05 février 2012

Une coiffeuse africaine américaine plaide pour le retour aux cheveux naturels

Par Lolly BOWEAN - Chicago Tribune

 

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Brian Cassella (Photo)
Emon Fowler a rassemblé des dizaines de femmes Africaines-américaines de Chicago

 dans une expérience harmonieuse consistant à raser leurs cheveux traités chimiquement

et à adopter un style plus naturel.

 

La nuit froide d'hiver où  Sharon Coleman a coupé tous ses cheveux, elle s'est assise au milieu d'autres femmes africaines américaines qui souriaient et applaudissaient tandis que la tondeuse ronronnait.

Et lorsque chaque mèche coupée de ses cheveux défrisés qui allaient jusqu’à ses épaules est tombée sur le plancher, Coleman s’est levée de son siège et est tombée dans les bras des femmes autour d’elle. La salle était remplie d’étrangères qui étaient venues assister à ce rituel capillaire, montrer leur soutien et trouver le courage de faire pareil, dit-elle.

"Toutes les femmes m'ont simplement embrassé et ont été très encourageantes", dit-elle en se rappelant de l'événement. "Tout le monde me complimentait: " J'aime ton look. J'aime tes cheveux. "

Pour les femmes africaines américaines, les cheveux représentent souvent un terrain de bataille sur le mode de définition de la beauté. Pour un certain nombre de femmes noires, se couper les cheveux de près, à la garçonne est devenu une façon de se renforcer, de rejeter les normes dominantes de la beauté et de se débarrasser de leur obsession par de longs rituels capillaires au quotidien.

Le mois dernier, Emon Fowler a lancé son Harriet Experiment à Chicago, dans laquelle elle demande aux femmes noires d’abandonner les tissages, les perruques et les défrisants chimiques et de passer une année avec de nouveaux cheveux. Elle souhaite que les femmes commencent par le "big chop", qui consiste à couper les cheveux traités chimiquement et de repartir à zéro.

Fowler qui est âgée de 30 ans a organisé des rencontres pour que les femmes coupent leurs cheveux tout en étant entourées de pom-pom girls qui ont fait la même chose. Elle a recruté des femmes sur Facebook, en a abordé dans les épiceries et a fait des apparitions dans les foires et les festivals afin de promouvoir sa cause.

 

"Il s’agit de se libérer de cet esclavage des cheveux," déclare Fowler qui est coiffeuse. Elle dit que son projet ne consiste pas à créer une clientèle, mais à changer les mentalités.

"Lorsqu’une femme décide de couper tous ses cheveux, elle découvre quelque chose de libérateur en dessous. Cela  peut avoir un effet thérapeutique parce que vous devez vous départir de l'idée que vous avez besoin de ces extras superficiels pour vous sentir belle. Le message sous-jacent est : "Je me suis accepté."

Fowler dit qu'elle a été inspirée pour commencer son mouvement après avoir réfléchi sur la vie d’Harriet Tubman, l'héroïne emblématique qui a risqué sa vie pour aider des centaines d’esclaves fugitifs. Elle considère sa mission comme consistant à libérer les femmes africaines américaines du bagage émotionnel et psychologique associé à leurs cheveux.

Les opinions varient au sein de la communauté noire sur le sens de cheveux raides (défrisés), mais certains pensent qu’il s’agit d’une tentative de mimer le standard de beauté blanc. Fowler indique qu'elle veut renforcer les femmes africaines américaines dans l’idée qu’elles n’ont pas à changer leurs cheveux pour se sentir belles ou acceptées.

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Pour les femmes africaines américaines, couper leurs cheveux n'a rien de nouveau. Dans les années 70, des milliers de femmes noires portaient les cheveux à ras en signe de fierté raciale et de conscience, indique Lanita  Jacobs, professeure agrégée d'anthropologie à l'Université de Californie du Sud.

 

Mais dans le projet de Fowler, les femmes qui décident de se soumettre au big chop le font publiquement et dans le cadre d’un système intégré de soutien de cheerleaders, indique Jacobs.

Ce soutien peut aider à soulager ce qui peut constituer un choc pour la psyché des femmes noires, indique un spécialiste.

"Les femmes noires ont été conditionnés à croire que nos cheveux, dans leur état naturel, ne sont pas beaux, ne font professionnels, et ne sont pas gérables", affirme Chris-Tia Donaldson, une auteure établie à Chicago qui a écrit un livre sur le sujet. "Quand vous optez pour les cheveux courts, cela peut avoir des conséquences néfastes sur votre estime de soi. Vous devez apprendre comment travailler dessus et comment vous en approprier. "

Selon Jacobs, il y a une tendance croissante à porter les cheveux plus naturellement, qui pour certains signifie un changement dans la définition de ce qu'est la beauté pour la prochaine génération d'Africains Américains.

"Un changement radical s’est produit dans l'esprit des noirs sur ce qui peut être beau", dit-elle. "De plus en plus, les hommes noirs prennent en compte les cheveux non défrisés et les cheveux courts pour déterminer la beauté. Davantage de célébrités africaines américaines font l’expérience des cheveux naturels. "

 Traduit de l'Anglais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/


http://www.kansascity.com/2012/02/02/3404118/stylist-advocates-for-return-to.html

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23 novembre 2011

Une exposition pour illustrer la résistance et l'esthétique par la coiffure

L'utilisation du cheveu africain comme représentation de l'identité culturelle est le thème de l'exposition Quieto Pelo. Photos et vidéos produites par la colombienne Liliana Angulo monttrent le travail de coiffeuses, spécialistes des coiffures afro dans des communautés de la Colombie et de La Havane, la capitale cubaine. Elle utilise la coiffure comme  une expression de la beauté, mais aussi comme un symbole de résistance politique contre les préjugés.

quieto3L'artiste explique que le projet est né de son intérêt d’analyser comment la tradition consistant à ordonner le cheveu est préservée jusqu'à chez les populations de la diaspora africaine en Amérique latine. "Les coiffures ont des codes et des significations. Les noirs esclavisés  avaient l’habitude de cacher dans les cheveux de l’or des mines pour ensuite acheter leur liberté, c’était une pratique courante. Quand ils fuyaient aussi, ils gardaient des semences dans leurs cheveux pour les cultiver  ailleurs. Ce sont donc beaucoup d'histoires que les gens ressortent et sauvegardent, des histoires liées aux formes de résistance culturelle", indique la  Colombienne.

