Les afrodescendants sont invisibles dans les amériques selon la CIDH
Devant cette situatition, la la CIDH considère qu'il est indispensable que les États de la région adoptent des actions affirmatives pour éradiquer la discrimination sur le continent et garantir effectivement les droits des personnes afrodescendantes.
Washington, É.U.- Les afrodescendants des Amériques continuent de subir l'exlcusion, le racisme et la discrimination et sont 'invisibilisés' dans des pays où ils constituent la majorité de la population, a indiqué la Commission Interaméricaine des Droits Humains (CIDH).
Dans un rapport, la CIDH a indiqué que malgré le fait que 30% de la population des Amériques est afrodescendante, l'identité de l''afrodescendance' est très récente dans les recensements.
En conséquence de la discrimination structurelle dont ils souffrent, les afrodescendants habitent en général dans les zones les plus pauvres et bénéficiant de mois d'infrastructures, et ainsi ils sont les plus exposés au crime et à la violence.
'De même, ils font face à de sérieux obstacles pour accéder aux services de santé et d'éducation, obtenir un logement et accéder à des emploi, particulièrement aux niveaux de gestion', indique le rapport intitulé 'La situación de las personas afrodescendientes en las Américas'(La situation des personnes afrodescendantes dans les Amériques).
Le rapport ajoute que les afrodescendants affrontent d'importants obstacles pour exercer et garantir leurs droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels et qu'ils sont sous représentés dans le monde politique.
Cette exclusion, indique le rapport, les empêche de prendre une part active dans l'élaboration de politiques publiques visant à améliorer leur situation de discrimination structurelle.
Le rapport analyse également les obstacles qu'affrontent les afrodescendants pour accéder aux mécanismes de justice qui donnent des réponses à la discrimination existante.
La CIDH a reconnu que le fait que certains pays adoptent des lois visant à combattre la discrimination raciale est une avancée positive, même si son impact est amoindri par les obstacles à l'accès des mécanismes de énonciation et de réparation, qu'ils soient administratifs ou judiciaires.
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
http://www.aztecanoticias.com.mx/notas/internacional/91716/afrodescendientes-son-invisibles-en-las-americas-cidh
'Chao Racismo', une campagne pour dire adieu au racisme en Colombie
Par: REDACCIÓN ELTIEMPO.COM
La Fondation pour le Développement de la Race Noire organise une campagne éducative et de conscientisation.
La photographie publiée par la revue Espagnole 'Hola' où l’on peut voir deux femmes noires avec leurs uniformes et leurs tabliers blancs et portant dans leurs mains des plateaux de service, tandis qu’au premier plan apparaissent quatre générations de la célèbre famille Jaluf del Valle, a suscité la mobilisation de la communauté noire de Cali.
La capitale du Valle del Cauca est la première ville en Colombie et la deuxième en Amérique Latine, après Salvador de Bahía au Brésil, à compter le plus d’afrodescendants. On estime qu’il y a 1,1 millions d’afrodescendants à Cali.
Selon des rapports du secrétariat du Développement et du Bien-être Social, dans le Valle, on retrouve 27 % de la totalité des afrodescendants du pays et à Cali, ils représentent 52% de la population totale.
L’ancien secrétaire au Tourisme de Valle, Ray Charrupí, en s’appuyant sur la récente Loi Antiracisme approuvée en Colombie, a intenté une action en justice contre la publication espagnole pour racisme.
Un action sera également intentée sous l’argument que les droits fondamentaux des femmes de race noire ont été violés.
Mais, au-delà de ces actions judiciaires par le reset de la photographie polémique a surgi l’initiative 'CHAO Racismo', de la Fondation pour le Développement de la Race Noire ( Fundación para el Desarrollo de la Raza Negra -Fedepran). L’idée est de promouvoir une campagne d’éducation et conscientisation permettant la transformation culturelle des pratiques racistes.
Les 50 premières T-shirts ont déjà été imprimés, mais l’objectif est d’atteindre le nombre de mille et de faire qu’ils soient à la mode lors de la Foire de la Foire de cette année. L’idée est que touts les artistes invités lors du plus grand événement festif de la capitale de la Valle del Cauca le porte.
On y reproduit la photo du magazine 'Hola', mais les deux femmes noires restent visibles, tandis que les autres sont invisibles.
"On veut apporter un changement culturel de la société colombienne, pour que les futures générations de colombiens et de colombiennes puissent vivre et se développer sans penser au fait que leurs destins sont liés à leurs couleurs de peau , leurs conditions sociales, leurs sexes ou leurs origines ethniques ", indique Eduardo Llano, de Fedepran.
On sortira aussi des bracelets pour rejeter le racisme en Colombie.
"Ici les gens ne voient pas le racisme comme un problème car culturellement et socialement, il a été accepté et permis. Notre objectif est de conscientiser", indique Llano.
La campagne a déjà sa page web: www.chaoracismo.com, et sur Facebook le profil porte le nom de chao racismo et sur twitter @ chao racismo.
