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Noirs d'Amérique Latine

Textes traduits de l'Espagnol témoignant du passé et du quotidien des Noirs d'Amérique Latine et des Caraibes

19 août 2008

Les Afropéruviens touchés par le séisme de 2007 abandonnés

Les communautés Afropéruviennes affectées par le tremblement de terre du 15 août 2007 sont "invisibles" à cause du manque d’attention du gouvernement central péruvien dans le processus de reconstruction qui jusqu’à présent n’avance pas dans la célérité souhaitée.


Tel est en tout cas l’avis des représentantes du Collectif Diálogo de Mujeres Afroperuanas”, (Dialogue des Femmes AfroPéruviennes) qui par le biais de l’Association Coordinadora Nacional de Radio (CNR), ont lancé un appel à l’exécutif pour que les conditions de vie des communautés afrodescendantes dans la zone de Ica, Pisco et Chincha (Ica) soient améliorées.

Cecilia Ramírez, représentante dudit collectif a affirmé que si avant le tremblement de terre les conditions de vie des communautés afropéruviennes étaient précaires, cette situation s’est empirée suite au séisme, car elles ont presqu’été abandonnés”.

De son côté, Gloria Gonzales, également représentante du collectif s’est lamenté du fait qu’il y ait des zones si proches de Lima et Ica qui n’ont même pas de pistes, ni de sentiers et encore moins de services de santé de base ou des centres médicaux”.

Les deux représentantes ont estimé que le gouvernement doit prendre en considération “toutes les populations marginalisées dans le processus de reconstruction (...) Nous ne disons pas que rien n’a été fait, mais simplemente que peu de choses ont été faites en un an et qu’on ne prête pas attention aux communautés afropéruviennes ”, a précisé Gonzales.

Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga

Source : Coordinadora Nacional de Radio

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01 août 2008

Angela Davis des "Black Panthers" à Salvador

L’une des activistes politiques les plus connues au monde, militante des droits des femmes et contre la discrimination sociale et raciale aux États-Unis, ayant fait partie du mouvement des "Black Panthers" et du Black Power, Angela Davis fera un exposé lors de la vidéoconférence intitulée "Do Plantation ao Sistema Prisional", qui se tiendra le 4 août à 14 heures. Actuellement, Angela est professeur-docteure de l’Université de Californie et son exposé fera l’ouverture du Cours International Avancé en Études Ethnico-Raciale (XI Fábrica de Idéias). L’événement organisé par l’Université Fédérale de Bahia (UFBA) et avec le soutien de l’Institut Anísio Teixeira / SEC sera retransmis par 40 municipalités de Bahia. Angela Davis milita politiquement dans les années 60 et devint le symbole de la défense des droits civils des noirs et des femmes dans la société américaine, devenant une figure affirmative et révolutionnaire dont on se souvient comme une référence esthétique et intellectuelle de la communauté noire des États-Unis et du monde.

Fille d’une famille noire de classe moyenne, Angela était politiquement active depuis l’école au sein de mouvements de gauche. L’image d’Angela eut une plus grande visibilité à partir de 1969, lorsque sous la pression du gouverneur de Californie d’alors, Ronald elle fut contrainte d’arrêter d’enseigner parce qu’elle faisait partie du mouvement communiste. Par la suite,  Angela fut injustement accusée d’être la propriétaire dona de l’arme qui tua un juge, au cours d’un procès qui dura près de dix huit années.

Aujourd’hui, Angela Davis est écrivaine, philosophe, professeure d’université et continue sa vie de militante contre la peine de mort, le système carcéral des États-Unis et pour la défense des causes sociales et ethniques. La rencontre avec Angela Davis se tiendra à l’auditorium de vidéoconférences de l’IAT, au Paralela, et a pour public cible des étudiants, des chercheurs et des administrateurs du réseau public d’enseignement.

Traduit du Portugais Par Guy Everard Mbarga

Libertad para Angela Davis, oeuvre pop-art de l'artiste cubain Felix Bèltran, 1971

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19 juillet 2008

Brésil : Lancement d’un Front Parlementaire de soutien à l’Afrique

(Martin Mbarga Nguelé en deuxième position à partir de la gauche)


Le Front Parlementaire d’Appui aux Pays Africains ( Frente Parlamentar de Apoio aos Países Africanos) a été lancé le 14 juillet dernier avec pour objectif d’intensifier les relations du Brésil avec l’ensemble des pays africains, en commençant par ceux avec lesquels il existe déjà des relations diplomatiques selon les explications de son coordinateur, le député Regis de Oliveira (PSC-SP). "Marquées dans le passé par la honteuse route de l’esclavage, nos relations doivent à présent être une route solide d’échange et de solidarité ", a-t-il indiqué.

Oliveira a souligné que le Brésil ne peut pas ne pas se rapprocher de l’Afrique, car il possède en nombre la deuxième population noire au monde - 76 millions d’afrodescendants  -, soit le contingent le plus important après le Nigeria et plus important qu’aux États-Unis.