pelo1L'esthétique visuelle est également une attraction de l’exposition. Pour Liliana Angulo, ces coiffures réaffirment la beauté noire car "il ya encore des gens qui associent l'aspect physique à des termes péjoratifs:« oh la la, quels laids cheveux "," va dompter tes cheveux',' oh, quels mauvais cheveux ". Puis il y a certaines personnes qui défrisent leurs cheveux pour ne pas se sentir exclues. C’est dommage, car cela compromet la résistance sociale et culturelle. " C'est à partir de ces expressions qu’ironiquement est venu le nom de l’exposition, allusion à «pelo quieto» (cheveu tranquille).

Malgré le fait qu’elle travaille depuis plus d’une décennie sur la thématique de l’afrodescendance en Amérique Latine, Quieto Pelo est  "est un projet un peu différent car il y a la participation des personnes, c’est une construction collective." L'interaction avec le public se fait en présence des coiffeurs qui coiffent en direct. Cette expérience a déjà été menée à  Cuba et lors de l’ouverture de l’exposition à Brasilia.

Liliana Angulo affirme que cet ensemble d'idées et d'actions est destiné à enregistrer une tradition et à montrer aux gens que la culture de l'Afrique est "vivante" et présente dans les pays américains. "Les gens de descendance africaine doivent s’affirmer", affirme plaide-t-elle.

Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com

 

http://www.correiobraziliense.com.br/app/noticia/diversao-e-arte/2011/11/22/interna_diversao_arte,279563/mostra-destaca-a-resistencia-dos-afrodescendentes-latino-americanos.shtml

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31 août 2011

Le retour au naturel : pourquoi? où? quand? comment?

Découvrez le témoignage de la magnifique Cherryl !!! Enjoy !cr

Cherryl
: J’ai souvent été au naturel avec des tresses, des vanilles toujours avec les rajouts et des ti-choux.

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Néanmoins, j’ai fait en tout et pour tout :

2 défrisages : la première fois vers l’âge de 15 ans à la maison, complètement loupé. Brûlure au niveau du cou, et derrière les oreilles et pour cause je ne savais comment procéder. Une fois défrisée, c’était bien j’adorais mes cheveux car j’avais les cheveux comme mes petites copines blanches. Je me faisais des couettes avec une franche sur le côté et parfois, d’un mouvement de tête je tentais de sortir cette frange de mes yeux. Inutile de préciser qu’il n’en était rien. Mon Dieu quand j’y pense…

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Pour mémoire, nous vivions dans une petite ville du sud de la France où nous étions les seuls noirs. 
J’ai vite réalisé qu’il n’y avait pas trop de possibilités de coiffures une fois mes cheveux défrisés. Donc petit à petit, je suis revenu à ma routine : tresses avec rajouts.

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A l’époque il était inconcevable que je sorte sans mes rajouts… Que diraient mes copines, « court une semaine, hyper long celle d’après !!! Elle triche !!! ». 
Donc le vendredi soir tresses défaites, le samedi matin coiffeur et re-tresses. Quelle galère !!! Et oui je l’avoue maintenant, à l’adolescence, je racontais à mes copines que c’était mes vrais cheveux. Désolée les filles, faute avouée à moitié pardonnée !!!

Et 3 curls successifs : grossière erreur de ma part de faire 3 curls en 9 mois !! Mais j’aime bien mes cheveux curlés, c’est ma petite faiblesse…

Après les curls, j’ai perdu la moitié de mes cheveux donc j’ai Big Chopé.

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Mes cheveux ont déjà subit quelques dénaturations comme vu précédemment, mais dans l’ensemble, j’ai toujours souhaité rester le plus naturel possible avec mes tresses et rajouts.

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cherryl6Je me rends compte maintenant que le fait d’avoir beaucoup de cheveux en bonne santé (sans trop en prendre soin) a dû me faciliter aussi la tâche.

Je ne suis pas une militante, oooh loin de là. C’est juste que le fait de voir des cheveux lisses (tissage) sur une tête noire ne m’a jamais plus.

Je suis nègre, je reste nègre, je ne cherche pas à me décolorer la peau donc je ne cherche plus à dénaturer la texture de mes cheveux. Pour moi c’est normal, c’est dans l’ordre des choses. Pas besoin d’être militant ou quoi ce soit d’autre…

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La rencontre avec mon mari il y a 10 ans m’a libéré de ces contraintes de camouflage tresses sur tresses. J’ai appris à lâcher mes cheveux, les laisser respirer, les porter en afro. Maintenant les tresses c’est quand j’en ai envie et non pour cacher ma belle tignasse.

De plus je me suis mariée en afro mixte au grand désespoir des coiffeurs et surtout de ma mère : « Une si belle chevelure, il faut la défriser pour faire un joli chignon pour ton mariage, c’est beaucoup mieux que… » disaient-ils. Je ne vous raconte pas la pression… Mais bon, ça c’est un autre sujet où une réponse à une autre question peut-être.

Je suis fière d’avoir résisté et d’avoir eu une si belle coiffure qui me ressemble. Ces belles photos resteront à vie et je les montrerai fièrement à mes futurs enfants et petits enfants si Dieu veut…

Source : http://crepueetre-belle.blogspot.com/2011/08/pretty-cherryl.html

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21 juillet 2011

Éducation : Apprendre à votre fille à aimer ses cheveux naturels

 

Par Sherrell Dorsey de Organic Beauty Vixen

Traduit de l'Anglais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com 

 Quand j'étais enfant, j'ai toujours voulu des cheveux longs et flottants. J'adoraisjouer à me déguiser, mettre mes perruques d’Halloween et faire semblant d’être une princesse. Je portais des tresses la plupart du temps et de temps à autre, ma mère défrisait mes cheveux avec le kit Just For Me,produit favori de chaque petite fille noire.

naturalJe n'avais jamais vraiment éprouvé une auto-conscience de mes cheveux jusqu'au moment où j'ai développé une calvitie en huitième année, après avoir utilisé un mauvais relaxant et mis trop de gel. Mes cheveux atteignaientprobablement mes épaules, une longueur convenable comparée à beaucoup de mes amies qui elles avaient du mal. Donc, quand cette calvitie s’est installée, j’ai dû coiffer ma frange de côté pendant quelques mois le temps que mes cheveux repoussent, et j’ai alors compris que je devais laisser tomber le défrisage et aller au naturel. Ma mère est retournée au naturel presqu’au même moment et a commencé à porter des vanilles (twists) et des straw sets. Elle n'a jamais parlé de bons ou de mauvais cheveux. On a ce que Dieu nous a donné et on apprend à fonctionner avec.

