13 décembre 2011

Comment les africains américains peuvent retourner en Afrique en y investissant

 

Le temps est venu pour un nouveau mouvement Back to Africa (Retour en Afrique)... mais cette fois en concordance avec l'époque que nous vivons. Tout d'abord, je sais déjà que la grande majorité de ceux qu'on appelle Africains-Américains ont peu de simplement visiter l'Afrique, et encore mois d’y déménager. Ce n'est pas ce que je suggère ici, même si tout le monde devrait faire le pèlerinage "à la maison" au moins une fois. Tout en encourageant les gens à commencer à se déplacer physiquement vers l'Afrique s’ils trouvent une occasion et le désir de le faire, ce que je suggère vraiment c’est que nous commencions à "retourner en Afrique" économiquement parlant. 

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Regardez le tableau ci-dessus. Puis, pensez à l'économie américaine. Regardez votre portefeuille d'actions et vos comptes bancaires, puis regardez le graphique de nouveau. Maintenant regardez-moi. Je suis sur un cheval. Old Spice.

 

On estime que sur les 10 économies ayant les croissances les plus rapides AU MONDE,  au cours des 5 prochaines années, 7 d'entre elles se trouveront en Afrique. Les noirs y sont  absents, et nos"leaders noirs" sont complètement paumés. En attendant, la noire la plus riche en Amérique (Oprah) n'est même pas proche du plus riche Africain en termes de valeur nette (et non, vous ne trouverez pas ces chiffres dans Forbes, car ils ne sont pas publics ... il suffit de demander à n’importe quel nigérian). Lisez un numéro du African Business Magazine (ils ont une  application iPhone gratuite) et vous commencerez à envisager l’immense opportunité qui n’est même pas encore actuellement en ligne de mire des noirs. 

 

Alors que nous sommes inquiets à mendier des emplois et les restes en Amérique et à dépenser de l'argent que nous n'avons pas, il y a des milliards de dollars prêts et qui attendent les fils et les filles longtemps perdus de l’Afrique qui veulent contribuer au développement durable de l'Afrique et s’aider eux-mêmes dans le même temps.

Les immigrés africains et les Africains en Amérique de première génération le savent déjà, et depuis la débâcle financière en Occident, beaucoup rentrent chez eux où les pâturages sont plus verts. Les investisseurs Européens, Indiens,  Australiens, et chinois le savons tous. Ceux qu'on appelle Africains-Américains, ceux dont les familles n'ont pas mis les pieds en Afrique en 100 ans ou plus doivent se réveiller. Ces autres groupes n'ont aucun intérêt au développement durable de l'Afrique ou de son peuple. Ils voient des signes de dollar, et ils courent après. Vous ne pouvez pas les blâmer du fait d’agir dans leur propre intérêt. Pourquoi ne le faisons nous pas?

 

Les Noirs en Amérique ont pourtant un avantage. Tout d'abord, nous avons les connaissances techniques et managériales désespérément nécessaires en Afrique. Deuxièmement, nous avons été intégrés dans les écoles et les compagnies blanches depuis plus de 50 ans déjà, donc nous savons tout ce qu'ils savent, et plus encore. Troisièmement, nous ressemblons à des Africains ... nous sommes Africains. Nous n'avons tout simplement pas été à la maison depuis un certain temps. Et en réalité, la plupart des gens sont plus à l'aise à faire des affaires avec des gens qui leur ressemblent. Malgré la croyance populaire, la plupart des Africains accueilleraient notre retour à bras ouverts. Oui, il ya toujours une certaine tension présente dans la relation entre les "Africains-Américains" et les Africains, mais c'est de la gnognotte quand on faire la comparaison avec les relations généralement destructives et d’exploitation entre tous les autres et les Africains. Donc, si les Européens, les Indiens et les Chinois peuvent investir en Afrique ... nous devrions être capables de faire aussi bien. Nous pouvons le faire mieux.

 

Il existe de nombreuses opinions négatives sur l'Afrique au sein de la communauté noire, dont certaines sont vraies, mais dont beaucoup sont perpétrés pour nous cacher les secrets de cette terre d'opportunité. La plupart des gens pense que les BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) sont les pays où les investissements les plus juteux se font. Eh bien devinez où les pays du BRIC investissent? En Afrique.

 

Alors, comment peut-on investir en Afrique, demandez-vous? C'est la partie la plus épineuse. Il y a certains stocks africains dans lesquels vous pouvez investir directement ou à travers les ETF(Exchange Traded Funds ou Fonds Indiciels Négociés ), et c'est un bon début, mais ce n'est pas là que les rendements les plus élevés se trouvent. Vous avez besoin de connexions et des gens sur le terrain en Afrique pour voir un quelconque argent réel. Si vous ne connaissez pas les bonnes personnes, vous allez probablement perdre votre argent. C'est là que le leadership et l'organisation entrent en jeu, car si vous n'êtes pas un investisseur professionnel, je ne vous suggère pas d’essayer de faire un quelconque investissement en Afrique individuellement ou même en petit groupe d'individus. Cela nécessitera un élan institutionnel, comme il faut commencer avec un minimum de 100 millions de dollars. Il existe quelques façons pour en arriver là, mais le plan le plus efficace qui pourrait avoir un impact énorme relativement rapide serait le suivant:

1) Il existe quelque chose qu’on appelle  fonds de fonds. Vous connaissez ces entreprises qui investissent en actions, en obligations, dans les entreprises privées et autres? Eh bien il existe d'autres sociétés qui investissent dans ces sociétés. Alors plutôt que de donner de l'argent à un stock picker, vous bâtissez ensemble un fonds qui  investit dans tout un paquet de stock pickers. C'est fondamentalement la manière dont les dotations, les fiducies de famille nombreuse, et les fonds de pension fonctionnent. Ils investissent rarement eux-mêmes, ils donnent juste de l'argent à d'autres personnes pour investir. Nous pouvons utiliser ce concept et créer plusieurs fonds de fonds avec l'argent venant de nos diverses organisations (NAACP, Urban League, mosquées, églises, Fraternités / Sororités, etc), des  membres de ces organisations.

 

2) Commencer à construire des alliances entre les organisations africaines-américaines et les organisations africaines en Amérique (il y en a beaucoup). Ceux qu'on appelle les Africains-Américains doivent commencer à interagir avec les immigrants Africains récents plus souvent pour commencer à construire ces réseaux et ses relations. Pour ceux d'entre nous qui ne savons rien sur l'Afrique, excepté ce qu’on entend dans les médias, nous aurions grand bénéfice à parler aux Africains qui ont réellement passé beaucoup de temps en Afrique. Investir à un niveau élevé est surtout une question de relations.

