Le quartier La Bota est aussi connu sous le nom de ‘Valle del Chota Chiquito’, et fait partie du secteur populeux de Comité del Pueblo, au nord de la capitale équatorienne.

 

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La population afroéquatorienne s'est établie il y a plusieurs décennies, lorsque cette cuvette était couverte de forêt et d'herbes. Selon Blanca Benavides, présidente de La Bota, le quartier est né il y a 45 ans à l'initiative du leader Carlos Rodríguez, qui a impulsé dans son ensemble le Comité del Pueblo.


La Bota ne devrait pas être séparée de Comité del Pueblo, mais ont dit à tort,  même les autorités, qu'il s'agit de deux quartiers différents et ce n'est pas le cas ”, précise Benavides.


Les premiers jours du mois d'Octobre, chaque année, La Bota célèbre ‘avec les bombos et les cymbales’ la Journée du Peuple Afroéquatorien, au cours de laquelle des bandes et des groupes musicaux venus de Valle del Chota se produisent.


Malheureusement, ici, il n y a pas une organisation suffisante pour que les afrodescendants conservent leurs coutumes et leur héritage artistique culturel, mais ils chantent et dansent  durant leurs fêtes en Octobre”, indique Benavides.


À cette population d'afroéquatoriens se sont joints des milliers d'habitants des provinces de Loja, Carchi, Cotopaxi, entre autres, en plus de dizaines de familles haïtiennes.


Les originaires d'Esmeraldas sont peut-être minoritaires: “Je crois qu'ils sont très peu nombreux, la majorité d'entre nous vient de Valle del Chota’, indique don Luis Carabalí, propriétaire du restaurant traditionnel ‘Pescados de La Bota’ et résident depuis 1973.


Selon certains témoignages, c'est possiblement le climat tempéré du secteur qui a été déterminant pour l'arrivée des afroéquatoriens. Un des fondateurs, José Allauca (88 ans), affirme que la population afroéquatorienne a toujours été présente à La Bota, mais “après beaucoup de membres des familles et des amis sont arrivés; certains même sont nés ici ”.


Don Allauca –comme on l'appelle- est arrivé en provenance de Cusubamba (Cotopaxi) et comme il n'avait pas de logement à lui, il s'inscrivit au Comité del Pueblo. La seule condition était de participer aux mingas (rassemblements, assemblées) et contribuer au maintien de l'organisation.

 


Football et rumba


Sa jovialité est une des caractéristiques de cet habitant originaire d'Imbabura. “Ils sont joyeux, même si certains sont très sérieux, mais ils sont tous sociables”, indique la propriétaire d'un  micromarché, situé sur l'avenue La Bota.


La même dame raconte que ces personnes aiment le football et les réunions sociales. En revanche, Blanca Benavides affirme qu'il y a deux décennies de cela, Cristhian Lara (joueur à El Nacional, Liga de Quito, Barcelona et de clubs étrangers) vivait en face de chez elle. (SE)

° Les résidents de Valle del Chota comme Juncal, Piquicho, Caldera et Charguayaco ne vivent pas seulmenet à La Bota, on les retrouve aussi dans d'autres quartiers populaires de la capitale.


On retrouve des populations afroéquatoriennes à Carcelén Bajo, Carapungo, Cochapamba, Pisullí, Jaime Roldós Aguilera, Colinas del Norte, entre autres quartiers.



Données : Au moins 40% des habitants sont afroéquatoriens selon Blanca Benavides.

12 000 habitants résident dans le secteur populeux de  La Bota.

 Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

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