Lors de la rencontre qu'ils ont eu avec la présidente Dilma Rousseff la semaine dernière (13 mars), les représentants du Mouvement Social Noir ont défendu l'idée selon laquelle le football n'est que l'une des instances de la société brésilienne parmi d'autres nombreuses, dans lesquelles le racisme se manifeste.

907276-dilma_movimento%20negro_0002

 À cette occasion, les leaders ont réaffirmé la nécessité de combattre le racisme dans tous les secteurs, qu'ils soient publics ou privÉs. La rencontre organisée par le Secrétariat des Politiques de Promotion de l'Égalité Raciale (Seppir) et par le Secrétariat Général a vu la participation de la ministre Luiza Bairros et du ministre Gilberto Carvalho, respectivement titulaires des deux portefeuilles.

 

“La grande contribution que le mouvement noir a apporte à ce débat est que la question principale n'est pas celle du racisme en Coupe du monde. La question principale c'est ce qu'il ya dans les sociétés et qui se manifeste dans le football. Et toutes les propositions présentées à la présidente Dilma sont allées dans ce sens”, a indiqué la ministre de l'Égalité Raciale, Luiza Bairros. Cependant, selon la responsable du Seppir, le gouvernement est engagé dans la réalisation d'une campagne pour la  ‘Coupe contre le racisme’.

“L'esclavage fut remplacé par des relations de subordination sociale à cause du racisme ”, a souligné la présidente Dilma Rousseff. Avant la réunion avec le mouvement noir, elle a reçu le joueur de Cruzeiro, Tinga, et l'arbitre juiz Márcio Chagas da Silva, tous deux victimes de racisme lors de matches de football au Pérou et dans le Rio Grande do Sul.

Selon la ministre Luiza Bairros, la réunion a fait suite à une série d'initiatives en cours d'adoption par le gouvernement féderal visant à  faire savoir clairement à la société brésilienne que le racisme est  répudié  par le gouvernement et que, par conséquent, la société aussi doit se mobiliser pour le combattre.

 “La présidente s'est montrée très engagée pou la cause”, a affirmé Helcias Roberto Paulino Pereira, des Agents Pastoraux Noirs. Pour sa part, Clédisson Júnior, d'Enegrecer, a indiqué qu'il considérait que la réunion était un acquis pour les demandes de la population noire et qu'il rentrait chez lui“convaincu que le but sera marqué”.

Transversalisation de la question raciale

De l'avis d'Ana Flávia Magalhães Pinto, le moment exige de s'investir dans la stratégie consistant à placer ces questions dansl'agenda pour la transversalisation de la question raciale dans les instances gouvernementales. Représentante de la Campagne   ‘A Cor da Marcha’, elle a insisté sur la nécessité de reprendre le dialogue  ministères et elle a souligné l'importance du renforcement des médias alternatifs dans le procssus de démocratisation de la communication. “Le gouvernement doit trouver les moyens pour investir dans les médias alternatifs ”, a-t-elle complété .

Santé de la population Noire

Représentant l'Institut Odara, Emanuele Góes a suggéré que le Ministère de la Santé (MS) soit priorisé dans la reprise du dialogue avec les entites gouvernementales, avec pour objectif l'implémentation de la Politique Nationale de Santé Intégrale Noire (PNSIPN). Un des principaux points à l'agenda est l'installation d'une instance au Ministère de la Santé pour s'occuper de cette Politique, qui fut approuvée par le Conseil en 2006, officialisée par le MS en 2009 et insérée dans le Statut de l'Égalité Raciale (Loi 12.288, de 2010).

Jeunesse

Valdina Pinto, Makota du Terreiro Tanuri Junsara, a relevé l'importance des représentations jeunes au cours de la réunion, en affirmant que ce segment de la société aura la responsabilité de poursuivre les avancées des dernières années sur la question raciale, puisque “beaucoup reste  a conquérir ”. Elle a fait référence à la participation de Douglas Elias Belchior (Uneafro Brasil), qui a proposé au mouvement la construction d'une dynamique pour que les demandes de la population noire soient maintenues dans l'agenda du gouvernement.

Ce fut l'un des aspects bastante enfatizados au cours des rencontres nas reuniões de hoje, qui est justement  de utiliser les actions du gouvernement fédéral pour mobiliser les autres institutions y compris au sein du judiciaire pour que tout ce corps de législation puisse être utlisé de manière plus efficace pour la punition des crimes de racisme.

 

 Représentations

Les leaders suivants et leurs organisations ont pris part à la rencontre : Helcias Roberto Paulino Pereira (Agentes Pastorais Negros - APNs), Paulino de Jesus Francisco Cardoso (Associação Brasileira de Pesquisadores(as) Negros(as) - ABPN), Maria da Conceição Lopes Fontoura (Articulação de Mulheres Negras Brasileiras - AMNB), Valkíria de Sousa Silva – Kika de Bessen (Centro de Africanidade e Resistência Afro-brasileira - Cenarab), Clédisson Geraldo dos Santos Júnior (Coletivo nacional de Juventude Negra - Enegrecer), Arilson Ventura (Coordenação Nacional das Comunidades Negras Rurais Quilombolas), Frei David Raimundo dos Santos (Educação de Carentes e Afrodescendentes - Educafro), Maria Júlia Reis Nogueira (Central Única dos Trabalhadores - CUT), João carlos Borges Martins (Associação nacional dos Coletivos de Empresários e Empreendedores Afro-brasileiros (Anceabra), Manoel Júlio de Souza Vieira (União de negros pela Igualdade - Unegro), Ana Flávia Magalhães (Campanha A Cor da Marcha), Maria Conceição Costa (Observatório Negro), Edison Benedito Luiz (Coordenação Nacional de Entidades Negras - Conen), Valdina Pinto (Renafro – Rede de organizações de tradição de matriz africana), Hélio Santos (Fundo Baobá para Equidade Racial), Emanuelle Góes (Odara – Instituto da Mulher Negra), Douglas Elias Belchior (Uneafro Brasil), Ana Maria Gonçalves (escritora)

Source : Portal da Igualdade