3) Ces fonds de fonds avec de l’argent collecté de différentes organisations donnent alors de l'argent à des sociétés de gestion d'investissement spécifiques ayant les connexions et l'expérience nécessaires. Ces compagnies investiraient alors dans les entreprises appartenant à des noirs aux États-Unis, en Amérique du Sud, dans les Caraïbes et en Afrique de manière à construire des relations économiques à travers la Diaspora Africaine. Cela comprend l'achat d’entreprises n’appartenant pas à des noirs et en faire leurs propriétés.

 

Soyons simple et vraiment spécifique. Imaginons que les membres d’Alpha Kappa Alpha  démarrent un groupe d'investissement national où les membres s'engageraient à investir un certain montant d'argent par mois par le biais de leur chapitre (puisque les  étudiants de premier cycle sont sans le sous et ne participeraient probablement pas). Disons qu’ils amènent 5000 membres à investir une moyenne de 50 $ par mois chacun. Cela fait 250K $ par mois qui pourraient être investis. Il y aurait une première période de construction avant qu’ils commencent à investir de manière à pouvoir obtenir  plus d'argent pour travailler car avec 250K $, ils ne peuvent pas faire grand-chose dans le monde de l’investissement privé. Alors disons qu'ils accumulent de l'argent pendant un an. À 250K $ par mois cela leur donne 3 millions de dollars pour travailler. Encore des broutilles, mais c'est un début, surtout si d'autres organisations noires embarquent dans le projet.

Puis ils prennent ces 3 M $ et contribuent  à un (ou à plusieurs) fonds de fonds, qui collectera également de l'argent venant d'autres organisations noires. Ces fonds de fonds identifient et passent alors au crible les gestionnaires d'actifs noirs, les fonds d'investissement, les sociétés de capital d'investissement, les entreprises de capital-risque appartenant à des noirs, les investisseur immobiliers noirs , etc qui mettent l'accent sur l'investissement en Afrique, comme Pan African Capital Group, Venture Capital for Africa, ou Advanced Finance and Investment Group. Une partie des fonds pourrait être investie auprès des gestionnaires de fonds noirs aux États-Unis, comme GenNx360.

 

Après 10 ans, AKA tout seul aura mis 30 millions de dollars pour travailler avec seulement 5.000 de ses membres ayant participé. Mais s'ils rendaient la participation obligatoire pour tous les membres, ce chiffre pourrait être multiplié par 20.

J'ai pris AKA dans mon exemple spécifiquement parce qu'il ya une autre question importante en jeu  ici. L'autonomisation des populations africaines à travers les femmes africaines. Nous avons vu maintes et maintes fois que de plus grandes opportunités économiques dans les pays en développement ont pour résultat  généralement une amélioration des conditions et l'équité pour les femmes dans ces pays. C'est une question de droits humains, mais elle se résume à  l'économie. La vie est dure pour beaucoup de gens dans certaines de ces régions ... c'est pire pour les femmes. Et quand les femmes n'ont pas de droits égaux et ne sont pas  autorisées à participer pleinement au gouvernement ou à l’'économie d'une nation, la nation toute entière souffre et gaspille son plein potentiel (et avant d'aller pointer du doigt, nous avons  nous aussi  encore du travail à faire à ce sujet en Amérique noire).

 

Cela a l’air d’un grand projet, mais c'est vraiment juste un grand nombre de petits projets contribuant ensemble à un but commun, et tout commence avec vous et quel que soit l'organisation à laquelle  vous appartenez. Contactez-moi sur  twitter  @ ujamaadeals et discutons pour commencer à déterminer si nous pouvons mettre en œuvre ce plan dans votre organisation.

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 Tre Baker est le PDG de Ujamaa Deals  consultant indépendant en développement et en stratégie d’affaires de Louisville, KY, résidant actuellement à Atlanta. Il a lancé sa première entreprise à l'âge de 19 ans, et est également co-fondateur de dN|Be Apparel. Il détient un BS en Génie Scientifique de l'Université Vanderbilt et un MBA de la Harvard Business School.

 Traduit de l'Anglais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

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29 juillet 2011

Entrevue avec la multitalentueuse Tyrina Neely de Brown Bag Delivery (Bahamas)

 


Par l'équipe des The Bahamas Weekly News 

brownBag1Livré avec le sourire! Tyrina Neely, rédactrice de mode de The Bahamas Weekly, et fondatrice de BROWN BAG GOURMET LUNCH DELIVERY à Nassau, Bahamas Photo: MarkDaCunha.com Nassau, Bahamas - Rédactrice de mode, Tyrina Neely de Nassau est une fille occupée depuis le début de cette année! Non seulement elle écrit pour TheBahamasWeekly.com et pour d'autres publications, et dirige sa propre entreprise de mode du nom de Primadonna Sales, mais elle a récemment lancé avec succès le service de restauration Brown Bag Gourmet Lunch Deliiery à Nassau.

À The Bahamas Weekly, on aime déguster ses succulents repas chaque fois qu'on se trouve à Nassau, et souvent il y en a tellement dans un repas qu'on laisse la moitié pour un autre repas! Vous en aurez pour votre argent. 

Ci-dessous une interview avec Neely Tyrina, la fondatrice de Brown Bag Delivery: 

TBW: Qu'est ce qui a déclenché l'idée de Brown Bag Delivery et donnez-nous un bref aperçu de votre service? 

Ne vous fiez jamais pas à ma taille, j'ai toujours aimé la nourriture et il se trouve que je suis une grosse mangeuse. Je rêve littéralement de ce que j'ai envie de manger avant de le faire. Plusieurs fois, j'ai voulu pouvoir trouver les types de nourriture saines et savoureuses que j'aime manger dans les restaurants locaux, mais notre marché est saturé d'options de fast foods malsains. Sur un long vol de retour à la maison l'an dernier, j'ai décidé de lancer Brown Bag pour offrir de la nourriture de qualité à un prix abordable avec la commodité de la livraison gratuite.

Brown Bag est une compagnie de livraison de repas gastronomique et de service traiteur. Nous offrons des repas savoureux, qui prennent en compte la santé comprenant une entrée et un plat principal pour seulement $ 15.00. Le truc intéressant c'est que nous offrons également la livraison gratuite à domicile et au bureau sans aucun minimum de commande.

