En 2009, le Pérou fut la première nation latino-américaine à demander pardon à la population afrodescendante pour les siècles d'exclusion et de discrimination, même si malheureusement, cette situation persiste aujourd'hui.

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Au Pérou les abus et la discrimination contre la population d'ascendance africaine pour des raisons raciales continuent.

La moitié des afrodescendants a été insultée au moins une fois dans sa vie.

Quatre afropéruviens sur dix se sentent discriminés et sans droits sociaux ou à l'emploi.

''On dit 4 sur 10, mais moi je dirais que c'est bien plus.Mais c'est très difficile d'accepter qu'on est discriminés ou rejetté à cause de la couleur de sa peau'', pense pour sa part l'activise afropéruvienne Sofia Castillo (photo).

Le racisme structurel empêche que les afrodescendants aient des opportunités d'éducation et d'emplois pour accéder à une vie décente.

Environ 10% de la population péruvienne a des origines africaine et seul 2% d'entre eux ont accès aux services médicaux et finissent leurs études universitaires.

La brèche salariale entre l'élite blanche et les afrodescendants est de 38%.

Sofia Castillo indique également que ''le racisme par exemple empêche que de nombreux garçons et filles afrodescendants aient réellement une qualité d'éducation, qu'ils puissent accéder à des établissements d'éducation de qualité, qu'ils puissent accéder à des niveaux d'éducation supérieure''.

 

Même s'il y a des initiatives, comme des œuvres théâtrales qui cherchent à travailler pour le développement de la communauté à travers l'art.

Le Pérou a une dette historique à laquelle le pays doit faire face envers les afropéruviens qui, à cause de la discrimination sont plus pauvres, mois alphabétisés et souffrent de plus problèmes de santé que la moyenne nationale.

 Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com
Jorge de la Quintana, Lima

http://hispantv.com/detail/2013/11/18/248893/continua-abuso-contra-afrodescendientes-peru