Un jeune noir a 2,5 plus de possibilités de mourir pour cause de violences y compris l'assassinats et accidents, qu'un blanc du même âge au Brésil, selon une étude élaborée par legouvernement Brésilien et l'Unesco publié par la Présidence.

 

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Le rapport sur la Vulnérabilité des Jeunes face à la Violence et les inégalité Raciale, présenté par le Secrétariat National de la Jeunesse de la Présidence, démontre que la couleur de la peau est directement liée au risque d,exposition à la violence au Brésil et que les noirs en sont les principales victimes. 

Le taux de vulnérabilité des jeunes noirs a été calculé à partir d'une équation qui a pris en compte les statistiques recuillies en 2012 sur la mortalité pour homicides et accidents de la route, la fréquence à l'école, la situation d'emploi, la pauvreté dans la municipalité dans laquelle il réside et les inégalités. 

L'étude a conclu que dans les 27 états brésiliens, à l'exception unique du Paraná (sud, frontalier avec le Paraguay et l'Argentine) les noirs et mulâtres ayant entre 12 ans et 29 ans ont plus de deux (2) fois plus de possibilités de mourir pour cause externes que les blancs et les jaunes de la même tranche d'âge. 

 

Alors que dans l'état pauvre du Paraíba (nord) le risque pour un jeune noir d'être assassiné est 13,4 fois plus élevé que pour un blanc, au Paraná, cet indice ne se situe qu'à 0,66 fois.

Le Paraná, dont la majorité de la population est composée d'immigrants européens est le seul état du Brésil dans lequel un blanc court plus de risque de mourir pour cause de violence qu'un noir.

À Sao Paulo, l'état le plus peuplé et le plus riche du Brésil, le risque pour un jeune noir d'être assassiné est 1,49 fois plus élevé que pour un blanc. Dans le Minas Gerais -deuxième en nombre d'habitants- il est 2,2 fois et dans le Río de Janeiro -troisième, de 2,31 fois.

Les indices ont été calculés par des chercheurs de la Présidence, du ministère de la Justice, le Forum Brésilien pour la Sécurité Publique et l'Unesco  (Organisation des Nations Unies pour l'Éducation, la Science et la Culture).

Par régions, le nordeste, qui concentre les états les plus pauvres du Brésil, est l'endroit où les noirs sont le splus vulnérables.

Alors que la taux d'homicides des noirs dans le Nordeste a atteint 87 pour 100.000 en 2012, celui des blancs était seulement de 17,4 pour 100.000

Dans le sudeste, région la plus peuplée et la plus riche du Brésil, le taux d'homicides des jeunes noirs a été de 49,1 % supérieur à celui des blancs.

Selon le secrétaire national de la Jeunesse de la Présidence, Gabriel Medina, la vulnérabilité de la population noire à la violence au Brésil est liée à un problème structurelle d'inégalité qui n'a pas encore été surmonté malgré les progrès réalisés par le pays pour réduire la brèche sociale.

"Les améliorations n'ont pas été suffisantes pour que nous égalisons les conditions des noirs et des blancs . Les noirs continuent d,être ceux qui gagnent le moins sur le marché du travail, ceux qui ont le moins d'accès aux politiques publiques et ceux qui sont sujets aux plus grandes difficultés sociales dans le pays ", affirme-t-il.

Pour la directrice exécutive du Forum Brésilien de la Sécurité Publique, Samira Bueno, cette vulnérabilité des jeunes noirs obéit aux pires conditionssocioéconomiques dans lesquelles ils vivent.

"La population noire est majoritaire dans les territoires brésiliens dans lesquels l'indice de développement Humain est faible, où il y a des problèmes de blación negra es mayoritaria en los territorios brasileños en que el Índice de Desarrollo Humanos es menor, en donde hay problemas de décrochage soclaire et où le revenu per capita est très faible", selon Bueno.

EFE

 Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com