Los futuros cracks Los niños de Piquiucho quieren lucirse en los estadios; atrás el coliseo FundeCruz. Fotos: José Mafla / EL COMERCIO  

Les futurs cracks - Les enfants de Piquiucho veulent briller dans les stades; à l'arrière du colisée FundeCruz. Phtos: José Mafla / EL COMERCIO 

 

A l'embranchement de la Panaméricaine Nord à l'entrée de la communauté Piquiuchu, à Carchi, Jeaneth Congo, une jeune femme de 25 ans vend des pommes de terre grillées au charbon. La variété porte le nom de roja. Congo travaille de 15h00 jusque dans la nuit. Elle vend une pomme de terre à 0,50 centimes. Elle admet avoir soutenu les candidatures d'Agustín Delgado et d'Ulises de la Cruz, des membres élus de l'Assemblée pour Imbabura et Carchi, respectivement.

"La seule chose que je leur demande - dit-elle- c'est qu'ils fassent des lois pour qu'on nous donne du travail ici ; les jeunes ne pensent qu'au football ou à devenir des policiers, pourquoi ne pas penser à monter un élevage avicole ou de porcs et de cochons d'Inde?", demande la grande femme noire. 

Adelina et Lilia Villalba, qui savourent les pommes de terre assaissonnées avec la 'mapahuira' (graisse animale), la soutiennent.

"Nous sommes confiantes que les deux députés d'Alianza País nous aideront", s'accordent les soeurs Villalba. A cinq pâtés de la  Panaméricaine se trouve l'Hopital del Día du Ministère de la Santé et à côté, le vaste et moderne colisée construit par la Fondation Ulises de la Cruz après le Mondial 2002.

Un groupe d'enfants  rôde près de la route pavée. Nataly Rosero, médecin rural, travaille dans le centre de santé. Diplômée de l'Université Central, Rosero indique que deux maladies affectent particulièrement les habitants de la vallée du Chota: l'hypertension artérielle, due à la consommation excessive de carbohydrate  (riz, pommes de terres, haricot, peu de viande et manque d'exercie physique); et le diabète.

Les enfants soufrent de rhumes et de parasitose, même si les contrôles sont à présent plus exhaustifs. Selon Rosero, qui est âgée de 27 ans, les premières années, la FundeCruz (la fondation du Footballeur Ulises de la Cruz) payait un docteur et une infirmière pour qu'ils s'occupent du centre. Par la suite, la Fondation a signé un accord avec le Ministère  de la Santé, l'entité qui s'occupe des soins avec du lundi au vendredi, une docteure et une infirmière présents; le lundi une obstétricienne prodigue des soins; et jeudi et vendredi, c'est au tour d'un odontologue. Autour de l'entrée lumineuse, au dôme de  couleur blanche, on peut apprécier les salles de rayon X fermées, de chirurgie, le bloc opératoire et une salle d'urgence.

 "Ce serait super que ces espaces vitaux fonctionnent  -explique Rosero-, mais on manque de ressources, je sais que FundeCruz y garde certains équipements médicaux". Les maladies respiratoires affectent les enfants  (pharyngite amygdalite, rhinopharyngite, amygdalite). Rosero indique qu'il y a des dizaines de mères célibataires. C'est ce qui explique que soient offerts des cours d'éducation sexuelle dans les collèges et les écoles.

Les filles, parce qu'elles sont mineures, ne peuvent pas utiliser les contraceptifs , mais elles utlisent une injection mensuelle que l'on retrouve dans le centre médical. "À Piquiucho, le nombre de grossesse a baissé chez les adolescentes". Sur un mur du centre a été fixé un distributeur de préservatifs.  Estampillés du cachet du MSP, ils sont distribués gratuitement. Le plan s'intitule Habla serio, sexualidad sin misterios (Parlons sérieusement, la sexualité sans mystèrees), et on trouve des distributeurs dans les centres médicaux des villages de la vallée. La pharmacie, également du MSP, est bien approvisionnée.

Il offre par exemple des médicaments contre l'hypertension aigue. Selon Rosero, qui gagne USD 830 (dollars américains) par mois et réside à Ambuquí, le centre d'occupe de 15 patients chaque jour. Mais la vie des adultes est très sédentaire. Ils travaillent dans les petites fermes pour survivre et ne font pas d'exercice adéquat, comme marcher ou faire de la gymnastique régulièrement. Rosero affirme qu'un montant est nécessaire pour ouvrir le colisée. Ce Journal a voulu constater cela avec Ulises de la Cruz, mais il n'a répondu à aucun de nos appels.

Autres détails sur valle del Chota

Un dispensaire de l'Assurance Sociale Paysanne fonctionne à el Chota depuis  35 ans . Il offre de la médecine préventive.

Marina Arias, auxiliaire d'infirmerie indique que la priorité du dispensaire est d'apportrer des soins aux 1 500 adhérents de l'Assurance. Tania de Jesús, du bureau politique du 'Tin' Delgado, évoque les progrès pour la population afrodescendante : dans la municipalité d'Ibarra,travaillent 40 employés.

L'enseignante Alicia Muñoz indique qu'on y trouve 60 professeurs afrodescendants. Christian Narváez, administrateur de l'auberge du 'Tin' Delgado, à Bellavista Alto, San Antonio de Ibarra, signale que celle-ci qui s'étend sur 7 ha, est une des attractions visant à promouvoir le tourisme dans la région. 

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com

http://www.elcomercio.com/deportes/cronica-futbol-El_Chota-Valle_del_Chota_0_888511191.html