On a commencé en Mars 2011 et on fonctionnait les mardis et jeudis, mais on a récemment lancé les Lasagne Fridays. Notre menu change tous les jours et les clients peuvent connaitre notre menu hebdomadaire en s'inscrivant à notre liste d'envoi. Courriel: brownbagbahamas@gmail.com pour être ajouté. Vous pouvez également nous suivre sur Facebook pour voir nos menus quotidiens à facebook.com/brownbaggourmet

Nous fournissons les éléments nutritionnels pour tous nos repas et nous les conditionnons dans des contenants qui vont au lave-vaisselle, réutilisables et utilisable dans les micro-ondes.

 brownBagTBW: Vous fournissez toujours les composants nutritionnels de tout ce que vous servez à vos clients. Comment êtes-vous capables de faire cela? Créez-vous les recettes ou suivez-vous un plan? 

Nous créons toutes nos recettes. Une fois la recette créée, nous enregistrons tous les ingrédients dans un logiciel informatique qui génère des données nutritionnelles pour que les gens puissent comprendre ce qu'ils mangent. Les ordinateurs sont géniaux!

 TBW: En ces temps économiques difficiles, comment se fait-il que vous ayez trouvé une niche de marché et comment votre entreprise avance-t-elle? 

Le besoin est la mère de l'invention. Le fait de vivre dans plusieurs pays à travers le monde m'a ouvert les yeux sur des opportunités d'ici, dans mon pays d'origine et qui n'ont pas été suffisamment mises à profit. Après avoir déménagé au pays, je rêvais du jours où je pourrais aller sur Internet, voir un repas que je voulais, appeler le restaurant, leur donner mon numéro de carte de crédit et avoir la nourriture à ma porte en vingt minutes. Brown Bag cherche à combler ce créneau au niveau local. Notre plus important secteur de croissance c'est la restauration d'entreprise. Nous avons eu la chance d'avoir  plusieurs grandes opportunités pour fournir des repas d'entreprise et nous souhaitons davantage développer ce secteur de l'entreprise.

 TBW: Quelles difficultés avez-vous rencontrés et dont vous n'étiez peut -être pas au courant avant de démarrer votre nouvelle entreprise?

 Notre plus grand défi est le fait que beaucoup de gens ne savent pas ce qu'ils veulent manger jusqu'à peu de temps avant l'heure du déjeuner. Encourager nos clients à passer commande un jour à l'avance a été un peu difficile. À part cela, nos défis les plus importants sont ceux que nous avions anticipé avant de nous lancer, comme la circulation et la levée des capitaux pour l'expansion.

 TBW: Quels sont les projets pour Brown Bag?

 Plein de choses! Brown Bag n'est dans les affaires que depuis environ 3 mois, mais il y a plusieurs avenues que nous voulons explorer. Parmi nos objectifs à court terme, il y a l'augmentation de nos jours d'opération à cinq jours par semaine et faire que les produits Brow Bag tels que nos soupes populaires et les entrées de salade soient disponibles dans les épiceries.

 TBW: Bravo, bravo, bravo! Partagez avec nous quelques-uns de vos meilleurs témoignages.

 
GourmetIl n'y a rien de plus apprécié que de recevoir des emails étonnants de clients qui aiment la nourriture et le service. C'est littéralement la raison pour laquelle nous faisons cela! En voici quelques-uns: 

"Salut, vous avez encore réussi! SI VOUS ÉTIEZ UN HOMME, JE VOUS ÉPOUSERAIS! Cette nourriture est géniale!" - Rebecca 

"J'ai mangé votre vivaneau aujourd'hui avec des pommes de terre rouges et une trempette au crabe ... absolument génial! Merci Beaucoup!" - Joey 

"OMG!! Le déjeuner était incroyable! Savoureux et sain, une combinaison terrifiante!" - Apryl 

"Définitivement ordonnant de Brown Bag encore! J'aime le confort, les repas sains, et surtout la nourriture servie!" -Melissa 

"Le meilleur, LE MEILLEUR !!!!! je vous remercie ..." - Deborah 

"Brown Bag, ce déjeuner était fou!" - Elaine

Traduit de l'Anglais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com



 http://www.thebahamasweekly.com/publish/community/From_Fashion_to_Food_-_A_Conversation_with_Tyrina_Neely16180.shtml

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23 juillet 2011

Femmes entrepreneures afrobrésiliennes

Peu après l'abolition de l'esclavage, la population féminine de la ville de Salvador était composée principalement des africaines récemment libérées de la condition d’esclaves. Les anciennes esclaves qui restèrent dans cette ville eurent de la difficulté à pénétrer dans le marché du travail. La seule possibilité pour essayer de survivre de manière autonome était la vente de nourriture et d'objets divers. Allaient alors naitre à ce moment les premières femmes noires entrepreneures de la ville de Salvador.

 

femmes

Au 20ème  siècle, après l'abolition, il y avait déjà une population de femmes noires  dans la ville de Salvador. Elles étaient nées libres et sans le poids de l'esclavage, mais portaient encore les stigmates du fait d'être des descendantes d'esclaves, une réalité qui allait continuer à compliquer leur accès à l'éducation et au marché du travail. Cette difficulté entraina la permanence de la population de femmes  noires en marge de la société productive formelle. Elles durent de nouveau agir de manière indépendante, en tant qu'entrepreneures, étant entendu que l'entrepreneuriat ne découle pas toujours d'une option formelle.

 

 

Le siècle que nous vivons a été contextualisé par d’innombrables avancées technologiques, ce qui théoriquement aurait dû apporter de nombreuses opportunités professionnelles pour la classe ouvrière en général. Salvador a connu une croissance et est aujourd'hui la quatrième capitale du pays, en termes de population, selon le dernier recensement de l'IBGE réalisé en 2002. La majorité de sa population est composée d'Afrobrésiliens, la plupart étant des femmes. Pour cette majorité cependant,  la situation socio-économique reste la même ou est pire qu’aux cours des siècles précédents. L'accès à une éducation de qualité et donc aux bonnes opportunités du marché de l’emploi reste difficile, ce qui les oblige à chercher des alternatives sur le marché informel en travaillant à leur propre compte avant de se transformer plus tard en des entrepreneures informelles.

