Barbara Lara, connue par la plupart sous le nom de Barbarita, est une afroéquatorienne. Elle appartient à une minorité, constituant 7% de la population de l'Équateur, formée d'afrodescendants descendants des esclaves qui travaillaient dans les haciendas établies dans la Valle del Chota ou à Esmeraldas, au nord de l'Équateur. Barbarita est aussi la première Conseillère Cantonale noire du pays pour le Canton de Mira, province de Carchi. Elle est également l'une des coordonnatrices de la CONAMUNE (Conseil National des Femmes Noires), qui se bat pour les droits des femmes noires dans un contexte où le machisme est normalisé.

  Six femmes équatoriennes sur dix subissent la violence de genre ; un chiffre qui monte à 7 sur 10 pour les femmes afrodescendantes au niveau national et à 9 sur 10 dans la région d'origine de Barbarita, dans la Valle del Chota, formé par les provinces de Carchi et d'Imbabura avec une population de 10 000 habitants afrodescendants répartis dans 35 communautés.

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Barbarita Lara est la première conseillère Cantonale noire de l'Équateur et elle se bat pour les droits des femmes afrodescendantes dans son pays. Image de Salva Campillo / Ayuda en Acción

La principale problématique de la femme afrodescendante est l'inégalité, le machisme et le racisme. La violence est le pain quotidien. 9 femmes noires sur 10 ont subi un type de violence dans le Valle del Chota’.

C'est la découverte faite dans le cadre d'une recherche porte à porte menée par les femmes de la CONAMUNE, à travers laquelle elles ont voulu aller au fonds des racines et des causes de la violence de grenre qu'elles subissent.

Et en tant que conseillère,  Barbarita lutte pour rendre visible la situation de la femme afrodescendante et vaincre les stigmates liés à la condition violente de torno a la condición violenta del afrochoteño, qui provient de son passé d,esclave et qui marque encore aujoud'hui la vie des ses femmes : ‘on vainc cela avec des droits, non pas seulement des droits sociaux et économiques, mais aussu grâce à la participation politique, à la santé sexuelle et à l'éducation ethnique ‘. En obtenant par exemple que le Ministère de l'Éducation ‘intègre dans les livres de texte l'histoire et la reconnaissance méritées des afrodescendants commes bâtisseurs de la société ‘.

Grâce au soutien d'organisations comme Ayuda en Acción, la CONAMUNE a réussi à “enrichir le dialogue avec les institutions et à être à l'origine de propositions plutôt que de tomber dans la complainte. Pour que ce dialogue soit politique, nous voulons continuer de briser les murs , pouvoir entrer dans les espaces et parler d'égal à égal avec celui qui est en haut ”.

Barbarita Lara, premlière conseillère cantonale noire de l'Équateur, a déjà réussi grâce au travail d'autonomisation et de connaissance des droits que diverses organisations sociales ont mené.

Un travail qui, est dans le cas d'Ayuda en Acción, est mené dans les pays dans lesquelles nous sommes présents et particulièrement dans les zones rurales où persiste la culture de l'homme machiste, qui commande et détient le pouvoir.

7 personnes pauvres sur 10 sont des femmes, ce qui a été à l'origine de concepts comme la “féminisation de la pauvreté”. À  Ayuda en Acción (Aide en Action)nous croyons en l'égalité entre les femmes et les honnes comme un droit et comme un moyen indispensable pour améliorer les résultats dans la lutte contre la pauvreté. . Pour y parvenir, il est fondamental de rendre visibles les obstacles sociaux, économiques et culturels auxquels les femmes font face au quotidien.  Mujeres invisibles (Femmes Invisibles) est une campagne visant à obtenir des appuis pour mettre fin à la féminisation de la pauvreté et rendre visibles les histoires personnelles de femmes l'ayant surmonté et que nous soutenons à travers nos projets. Les femmes qui ont cessé d'être invisibles pour devenir visibles. Des femmes comme Barbarita.

Par Carolina Silva Carolina silva

Carolina Silva est journaliste et travaille dans l'équipe de communication, contenus et des campagnes d' Ayuda en Acción.

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com