Je suis souvent très embarrassée à chaque fois que j'entends quelqu'un utiliser le terme "bons cheveux" - une assertion dégradante trop souvent utilisée dans la communauté noire. Pour moi, les " bons cheveux" ce sont les cheveux en santé qui poussent et sont une expression de qui vous êtes. En tant que femmes noires, nos cheveux sont notre couronne et une extension de qui nous sommes: des reines, des mères, nos ancêtres et Dieu. C'est ce que j'envisage de dire à ma fille. Prenez le temps d'enseigner à vos filles comment aimer et prendre soin de leurs cheveux naturels. Instiller en elles la confiance de leur beauté et de porter leur couronne fièrement avec ces quelques conseils pour vous aider:

Dis-moi, miroir – Placez votre fille devant le miroir et faites lui remarquer comme elle est belle et combien ses cheveux sont beaux. Utilisez des mots descriptifs comme "tes boucles sont douces et jolies", "tes cheveux sont longs et épais", "tes cheveux sont exactement comme ceux de ta grand-mère qui était une femme spéciale".

• Photo Parfaite - Prenez avec votre fille des photos de coiffures folles que vous pouvezcréer ensemble avec vos cheveux. Montrez à votre fille la versatilité et la créativité qui vont avec ses cheveux. Conservez les photos dans un album ou un cadre dans sa chambre pour lui montrer les moments qualité passés avec maman dont elle se souviendra.

 Prendre soin de ses propres cheveux- Laissez vos enfants toucher, ressentir et faire leurs propres cheveux. Montrez-leur comment utiliser un peigne sur leurs cheveux, appliquer des produits et coiffer leurs cheveux. Laissez-les se familiariser avec leurs tresses et avec la manière de bien prendre soin. Elles aimeront l'indépendance! 

Sherrell Dorsey est une spécialiste de la beauté naturelle, écrivaine, conférencière et défenseur de la santé, du bien-être et la viabilité des communautés de couleur. En plus d’avoir créé OrganicBeautyVixen.com, Sherrell écrit des articles de beauté pour TypeF.com, le site de beauté et de modede Tyra Banks, le magazine Jones, MySalonScoop.com et Posh Beauty. Suivez Sherrell sur Twitter à www.twitter.com/organicvixen et connectez vous avec elle sur Facebook à http://www.facebook.com/OBVMedia.



http://www.curlynikki.com/2011/06/teaching-your-daughter-to-love-her.html

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16 juillet 2011

Au Kenya aussi, la beauté du cheveu naturel de plus en plus assumée

 

Par Mwikali Lati  

On a toujours dit aux femmes africaines " défriservos cheveux, ainsi ils seront plus faciles de s’en occuper." Kurlykichana.com, un blog local traitant des cheveux naturels, travaille à changer cette perception en faisant passer l’idée que les cheveux naturels africains sont en effet gérables sans que l’on doive nécessairement les traiter avec des produits chimiques.

 

kenyaLa campagne pro-cheveux naturels a débuté il y a environ cinq ans aux États-Unis. Les femmes afro-américaines converties ont cessé de défriser leurs cheveux, de faire des tissages et d’y mettre des rallonges.

 

Le mouvement est considéré comme libérateur des idéaux eurocentriques de la beauté - comme le fait de garder les cheveux longs, raides - qui causent des dommages et leur perte à long terme. Alimentée par les blogs, et maintenant par les médias sociaux, les femmes de descendance africaine partagent leurs réussites, leurs frustrations et les conseils sur la façon de traiter les cheveux sans utiliser de produits chimiques pour les relaxer.

 

Plus populaires

 

Des célébrités Africaine-américaines comme la musicienne Jill Scott ont également aidé à renforcer la popularité du mouvement. Le blog, kurlykichana.com - The Natural Girl’s Guide to Beauty (Guide de Beauté pour la Femme Naturelle) a publié son premier post en janvier de l'année dernière. Nyachomba Kariuki et Mary Mogoi sont les deux jeunes femmes derrière ce blog.

 

"Il offre des conseils sur la façon de gérer et de coiffer nos cheveux naturels", explique Nyachomba. Les deux disent que les femmes qui désirent des cheveux naturels ont plus d'options de style de coiffure que les célèbres dreadlocks. Elles sont amies depuis longtemps et n'ont jamais défrisé leurs cheveux comme la plupart des femmes kenyanes le font, disent-elles. Alors qu’elles se battaientpour gérer leurs cheveux, elles ont acquis des connaissances et de la perspicacité qui ont profité aux membres de leurs familles de même qu’à leurs amies.

 

"Je suis passionnée par les cheveux naturels", explique Mary. Un jour, elle a travaillé sur les cheveux d'une amie très longtemps après minuit et est tout de même aller travailler le matin. "J'étais très fatiguée, mais j'ai aimé faire ses cheveux", dit-elle.

 

Avec les demandes de leurs conseils et de leurs compétences qui augmentaient, les deux ont décidé de créer un forum où les femmes peuvent poser des questions et donner des conseils sur la façon de s’y prendre avec les cheveux naturels. D’après Nyachomba, le blog est devenu plus populaire parce qu’il a été construit avec l'idée de ne pas imposer des produits ou des idées, mais plutôt de faire des recommandations.

