Par Blanca Juárez

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México, DF. Selon l'Institut National de la Statistique et de la Géographie (Inegi), il y a 1,4 millions d'afromexicains qui vivent dans le pays (Mexique). Après des années de luttes de diverses organisations afrodescendantes pour que l'organisme les incluent dans son décompte de la population, ce chiffre a été divulgué ce lundi. Cependant, “cela ne réflèete pas véritablement le nombre que nous sommes, car beaucoup préfèrent ne pas assumer cette identité du fait de la discrimination historique que nous avons subi ”, réfute l'activiste.

Selon les résultats de l'Enquête Internationale Intercensitaire 2015, élaborée par l'Inegi, ce secteur de la population représente 1,2% du total, et il y a en tout 705 mille femmes et 677 000 hommes afrodescendants. Une des données à noter indique que seuls 8,9 % de ceux qui ont 15 ans et plus fréquente pl'école et que 53%  des plus de 12 ans participe aux “activités économiques”.

82,1% de la population afro est affiliée à un service de santé quelconque. Le taux de fécondité des femmes qui se reocnnaiissent afrodescendante est de 2,4%, légèrement supérieur au 2,3% national .

À l'organisation México Negro “on s'attendait à de tels résultats”, affirme son président Sergio Peñaloza dans une interview. Avant de réaliser l'enquête, le gouvernement fédéral a dû au préalable mener une campagne de sensibilisation et d'auto-reconnaissance, car refusent de s'identifier comme afro pour éviter les mauvais traitements qu'ils ont souffert selon ses affirmations.

Malgré le décompte, “on est toujours à zéro, car dans la Constitution, nous ne sommes pas reconnus, et en plein début de la Décennie Internationale pour les Afrodescendants ”, a-t-il ajouté. L'Inegi a montré   “beaucoup de résistance à nous compter, et au sein de la Commission Nationale pour le Développement des Peuples Indigènes, de même que dans les Congrès Fédéral et local, il y a une ignorance de ce suejt ”, déplore-til.

Depuis 2010, diverses organisations demandent à l'Inegi de les intégrer dans le recensement des populations. Ce n'est qu'en 2011, lorsque l' ONU a émis une recommandation à ce sujet que l'organisme a accepté d'appliquer une enquête intercensitaire. Malgré cela “ce qu'ils ont fait là n'est qu'un échantillon ”, assure Peñaloza.

De connaitre le nombre d'afrodescendants au Mexique aura des répercussions sur les politiques publiques et par conséquent sur les montants d'argent destinés pour celles-ci.  “C'est pour cela qu'ils ne veulent pas vraiment faire un recensement qui nous inclue tous”, soutient-il.

Le Conseil National de la Prévention de la Discrimination, qui a accompagné à certains moments la lutte des peuples afrodescendants, a célébré le fait que pour la première fois dans le pays on connaisse ce chiffre. Dans un communiqué, l'organisation a admis que l'un des principaux problèmes de cette population est qu'il existe peu d'information sur leurs besoins spécifiques.  

La rareté des données statstiques, d'information sur leur situation économique et sociale, indiquent, pour une part, “le peu de progrès qu'il y a en termes d'inclusion de ce groupe, et d'autre part, ne permettent pas de disposer d'un diagnostic fiable sur les niveaux d'exclusion qu'ils subissent en ce qui concerne l'accès aux droits et aux opportunités”, indique le communiqué.

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

http://www.jornada.unam.mx/ultimas/2015/12/09/habitan-1-4-millones-de-afromexicanos-en-el-pais-inegi-7219.html