Le Ministère du Développement Social  (Mides) de l'Uruguay a indiqué que 14 % des femmes afro descendantes du pays sont au chômage et a plaidé pour les rendre visibles lors d'une cérémonie à Montevideo en marge de la Journée Internationale des Femmes Afrolatinas, Afrocaribénnes et de la Diasporael célébré le 25 juillet dernier.

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"Le taux de chômage pour la population non afrodescendante est de 6,6% et en ce qui concerne les femmes afrodescendantes, il est de 14 %. on continue de voir comment la racialité est un facteur important des inégalités", a indiqué Ana Karina Moreira, responsable du segment des afrodescendants du Mides.

De son point de vues, il faut  "noiricr l 'agenda des femmes".

Ses déclarations ont été faites au cours d'une cérémonie organisée par l'Institut National des Femmes (Inmujeres), lié au Mides, pour célébrer le 25 juillet -date choisie en 1992 après la première Rencontre des Femmes Afrolatinas, Afrocaribéennes et de la Diaspora en République Dominicaine. 

Moreira a rapellé à Efe que non seulement le chômage affecte davantage les femmes afrodescendantes, mais celles qui travaillent occupent des postes de hiérarchie les moins élevés. 

Dans ce sens, le rapport publié par Inmujeres dans le cadre de cette journée internationale indique que une femmes afrouruguayenne sur cinq qui travaille se trouve dans le secteur des servces domestiques.

De plus, "les femmes afro qui vivent dans les foyers pauvres représentent 21,1%, alors que les femmes non afrodescendantes dans la même situation représentent un taux de 8,5%", selon let exte.

D'autre part, si 9,7 % de la population se trouve en dessous du seuil de pauvreté, le pourcentage atteint 20,2 % quand on parle de la population afrouruguayenne.

Pour Moreira, la génération de données comme ceux-ci permet de montrer que la discrimination n'est pas un fait subjectif, raison pour laquelle le Mides travaille en vue de rendre visble les inégalités et contribuer à la formulation de politiques publiques transversales.

"Si les politiques de lutte contre la pauvreté ont pu effectivement améliorer les niveaux de vie de l'ensemble de la population, la brèche d'inégalité se maintient. Si nous ne générons pas de politiques focalisées sur une attention particulière à cette thématique, les politiques universelles ne fonctionnent pas", soutient-elle.

Pour sa part, la directrice d'Inmujeres, Mariela Mazzotti, a relevé que la population afro dans le pays représente 11,5 % u total de la population, ce qui démythifie la croyance selon laquelle "l'Uruguay est un pays de blancs, homogène, de descendants européens" et a noté que "l'égalité a ce défi de reconnaitre les différences".

Depuis 2006, Inmujeres commémore la Journée Internationale des Femmes Afrolatines, Afrocaribéennes e de la Diaspora avec le Prix Amanda Rorra, qui cette année a reconn une dizaine d'uruguayenne qui se sont distinguées par leur activisme autour de la culture afro.

 

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

http://www.espectador.com/sociedad/320016/un-14-de-las-mujeres-afrodescendientes-en-uruguay-estan-desempleadas