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
http://www.eltiempo.com/colombia/cali/ARTICULO-WEB-NEW_NOTA_INTERIOR-10915730.html
Les afropéruviens face à la discrimination et aux problèmes de santé
Ces chiffres recuillis par l'Enquête Nationale Continue (Enco) de 2006 et par des études postérieures réalisées par des organisations travaillant sur cette thématique ont été citée lors du panel du débat Diagnostic sur la problématique de genre et la situation des femmes afrodescendantes au Pérou ( Diagnóstico sobre la problemática de género y la situación de las mujeres afrodescendientes en el Perú) qui s'est tenu récemment."Une des caractéristiques que l'on observe c'est l'absence d'information statistique actualisée permettant de proposer des politiques publiques servant à améliorer la qualité de vie des femmes ", indique Giovanna Carrillo, consultante de l'Agence Espagnole de Coopération Internationale pour le Dévelopement (AECID).
La spécialiste affirme que l'on perçoit une dispersion dans les politique interculturelles, dans lesquelles la population afrodescendante est invisible et par conséquent, il est nécessaire de contribuer à l'élaboration de nouvelles politiques publiques qui devraient être posées dans une perspective interculturelle, qui s'occupera de la problématique de genre au sein de la population afropéruvienne.
En faisant référence à la santé de cette population, Carrillo a indiqué que les études réalisées ont permis de savoir que les maladies récurrentes qui les affectent sont l'arthrose, le diabète, l'hypertension artérielle, le cancer du sein, les rhumatismes et l'arthrite.
Ces données concordent avec l'Étude Qualitative du vieillissement des adultes aînées afropéruviennes ( Estudio Cualitativo del envejecimiento de las personas adultas mayores afroperuanas) menée par le sociologue José Luis Portocarrero, anthropologue de la Direction des Personnes Adultes Aînées du Ministère de la Femme et du Développement Social (Mimdes).
Concernant l'éducation, l'experte a indiqué que 9% de la population afro en âge de savoir lire et écrire ne le fait pas et que sur les 14854 personnes interviewés 1,994 sont analphabètes.
Elle a également souligné que 29% des femmes afropéruvienes âgées de plus de 50 ans sont analphabètes, tandis que 17% de ceux de 36 à 50 ans le sont également .
La réunion s'est tenue au Musée National Afropéruvien de Lima, où se tient l'exposition photographique de l'afropéruvien Martín Alvarado Gamarra, qui montre les multiples défis et contextes dans lesquels les afropéruviennes offrent leur contribution au développement social.
María Ysabel Cedano, responsable de la Direction Générale de la Femme du Mimdes; Giovanna Carrillo, consultante de l'AECID; Gisela Vignolo, défenseure adjointe des Droits Humains et du Handicap, ; Patricia Balbuena, du Ministère de la Culture; et Susana Matute, représentante du Comité pour l'Élimination de Toutes les Formes de Discrimination ont pris part à l’évènement.
(FIN) DOP/RRC
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
Création à Salvador d’un fonds pour l’histoire des afrodescendants
À la fin de la Rencontre Ibéro-américaine de l’Année Internationale des Afrodescendants (Afro XXI) ce samedi, les pays de la région se sont mis d’accords pour la création d’un fonds à contributions volontaires pour financer des projets dédiés à la préservation de la culture africaine qui servira de réparation historique à la population noire.
Le fonds sera administré par le Secrétariat-Général Ibéro-Américain (Segib), selon la déclaration signée lors de la clôture de l’événement qui s’est déroulé à Salvador, capitale de Bahia, qui a vu la présence de quatre présidents et de hauts représentants de 16 pays latino-américains et africains.
Parmi les autorités ayant pris part à la rencontre organisée en raison de l’Année Internationale des Afrodescendants se trouvaient la présidente Dilma Rousseff; les chefs d’état de l’Uruguay, José Mujica; de la Guinée, Alpha Condé, du Cap Vert, Jorge Carlos Fonseca; ainsi que le premier-ministre de Saint-Vincent et des Grenadines, Ralph Gonsalves.
Le vice-président de la Colombie Angelino Garzón, le secrétaire-général ibéro-américain, Enrique Iglesias, ainsi que des hauts fonctionnaires des organismes de l’ONU étaient également parmi les représentants politiques et des organisations présentes.
En plus de la création du fonds, lors de la rencontre, il a été décidé d’instaurer un observatoire des données statistiques sur les afrodescendants en Amérique Latine et dans les Caraïbes, pour compiler les données sur la population noire dans la région avec pour objectif de contribuer au développement de politiques publiques.
La déclaration propose une décennie dédiée aux afrodescendants, qui englobe des initiatives contre le racisme et en faveur de l’intégration des noirs dans au cours des dix prochaines années.
De manière symbolique, la déclaration a inclus la proposition de nommer la ville de Salvador "Capitale ibéro-américaine des afrodescendants".
Un deuxième document a été élaboré lors de l’Afro XXI, la Charte de Salvador. Le texte regroupe une longue liste des principes et de recommandations visant à améliorer l’accès des noirs à l’éducation, à la justice et aux charges publiques, de même que des mesures pour éliminer la discrimination et la racisme.
