L'accès des étudiants afroéquatoriens aux universités est limité. Tel est le constat d'études réalisées par le chercheur John Antón Sánchez, enseignant à l'Institut des Hautes Études Nationales (Instituto de Altos Estudios Nacionales -IAEN).

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Selon Sánchez, les collectifs sociaux afrodescendants exigent que soit appliqué le règlement pour que davantage de jeunes accèdent aux études supérieures dans les universités publiques.


Antón Sánchez est titulaire d'un PhD, afroéquatorien et professeur à l'École du Constitutionalisme et du Droit de l'IAEN. Même si il a eu accès à de bonnes universités, il sait que son cas est une exception.


Selon une enquête sur le Chômage et le sous -Emploi de l'INEC en 2013, le taux de fréquentation de l'éducation supérieure du peuple afroéquatorien est faible, à savoir que sur 100 jeunes noirs en âge d'étudier, seuls 6 le font.  Ce chiffre est préoccupant si on tient compte du fait que la population métisse a eu une moyenne de fréquentation de 30,4% pour la même année.

Cette réalité a motivé Nibo Delgado, coordinateur de l'éducation du peuple afrodescendant, pour idéaliser une convention avec l'Université Centrale, visant à faire que les afroéquatoeiens accèdent en plus grand nombre à l'éducation supérieure. “Ce qui nous intéresse, c'est l'accès à toutes les facultés… Notre préoccupation est plus que la jeunesse se consacre à quelque chose, plutôt qu'elle se prépare pour l'académie ”.

L'accord a été signé le 11 de septembre de cette année, entre l'université Central et la Fondation Azúcar. L'accord établit que des plans de formation et de mise à niveau d'étudiants noirs qui aspirent à entrer dans l'éducation supérieure seront impulsés. 


Il envisage également l'augmentation du nombre de professeurs froéquatoriens et la création d'un centre des cultures, dans lequel des recherches exhaustives seront menées sur la culture afrodescendante.


Sonia Viveros, représentante de la Fondation Azúcar, chargée de signer la convention, indique que l'ajout d'une chaire sur l'histoire de ce peuple est envisagée. 

Nous avons des choses à exprimer, on nous raconte toujours l'histoire du point de vue de l'occidental ; mais, où est ce que nous avons à dire?”.

L'histoire, la culture et l'académie sont liées”, indique le gestionnaire Lindbger Valencia. Il explique qu'ils ont réussi à signer des accords avec les universités privées.  “Depuis cinq ans, nous avons signé une convention avec l'Université San Francisco de Quito (USFQ), pour augmenter l'accès des afrodescendants. Il existe également des initiatives avec les universités Salesiana et Andina”.

Ils attendent maintenant que se concrétise en actions ce qui a été signé sur le papier. C'est ce que déclare la présidente de la Confédération Nationale Afro (Confederación Nacional Afro -NA), Alodia Borja. Elle précise qu'ils ne sont pas en train de demander une faveur, mais simplement que s'applique ce qui est indiqué à l'article 74 de la Loi Organique de l'Éducation Supérieure(LOES).

“Le réglèment doit être établi poue les instruments soient respectés, pour qu'il y ait des quotas pour l'accès au système des groupes historiquement exclus et discriminés ”, explique la dirigeante.

Le professeur  Sánchez partage ce point de vue. Selon lui, on doit mettre à l'écrit, que au moins 2% des quotas pour chaque cours universitaire soit reservé aux étudiants afrodescendants qui obtiennent le meilleur pointage lors des examens d'entrée.  “Nous exigeons le minimum”, réitère-t-il.

René Ramírez, secrétaire de l'Éducation Supérieure, de la Science et de la Technologie  (Senescyt), indiquait sur son portail officiel le 2 septembre dernier  que l'on travaille sur l'accès des groupes qui furent exclus dans la société.

Cette politique des quotas cherche à démocratiser l'accès à l'université privée, cest-à-dire une extension de la politique de gratuité dans l'éducation supérieure  ”.

Pour leur part, les organisations afrodescendantes attendent que les jeunes accèdent à l'éducation supérieure publique.

Le groupe afrodescendant a indiqué avoir demandé de l'information à la Senescyt. En attendant de recevoir la documentation demandée, Azúcar est dans l'expectative en ce qui concerne l'accord passé avec l'Université Centrale.


Cet établissement d'enseignement est le plus ouvert. Il leur a même déjà offert un local au sein de l' Université Central, sur les rues Gatto Sobral et La Gasca. Cet accord -selon le recteur de la Central, Fernando Sempértegui- encouragera la communauté afroéquatorienne à accéder à ce centre d'éducation, pour pouvoir accéder à une carrière dans n'importe quelle unité académique ou facultés.

On sent une grande ouverture notamment dans les théâtre, la musique, l'architecture entre autres secteurs.

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

http://www.elcomercio.com/actualidad/afro-piden-apertura-universidades.html