Le Front a été lancé au cours d’un séminaire durant lequel étaient discutées les relations entre le Brésil et l’Afrique ainsi que la situation de ce continent du point de vue de l’évolution de la démocratie, de la diversité culturelle, de l’éducation, de la tolérance religieuse et du développement économique et social durable.

Le ministre de l’Égalité Raciale Edson Santos a rappelé que le Brésil fut le dernier pays d’Amérique à avoir aboli l’esclavage  ; et qu’au delà de ce fait, lorsqu’elle a eu lieu, on ne s’est aucunement préoccupé de la qualité de vie des noirs affranchis. Ceux-ci sont restés sans accès au travail, sans éducation et sans terres, jetés à leur propre sort. Le résultat, a t-il souligné fut une inégalité raciale intense qui persiste aujourd’hui.

Cependant, selon le ministre ce cadre est en train de changer grâce au travail des mouvements anti-racistes et de l’État qui assume son rôle pour la promotion de l’égalité. "Le gouvernement se joint à cette initiative des députés qui va dans le sens de la politique du président Lula de reconnaître la valeur stratégique de la relation Brésil-Afrique", a indiqué le ministre.

Pour Edson Santos, les pays riches devraient aider au développement durable des pays Africains en mettant fin aux subventions et à leurs barrières commerciales qui empêchent l’entrée de produits agricoles.   "Les pays riches agitent des miettes pour justifier leur politique de domination commerciale", a critiqué Santos, soulignant que le Brésil peut devenir un important partenaire pour l’Afrique, particulièrement dans le domaine agricole, via le transfert de technologie.

Au nom des pays africains, l’ambassadeur de la République du Cameroun Martin Mbarga Nguele a indiqué sa disposition à collaborer. Il a rappelé que en 1999, un autre Front parlementaire similaire avait été tenté, mais qu’il n’avait pas porté les fruits que l’on espérait. Le camerounais a manifestté sa confiance à la nouvelle initiative et fait un exposé sur la diversité culturelle et la tolérance religieuse. Le représentant de  Itamaraty, le chef de la Division pour l’Afrique, l’ambassadeur  Luciano Macieira a mis l’accent sur le fait que le rapprochement avec l’Afrique est l’une des priorités de la politique étrangère du Brésil, en tant que partie du rapprochement sud-sud.

Le Professeur de Politique José Flavio Sombra Saraiva, de l’Université de Brasília (UnB) a fait une analyse de l’évolution de la démocratie dans les pays africains. Il a indiqué que l’Afrique, malgré ses graves problèmes comme la pauvreté t les conflits ethniques et politiques obtient des avancées remarquables dans la réduction des guerres, le développement économique (moyenne annuelle supérieure à  5% au cours de la dernière décennie) et également dans la construction de la démocratie. "Tout le monde ne s’en rend pas compte, mais l’Afrique s’améliore peu à peu", a indiqué le professeur. La coordinatrice du Cercle de l’Égalité Raciale de l’Unb ( Núcleo da Igualdade Racial da UnB) Deborah Silva Santos a attiré l’attention sur l’application de la Loi 10.639/03 qui a rendu obligatoire le cours d’histoire et de la culture AfroBrésiliennes dans les écoles publiques et privée de l’enseignement de base  . Deborah a également souligné l’importance des relations culturelles et politiques entre le Brésil et le continent noir.

Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga

09 juillet 2008

Afrocolombiens : Assassinat de Felipe Landazury et communauté en danger.

http://65.166.9.11/charo/Afro-Colombia/Welcome.html 

Le mardi 24 juin Felipe Landazury, Secrétaire du Conseil Communautaire de Bajo Mira y Frontera, à Tumaco, Nariño a été tué, apparemment par des paramilitaires.

Les informations préliminaires en provenance de la région indiquent que le mardi, 24 juin 2008, un groupe armé, apparemment paramilitaire est entré dans le village de Candelilla de la Mar, a arrêté Felipe et tenu la communauté en captivité. Deux heures plus tard, tout le monde a été relâché, excepté Felipe Landazury. Alors que les membres de la communauté  relâchés s’en allaient, ils ont entendu des coups de feu. Ceux qui sont retournés plus tard ont retrouvé Felipe Landazury mort. Felipe Landazury était un important leader nommé par la communauté futur président du Conseil Communautaire.

Le Conseil Communautaire de Bajo Mira y Frontera s’était fortement opposé aux cultures, aux fumigations, et à la culture de palmiers à huile sur leur territoire collectif, ce qui avait conduit à des menaces constantrs venant des différents groupes armés de la région. Tumaco est une communauté gravement affectée par les fumigations, des affrontements armés entre les forces gouvernementales, les paramilitaires et les groupes de guérilla qui forcent sans cesse sa population - en majorité constituée d’Afrodescendants - au déplacement intérieur.  Nariño est la base des opérations "Las Aguilas Negras" et "Los Rastrojos", deux groupes paramilitaires qui se sont regroupés après leur apparente démobilisation.

