Un panneau solaire sert à des médecins pour l'éclairage des salles dans lesquelles ils offrent des soins chaque jour à des dizaines de patients. En cinq années, près d'un million de consultations ont été réalisées gratuitement.

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IRIONA, COLÓN,

Honduras

L'absence de lumière électrique n'a pas empêché les médecins du Premier Hôpital Garifuna d'offrir des soins normalement aux dizaines de patients qui se présentent chaque jour pour soulager leurs problèmes de santé.

C'est dans la communauté de Ciriboya, (Iriona, Colón) qu'opère un modèle de santé qui, s'il existait au moins dans la moitié du pays permettrait aux populations de faire face à tant de difficultés pour soulager les maux.  En cinq ans et demi de vie de ce centre de soins gratuits, le personnel qui y travaille a offert des soins à presque un million de patients non seulement vivants à  Iriona, mais aussi des municipalités plus proches. L'absence d'électricité courante empêche 'hôpital de réaliser des opérations de chirugie majeure, mais tous les cas impliquant des chirurgies mineures, les accouchements compliqués et les soins primaires sont suivis grâce à la faible lumière produite par un panneau qui fonctionne avec les rayons de soleil qui - par la grâce divine- tombent perpendiculairement sur ces communautés abandonnées.

Et cet hôpital existe grâce à un personnage princial : Luther Castillo, un garífuna qui provient d'une famille modeste et qui, suite aux dégâts provoqués par l'ouragan  Mith, en 1998, fit partie tu premier contingent d'honduriens ayant de faibles ressources à recevoir une bourse de l'École Latinoamériciaine de Médecine ( Escuela Latinoamericana de Medicina - Elam), qui fonctionne à la Havane, Cuba. “Pour nous, l'hôpital constitue le monument de la dignité dans notre village. Il s'agit là d'un projet de docteurs diplômés d'Elam, qui avons eu l'idée de le créer en 2000 quand nous avons commencé à étudier”, raconte Castillo.

“C'est ainsi que nous avons décidé d'offrir chaque année toutes nos vacances pour travailler dans les communautés difficiles d'accès et par la suite, la grande question en 2004, avec la graduation, était de savoir comment on pouvait élaborer une proposition de modèle alternatif de santé, gratuit et viable”.

Il ajoute: “Avec toutes les vicissitudes, nous avons commencé à discuter communauté par communauté, pour socialiser la proposition, les gens ne croyaient pas à la théorie”.

Le début de ce projet n'a pas du tout été simple, “on nous a donné un terrain, là nous avons fait  une petite cabane avec du nylon et nous avons commencé à nous occuper des gens et on parlait à chaque membre de la communauté de sa participation au projet, notre souhait était qu'il fassent du travail social utille”, se rappelle  Castillo.

C'est de cette manière que la population s'est jointe à la lutte, en mettant à la disposition sa main d'oeuvre par le biais d'un système de travail bien organisé. Chaque maison dans plus de 20 communautés ont donné dix jours de travail volontaire.  “Nous avons obtenu les premiers fonds d'un syndicat à Sacramento en Californie, ils nous ont donné les premiers cinq mille dollars. Puis nous avons voyagé à l'étranger pour chercher de l'aide. Il y avait des contributions de dix dollars, cinq dollars et c'est avec ça que nous avons acheté le matériel”, raconte Castillo.

C'est ainsi qu'en 2007 fut inauguré la première étape, qui consista à deux consultations externes. L'aide internationale allait se poursuivre avec succès à tel point que au mois d'août  2008 la deuxième étape fut lancée, soit deux consultations externes, une petite pharmacie, une salle d'observation, une salle d'accouchement, un petit centre diagnosic avec un département d'ultrasons, un  laboratoire et une clinique d'odontologie.

L'hôpital est le premier exemple de soin primaire à avoir servi au gouvernement d'exemple pour l'impulsion d'un progamme dans le reste du pays avec les diplômés de l'UNAH, de l'Elam, de l'Université Catholique et d'autres universités.

Actuellement, 16 professionnels y travaillent, dont 7 sont des membres de la Brigade Médicale Cubaine, quatre honduriens diplômés de l'Elam qui font leur service social et cinq infirmières également honduriennes formées dans le même hôpital.

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