 

Elles ont pigé dans les dernières tendances de cheveux naturels, les ont essayées sur elles-mêmes avant de les recommander à d'autres via leur blog. Avis de prudence tout de même,les cheveux africains ne sont pas uniformes dans leur texture, et il fautdonc connaitre son type de cheveux pour décider quoi en faire. Il ne suffira pas de comparer son type de cheveux avec celui d’une autre. Il y a cependant des trucs à faire et à ne pas faire communs dans le traitement du cheveu naturel. Il faut toujours hydrater pour prévenir la sécheresse, ce qui conduit aux cassures. De plus, utilisez les shampoings sans soufre, car ils n'enlèvent pas l'huile naturelle.

 

"Une des raisons pour lesquelles nous avons commencé ce blog est que nous voulions prouver que les cheveux naturels africains peuvent pousser jusqu’à la taille", explique Mary. Le 28 mai dernier, kurlykichana.com a organisé sa première réunion où les femmes se sont rassemblées pour partager des conseils sur leurs cheveux. La prochaine rencontre est prévue pour la première semaine du mois d'août.

 

"Les problématiques les plus importantes sur lesquelles on a discutées à la réunion portaient surles perceptions que les gens ont des cheveux naturels et les frustrations qu’on rencontre en les coiffant", explique Mary.

 

La génération Y, les personnes âgés de moins de 32 ans, sont au centre de ce mouvement. À l a place, beaucoup coupent leurs cheveux"défrisés" et cultivent les Afros et d'autres styles de cheveux africains. Cela ne passe pas bien avec leurs supérieurs, en grand nombre de la génération X - les personnes nées entre 1963 et 1979.Malheureusement, les écoles de coiffure locales n'ont pas de programme sur cheveux naturels, sauf des dreadlocks.

 

Malheureusement, les écoles de coiffure locales n'offrent pas de programme sur les cheveux naturels, excepté les dreadlocks. Ce qui signifie que la majorité des salons n'ont pas de personnel formé pour traiter les cheveux naturels, et les rares qui le font sont trop dispendieux.

 

Par conséquent, les femmes avec des cheveux naturels doivent apprendre à en prendre soin elles-mêmes. Et comme il existe peu de produits pour cheveux naturels dans les magasins locaux, de cosmétiques, elles doivent lire attentivement les étiquettes pour éviter d'acheter des articles contenants des produits chimiques agressifs comme ceux qui contiennent du soufre - ou les fabriquer elles-mêmes.

 

"Nous voulons mettre fin au mythe selon lequel les cheveux défrisés sont plus facile à entretenir que les cheveux naturels", indique Mary.

 

Les deux jeunes femmes affirment ne pas être opposées à celles qui veulent défriser leurs cheveux.

Traduit de l'Anglais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com 



http://www.businessdailyafrica.com/Natural+hair+beauty+campaign+in+Kenya+gathers+momentum/-/539444/1192096/-/view/printVersion/-/3m5d3m/-/index.html

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11 juillet 2011

Coiffures afrocolombiennes : messages de liberté couchés en tresses

 afrocolombienne

Par DeNeen Brown

 

Ziomara Asprilla Garcia se souvient du clic, clic, clic des mains de sa mère qui tressaient rapidement des nattes de cheveux en les tordant en rangées soignées, sous un manguier en Colombie.

Clic, clic, clic sous la brise fraîche de la ville d’Istmina dans l'état de Choco. Les doigts de sa mère semblaient merveilleux et magiques, qui se déplaçaient comme s'ils étaient des extensions de la pensée. Elle regardait tranquillement comment sa mère séparait les cheveux de sa sœur et les tordait en coiffures élaborées, perpétuant la tradition séculaire du tressage de cheveux par les femmes afrocolombiennes.

 

"J'étais toujours curieuse et captivée par la façon dont ma mère bougeait ses mains", indique Asprilla Garcia, qui est venue prendre part au Smithsonian Folklife Festival pour représenter les femmes afrocolombienne du Choco.

 

La manière de tresser de sa mère était la vieille manière, une manière venue avec son peuple de l'Afrique. Pendant qu'elle fait une démonstration de tressage, Asprilla Garcia qui a 34 ans explique son histoire en Colombie. Là où Asprilla Garcia vit dans une maison couleur caramel, près d'un manguier, avec son mari, son fils, sa belle mère, deux domestiques et un jeune garçon qui était si pauvre qu'elle l'a adopté pour prendre soin de lui. Là où elle continue de tresser sous la brise, sur la véranda ou sous son manguier.

"J'aime tresser", dit-elle.

 

Asprilla Garcia avait 8 ans lorsqu'ellea appris à tresser. En grandissant, elle a créé des coiffures plus élaborées parmi lesquelles des oiseaux, des papillons et même des instruments de musique. C'est avec ces styles qu'elle a remporté la première place d'un festival de tressage à Bogota. Quelques mois plus tard, les curateurs du Smithsonian qui démarchaient dans la région à la recherche d'activités culturelles représentatives l'ont appelé et l'ont informé qu'elle avait été choisie pour démontrer la tradition de tressage du Choco au Festival Folklife.

 

Au Centre Commercial, les foules se pressent près de la table Asprilla Garcia et la regardent tresser. Ils semblent être éblouis par ces conceptions complexes.

Elle travaille sous un panneau qui indique" Tejiendo Colores ", "Tressage de couleurs." Derrière elle, une autre affiche indique"l'art de la coiffure est devenu une icône de l'identité afrocolombienne."

 

"Combien de temps cela prend-il?", demande Betty Belin, une spectatrice tenant un cliché d'une conception complexe.

"Trois heures", répond Asprilla Garcia en espagnol par le biais d'un traducteur.

Une petite fille aux cheveux blonds monte sur une chaise, et Asprilla Garcia prend des mèches d'une extension de cheveu verte en acrylique et les enroule autour d'une touffe de cheveux de la fille, en les entrelaçant dans une longue tresse unique. La fille descend de la chaise et sourit.