Les conseils communautaires furent formés en application de la Loi 70 de 1993 et sont régulés par le Décret 1745 de 1995. Ils représentent l’autorité administrative la plus haute au sein des territoires collectifs (plus de 5 millions d’hectares). Il y a 1454 Conseils Communautaires locaux, rassemblés en 174 Conseils Communautaires Majeurs. Environ 75000 familles sont sous la protection des Conseils Communautaires.

La violence contre les communautés populaires AfroColombiennes et leurs leaders s’intensifie. La politique de la "sécurité démocratique" s’est avérée être un échec dans le région de la Côte Pacifique et les zones habitées par les Afro-Descendants et les peuples indigènes. Ces zones sont la cible des intérêts économiques et politiques des groupes armés, des corporations gouvernementales et internationales.

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga

Agissez : Faites savoir votre préoccupation au Département d’État Américain. Contacter Jaennie Muñoz au 202) 647-8307 et indiquez votre rejet de l’assassinat de Felipe Landazury et exprimez votre grande inquiétude pour la sécurité de la communauté de Candelillas. Demandez à Jennie de contacter l’Ambassade de Colombie et conseillez-leur de prendre des mesures immédiates pour protéger effectivement la communauté et ses leaders. Contactez l’Ambassadeur Colombien aux États-Unis, Carolina Barco au          (202) 387-8338       , email emwas@colombiaemb.org, fax (202) 232-8633, et conseillez lui vivement une protection immédiate pour les membres de la communauté. Demandez vivment au gouvernement de prendre des mesures efficaces pour mettre fin à la situation humanitaire et des droits humains des Afrodescendants en Colombie.
Parler de ce cas partout ou c’est possible.
http://news.afrocolombians.com/news/

20 juin 2008

Discrimination des afromexicains : les spécialistes préconisent la re-éducation des peuples

Traduit de l’espagnol par Guy everard Mbarga 

Veracruz, 12 Jun (Notimex).- La population afrodescendante au Mexique est l'objet d'une discrimination et d'une stigmatisation constante qui s'est traduite par des stéréotypes qui sont loin de la réalité, et cette problématique, que l'on observe dans le monde entier réside dans la méconnaissance de l'histoire.

Pour les anthropologues, autant la méconnaissance de l'histoire que la négation et l'absence de reconnaissance de l'héritage africain des communautés noires ne changeront que par le biais de la re-éducation qui permet que les peuples métis assument leur héritage ethnique triple.
 

C'est ce qu'ont indiqué les spécialistes mexicains et étrangers au début des journées académiques du Congrès International Diaspora, Nation et Différence : Populations d'origine africaine au Mexique et en Amérique Centrale qui se tenait au Port de  Veracruz où on a mis l’accent sur le racisme dont a souffert historiquement ce secteur de la population qui au Mexique dépasse les 12% de la population totale.

A ce sujet, Maria Elisa Velázquez, sociologue de l'Institut National d'Anthropologie et d'Histoire (INAH) a indiqué que dans le cas du Mexique, où les gens pensent que ce type de population n'existe pas, le thème de la discrimination contre les gens de peau noire est un "tantinet inconscient", 


"En général, les gens disent: il n y a pas de noir au Mexique, les noirs viennent de Cuba ou du Brésil. Cela provient d'une méconnaissance de notre passé ethnique et cela se reflète dans certaines attitudes d'intolérance envers les afrodescendants au sujet desquels on a créé des stéréotypes caricaturaux, car on pense qu'ils ne font pas partie de notre société", indique-t-elle.

Une autre chercheuse de la Direction d'Ethnologie et d'Anthropologie Sociale (DEAS) affirme que le problème de la discrimination au Mexique est difficile à quantifier, surtout parce qu'il n y a pas de dénonciations liées à ce type d’agression.

"Par exemple, à la Commission National pour Prévenir la Discrimination (Comisión Nacional para Prevenir la Discriminación - Conapred), ils ne reçoivent pas de dénonciations concrètes, ce n'est pas pareil dans le cas des indigènes", indique-t-elle.

Au cours de ce forum académique organisé par l'INAH, à travers la Coordination Nationale d'Anthropologie, Velázquez a signalé que le racisme est  également une négation et une ignorance de ce que nous sommes.


L’événement regroupe près de 120 spécialistes d'Amérique Centrale, de France, du Sénégal, du Canada, des États-Unis et du Mexique pour une réflexion des points de vue historique et anthropologiques sur les populations d'origine africaine en Europe et en Amérique.


Historiquement, l'arrivée des populations africaines en Amérique, et en particulier au Mexique s'est faite dans le cadre de la main d'œuvre esclave.

Même si durant la Colonie, le thème de l'intolérance vis-à-vis de ce secteur de population ne fut pas si notable, la majorité des esclaves ont chaque fois réussi à obtenir leur liberté et  à occuper des postes de premier ordre au sein de la société de la Nouvelle Espagne.

Cependant, c'est à partir du 19ème siècle que ce préjugé commença à s'accentuer, face à la série de mouvements abolitionnistes de l'esclavage qui surgirent dans le monde, et plus tard au 20ème siècle avec les Indépendances en Amérique.

