Le Sénat uruguayen a approuvé à l'unanimité le projet de loi de discrimination positive en faveur des afrodescendants. Le projet prévoit entre autre de réserver 8% des embauches de fonctionnaires par l'État à des afrodescendants. Le texte a été transmis au Députés, car certaines modifications de forme ont été apportées.

Par: Redacción 180

Palacio Legislativo (Adhoc ©Ricardo Antúnez)

Palacio Legislativo (Adhoc ©Ricardo Antúnez)

Le texte propose également que tous les systèmes de bourses étudiantes du pays incorporent à l'avenir des quotas pour les afrodescendants et que les projets encadrés par la loi de promotion des investissements puissent être pondérés une fois et demi en cas d'embauche de travailleurs noirs.

 De plus, le projet confie à l' Institut National de l'Emploi et de la Formation Professionnelle (Instituto Nacional de Empleo y Formación Profesional -Inefop) l'inclusion de quotas pour ladite population dans les divers programmes de formation et de qualification qu'il développe.

On considère également d'intérêt général que les programmes éducatifs et de formation étudiante intègrent l'héritage des communautés afrodescendantes dans l'histoire, leur participation et leurs contributions à la formation de la nation, y compris le passé de l'esclavage, de la traite et de la stigmatisation qu'ils ont subi.

Un des thèmes qui a suscité le débat entre les sénateurs a été la définition du terme afrodescendant. 

Le sénateur du Parti Colorado Pedro Bordaberry a demandé que soit davatage affiné le concept de l'afrodescendance pour “défendre ceux que l'on doit défendre ”. Il faisait référence à un document du Ministère du Développement Social, cité par la sénatrice Constanza Moreira, dans lequel il est dit que l'afrodescendant c'es celui s'auto-identifie comme tel. “Une loi peut-elle laisser un citoyen s'auto-identifier selon ses propres critères comme moyen d'accéder à un droit ? Je pense que non”.

 Bordaberry a de toute manière reconnu ne pas avoir la solution au dilemme qu'il étabissait.

La sénatrice du Frente Amplio Constanza Moreira a pour sa part indiqué que la définition du mot afrodescendant est une convention. “On a emprunté cette expression au niveau international pour désogner ce que nous voulons désigner. De toute façon, on applique déjà dans ce pays des mesures d'action affirmative en relation avec la population afrodescendante. Elles sont non seulement comprises dans le recensement por l'Enquête Nationale des Ménages, mais même les bourses Carlos Quijano s'en servent pour assigner des quotas”, a-t-elle expliqué. 

Bordaberry a répondu que en  Uruguay l'usage n'est pas une source de droit.

 Le sénateur du Parti National (Blanco)  Luis Alberto Heber a prévenu sur les  “œillères burocratiques” qui empêchent la réalisation des pourcentages d'assignation des postes vacants, dans ce cas et dans d'autres. Dans ce sens, il a demandé que la réglementation établisse un système efficient pour que la volonté de la loi s'accomplisse réellement.

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com 

 

Production: José Benítez, de No toquen nada.http://www.180.com.uy/articulo/34522_Senado-aprobo-cuota-para-afrodescendientes-en-el-Estado