 Asprilla Garcia raconteau public que la tradition de tressage est vieille de plusieurs centaines d'années en Colombie et encore plus vieille en Afrique.

afrocolombienne1Les premiers esclaves sont arrivés en Colombie environ au début du 16ème siècle. La majorité fut amenée par les Espagnols qui ont colonisé la région. Ils se sont installés près des zones côtières, où la plupart des plantations de canne à sucre étaient exploitées, indique Denisse Yanovich, attachée culturelle à l'ambassade de Colombie. Mais des groupes d'esclaves se sont échappés et ont trouvé refuge dans des zones qui étaient géographiquement distantes. Dans ces zones que l'on pensait auparavant inhabitables, des groupes d'esclaves fugitifs ont prospéré et ont bâti des communautés. Les populations de ces régions - y compris Choco, d'où Asprilla Garcia est originaire - ont été principalement peuplées principalement de noirs depuisdes centaines d'années. À l'époque de l'esclavage en Colombie, le tressage des cheveux était utilisé pour relayer des messages. Par exemple, pour signaler qu'elles voulaient s'échapper, les femmes tressaient une coiffure portant le nom de ''departes''. "Elle était faite de tresses épaisses et serrées, tressées étroitement sur le cuir chevelu et était nouée en chignons au dessus", indique Garcia Asprilla.

 Quelqu'un dans la foule dit à Asprilla Garcia que ce style ressemble vraiment beaucoup à celui qu'elle voit beaucoup de femmes noires du District porter.

"Oui, aussi," répond-elle.

"Et un autre style avait des nattes courbées, étroitement tressés sur leurs têtes. Les tresses courbées représentaient les routes qu'ils [utiliseraient pour] s'échapper ", dit Garcia Asprilla. "Dans les tresses, elles gardaient aussi de l'or et cachaient des graines qui à long terme les aidaient à survivre après s'être échappés."

"Pourquoi ne prononçaient-ils pas de ces messages?" demande quelqu'un.

"À cette époque,beaucoup de propriétaires comprenaient leur langue", indique Garcia Asprilla. Le message dans les tresses des femmes "étaient la meilleure façon de ne pas suciter les soupçons du propriétaire. Il ne se serait jamais imaginé qu'une telle coiffure signifiait qu'ils allaient s'échapper. " Toutes les femmes qui planifiaient de s'enfuir n'avait pas les mêmes tresses. "

"Toujours", dit Asprilla Garcia dit, "il y avait une grande mère dans le groupe." Ces matriarches avaient toujours une coiffure distinctive. "Les autres savaient ce que cela signifiait."

Elle note avec satisfaction qu'il y a eu une résurgence de coiffures tressées en Colombie ces dernières années.

"Plutôt que d'être en diminution, cela devient de plus en plus populaire", dit-elle. "Les femmes ne le font pas parce qu'elles veulent envoyer un message. ... Elles font leurs tresses parce que c'est beau. "

C'est aussi une question de fierté. "C'est un mouvement pour ne pas oublier ce que nos ancêtres ont apporté avec eux quand ils sont venus", dit-elle. "C'est un mouvement pour les honorer. Les gens se tressent les cheveux et portent des coiffes et des vêtements plus traditionnels pour honorer leurs ancêtres. Les gens s'habillent de tuniques et de coiffes africaines. Nous maintenons cette tradition en vie. "

Asprilla Garcia indique que de nos jours,le tressage est devenu une façon de communiquer la fierté et la liberté de l'oppression. Une façon de dire que les cheveux noirs sont assez forts pour porter ce message.

Elle tient une image d'oiseau coloré à laquelle elle a attaché une natte tressée jaune, rouge et noir en acrylique. L'oiseau représente une espèce qui est en voie d'extinction dans le Choco.

Asprilla Garcia tresse des nattes rouge et noir sur les cheveux des femmes et puis utilise le fil d'acrylique fil pour attacher la coiffe afin que l'oiseau soit assis comme une couronne.

"Je trouve ça beau", dit-elle. "C'est une coiffure que personne ne m'a apprise à faire. C'est comme si elle est née en moi" .

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28 juin 2011

Daniela Gomes du Mouvement Noir Brésilien : "j'aime mes cheveux afros"

 Par  Daniela   Gomes  

Chaque fois que je me regarde dans le miroir avant de sortir et que je vois la façon dont j’utilise mes cheveux aujourd'hui, je constate à quel point ils sont beaux et qu’ils correspondent très bien à mon style.Dans le même temps, me vient habituellement à l'esprit un morceau de Corinne Bailey Rae,

Put your records on  qui dit: "Don't you let those other boys fool you. Gotta love that afro hairdo ("Ne te laisses pas tromper par ces garçons. Tu dois aimer ta coupe afro). " 

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Mais choisir d'utiliser les cheveux afro implique beaucoup plus qu'une simple décision entre défriser ou ne pas défriser ses cheveux, cela implique plus que l'esthétique, accepter de savoir que c’est une option aussi bonne que toute autre.

Il y a quelques jours, j'ai eu l'occasion de regarder une émission de la top-modèle Tyra Banks, ayant pour thème"What is good hair,"(C’est quoi les bons cheveux) où des femmes noires de différents âges, et même des enfants, racontaient leurs aventures et mésaventures avec leurs cheveux et affirmaient que porter les cheveux naturels n’était pas une bonne chose, ou que ce n’était pas acceptable.

Entendre ces témoignages dans l’émission m'a rappelé ma propre relation avec mes cheveux et le poids placé sur nous par la création du stigmate des "bons cheveux"

Cela m’a également fait comprendre qu'il s'agit là d'une autre des particularités partagées par ceux qui sont victimes du racisme, peu importe dans quel pays de la diaspora ils sont nés. 

Comme tous les autres enfants noirs au Brésil, j'ai été élevée sous le stigmate de "bons cheveux", ou mieux, le stigmate de ne pas avoir "de bons cheveux". Ce fut l'une des caractéristiques qui m'a fait comprendre de quelle manière mes cheveux renvoient à ma négritude, puisque avec ma peau claire, supposément au Brésil, je ne devrais être victime du racismed’aucune manière. 

Mais contrairement à ce que prêchent ceux qui défendent la non-existence du racisme dans notre pays, cela, à mon avis a toujours été l'une des discriminations les plus cruelles. 