"La discrimination est un héritage historique qui a défini les cultures africaines comme étant inférieures, et cela s'est transmis comme un legs. Aujourd'hui, ce problème a également à voir avec des problèmes économiques", précise la sociologue.

Elle indique qu'il est indispensable de faire un travail de récupération de cette histoire oubliée sur ce qu'on appelle la  "troisième origine", c'est-à-dire, l'africaine, qui avec l'indigène et l'espagnole ont donné naissance à la société mexicaine multiethnique actuelle.


Pour sa part, Quince Duncan, consultant de l'Institut Interaméricain de Droits Humains  a affirmé que historiquement, on a rendus la population afrodescendante invisible, une manière de nier son existence, étant donné que même au sein de cette population on ne s'assume pas comme afrdescendant malgré la présence de tous les traits phénotypiques de l'africain.


"Le problème est que nous avons tous été éduqués à la même école, où on nous a enseigné qu'il n y a pas de noirs. C'est une mauvaise éducation que l'on a hérité sur des centaines d'années, ce que j’appelle un "racisme résiduel", qui est le produit d'un héritage que nous pratiquons très souvent sans en être conscients ".

Lors de ce Congrès International, Duncan a établi que le problème du racisme ne pourra être dépassé tant que les peuples d'Amérique ne se reconnaitront pas eux-mêmes et ne mettront pas de côté ce complexe et ce sous-développement mental.

Le costaricien qui est également écrivain a annoncé qu'au sein de l’Organisation des États Américains (OEA), on est en train de négocier une convention contre le racisme. Elle sera présentée dans les prochaines semaines et si elle est approuvée, cela représentera une grande avancée dans l'attention portée à ce problème.

Le Congrès International qui prendra fin ce 13 juin (il y a une semaine) est soutenu par l’Université nationale Autonome du Mexique; le Centre de Recherche et d'Études Supérieures en Anthropologie Sociale (Centro de Investigaciones y Estudios Superiores en Antropología Social); le Centre d'Études Mexicaines et CentroAméricaines ( Centro de Estudios Mexicanos y Centroamericanos), et l' Institut de Recherche pour le Développement.
 

2008-06-12 08:29 EST 

http://noticias.aol.com/articulos/_a/se-discrimina-y-estigmatiza-en-mexico-a/n20080612083509990002 

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05 juin 2008

Un nouveau mouvement noir en Amérique Centrale et en Amérique du Sud

Source : Newsweek / Avec Steven Ambrus in Bogotá, Maria Amparo Lasso à Mexico City et Phil Gunson à Caracas

Traduction : Guy Everard Mbarga

Hugo Chávez est connu comme un révolutionnaire dans plusieurs contextes, spécialement pour son attitude provocatrice envers les États-unis d'Amérique. Cependant, au cours des dernières années, il l'a également été sur un thème beaucoup moins bien exposé : le problème racial en Amérique Latine. La saga a débuté il y a deux ans, lorsqu’au cours d'une tournée en Gambie, Chávez a surpris les observateurs en déclarant : "J'ai toujours dit que l'Espagne est notre mère. L'Afrique, la mère Afrique l’est encore beaucoup plus." Depuis lors, le leader vénézuélien est souvent revenu sur le sujet dans son pays,  attirant même l’attention sur ses propres racines africaines. Cela peut ne pas sembler choquant. Mais un tel discours venant d’un leader d'Amérique Latine aurait été inconcevable il y a juste quelques temps.

Les choses changent à présent à cause d'un mouvement de conscience noire  qui agite l’Amérique du Sud et Centrale.

Encouragés par le succès des pressions de leurs compatriotes indigènes pour la résolution de leurs doléances longtemps ignorées, les Afro-descendants (personne de descendance Africaine) comme ils sont connus  font à présent pression pour la reconnaissance des droits fonciers de leur communautés et  l'augmentation des dépenses pour l'amélioration des conditions de vie dans   leurs taudis urbains et dans leurs villages ruraux. Les activistes locaux ont commencé à exhorter les noirs latinos à devenir fiers  de leur culture, et avec l'aide d'Internet, le message des leaders traverse les frontières pour un partage des stratégies et pour comparer les vues avec leurs frères dans les Caraïbes, les États-Unis et l'Afrique. "Ce mouvement du black-power va plus loin que tout ce qui s'est passé auparavant," indique Ann Farnsworth-Alvear, directrice des études de l'Amérique Latine et Latino à l'Université de Pennsylvanie. "Les gens font des critiques sur le racisme au sein de leur propres sociétés, et il y a eu une véritable changement dans la conscience et l’engagement des noirs."

