Par © EFE 2016 | 

Le Panama a officialisé le 13 Octobre dernier au Parlement la création d'un Secrétariat  National pour le Développement des Afropanaméens qui défendra les droits de la population noire et l 'amélioration de leurs conditions de vie.  

Panamá oficializa la creación de una secretaría nacional para la etnia negra

 

"Même si la loi approuvée ne contient pas en totalité la vision stratégique de notre mouvement, c'est sûr que c'est une avancée", a reconnu au micro de EFE le directeur de l'Observatoire de Panamá Afro, Alberto Barrow.

Le secrétariat était une des grandes réclamations des organisations d'afrodescendants qui dénoncent constamment la discrimination et la pauvreté dont souffre la population noire au Panama.

Le document Atlas du Développement Humain Local Panama 2015 (Atlas de Desarrollo Humano Local, Panamá 2015), indique que 12,3 % de la population  afrodescendante vit dans des conditions de vulnérabilité, indiquait un communiqué de l'Assemblée Nationale (AN, parlement) le jour de l'approbation.

De fait, les provinces les plus déprimées du pays, Darién, Bocas del Toro et Colón, sont celles dans lesquelles se retrouvent la plus importante portion de population de cette origine.

La loi approuvée  rattache le secrétariat au Ministère du Développement social, contrairement au Secrétariat des Affaires Indigènes, qui est fonctionnel depuis de nombreuses années et dépend du Ministere du Gouvernement.

"Nous avons demandé une instance autonome qui aille au-delà d'une sorte de departement dans un Ministère et qui soit au niveau le plus élevé possible au sein de la structure de l'État, mais ça n'a pas pu être le cas", a regretté  Barrow.

"Les organisations noires au Panama  travaillent avec des fonds intenationaux  et c'est pourquoi nous avons voulu canaliser ces ressources à travers une institution comme celle-là ", a pour sa part ajouté l'activiste Kayra Harding.

Selon l'Institut National de la Statistique et du Recensement  (INEC), au Panamá, il y a actuellement  586.221 afrodescendants, soit 14,9 % de la population totale, contre les 405.813 personnes et  9,2 % de la population totale qu'indiquait le dernier recensement en 2010.

Ces chiffres ne convainquent pas les mouvements sociaux qui se montrent très critiques face à ces statistiques produites par l'État, car selon eux, les Afrodescendantesde représentent au moins le tiers de la population totale.

 

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/