La Ministre indique que c'est un devoir d'enregistrer l'influence de la culture noire dans un pays qui compte 53% de sa population composée d'afrodescendants.

De la Rédaction

Le Ministère de la Culture va s'atteller à l'installation d'un musée dans la capitale Fédérale destiné à enregistrer l'histoitre et l'héritage laissés par les noirs dans la formation de la population brésilienne. “La capitale de la République a le devoir d'enregistrer l'influence de la culture noire dans ce pays qui compte 53% de sa population composée d'afrodescendants”, a indiqué la ministre de la Culture, Marta Suplicy. Elle souligne qu'elle va “travailler personnellement ” pour que le projet soit réalisé. 
 
 
Le terrain pour la construction du musée est déjà déterminé selon la ministre. Il a été offert par celui qui fut gouverneur du District Fédéral , Cristovão Buarque, mais “il a été négligé pendant de nombreuses années, et c'est le gouverneur Agnelo Queiroz qui a de nouveau signé sa destination. Le terrain, dit-elle, est situé dans un secteur noble de  Brasília, dans Lago Sul. Marta Suplicy, então prefeita de São Paulo em 2004, visita o museu Afro Brasil ao lado do curador Emanuel Araujo

Marta Suplicy au musée Afro de Sao Paulo en compagnie d'Emanuel Araujo

Marta a rappelé que c'est durant son administration à la préfecture de São Paulo que fut installé un musée ayant le même objectif dans sa sa ville. Il est situé dans un secteur noble de la capitale de l'État paulista, dans le quartier d'Ibirapuera. “On avait choisi le plus beau bâtiment de l'endroit, le siège de l'ancienne préfecture”, dit-elle. 

Selon la ministre une grande partie de la collection du Musée Afro de São Paulo a été donné par le colectionneur  Emanuel Araújo qui a fait une demande spéciale à Marta Suplicy, préfet à l'époque: “Madame le Préfet, n'allez pas installer le musée dans un trou”. La réponse fut se lon elle de construire le musée dans un bel endroit. “Ce sera également le cas à Brasília”, souligne la ministre de la  Culture. 

La ministre a rappellé que sur les 10 millions* de noirs qui furent retirés d'Afrique pour travailler comme esclaves, 5 millions sont arrivés au Brésil, et seulement entre 1700 et 1800, 2,5 millions de noirs ont débarqué ici. Marta Suplicy indique que l'idée de monter le Musée Afro de Brasilia est née suite à la visite qu'elle a effectué à la Fondation  Palmares, dans lequel il existe une maquette de l'édifice. 

“Toute l'histoire doit être montrée dans le musée de la capitale fédérale. Ce ne doit seulement être le musée de la douleur, mais il doit raconter l'histoire de l'arrivée des noirs, de ce qui s'est passé dans les labours, le processus d'abolition, la sauvegarde de l'estime de soi de ce peuple qui a construit le Brésil, puisque l'identité brésilienne est noire, dans la gastronomie, dans la musique, dans les danses et également dans la religion
, dit-elle. 

Selon la Ministre, le plus difficile n'est pas de placer des pièces à exposer, mais de fournir le musée en ressources technologiques ppour récupérer l'histoire des noirs au Brésil. Elle affirme qu'aux États-Unis, il y a une population noire de 13% des américains. Cependant, ce pays est en train de construire  “un gigantesque musée en face du Pentagone, à  Washington, avec un investissement de 500 millions de dollars US”, destiné à enregistrer l'histoire des noirs aux États-unis. 

Marta Suplicy était cette semaine à la Commission de l'Éducation, de la Culture et du Sport du Sénat Fédéral pour présenter les activités menées par le Ministère de la Culture.  (Agência Brasil) 
 
* La ministre semble ici chois un chiffre (10 millions d'africains déportés pour devenir des esclaves) très conservateur.