Le Black power n'est pas totalement nouveau dans la région; il y a longtemps de cela, les descendants des esclaves africains  exercent le pouvoir politique dans quelques endroits de l'hémisphère. C'est particulièrement le cas dans les Caraïbes anglophones, où les chefs d'États noirs sont la règle. Et au Brésil où presque la moitié des 192 millions d'habitants ont des ancêtres africains, Joaquim Barbosa, sans doute le membre le plus influent de la Cour Suprême est noir ; de même que le musicien Gilberto Gil qui est le ministre de la culture du  Président Luiz Inácio Lula da Silva depuis cinq ans. De plus, le prédécesseur de Lula, Fernado Henrique Cardoso avait une fois annoncé qu'il avait lui même  "un pied dans la cuisine"—une façon colorée d'admettre le mariage interracial parmi ses ancêtres (bien que cela lui avait valu des critiques à l'époque).

Dans le reste de l'Amérique Latine, les noirs demeurent une minorité peu nombreuse  (estimés à environ 20 millions de personnes, même si les activistes affirment que leur nombre est plus élevé) et marginalisée. Les données démographiques font ressortir leur statut de classe inférieure. Par exemple, les Noirs de l'Équateur, qui constituent jusqu'à 5% de la population connaissent un taux de chômage de 14,5%, plus élevé que celui de la majorité non noire et qui représente le double de celui des communautés  indigènes. En Colombie voisine, qui est la terre de 10.5 millions d'Afro-descendants—ce qui en fait la troisième population noire la plus nombreuse dans l'hémisphère après celles du  Brésil et des États-Unis—seul un noir sur cinq a accès à l'électricité et à l'eau courante (comparé à 60% pour le reste de la population), et le taux de mortalité infantile est plus de trois fois plus élevé chez les noirs que chez les blancs.

Aujourd'hui cependant, les communautés noires s'organisent et font pression pour le changement. Au Honduras par exemple, les afrodescendants locaux connus sous le nom de Garifunas, ont organisé des manifestations à Tegucigalpa, la capitale contre la proposition d'un amendement constitutionnel qui permettrait aux étrangers d'acheter des propriétés le long de la côte atlantique, une région que les Garifunas considèrent comme leur territoire depuis 1797. Et en Équateur, plus de 100 femmes aux foyer et travailleuses se sont rassemblées en 2006 pour revendiquer plus de soutien du gouvernement pour l'aide au logement pour combattre la discrimination raciale sur le marché locatif.

L'épicentre du nouvel activisme noir se trouve cependant en Colombie. Cela est dû autant aux circonstances qu’à l’environnement : plus d'un tiers de 3.2 millions de Colombiens   déracinés par la longue  guerre civile en cours ont des ancêtres africains et sont nombreux parmi les vendeurs de rue en guenilles et les mendiants qui approchent les automobilistes dans les carrefours achalandés de Bogota. Les Ong locales et étrangères travaillent fort  à présent pour faire connaitre leur situation critique. Bien qu’une loi qui fait date, votée en 1993 a consacré le droit pour les afrocolombiens d’obtenir un titre formel pour leur terres ancestrales, incluant 5 millions d’hectares le long de la Côte Pacifique—une expérience unique d’autogouvernement ethnique—l’application traine, tandis que les compagnies agricoles et les seigneurs de guerre paramilitaires sans scrupules ont pris possession de la propriété communautaire presque sans impunité. Mais récemment, dans son effort en cours de trouver un accord de libre échange avec les États-Unis, le gouvernement du Président Alvaro Uribe a commencé à expulser ces compagnies et à restituer les terres volées aux conseils des communautés Afro-Colombiennes.

Graciela Josefina Dixon

À travers la région, des individus de race noire ont également commencé à montrer de nouvelles voies. Graciela Dixon est devenue la première femme noire à présider la Cour Suprême du Panama en 2005, et Luis Alberto Moore, un policier en Colombie est devenu Général—une première pour un Afro descendant . "J’espère que je servirai d’exemple à d’autres noirs en Colombie qui se diront, 'Si le Général Moore [l’a] fait, je peux aussi le faire'," indique le natif de Bogota âgé de 48 ans.

Luis Alberto Moore

Mais de nombreux autres Noirs Latinos  restent réticents à reconnaitre ouvertement leur identité, ce qui rend difficile l’accroissement de l’influence de leurs communautés. En 2005 par exemple, lorsqu’on a demandé aux colombiens pour la première fois d’identifier leur origine ethnique dans un recensement, moins de la moitié des noirs du pays se sont décrits ainsi. Doris de la Hoz, un cadre supérieur  afro-colombien du Ministère de la Culture dit que même ce pourcentage représentait déjà une avancée, puisque plus de 4 millions de personnes reconnaissaient leur héritage. Mais "il y a toujours une forte séparation des gens par groupes," dit-elle, "et beaucoup de familles de noirs essayent de convaincre leurs enfants à la peau plus claire qu’ils sont blancs."