 

Basé sur l'historicité de l'entrepreneuriat chez les femmes noires, le secteur  alimentaire est encore celui qui comprend le plus de ces entrepreneures. De vendeuses de rue à propriétaires de restaurant, la verve culinaire de ces femmes s’avère cruciale pour leur permettre de vivre. Cependant, la plupart demeure dans l’informel, ce qui fait que leurs "entreprises" ne sont qu'un moyen de survie pour elles et pour ceux et celles avec qui elles travaillent. -

 

Parmi ces quelques entrepreneures, un petit nombre surmonte les difficultés du développement des activités entrepreneuriales sans avoir connaissance des étapes formelles qui jalonnent le développement d'une entreprise. C'est le cas de nombreuses entrepreneures dans la ville de Salvador, qui, à l’exemple d’autres afrobrésiliennes n'ont pas eu accès à l'éducation et ont donc des difficultés à entrer sur le marché du travail. Comme on l’a déjà vu,  on peut devenir entrepreneur suite à des événements hors de son contrôle, comme dans le cas des héritiers et des chômeurs (Bernardi, 2003, p.64).

 

 

 

Si le concept de l'entrepreneur peut être compris comme celui qui "combine  la passion pour une mission sociale avec l’image de la discipline, d'innovation et de détermination" (EB 1998); l'exemple de certains types d'entrepreneures comme les " bahianaises de l’acarajé" est un cas classique. Elles commencent leur parcours pour des raisons circonstancielles et fortement liées à des besoins financiers. La trajectoire est semé de barrières sociales de trois ordres: être une femme, être noire et être pauvre.

 

L'histoire de l'entrepreneure en question vient  "démolir" certains mythes créés au fil du temps sur l’image de l'entrepreneur. Contrairement à ce qui a été décrit dans les concepts utilisés dans plusieurs revues qui présentent l'entrepreneur comme être de sexe masculin, les femmes entrepreneures utilisent leur féminité au sein de leur entreprise et la douceur caractéristique de la femme, mais en agissant toujours avec la fermeté d'un leader face à ses subordonnés. Un autre fondement très utilisé dans les concepts de l'entrepreneur indique qu’il doit toujours être axé sur la modernité,  pourtant il est possible d’entreprendre en utilisant des éléments de la tradition. Et cela fait une différence. Encore selon ces mêmes concepts, l'entrepreneur est toujours un être ayant systématiquement pour but le lucre, peu importe l'esthétique du projet, un fait non confirmé dans le cas de certaines entrepreneures dont l'esthétique noire et africaine marque  le différentiel de leurs activités entrepreneuriales. Cette esthétique est notée dans la décoration de leur entreprise, avec des meubles rustiques et les images des saints et d’Orixas qui renvoient à la religion.

 

Une des raisons du succès de certaines entrepreneures fut d’avoir construit des réseaux relationnels autant personnels que professionnels avec des personnes qui ont pu, tout au long de leur parcours, être importantes dans leur développement en tant que femme d'affaires.

 

On conclut alors que les femmes noires de la ville de  Salvador, surtout celles qui se démarquent, ont construit leurs activités entrepreneuriales à travers la création de réseaux relationnels, en utilisant des éléments traditionnels combinés avec des projets innovateurs.

 

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Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com 

 

RÉFÉRENCES

 

 

BERNARDI, Luiz A. Manual do Empreendedorismo e Gestão: fundamentos, estratégias e dinâmicas – São Paulo: Atlas, 2003

DEES, J. Gregory. O significado de empreendedorismo social. Stanford, CA: Universidade de Stanford, 1998

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13 mars 2011

Les femmes afrocolombiennes exemples de douceur, de force et de ténacité

Écrit par Carlos Santos Cardona Mario 

 

Traduit de  l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com

 

afrocolombianasafrocolombians
 
Ana Amelia Caicedo               Teofila Betancur Caicedo  Argelis Anaya Blanco
Municipio de El Bordo            Patía Municipio de Guapi
Localidad de Paso Nuevo, San Bernardo del Viento, Córdoba

 

Les femmes afrocolombiennes sont pleines de rêves, de tendresse, de réalisme, de ténacité et de détermination. Leurs expériences de vie leur ont permis de grandir, de se projeter  et d’aller de l'avant, malgré les difficultés et les obstacles qu'elles ont rencontrés sur leurs routes. 

Trois témoignages en rendent compte, le premier provenant de l'une d'elle, originaire de la terre de la pastèque et du melon,  
Ana Amelia Caicedo, femme de Patia, qui porte dans son sang l'amour pour l'éducation de ses semblables. 


"Avant, nos vies étaient discriminées et oubliées, la femme travaillait toute seule  à vider la calebasse, parce qu'on pensait que c’était le travail des femmes et non des hommes, les choses ont désormais changé, nos familles sont davantages intégrées et on commence à connaître nos droits et devoirs", indique-t-elle. 

Ana Amelia était en enseignante, et tout en appartenant au corps enseignant, dont les cours ont porté de nombreux fruits au sein des communautés éducatives, elle travaillait dans toutes les activités communautaires organisées dans sa municipalité, dont elle fait également partie du groupe de  «chanteuses». 

"Mon leadership s’est nourri de toutes les expériences de groupes de femmes qui occupent actuellement tous les espaces de décision dans ma région de Patía." 

Même si elle n’a pas d'enfants biologiques, elle considère comme tels tous ceux qui sont passés entre ses mains d’éducatrice et d’enseignante exemplaire, auxquels, en quelque sorte, elle a transmis ses connaissances et ses expériences de vie pour faire d’eux des personnes intègres et de bien dans l'avenir. 

"Je veux, en cette date si spéciale, que les femmes teintent d’amour et de tendresse toutes ces choses que nous voulons réaliser, que, on l'espère, nous puissions faire des progrès dans nos buts et objectifs,  et nous rêvons d'une grande Colombie éduquant nos enfants, leur apprenant à emprunter les sentiers du bien et à être utiles pour la société. " 

Teófila Betancur Caicedo, née à Guapi, est un autre exemple de ténacité et d'apprentissage constants, grâce au rôle de leader communautaire qu'elle a joué, elle est également mère et cheffe de famille, et grâce à de gros efforts, elle aide ses deux filles à évoluer. 


"Pendant trop longtemps, il y a eu des barrières, surtout du point de vue économique et de la participation aux affaires de la municipalité, mais grâce aux initiatives gouvernementales telles que Mujeres Ahorradoras en Acción (Femmes Épargnantes en Action), on commence à  travailler dans nos propres unités de production grâce auxquelles nous générons nos propres revenus." 

Elle sent désormais que sa 
vie a changé, elle fait partie de plusieurs espaces de participation, élabore des propositions politiques relatives au genre et aide d'autres femmes de sa région à s’en sortir. 