La Charte demande aux pays du groupe de protéger les jeunes noirs qui subissent le "génocide" de la violence dérivée de la pauvreté et dénonce les pratiques d’intolérance religieuse et de dépréciation de la culture africaine.
Sur le plan politique, la constitution d’un forum permanent des afrodescedants aux Nations Unies a été suggérée de même que la fondation d’un centre historique pour préserver la mémoire de l’esclavage.
La présidente Dilma a indiqué lors de la cérémonie que jusqu’à ce jour, on ressent les "conséquences dramatiques" de l’esclavage, comme l’invisibilité "invisibilité" des pauvres, la misère, la violence, la discrimination et le racisme.
"La pauvreté au Brésil a un visage noir, féminin et très souvent infantile. Sauver ces populations est un des objectifs essentiel de mon Gouvernement", a affirmé Dilma, qui a défendu l’application de mesures inclusives et de redistribution de la richesse.
Dans le même ordre d’idées, le chef de l’État uruguayen a annoncé que son gouvernement fera bénéficier aux noirs de mesures politiques d’inclusion dans l’éducation dès 2012.
"Qu’aucun noir, aucun homme ou aucune femme qui coule dans ses veines du sang africain ne reste sans éducation de qualité", a affirmé Mujica, qui a souligné qu’il ne sera jamais possible de payer la dette historique due à la population originaire de l’Afrique.
Le président du Cap-Vert a insisté sur la défense de la liberté religieuse et culturelle comme élément faisant partie de la promotion de l’Égalité raciale.
"Nous ne pouvons pas oublier que les plus grandes violences liées au racisme sont contre la culture et la religion des afrodescendats
", a affirmé Fonseca.
Pour sa part, le responsable du Segib a évoqué la nécessité de surmonter l’exclusion et les inégalités entre les races en éradiquant le racisme, qui selon lui est un sentiment "très souvent incorporé à la société ".
"Le métissage représente le plus important actif social de l’Amérique Latine et de la Caraïbe, et il doit être reconnu avec un regard sur le passé, le présent et l’avenir", a souligné Iglesias dans son discours de clôture d’un événement qui a réuni près de 2000 personnes parmi lesquelles des étudiants, des dirigeants, des activistes depuis jeudi dernier.
Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
Dilma Rousseff : "La pauvreté est le principal héritage de l'esclavage"
Dilma s'est dite préoccupée par les tournures que prend la Crise.
La présidente Rousseff a défini "l'invisibilité de la pauvreté et la misère" comme les héritages les plus marquanta de l'esclavage dans son discours de clôture de la Rencontre Ibéro-américaine de Haut Niveau de Commémoration de l'Année Internationale de l'Afrodescendance (Afro XXI) en début d'après midi de ce samedi (19).
Selon elle, rattaché à cet héritage, est venue la vision des "élites" selon laquelle le pays pourrait croître "sans distribution du revenu et sans inclusion ". En ce sens, elle a rappelé les programmes inclusifs qui ont commencé avec l'administration de l'ancien président Lula, et sa devise qui dit que "un pays riche est un pays sans pauvreté".
Selon Dilma, les afrodescendants sont ceux qui soufrent le plus du chômage, de la violence et de l'extrême pauvreté. C'est dans ce sens qu'elle a indiqué dans son discours qu' "inverser cette situation est l'objectif de la Charte de Salvador", a-t-elle dit, en défendant les politiques de promotion et de l'égalité sociale.
Elle a également souligné que les politiques des pays d'Amérique Latine consistant à établir leurs propres marchés ont aidé l'Amérique Latine à affronter la crise économique internationale et à permettre ainsi le développement des politiques publiques sociales.
D'autre part, ellea exprimé ses inquiétudes quant aux tournures que prend la crise. Pour elle "le risque d'instabilité peut aggraver les inégalités sociales dans le monde." Elle a regretté que la récession ait été imposée comme une recette pour la crise en Europe." Nous savons que ce processus n'est pas probant, qu'il provoque le chômage, la perte des acquis sociaux et ne résout pas le problème ", a-t-elle dit, en conseillant " une expansion de la consommation et de l'inclusion sociale "pour faire face à ce problème.
Elle a rappelé que de recourir au FMI n'est pas une bonne affaire, en notant que le Brésil n'a réussi à améliorer l'économie qu'après avoir payé sa dette envers le Fonds. En insistant sur la proposition d'une plus grande participation des femmes au gouvernement, Dilma a déclaré que la valorisation de la femme dans tous les domaines est urgente.
Les Chefs d'États et les représentants de 14 pays ont pris part à l'événement. L'un d'eux, le président de l'Uruguay, José Mujica, a non seulement soutenu les termes de la Charte du Salvador, mais il a aussi défendu la proposition que tous les hommes et les femmes afrodescendants reçoivent une éducation de qualité.