Cependant de tels comportements semblent également changer, bien que graduellement. Evelyne Laurent-Perrault, 48 ans est la fille d’immigrants Haïtiens et a grandi dans le classe moyenne de Caracas, où  elle était souvent la seule noire dans sa salle de classe, de même que plus tard dans son bureau. Au cours des années, elle a enduré son lot de blagues cruelles. À commencer quand elle avait la vingtaine Starting in her 20s, however, Laurent-Perrault, une biologiste de formation, commença à développer un intérêt passionné pour sa culture et ses liens avec l’Afrique. Elle prépare actuellement un Ph.D. à l’Université de New York ( New York University) pour lequel elle étudie le sujet dans le contexte du Venezuela. "Il y a [maintenant] plus de fierté à être noir," dit-elle. "Les gens se mobilisent et les organisations ont jailli dans presque toute l’Amérique Latine pour exposer les inégalités et demander que cela change impérativement."

De telles organisations sucitent de l'inspiration et attirent des financements de sources étrangères, en grande partie en provenance des États-Unis.

En février, la journaliste Afro-Américaine Lori Robinson a lancé un nouveau site web, vidaafrolatina.com qui met en lumière des informations, des événements culturels et des commentaires sur et par les Afro-Latinos. Les leaders membres du Black Caucus américain tels que le Rep. Gregory Meeks ont fait montre d’un intérêt spécial pour les Afro-Colombiens et a envoyé des membres de son équipe pour conseiller les législateurs noirs colombiens. L’USAID a financé une variété de projets de développement social et économique dans des zones majoritement peuplées de noirs dans l’ouest de la Colombie et a procuré de l’argent et de l’aide technique à une association de maires noirs et à des groupes qui travaillent au nom des réfugiés internes. La candidature présidentielle révolutionnaire d’un certain sénateur noir américain n’est pas non plus passée inaperçue dans la région . "Une victoire de Barack Obama serait extraordinaire," s'extasie Ernesto Estupiñan, maire d’Esmeraldas, une ville d’Équateur majoritairement  peuplée de noirs. "Cela constituerait un grand encouragement pour nous tous en terme de participation politique d’une minorité." En effet, si Obama atteint la Maison Blanche, l’un de ses slogans familiers, "¡Si se puede!"("Yes we can!") pourrait vite prendre racine dans les coeurs et les esprits de ses frères Africano-Americanos au sud de la frontière.

http://www.newsweek.com/id/139401

© 2008


01 juin 2008

Rencontre de leaders afrodescendants à Lima

20:22 | La réunion a été ouverte par le secrétaire général de la Communauté Andine (CAN), Freddy Ehlers

EFE).- Un groupe de leader et d’autorités d’ascendance africaine de Bolivie, de la Colombie, de l’Équateur et du Pérou se sont donnés rendez-vous ce mercredi (22 mai) à Lima pour participer à un séminaire-atelier visant à leur ouvrir un espace de dialogue et de participation dans la sous-région.

Ernesto Estupiñán, maire d’Esmeraldas

La réunion à laquelle ont également participé des afrodescendants d’autres pays d’Amérique Latine a été ouverte par la Secrétaire général de la Communauté Andine (CAN) Freddy Ehlers.

Ce dernier a indiqué l’importance pour "les voix afrodescendantes d’être entendues au sein de la Communauté Andine" et que dans ce nouvel espace ils "parlent de leur vision du développement et de leurs besoins".

Ehlers a souligné "le sens spécial" de la rencontre, puisqu’il s’agit de la première fois dans les quarante années du processus d’intégration des Andes que des dirigeants afro-andins qui proposeront des actions et un plan de travail.

L’objectif est "de donner à la Communauté Andine le visage de nos peuples ", a-t-il précisé.

"La tâche à accomplir au cours du 21ème siècle est de nous reconnaitre comme un seul être humain, ayant des caractéristiques particulières, des cultures et des façons de voir la vie différentes, mais unis comme un seul être, habitant la planète ", a-t-il conclu.

Lors de la cérémonie d’ouverture du séminaire-atelier étaient également présents les ambassadeurs à Lima des pays des Andes ainsi que la représentante de l’Assemblée Parlementaire de l’Équateur Alexandra Ocles et le maire de la ville équatorienne d’Esmeraldas  Ernesto Estupiñán, tous les deux afrodescendants.

Alexandra Ocles

Les autres participants d’ascedance africaine sont les préuviens Hermes Palma, Oswaldo Bilbao, Jorge Ramírez; les colombiens Carlos Alfonso Rosero, Juan de Dios Mosquera, Rosaliano Riascos et Emperatriz Mosquera; les équatoriens José Chalá, Limberg Valencia et Catherine Chalá Angulo; et les boliviens Mónica Rey Gutiérrez, Juan Angola Macondo et Freddy Aráoz.

La CAN a indiqué qu’au cours de la reencontré qui prendra fin le vendredi, des panels sur l’identité et les savoirs dans la culture afro-descendante, l’inter-culturalité dans le processus d’intégration et de la lutte contre le racisme et la discrimination seront établis.

De plus seront, il y aura des débats sur le changement climatique, l’environnement et la sécurité alimentaire et dans des groupes de travail, un plan d’activités des afro-andins et une stratégie de suivi seront élaborés.

