Depuis mardi, Cartagena est le théâtre de débats sur le tourisme, l'éducation et le développement des communautés afrodescendantes du monde entier qui se tiennent dans le cadre du Troisième Sommet des Dirigeants et des Maires Afrodescendants.

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Le Sommet qui a débuté a Cali et qui s'est transporté à Cartagena depuis lundi soir à été inauguré ce mardi par différents leaders afrodescendants du monde et présidé par le maire Dionisio Vélez Trujillo et le vice-président , Angelino Garzón, qui ont invité les participants à réfléchir sur le rôle transcendantal qu'ont tenu les communautés afro dans le monde.

Lors de son intervention, le vice-président  Garzón a appelé à une révolution par l'investissement dans l'éducation, qui serait l'unique issue pour le développement des peuples afros.

Les progrès nécessaires doivent se baser sur les politiques publiques  que se fondent sur des investissements sans éducation, la seule avancée qui garantit le développement des communautés afrodescendantes ”, a-t-il indiqué.

Dans le même ordre d'idées, Zulia Mena, mairesse de  Quibdó et présidente de l'Association Nationale des Maires de Municipalités avec une Population Afrodescendante, Amunafro, a rappelé que “comme nous le disent nos parents, le seul grand héritage c'est l'éducation”.

Mena à profité de la présence de María Fernanda Campo, la ministre de l'éducation, pour lui lancer un appel pour la matérialisation des stratégies éducatives qui très souvent restent sur le papier.

Un des points principaux  abordé au cours du Sommet est celui de l'importance des comunautés noires dans le développement des peuples.

Dans ce sens, la présidente d'Amunafro, Zulia Mena, a indiqué que les histoires de vie de nombreux afrodescendants ont permis de rendre visibles les contributions de cette communauté dans le monde. 

La diaspora africaine vit aujord'hui partout dans le monde. C'est évident que nous sommes dans les conditions de contribuer au dévéloppement des nations dans lesquelles nous sommes établis”, aindiqué Mena.

Lors de l'une des conférences du Sommet, les panelistes Jaime  Arocha et Ricardo Chica, ont disserté sur la manière dont les afrodescendants sont invisibilisés et stéréotypés dans les médias. 

Arocha a rappellé que les médias continuent de stéréotyper les noirs à travers les personnages qu'ils représentent  dans les séries et telenovelas et qui se résument toujours à des “femmes noires bonnes cuisinière et des employés de service”.

Pour sa part, selon l'analyse de Chica, dans la presse écrite, les noirs sont relégués à des événements violents et on leur reconnait peu d'avancées dans différents domaines.

Les pages judiciaires continuent de représnter les réalités sociales des noirs, c'est le seul espace dans lequel ils peuvent se voir ”, a-t-il raconté, en signalant que  “nous continuons d'être les caricatures des telenovelas pensées à Bogotá”.

 

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com

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