L'artiste originaire de La Paz, Carmen Angola exposera 24 oeuvres photographiques reflétant la vie de la communauté afrobolivienne à l'auditorium  de l'Université San Francisco De Asís, à La Paz dès le 4 avril.

 

La première photographe afrobolivienne a débuté ses activités en 2000, et ses scènes intimes et pleines d'expression représentent un peuple de manière unique et fière.        

Angola a commencé à explorer la photographie à l'âge de 14 ans dans le bureau de son père. Des années plus tard, en apprenant chaque fois davantage les techniques, elle a centré son attention sur la communauté afrodescendante à laquelle elle appartient. Dans cette quête, elle a trouvé la force pour se consacrer à cette tâche dont elle a fait sa profession et a mis cette thématique au centre de son oeuvre photographique.

Carmen a travaillé comme enseignante de photographie de base pour les enfants à Covadeldrac et cmme photographe pour l'Institut National de la Statistique  (INE), dans un projet d'appui à l'identité de la communauté afrobolivienne. Dans ces rouleaux et bobines, elle a trouvé des éléments afrodescendants comme la force du regard, la texture d ela peau et les traits marqués, qu'elle a exploité pour commencer à raconter son histoire et à rechercher son essence.

Pendant ces années durant lesquelles elle a travaillé sur cette exposition qu'elle présente maintenant (2000-2012), elle est entrée en contact intime avec différents acteurs de la communauté afrodescendante. “Pourquoi tu nous tires le portrait, si tu ne nous montres pas par la suite?”, a entendu Angola lors de plusieurs de ses rencontres et c'est  “une des raisons d'organiser cette exposition”, nous dit-elle.

Concernant ses propres  oeuvres,  Angola indique que parfois  “les gens se regardent et semblent être en train de penser : c'est moi ça?”, et cela aussi a constitué une motivation pour continuer de tirer des photos et à chercher des regards et de points de vue distincts, très intimes et expressifs dans le même temps.

 L'artiste a utilisé le sepia comme moyen de montrer dans ses oeuvres les différentes tonalités de la peau foncée, car de son point de vue, tous les afrodescendants n'ont pas le même ton, et selon elle, c'est une erreur que les gens les appelle en général des noirs, plutôt que des afroboliviens.

 Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com

 

http://www.erbol.com.bo/noticia/cultura/28032013/expondran_fotos_que_reflejan_la_vida_de_los_afros