Mujica convient que seule l'éducation mène à l'égalité sociale. "La négritude ne veut pas l'aumône, mais des opportunités et des droits égaux", a-t-il dit.
Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
Rencontre Ibéro-Américaine des Afrodescendants à Salvador de Bahia
La solennité a marqué le début de la Rencontre Ibéro-Américaine des Afrodescendants.
La reconnaissance des progrès réalisés dans la lutte contre le racisme et la discrimination et la nécessité d'élargir les conquêtes des dix dernières années ont constitué les idées directrices
des discours solennels prononcés lors de l'ouverture officielle de la Rencontre Ibéro-Américaine de l'Année Internationale des Afrodescendants, événement qui se tient jusqu'à ce samedi 19 novembre à Salvador. Un jour après les débuts des débats impliquant les organisations de la société civile (le 17 novembre) a eu lieu l'ouverture solennelle qui a réuni les représentants de toutes les entités impliquées dans l'organisation de l'événement.
Le théâtre Yemanjá, au Centre de Conférence de Bahia a reçu un public écclectique composé d'autorités, de chefs d'états, de militants, d'artistes et de diplomates avec pour seul objectif de débattre des nouvelles stratégies pour le progrès de l'égalité raciale dans le monde et de la direction que prend la cause antirraciste. Les salutations religieuses de Makota Valdina ont précédé la cérémonie formelle d'ouverture. Elle a fait une prière en Kikongo, une langue bantou et également en Yorouba. Makota a demandé la paix et l'harmonie à Oxalá, en plus d'évoquer Ogum, pour l'ouverture des voix et le renforcement de la lutte pour l'égalité.
La société civile était représentée par Rita Bárbara, qui a attiré l'attention sur la vigueur du peuple du peuple noir et sur la nécessité de toujours regarder vers l'avant. "Nous allons avancer au delà de Durban, plus et plus encore", a-t-elle affirmé. Jorge Chediek, coordinateur résident de l'ONU au Brésil a souligné l'importance de la culture africaine dans laformation des peuples de l'Amérique Ibérique et de la Caraibe, de la cuisine en passant par les langues et la musicalité. "L'objectif de cette rencontre est de créer des mécanismes internationaux de garantie des droits à l'égalité ", a indiqué Chediek.
Le directeur du Secrétariat Général Ibéro Américain, Enrique Iglesias, un des idéateurs de l'Afro XXI, a souligné que le choix de Salvador comme hôtesse de la Rencontre a découlé de la position unique de la Soterópolis comme la plus grande ville africaine hors d'Afrique. L'évidence de cette influence a été attestée par l' IBGE, qui a identitfié que plus de 50% de la population brésilienne s'autodéfinit comme afrodescendante. Iglesias a relevé que les progrès des questions raciales sont conséquence du travail des organismes sociaux et a indiqué qu'il s'agit là d'une longue bataille.
L'ambassadrice Vera Machado, représentante du Ministre des Relations Extérieures a affirmé que les initiatives du gouvernement fédéral démontrent la volorisation des héritages africains par le Bréésil et leur importance dans la formation de la nation brésilienne. Pour l'ambassadrice, ce qui importe c'est d'identifier dans les débats les stratégies innovantes et efficaces pour la lutte contre le racisme. "Nous devons comprendre la diversité comme un facteur de civilisation", a-t-elle conclu.
Le jour où elle devait recevoir la médaille Zumbi dos palmares une récompense offerte par la Conseil Municipal de Salvador, la ministre Luiza Bairros qui a en charge le Secrétariat des Politiques de Promotion de l'Égalité Raciale a été acclamée par les participants à l'Afro XXI, qui ont applaudi pendant presqu'une minute. Bairros a voulu relever la présence significative des représentants de la diaspora africaine à la Rencontre. "Aujourd'hui, nous faisons face au racisme dans un environnement social modifié par nos propres actions", a affirmé la ministre en évoquant le Quilombo dos Palmares comme le meilleur exemple de lutte pour la dignité humaine en Amérique Latine.
Le dernier discours de la session d'ouverture est revenu au gouverneur de Bahia, Jaques Wagner, qui a exprimé la fierté des bahianais d'accueillir l'Afro XXI. Malgré la valorisation des politiques publiques au niveau fédéral et de l'état en ce qui concerne la réparation, le gouverneur insisté sur le fait que tout ce qui a été fait est encore peu, car le problème du racisme et de l'égalité des droits demeure.
Les échanges entre l'Afrique et Bahia ont été mis en valeur par Wagner, qui a effectué deux voyages en Afrique en tant que gouverneur . " Bahia est la porte de l'Afrique au Brésil et en Amérique Latine ", a-t-il dit. Pour le gouverneur, le Brésil doit au continent africain une relation de collaboration et non de colonisation . "Nous devons payer à l'Afrique les sacrifices des leurs qui sont arrivés sur cette terre contre leur volonté et ont laissé une contribution définitive pour la formation du Brésil ".