"Mes deux filles ont déjà terminé leurs études, j'ai quatre petites-filles , je me lève tous les jours à 4h00 du matin par mon travail de mère communautaire et la majeure partie de mon temps est consacrée au travail communautaire, à accompagner les femmes qui ont des difficultés dans les zones rurales. " 

Le plus difficile pour Teófila dans l’histoire de sa vie a été de faire tomber le machisme au sein de son foyer et présent dans la communauté, "obtenir que les hommes valorisent ce que nous réalisons et qu’ils le considèrent comme une contribution à la construction conjointe pour le bien de la famille et de la communauté, qu’ils ne nous considèrent pas comme des concurrentes, mais comme des personnes qui recherchent en permanence des solutions pour la famille et pour la communauté.

Actuellement, elle mène son activité économique collective consistant en la culture sur toit ou terrasse de plantes médicinales, d’herbes et d’épices, une pratique traditionnelle qui favorise le bon voisinage, apporte la  sécurité alimentaire et permet de disposer d’une pharmacie naturelle. 

"On peut arriver à tout si notre pensée est collective, si nous commençons à briser cette barrière de méfiance qui existe entre nous et au sein de nos communautés." 

Le troisième témoignage est de Argelis Anaya Blanco, de Paso Nuevo, San Bernardo del Viento, Cordoba, qui, avec son entreprise d’empanadas, de deditos, de carimañolas a été en mesure de soutenir sa famille. 

"Avec onze autres camarades, nous avons convenu de mettre de côté 500 mille pesos chaque mois, nous avons déjà 3 millions de pesos et cela ajouté à un incitatif financier que nous donnera le  gouvernement nous permettra de créer notre propre boulangerie", dit-elle. 


Argelis est mère de trois enfants, cheffe de famille, et est devenue une experte dans tout ce qui concerne la gestion économique de son foyer, ce qui lui a permis d’assurer l'éducation et la santé de ses enfants. 

"Je rêve de continuer à encourager d'autres femmes pour qu’elles apprennent que, ensemble, nous pourrons réaliser plein de choses, aller de l’avant et améliorer le niveau de vie de nos familles et de la communauté", dit-elle. 

http://www.elliberal.com.co/index.php?option=com_content&task=view&id=48505&Itemid=86

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22 décembre 2010

Des tracas pour les vendeurs de Jus de coco afroéquatoriens de Guayaquil

Nous sommes mercredi midi, et Léiner Ayoví est désespéré. Depuis lundi, il fait des démarches pour qu’on lui rende sa charrette dans laquelle il vendait du jus de noix de coco.

afroec"On a fait la queue toute la journée pour obtenir un papier, et maintenant ils en demandent plus," indique le grand afrodescendant qui laisse apparaitre sa colère.

Celui-ci, avec six collègues, ont affrontés des policiers municipaux le 2 décembre dernier. La bagarre s'est terminée par la saisie de ce qu'ils considèrent comme leur source de travail.

Et c'est ce qui indigne Ayoví, qui l'an dernier avec 75 "informels", ont formé l'Association des Vendeurs Afroéquatoriens de Coco  travaillant pour le développement et le bien-être de l'Équateur.

Ils ont pris cette décision après avoir écouté un discours du maire de Guayaquil, Jaime Nebot, dans lequel il exhortait les citoyens à s'organiser.

Les vendeurs de noix de coco l’ont pris au mot. Ils ont obtenu une personnalité juridique et ont conçu des cartes et confectionné des tee-shirts. Le but était de formaliser une activité qu’ils mènent depuis plusieurs années.

Ayoví en est un bel exemple. Il est né à Eloy Alfaro (Esmeraldas), il y a quatre décennies. Sa mère vivait déjà à Guayaquil, mais "comme vous le savez, avant il y avait cette coutume qui consistait à ce que les femmes aillent accoucher sur leurs terres."

A deux ans, Ayovi a quitté ses grands-parents et a accompagné sa mère de retour à la "grande ville", pour vivre à Guasmo. Là, il a terminé ses études, puis est rentré dans le monde du travail.

Son père et lui sont alors descendus dans les rues, d'abord dans son quartier, pour offrir de la glace à la noix de coco. Puis, ils ont décidé d'entrer dans le jus de ce même fruit et ils l’offrent dans la région de Bahía.

C’est là, dit-il, qu’a commencé sa lutte. "Je n'ai jamais eu des problèmes avant, mais maintenant, il y a des affrontements tous les jours", constate-t-il en détresse.

Il ya dix ans, il a été amené pour la première fois en prison. A cette époque, on a enlevé la charrette de son père, et il a réagi. Il a passé trois jours dans les cellules de la police municipale jusqu'à ce que ses parents paient l'amende.

Il ya une semaine quelque chose de semblable s'est produit ", mais cette fois, c'était différent, nous étions tous unis." Ayovi fait référence à la première fois qu'un incident se produit depuis qu’ils sont en association.

Ils ont tous réagi. Ils ont fait face avec des bâtons. Six charrettes ont été confisquées et n’ont pas été rendues avant plusieurs jours.

Malgré le pessimisme ambiant, le groupe a des projets. Julio Valencia, un afroéquatorien de Isla Trinitaria indique qu’ils veulent industrialiser le produit.

"On veut juste travailler. En réalité, pour nous, c'est un art, une culture, parce que nous perpétuons une pratique de notre race, de notre peuple", déclare Valencia, un des plus jeunes dans la corporation, se référant au jus de noix de coco.

Il raconte qu’une fois l'association créée, ils se sont présentés à la municipalité. "Avant même qu’on ne soumette le projet, on nous a dit qu'il n'y avait pas d'argent", se plaint-il.

Le groupe a reçu une formation de Afroamérica Siglo XXI . Le Ministère de l’Inclusion Économique et du Développement Social (MIES) leur a fait des propositions, "
mais rien ne s'est réalisé."

Ces Afroéquatoriens affirment d’ailleurs qu’ils ont un bon produit entre les mains, la preuve étant l’augmentation des entreprises qui se consacrent à la vente du jus de noix de coco.

"Regardez à la jetée, il ya des charrettes avec ce jus. Dans les centres commerciaux il y en a également, alors pourquoi on ne nous laisse pas faire la même chose? ", demande Jaime Corozo, visiblement surpris.

L’association cherche donc désespérément un crédit. Corozo demande des opportunités. "Pourquoi ils ne nous laissent pas faire la même chose"?, répète-t-il avec insistance.