Traduit de L’Espagnol Guy Everard Mbarga

http://www.elcomercio.com.pe/ediciononline/HTML/2008-05-21/lideres-ascendencia-africana-reunen-primera-vez-lima.html

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30 mai 2008

Les Afrocolombiens victimes de la consommation d’huile de palme du Royaume-Uni selon un rapport

La passion des britanniques pour le chocolat, les gâteaux et les chips alimente une violente campagne qui contraint les paysans Colombiens à quitter leurs terres pour rendre disponible les terres pour établir des plantations de palmiers à huile, indique un rapport daté d’aujourd’hui.

Les consommateurs anglais sont devenus le marché d’exportation le plus important de la culture controversée utilisée pour la margarine et  la pâtisserie ainsi que pour la pâte dentifrice, le savon, les détergents et les cosmétiques.

L’augmentation de la demande a soutenu une expropriation impitoyable par les groupes paramilitaires dans les régions rurales de Colombie, indique War on Want- un groupe de défense des droits humains basé à Londres- dans le rapport.


Bien qu’étant l’un des plus grands consommateurs des produits tirés de l’Huile de palme en provenance de Colombie, le Royaume-Uni ignore l’impact dévastateur de cette culture sur la vie des communautés indigènes et Afro-Colombiennes.”


Le rapport détaille les nombreuses saisies de terre dans la région du sud-ouest pacifique les agriculteurs de subsistance ont été expulsé et dans certains cas tués par les groupes armés qui cherchent supposément à se faire de l’argent grâce au boom de l’huile de palme.

Jens Mesa, président de National Palm Growers Federation a indiqué au Guardian que cette culture apportait au pays des investissements dont il a grand besoin et que les cas d’expropriation étaient isolés.

Nous déplorons ce qui s’est passé à Uraba [Colombie]. L’ensemble de l’industrie de l’huile de palme a été stigmatisée par ce fait. Le conflit n’existe pas à cause de l’huile de palme, mais à cause du traffic de drogue. Le coca déplace même l’huile de palme dans certaines zones.”

Traduit de l'Anglais par Guy Everard Mbarga

http://www.guardian.co.uk/world/2008/may/12/colombia.food

Le chocolat, la margarine ou le savon que nous voyons sur les étagères de nos supermarchés contiennent de l’huile de palme qui a de grandes chances de provenir d’un pays où les gens sont forcés de quitter leur terre, dont certains d’entre eux sont tués brutalement, pour réponde à la demande internationale.”

Au cours des quatre dernières années, la Colombie a plus que doublé ses terres de culture à 350000 hectares, avec un quart des exportations en direction du Royaume Uni et une grande partie du reste destinée à l’Allemagne et à l’Espagne. La Colombie est le cinquième plus grand exportateur d’huile de palme après la Malaisie, l’Indonésie et la Thaïlande.

Le gouvernement de la Colombie fait la promotion de cette culture comme étant une alternative légitime au coca, la matière première pour la cocaïne qui entretient le conflit entre les rebelles gauchistes, les milices de droite et les forces de sécurité. Le Président Alvaro Uribe, l’allié le plus proche de Washington en Amérique du Sud a également fait la promotion du biofuel et a indiqué qu’il espère que la zone cultivée sera décuplée dans les dix prochaines années pour dépasser les 3millions d’ hectares.

En janvier , les procureurs ont ouvert une enquête formelle contre des propriétaires de 23 plantations de palmeraies à huile à Uraba, soupçonnés d’être liés aux forces paramilitaires.

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03 mars 2008

Troisième Rencontre Latinoaméricaine de l’Équité Raciale : pour mettre fin aux pratiques racistes

SIEC. Actualidad Étnica, 24/01/2008. Les 21 et 22 février derniers s’est tenu à Quito en Équateur la Troisième Rencontre Latinoaméricaine de l’Équité Raciale des Groupes Noirs (Tercer Encuentro Latinoamericano de Equidad Racial de Grupos Negros).

L’objectif de la rencontre était d’évaluer la situation sociale des peuples afrodescendants en Amérique Latine et trouver les mécanismes de suivi des politiques publiques qui seront mises en œuvre à Quito. Lors de la rencontre, le président de l’Équateur Rafael Correa a lancé un appel à mettre fin aux pratiques racistes dans le monde et a présenté les initiatives que son gouvernement applique et envisage d’appliquer pour mettre fin à ce problème.

Dans un discours énergique, le président du pays voisin (de la Colombie) a indiqué lors de l’inauguration de l’événement que “nous sommes divers mais pas inégaux” et a ainsi indiqué qu’il faut concevoir un modèle de nation interculturelle dans laquelle toutes les cultures puissent avoir un espace de développement citoyen.

Le président équatorien a également déclaré que son gouvernement travaille sur un Plan National de Développement du Millénaire qui représente un pas à faire pour que l’on essaie d’accorder l’égalité des droits à tous les équatoriens.