- L'hommage à la ministre Luiza Bairros a bien été noté par le gouverneur qui a affirmé qu'il irait témoigner auprès de la présidente Dilma de la réaction effusive du public, ce qui à son avis est une déclaration publique de soutien pour son maintien à la tête du Seppir. La clôture de la cérémonie officielle a été assurée par le chanteur et compositeur Lazzo Matumbi, qui a ému le public en chantant N' Kosi Sikeleli Africa, Hymne du Congrès National Africain.
En cette Année Internationale des Afrodescendants, les quatre martyrs de la Révolte des Buzios ( Revolta dos Búzios) sont les premiers noirs bahianais à entrer dans le panthéon de la patrie. Conscient qu'après 213 ans, les idées de ces révolutionnaires continuent de guider les politiques publiques de promotion de l'égalité raciale, le Sepromi appuie et promeut une série d'activités en commémoration du mois de la conscience noire, en plus de célébrer cette reconnaissance historique.
Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
Source : Funag
Discrimination de femmes noires mexicaines de la Costa Chica de Oaxaca
En cette " Année Internationale des Afrodescendants ", décrétée par l’Organisation des Nations Unies, le grand défi social est d'implémenter des mécanismes non seulement pour la reconnaissance de notre troisième branche, mais pour rendre digne sa négritude et fournir des opportunités de développement, puisque le racisme, l’immigration et la pauvreté ont dilué le peu que nous savons d’eux et d’elles.
Photo: Antonio Saavedra/Conapred
Yolanda est une femme afrodescendante qui vit à Rancho Nuevo dans la Costa Chica de l’état de Oaxaca. A 21 ans, elle raconte qu’elle voulait devenir enseignante et elle n’a pas pu le faire faute d’argent. Elle a de plus de graves problèmes de santé à cause du manque de services, de la pauvreté et de la discrimination. "On te rejette parce que tu es pauvre, parce que tu es noire, parce que tu es malade. Je me suis sentie discriminée parce qu’ils disent là-bas… que j’ai le sida. ¡ Et je n’ai pas le sida ,j’ai une sclérose !. Quand on me rejette dans d’autres villages parce que je suis noire et parce que je suis malade, je me sens mal ", raconte Yolanda.
Il ne s’agit que d’un des cas quotidien de discrimination et de pauvreté que vivent les près de 450 000 personnes afrodescendantes dans le pays; l’invisibilité sociale, statistique et historique a submergé cette population dans des niveaux d’exclusion qui mettent en danger leurs vies et l’importance culturelle qu’ils doivent représenter.
Le racisme est présent au Mexique, de la même manière qu’il y a des noirs dans le pays. La vie de ces peuples ne se voit pas reflétée dans le panorama du Mexique dans lequel nous vivons : cependant, ils sont là, survivants dans l’ombre, comme s’il s’agissait d’un mythe qui attire l’attention parce qu’ils sont différents, si différents qu’il n’est point besoin de savoir, ni de trouver des solutions à leurs problèmes.
Les communautés noires font face aux mêmes problèmes que les indigènes : cependant, les noirs ont de grandes difficultés à les résoudre. "Ce n’est pas pareil de vivre à Puerto Escondido ou à Pinotepa Nacional, que sur les plages et de marcher pour pêcher ou vendre ce qu’on peut pour aller chez le docteur ou s’acheter ses médicaments. Si je tombe malade, il n y a pas moyen d’aller chez le médecin, le prix du voyage est élevé et il n y a personne pour s’occuper de mes enfants, donc je n'y vais même pas", affirme Macaria, une femme afrodescendante qui vit avec le VIH et qui , pour obtenir son traitement antirétroviral doit se rendre chaque mois dans la ville de Oaxaca à plus de 12 heures de route.
La complexité des phénomènes associés au racisme, comme la migration des afrodescendants aux États-Unis, affectent la vie de ces personnes,comme en témoigne l’exemple de Macaria, qui a été contaminée par son mari, décédé à cause de cette maladie.
"Il est allé au nord et il a ramené la maladie de là-bas en 2006, depuis ce temps, je suis maltraitée parce qu’on ne me voit pas d’un bon œil. Les gens ne me donnent pas de travail, ils disent qu'ils ne s'approchent pas de mes enfants, qu'ils ne me parlent pas parce queje peux les contaminer . Je ne connais personne d’autre avec le VIH ici , les parents de mon mari ont divulgué la nouvelle, c'est quelque chose qu'on ne peut pas cacher, des fois j'ai des rechutes , le plus dur que l’on m’ait dit est que je vais mourir un jour ", raconte Macaria.
Sur cette côte de Oaxaca, le plus difficile est d’affronter les gens pour trouver des opportunités de développement. Des hommes et des femmes défient le stigmate associé à leur couleur de peau. Dans chaque maison, il y a une histoire de vie qui démontre la situation de désavantage des peuples afrodescendants, puisque les conditions permettant de garantir le développement de leurs familles et de leurs communautés n’ont jamais existées.
L'immigration est un autre phénomène qui s’accentue dans la région. Denia Vargas a perdu son mari pour cette raison. "On t'annonce qu'il est mort, on les ramène, on les amène dans des caisses, on ne t’explique rien, jusqu'à ce que l'avion vienne avec les morts et qu'ils arrivent à Acapulco", dit elle.