Avec l'argent, ils rêvent de créer une usine. "Mais il faut que l’on garde la ligne artisanale, sans produits chimiques", souligne-t-il.

Et de fait, Ayovi et Corozo connaissent bien ce métier auquel ils se consacrent respectivement depuis 10 et 20 ans.

Pour eux, la routine commence très tôt. Ils se lèvent à 4h00. La première chose qu’ils font, c’est de mélanger les produits de base: noix de coco et eau. Ils font venir le fruit d’Esmeraldas.

Après la préparation, ils sortent à 10h00 et travaillent jusqu’à la fin de la journée.

"Il y en pour tous les budgets, 20, 30, 40 centavos. S’ils veulent pour 10, on leur en donne aussi pour10", plaisante Ayovi, après avoir momentanément oublié ses soucis.

Il souhaite également travailler dans le centre de la ville, à la Bahía, car, expliquent-ils, ils y ont beaucoup travaillé pendant des années.

Le problème maintenant, ce sont les municipalités. Les polices métropolitaines, boucliers et matraques à la main, les empêchent d’entrer dans la zone commerciale depuis les incidents de la semaine dernière.

Pour cette raison, les 75 membres de l'association ne sont pas au travail. Ayovi dit que chaque jour qu’il ne travaille pas signifie qu’il ne ramène pas d’argent à la maison. Il a trois enfants.

Toute sa vie a été ainsi. Il explique que les jours où il vend plus, il met de l’argent de côté pour les jours où les ventes sont rares. Par conséquent, pour lui, la meilleure période de l'année, c'est l'hiver: "Avec la chaleur, les gens consomment plus."

C’est ainsi qu’entre plaintes et espoirs de s’en sortir que les membres de l’association passent leurs journées à faire des démarches. Corozo essaye toujours d’encourager le groupe, avec des plaisanteries. Mais ses compagnons ne sont pas d’humeur à papoter. Ils sont peu optimistes.

Même si Ayovi précise: "C'est la dernière fois que ça arrive, je ne vais plus laisser qu’on me prenne ma charrette."

Xavier Letamendi Hinojosa
xletamendi@telegrafo.com.ec
Reporter - Guayaquil

 

Traduit de l'Espagnol Par Guy Everard  Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com

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11 décembre 2010

La success story de "Beleza Natural", chaine de salons de coiffure afro au Brésil

En principe, un restaurant fast-food et un salon de beauté n'ont pas grand chose en commun. C’est pourtant en se servant de l'expérience acquise en travaillant dans la restauration que Leila Velez a lancé avec succès un réseau de salons - et a changé de vie.

beleza"Rogério (Assis, l'un des trois partenaires) et moi avons travaillé chez McDonald's, où nous avons appris tout sur le processus, les normes, et principalement la division de chaque partie du service par étapes, chacune réalisée par un spécialiste", indique Leila.

"J'ai commencé là-bas comme préposée et quand je suis parie, j’étais manager."

La technique a été appliquée lors de la création de l’institut Beleza Natural, spécialisé dans les cheveux bouclés et ondulés, où chaque partie des soins est effectuée par un professionnel, comme dans une ligne de montage.

"On a réussi à faire que le client reste plus attaché à la marque que dans un salon de coiffure spécifique", explique Leila.

Le premier salon du réseau est né en 1993, de l’entrepreuneurship - et du courage - de ses quatre membres. Leila, qui avait à l’époque 19 ans, a placé ses  économies dans l'entreprise. Un autre membre, Jaïr, qui était chauffeur de taxi, a vendu la voiture pour investir dans le salon au niveau dans le quartier carioca  de Tijuca.

"On a rassemblé moins de 6000 Réals. C'est ce qu’on a utilisé pour louer l’espace et acheter les premiers équipements, et pour la peinture du local."

En plus du processus innovant "importé" de la chaîne de restaurant fast-food, le salon avait un autre atout: le "super-relaxant " pour cheveux, mis au point pendant dix ans par la quatrième partenaire de l'entreprise, Héloïsa Assis – la seule coiffeuse du groupe.

beleza1"J'ai accompagné le développement, j’ai pris part aux tests. C’était un gros défi qu’on accompagnait et dont on essayait de faire la promotion. On a réalisé que c’était une énorme occasion d'affaires. On avait  même pensé à [lancer une entreprise] dans l’alimentation, mais on s’est dit que ce serait là une meilleure opportunité. Aussi parce que la transformation des cheveux a un pouvoir, elle change la façon dont une personne se perçoit dans la vie ", explique Leila.

Miser sur les cheveux ondulés et les cheveux bouclés et  sur la "base de la pyramide" a été le grand succès de l’institut Beleza Natural : "en 1993, c’était inhabituel, on ignorait ce segment."

"Je pense que nous avons considéré ce marché, car nous vivions cette réalité, on venait de la base de la pyramide, et on avait les cheveux ondulés. On entrevoyait le potentiel de ces personnes qui étaient nos pairs. On se rendait compte que les grandes industries voyaient cette clientèle de manière biaisée "


Le succès est très vite arrivé: " dès les premiers mois déjà, on avait des files d’attente, et on a dû créer un processus de mot de passe." En moins d'un an, le groupe ouvrait déjà une filiale, et une troisième allait arriver bien vite. "On n’avait pas d’argent pour faire la publicité. On entrait dans les bus et on mettait des affiches. Mais c’est surtout, le bouche à oreille qui a fait que nous soyons connus", dit-elle.

Dix-sept ans plus tard, les 1300 employés des 11 salons du réseau – à Rio de Janeiro, Vitória et Salvador – arrivent à servir 800 clients par jour. Et le plan est de poursuivre la croissance : " on a choisi une croissance organique, mais on n’exclut pas le franchisage, quand [le business] sera plus consolidé", indique Leila.

Pour se développer, Leila indique que la société a également reçu l'aide de l'institut Endeavour, d’encouragement de l’entreprenariat : "nous avons rencontré différents experts, qui aident les entreprises à grandir. En plus de cela, nous avons eu des aides allant du temps donné par les volontaires pour discuter des stratégies (...) Aujourd'hui, on dispose d’un panel consultatif composé des bénévoles d'Endeavour. J’ai pris un cours à Harvard, et j’en termine un à Columbia, qu’ils ont créé pour les entrepreneurs."