Quand j’étais enfant, mon désir était d'avoir les cheveux lisses. Je souffrais quand les autres enfants se moquaient de moi et me disaient que mes cheveux étaient en laine d'acier ou riaient quand ils étaient plus touffus. Peigner les cheveux était alors une autre souffrance, même avec toute la patience de ma mère ; il n y avait pas à l’époque au Brésil, des produits spécifiques pour les cheveux afros. 

Je me souviens bien que j’enroulais des serviettes de bain sur mes cheveux et je les secouais comme une queue-de-cheval, de la même façon que les filles aux cheveux lisses le faisaient. 

A cette époque, ma plus grande douleur était de ne pas être invitée pour être demoiselle d'honneur d’une connaissance, car dans ma tête d’enfant de six ans, cela se produisait parce que j’étais la seule enfant avec les"mauvais cheveux".

 J'avais sept ans lorsque j'ai défrisé mes cheveux la première fois. Je me souviens encore avec précision de la forte odeur du produit, qui me faisait penser aux égouts. Je me souviens plus encore de ma joie de voir que mes cheveux étaient finalement lisses.

 Mais évidemment, le processus de lissage est temporaire, alors après quelques mois,mes racines crépues insistaient pour réapparaître. D’où la recherche constante de garder les cheveux encore plus lisses n’a fait qu’augmenter ; je suis passée par le touca de gesso (une ancienne méthode de défrisage, qui peut être considérée comme le grand-père du défrisant progressif), qui m'a donné une migraine durant plus d'une semaine.

 Puis je suis revenue au lissage acheté en pharmacie, jusqu'à ce que je découvre le défrisage à la soude à l'âge de 16 ans environ. 

Cette méthode a été choisie pour son efficacité à laisser des cheveux lisses et "naturels", mais leurs contre-indications étaient de graves brûlures à différentes endroits du cuir chevelu. 

Entre un défrisage et l’autre, mon processus de conscientisation au sujet de ma négritude se produisait progressivement, et un jour en lisant la biographie de Malcolm X, je me suis rendue compte que l’agression qu’il avait subie pour lisser ses cheveux et devoir se rincer la tête dans les toilettes, était la même que je subissais quand j’utilisais un produit ayant comme élément principal de la soude caustique qui me causait des blessures sur toute la tête.

 Mais je n'étais pas encore prête à laisser mes cheveux naturels, toutes les années de lavage de cerveau qui disaient que mes cheveux étaient "laids" ou "mauvais" avaient très bien fonctionné, puisque je n’arrivais pas à penser à leur épargner les produits chimiques. Une des raisons était de croire que cela ne me permettrait pas trouver un bon emploi, ce qui malheureusement reste une réalité au Brésil.

 Après quelques années, j'ai découvert les tresses (un type de tresses différent de ce que je portais enfant), le Kannekalon qui fut mon premier contact avec une coiffure complètement afro et en même temps, mon passeport pour le côté "marginal" des cheveux.

 Quand j’ai choisi de porter des tresses, j'ai entendu toutes sortes de questions possibles, allant de pourquoi je n'enlevais pas cette "chose horrible" à est ce que je ne lavais pas mes cheveux quand je portais "ça", et même carrément se permettre d'attraper mes cheveux dans le métro pour voir de quoi ils étaient faits.

 Mais j'aimais mes tresses, j'ai toujours été très heureuse de porter mes cheveux ainsi.

 Dans l'intervalle entre une tresse et une autre, je continuais de défriser mes cheveux, par le biais de procédés moins agressifs, mais sans la "patience" de les laisser pousser naturellement.

 Jusqu'à finalement avoir le courage de les couper, de porter des tresses jusqu'à ce que mes cheveux naturels soient longs et de changer les tresses pour l’afro, ou le black comme on l'appelle ici.

 Il pourrait tout juste s’agir d’une autre histoire, car après tout, les femmes changent leur coiffure facilement, ou il pourrait juste s’agir d’une autre mode. Mais j’ai eu très mal de voir les enfants de cette émission expliquer pourquoi ils ne porteraient pas leurs cheveux naturels, pour eux, pour moi et pour toutes les autres filles noires qui en ont souffert et souffrent encore.

 Ce n'est pas un processus facile, j'entends encore beaucoup de blagues et de rires quand je marche dans la rue avec mes cheveux afros, beaucoup de gens ne comprennent toujours pas et me disent que c’est laid. C'est quelque chose de plus intrinsèque que l’on pense, car le stigmate des "mauvais cheveux" fait partie de notre société et est à ce point subtil que, souvent, on ne s’arrête pas pour y penser, ni à ce que cela cause dans nos esprits.

 Ne pensez pas que j'ai des problèmes avec les cheveux défrisés, relâchés ou de tout autre type. Je ne crois pas non plus que les femmes noires puissent être moins conscientes parce qu’elles ont les cheveux défrisés, mais je crois que cela vaut la peine que l’on s’arrête pour réfléchir sur la raison qui nous amène à faire cela. Est-ce juste parce que c’est quelque chose que nous aimons, un choix de plus, ou est-ce quelque chose de plus profond, qui nous transforme en ses petites filles qui veulent avoir les cheveux lisses et blonds que nous n’aurons jamais.

 Je vous laisse cette question et je peux dire que je me sens libre en me regardant dans le miroir et de dire : j'aime mes cheveux afros!

  Source:Meu cabelo afro é lindo / My afro is pretty

Traduit de l'Ansglais et du  Portugais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

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11 juin 2011

Retour au cheveu crépu naturel : le boom chez les africaines américaines

par Jamila Bey pour The New York Times

traduit de l'Anglais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

MAELING TAPP se souvient lorsqu'il y a trois ans, elle a vu sa mère et ses sœurs porter leurs cheveux en chignon à l'état naturel et a décidé qu'elle aussi arrêterait d’étaler de la pâte caustique sur son cuir chevelu en brûlant ses propres cheveux de même texture pour leur imposer la droiture.

