comique au surnaturel.
“C'est ma séance de thérapie en direct,” dit-elle. Au cours des 17 dernières années, l'industrie du film nigérian, connue sous le nom de Nollywood, a explosé, en surpassant Hollywood en tant que deuxième producteur de film au monde.
En 2006, Nollywood a sorti 872 films, contre à 485 films majeurs produits par les États-Unis, selon une étude par l'UNESCO. Bollywood, l'industrie basée en Inde est actuellement le plus grand producteur de films au monde avec 1091 sorties durant la même période.
Avec les titres inspirés des États-Unis comme “Beyonce and Rihanna,” un film récemment sorti et parlant de deux chanteuses concurrentes rivalisant pour l'affection d'un rapper, Nollywood courtise progressivement une nouvelle audience ces derniers temps— les Africains Américains – comme Tawana Lowe. Et même le Hollywood Black en prend note.
Avant ses problèmes fiscaux, Wesley Snipes a visité Abuja et a rencontré des cinéastes pour évoquer des projets de collaboration dans des films futurs. En 2007, Danny Glover a présenté le discours d’ouverture à la convention annuelle de la Fondation Nollywood.
Dr Sylvester Ogbechie, le vice-président de la fondation basée en Californie visant à promouvoir l'industrie du cinéma nigérian aux États-Unis, n'est pas surpris par l’intérêt que montrent les Africains Américains pour les films nigérians.
“C'est la seule industrie du cinéma au monde entièrement contrôlée par des noirs,” dit Ogbechie de Nollywood qui génère environ 200 millions $ de revenu par an.
L'industrie est mûre pour les investisseurs d'Hollywood qui disposent d’énormes ressources financières, indique Ogbechie, en ajoutant que ce n’est qu’une question de temps avant qu'un “Slumdog Millionaire” émerge du Nigeria, en faisant référence au succès qui a volé l’Oscars cette année et a carrément mis Bollywood sur le radar de Tinseltown.
Mais tout le monde n’est pas enthousiaste par rapport à Nollywood. Le directeur Spike Lee a critiqué l'industrie lorsqu’un reporter nigérian lui a demandé de quelle manière les cinéastes de son pays pouvaient améliorer leur art.
“Vous êtes du Nigeria, Lagos ? Ces gens piratent beaucoup mes films,” a indiqué Lee au correspondant lors du dernier Festival international du film publicitaire de Cannes le mois dernier, selon le blog naijarules.com.
“Qu’ils participent aux Festivals du Cinéma comme ceux organisés à Cannes et à d’autres endroits pour apprendre comment faire de grands films qui répondraient aux normes internationales,” a indiqué Lee en parlant des directeurs de Nollywood.
Lorsque News One a essayé de contacter Lee, son assistant a indiqué que le directeur était en voyage à l'étranger et ne pouvait pas être joint pour faire un commentaire avant la publication.
Les commentaires de Lee ont non seulement soulevé des questions sur la qualité des films de Nollywood, filmés par des cinéastes amateurs avec des petits budgets d’entre 15000$- et 20000$, mais également sur les pratiques commerciales entourant leur distribution.
Une portion du revenu de Nollywood ne peut même pas être représentée en raison du piratage répandu qui est presque considéré comme une pratique normale.
Les affaires malhonnêtes y compris la tristement célèbre lettre nigériane et les fraudes par e-mail ont contribué à renforcer l’image du pays comme capitale du monde de l'escroquerie, et explique pour quelle raisons Nollywood n'a pas vu affluer des investissements américains.
"Cette perception joue véritablement un grand rôle dans la volonté des gens d’aller la main ouverte au Nigeria,” reconnait l'acteur britannique d’origine nigériane Hakeem Kae-Kazim.
Kae-Kazim, qui a joué dans "Hôtel Rwanda” et dans la série “24 ″ sur Fox, affirme que le Hollywood Black ne se presse pas d’investir dans les films nigérians parce qu'ils se battent encore pour avoir leurs propres histoires sur le grand écran et ne considèrent pas "intéressant un investissement ” dans l'industrie d’Afrique de l’Ouest.
Si le Hollywood Black investit dans Nollywood, et lorsqu’il le fera, il sera accueilli par les fans irréductibles comme Tawana Lowe.
Un mardi pluvieux, Lowe était en mission pour gagner des convertis à Nollywood. Armée d’une liste de courses, Lowe a visité le Mall de Films africain. La toute petite devanture sur la rue 165ème Rue Ouest du Grand Concourse dans le Bronx se vante d'être le plus grand distributeur de films de Nollywood au pays.
Lowe a parcouru les étagères sur lesquelles étaient empilées les dernières offres de Nollywood, parmi lesquelles “The Sleepwalker,” “Princess Tyra,” “Emerald,” et “Fantasia Fantasy.” Elle est partie avec deux sacs pleins.
Les films qu'elle a achetés ne devaient pas juste s’ajouter à sa grande collection de plus de 350 films de Nollywood qu'elle a rangé par ordre alphabétique et par code de couleur dans la bibliothèque de sa chambre.
Ce week-end, elle enverra plus d'une douzaine de films par courrier prioritaire à sa tante et à son oncle à Gainesville, FL, et aussi à un ami de Newark, Maryland, à qui elle a fait découvrir les films.
“Il s'agit de faire passer le mot,” dit Lowe, engagée à prêcher l'Évangile de Nollywood à d'autres africains américains.
“Bientôt, Nollywood va finalement percer, et quand ça arrivera ça va faire mal!” dit-elle avec une absolue certitude.








