COLPRENSA BOGOTÁ

Ce jeudi  21 mars, alors que l'on commémore la Journée Internationale contre le Racisme et la Discrimination Ethnique, se tient à l'Auditorium  Mario Laserna de l'Université des Andes à Bogotá le forum  'Comment élaborer des politiques et des programmes d'accès équitable des afrodescendants à l'éducation et à l'emploi' ('Cómo diseñar políticas y programas del acceso equitativo de los afrodescendientes a la educación y el empleo').

L'événement est organisé par le Centre d'Études de Droit, de Justice et de la Société - Dejusticia, le programme Justice Sociale Globale et Droits Humains de l'Université des Andes et le Processus des communautés Noires des Nations unies en Colombie.

L'objet de cet événement est de trouver les possibilités de garantir l'accès des groupes ethniques indigènes et afrocolombiens aux universités et au marché du travail, avec en ligne de mire le projet de Loi présenté par le Gouvernement Colombien en la matière.

Prennent part au forum différents invités internationaux tels que Kimberlé Crenshaw, un des analystes mondiaux les plus réputés dans cette thématique et professeure de Droit des Universités de Columbia et de Californie aux États-Unis. Seront également présents Daniel Texeira, spécialiste du Centre des Études des Inégalités Raciales au Brésil , ainsi que César Rodríguez Garavito, Directeur de l'Observatoire de la Discrimination Raciale et cofondateur de Dejusticia.

RACISME EN COLOMBIE

Malgré la diversité ethnique et raciale en Colombie, la discrimination persiste contre le populations indigènes et afrocolombiennes qui font face à la marginalisation, à la pauvreté et au manque d'opportunités d'emploi et d'éducation.


Un des principaux reflets de la discrimination est l'invisibilité statistique des indigènes et des afrocolombiens  pour lesquels, malgré les améliorations implémentées lors du Recensement officiel de 2005, on ne dispose pas de statistiques précises sur la situation démographique et socioéconomique.

Cela constitue un grand obstacle dans la connaissance exacte de leurs ocnditions de vie, ce qui rend difficile la formulation et l'application de politiques et de programmes adéquats et efficaces répondant aux besoins spécifiques de ces communautés.

Les inégalités en termes d'éducation dans les départements habités par les indigènes et les afrodescendants est évidente quand on observe les taux d'absentéisme et de retard scolaire, de même que les résultats déficients dans les épreuves ' Saber' menées par l'Icfes par les étudiants qui terminent le baccalauréat.

Selon une étude publiée l'an dernier par la Misión de Movilidad Social y Equidad, commandée par le Département de Planification Nationale, seul un afrocolombien sur cinq accèdes à l'éducation supérieure.

Au niveau de l'emploi, l'informalité est beaucoup plus importante au sein des populations indigènes et afrocolombiennes. Cela est dû au fait que les minorités ont de grandes difficultés à obtenir un emploi formel dans les villes, et lorsqu'elles y parviennent, cela représente souvent des revenus d'emploi mineurs, tel que le reflète la couverture en terme d'affiliation au système des pensions.

De fait, selon l'étude menée par la Misión de Movilidad Social y Equidad (Mission de Mobilité Sociale et d'Équité), un afrocolombien sur deux est sans emploi. La Grande Enquête Intégrée des Ménages de 2007 signale également que quatre aforcolombiens et indigènes sur dix travaillent pour leur propre compte, tandis que pour le reste de la population colombienne, on parle de trois sur dix.

Le rapport élaboré par le Comité pour l'Élimination de la Discrimination Raciale en 2009 a recommandé à l'État Colombien des actions affirmatives en éducation pour ces communautésMalgré la création de programmes d'accès différenciés aux universités publiques et privées comme le Fonds de l' Icetex pour les communautés Noires, il n'xiste toujours aucune politique affirmative efficace garantissant l'accès équitable des indigènes et des afrocolombiens à l'éducation et à l'emploi.

POURQUOI CÉLÈBRE T'ON CETTE DATE?

Le 21 mars 1960, à Sharpeville, Afrique du Sud, au cours d'une manifestation pacifique contre les lois sur les Laissez-Passer de l'Apartheid, la Police ouvrit le feu et tua 69 personnes. Six ans plus tard, l' Assemblée Générale des Nations Unies proclamma cette date contre le racisme et pressé la communauté internationale à redoubler d'efforts pour éliminer Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.comtoutes les formes de discrimination raciale.

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com

Suivez-nous sur Twitter: @ElUniversalCtg