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"Malheureusement, après quatre mois je me suis de nouveau défrisée les cheveux parce que je ne savais tout simplement pas ce que je faisais", affirme-Maeling Tapp, 25 ans, candidate à un Phd en Science des matérieux et en ingénieurie à Georgia Tech.

"Going Natural" est le terme utilisé par de nombreuses femmes africaines américaines qui décident de cesser le traitement chimique, ou de défriser leurs cheveux. C'est un geste qui peut être lourd de confusion, de faux pas et parfois de douleur, comme l'attestait en 2009 le documentaire "Good Hair" de Chris Rock.

Beaucoup de femmes ayant des cheveux de texture afro ne les ont pas vu dans leur état non dénaturé depuis leur enfance. Et même celles qui sont familiarisées avec la texture de leurs cheveux non traités ne sont pas confortables pour donner un style à leurs cheveux conforme à ce qu'elles jugent à la mode et approprié pour elles. Déterminer lequel des nombreux outils de soins capillaires et des produits sur le marché pourrait faire le travail peut rendre l'entreprise encore plus accablante.

Fatiguée des visites au salon, coûteuses en argent et accapareuses de temps, de nombreuses candidates aux cheveux "naturels" se tournent vers YouTube pour chercher l'inspiration, les instructions et d'autres personnes qui ont fait la paix avec leurs frises et leurs boucles.

Maeling Tapp indique que de regarder ces vidéos l'a incitée à prendre la caméra elle-même et à créer une chaîne YouTube, naturalchica.com.

 

" Je me suis dit":" Pourquoi ne pas simplement documenter mon propre parcours pour aider à garder une trace de ce qui fonctionne pour moi? "dit-elle. Elle espérait que d'autres apprendraient d'elle. "Je voulais contribuer à enrichir l'information disponible", ajoute-t-elle.

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Le projet contribue également, modestement, à sa richesse personnelle. NaturalChica.com, le blog qui va avec la chaîne, attire assez de pages vues à tel point qu'elle vend de la publicité: ce qui signifie d'après elle plus d'argent que ce qu'elle gagnerait avec un programme travail-études typique payant le salaire minimum.

Il y a des centaines de femmes comme Maeling Tapp sur YouTube, qui vendent des lotions, des potions et des notions pour les cheveux naturels, ou qui postent des didacticiels vidéos sur la façon de réussir son look. Beaucoup d'entre elles ont un lien vers CurlyNikki.com, un site vieux de trois ans, fondé par Alicia Nicole Walton, une psychothérapeute qui a voulu créer un lieu pour que les femmes se réunissent en ligne et discutent de leurs problèmes de cheveux. Âgée de 28 ans, elle dit qu'elle voulait plaider pour les femmes qui ressentent la pression sociale qui les pousse à faire défriser leurs cheveux.

" Ma carrière en tant que thérapeute est très importante pour qui je suis, et ce que je fais, même avec mon personnage de CurlyNikki" , dit-elle. "C'est ce qu'on appelle la thérapie des cheveux."

Nicole Walton ajoute qu’en 2010, elle a gagné en brut autant en publicité sur son site qu'elle le faisait avec son travail de thérapeute. Elle indique que son but est d'ouvrir un cabinet "où je mettrais l'accent sur l'estime de soi et l'image corporelle, et je sais que dans ma clientèle, les cheveux reviendront souvent."

Entre temps, elle a créé une application gratuite pour téléphonie mobile, après que les membres de ses forums en aient demandé un de sorte que lorsqu'elles se trouveraient dans la section beauté à regarder les produits, elles aient, littéralement en main, leur personne ressource la plus fiable.

Kim Love, qui vit près de Washington, DC, et connue sous le nom de Kimmaytube, est une autre grande dame de la scène des cheveux naturels sur YouTube. Kim, 34 ans, a quitté une carrière de Consultant Manager qui lui procurait un revenu à six chiffres pour se consacrer à plein temps à la production de vidéos pédagogiques sur les cheveux naturels (elle poste une émission hebdomadaire qui comprend des astuces de mode) et vend des outils et des accessoires dans sa boutique en ligne, luvnaturals.com, une vidéo, sur la façon de fabriquer un après-shampoing avec de l'huile de ricin et du jus d'aloe vera, a reçu environ un million de hits.

 

Les spectateurs de Kim Love ont un grand respect pour ses conseils, et une mention d'elle peut être considérée comme un ordre de marche par ses spectateurs.Certains magasins dans la région de Washington étaient rapidement en rupture d'un produit appelé Kinky-Curly Knot Today après qu'elle l'ait approuvé. Ses favoris comme son jus d'aloe vera, le beurre de karité, l’huile de ricin et des bandes-tests pH sont régulièrement classés parmi les meilleures ventes de produits de beauté sur Amazon, et suite à sa recommandation, un livre auto-édité intitué "Grow It", d'un auteur ayant pour nom de plume Chicoro, est entré dans le top 10 des livres de beauté les plus vendu sur Amazon.com.

Kim Love affirme que l'esprit d'entreprise a découlé naturellement pour elle après les heures passées à faire des vidéos, souvent à promouvoir des marques comme Kinky-Curly et Eco Styler. "J’en ai eu marre de répondre aux questions sur les produits des autres", dit-elle.

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Puis elle a découvert que les vidéos qu'elle avait faites se retrouvaient en ligne sur le site Web d'une société sans sa permission.

"J'ai décidé que si je devenais une marque, je contrôlerais mon image", déclare Kim. "Et je gagnerais de l'argent en le faisant."

Certains signes démontrent que l'industrie est en train de s'écarter fortement des peignes chauds et des Jheri Curls d'autrefois. Le World Natural Hair Health and Beauty Show qui se déroule chaque année à Atlanta a attiré 8000 visiteurs en 2006; et en avril dernier, il en a attiré près de 50.000, selon les organisateurs. Et les Mets-Up (sorte de rencontre éclair) de CurlyNikki.com sont en plein essor; une récente près de Washington a réuni près de 200 femmes et quelques jolies fillettes aux cheveux bouclés de moins de 10 ans, pour des discussions sur les cheveux, des échanges de produits et un brunch.

Selon Mme Love, ce type de rassemblements répondent à un besoin essentiel.

