L'initiative de l'Organisation des États Américains (OEA) et de l'organisation Pan-Américaine de la Santé (OPAS) a pour objectif d'améliorer la santé et le bien-être des plus de 150 millions d'afrodescendants qui vivent dans les Amériques et qui vivent dans les pires conditions de santé en comparaison avec les autres groupes raciaux en conséquence des inégalités, de la pauvreté et de l'exclusion sociale, étroitement liés au racisme, à la xénophobie et à l'intolérance.

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Les noirs représentent 70% des citoyens en extrême pauvreté et 68% des analphabètes, selon les données de l'IBGE publiés en 2010. 

L'Organisation des États américains  (OEA) et l'Organisation Pan-Américaine de la santé (OPAS) ont présenté un nouveau plan pour les Amériques dans le contexte de la Décennie Internationale des Afrodescendants, dans une initiative qui vise à renforcer les politiques publiques pour garantir les droits et la participation pleine et égalitaire de cette population dans la région jusqu'en 2025.

L'initiative a pour but d'améliorer la santé et le bien-être des plus de 150 millions d'Afrodescendants qui vivent dans l'hémisphère Ouest, et qui ont les pires conditions de vie en comparaison avec les autres groupes raciaux, en conséquence des inégalités, de la pauvreté et de l'exclusion sociale, qui sont étroitement liés au racisme, à la xénophobie et à l'intolérance.

Ce cercle vicieux a des conséquences directes sur la santé et le bien-être des personnes afrodescendantes, qui font face à un accès et une utilisation significativement plus faible des services de santé, comparés au reste de la population”, indique la directrice de l'OPAS, Carissa Etienne.

Il est temps de mettre fin à ce phénomène. L' OPAS est engagé à mettre fin aux disparités dans la santé et auxquelles les afrodescendants font face dans les Amériques et là nous avons une fenêtre d'opportunité pour mobiliser les froces de nos États-Membres et partenaires ”, a-t-elle affirmé.

L'OPAS, comme agence spécialisée dans la santé du système interaméricain, travaillera sur ce thème dans le cadre du plan, qui établit l'inclusion de la perspective afrodescendante dans les politiques de santé des pays, c'est-à-dire que les besoins de santé de cette population soient pris en compte quand vient le temps d'élaborer des politiques et de créer des programmes de santé dont ils sont la cible.

  Des campagnes de promotion sur la santé sexuelle et reproductives dans les communautés d'incidence plus élevée de ces populations seront menées avec pour objectif d'élargir l'accès aux méthodes de planification familiale, contraceptives et pour réduire la mortalité maternelle qui est plus importante au sein des populations indigène et afrodescendante selon une étude élaborée par l'OPAS, le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) la Commission Économique pour l'Amérique Latine et les Caraibes (CEPAL).

Le plan établit également que les pays élaborent et implénentent des protocoles de soins pour les maladies non transmissibles pour la population afrodescendante. Dans ce sens, l' OPAS a réitéré son engagement à apporter le soutien technique nécessaire  aux ministères de la santé de chacun des pays.

Durant la cérémonie de présentatio du nouveau plan qui a eu lieu le 26 juillet dernier au siège de l'OPAS à Washington, Betilde Muñoz, directrice du Département de l'Inclusion Sociale à l'OEA a indiqué que l'initiative  “résulte d'un consensus collectif des États-membres de l'OEA et reflète la réalité des afrodescendants” dans la région.

La voie à suive est celle de l'inclusion sociale des afrodescendants dans les Amériques est pleine de défis, mais aussi d'opportunités. Pour cette raison, nous estioms qu'il est important d'unir les efforts ”, souligne-t-il.

De fait, les afrodescendants soufrent d'une situation de racisme et de discrimination raciale structurelle et systémique”, selon Murillo Martinez, spécialiste indépendant du Comité pour l'élimination de la discrimination raciale des Nations Unies (CERD). “Ils sont habituellement les plus pauvres parmi les plus pauvres et ont habituellement des taux d'espérance de vie les plus faibes”,déclare-t-il.

Relativement au plan d'action

Le plan d'action est la réponse régionale à la Décennie Internationale des Peuples Afrodescendants, qui va de 2015 à 2024, proclamée par les Nations Unies pour impulser la reconnaissance, la justice et le développement des populations afrodescendantes.

Dans ce contexte, l'OEA et l'OPAS chercheront à renforcer leur coopération dans ces trois axes, en encourageant la pleine jouissance des droits économiques, sociaux, culturels, civils et politiques des populations afrodescendantes en Amérique Latine et dans les caraibes.

L'OPAS priorise une perspective interculturelle dans les services de santé de la région qui assurent que tous les groupes ethniques et raciaux puissent accéder aux soins dont ils ont besoin, et qui intègre la connaissance et les pratiques traditionnelles pour améliorer la santé de spopulations indigènes, afrodescendantes et ethniques/raciales. De plus, son objectif est d'améliorer l'information sur ces groupes et d'autres groupes ethniques/raciaux pour faciliter l'amélioration de leur santé.

Situation de la santé afrodescendante

La majorité de la population afrodescendante des Amériques se concentre au Brésil (68%) et aux États-unis (27%). La proportion de la population afrodescendante varie selon les pays : Argentine (0,4%), Brésil (50,9%), Colombie (10,4%), Costa Rica (8%), Équateur (7,2%), États-Unis (12,6%), Nicaragua (2,6%), Panama (8,9%), Uruguay (4,8%) et Venezuela (2,7%), selon les données des recensements nationaux.

En 2013, le taux de chômage de la population afrodescendante dans la région (6,5%) était supérieur à celui des indigènes (4,2%) et de celui de la population non indigène et non afrodescendante (5%). Les femmes afrodescendantes ayant de 15 à 29 ans ont mins d'opportunités de travailler ou d'étudier que les hommes, selon les données du recesnement dans neuf pays.

La mortalité maternelle et infantile sont plus importantes au sein de la population indigène et afrodescendante. L'accès aux méthodes contraceptives montre de grandes inégalités entre les femmes indigènes et afrodescendantes par rapport au reste de la population.

 Le manque d'information est le principal obstacle pour la réalisation d'une analyse exhaustive et fiable des inégalités entre le speuples indigènes, afrodescendantes et les autres populations ethniques/raciales selon l' OPAS.

`Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

https://nacoesunidas.org/oea-e-agencia-da-onu-lancam-plano-para-saude-afrodescendente-nas-americas/