Brasilia, 20 mai.- Le Sénat brésilien a approuvé ce mardi en dernière instance et suite à un acord consensuel entre tous les partis une loi qui réserve 20 % des emplois dans le service public à la populaiton afrodescendante, qui représente un peu plus de la moitié du pays.

1383489178_062426_1383493743_noticia_normal

La loi proposée en novembre dernier par la présidente Dilma Rousseff, avait été approuvée en mars dernier par la Chambre des députés, et elle entrera par conséquent en application dès qu'elle aura été sanctionnée par la présidente.

La norme établit que dans l'ensemble des concours organisés par le Gouvernement Fédéral pour embaucher des employés publics dans les prochaines dix années seront réservés 20% des places aux candidats se déclarant noirs ou métis lors de leur inscription, une condition qui devra être prouvée avant l'embauche.

La loi s'étend à tous les organis,e publics, y compris l'aministration indirecte et les entreprises d'État.

 

"C'est une mesure juste" qui va corriger l'historique exlusion de la population noire au Brésil'', s'est félicité le ministre de la Présidence Gilberto Carvalho dans des déclarations à Agencia Brasil.

La cheffe d'état déclarait en novembre, alors qu'elle annonçait l'envoi en urgence au Congrès de ce qui était encore un projet de loi, qu'elle défendait les "actions affirmatives " pour lutter contre la discrimination "raciale et sociale" au Brésil.

"Nous ne devons pas ignorer que la couleur de la peau a été et demeure une source de préjugés, de discrimination contre des millions de brésiliens, contre plus de la moitié de la population brésilienne qui se reconnait aujourd'hui comme afrodescendante ", disait alors la présidente.

Selon les chiffres oficiels, seuls 30 % des fonctionnaires brésiliens sont noirs ou métis et ce pourcentage tombe à 12 % pour ceux qui gagnent les meilleurs salaires.

Au Brésil, la loi permet déjà de reéserver un quota pour les noirs dans les universités publiques et le Congrès analyse actuellement un projet de réservation de siècges parlementaires aux citoyens de cette race.

La majorité de la population brésilienne s'est déclarée afrodescendante lors du Recensement de 2010, un fait inédit depuis que le pays a commencé à recueillir les statistiques de la population en 1872.

Selon le dernier recensement, sur les 190,8 millions de brésiliens à l'époque, 50,7 % était noir ou métis, 47,7 % blanc, et 1,1 % jaune (d'origine asiatique ) et 0,4 % amérindien.

Même s'ils représentent près d ela moitié de la population brésilienne, les noirs sont largement majoritaire parmi le splus pauvres et les moins instruits. 

(Agencia EFE)