La base de la pyramide

beleza2Pour ceux qui visent le même public que Leila, elle donne un conseil: "Il ne s’agit pas seulement de faire une version moins chère à refiler aux consommateurs. Je pense que vous devez vraiment comprendre comment ils pensent, ce qu'ils croient, quels sont leurs désirs, mais sans préjugés. Quand on parle du bas de la pyramide, on parle des gens qui vivent avec nous mais qui sont invisibles, de l’ascensoriste,  de la femme de chambre. Le choix de ces personnes est plus prudent, parce que ce qu'elles achètent, elles ne vont pas le jeter, elles l’utiliseront jusqu'à la fin. "

Chez Beleza Natural, cette compréhension de la clientèle-cible est née dès le départ: les clients mêmes ont aidé à développer le produit : " on avait un groupe de clients qui ont participé aux tests. Nous les invitons à se joindre à ce panel consultatif, ils donnent leur avis sur tout et choisissent ce qui sera approuvé. Quand il arrive sur les rayons, l'effort de vente est minime parce que le produit était déjà attendu. "

Leila et ses partenaires ont également innové dans la formation de l'équipe: 70% des collaborateurs sont d'anciens clients. Le processus de sélection n'est pas technique : "c’est beaucoup plus facile d'apprendre la partie technique que d’apprendre à bien traiter le client", explique-t-elle.

Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

Source: G1

http://www.belezanatural.com.br/blog/

http://www.belezanatural.com.br/index2.html

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19 octobre 2010

Une femme d’Affaires Garifuna honorée par le Département d’État américain

lina

Lina Hortensia Martínez a reçu avec surprise la nouvelle selon laquelle son parcours sera reconnu ce mois

Washington – États-Unis

La trajectoire de Lina Hortensia Martínez Loredo, une femme d’affaires afrodescendante qui s’est fait connaitre au niveau international par l’élaboration et l’exportation du manioc sera reconnu ce mois par le Département d’État Américain dirigé par Hillary Clinton, comme la “ancienne alumni du mois”.

L’événement qui relève son travail lui est tombé dessus par surprise. LA PRENSA l’a contacté en apprenant la nouvelle et elle a expliqué qu’elle ne s’y attendait pas, mais a dit qu’elle est satisfaite des efforts conjoints d’un important groupe de femmes organisées qu’elle dirige.

“Je n’étais pas au courant... je ne sais pas quoi dire. Je pense que c’est une bomme initiative et je suis enchantée de prendre part au développement du Honduras”.

L’hondurienne a été nommée “ancienne alumni du mois” dans le cadre du programme des  visiteurs internationaux du Département d’État pour son esprit d’entreprise et son engagement auprès des femmes garífunas du pays. Ce mois, le ministère dirigé par Hillary Clinton reconnaitra son parcours, sa promotion du leadership des femmes et le développement des communautés sur la page web des anciens participants du prestigieux Programme de Leadership des Visiteurs Internationaux et de l’Initiative des Bourses pour la Paix en Amérique Centrale.

Lorsqu’on lui a demandé si elle est au courant que Hillary Clinton en personne reconnait son travail sur la page web du programme, elle répond avec un sourire. “C’est une surprise... pour moi, cela représente le fait d’être visible en tant que femme qui apporte le développement économique du Honduras”, indique-t-elle.

De Trujillo aux États-Unis

Lina Martínez Loredo rappelle qu’elle a passé son enfance dans la ville de Trujillo avec ses parents défunts, don Mario Martínez et doña Paula Loredo. A 12 ans, la recherche de meilleures opportunités oblige sa mère, sa tante et elle-même à voyager illégalement aux États-Unis. Elle atteint son objectif d’y arriver, et une fois aux États-Unis, elle fait des études au secondaire à Los Angeles, Californie. En 1982, elle rentre au Honduras. “Ma mère était malade et elle est morte cette année là”, dit-elle.

Trois ans plus tard, elle obtient une bourse du Département d’État Américain avec l’aide de l’anthropologue Nancy González. “C’était une bourse pour les garífunas. Je savais parler anglais, ce qui m’a permis de l’obtenir”, raconte-t-elle.

Wabagari Distribution, une entreprise de transformation du manioc est née en 2002 et fut légalisée en 2004 avec pour objectif de promouvoir et de commercialiser le manioc.

Je n’avais ni argent, ni soutien, mais j’avais une vision : celle de savoir qu’il était possible de descendre le manioc de la tête de la femme, là où on le vendait, et de le vendre autrement, en paquet, avec une étiquette, placé sur des stands dans des supermarchés”, dit-elle.

Le produit Big Mama s’exporte aux États-Unis et se vend au Honduras. En 2009, Martínez a reçu le Prix Présidentiel à l’Exportateur pour avoir introduit avec succès la marque de manioc O Big Mama aux États-Unis

Plus d’un million d’anciens alumni ont pris part à ce programme d’échange au fil des ans, parmi lesquels, l’ancien premier ministre britannique Tony Blair.

Le programme a été créé en 1940 et depuis lors, plus de 4000 visiteurs internationaux se rendent aux États-Unis chaque année. C’est une initiative destinée aux leaders étrangers actuels et émergents de gouvernements, du monde politique, de la presse, de l’éducation, des arts et du monde des affaires et d’autres secteurs clés. Depuis sa création, plus de 290 chefs d’État, Président et premiers ministres, ainsi que des milliers de ministres et de nombreux autres leaders des secteurs publique et privé ont participé au programme du Département d’État.

Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com

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20 juillet 2010

Le milliardaire afroaméricain Bob Johnson investit au Libéria

Par Stephanie Elam, CNN

Traduit de l'Anglais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

Bet(CNN) – L’homme d’affaires milliardaire Bob Johnson a choisi le Libéria pour son tout dernier projet, le premier hôtel de première classe du pays.

Johnson, le fondateur de Black Entertainment Television fut le premier Afro-américain à contrôler une société cotée à la Bourse de New York et le premier propriétaire noir d'une grande équipe de sports professionnels aux États-Unis.

Il a indiqué à CNN les raisons qui l’ont poussé à choisir un pays frappé par une longue guerre civile pour héberger sa station thermale de 78 chambres en bord de plage.

"Quand on va dans un pays qui sort d’une guerre, il faut être prêt à prendre des risques, mais avec les risques viennent aussi les récompenses", déclare Johnson.

"Si je peux tout d’abord y accéder et avoir les bons contacts, il y a de bonnes chances de faire plus qu’un investissement qui portera de très bons fruits."

Johnson, le fondateur et président des sociétés RLJ, dit qu’il a évité la capitale Monrovia en raison de ses problèmes sociaux, du nombre élevé de personnes sans logement adéquat et du manque d'électricité fiable, Avec l'aide du gouvernement, il a plutôt choisi un site en bord de plage d’où il a dû faire partir certains résidents.