Denia est collaboratrice de l’Asociación México Negro A.C. et explique que le gouvernement les reconnait en tant que mixtecos et qu’eux ils veulent être plutôt être classés comme noirs. Elle affirme que "les indigènes occupent les routes et se font entendre, nous les noirs ne l’avons pas encore fait ". Les personnes plus âgées ont également des histoires à transmettre : "je suis dans mes 66 ans, j’ai eu six enfants, dont deux sont morts de maladie, un autre est né avec une maladie du cœur et ils est mort à neuf ans, toujours avec autant de souffrance car je n’ai jamais vraiment su ce dont ils souffraient".
Virginia Magadán du village de Chacagua raconte que ses autres enfants savent tricoter et vendre : "parce que nous n'avons pas de terrain pour travailler, le fleuve l'a emporté . Avant, on avait le maïs et de la banane". Depuis 14 ans, Virginia prépare des tamales dans son four. Son mari a été assassiné ici même dans une fusillade.
"Je n’ai pas été à l’école, je ne connais même pas no te sé ni una letra, il n y a pas eu d'école pour moi, nous n'avions pas de père. Et depuis toute petite fille avec autant de sacrifice à travailler, à aller pêcher, à emballer avec les feuilles de maïs, à arracher le sésame, a couper le coton", raconte cette femme dont les trois enfants en vie ont seulement été au primaire, parce qu'il n y avait pas le secondaire avant.
À Chacagua la docteure la plus proche se trouve dans le village de de San Miguel. "J’ai perdu un œil, j'ai eu unr forte douleur et je suis allé pour me faire soigner, mais on a pas pu me le remettre en place. J'en ai un qui est bien ouvert. Quand il n y a pas de voitures, si Dieu veut, ça se calme, sinon, ça ne se calme pas".
Dans cette localité se trouve une lagune portant le même nom, une ressource qui selon ce qu’ils affirment, est la meilleure dont ils disposent. La principale activité des gens est de travailler le champ, la terre, même s'ils disent qu'il faut avoir un verger, sinon la seule option c’est de travailler pour les autres.
"On souffrait plus avant, on allait vendre ou revendre de l’autre côté le poisson et la banane qu’on portait sur la tête. On souffrait parce que parfois, il n y avait pas de camion et on se rendait à pieds à Pueblo Nuevo en marchant pendant une heure et demi, avec toute la charge et parfois avec les enfants".
Elle ajoute par la suite : "Hey la Négresse! Oui, mais je suis une personne, j’ai du sang, plus épais. Je suis fière d’être noire, parce que ma famille est ainsi ".
Dans une autre communauté de la côte, Charco Redondo, Lucila Marichi Magadán raconte son histoire passée. Elle dit qu’ils restent sur la côte car "nous sommes nés ici, nos ancêtres furent esclaves, les voyages et le commerce se faisaient par la mer, c’est pourquoi nous restons sur la côte ".
"Le noir est pire que l’indigène, le gouvernement nous exclut parce que nous sommes une minorité à Oaxaca", selon Lucila, promotrice communautaire en santé qui par le biais de la collecte et du diagnostic des plantes vient en aide à celui qui lui demande. Une de ses autres activités est de collecter la maracuyá et la papaye: la dépulpe, la pèse et fabrique artisalament de la mermelade avec des fruits de la région. C’est l’organisation E-Costa qui leur a appris à travailler avec ce produit qu'elle amène désormais dans les communautés de Chacahua, El Corral, Santa Rosa et Palma Sola.
Lucila raconte qu’on dit beaucoup de choses d’elles et d’eux : "tu travailles comme un noir et tu te couches dans un hamac comme un noir. Je pense qu’ils se trompent, car en réalité, ils ne connaissent pas notre capacité à travailler. C’est un mensonge que le noir n’est pas travailleur. Nous sommes égaux, nous avons les mêmes droits, le même sang coule dans nos veines ".
Face à la négation sociale des peuples noirs. Lucila envoie un message dans lequel elle dit ceci "Oui, nous existons, nous sommes sur les côtes, nos ancêtres ont été amenés ici comme des bêtes si tu veux, mais celui qui ne vient pas sur les côtes n’accepte pas qu’il y a des noirs, nous n’avons pas à chanter l’hymne national pour qu’on nous croit ".
Sergio Peñaloza Pérez, président de l’association México Negro, explique que l’origine de la discrimination est la non reconnaissance de la race noire, ce qui remonte à l’arrivée des africains pour le travail forcé "à Punta Maldonado, Puerto Meñizo et Puerto Ángel, des bateaux ont débarqués avec des noirs, des esclaves".
Le président de México Negro pense que "même s’ils disent qu’il n ya pas de discrimination au Mexique, pour les noirs, elle existe bien et fortement : il n’existe pas de programmes sociaux ni de politiques publiques, car tant qu’on ne nous reconnait pas comme des peuples noirs, on en concevra jamais. Nous sommes exclus de l’histoire, même les manuels ne nous reflètent pas, on nous a effacé desde entonces".
