Dans un débat avec l'ancien président, l'activiste libérienne  Leymah Gbowee affirme que si les habilités locales ne sont pas considérées, "toute aide sera inutile".

Par: Pieocairo Locatelli

Lula-300x199

L'ancien chef de l'État brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a indiqué le 11 septembre dernier que le Brésil doit respecter les décisions des pays africains dans ses investissements et dans son aide au continent. Lors de l'événement Diálogos Capitais, organisé par CartaCapital, il a défendu l'idée selon laquelle le Brésil ne doit pas se comporter comme les puissances européennes ont agi durant la période coloniale.

"Les entreprises brésiliennes doivent se comporter de manière différente. Pourquoi j'accorde beaucoup de valeurs à la question  du respect du local? C'est parce que c'est intimement lié à la démocratie," affirme Lula. "En quoi le Brésil peut aider l'Afrique? Ce n'est pas en lui disant quoi faire. Nous devons d'abord ce qui a été fait ici , pour voir comment cela peut leur servir, et qu'ils puissent par la suite faire comme ils souhaitent ."

Lula indique que le Cerrado (région de savane)brésilien  peut servir d'exemple en agriculture dans la savane africaine, et a rappellé que l'Embrapa a déjà des centres d'éude agricoles sur le continent. Il affirme que l'une des manières dont le Brésil aide le continent c'est par le financement des machines agricoles.

 

Lors du débat avec l'ex-président, l'activiste libérienne  Leymah Gbowee, vainquer du Prix Nobel de la Paix en 2011, a également plaidé pour que les ONGs et les États qui souhaitent aider l'Afriqu erespectent ses particularités. "Si on ne tient pas compte des habiletés locales des gens, l'aide est inutile. Je critique fortement ceux qui viennent en Afrique et qui ne font qu'aider. Si on n'a que des éléments  étrangers, ce sera totalement inutile."

L'activiste a attiré l'attention sur le fait que les femmes sont les plus affectées par la famine dans le monde, et c'est pour cette raison qu'elles doivent être écoutées.  "C'est impossible de mettre fin à la famine dans ce monde sans l'habileté des femmes. Si on lutte contre la faim, on ne peut pas le faire sans le peuple qui en est le plus affecté," a indiqué l'activiste.

Source : Envolverde

Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com