D’autre part, le directeur de l’UNICEF pour l’Amérique Latine et la Caraïbe Nils Kastberg a indiqué qu’environ  150 millions d’afrodescendants dans le monde vivent dans des conditions de pauvreté et de discrimination. Face à cela, il a indiqué qu’il est important d’analyser le budget que le secteur public investit dans ce domaine, car, a-t-il affirmé, dans les régions où l’on trouve une grande concentration de peuples afrodescendants le niveau d’investissement de l’état est très faible.

Kastberg a également affirmé qu’il est important de chercher un leadership basé sur les mérites et établir un niveau de quotas par capacité pour les peuples afrodescendants dans les charges publiques. “Nous ne parlons pas d’assistentialisme, mais d’un investissement pour en finir avec les taux de mortalité, de malnutrition et de violence élevés qui naissent de la discrimination et de l’abandon. Il est important que l’on passe des discours aux changements réels”.

Le gouvernement équatorien se démarque avec une stratégie visant à garantir l’application des Objectifs de Développement du Millénaire, la garantie des droits citoyens, économiques, sociaux et culturels aux afrodescendants, comme priorité de l’État.

Le président Rafael Correa a également indiqué qu’il faut honorer formellement la Convention Internationale pour l’élimination de toutes les formes de racisme et de discrimination des Nations Unies, et garantir l’application d’un plan d’action de la troisième conférence mondiale.

D’autre part, José Chala de la Corporation de Développement Afroéquatorien (Corporación de Desarrollo Afroecuatoriano -CODAE) a affirmé que le pays est raciste et xénophobe. “La seule manière d’en finir c’est l’éducation, tout cela résulte de l’absence de connaissance et d’un tas de stéréotypes”, a-t-il soutenu.

Selon Chala, les niveaux élevés d’analphabétisme et la vulnérabilité atteignent au moins 11% dont presque 20% sont afrodescendants , ce qui est un signe de discrimination.

Il propose comme solution la garantie d’une éducation formelle pour que soit imposé un cours d’éducation afroéquatorienne, et par le biais de cette mesure, les enfants seront les principaux éducateurs des plus adultes. “Nous devons peu à peu établir les lignes conceptuelles et concrétiser les actions avec un projet de vie qui part du quotidien ”, a-t-il indiqué.

Des délégués venus de plusieurs pays ont participé à la rencontre parmi lesquels le Guatemala, le Nicaragua, le Honduras, le Costa Rica, le Panama, la Colombie, le Venezuela, le Pérou, le Brésil, le Paraguay, l’Uruguay, l’Argentine et l’Équateur et le Secrétariat en charge des Politiques Sociales et de la Participation Citoyenne d’Équateur (Secretaría de Pueblos Sociales y Participación Ciudadana), le Bureau Régional d’Analyses des Politiques d’Équité Raciale ( Oficina Regional de Análisis de las Políticas de Equidad Racial), et les membres des Nations Unies.

Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga

Pris de www.ciudadaniainformada.com

22 février 2008

Edson Santos, le nouveau Ministre brésilien du Seppir installé par Lula

20/02/2008 - 15:46)

 

Le député  Edson Santos a été installé ce soir dans ses fonctions de ministre du Secrétariat Spécial des Politiques de Promotion de l’Égalité Raciale (Seppir) par le président  Luiz Inácio Lula da Silva. Des centaines de personnes parmi lesquelles des députés, des sénateurs, des représentants du Mouvement Noir et des organisations culturelles étaient réunis le Palais du Planalto où la cérémonie de  posse a eu lieu.

Après la signature  des documents de la prise de fonction, le président  Lula, dans son discours a indiqué qu’il avait envoyé une mesure  provisoire au Congrès pour transformer le  Seppir en Ministère de la Promotion de l’Égalité Raciale. Le public a alors applaudi et lancé des "Olê, olê, olê, olá, Lula, Lula". Pendant son discours, Lula a défendu l’ex-ministre Matilde Ribeiro. "Elle a quitté le gouvernement en n’ayant commis aucun crime, aucun délit, mais seulement des erreurs administratives", a-t-il indiqué. 

Le président a attiré l’attention du Mouvement Noir du Brésil sur la nécessité d’un consensus en vue de l’approbation du Statut de l’Égalité Raciale. "Tant que vous serez là à vous disputer, il restera là à moisir". Lula a affirmé que le mouvement noir a le droit de revendiquer plus que n’importe quel secteur de la société. A la fin de son discours, le président a remercié l’ancien secrétaire par intérim du Seppir, Martvs das Chagas et a souhaité bonne chance au nouveau ministre Edson Santos.

L’ex-secrétaire Martvs a indiqué dans son discours que le président Lula a choisi l’un des meilleurs cadres en plus d’être l’un des plus qualifiés pour diriger le Seppir. À la fin de la cérémonie, le nouveau ministre Edson Santos a remercié le président pour sa confiance, le gouverneur du Rio, Sérgio Cabral, présent lors de l’événement et a spécialement remercié ses parents "Merci de nous avoir éduquée mes frères et moi et de nous avoir appris à être fiers de notre race", a-t-il déclaré. 


Marília Matias Oliveira FCP/MinC

Traduit par Guy Everard Mbarga

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