Le leader afro considère qu’il faut assumer la négritude avec plus de responsabilité, pour mettre en exergue et sauvegarder aussi les traditions, car selon lui, en cette année 2011, Année Internationale des Afrodescendants, "le monde doit se retourner pour regarder les personnes de race noire, parce que ici, ils ne savent pas que l’on célèbre notre année, ici nous continuons de réfléchir à comment résoudre tous les problèmes quotidiens. Nous ne sommes pas comme les noirs des autres pays, ici nous ne comptons pas". Les femmes afrodescendantes et leurs témoignages de vie rendent compte de la discrimination générée en conséquence de la pauvreté, de la marginalisation et du racisme.
La Costa Chica de Oaxaca est le cadre d’un traitement inégal non mérité à cause de la négritude, caractéristique humaine qui au Mexique place des personnes en désavantage presque dans tous les aspects de la vie. De même que dans la majorité des sociétés, elles affrontent les enfrentan mayores défis pour avoir des conditions de vie décentes.
Ressentir de la fierté pour sa couleur de peau n'est pas encore une raison suffisante pour que, en cette Année Internationale des Afrodescendants, leurs droits soient véritablement reconnus. Le monde a pris conscience de l'environnement de discrimination que vivent les noir(e)s à travers le monde; la première étape, c’est de les reconnaitre, le défi est de leur apporter des opportunités économiques, sociales, politiques et culturelles pour générer les racines du développement.
"Il faut prendre conscience que le monde n'est plus un monde de blancs, qu'il y a différentes coutumes ; si un homme est habitué à boire dans une tasse, s'il vit dans une baraque et est heureux, il n'est pas nécessaire de vivre dans un édifice en faïence et de cristal": Lucila Marichi, Charco Redondo, Oaxaca.
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
http://impreso.milenio.com/node/9049757
Identification des communautés afromexicaines
SAN JOSÉ ESTANCIA GRANDE, OAX.- La Consultation pour l'Identification des Communautés Afrodescendantes du Mexique que mène la Commission Nationale pour le Développement des Peuples Indigènes (CDI) a débuté cette fin de semaine avec la participation des communautés afrodescendantes, les autorités municipales et agraires de diverses municipalités du district de Jamiltepec.
Hilario Santana Lizama, directeur de la CDI Jamiltepec a indiqué que la consultation pour l'identification des communautés afrodescendantes se déroulera à travers des réunions mirco-régionales auxquelles prendront part 91 communautés appartenant au district de Jamiltepec.
Il a expliqué que la série de réunions se tiendra dans différentes municipalités de cette région côtière sur un mois et demi, auxquelles les autorités agraires et municipales inviteront les populations de chacune de ces communautés à prendre part.
Il a de même reconnu que les travaux débuteront avec un mois de retard, en indiquant que le lancement était prévu pour le mois d'août.
Le directeur de la CDI a de plus indiqué que la consultation en vue de l'identification qui a débuté dimanche dernier dans la municipalité de Santa María Cortijos, est coordonné par la Direction de la Participation et sous les conseils de la CDI, qui ont requis les services d'un consultant de la région.
Santana Lizama a déclaré que jusqu'à présent, des réunions micro - régionales ont été organisées à Santa María Cortijos et à San José Estancia Grande; et a ajouté qu'au cours de cette semaine, trois forums supplémentaires seront organisés dans la municipalité de Santiago Llano Grande, et dans les communautés de Lagunillas et de Collantes, toutes deux faisant partie de la municipalité de Pinotepa Nacional.
De même, en indiquant qu'il y avait un petit désordre dans l'organisation de la consultation pour l'identification des communautés afrodescendantes du Mexique pour cette région de la Costa, il a assuré que ela est dû au fait que la CDI ne disposait pas encore de service d'un consultant, ni de la méthodologie complète à mettre en place lors des réunions.
Selon lui, la participación de la CDI Jamiltepec dans ce processus de consultation se limite aux questions de logistique, car, a-t-il ajouté, c'est le consultant engagé qui met en place toute la méthodologie de la consultation.
Hilario Santana Lizama, directeur du CDI Jamiltepec, a indiqué que pour les 14 réunions micro-régionales qu'omn envisage de réaliser et auxquelles participeront 91 communautés afrodescendantes, il y aura des communautés sièges, lesquelles sont : Santa María Cortijos, San José Estancia Grande, Santiago Llano Grande, Lagunillas, Collantes.
Il en sera de même pour les communautés de San Juan Bautista Lo de Soto, Martires de Tacubaya, Santa Rosa de Lima, Corralero, Cacalote, Santo Domingo Armenta, Santiago Tapextla, Charco Nduayo et Santa María Chicometepec.