"Nous avons dû prendre cet endroit qui était dans un état de grande insalubrité. Nous avons déplacé certains bâtiments et, franchement certaines personnes qui étaient là, mais nous les avons fait emménager dans un endroit agréable. En retour, nous avons donné des emplois à un bon nombre d’entre eux," déclare-t-il

"Nous avons dû former les gens, car le service dans un hôtel n'est pas quelque chose de naturel si on n’a pas été à l'école ou si on a dû esquiver les balles pendant 15 ans de guerre civile."

Même s’il a emmené quelques cadres des États-Unis, Johnson affirme avoir principalement eu recours au personnel local pour son équipe de direction.

bet1"Nous avons apporté le leadership de base des États-Unis, mais ils ont tout de suite formé des Libériens. En fait, ce dont nous sommes le plus fiers actuellement, c’est probablement du fait que des six ou huit cadres supérieurs de l'hôtel, cinq d'entre eux sont des Libériens," dit-il.

Johnson entend poursuivre ses investissements au Libéria.

"Nous voulons établir une usine et construire des logements au Libéria. Ils doivent avoir des travailleurs et les travailleurs doivent avoir un endroit où rester."

Le Libéria, plus ancienne république d'Afrique fondée par des esclaves américains et Caribéens affranchis a subi une longue guerre civile dans les années 1990 et a été accusé de soutenir des rebelles en Sierra Leone voisine.

Environ 250.000 personnes ont été tuées durant la guerre civile au Libéria, qui a ruiné le pays économiquement.

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28 juin 2010

Nohemy Arboleda, afrocolombienne créatrice de cosmétiques afros

Nohemy a commencé par des fonds de teint, et à présent elle possède deux boutiques. "Je n’ai jamais trouvé un maquillage qui allait avec la tonalité de mon teint si foncé, je ressemblais à un mime", dit-elle.

NohemyAujourd’hui, à plus de 30 ans, Nohemy Arboleda ne s’explique toujours pas comment elle a réussi à devenir la Reine de beauté de la Race Noire ( Reina de la Raza Negra), à représenter le Chocó pour le concours de Miss Monde Colombie et à gagner un voyage en Allemagne pour prendre part à un autre concours de beauté.

Elle a tellement souffert que, malgré sa formation en ingénierie textile et créatrice de mode, elle a fini par créer une ligne de produit de beauté pour les femmes afros.

Nohemy et une de ses amies avaient eu l’idée, mais c’est finalement elle qui allait la concrétiser. Elle chercha un laboratoire et à partir de là, tout son travail se résuma aux erreurs et aux essais.

Elle expérimenta dans un premier temps les poudres pour la peau. Son visage servait de cobaye jusqu’à ce qu’elle trouve les tons qui allaient aux peaux claires et plus foncées comme la sienne.

Elle réussissait à emballer tant de clientes qu’elle se mit par la suite à créer d’autres produits comme les fonds de teint, les ombres à paupières, les fards à joues, les brillants et rouges à lèvres. Pour se lancer, elle avait emprunté 5 millions de Pesos, mais aujourd’hui, son entreprise vaut plusieurs fois ce chiffre, à tel point qu’elle possède également une ligne de produits pour les cheveux.

"Grâce à Dieu, j’ai eu de la chance, car les gens voient mes produits, les essayent et continuent de les demander ", indique Arboleda.

L’expérience de Nohemy a eu tellement de succès qu’elle fut l’une de celles choisies par l’Administration Municipale lors du Forum sur les Politiques d’Inclusion de la Population Afrocolombienne à Cali ( Foro sobre Políticas de Inclución de la Población Afrocolombian) qui s’est tenu ce samedi à la Bibliothèque Départementale.

Le message qu’elle a passé aux personnes présentes était bien clair: "Il faut avoir de la foi, la force et beaucoup d’acharnement pour persévérer".

Son site http://nohemyarboleda.com/

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21 juin 2010

Des femmes Garifuna veulent augmenter leurs exportations de manioc

gari

Le Manioc d’exportation de la marque “O’ Big Mama”, est également très prisé au niveau national.

TEGUCIGALPA.- Les femmes garífunas organisées dans les communautés de Iriona, Colón et El Porvenir - Atlántida,  se sont fixé l’objectif de dépasser l’expédition de huit conteneurs de manioc vers le marché des États-Unis, une performance enregistrée au cours de l’année dernière.

Notre Enterprise s’appelle Wabagari Distribution, qui veut dire distribution de notre vie”, indique Lina Hortensia Martínez la gérante de cette organisation, à l’occasion de la présentation des conditions requises pour une expansion dans de nouveaux marchés par le biais de la chaine de supermarchés Walmart.

Elle informe qu’elles opèrent dans sept entreprises associatives formées de 50 femmes au plus, organisées qui produisent la matière première, en respectant des spécifications de qualité, de temps et les accords.

L’objectif a toujours été d’élaborer un produit de qualité fait par les mains des femmes garífunas et qu’il soit dégusté au Honduras et dans le monde entier, le manioc fait non seulement partie de notre Heritage, mais c’est un travail durable dans nos communautés ”, ajoute-t-elle.

Elle rappelle que l’entreprise Wabagari Distribution et sa marque  O’ Big Mama, sont nées en 2002 avec l'ambition d’exporter, un rêve qu’elles on réalisé en 2008 lorsque le produit nostalgique est entré aux États-Unis.

Les femmes d’affaires ont soutenu les exportations malgré l’impact de la crise financière internationale. “À New-York, nous travaillons avec une Entreprise qui est également garífuna, qui se nomme Inversiones Horizontes, ce sont nos importateurs”, indique Martínez.

Les exportations de produits alimentaires nostalgiques du Honduras dépassent les 23 millions de dollars, même si c’est peu comparé aux autres exportations, elles représentent un grand potentiel; de croissance à court terme.

Sa valeur stratégique peut se mesurer dans la création d’emplois pour les producteurs artisanaux et dans la promotion de l’image du pays à l’étranger en créant de l’intérêt pour d’autres produits honduriens.

Du point de vue social, elles représentent une forte valeur ajoutée pour les communautés locales et un grand impact dans les revenus liés aux exportations.

Traduit de l’espagnol par Guy Everard Mbarga  http://guyzoducamer.afrikblog.com

http://www.latribuna.hn/web2.0/?p=145234

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