"Combien dans cette industrie de plusieurs milliards de dollars pour les soins des cheveux des africaines-américaines est consacré à l'éducation?" Se demande-t-telle.

"Très peu de gens parlent de la science de nos cheveux et de la façon de traiter cette fibre qui peut devenir longue si l'on suit le bon traitement. Les gens débattent sur les produits, mais j'essaie de montrer les outils et les techniques qui fonctionnent pour nos cheveux. Les stylistes, les produits, les éducateurs - c'est là une grosse industrie et il y a de la place pour tout le monde".

Nicole Walton en convient. "De plus en plus de femmes noires portent leurs cheveux naturels", dit-elle." J'espère que bientôt, les cheveux crépus seront la norme".

 

 

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08 juin 2011

La chaine de Salons de Coiffure afrobrésilienne Beleza Negra célèbre ses 25 ans

 

Texte et photos: Etiene Martins

Le salon Beleza Negra Cabeleireiros a célèbré ses 25 ans en grande pompe à Belo Horizonte. Fondé par Betina Borges, les noces d'argent ont été fêtées au Buffet Michele Mazzine, au son de Samba de raiz accompagné d'un défilé animé, et a réuni toute la beauté noire de la capitale du Minas Gerais.

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Betina Borges a pris l'initiative de créer le premier salon spécialisé dans les cheveux ethniques de la ville dans les années 80, parce qu'elle se sentait dérangée par le manque de main d'oeuvre spécialisé dans le cheveu crépu. "Je travaillais dans des salons de la région noble et chaque fois qu'arrivait un noir qui voulait se faire coiffer les cheveux, le salon s'en débarassait en alléguant qu'il ne savait pas traiter les 'mauvais cheveux', se souvient la femme d'affaires qui a fait sa formation de coiffeuse au SENAC, avant d'obtenir son diplôme en Cosmétologie et en Trichologie( étude de la fibre capillaire) à l'Université de Dudley en Caroline du Nord.

Au fil des années, Betina a remporté différents prix dans les concours et a diffusé ses connaissances aux coiffeurs, non seulement de Belo Horizonte, mais dans l'ensemble du pays. Depuis 10 ans, elle enseigne également gratuitement sa pofession aux femmes de l'agglomération de Pedreira Prado Lopes, situé dans la région de Belo Horizonte.

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En plus de coiffer les têtes des hommes et des femmes noirs de Belo Horizonte depuis 25 ans, le salon, s'est également transformé en un espace éducatif et politique, et a contribué à la construction collectivve de la société noire. " Beaucoup plus que de travailler sur les cheveux, elles travaillent aussi dans les têtes", explique la professeure de l'UFMG Nilma Lino Gomes, auteure des livres Sem perder a raiz - Corpo e cabelo como símbolo da identidade negra et Betina, les deux ayant Betina Borges comme sujet.

Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

http://racabrasil.uol.com.br/cultura-gente/155/artigo219386-1.asp

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04 juin 2011

Septième Concours de Coiffures Afro à Cali (Colombie)

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Toutes Photos : Alejando Mendoza y Ximena Vásquez

Le rendez-vous a eu lieu le 29 mai dernier au Parc Artisanal  "Loma de la Cruz" dans la ville de Cali, où le public présent a pu faire connaissance de près avec l'héritage ancestral avec les "cheveux africains", égalament connu ici sous le nom de '' tropas'' ou ''trencitas'' , et qui sont peu à peu devenues courantes dans la population, mais dont peut-être la majorité n'est pas au fait de la transmission de savoir et de résistance identitaire afro derrière cette pratique.

 

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Depuis 7 ans, l'Association des femmes afro-colombiennes AMAFRACOL, s'efforce de réaliser cet événement important, dans le but de rendre visible l'esthétique africaine comme une forme de résistance et un élément essentiel du tissu socio-culturel de l'Afrique, particulièrement parmi les femmes, qui avec la grande habileté de leurs mains et une créativité incroyable, misent sur cette pratique comme une forme d'expression, qui dans le même temps devient une source de revenus pour leurs familles.

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 Ces coiffures en plus d'être une belle démonstration de l'esthétique africaine sont très importantes et significatives, d'autant qu'elles ont joué un rôle fondamental dans l'indépendance de certains esclaves comme l'affirme Valencia Emilia Eneyda, chercheure, coiffeuse  et créatrice du concours “Tejiendo Esperanzas”: (Tisser l'espoir) "Les recherches historiques démontrent qu'à l'époque coloniale, les femmes noires assises dans les allées des maisons repéraient le paysage et sur la tête des plus jeunes, elles élaboraient des coiffures  dont les formes ressemblaient à des sortes de , par lesquelles elles indiquaient les cheminà suivre, surtout aux hommes mûrs pour, pouvoir s''échapper. Ces cartes constituaient des codes secrets de pour planifier la fuite, indiquait la position des rivières, des arbres, des montagnes et l'emplacement des troupes (d'où le nom attribué aux tresses) pour que les Marrons puissent s'échapper et atteindre la liberté ".  

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L'événement a également vu la présence de femmes Africaines et Afrodescendantes d'envergure mondiale en visite dans la ville de Cali pour la Deuxième Rencontre Internationale des Femmes Afro 2011qui se tient du 1er au 4 juin dans la ville.

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Le niveau était très élevé pour le concours de cette année avec trois catégories : Coiffuree enfants, coiffures femmes, et coiffures hommes. Les gagnants sont les suivants :

Coiffures Enfants :

Première place: Nubia Orobio- Cali
Deuxième place: Rosa Emilia Segura – Buenaventura
Troisième place: Canga Jack-Cali

Coiffure pour les femmes:

Première place: Yahaira Mina-Villa Rica
Deuxième Place: Evelylde Villalobos-Villa Rica
Troisième Place : Jineth Córdoba – Condoto

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Coiffure pour hommes:

Première place: Adriana Monténégro - Cali
Deuxième place: Maria Luz Dary Ortiz - Cali
Troisième place: Tatiana Caga - Cali

 

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

Images : http://yenyere.org/tejiendo-identidad/

 

 

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