WILMER GIL LÓPEZ
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
Fête Nationale des Noirs Marrons du Surinam ce lundi
PARAMARIBO -
Les Maroons célèbrent leur propre fête nationale ce lundi. Le gouvernement a déclaré en Février dernier le 10 Octobre Journée Nationale des Marrons, pour commémorer l'accord de paix que esclaves fugitifs combattants de la liberté ont signé avec les colonisateurs le 10 Octobre 1760. "Nous avons toujours célébré cette journée au cours de laquelle nous réfléchissons sur le combat de nos ancêtres, mais c'est la première fois que nous allons célébrer notre journée à la grandeur de la Nation et nous invitons toute la communauté, les Maroons et les non-Marrons à se joindre à notre célébration" , explique Patricia Meulenhof, qui préside le Comité Remembering October 10th.
Cette année, les célébrations annuelles itinérantes ont lieu à Santigron, un village multi-tribal de Marrons dans le district de Sipaliwini, au sud de Paramaribo. "Chaque année nous choisissons un endroit différent, Santigron est l'hôte cette année", explique Meulenhof.
Les célébrations débutaient à 06h00, avec une offrande traditionnelle par les anciens du village. Tout au long de la matinée, les hommes de différents villages Maroon s'opposent dans le cadre du Men’s Cook , et il y aura des démonstrations culinaires Marrons et des activités pour les enfants.
Dans le même temps, à Paramaribo, des couronnes devaient être déposées au 10 October Square, situé à l'angle des rues Johan Adolf Pengel et Henck Arron. A 14h00, les représentants du gouvernement et autres dignitaires devaient se joindre aux festivités à Santigron, où étaient prévues des discours et des représentations culturelles selon Meulenhof.
S'adressant à devSur.com ce dimanche autour de 17h00 après-midi, elle a indiqué que tous les préparatifs étaient en place pour une réception digne de la première Journée Nationale des Marrons. "Je suis en contact avec tous les acteurs sur le terrain, et on travaille bien ensemble, dont la journée sera superbe", dit-elle. Elle laisse entendre que la communauté marronne, descendants d'Africains qui ont préféré les forêts impénétrables et souvent inhospitalières du pays inhospitalières à l'esclavage, sont ravis d'avoir enfin leur propre Journée.
"Nos gens appellent le gouvernement depuis 1974 à reconnaître l'importance de cette journée, il y a eu un grand nombre de promesses au fil des années et bien sûr nous avons attendu patiemment, car une promesse reste une promesse. Nous étions heureux que, finalement, la déclaration qui avait créé cette Journée des Marrons ait été signée ", dit-elle, soulignant que:" Il ne s'agit pas seulement d'une Journée pour les Maroons, mais d'un jour contre l'oppression, et pour l'unité de la paix. C'est pourquoi nous invitons tout le monde à Santigron et pour mieux se familiariser avec la culture Maroon ".
Traduit de l'Anglais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/
Sommet Mondial de la Jeunesse Afrodescendante sur les droits humains au Costa Rica
Par Agencia EFE
San José, 30 sep (EFE).- Le Costa Rica sera l'hôte la semaine prochaine du premier Sommet Mondial de la Jeunesse afrodescendante dont l'un des objectids est la création d'un plan stratégique pour le développement et la défense des droits humains de cette population.
Le sommet qui rentre dans le cadre de l'Année Internationale des Afrodescendants se tiendra du 5 au 7 octobre et verra la participation de 150 jeunes activistes en matière de droits humains venant de 40 pays d'Amérique, des Caraibes, de l'Afrique et de l'Europe.
Angie Cruickshank, représentante au Costa Rica de l'organisation Círculo de Juventud Afrodescendiente de las Américas (Cercle de la Jeunesse Afrodescendante des Amériques ) et organisatrice du sommet, a expliqué ce jour en conférence de presse que les discussions porteront sur des thèmes comme le développement, les opportunités pour les jeunes et la lutte contre le racisme et la discrimination.
Cruickshank a expliqué que l'un des principaux objectifs est l'élaboration d'un "plan stratégique" pour le développement et la défense des droits humains des jeunes afrodescendants, qui sera présenté dans le futur aux gouvernements et à l'Organisation des Nations Unies.
Ce plan stratégique intégrera des politiques sur les thématiques comme les droits humains, la jeunesse, l'environnement, la sécurité alimentaire, la santé sexuelle et reproductive, la migration, l'éducation interculturelle, l'inclusion sociale, l'articulation politique, la participation citoyenne, entre autres thématiques .
"Ce sera une discussion très riche avec nos jeunes et nous espérons qu'à partir de là, nous aurons un plan stratégique ", a indiqué Cruickshank.
L'événement compte sur le soutien du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Droits Humains, le Fonds des Nations Unies pour la Population, le Programme des Nations Unies pour le Développement, le Gouvernement du Costa Rica et les entreprises privées.
Les représentants de ces organismes et des Gouvernements latino-américains spécialistes des thématiques tournant autour de la jeunesse et des afrodescendants prendront également part au sommet.
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
http://www.google.com/hostednews/epa/article/ALeqM5h7O--qWDVLi1rESRB6n1E56k0h1Q?docId=1619805




