Les afromexicains sont exclus dans réforme de la Constitution de l'État de Guerrero; José María Morelos et Emiliano Zapata étaient des afromexicains, indique un écrivain.

 

HERCILIA CASTRO (Correspondance)

Zihuatanejo, 14 avril L'écrivain et défenseur des drtois des afromexicains, Eduardo Añorve considère que tout au long de l'histoire, la population afromexicaine a été invisibilisée.

Pour commencer, il indique que le 24 février ne devrait pas célébrer la Journée du Drapeau ( Día de la Bandera), mais plutôt la signature de l'accord de paix entre Agustín de Iturbide et Vicente Guerrero en 1821, ce qui constitua l'Indépendance du Mexique. Il est mentionné au point 12 que  “tous les citoyens qu'ils soient espagnols, africains, américains auront droit à un emploi” entre autres garanties.

“C'est-à-dire que, à ce moment il y a une reconnaissance, quand en 1830 on enlève le pouvoir à Vicente Guerrero, des documents circulent à La Montaña, à Tlapa dans lesquels il est dit: ces indigènes veulent restituer le pouvoir au président Guerrero, auquel on l'a retiré parce qu'il est noir”, dit-il.

Il affirme que dans l'histoire, il y a eu des afromexicains qui furent des personnages patriotiques comme José María Morelos y Pavón ou comme Emiliano Zapata qui se définissait comme  “le métis parfait”, puisqu'il disait  “je suis noir, indien et espagnol”.

Comment se fait-il qu'il y ait un processus de discrimination et que dans la Révolution Mexicaine on mette l'emphase sur l'indigénisme”, dit-il.

Il affirme que c'est depuis la Révolution Mexicaine que s'est mis en branle le processus d'invisibilisation , puisque on a oublié des livres comme celui d'Ignacio Manuel Altamirano, El Zarco, dans lequel il écrit “je traverse les haciendas et on entend les chants des noirs esclaves, donc il y a des noirs qui s'y trouvent”.

Añorve indique que le projet de réforme de la Constitution de Guerrero exclue les afromexicains et on ne leur accorde pas la reconnaissance, malgré le fait qu'il existe des politiciens avec des traits physiques afrodescendants.

Il souligne que le problème de la reconnaissance est que l'on devrait profiter du renouvellement de la Constitution pour donner sa place historique à la population afrodescendante, “c'est-à-dire qu'il y ait du changement au moins de la partie historique dans les écoles de Guerrero”, puisque la présence culturelle de l'afromexicanité est palpable dans tout le pays.

+ Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com

La historia hizo invisible a la población afromexicana, dice Eduardo Añorve - La Jornada Guerrero